"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes. Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)

25 mai 2013

Saint Georges néo-martyr de Sophia (26 mai)


Le saint néo-Martyr Georges naquit dans une illustre famille Bulgare, vivant dans la capitale de la Bulgarie --- Sredets (actuellement la ville de Sofia). Saint George avait été imploré auprès du Seigneur par les ferventes prières de ses parents, Jean et Marie, qui demeurèrent sans enfants jusqu'à un âge avancé. Ils baptisèrent l'enfant du nom du saint grand martyr Georges (23 avril). Le jeune Georges reçut une éducation de choix, il étudia avec soin les Saintes Écritures, et fut pieux et chaste. Ses parents moururent quand Georges avait 25 ans. A cette époque, la Bulgarie se trouvait sous occupations des Turcs, qui tentèrent de convertir de force les Chrétiens au mahométanisme.
Un jour, un groupe de musulmans tenta de convertir Georges. Ils mirent sur la tête du saint un tafta (fez), chapeau circulaire, avec lequel les musulmans entraient dans leur mosquée. Mais Georges jetta le fez) par terre. Les Turcs le battirent et l'amenèrent brutalement auprès de leur gouverneur. Le gouverneur fut impressionné par la stature et le beau visage de saint Georges et  commença par gentiment l'exhorter d'accepter le mahométanisme, lui promettant des honneurs de dignitaire et la richesse de la part du Sultan Selim (1512-1520). Mais le saint refusa vertement et fermement confessa sa Foi dans le Seigneur Jésus-Christ et reprocha les erreurs du mahométanisme. Le gouverneur, enragé, donna l'ordre de le tabasser, mais le saint supporta avec bravoure pour la Foi en Christ. Le gouverneur ordonna d'intensifier les tortures. Le porteur de la passion endura toutes ces souffrances, appelant le Seigneur Jésus-Christ à l'aide. Alors ils trainèrent le martyr à travers la ville en faisant grand vacarme et hurlant : "N'insultez pas mahomet et n'abaissez pas la croyance musulmane". Finalement, au milieu de la ville, on alluma un grand brasier pour brûler saint Georges, mais lui, affaiblit par ses blessures, tomba par terre. Ils le jetèrent encore vivant dans le feu, et par dessus ils jetèrent des cadavres de chiens, afin que les Chrétiens ne soient pas en mesure de retrouver les restes du martyr. Mais soudain, une violente pluie s'abbatit et le feu s'éteint. Avec la tombée de la nuit, la place, - où le corps du martyr avait été jeté - brilla d'une lumière particulière. Ils donnèrent la permission à un certain prêtre Chrétien de récupérer les vénérables restes du martyr pour l'ensevelir. Informé de ce fait, le Métropolite Jérémie, accompagné de son clergé, vint sur le lieu de l'exécution.
Dans les cendres du brasiers, ils repérèrent le corps du saint Martyr Georges, et le portèrent à l'église qui lui est dédiée à Sredets, l'église Saint grand martyr Georges.

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