"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes. Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)

24 décembre 2013

Noël est venu _avant_ la fête païenne du solstice d'hiver! (Touchstone magazine)

Calculer la date de Noël

William J. Tighe "on the Story Behind December 25"

Nombreux Chrétiens s'imaginent que les Chrétiens célèbrent la naissance du Christ le 25 Décembre parce que des Pères de l'Église auraient réapproprié la date d'une fête païenne. Personne ne s'en soucie, en dehors de quelques groupes protestants évangéliques, qui semblent considérer que cela fait de Noël en lui-même une fête païenne. Mais il est peut-être intéressant de savoir que le choix du 25 décembre est le résultat de tentatives des plus anciens Chrétiens de retrouver la date de la nativité de Jésus en se basant sur des calculs de calendriers qui n'avaient rien à voir avec des fêtes païennes.

Au contraire, la fête païenne du "Sol Invictus" ou "Naissance du Soleil Invaincu", instituée par l'empereur romain Aurélien le 25 décembre 274, était presque certainement une tentative de créer une alternative païenne à une date qui avait déjà de la signification pour les Chrétiens romains. Dès lors, "l'origine païenne de Noël" est un mythe sans consistance historique.


Une erreur

L'idée que la date aurait été reprise des païens remonte à 2 érudits de la fin du 17ème et début du 18ème siècle. Paul Ernst Jablonski, un protestant allemand, voulait montrer que la célébration de la naissance du Christ le 25 décembre était une des nombreuses "paganisations" du Christianisme que l'Église du 4ème siècle aurait embrassées, comme une des nombreuses "dégénérescences" qui auraient transformé un Christianisme purement apostolique en Catholicisme-romain. Dom Jean Hardouin, un moine bénédictin catholique-romain, tenta de montrer en retour que l'Église catholique-romaine avait adopté les fêtes païennes pour des buts chrétiens, sans paganiser l'évangile. (1)

Dans le calendrier Julien, institué en 45 avant Jésus-Christ par Jules Gaïus César, le solstice d'hiver tombait le 25 décembre, et dès lors il pourrait sembler évident à Jablonski et Hardouin que ce jour devait avoir une signification païenne avant d'en avoir une Chrétienne. Mais en fait, la date n'a pas eu d'importance religieuse dans le calendrier des fêtes païennes romaines avant l'époque d'Aurélien, et le culte du soleil n'a pas non plus joué un rôle d'importance à Rome avant lui.

Il y avait 2 temples solaires à Rome, un des 2 (maintenu par le clan auquel appartenait Aurélien par naissance ou par adoption) célébrait sa dédicace le 9 août, et l'autre le 28 août. Mais ces 2 cultes étaient tombés en désuétude au 2ème siècle, lorsque les cultes orientaux du soleil, tel le Mithraïsme, commencèrent à être adoptés à Rome. Et dans tous les cas, aucun de ces cultes, ni anciens ni nouveaux, n'avait de fête associée aux solstices ou équinoxes.

Ce qui s'est en réalité passé, c'est qu'Aurélien, qui régna de 270 jusqu'à son assassinat en 275, était hostile au Christianisme, et semble avoir voulu promouvoir l'établissement d'une fête de la "Naissance du Soleil Invaincu" comme moyen d'unifier les divers cultes païens présents dans l'empire romain, et ce autour d'une commémoration de la "renaissance" annuelle du soleil. Il dirigeait un empire qui était occupé à s'effondrer sous la pression des troubles internes, des rébellions dans les provinces, de la décadence économique, et sous les coups de buttoirs répétés des tribus germaniques au nord et de l'empire Perse à l'Est.

En créant la nouvelle fête, il voulait que ce début de l'allongement de la lumière diurne et la diminution des ténèbres nocturnes le 25 décembre, soit un symbole de la "renaissance" espérée, ou perpétuel rajeunissement de l'empire romain, qui aurait été la conséquence du maintien du culte des dieux dont le patronnage (pensaient les Romains) avait mené Rome à la grandeur et au règne mondial. Et si ça se juxtaposait à la célébration Chrétienne, c'était un point de plus pour lui.


Une résultante

Il est vrai que la première preuve de célébration par les Chrétiens du 25 décembre comme date de la Nativité du Seigneur vient de Rome, quelques années après Aurélien, en 336. Mais il y a aussi des preuves que tant les Chrétiens de l'Orient hellénisé que de l'Occident latinisé avaient essayé de fixer une date de la nativité du Christ longtempsa vant que les païens ne commencèrent à célébrer ce jour-là, même aux 2ème et 3ème siècles. Les évidences montrent en fait que l'attribution de la date du 25 décembre était une résultante de tentatives pour déterminer quand célébrer Sa mort et Sa Résurrection.

Comment cela s'est-il passé? Il semble y avoir une contradiction entre la date de la mort du Seigneur dans les Évangiles synoptiques et dans celui de Jean. Les synoptiques le placent le Jour de Pâque (après que le Seigneur aie célébré le Repas de Pâque la veille au soir), et Jean le Soir de Pâque, quand les agneaux de Pâque étaient sacrifiés dans le Temple de Jérusalem pour la fête qui devait commencer après le coucher du soleil ce jour-là.

Résoudre ce problème implique la réponse à la question de savoir si la Dernière Cène du Seigneur était un Repas Pascal, ou un repas célébré un jour plus tôt, une question que nous ne saurions aborder ici. Il suffit de dire que l'Église antique a suivit Jean plutôt que les synoptiques, et dès lors considérait que la mort du Christ avait eu lieu le 14 Nisan, selon le calendrier lunaire juif. (Ce faisant les érudits modernes sont d'accord que la mort du Christ ne pourrait avoir eu lieu qu'en 30 ou en 33, car ce sont les 2 seules années de l'époque où la veille de Pâque tombait un vendredi, à savoir soit le 7 avril 30, soit le 3 avril 33).

Cependant, comme l'Église antique avait été séparée de force du Judaïsme, elle entrait dans un monde avec des calendriers différents, et avait à réfléchir sur son propre schéma temporel pour célébrer la Passion du Seigneur, au moins pour ne pas être dépendante des calculs rabbiniques de la date de Pâque. De plus, puisque le calendrier juif était un calendrier lunaire consistant en 12 mois de 30 jours chacun, toutes les quelques années un 13ème mois était rajouté par décret du Sanhédrin afin de conserver la synchronisation du calendrier avec les équinoxes et solstices, de même que pour éviter que les célébrations ne "glissent" vers des mois non-appropriés.

En plus de la difficulté que les Chrétiens auraient eu à suivre - ou même à être informés de manière adéquate - la date de Pâque une année donnée, en suivant un calendrier lunaire modifié selon leurs besoins les aurait décallés par rapport aux Juifs et aux paîens, et cela aurait sûrement résulté en d'interminables disputes internes - le 2ème siècle vit de terribles controverses entre Chrétiens pour savoir si Pâques devait toujours tomber un dimanche ou peu importe le jour de semaine qui suivait de 2 jours le 14 Artemisions / Nisan, et si ils avaient suivi en plus un calendrier lunaire cela aurait rendu le problème pire encore. (2)

Ces difficultés ont joué un rôle variable parmi les Chrétiens de culture hellénique dans la partie orientale de l'empire, et les chrétiens de culture latine dans la partie occidentale. Les Chrétiens hellénisants semblent avoir voulu trouver une date équivalente au 14 Nisan dans leur propre calendrier solaire, et puisque Nisan était le mois au cours duquel l'équinoxe de printemps avait lieu, ils choisirent le 14 du mois d'Artemision, un mois au cours duquel l'équinoxe de printemps a toujours lieu, dans leur calendrier. Vers 300, le calendrier grec fut remplacé par le calendrier romain, et depuis lors les dates des débuts et fins des mois de ces 2 systèmes ne coïncident plus, le 14 Artemision devenant le 6 avril.

Par contraste, les Chrétiens latin du 2ème siècle à Rome et en Afrique du Nord semblent avoir voulu établir la date historique de la mort du Seigneur Jésus. A l'époque de Tertullien, ils avaient conlu qu'Il était mort le vendredi 25 mars 29. On se souviendra que j'ai expliqué que c'est impossible : le 25 mars 29 n'était pas un vendredi, et la Veille de Pâque en 29 ne tombait pas non plus un vendredi, et ce n'était pas un 25 mars, et pas du tout en mars.

L'Age intégral

Alors nous nous retrouvions avec l'Orient et son 6 avril, et l'Occident et son 25 mars. A ce point, nous devons introduire une notion qui semble avoir été répandue dans le judaïsme à l'époque du Christ, mais que l'on ne retrouve nulle part dans la Bible, et qui avait été négligée par les Chrétiens. L'idée était celle d'un "âge intégral" des grands prophètes Juifs: l'idée que les prophètes d'Israël mourraient à la même date que leur naissance ou conception.

Cette notion est un facteur clé pour comprendre comment certains des anciens Chrétiens en sont venus à croire que le 25 décembre était la date de la naissance du Christ. Les Chrétiens des débuts appliquèrent cette idée à Jésus, de sorte que le 25 mars et le 6 avril n'étaient pas seulement les dates supposées de la mort du Christ, mais aussi de Sa conception ou de Sa naissance. Il y a des évidences qu'au moins certains des Chrétiens des 1er et 2ème siècle croianet que le 25 mars ou le 6 avril, c'était la date de la naissance du Christ, mais assez vite la date du 25 mars fut fixée comme date de conception du Christ.

C'est donc jusqu'à nos jours, qu'on trouve commémoré presqu'universellement parmi les Chrétiens comme fête de l'Annonciation, lorsque l'Archange Gabriel apporta les bonnes nouvelles d'un Sauveur à la Vierge Marie, et qu'après l'acquiescement d'icelle, l'Éternel Verbe de Dieu ("Lumière de Lumière, Vrai Dieu de Vrai Dieu, engendré par le Père avant tous les siècles"), S'incarna en son sein. Quelle est la durée d'une grossesse? Neufs mois. Ajoutez 9 mois au 25 mars, et vous avez le 25 décembre. Ajoutez 9 mois au 6 avril, et vous avez le 6 janvier. Le 25 décembre, c'est Noël, et le 6 janvier, c'est l'Épiphanie.

Noël (25 décembre) est une fête Chrétienne d'origine occidentale. A Constantinople, elle aurait été introduite vers 379 ou 380. D'un sermon de saint Jean Chrysostome, à l'époque renommé ascète et prédicateur dans sa ville natale d'Antioche, il apparait que la fête fut célébrée pour la première fois le 25 décembre 386. De ces centres, elle s'est répandue dans tout l'Orient Chrétien, étant adoptée par Alexandrie vers 432, et à Jérusalem au moins un siècle plus tard. Les Arméniens, seuls parmi les anciennes Églises chrétiennes, ne l'ont jamais adoptée, et jusqu'à nos jours ils célèbrent la nativité du Christ, la venue des rois mages et le baptême le 6 janvier.

De leur côté, les Églises occidentales adoptèrent graduellement la fête de l'Épiphanie célébrée le 6 janvier en Orient, Rome le faisant entre 366 et 394. Mais en Occident, la fête était généralement présentée comme la visite des rois mages à l'Enfant Christ, et dès lors, c'était une fête importante mais pas une des principales - un constraste frappant avec son statut en Orient, où elle demeure la 2ème plus importante fête de l'année ecclésiale, juste après Pâques.

En Orient, l'Épiphanie (3) éclipse largement Noël. La raison est que la fête célèbre le Baptême du Christ dans le Jourdain, occasion où la Voix du Père et la Descente de l'Esprit Saint manifestèrent pour la première fois ensemble aux mortels que nous sommes la divinité du Christ Incarné, et la Trinité des Personnes en Une Seule Divinité.

Une Fête Chrétienne

Ainsi donc, le 25 décembre comme date de la nativité du Christ apparaît bien ne rien devoir du tout aux influences païennes sur la pratique de l'Église à l'époque de Constantin le grand. Il est tout à fait improbable qu'elle puisse être la véritable date de la nativité du Christ, mais elle est survenue entièrement des efforts des premiers Chrétiens latins pour tenter de déterminer la date historique de la mort du Christ.

Et la fête païenne que l'empereur Aurélien a instituée à cette date en 274 n'était pas seulement une tentative pour utiliser le solstice d'hiver pour un but politique, mais aussi presque certainement une tentative pour donner une signification païenne à une date déjà importante pour les Chrétiens latins. Et les Chrétiens, de leur côté, ont pu par la suite se réapproprier la païenne "Naissance du Soleil Invaincu" pour faire référence, à l'occasion de la nativité du Christ, à la montée du "Soleil du Salut" ou "Soleil de Justice."




NDT
(1) l'autre erreur tant de l'auteur protestant que de l'auteur catholique-romain était de croire que le catholicisme-romain existait déjà au 4ème siècle, ce qui est historiquement archi-faux puisqu'il est de création germano-franque, à partir des Carolingiens. Quand on part d'un mauvais présupposé, on n'aboutit jamais à une bonne conclusion. Car dès lors l'un et l'autre cherchaient à démontrer une influence centralisatrice, néfaste pour l'un et positive pour l'autre, laquelle n'existait pas, et pour cause.
(2) voyez les disputes incessantes dans l'Église entre d'une part ceux qui veulent à tout prix suivre un calendrier institué par un empereur païen aux moeurs monstrueuses, boucher de nos régions, en prétendant qu'un Concile Oecuménique aurait statué dessus et se référant au seul Concile en question dont on ne possède _aucun_ document écrit authentique.. et d'autre part ceux qui veulent suivre un calendrier réformé en suivant en partie (hélas) les calculs des érudits patriarcaux grecs du 12ème siècle (mais on a "oublié" la pascalie..), calendrier adapté "comme la tradition chrétienne authentique l'a toujours fait", mais imposé de manière non-concilaire par un patriarche des plus douteux agissant plus comme un pape du vatican (ou un vénérable grand maître...) que comme un saint de l'Église respectueux de tous et de tout. Bref les disputes d'alors n'ont pas changé. "C'est à l'amour que vous aurez les uns pour les autres qu'on vous reconnaîtra pour Mes disciples..."
(3) Théophanie


3 commentaires:

Antoine a dit…

Vous connaissez sans doute cet article :

LE 25 DÉCEMBRE DE L'AN 1, JÉSUS NAQUIT À
BETHLÉEM
En 1995, le savant israélien Shemaryahu Talmon a publié une étude sur le calendrier
liturgique découvert dans la grotte 4 de Qumrân (4Q321). Il y trouva incontestablement
les dates du service au Temple que les prêtres assuraient, à tour de rôle, encore au temps
de la naissance de saint Jean le Précurseur et de Jésus. Selon ce document, copié sur
parchemin entre les années 50 et 25 av. J.-C., donc contemporain d'Élisabeth et de
Zacharie, la famille des Abiyya à laquelle ils appartenaient (Lc 1,5; cf. 1 C 24,10) voyait
son tour revenir deux fois l'an, du 8 au 14 du troisième mois du calendrier essénien, et du
24 au 30 du huitième mois. Cette seconde période tombe vers la fin de notre mois de
septembre, confirmant le bien-fondé de la tradition orthodoxe immémoriale qui fête la
"Conception de Jean" le 23 septembre.
Or ce fut, comme l'écrit saint Luc, le «sixième mois» de la conception de Jean que
l'ange Gabriel apparut à la Vierge Marie. À compter du 23 septembre, le «sixième mois»
tombe très exactement le 25 mars, en la fête de l'Annonciation. Dès lors, Jésus est bien
né le 25 décembre, neuf mois plus tard. Noël n'est donc pas «la consécration religieuse et
cultuelle d'un évènement cosmique, le solstice d'hiver qui marque la régression de la
nuit». Non ! le 25 décembre est l'anniversaire de la naissance du Christ, tout simplement

http://orthodoxievco.net/bul3/139.pdf page 11

Philippe Crévieaux a dit…

LA DATE DU 25 DÉCEMBRE

En 1995, le savant israélien Shemaryahu Talmon a publié une étude sur le calendrier liturgique découvert dans la grotte 4 de Qumrân (4 Q32l). Il y trouva incontestablement les dates du service au Temple, que les prêtres assuraient, à tour de rôle, encore au temps de la naissance de Jean-Baptiste et de Jésus. Selon ce document, copié sur parchemin entre les années 50 et 25 av. J.- C., donc contemporain d'Élisabeth et de Zacharie, la famille des Abiyya à laquelle ils appartenaient (Luc 1,5 ; cf. 1 Ch 24,l0) voyait son tour revenir deux fois l'an, du 8 au 14 du troisième mois du calendrier essénien, et du 24 au 30 du huitième mois.1
Cette seconde période tombe vers la fin de notre mois de septembre, confirmant le bien-fondé
d'une tradition byzantine immémoriale qui fête la "Conception de Jean" le 23 septembre.

Or, écrit saint Luc, c'est "le sixième mois" de la conception de Jean que "l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, du nom de Nazareth, à une vierge fiancée à un homme du nom de Joseph, de la maison de David; et le nom de la vierge était Marie." (Lc 1,26-27).

À compter du 23 septembre, "le sixième mois" tombe très exactement le 25 mars, en la fête de l'Annonciation. Dès lors, Jésus est bien né le 25 décembre, neuf mois plus tard. Noël n'est pas "la consécration religieuse et cultuelle d'un événement cosmique, le solstice d'hiver qui marque la régression de la nuit"2 . Non! Le 25 décembre est l'anniversaire de la naissance du Christ, tout simplement...

Il n'en reste pas moins vrai que "le 25 décembre était dans le monde païen la fête du Natalis Solis invicti, la fête du soleil renaissant, toujours vainqueur des ténèbres"2. Mais loin d'être une invention de l'Église romaine, la rencontre est l'oeuvre de Dieu qui créa le soleil et la lune, "pour séparer le jour et la nuit et servir de signes, tant pour les fêtes que pour les jours et les années" (Gn l,l4). C'est Lui qui a voulu, quand les temps furent accomplis, cette coïncidence du Natalis Solis invicti et du Christus natus in Bethleem, pour nous enseigner que le Christ est "le soleil de justice" (Ml 3,20), "l'Astre d'en haut" (Lc 1,78), "la lumière du monde" (Jn 8, 12) que les ténèbres n'ont pu "étouffer" (Jn 1,5), et "qui éclaire tout homme" (Jn 1,9). Saint Matthieu et saint Luc font bien entendre que la naissance eut lieu pendant la nuit; les mages ont vu son étoile (Mt 2,2), et les bergers ont été avertis par "l'Ange du Seigneur" alors qu'ils "gardaient leurs troupeaux durant les veilles de la nuit" (Lc 2,8). Cela aussi avait été suggéré, moins de cinquante ans auparavant : "Tandis qu'un silence paisible enveloppait toutes choses et que la nuit parvenait au milieu de sa course rapide, du haut des cieux, ta Parole toute puissante s'élança du trône royal." (Sg 1 8, 14-15, sens accommodatice)

Bible, archéologie, histoire; Sous le signe de la Résurrection, par l'Abbé Georges de Nantes et le Frère Bruno Bonnet-Eymard, 2001, ©La Contre-Réforme Catholique, Maison Saint-Joseph, 10260 Saint-Parres-lès-Vaudes,
France, page 163







1 Shemaryahu Tatmon and Israel Knohl, A calendrical scroll from a Qumran cave : Mismorot Ba, 4Q 321, dans Pomegranates and Golden Balls, Eisenbrauns 1995, p.292.
2 Catholicisme, IX (1982), 1310.

Anonyme a dit…

Bible, archéologie, histoire; Sous le signe de la Résurrection, par l'Abbé Georges de Nantes et le Frère Bruno Bonnet-Eymard, 2001, ©La Contre-Réforme Catholique, Maison Saint-Joseph, 10260 Saint-Parres-lès-Vaudes,

Pas très orthodoxe comme référence : l'abbé de Nantes... hum, hum...