"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes. Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)

06 décembre 2013

Nelson Mandela, du marxisme à la paix?

"ppppppterdox"
Apparently Nelson Mandela died today. May God grant his soul mercy.
However, I am not one too familiar with him. I have heard he is a terrorist and did very evil things that hurt many. I have read he is a Marxist, which explains the evil did.
I have heard mainly just praise for good he did. That he helped many.
So enlightened ones, please enlighten me here. Which is it?"



Suite au décès à 95 ans de l'ancien président sud-africain Nelson Mandela, qui a rendu son âme à Dieu ce 5 décembre 2013, sur une page d'un chroniqueur chrétien-orthodoxe américain que je cite ci-dessus et qui y a alimenté un "chaud débat", il se posait la question de savoir que retenir du personnage : ses années de prison pour cause de terrorisme, son marxisme initial - et on se souviendra qu'à l'époque être dans un mouvement d'indépendance équivalait à être soutenu voire fomenté par les Soviets, tandis qu'en Occident nos dirigeants soutenaient toutes les dictatures non-communistes. Ou bien son changement assez radical après la prison, quand sans même consulter le restant de son parti, il appela à la paix entre toutes les composantes de la société sud-africaine, au refus de vengeance de quelque camp que ce soit et pour quelque motif que ce soit. La balance des commentaires semblait pencher en faveur de la première version.

Ma contribution à sa page et je m'en tiendrai à ça : lorsque vous vous réveillez, vous portez un pyjama. Pour partir travailler à l'usine, vous portez un uniforme de travail. En rentrant à la maison, vous vous changez car vos vêtements de travail puent la transpiration, et vous vous revêtez donc de vêtements propres. Mais à l'intérieur de tous ces différents vêtements, vous restez toujours l'enfant de Dieu, celui pour lequel le Christ est descendu dans l'Hadès afin qu'il puisse lui aussi ressusciter, un jour.
Je pense que pour finir, il avait sincèrement décidé d'aimer tout le monde dans son pays, laissant tomber les vêtements puants de marxiste & meurtrier qui l'avaient mené en prison. Après tout, saint Moïse l'Éthiopien n'était pas un dirigeant d'une Ligue des Grandes Vertus, avant sa conversion, n'est-ce pas?
vendredi 6 décembre 2013, 08:07

when you wake up, you wear a pyjama. Going to work, you wear a working costume for the factory. Being back home, you change your clothes as they are stinky of sweat and you put new clothes on yourself. But inside these clothes, you remain the child of God, the one for which Christ descended into the Hades to have him also ressurected, one day.
I think that at the end, he decided to truly love everyone in his country, dropping away the stinky marxist & murderer clothes that had led him into jail. After all, saint Moses the Ethiopian was not a leader of the league of great virtues, before his conversion, not?
vendredi 6 décembre 2013, 08:07


2 commentaires:

Anonyme a dit…

Hommage de Nicolas Sarkozy à Nelson Mandela:

"Le drame de l'Afrique, c'est que l'homme africain n'est pas assez entré dans l'histoire. Le paysan africain, qui depuis des millénaires, vit avec les saisons, dont l'idéal de vie est d'être en harmonie avec la nature, ne connaît que l'éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fin des mêmes gestes et des mêmes paroles.
Dans cet imaginaire où tout recommence toujours, il n'y a de place ni pour l'aventure humaine, ni pour l'idée de progrès.
Dans cet univers où la nature commande tout, l'homme échappe à l'angoisse de l'histoire qui tenaille l'homme moderne mais l'homme reste immobile au milieu d'un ordre immuable ou tout semble être écrit d'avance.
Jamais l'homme ne s'élance vers l'avenir. Jamais il ne lui vient à l'idée de sortir de la répétition pour s'inventer un destin."

Anonyme a dit…

“If there is a country that has committed unspeakable atrocities in the world, it is the United States of America. They don’t care for human beings” - Nelson Mandela
http://rt.com/news/mandela-sharp-quotes-media-860