"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes. Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)

29 décembre 2013

Avortement, massacre moderne des saints innocents - toute vie est sacrée (p. Tryphon, EORHF)


"Ceux qui font usage de produits abortifs commettent un homicide."
Saint Clément de Rome

Tuer l'enfant à naître est cruel et dépravé.

Nous vivons une période dans l'Histoire qui a vu la cause des droits humains venir à l'avant-plan comme jamais auparavant. Nous sommes les champions de l'égalité au nom de la loi pour les minorités, et nous continuons la lutte pour l'égalité des droits et l'égalité des revenus pour les femmes, mais nous ignorons les droits du plus vulnérable d'entre nous tous, l'enfant dans le sein maternel. Nous préférerions tuer un enfant dans le sein que de nous priver d'un style de vie qui serait gèné par un bébé. La satisfaction sexuelle a la priorité sur le droit à la vie de l'enfant non-désiré qui est le résultat de notre désir incontrôlé.
Nous nions l'humanité de l'enfant à naître, écartant la réalité d'une vie en décidant que l'enfant n'est pas une vraie personne jusqu'au moment où il naît. Nous disposons de ce que Dieu a créé, par le don de notre sexualité, préférant la satisfaction sensuelle à la chasteté. L'idée de se préserver pour le lit conjugal est devenue aussi dépassée qu'un tourne-disques.

Nous rejetons le fait l'avortement est un infanticide, alors que notre système légal condamnera un homme pour meurtre si son agression sur une femme enceinte a causé la mort du bébé. Cela ne nous gène pas de priver de la vie un autre être humain, alors que pour nous-mêmes, nous nous livrons à une vie de plaisirs sans bornes.

Saint Basile le grand disait "la femme qui détruit volontairement son enfant à naître est coupable de meurtre. La différence sémantique entre enfant formé et pas encore formé ne fait aucune différence pour nous."

Si nous voulons être ami de Dieu, nous devons respecter les lois de Dieu. Un enfant à naître a reçu le don de la vie, même si c'est suite à des circonstances qui sont le fruit de notre péché. Que l'enfant doive perdre sa vie pour la facilité de parents égoïstes est inconcevable. Le péché de relations sexuelles à l'extérieur du lit conjugal est dépassé dix mille fois par le péché d'avortement. La femme qui avorterait son enfant pour éviter la pauvreté aura placé son âme dans un état de pauvreté absolue.


A une époque où beaucoup remettent en question la moralité de l'exécution étatique de criminels, ou de la justification de la guerre, il est incroyable qu'on puisse encore penser qu'on aurait le droit de tuer un enfant à naître. Nous devons nous demander nous-mêmes, comme l'a fait saint Jean Chrysostome "Pourquoi semez-vous où le champ désire détruire le fruit? Où il y a les médicaments de stérilité? Où il y a le meurtre avant la naissance? Vous ne laissez pas même une putain rester seulement une putain, mais vous en faites aussi une meurtrière. En effet, c'est quelque chose de plus mauvais que le meurtre et je ne sais pas comment le qualifier; car elle ne tue pas ce qui est formé, mais empêche sa formation. Et alors? Condamnez-vous les cadeaux de Dieu et combattez-vous Ses Lois ? Ce qui est une malédiction, vous le cherchez comme si c'était une bénédiction. Faites-vous l'antichambre du massacre? Enseignez-vous aux femmes que l'on vous donne pour la procréation d'une progéniture à perpétuer le meurtre ?"
 

Soutenons fermement les droits pour tous, en particulier les plus vulnérables et sans défense d'entre eux, les enfants encore à naître. Le 6ème Commandement nous dit que nous ne devons pas tuer, et il ne fait pas la distinction entre le meurtre d'une autre personne, le meurtre de soi-même (suicide), ou le meutre de l'enfant à naître. L'Église a confessé depuis les débuts que chaque vie est créée par Dieu, que la vie humaine est le don suprême du Créateur. La vie humaine n'est pas donnée sans condition, mais donnée à la condition que nous soyons responsables pour la préserver. Le témoignage que Dieu respecte la vie par dessus tout est contenu dans les paroles de l'Évangile:

"Car Dieu a tant aimé le monde qu’Il a donné Son Fils, l’Unique-Engendré, afin que quiconque croit en Lui ne se perde pas, mais ait la vie éternelle." (Jn 3,16).

Dans la mesure où la perfection de Dieu est au delà de notre compréhension, par Sa grâce et Sa miséricorde nous sommes appelés à la déification, ce processus pour devenir comme Dieu. La "theosis" (déification) commence au moment de notre conception, et continue jusqu'à l'heure de notre mort. Nul n'a le droit d'interférer avec ce processus qui a commencé lorsque Dieu nous a créé.

Dans l'amour du Christ,
Hiéromoine Tryphon
 

1 commentaire:

a Tribus Liliis a dit…

Quelle justesse de vue !