"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes. Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)

04 novembre 2013

Sainte Perpétue, épouse du saint Apôtre Pierre (04/11)

Comme l'exposait avec force et regrets l'archevêque grec d'Australie, mgr Stylianos, il y a chez les Orthodoxes hellénophones une sortie de phobie à l'égard du saint Apôtre Pierre, qu'on refuse de citer autrement qu'accompagné de saint Paul, qui fait passer sous silence gèné divers passages évangéliques, etc. Et ils ont communiqué cette phobie au restant de l'Eglise de rite oriental.. Or il se fait que ce jour nous fêtons la sainte épouse du saint Apôtre Pierre - car Eusèbe de Césarée nous rappelle que tant saint Pierre que saint Paul étaient mariés, ce dernier sur le tard certes mais il l'a été... Ce n'est dès lors pas pour rien que saint Paul dira que l'évêque se doit d'être marié avec charge de famille : "Aussi faut-il que l’évêque soit irréprochable, mari d’une seule femme, qu’il soit sobre, pondéré, courtois, hospitalier, apte à l’enseignement, ni buveur ni batailleur, mais bienveillant, ennemi des chicanes, détaché de l’argent, sachant bien gouverner sa propre maison et tenir ses enfants dans la soumission d’une manière parfaitement digne. Car celui qui ne sait pas gouverner sa propre maison, comment pourrait-il prendre soin de l’Église de Dieu? " (1 Timothée 3,2-5)

Souvenons-nous aussi de ces saintes épouses qui ont partagé le poids du ministère de leurs saints époux, et vécu le message évangélique jusqu'au plus profond de leur chair.
"Eusèbe de Césarée, citant les Stromates, 7, 63-64 de saint Clément d'Alexandrie, Père de l'Eglise du 2ème siècle : "On dit donc que le bienheureux Pierre, voyant sa femme conduite au dernier supplice, éprouva de la joie à cause de son appel et de son retour à la maison, et qu'il l'encourageait et la consolait en l'appelant par son nom et en disant : Souviens-toi du Seigneur. Tel était le mariage des bienheureux, et les dispositions parfaites de ceux qui s'aimaient le plus". (Eusèbe, Hist. Eccl., L. 3, ch. 30)
Le nom de l'épouse de saint Pierre était inconnu d'Eusèbe et de saint Clément, des légendes tardives lui en donneront divers, et cela se fixera sur "Perpétue"."


nb : les reliques de sainte Pétronille, connue comme fille de saint Pierre, se trouvent au musée de la cathédrale catholique-romaine de Namur.

nb2 : n'espérez pas trouver dans une église une icône du saint couple apostolique et leur sainte fille. Les familles de saints n'y sont pas appréciées, uniquement individuellement et surtout pas de clergé marié, encore moins d'apôtre ou de femme mariée - que des moines et moniales, ou presque.. heureusement que le jugement de Dieu corrigera tout ça.


Sainte Pétronille, enluminure du 14ème s.

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