"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes. Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)

13 septembre 2013

Le prétexte de la prière et l'amour du prochain (saint Syméon le Nouveau Théologien)


Visiter le malade, consoler celui qui est en détresse, et ne pas faire de votre aspiration à la prière un prétexte pour vous détourner de quiconque demande votre aide. L'amour est plus grand que la prière.
saint Syméon le Nouveau Théologien

Les saints néo-martyrs serbes du camp de concentration catholique-romain de Jasenovac (2ème guerre mondiale - fête 13/9)

Fresque de l'église orthodoxe serbe Saint Nicholas, Hamilton, Ontario, CA : Nikoljnik Press, 2005, réalisée par p. Theodore Jurewicz.



Les martyrs sont commémorés ensemble le 13 septembre, bien que nombre d'entre eux soient aussi commémorés séparément, lorsque leur date de martyre est connue. C'est une icône particulièrement poignante, car nous avons parmi nous encore des survivants de la terreur des Oustachis deurant la 2ème Guerre Mondiale, et nombre dont ceux qu'ils aimaient ont trouvé la mort par le martyre. De plus, c'est une icône importante dans la mesure où elle ne fait pas que témoigner de la foi de ces martyrs, mais elle rend aussi témoignage au génocide des Serbes, que nombre de gens ignorent, oublient ou vont même jusqu'à nier.

Un océan de martyrs auréolés se trouve à l'arrière-plan de la représentation du camp de concentration de Jasenovac, qu'on voit en haut à gauche, avec ses murailles grises, ses fils barbelés et ses miradors. Les égloses de Jasenovac (hélas détruites à deux reprises par les Croates) et Glina (réduite en cendres avec 500 Serbes à l'intérieur) sont montrées au centre, alors que le coin supérieur droit de l'icône présente une des nombreuses grottes de Lika, Dalmatie, Bosnie ou Herzégovine qui sont devenues des tombes communes, des charniers d'innombrables innocents. En bas à l'avant plan, une rivière, peut-être la Sava, l'Una, la Vrabas ou la Drina, chacune ayant charrié quantité de corps torturés. Ils portent des croix et ont l'air paisibles, ayant accepté leur martyre. Les personnages à l'avant-plan sont identifiés individuellement avec une inscription dans leur auréole.

Ce qui touche nombre d'entre nous lorsque nous contemplons cette icône, c'est que ces Nouveaux Martyres représentent toutes les catégories sociales - paysan, étudiant, instit' avec ses élève, moniale, vieille femme, prêtre, évêque, enfant. Tous ont été massacrés pour le simple fait qu'ils étaient baptisés dans et vivaient de la Foi Orthodoxe. C'est pour cela qu'ils ont été couronnés du martyre. Le Christ les bénit, pendant que d'un côté saint Jean le Baptiste (patron de l'église de Jasenovac) et saint Sava (patron du peuple Serbe) intercèdent pour le peuple.


22 Avril : - anniversaire de la libération du Camp de Concentration de Jasenovac.

"Pour nous, Chrétiens Orthodoxes, ceci n'est pas la "Cité de la mort", mais la "Cité des vivants", car pour le Seigneur, tous les martyrs - victimes de Jasenovac - sont vivants. Les innocentes victimes du grand martyre de Jasenovac vivent dans nos coeurs, de même que dans nos âmes, dans les prières de collecte. Tous, avec nous, ils attendent la Résurrection des morts et la vie du siècle à venir."

source
http://www.johnsanidopoulos.com/2013/04/holy-new-martyrs-of-jasenovac.html


NDT : Pour rappel, le pape du vatican Jean-Paul II a fait inscrire au catalogue des personnes à vénérer dans sa religion le cardinal Stepinac, qui avait signé l'arrêt de mort de HUIT CENT MILLE SERBES - qui avaient le choix : apostasier pour devenir catholique-romain ou crever en camp de concentration. Souvenez-vous en aussi pour la "semaine de l'unité", sinon c'est comme cracher sur la mémoire de toutes ces victimes.

à lire aussi (en anglais)
What Was Jasenovic Concentration Camp?

12 septembre 2013

Saint Elvis (ou Ailbhe) d'Emly, un des Pères de l'Irlande chrétienne


icône à commander au monastère de Pervijze
http://www.orthodox.be


"The Flowering of Ireland: Saints, Scholars & Kings" par Katharine Scherman, Little Brown & Co, 1981 (reéditée en 1999 pour le St Patrick's Day). Extraits :

p 83: "Mais lui [ Patrick] avait des prédécesseurs. A travers la nimbe de mythe qui entoure l'histoire de l'ancienne Eglise Irlandaise, émergent 4 saintes figures qui y étaient avant que Patrick ne vienne.. On ne sait plus grand chose d'eux, sinon leurs noms - saint Ciaran de Saighir et Ossory, saint Ailbhe d'Emly, saint Ibar de Beg Erin et saint Declan d'Ardmore - et quelques vivantes légendes sur leurs activités miraculeuses."

pp 84-85: "Ailbhe naquit d'une jeune servante dans la maison de Cronan, seigneur d'Eliach au Comté de Tipperary. Cronan, pour des raisons non-révèlées, désapprouva cette naissance et ordonna qu'il soit exposé "aux chiens et bêtes sauvages, afin qu'il soit dévoré" (1) Le bébé fut retrouvé par une louve, qui en prit soin jusqu'à ce qu'un passant inconnu, probablement un Chrétien de Grande-Bretagne, remarquant sa beauté et sa grâce Chrétienne potentielle, le prit avec lui pour l'élever dans la foi. Après des études et une consécration à Rome, Ailbe fut dirigé par le pape, en même temps que "50  saints hommes d'Irlande", probablement des accompagnateurs récemment convertis, pour aller faire du prosélitisme parmi les païens d'un endroit inconnu en Europe. Alors, comme "la sagace abeille chargée de miel", il embarqua pour l'Irlande avec ses compagnons dans une barcasse inapropriée à la navigation maritime. En bénissant la mer, il les amena tous avec serénité dans un port au nord de l'Irlande, où il convertit le roi, Fintan, et ramena à la vie les 3 fils de Fintan, morts à la bataille.

Note de l'auteur [1]: "Les citations concernant la Vie de Saint Ailbhe à travers ce chapitre sortent du livre du Révérend John O'Hanlon, "Lives of the Irish Saints" [10 volumes, Dublin: J. Duffy & Sons, 1875].

"Saint Ailbe traversa l'Irlande, comme le fera saint Patrick après lui, convertissant en chemin, et s'installant pour finir à Emly, Comté de Tipperary, près du lieu de sa naisasnce. Là il fonda une église et une école, et promulgua la "Loi d'Ailbe", qu'on suppose être la première codification ecclésiastique en Irlande. Durant sa longue vie, il fut l'ami de nombre de saints hommes, dont bien entendu saint Patrick, qui l'aurait nommé archévêque de Munster. Quand il fut très âgé, il voulut se retirer à Tyle (Thule), l'île appelée à présent Islande, pour fuir les honneurs mondains et méditer parmi les saints ermites déjà établis sur cette blanche terre. Mais le roi Aengus de Munster (convertit par saint Patrick) refusa sa permission et plaça des gardes dans les ports de mer afin qu'il ne puisse pas échapper à ses responsabilités et les abandonnant à la multitude de ceux qui l'adulaient. Ailbe est appelé le "second saint Patrick", et il est un de ceux dont les actions et la personne se mèlent avec l'ombre du saint patron de l'Irlande."

p 86: "A Rome il [Saint Declan] rencontra Ailbé, déjà célèbre, et ils y devinrent de grands amis, ce qui devait durer jusqu'à la fin de leurs jours".


Tropaire de saint Ailbe ton 4
Quand l'Illuminateur de l'Irlande revint de sa terre natale il te trouva toi, O saint Ailbe, prêchant la Foi à Emly,/
Où à la demande d'un Ange tu avais bâtit une église./
O avisé berger des âmes et glorieux ascète,/
O ami des animaux et collaborateur dans la mission avec le célèbre Patrick,/
Prie le Christ notre Dieu afin que nous devenions nous aussi des bastions de l'Orthodoxie/
Et un brillant exemple pour nos compatriotes, les tirant hors de l'ignorance et de l'erreur/
et les amenant à la vraie Foi afin que toutes les âmes soient sauvées
.

On trouvera la Règle de saint Ailbe dans le livre "The Celtic Monk: Rules & Writings of Early Irish Monks" Uinseann O'Maidin OCR, pub. Cistercian Studies Series Number 162, 1996. ISBN: 0879076623 (pb) and 0879075627 (hb).
THE CELTIC MONK (en anglais) [ note del'éditeur : Règles et Ecrits des Anciens Moines Irlandais, traduits et annotés par Uinseann Ó Maidin, OCR. 1996      216 pp

touche personnelle : c'est en l'honneur de saint Elvis d'Emly que notre chien-loup tchèque a été appelé Elvis.

Les douleurs providentielles (ancien Ephraïm de Philotheou)

Nous sommes infiniment redevables au si doux Père céleste, Qui providentiellement permet que des événements douloureux surviennent en nos vies, afin que nous ne parvenions pas en l'autre monde incapables de montrer que nous avons endurer quelque chose par amour pour Lui.
Ancien Ephraïm de Philotheou
 


We owe thousands of thanks to the sweetest HEAVENLY FATHER, WHO providentially allows painful events to occur in our lives, so that we will not find ourselves in the other world incapable of showing that we endured something for the sake of HIS Love.
Elder Ephraim of Philotheou

11 septembre 2013

La vraie Maison de Dieu (2 Co 6 / P. John)

Gloire à Jésus-Christ!

Lectures du jour : 2 Co 6,11-16 & Mc 1,23-28

"Car nous sommes le temple du Dieu vivant.." (2 Co 6,16)

La maturité spirituelle arrive lorsque nous cessons "d'aller" à l'église, et commençons à "être" l'Église.
P. John



Glory to Jesus Christ!

Today's Scripture Readings: 2nd Corinthians 6:11-16 & St. Mark 1:23-28

"For we are the temple of the living God..." (2nd Cor. 6:16)

Spiritual maturity comes about when we stop "going" to church and start "being" the Church.

Fr. John

La première célébration orthodoxe de saints d'Occident (métropolite Antoine Bloom)


http://www.metropolit-anthony.orc.ru/eng/eng_07.htm

Dès les premiers jours de son existence, l'Église a vénéré et aimé et chanté les louanges de ses saints, de ces gens qui ont été les héraults de l'amour de Dieu, et qui ont témoigné de leur fidélité, de leur engagement ferme, de leur amour, non seulement en paroles, mais par toute leur vie, et par leur mort aussi. Le premier martyr, Étienne, et après lui tant de martyrs et de témoins, et tous ceux qui ont vécu et brillé, et qui ont été sur terre le resplendissement de Dieu, la brillance de Son amour, la tendresse de Sa compassion, la pureté de Son message, ont été commémorés avec grande gratitude. Certains de ces saints sont connus, d'innombrables noms sont tombés dans l'oubli, mais tous sont commémorés et tous sont parmi nous, et c'est leur foi, leur fidélité, leur message qui ont fait qu'il nous est possible à nous d'appartenir au Corps du CHrist, d'entrer sur le chemin qu'ils ont suivit si glorieusement. Certains de ces saints sont connus dans le monde entier, d'autres vénérés localement, dans l'un ou l'autre pays, ou simplement dans une région limitée où ils ontbrillé et où leur mémoire est préservée avec vénération.

Un des premiers saints de l'Occident qui a été appelé à la vénération des émigrés Russes Orthodoxes en Europe occidentale a été sainte Geneviève de Paris, et lorsque je dis qu'elle nous a appelés à la vénérer, à la commémorer ensemble avec les nombreux autres saints Orthodoxes d'Occident, j'utilise ce terme à dessein. Dans une de nos plus pauvres et plus petites communautés à Paris, une femme se vit en songe quelque part dans les fourrés près d'un bois, et se sentit poussée à regarder ce qui s'y trouvait. Elle découvrit une porte, la franchit et marchea, et se retrouva devant la statue d'une femme, qui tenait en ses mains un livre et une gerbe de blé, et cette femme la regardait avec tristesse et lui dit : "Comment se fait-il que le peuple de ma cité, qui partage ma foi, ne m'honnore pas?" La femme se réveilla, mais elle ne savait pas quel nom donner à cette vision. Elle en parla, mais ne reçut pas de réponse avant plusieurs semaines, lorsqu'en allant à un petit endroit pas loin de Paris, appelé Sainte Geneviève des Bois, elle reconnu le lieu de son rêve, les fourrés. Elle y entra, elle trouva la porte, et découvrit la même statue, mais cette fois une inscription lui révéla que c'était sainte Geneviève, la sainte patronne de Paris avec saint Denis. Et elle rapporta la nouvelle, et dans notre petite communauté, nous avons commencé à la prier, plus tard nous avons fondé une paroisse à son nom, et ce fut le début de l'Orthodoxie française (*).

Cet événement a ouvert nos esprits et nos coeurs à quelque chose que nous avions négligé, car ayant perdu notre pays et tout ce que nous aimions, nous avions tendance à nous enfermer dans notre vie russe, ne nous souvenant que de nos ancêtres russes, à la fois spirituels et matériels, du pays que nous aimons, du peuple qui est notre parent, et des saints qui étaient la gloire de la Russie. Et voilà que soudainement, nous devenions conscients que nous étions en Occident, non pas dans une partie du monde qui nous était étrange et étrangère, mais dans une partie du monde qui avait partagé pendant près de mille ans la même foi avec nous, la même plénitude d'unité, la même joie d'appartenir tous ensemble au monde Chrétien. Nous avons commencé à nous intéresser aux saints d'Occident et dans tous les pays, à présent, cette prise de conscience a grandit, et lorsque nous venons dans un pays du monde occidental, nous savons qu'au delà de mille ans de séparations, nous rencontrons la mémoire, les prières, les noms et la présence de ces saints de l'Orthodoxie qui sont et ont été sa gloire, le resplendissement devant Dieu, nous venons auprès de notre propre peuple. Et c'est quelque chose qui est si merveilleux, et pour lequel nous sommes si profondément reconnaissants. Nous ne sommes pas des étrangers dans ce pays, des myriades d'hommes et de femmes y ont partagé notre foi. Nous ne sommes étrangers en aucun pays car l'ininterrompue unicité de l'Église il y a des centaines d'années fait de nous les parents de ceux qui en sont leur resplendissement et leur gloire.

Par la suite nous avons écrit à ce sujet à un des plus grands hommes de l'Église de Russie, au patriarche Serge à l'époque où il était encore le "locum tenens" du Siège de Moscou et toute la Russie. Il nous a encouragés, nous a appelés à la re-création, à ramener à la vie l'Orthodoxie de l'Occident. Il nous a appelé à traduire les offices, à célébrer dans la langue du pays, à rendre l'Orthodoxie vivante et accessible pour ceux qui l'avaient perdue et cependant aspiraient après sa plénitude. Et c'est ce que nous avons fait dans tous les pays dans lesquels l'Orthodoxie de tradition russe a été apportée par la tragédie de la Révolution russe et les années qui l'ont suivie.

Et maintenant, pour la première fois nous avons célébré ici, après le Dimanche de Tous les Saints traditionnellement célébré après la Pentecôte, après le Dimanche de tous les saints de Russie qui est célébré suite à la décision du Concile de 1917-1918 au moment où la Révolution était occupée à détruire tout ce qui existait, nous avons à présent célébré le Dimanche de tous les saints des Îles Brittaniques. Aujourd'hui, ignorés du monde, nous avons commencé une tradition qui ne mourra pas, nous avons ressuscité la mémoire de tous ceux qui sont nos frères dans la Foi, des exemples à suivre pour nos vies, ces gens sur les prières desquels nous pouvons compter, qui sont un avec nous. N'oublions jamais cette unicité de l'Église de Dieu, n'oublions jamais la manière par laquelle les saints de l'Occident se sont adressés à nous, défiant notre fidélité en la personne de sainte Geneviève de Paris, n'oublions jamais la sagesse pleine d'amour du patriarche Serge qui nous a appelés à être comme une semence semée dans un Occident qui est voué à la mort, parce que nos générations croissent faiblement, et ceux qui ont porté des enfants sont à présent parmi les vieux de Russie. Souvenons-nous fidèlement, avec amour, et construisons sur les fondations des Saints, sur les fondations de la Foi qui leur a été remise, le Christ étant la pierre d'angle, une Église dont la caractéristique sera l'amour, l'abnégation, être prêt à mourir afin que les autres puissent vivre, pleine de joie, ouverte, tendre et vraie. Amen.


+ Antoine, métropolite de Sourozh
Dimanche 9 juillet  1978


(*) NDT : Mgr Antoine parle bien entendu de l'Orthodoxie française de tradition russe. Car l'Orthodoxie (gallo-romaine) était déjà là au tout début du 1er millénaire... sinon nous ne prierions pas sainte Geneviève comme sainte Orthodoxe :-)
 

10 septembre 2013

La prière est un téléphone sans fil vers Dieu (P. Dimitri Gagastathis)

La prière est un téléphone sans fil, par lequel on communique directement avec Dieu. Vous formez le numéro sur le téléphone de la prière afin de parler à Dieu, et Il répond. Vous L'entendez bien clairement, vous Le sentez très proche.
Papa Dimitri Gagastathis: Vie et enseignements



Prayer is a telephone, a wireless, by which one communicates directly with God. You dial the number on the telephone of prayer to speak with God and He answers. You hear Him clearly, you feel Him very close.

Papa Dimitri Gagastathis: Life and Teachings

09 septembre 2013

le repentir (Mc 1,15 / P. John)

Gloire à Jésus-Christ!

Lectures du jour : 2 co 5,10-15 & Mc 1,9-15

"Repentez-vous, et croyez à la Bonne Nouvelle." (Mc 1,15)

La définition usuelle du terme repentir c'est "ressentir du regret ou de la contrition" et "changer son orientation." D'un point de vue Chrétien, cependant, les 2 aspects sont nécessaires et à jamais liés, car afin de fuir consciemment du péché, nous devons d'abord avoir regret et tristesse pour ce que nous avons fait.
P. John



Glory to Jesus Christ!

Today's Scripture Readings:
2nd Corinthians 5:10-15 & St. Mark 1:9-15"Repent, and believe in the gospel." (Mark 1:15)

The definition of the word repent means "to feel regret or contrition" and to "change one's mind." From a Christian perspective, however, both aspects are necessary and forever co-mingled because, in order to consciously flee from sin we must first feel regret and sorrow for what we have done.

Fr. John

Il y a diverses manières d'exprimer l'amour, mais aimer tout le monde, c'est être au Christ (p. Païssios)

Envers certains, votre amour sera exprimé par de la joie, et envers d'autres, il s'exprimera par votre douleur. Vous considérerez chacun comme votre frère ou votre soeur, car nous sommes tous les enfants d'Eve. Alors, dans votre prière, vous direz : "O mon Dieu, aide d'abord ceux qui sont dans un grand besoin, qu'ils soient vivants ou qu'il s'agisse de frères endormis dans le Seigneur." A ce point-là, vous partagerez votre coeur avec le monde entier, et vous n'aurez plus rien d'autre qu'un immense amour, qui est le Christ.
Ancien Païssios l'Athonite





To some people your love will be expressed with joy and to others it will be expressed with your pain. You will consider everyone your brother or your sister, for we are all children of Eve. Then, in your prayer you will say: "My God, help those first who are in greater need, whether they are alive or reposed brothers in the Lord." At this point, you will share your heart with the whole world and you will have nothing but immense love, which is Christ.
Elder Paisius of Mount Athos

08 septembre 2013

Seule l'intelligence nourrie en Dieu est élevée, sinon elle est animale (saint Maxime le Confesseur)

L'intellect qui s'unit à Dieu pour de longues périodes par la prière et l'amour devient sage, bon, puissant, plein de compassion, miséricordieux et longanime. Bref, il incorpore en lui-même presque toutes les qualités divines. Mais lorsque l'intellect se détache de Dieu et s'attache lui-même aux biens matériels, soit il devient plein d'auto-indulgence comme un animal domestique, ou tel une bête sauvage il se bat avec les autres humains pour obtenir ces mêmes biens.
Saint Maxime le Confesseur, Philocalie, 2ème centurie sur l'amour



'The intellect joined to God for long periods through prayer and love becomes wise, good, powerful, compassionate, merciful and long-suffering; in short, it includes within itself almost all the divine qualities. But when the intellect withdraws from God and attaches itself to material things, either it becomes self-indulgent like some domestic animal, or like a wild beast it fights with men for the sake of these things.'
St. Maximos the Confessor