"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes. Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)

02 novembre 2013

Télévision et aveuglément des masses (Ancien Epiphanios)


Ne restez pas collé à la télévision. N'oubliez pas que le bouton n'est pas uniquement là pour l'allumer, mais aussi pour l'éteindre. Gardez-vous bien de ce moyen d'aveuglément des masses.
Ancien Epiphanios



Don't glue yourself to the television. Don't forget that the button is not only used to turn it on, but for us to turn it off, too. Guard yourselves from this means of mass blinding.
Elder Epiphanios

01 novembre 2013

La recette du Salut (p. Païssios l'Athonite)

- Cherchez une ligne de vie proche de Dieu. Limitez vos besoins matériels, car ils créent d'énormes charges et angoisses.

- N'enviez pas ceux qui ont de l'argent, le confort, la célébrité et le pouvoir, mais plutôt ceux qui vivent dans la vertu, la raison et la piété.

- Ne demandez pas à Dieu des choses qui ne concernent que votre corps, mais en particulier ce qui est bon et bénéfique pour votre âme.

- Changez de vie, découvrez le sens de la vie, rattrapez le temps perdu jusqu'à présent sur terre.

- Ne faites pas confiance à l'état d'esprit des gens qui vivent selon l'esprit du monde.

- Guérissez des maladies qui dominent les vies de ceux qui n'apprennent pas à jeûner, à être chaste, à prier, à espérer.

- Ne désespérez pas. Dieu est omniprésent et aime l'humanité.

- Rompez avec toute relation mauvaise, vivez librement, selon la volonté du Seigneur.

- Démontrez votre foi par des oeuvres d'amour envers votre prochain.

- Décidez ce que vous voulez le plus : l'amitié du monde, ou vous rapprocher de Dieu?

- La plupart des problèmes commencent au sortir de la bouche (ce que vous dites), et de même, par l'importance de votre dépendance aux passions.

- Aimez votre femme plus que vous-même. En actes, pas en paroles. Et ne lui parlez jamais méchamment, parce que parfois la langue tue et détruit l'amour. Aussi, soyez prudent, car certains parents pourrissent beaucoup leurs enfants en leur accordant de tout. Et lorsqu'un enfant est ainsi trop gâté, il deviendra égoïste et prendra une mauvaise voie. Nombre de parents sont plus soucieux d'apporter les biens matériels à leurs enfants. C'est une erreur. Le corps a nombre de désirs matériels, mais une courte vie. L'âme continue sur un autre parcours. L'âme ne finit par dans la poussière, mais avec Dieu. Aujourd'hui tout le monde s'occupe de son corps, pas des besoins de son âme.

- Les besoins de l'âme sont différents. Les joies de l'âme sont différents des joies du corps. Il est facile de s'occuper du corps, pas de l'âme. Si vous avez de l'argent et entrez dans un grand magasin, le corps sera facilement satisfait. Mais que pouvez-vous trouver dans un de ces supermarchés, pour votre âme? Elle a besoin d'autres choses. L'âme a besoin de paix, de quiétude, de communion avec Dieu. Pour entretenir le corps, vous avez besoin d'argent et de pain quotidien. Pour entretenir l'âme, les "talents" divins et le Pain céleste sont nécessaires.

Du livre "Quatre heures avec père Païssios" - (Τέσσερις ώρες με τον π. Παίσιο)


31 octobre 2013

Halloween & Christianisme Orthodoxe

Certes l'épiscopat en Belgique & France & ailleurs en Occident est majoritairement et étrangement silencieux sur le sujet - au contraire de sujets qui ne touchent ni ne démolissent le peuple chrétien (exemple : les "juridictions", leur dada..). Cependant certains laïcs font leur part du boulot. A l'exemple de saint Martin de Tours ou saint Walfroy le Stylite, ils s'efforcent de renverser les modernes "temples de Mars ou Diane". Que Dieu les bénisse!

Notre ami le sous-diacre Claude a republié et traduit l'avertissement du recteur d'une cathédrale aux USA, qui recommande carrément de ne pas mettre ses enfants à l'école pareil jour, bravo et courageux
http://orthodoxologie.blogspot.ch/2013/10/halloween.html

Un article de mon copain John à lire absolument si vous connaissez un peu l'anglais - et j'essaierai de le traduire pour une autre occasion (un peu tard) :

Orthodoxy and Halloween: Separating Fact From Fiction 

  http://www.johnsanidopoulos.com/2009/10/orthodoxy-and-halloween-seperating-fact.html



L'Église met en garde contre Halloween! (Washington Post) - C'est en Russie, car chez nous on est trop occupés avec "juridictions" & icônes..

"Nyet" pour Halloween: l'Église de Russie met en garde contre les dangers, et la Sibérie interdit les "festivités".
http://www.washingtontimes.com/news/2013/oct/30/authorities-warn-russians-dangers-halloween/

 MOSCOU — 31 octobre 2013 - L'Église Orthodoxe de Russie a mis en garde cette semaine contre les dangers spirituels d'Halloween, et les autorités civiles en Sibérie ont interdit la fête car encourageant des tendances "extrémistes" chez les jeunes gens.

"Halloween est un sérieux danger. Lorsque vous jouez avec les forces des ténèbres, elles gagnent toujours," dit le porte-parole de l'Église Orthodoxe de Russie, l'archiprêtre Vsevolod Chaplin, ajoutant que les conséquences de la participation à cette ancienne célébration pourraient être "des maladies, de la souffrance et un sentiment de grande vacuité."

Son commentaire est publié alors que le Ministère de l'Éducation de la région d'Omsk en Sibérie a publié une interdiction pour les célébrations d'Halloween dans les écoles, disant que cette festivité fait la promotion d'un "esprit extrémiste" chez les adolescents. Le ministère dit qu'Halloween est "une propagande pour le culte de la mort."

Des Russes avaient - non-officiellement - commencé à célébrer Halloween après la chute de l'Union Soviétique, une fois que le tabou de la culture occidentale est tombé et qu'elle a commencé à envahir le pays. Mais les autorités restent très prudentes face aux idées et traditions occidentales. Des autorités régionales ont déjà fait interdire auparavant des célébrations de "saint Valentin."

Cependant, les 2 fêtes sont de plus en plus populaires parmi les Russes ordinaires, et les fêtes à thème d'Halloween sont très communes dans de grandes villes comme Moscou.

Les avertissements contre Halloween surviennent alors que le président Vladimir Poutine s'est largement tourné vers les masses conservatrices de Russie pour le soutenir, suite aux protestations de l'an dernier contre son long règne.

"Nombre de pays de l'alliance Euro-Atlantique ont renié leurs racines, y compris les valeurs Chrétiennes," déclarait début de ce mois m. Poutine dans un discours de politique générale.

"Les familles avec de nombreux enfants sont placées sur pied d'égalité avec les couples de même sexe, et la foi en Dieu sur pied d'égalité avec la croyance en Satan", ajoutait-il.

Les célébrations d'Halloween sont aussi des questions controversées dans les autres états anciennement soviétiques.

source image

Pourquoi p. Porphyrios ne "prophétisait" pas et le déconseillait au p. Païssios? (p. George Kaufsokalyvites)

(p. George Kaufsokalyvites est de la sainte kalyva de Zoodochos Pege, du saint skete de Kaufsokalyvia sur le Mont Athos)


En une époque où toujours plus de gens ressentent le besoin, du fait de la profonde crise affectant l'humanité, de s'intéresser aux événements eschatologiques tels que décrits dans l'Apocalypse de saint Jean le Théologien, de même qu'aux choses révélées par la grâce de Dieu aux prophètes, Pères de l'Église et saints anciens contemporains tels que le p. Païssios, nous devons particulièrement en revenir au point de vue de l'ancien Porphyrios, et tenter de comprendre pourquoi un si grand saint de notre temps, bien que connaissant avec précision et détail tout ce que nous vivons et d'où les choses viennent, évitait de parler de ces choses.

Ce qui doit particulièrement nous interpeller, c'est que l'ancien n'a absolument pas évoqué ce qui allait arriver, mais n'a révélé que ce qui était strictement nécessaire de savoir pour certaines personnes.

Le coeur de la pensée du père Porphyrios, c'était que les gens devaient consolider et grandir dans l'amour envers leur Créateur, non pas par crainte des choses à venir, mais par une relation désintéressée, comme le fait un père plein d'affection envers son enfant.

Cela vu l'unité qui était le plus grand héritage du Christ pour Ses Apôtres, qui peut être assurée lorsque l'enfant est uni à son Père premièrement par l'amour et non pas par la crainte.

L'ancien Porphyrios comparait fort justement l'époque que nous vivons avec les années ayant précédé de peu la venue de Jésus.

Qu'est-ce qui existait alors? Une "paix" romaine dans la puissance et l'idolâtrie, et une prêtrise aliénée par la passion pour le pouvoir, et elle était hypocrite sans apporter le moindre bénéfice, mais au contraire éloignait les gens de Dieu. Et pour finir, il y avait une petite quantité de gens purs et bons.

Tout cela décrit en détail ce qui se passe de nos jours, et la répétition de ceci à notre époque devrait probablement fortement nous troubler.

Avant la venue du Christ, il y avait des prophéties parlant de cet Avènement, de même que des avertissements et appels à la repentance pour le peuple de Dieu, comme dans le cas de Jonas et Ninive.

Cependant, ces prophéties étaient envoyées par Dieu pour ces quelques personnes bonnes et pures de chaque époque, comme je l'ai dit, parce qu'elles étaient bienveillantes pour recevoir le message et savaient qu'en faire.

L'ancien Porphyrios agissait avec cela à l'esprit, appelant les gens à aller vers le Christ par amour et non pas par crainte de terribles événements.

Il savait mais ne disait pas. Il parlait laconiquement et de manière cryptée, comprenant qu'en notre époque il y avait un énorme fosé entre la spiritualité des hommes sur le Mont Athos et le monde extérieur.

C'est pour cela qu'il envoya un homme avertir l'ancien Païssios et lui demander de ne plus parler de l'antichrist, du marquage au front, des guerres imminentes, etc.

Non pas parce que ce qui avait été révélé à l'ancien Païssios par divine illumination était mauvais, mais parce que le niveau spirituel du monde était à un si bas niveau que la crainte n'avait plus d'effet pratique, et que la seule approche nécessaire était l'amour pour le Christ.

Car si l'homme aimait Dieu, alors Dieu, au changement de l'humanité, changerait l'histoire. La même chose s'est produite avec la destruction imminente de Ninive.

Ce même Ancien Porphyrios, durant ses derniers jours, insistait sur la dégradation morale et la misère dans laquelle nous nous trouvions en tant que peuple, et il insista que ses enfants spirituels aillent lire ce verset de l'Ancien Testament qui dit "Tu as un manteau, tu seras notre chef" (Is. 3,6).

Alors nous a été clairement décrite l'actuelle situation. Les mêmes situations que le "vieil Israël" avec le "nouvel Israël" et les mêmes symptômes.

Le "vieil Israël" perdit son unité avec Dieu et le "nouvel Israël" perdit exactement son chemin d'unité avec le Christ.

C'était le grand combat de l'Ancien et il le servit littéralement jusqu'à son dernier souffle.

La "prière sacerdotale" du Christ, "afin que tous soient un" (Jn 17,21), était celle que l'Ancien a servie aussi longtemps qu'il a vécu, et il s'est endormit avec elle sur ses lèvres. Parce qu'il savait que lorsque l'humanité est assurée par l'unité avec le Christ, alors elle ne craindrait ni guerres ni l'antéchrist.

Par contraste, aujourd'hui nous allons vers le mal et nous examinions ces choses à venir comme un mal inévitable. Nous perdons ainsi notre être même.

Les guerres, les calamités et événements durs à venir sont l'ultime remède à l'apostasie humaine, c'est pourquoi l'ancien Porphyrios disait "L'Apocalypse a été écrite afin qu'elle n'arrive pas."

L'Apocalypse a pour but d'alerter, et la manière de l'éviter c'est de servir à l'unité que le Christ nous a laissée comme héritage.

C'est le traitement thérapeutique du malade, parce que si la maladie progresse, les événements de l'Apocalypse seront l'amputation réalisée par le chirurgien lorsque la gangrène s'est installée.

L'ancien disait "Notre époque est semblable à celle du Christ. En ce temps-là, le monde était dans un état terrible. Mais Dieu nous a épargnés. Et à présent, nous ne devons pas désespérer. Je vois à travers la calamité apparaître une importante personne de Dieu, qui va rallier et unir le monde pour de bon."

C'est une des rares occasions où l'Ancien parla à propos de ce que nous vivons et de ce qui arrive. Il insistait que la justice de Dieu n'est pas statique, et que notre situation est misérable.

Mais il voyait que la miséricorde de Dieu reviendra à nouveau visiter l'humanité. L'ancien Païssios dit la même chose lorsque des visiteurs l'approchèrent avec une évidente angoisse à propos des événements à venir et qu'on lui demanda quand la colère de Dieu surviendrait. Il répondit "Nous devons demander que Sa miséricorde vienne, pas Sa colère."

C'est ça dont l'humanité a besoin, et c'est ainsi que nous devons aborder ce dont le saint nous a parlé. Ce qui a été prophétisé à notre époque est pour ces quelques uns qui, comme peu avant la venue du Christ, ont la bonne volonté pour oeuvrer à leur unité en Christ.

Les tabloïds, la presse étrangère, les médias en ligne, s'intéressent systématiquement à ce que l'ancien Païssios et d'autres pères spirituels contemporains ont dit. Je ne sais pas s'ils font ça dans un but de publicité, de vente, etc. Mais nous devons y réfléchi. Nous devons réfléchir à tout ce qui se cache derrière tout ça.

En 2009, alors que nous visitions la Russie, en quête d'un éditeur pour les lettres du 1er dirigeant de Grèce, Ioannis Kapodistrias, nous avons rencontré des dirigeants de haut rang de la Fédération de Russie. C'est avec surprise qu'on m'a adressé une question qui est en rapport avec tout ce que je viens de dire :

Il me demanda :

"Père Georges, les pères du Mont Athos disent qu'il y aura une guerre entre la Russie et la Turquie pour Constantinople. Qu'en dites-vous?"

Je lui ai répondu de but en blanc, d'une manière que je crois que l'ancien Porphyrios aurait répondu :

"Saint Cosmas d'Étolie, qui est un grand saint de l'Orthodoxie, a dit : 'Ils essayerons de résoudre ça par le stylo, mais ça n'ira pas. Ils le feront 99 fois par la guerre, et une seule fois par le stylo.' Cependant, nous, nous sommes du côté du stylo," j'ai rajouté.

Je crois que les Grecs ont reçu une bénédiction pour se voir envoyer par Dieu une personnalité révélatrice telle que l'ancien Porphyrios, afin de nous montrer la voie et le chemin pour éviter les calamités et les épreuves.

C'est à nous qu'il revient de gérer l'héritage qui nous a été laissé, et non pas à attendre que le navire heurte l'iceberg.

Si chacun d'entre nous agit isolément, et coupé du Christ, il est certain que nous dirons ce que le saint ancien disait : "Cependant, selon le plan de Dieu, il peut venir; et venir afin que les gens prennent conscience, et se rendent compte du chaos immense devant eux, et disent 'Aaah, nous sombrons dans le chaos, nous sommes perdus. Faisons marche-arrière, tous, vite changeons de route, nous avons été trompés.' Et ils reviendront à nouveau sur le chemin de Dieu, et la Foi Orthodoxe brillera."

Les derniers jours de l'ancien Porphyrios étaient les plus révélateurs pour ses enfants spirituels et pour toute l'humanité. L'ancien nous avait rassemblés dans sa cellule à Kaufsokalyvia et nous a dit "Je n'aime pas prophétiser, mais je vais vous donner une prophétie."

L'ancien nous a raconté tout ce qui allait se passer en Grèce, et quel futur il y aurait. C'était révéler le futur de la Grèce. Et tout cela a commencé à présent à se réaliser. Aujourd'hui, nous vivons tout ce qu'il nous a prédit, et tout se met en place avec exactitude.

La plus grande révélation de Dieu était la dernière nuit de sa vie, lorsque pendant une demi-heure, il pria la "prière sacerdotale" de Jésus : "Que tous soient un."

Le même Saint Esprit pria au sein de l'ancien Porphyrios pour l'unité en Christ de tous les Chrétiens et pour toute l'humanité, de sorte que les souffrances de l'Apocalypse ne surviennent pas.

Cette prière est le plus grand héritage du Christ pour l'humanité. Puisse l'unité de l'humanité avec Dieu se concrétiser.

Cet héritage, aujourd'hui, 21 ans après le repos de l'ancien Porphyrios, reste vivant et est dépeint sur une icône, la Panagia "afin que tous soient un" Patriotissa, une icône prophétique et eschatologique, que toute la Chrétienté connaît.

Nous autres, ses enfants, nous servons cet héritage, et nous y avons nos espoirs.



source:
http://www.romfea.gr/arthra-apopseis/14807-2012-12-10-10-31-49

30 octobre 2013

Dénoncer tout ce qui sacrifie la dignité humaine et agir en bien (p. Florovsky)

Nous devons dénoncer toute philosophie de vie qui est prête à sacrifier la dignité et la liberté humaine pour n'importe quel but impersonnel. Cependant, la seule manière efficace de combattre le mal, c'est de faire le bien. Il ne suffit pas de repousser une mauvaise solution pour être vraiment en possession de la bonne. La véritable réponse des Chrétiens à la crise actuelle, ça sera leur effort à accomplir dans leurs propres vies les grands Commandements du Christ.

P. Georges Florovsky, dans son entretien "Le Christianisme face aux problèmes actuels", une entrevue sur Radio Europe Libre en 1950, dans laquelle Florovsky défend la démocratie moderne comme étant la meilleure expression politique des principes chrétiens de "la dignité de la personne humaine et l'égalité de tous les hommes"


We have to denounce any philosophy of life which is prepared to sacrifice human dignity and freedom for any impersonal end. Yet, the only effective way of fighting evil is to do good. It is not enough to discard a wrong solution to be in actual possession of the right one. The true response of Christians to the present crisis will be their effort to accomplish in their own lives the great commandments of Christ.

Fr Georges Florovsky in "Christianity Facing the Problems of our Time," an address on Radio Free Europe in 1950, in which Florovsky defends modern democracy as the best political expression of the Christian principles of "the dignity of human Personality and the equality of all men."

29 octobre 2013

Panikhide à Bruxelles & obsèques à Paris pour mgr Gabriel de Comane (+ 26.10.13)

7 mai 2013 - mgr Gabriel et père André (Fortunato), 
fête du couvent de la Mère de Dieu "Portaïtissa", Trazegnies, Belgique

De : père Christophe D'Aloisio
Date : 27 octobre 2013 21:56
Objet : Mgr Gabriel - Office de commémoration (panikhide)

Mercredi 30 octobre 2013, à 18:00 heures, une panikhide sera célébrée en mémoire de Son Éminence l'Archevêque Gabriel de Comane, à l'église de la Sainte-Trinité-et-des-Saints-Côme-et-Damien, 26 rue Paul Spaak, 1050 Bruxelles.

Tous les fidèles sont invités à se joindre à cette prière pour le repos de l'âme de notre pasteur.

Merci de transmettre l'annonce autour de vous.

Sa mémoire soit éternelle!
 

-------------------------------

Funérailles le 2 novembre 2013 à Paris :
http://www.exarchat.eu/spip.php?article1426
Obsèques de Monseigneur Gabriel
Les obsèques de Monseigneur Gabriel auront lieu le samedi 2 novembre 2013. Elles débuteront à 8:00 par la liturgie eucharistique pontificale, dans la cathédrale Saint Alexandre Nevsky. La liturgie sera immédiatement suivie par l’office des funérailles présidé par Son Éminence le Métropolite Emmanuel, Exarque du Patriarcat Œcuménique, puis par l’inhumation dans la crypte de l’Église de la Dormition à Sainte Geneviève des Bois.

--------------------------------



http://www.exarchat.eu/spip.php?article1425
Mémoire Eternelle
IN MEMORIAM

Archevêque Gabriel de Comane (1946-2013)

L’archevêque Gabriel de Comane, ancien évêque dirigeant l’Archevêché des paroisses de tradition russe en Europe occidentale et exarque du patriarche œcuménique, est décédé, le 26 octobre dernier, à Maastricht (Pays-Bas), à l’âge de 67 ans, des suites d’une longue maladie. Il a été à la tête de l’Archevêché des paroisses de tradition russe en Europe occidentale dont le siège est à Paris et qui dispose d’un statut d’autonomie interne au sein du Patriarcat œcuménique, de mai 2003 à janvier 2013. La maladie l’a en effet conduit, le 8 janvier dernier, à demander au patriarche œcuménique Bartholomée Ier de le relever de ses fonctions, ce qui a été entériné ensuite par le Saint-Synode avec date d’effectivité le 16 janvier.

L’archevêque Gabriel (dans le monde Guido de Vylder) était né le 13 juin 1946, à Lokeren, près de Gand, (Belgique), dans une famille flamande de confession catholique-romaine. Après des études secondaires au lycée Saint-Nicolas, il reçut une formation technique, étant appelé à succéder à son père à la tête de l’entreprise familial. Après avoir accompli son service militaire terminé en 1966, il entra à l’institut des vocations tardives de Courtrai où il étudia jusqu’en 1970. De 1970 à 1974, il étudia la philosophie et la théologie au séminaire de Gand. Pendant cette même période, il fit connaissance avec l’Orthodoxie dans les paroisses orthodoxes russes de Belgique et des Pays-Bas, et cette recherche le conduisit à refuser l’ordination aux ordres mineurs dans l’Eglise catholique. Au mois de janvier 1974, il fut reçu dans la communion de l’Eglise orthodoxe à la paroisse Saint-André à Gand qui relevait à l’époque de la juridiction de l’Archevêché. Jusqu’en 1976, il poursuit sa formation à la section des études morales et religieuses de l’université de Louvain. Le 5 octobre 1975, après avoir été élevé au lectorat et au sous-diaconat, Guido de Vylder fut ordonné diacre par l’archevêque Georges de Syracuse en la paroisse de la crypte de Sainte-Trinité, à Paris. Le 27 juin 1976, il fut ordonné prêtre par l’archevêque Georges en la cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky, à Paris. L’année suivante, le 18 mai 1977, il était nommé recteur de la paroisse Saint-Jean-Chrysostome à Maastricht (Pays-Bas), une paroisse fondée en 1972 et dont il s’occupera jusqu’en 2003, tout travaillant comme professeur d’histoire des religions, dans l’enseignement secondaire néerlandais, de 1976 à 1997. Dans les années qui suivent, il participe activement à la création d’autres paroisses à Deventer, à Breda et à Anvers, et y assure le travail pastorale, jusqu’à ce qu’elles deviennent ensuite des paroisses indépendantes avec leurs propres prêtres. Il fonde aussi une chapelle à Kollumerpomp, en Frise, à l’extrême nord des Pays-Bas. Le 9 mars 1985, le père Guido fut élevé à la dignité d’archiprêtre par l’archevêque Georges d’Eudociade. Il fut ensuite nommé recteur de la paroisse russe Saint-Alexandre-Nevsky, à Liège., à compter du 1er janvier 1993. Grâce à ses efforts, cette paroisse est maintenant reconnue officiellement par l’Etat belge.

En 1993, le nouvel archevêque, Mgr Serge d’Eukarpie, nomme le père Guido à la tête du doyenné des paroisses de l’archevêché en Belgique, Pays-Bas et Allemagne. A ce titre, de 1995 à 2003, il représenta l’Orthodoxie dans le Conseil des Eglises aux Pays-Bas. Le 11 mai 1994, le père Guido prononce ses vœux monastiques auprès de l’archevêque Serge, en l’église Saint-Serge-de-Radonège, à Paris, et reçoit le nom de Gabriel en l’honneur du saint archange Gabriel (fête le 11 juillet). Le dimanche suivant, il est élevé à la dignité d’higoumène. Le 21 mai 1998, il est fait archimandrite. Elu par l’assemblée générale de l’archevêché, en 1994, comme membre du Conseil diocésain, il y siège jusqu’en 2002 en tant que représentant du clergé, puis, de 2002 à 2003, ex officio en qualité d’évêque auxiliaire. Il fut également, de 2000 à 2003, membre de l’officialité (commission de discipline). Il participa notamment, en octobre 1998, à la délégation de l’archevêché conduite par l’archevêque Serge au Phanar, siège du Patriarcat de Constantinople, pour rediscuter du statut de l’archevêché au sein du Patriarcat œcuménique, discussion qui aboutira à l’octroi du Tomos de juin 1999.

Toujours à la fin des années 1990, l’archimandrite Gabriel participe également à un pèlerinage diocésain en Terre Sainte et à un autre dans les monastères de Russie. Elu évêque de Comane et auxiliaire de l’archevêque Serge par le saint-synode du patriarcat œcuménique, le 1er janvier 2001, il est ordonné à l’épiscopat, le 24 juin 2001, en la cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky, à Paris. À la suite du décès de l’archevêque Serge, survenu le 22 janvier 2003, il assure provisoirement l’intérim à la tête de l’archevêché en tant que locum tenens. Il est alors confronté à de violentes attaques mettant en cause à la fois sa personne et le statut canonique de l’archevêché au sein du patriarcat de Constantinople. La diffusion d’une lettre adressée par le patriarche de Moscou Alexis II, le 1er avril 2003, aux « paroisses de tradition russe en Europe occidentale » pour leur proposer une nouvelle structure d’organisation ecclésiale dans la juridiction du Patriarcat de Moscou suscita de fortes tensions auxquels il dut faire face.
Monseigneur Gabriel - 85.1 ko
Monseigneur Gabriel

Elu à la tête de l’archevêché par l’assemblée des délégués clercs et laïcs le 1er mai 2003, au second tour de scrutin, avec une large majorité (134 voix sur 168 votants), Mgr Gabriel fut élevé à la dignité d’archevêque par le Saint-Synode du Trône œcuménique, le 3 mai, et nommé par le patriarche Bartholomée Ier exarque patriarcal. Son intronisation solennelle eu lieu, le 24 juin, en la cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky. A partir de cette date il préside aux destinées de l’Archevêché, exerçant la présidence du Conseil diocésain, de quatre Assemblées générales clérico-laïques (2004, 2007, 2008, 2010), de plusieurs assemblées pastorales ainsi que des conférences diocésaines, mises en place à son initiative. En plus de sa charge à la tête de l’archevêché, Mgr Gabriel exerce les fonctions de recteur de l’Institut de théologie Saint-Serge, de 2003 à 2013, de recteur de la paroisse du Christ-Sauveur à Asnières, de 2003 à 2011, et de recteur de la paroisse de la cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky, de 2009 à 2013.

Mgr Gabriel a cherché à manifester la présence de l’Archevêché sur la scène interorthodoxe. Il a ainsi effectué plusieurs visites au siège du Patriarcat œcuménique. Il a participé à des délégations officielles au côté du patriarche Bartholomée Ier auprès de l’Eglise de Géorgie, à Tbilissi, en 2004 et 2006, et auprès de l’Eglise orthodoxe russe, à Kiev, en juillet 2008. Il s’est rendu en visites officielles auprès des Eglises de Pologne, en mai 2008, et de Finlande, en février 2005. Il a reçu et rencontré à Paris le patriarche Bartholomée Ier, à trois reprises (février 2007, avril 2009 et avril 2011), mais aussi le patriarche de Moscou Alexis II, en octobre 2008, le métropolite Sawa de Varsovie, en septembre 2004, le métropolite Léo de Finlande, en août 2004. Il avait présidé un pèlerinage diocésain en Terre sainte en octobre 2011, au cours duquel il avait été décoré par le patriarche Théophile III de Jérusalem de la croix de chevalier du Saint-Sépulcre.

Les neuf années passées par Mgr Gabriel à la tête de l’Archevêché ont été marquées par de nombreux événements, certains radieux et porteurs de grâce (ainsi Mgr Gabriel s’est rendu en visite dans toutes les paroisses et communautés de l’Archevêché sans exception, il a présidé plusieurs consécrations de nouveaux lieux de culte à travers l’Europe, dont notamment la nouvelle église du monastère Notre-Dame-de-Toute-Protection à Bussy-en-Othe, il a ordonné une quarantaine de prêtres et diacres), d’autres plus sombres (la prise de force de l’église de Biarritz et le procès qui s’en suivit, le passage au patriarcat de Moscou des paroisses de Perpignan, Lyon, Altéa et Charleroi, la perte de la cathédrale Saint-Nicolas de Nice attribuée par décision des tribunaux civils à l’Etat russe), et il est, sans conteste, trop tôt pour apporter une appréciation définitive à toute cette période. L’acceptation dans la juridiction de Constantinople de plusieurs paroisses orthodoxes de Grande-Bretagne, conduite par leur évêque de l’époque, Mgr Basile (Osborn), et leur intégration au sein de l’Archevêché a constitué de la part de Mgr Gabriel un acte courageux qui visait à permettre à ces communautés de continuer à mener leur vie liturgique et pastorale dans la paix et la conformité à l’héritage spirituel de leur fondateur, le métropolite Antoine de Souroge, ce qu’elles n’estimaient plus possible de réaliser dans le cadre de leur précédent rattachement canonique. La proclamation solennelle de la glorification du père Alexis Medvedkov, ainsi que du père Dimitri Klépinine, de mère Marie (Skobtsov) et de leurs compagnons Élie Fondaminsky et Youri (Georges) Skobtsov, canonisés par le saint-synode du Patriarcat œcuménique à la demande de Mgr Gabriel, le 16 janvier 2004, fut, sans aucun doute, un moment marquant, comportant une portée particulière pour l’Église orthodoxe en Occident comme pour l’Église universelle. Il s’agissait de la première canonisation de saints de l’Église orthodoxe ayant vécu en Europe occidentale à l’époque moderne. Mgr Gabriel présida la liturgie solennelle de glorification, les 1er et 2 mai 2004, en la cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky.

La santé de l’archevêque Gabriel qui avait été soigné pour une tumeur cancéreuse aux poumons au début de l’année 2011 s’est rapidement détériorée dans la deuxième moitié de l’année 2012 du fait de séquelles du traitement de chimiothérapie. Depuis son départ à la retraite, en janvier de cette année, Mgr Gabriel s’était installé dans sa maison auprès de l’église de Maastricht et il continuait à suivre un traitement médical très lourd. Quelques jours avant son décès il avait du être placé dans la maison d’accueil et de soin « De Keerderberg ». Après une soudaine détérioration de son état, il est à nouveau transféré, le 24 octobre, à l’hôpital académique de Maastricht (AZM). C’est là qu’il s’est éteint dans la nuit du 25 au 26 octobre. Dès l’annonce de son décès, le métropolite Emmanuel a diffusé le message suivant : « Je viens d’apprendre une douloureuse nouvelle et souhaitais la partager immédiatement avec vous. L’archevêque Gabriel est décédé. Prions pour le repos de son âme et que sa mémoire soit éternelle. »

Le corps du défunt archevêque a été placé dans l’église de Maastricht, dans la soirée du 26 octobre, et il doit être transféré à Paris en milieu de semaine. Les obsèques de Mgr Gabriel seront célébrées en la cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky, sous la présidence du métropolite Emmanuel, qui administre temporairement l’Archevêché. L’inhumation devrait avoir lieu ensuite dans la crypte de l’église du cimetière de Sainte-Geneviève-des-Bois (Essonne), où reposent déjà ses prédécesseurs, les métropolites Euloge et Vladimir ainsi que les archevêques Georges (Tarassoff), Georges (Wagner) et Serge (Konovaloff).

« Voici donc venu le moment de me séparer de vous. [...] Par delà les tribulations de toutes sortes, ayez toujours confiance et espérance dans la Parole de Dieu qui est le gage de notre salut et l’affermissement de notre Eglise. La liberté de l’Église et l’universalité de la foi orthodoxe sont les deux trésors que j’ai cherchés à conserver, à l’exemple de mes prédécesseurs à la tête de cet Archevêché. Et cela, pour nous permettre de nous concentrer sur ce qui, aux yeux des disciples du Christ, doit constituer l’« unique nécessaire » : « Cherchez le Royaume de Dieu et Sa justice », comme nous le commande le Seigneur lui-même (Mat 6,33). Ma dernière parole sera pour vous demander de garder votre amour et votre unité. C’est là le trésor le plus précieux de notre Eglise. Daigne le Seigneur « vous donner un esprit de sagesse » et « illuminer les yeux de votre cœur pour vous faire voir quelle espérance vous ouvre son appel » (Eph 1, 17-18) » (lettre pastorale de Mgr Gabriel, datée du 8 janvier 2013).

Que le Seigneur accorde le repos à son fidèle serviteur et l’accueille dans Son Royaume !

A.N.

Voici un extrait d’une lettre pastorale de Monseigneur publiée pour la fête de Pâques 2012 :
MESSAGE DE PÂQUES DE 2012

"...Lorsque nous regardons nos vies, la vie de tous les hommes de la terre, nous sommes tentés par la tristesse et nous pourrions dire comme l’Ecclésiaste : « Tout est vanité et poursuite du vent » (Ec II,17). Que de malheurs, combien d’amours qui se brisent ! La maladie grave, l’accident inattendu, la vieillesse où tout décline sont autant de sujets d’accablement. Beaucoup de jeunes doutent de leur avenir et sont envahis par l’angoisse, cherchant quelquefois des substituts sans lendemain. Face à ces peurs, face à ces angoisses, il nous faut nous souvenir qu’avant Pâques il y a le Vendredi de la Passion ! Il nous faut repenser à Gethsémani - « Mon âme est triste jusqu’à la mort » - et à la crucifixion - « Mon Dieu pourquoi m’as-tu abandonné ? ». Alors nous comprendrons que la Résurrection n’est pas une simple et aimable fête de famille que l’on oublie dès le lendemain, mais un véritable jaillissement, une hymne à la vie et à l’amour ! Si le Christ a accepté la souffrance, l’abaissement (la « kénose »), l’exclusion, le rejet, la terrible solitude, l’abandon de ces apôtres et, en final, la mort sur la Croix, c’est pour qu’au travers du mystère de la Résurrection qui a suivi nous n’ayons plus peur ! ..."

Mourir à ce monde pour naître à la vie (p. Oleg Oltienev)

Pour acquérir la vie éternelle, un moine, et tout Chrétien, doit d'abord mourir à ce monde. Mourir pour la vie! "En vérité, en vérité Je vous le dis, si le grain de blé ne tombe en terre et ne meurt pas, il restera seul; mais s'il meurt, il portera beaucoup de fruit. Quiconque aime cette vie la perdra; et celui qui haïra la vie en ce monde la gardera pour la vie éternelle" (Jn 12,24-25). C'est ainsi que nous oeuvrons sur la Sainte Montagne : incessament et constament mourir à ce monde. On tue passions et désirs, et ensevelit les vains rêves vides. Nous ne voulons que savoir que "la mort a vaincu la mort." Et à nouveau, sur la Sainte Montagne, nous répétons qu'il faut "garder ton esprit en enfer et ne pas désespérer", parce que l'enfer n'a aucun pouvoir sur la résurrection.
P. Oleg Oltienev, Mont Athos



"To acquire eternal life, a monk, and every Christian, must first die to this world. Dying for life! 'Truly, truly, I say to you, unless a grain of wheat falls into the ground and dies, it abideth alone: but if it die, it bringeth forth much fruit. Whoever loveth his life shall lose it: and he that hateth life in this world will keep it for eternal life' (Jn. 12:24-25). And so on the Holy Mountain we are busy: persistently and constantly dying to this world. One kills the passions and desires, and buries empty idle dreams. We know only that 'death is vanquished death.' And again, on the Holy Mountain we say 'keep your mind in hell and do not despair' because hell has no power over resurrection."
Fr. Oleg Oltienev, on Mt. Athos

28 octobre 2013

Signe de Croix, mort et péché (saint Simeon Dajbabska)

Certains ne font le signe de Croix que lorsque tombe la foudre, d'autres ne se souviennent de la mort qu'en présence d'un mort. Faites le signe de Croix sans qu'il y ait du tonnerre, et souvenez-vous de la mort même sans voir de mort, et vous pécherez moins.

Saint Siméon Dajbabska




"Some people cross themselves when lightning strikes, and some remember death only when they see the dead. Make the sign of the Cross without thunder and remember death without seeing the dead, and you will sin less."
St. Simeon Dajbabska

Неки се људи прекрсте кад гром удари, а неки се сете смрти само кад мртвог виде. Прекрсти се и без грома и сети се смрти и без мртваца, па ћеш мање грешити.
Свети Симеон Дајбабски

27 octobre 2013

Tout existe en Dieu mais ne nous est pas accessible selon nos catégories de pensée (p. Vasilios d'Iviron)

L'âme peut parvenir au secret qui est en Dieu, où le mystère de l'unité au delà du compréhensible et de l'exprimable est célébré, mais uniquement lorsqu'elle est parvenue non seulement au delà des catégories de vice et d'ignorance et de fausseté et de méchanceté - car les vices sont l'opposé de la pure vertu et de la connaissance et de la vérité et de la bonté - mais même, si on peut s'exprimer ainsi, au delà des catégories de la vertu elle-même et de al connaissance et de la vérité et de la bonté telles qu'elles nous sont connues. Dans le Royaume de l'Esprit de Dieu, qui se trouve au delà de nos sens et concepts intellectuels et vertus, tout existe d'une manière différente. Tout existe réellement.
Higoumène Vasilios d'Iviron, Mont Athos



The soul can attain to the secrecy which is in God, where the mystery of unity beyond understanding and speech is celebrated, only when it has gone not only beyond the categories of vice and ignorance and of falsehood and wickedness - the vices which are opposite to virtue and knowledge and truth and goodness - but even, if one may say this, beyond the categories of virtue itself and of knowledge and truth and goodness as they are known to us. In the Kingdom of the Spirit of God, which lies beyond our senses and intellectual concepts and virtues, everything exists in a different way. It exists truly.
Abbot Vasilios of Iveron Monastery