"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes. Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)

07 décembre 2013

Nous croyons en des pécheurs, pas en des beaux parleurs! (vie de saint Ambroise de Milan)



Saint Ambroise (Aurelius Ambrosius) vécu de 330 à Avril 397. Il fut évêque de Milan, et devint un des personnages ecclésiastiques les plus remarquables du 4ème siècle. Il est un des éminents docteur & père de l'Église en Occident.

Saint patron de la ville de Milan, il est né dans une famille romaine Chrétienne vers 330 et a été élevé à Trêves [Gaule Belgique]. Son père était Aurelius Ambrosius, préfet prétorien des Gaules. Sa mère était une femme pieuse et de grande culture. Sa fratrie est aussi vénérée comme saints - Satyrus (qui est le sujet de la lettre de saint Ambroise "De excessu fratris Satyri") et Marcellina.

Ambroise était renommé comme défenseur des enseignements de la Foi Orthodoxe, mais il réussissait à être acceptable pour les Ariens par sa charité développée dans les affaires théologiques. Au début, il refusa énergiquement la charge épiscopale, pour laquelle il n'était en rien préparé : Ambroise n'était ni baptisé ni même formé en théologie [lorsque le peuple l'a élu]. A son élection, Ambroise s'enfuit chez un confrère pour se cacher dans sa maison. Après avoir reçu une lettre de l'empereur Gratien louant la position de Rome de nommer des personnes qui faisaient preuve de toutes les qualités pour occuper une sainte fonction, l'hôte de saint Ambroise le livra. Endéans la semaine, Ambroise fut baptisé, ordonné et dûment consacré évêque de Milan.

Ambroise est traditionnellement crédité d'avoir composé les hymnes du répertoire "Ambrosien" mais beaucoup n'est pas de lui. Ce chant est aussi appelé chant antiphonaire, une manière de chanter où un côté du choeur répond alternativement à l'autre. A cet égard, par la suite, bien que cela porte son nom, le pape saint Grégoire le Grand n'aurait pas composé le moindre "chant grégorien", le plain-chant ou chant romain. Donc le chant ambrosien dans son ensemble est une attribution honorifique pour sa contribution à la musique de l'Église. On lui attribue par contre l'introduction en Occident de l'hymnologie de l'Église d'Orient.

Dans un effort pour combattre l'hérésie arienne, ayant constaté le succès que l'hérétique Arius avait atteint par son usage populaire de l'hymnologie, Ambroise composa plusieurs hymnes pour y répondre, dont 4 existent encore, et sont conservées avec une mélodie qui n'a pas dû beaucoup varier depuis sa composition originelle. On les chante encore de nos jours : "Deus Creator Omnium, Aeterne rerum conditor", "Jam surgit hora tertia", "Iam Christus astra ascendante", et "Veni redemptor gentium" (hymne de la Nativité).

Il est honoré les 4 avril et 7 décembre dans le Calendrier Orthodoxe des Saints.



Quelques paroles de sagesse de saint Ambroise :

"Mais qui donc serait pur de coeur, et n'offenserait pas de sa bouche?"


"Ni un ange, ni un archange, ni même le Seigneur Lui-même (qui seul peut dire "Je suis avec toi"), ne saurait, lorsque nous avons péché, nous en libérer, à moins que nous ne nous en repentions."


"Nous croyons des pécheurs, pas des dialecticiens."

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