"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes. Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)

09 novembre 2013

Se plaindre nous fait porter les fruits de l'amertume (p. Tryphon, EORHF)

Au lieu de se plaindre, il vaut mieux faire quelque chose à propos de ses plaintes. Rendre sa vie différente, et les vies de ceux qui nous entourent, en restant décidé à ce changement. S'il y a une raison de se plaindre, changer la complainte en une action positive qui changera votre propre manière de voir les choses. Ceux qui se plaignent ne changent jamais rien en restant dans leur négativisme permanent, la seule chose qu'ils font c'est de donner envie à leur entourage de les fuir au plus loin. Se plaindre semble être un si petit péché pour beaucoup, dont il ne faut pas se soucier. Cependant, l'impact d'un coeur plaignant est une ruine au niveau spirituel, car lorsque nous nous plaignons, nous portons les fruits amers qui détruisent notre paix et la paix de ceux qui nous entourent.

Lorsque nous refusons de laisser les plaintes emplir nos vies, nous vivons nos vies en sachant que s'opposer au mal qui est à la racine de nos plaintes, cela signifie préserver notre paix intérieure. Certains vivent comme si éviter de se plaindre allait rendre les choses plus difficiles. En agissant de la sorte, ils ignorent la réalité des choses négatives. Car lorsque nous nous plaignons, nous rendons le mal pour le mal, et donnons aux esprits déchus la seule chose à laquelle ils aspirent.

Se plaindre ne change jamais rien, mais ne fait que renforcer le pouvoir du mal qui est à la base de nos plaintes. Lorsque nous sommes confrontés à une très mauvaise situation et que nous l'abordons avec une attitude positive, nous donnons une force de bien à notre coeur, en diminuant la puissance du négativisme. En gardant un état d'esprit positif, le péché de se plaindre est bânit de notre vie, et tout autour de nous baigne dans une atmosphère guérissante et saine.

Dans l'amour du Christ,
Hiéromoine Tryphon

 
Photo: prêtre Palestinien, le père Mo'een Hanna, en visite au monastère EORHF le 18/9/2013

08 novembre 2013

La prière "flèche", un court refrain de prière pour dévotion personnelle (p. Tryphon, EORHF)

Nombre de Pères de l'Église ont enseigné l'usage de la "prière - flèche", une prière volontairement très courte pour la dévotion personnelle, très facile à retenir, et à même de transmettre l'amour qu'on a envers Dieu tout en sollicitant Son aide. C'était comme des flèches tirées en l'air, démontrant de tout coeur notre sincérité à demander l'aide divine. Une de mes préférées, c'est une prière flèche attribuée à saint Grégoire Palamas:

Seigneur, éclaire ma ténèbre, Seigneur, éclaire ma ténèbre, Seigneur, éclaire ma ténèbre...

C'est une prière parfaite lorsqu'on demande l'aide de Dieu pour garder Ses Commandements, et qu'on combat les péchés habituels. Par cette prière, nous demandons que la grâce abonde et que la transformation aie lieu. C'est une supplique priante pour la miséricorde divine, afin qu'Il nous rende saints en venant vite à notre aide.

C'est une prière parfaite à murmurer au moment même où nous recevons les saints Mystères du Corps et du Sang du Christ, ces charbons ardents qui brûlent de l'intérieur et apportent la guérison au corps et à l'âme, et illuminent notre coeur. C'est une prière dans laquelle nous confessons devant Dieu que nous vivons dans un état ténébreux, et nous Lui demandons de disperser toutes ces ténèbres qui nous empêchent d'atteindre la sainteté, et de communier avec Lui.

Dans l'amour du Christ,
hiéromoine Tryphon


Photo : le père Tryphon et son chat norvégien Hammi, qui a 14 ans.


Clin d'oeil que détesterons certains lecteurs et aimerons d'autres - la "prière-flèche" dont parle le p. Tryphon comme refrain pour ce chant communautaire protestant & vatican à Taïzé

 

07 novembre 2013

Le pardon est le remède contre le jugement, la colère et le resentiment (p. Tryphon, Eorhf)

Notre Seigneur Jésus-Christ nous a dit "ne jugez pas, et vous ne serez pas jugé. Ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamné. Pardonnez, et il vous sera pardonné (Lc 6,37)."  Dans le Notre Père, cette prière que Ses disciples avaient demandé au Christ en demandant d'apprendre à prier, nous disons "remets-nous nos dettes comme nous aussi remettons à nos débiteurs." Ces fortes paroles nous disent bien clairement que nous devons pardonner aux autres si nous voulons que Dieu nous pardonne.

Dans son livre "voyage vers le Ciel," saint Tikhon de Zadonsk dit: "Pardonnons-nous à nos prochains leurs transgressions? Alors dans Sa miséricorde, Dieu nous pardonne aussi. Refusons-nous de pardonner? Alors Dieu aussi refusera de nous pardonner. C'est de la manière dont nous traitons notre prochain que Dieu nous traite. Dès lors le pardon ou non-pardon de vos péchés, et dès lors aussi votre Salut ou votre destruction, cela dépend de vous-même, mon cher. Car sans le pardon des péchés, il n'y a pas de Salut."

Tout au long de Son ministère, le Christ a insisté sur la nécessité pour nousde vouloir pardonner aux autres, car si nous espérons être pardonnés, il nous faut nourrir un coeur prompt au pardon. Si nous conservons des rancunes, et nous rappelons des torts subis, nous empoisonnons notre âme, et l'amour n'a pas de place en nous.

"L'alcoolique, le fornicateur, l'orgueilleux - il recevra la miséricorde de Dieu. Mais celui qui ne veut pas pardonner, excuser, justifier consciencieusement, intentionnellement.. celui-là se ferme lui-même à la vie éternelle devant Dieu, et même plus encore en cette vie-ci. Il est repoussé et n'est pas écouté." (staretz Sampson de Russie)

Donc de même que nous sommes rapides à pardonner à notre prochain, ainsi Dieu nous pardonne dans Sa grande et aimante miséricorde. Si nous refusons de pardonner, Dieu aussi refusera de nous pardonner. Notre Salut ou notre perdition, cela dépend de notre volonté de pardonner à autrui, car sans pardon des péchés, il n'y a pas de Salut.

Dans l'amour du Christ,
Higoumène Tryphon

06 novembre 2013

Saint Winnoc de Wormhout, un de nos pères dans la Foi, dans les Flandres "chti's" (6 novembre)


Amérique Orthodoxe - l'héritage occidental orthodoxe :
http://www.roca.org/oa/129/129e.htm

"Comme archévêque d'Europe Occidentale (1950-1962), Saint Jean (Maximovitch) développa un profond intérêt pour les saints Orthodoxes de l'Ouest. Pour promouvoir leur vénération, il publia un oukaze (décret) appelant son clergé à "commémorer durant les Liturgies, aux Lities et dans toutes les autres prières, aussi bien que dans l'envoi final, tous ces Amis de Dieu qui sont les saints patrons locaux ou du pays où l'office est célébré, et où ils bénéficient d'une vénération particulière. A Paris et dans les environs, par exemple, il faudrait commémorer le Hiéromartyr Denys, Sainte Geneviève et saint Cloud; à Lyons, le Hiéromartyr Irénée; à Marseilles, le Martyr Victor et saint Jean Cassien; dans la région de Toulouse, le Hiéromartyr Saturnin, Evêque de Toulouse; à Tours, le saint Hiérarque Martin. Où l'information manque ou est incertaine, le clergé doit s'adresser à nous pour clarification. Les prêtres devraient encourager leurs fidèles à honorer ces Amis de Dieu." (Ukase #223, 23 Avril 1953)

Suivant l'exemple de saint Jean, nous offrons à nos lecteurs 2 vies de saints Celtiques peu connus, qui contribuèrent au riche héritage de l'Orthodoxie Occidentale.
Au 6ième siècle, avant les invasions Anglo-Saxonnes qui causèrent tant de destructions d'églises et de monastères, et tant de massacres, nombre de moines Celtes quittèrent leurs monastères pour aller répandre l'Evangile au loin. Du Pays de Galles, un grand nombre traversa le Canal de Bristol vers la Cornouailles, où nombre de gens étaient encore païens, et de là à nouveau à travers la mer vers la Bretagne, prêchant, fondant des monastères et bâtissant des églises. Plus de 30 de ces moines missionnaires de ce siècle seront canonisés.

SAINT MEWAN DE BRETAGNE : [...]

SAINT WINNOC DE FLANDRE
Principal saint de Flandres (côté France, note trad.), Saint Winnoc était de Cornouailles, de descendance royale, et fonda le monastère de Wormhout, 12 miles au sud de Dunkerque. Sa vie fut écrite par un moine au début du 9ième siècle. Elle rapporte qu'il était venu avec 3 autres moines au monastère à Sithiü, et que l'abbé, voyant leur humilité et piété, les avait envoyés pour bâtir un monastère à Wormhout et une hospitalité pour les pauvres. Avec la croissance du monastère, Winnoc fut choisit comme abbé. Ne cessant pourtant pas de se considérer comme le plus vil de tous les hommes, il entreprennait les tâches les plus désagréables et servait les frères et les pauvres tout en restant humble. Conscient du précepte apostolique disant que "si quelqu'un ne travaille pas, il ne doit pas manger", le saint regretta en devenant vieux de ne plus avoir la force suffisante pour suffisante pour servir les frères par son propre travail. Une nuit, il partit seul au moulin pour moudre le grin. Fermant le loquet, il pria le Seigneur miséricordieux de l'assister. Le Seigneur eut compassion de lui, et le moulin tourna rien que par la puissance divine, pendant que le saint continuait ses prières de louange et d'action de grâce. Les frères s'émerveillèrent de voir que quelqu'un qui manquait à présent à ce point de force physique puisse moudre tant de grain chaque jour. A la fin, la curiosité piqua un des moines, et il regarda par une ouverture. En voyant le saint se tenir en prière et le moulin occupé à moudre par la puissance de Dieu, il tomba soudainement aveugle. Se jettant aux pieds de saint Winnoc, il confessa sa témérité et supplia son pardon. Le saint Winnoc fit le Signe de la Croix sur les yeux sans vue, et par ses prières, la vue du frère fut restaurée. Il y eut tant de miracles accomplis à travers les prières de saint Winnoc, tant durant sa vie terrestre qu'après, qu'un livre entier en fut rempli et rédigé par la suite.
Saint Winnoc mourrut le 6 novembre, le jour de sa commémoration, probablement en 716. Quelques années après, son église brûla entièrement, mais le cercueil du saint fut miraculeusement épargné. Au 9ième siècle, durant les raids des Danois, ses reliques furent emmenées en lieu sûr, et plus tard revinrent à Bergues-Saint-Winnoc, une colline entourée de haies, où une église fut bâtie et lui fut dédiée. Elle devint le centre du pélerinage du Dimanche de la Trinité, quand il y avait procession avec ses reliques. Nombre de guérisons miraculeuses y eurent lieu. En temps de sécheresse, ses reliques étaient portées en procession d'église en église, et on appliquait une partie de son étole aux femmes enceintes. Au 18ième siècle, un évêque supprima la procession, mais par la suite elle fut réinstaurée. Un article sur les pratiques religieuses en Flandres a été écrit en 1935, et mentionne la dévotion à Saint Winnoc, dont l'aide est particulièrement invoquée contre la coqueluche et les fièvres.
Une moniale Anglaise."


Tropaire de saint Winoc ton 3
Saint Abbé Winoc, * miraculeusement tu fus sauvé des ondes furieuses de la mer par le Christ, notre Roi * car la mer fut fendue pour toi et s'érigea comme un mur. * Captif de l'amour du Christ tu reposas sur le fond * qui pour toi fut recréé dans un aimable paradis plein de fleurs odorantes. ** Prie maintenant ton Maître pour nous qu'Il nous accorde la grâce du Salut.

Gloire ... maintenant et toujours

Kondakion de saint Winoc ton 2
Armeé divinement de spirituelle pureté * et tenant en main fortement * comme lance l'incessante oraison, * tu as transpercé les diaboliques escadrons; * vénérables saint père Winoc, ** prie sans cesse le Christ en faveur de nous tous.

Saint père Winoc, prie Dieu pour nous.
t.6 - Prie pour nous saint père Winoc * car avec ferveur nous courons vers toi * Car tu es notre aide pressante ** et l'intercesseur de nos âmes.

PRIERE D'INTERCESSION A SAINT WINOC
(du "Moleben" du p. Thomas, monastère de Pervijze)

Bien-aimé Saint Père Winoc, ta vie fut consacrée entièrement au Christ, car tu as pris Sa Croix pour Le suivre et vaillament, tu as pris sur tes épaules l'Arbre qui donne la vie. Tu as cloué ta chair à la crainte du Seigneur et ton esprit éclairé par la lampe de Son enseignement.

Ton coeur brûlait en toi, lorsque tu voyageais avec le Christ le long du chemin étroit qui mène au Royaume. La maison de ton âme était soutenue par les colonnes de la foi et de l'amour. Au fonde de ton coeur se réjouissait l'oiseau printanier du carême et le rossignol chantait le chant délicieux de la prière.

Tu étais le domaine, le jardin fermé, dans lequel le Seigneur fit son entrée, te lavant des eaux vivifiantes. Comme un homme de la terre, tu t'es travaillé toi-même avec le labeur de l'ascèse jusqu'à devenir une pierre précieuse, pour laquelle tu avais tout vendu.

Tes mains étaient toujours tendues vers Dieu dans le prière comme une offrande d'encens devant la face de Dieu; tu as écarté tes pieds du chemin de l'impiété. Ton oreille était toujours attentive à la parole de Dieu et tes yeux étaient dirigés vers le salut de notre Dieu. Tu as placé une garde devant ta bouche, mais ta langue chantait constamment un nouveau cantique pour notre Sauveur.

Tu étais un plat remplit de richesse pour le pauvre, et celui qui n'avait pas de toit recevait de toi l'hospitalité dans l'amour. Tu étais une consolution pour l'âme dans la tendresse et tu as essuyé les larmes du visage des malheureux.

Aussi nous courons vers toi Saint père Winoc, et cherchons le repos dans le port de ta protection. Sois notre intercesseur près du Seigneur tout puissant, car nous allons à notre perte par suite des assants de nos ennemis. Nos pêchés nous attirent vers le bas et la tempête de nos passions nous innonde. Nous sombrons dans une boue profonde; l'eau atteint nos lèvres. Soutiens nous par ta puissante prière, retire nous du marais de la perdition, car nous sommes épuisés et sans forces. Nous nous sommes détournés du chemin de la Vie pour gagner la route large de l'enfer.

Aide-nous dans la tendresse et relave-nous, afin que, remplis de joie, nous puissions glorifier le Nom Très Saint de l'Invisible Trinité: le Père sans commencement, avec son Fils Unique et son Esprit qui donne la vie, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles.

C.-Amen.






pélerinage de la "Fraternité Archévêque Jean" (Maximovitch) à Saint Winnoc, le 7 septembre 2003





VITA UINOCCUS
Saint Winoc est né d'une racine royale en Bretagne. Quand mourut son père Juchaël, après avoir gouverné son royaume dignement, son fils aîné lui succéda. Il gouverna avec sagesse et plein de vertus au temps où Dagobert était roi des Francs.

Mais l'amour pour le Royaume des Cieux enflammait Indichaël et il voulait abandonner le royaume terrestre pour pouvoir suivre le Roi du Ciel. Pour cela il voulut désigner son frère, Judoc, qui était après lui le plus âgé, mais Judoc méprisait tout honneur terrestre et vaniteux et ne voulut pas l'accepter. Et pour ne pas être contraint de céder, il prit la fuite par la mer. Quand il arriva dans les alentours de Thérouanne, il vécut comme ermite en un lieu nommé Walis.

En apprenant cela, le roi Indichaël, par l'exemple de son frère, fut incité encore plus à quitter les honneurs de ce monde, et lui aussi, il partit en secret de son royaume pour devenir moine dans le monastère de Guadal, où il mourut en sainteté.

Quand les chefs de ce royaume eurent vu et entendu tout cela, ils s'attristèrent, puisqu'ils perdaient un si bon roi avec son frère Judoc. Ils craignirent que Winoc, le cadet, à qui revenait maintenant le royaume, aille rejeter la couronne royale, suivant l'exemple de ses frères. Pour cela ils lui amenèrent une jeune et noble fiancée et lui promirent de lui être soumis et d'obéir, espérant qu'ainsi il allait accepter le gouvernement. Mais Winoc dit: "Je ne veux pas plus de fiancée qu'un royaume terrestre. J'aimerais plutôt servir le Roi du Ciel que le monde". Entendant cela, ils se mirent en colère, le nouèrent aux mains et aux pieds et le mirent dans un bateau. Après l'avoir jeté dans les profondeurs de la mer, ils retournèrent à la maison. Mais par la puissance divine, la mer s'ouvrit et se divisa en 2 et le fond de la mer se changea en prairie aux herbes vertes et couverte de fleurs. Et le serviteur du Christ reposa là au fond de la mer comme dans un jardin vert. Il invoqua Dieu et la Mère du Christ pour qu'Ils l'aident dans ce danger. Par la volonté divine passa à proximité un bateau. Ceux qui se trouvaient dans ce navire entendirent de loin crier une voix humaine, mais ils s'étonnèrent car ils ne voyaient personne. En s'approchant, ils virent l'ami de Dieu, étendu sur le fond de la mer comme dans une prairie verte. Ils admirèrent l'oeuvre de Dieu et embarquèrent Winoc avec joie dans leur navire et le conduisirent sain et sauf au port.

Pendant qu'ils se dirigeaient vers le port, une grande quantité de petits poissons suivirent le bateau, des poissons que jusqu'à cet instant personne n'avait vu auparavant. Les gens purent capturer ces petits poissons avec leurs mains et ils les montrèrent dans les différents quartiers du pays et louèrent l'ami de Dieu.

Quand on entendit qu'un si grand homme était revenu, beaucoup de gens vinrent à lui en louant Dieu et ils Lui rendaient grâces avec grande joie pour ses merveilles. Les nobles et les princes de ce royaume, accusés de ce crime, confessèrent avec honte et crainte leur délit et ils implorèrent humblement le pardon auprès de l'ami de Dieu. Winoc leur pardonna immédiatement et les reçut tous aimablement. Personne n'osa désormais le harceler pour qu'il accepte le gouvernement du royaume.

Mais Winoc souhaitait quitter le monde et ses pompes pour servir Dieu seul. Il ouvrit son coeur à 3 des plus nobles princes de ce royaume: Madoc, Judevoc et Quadevoc, parce qu'il savait qu'eux aussi voulaient servir Dieu. Ces princes se réjouirent qu'un si saint homme les accepta dans sa compagnie. Ils quittèrent leur pays, leurs richesses et leurs familles. Ensemble ils traversèrent la mer et vinrent joyeusement auprès de Bertin, un saint abbé de moines, dans un lieu qu'on appelait Sithiü.
En écoutant leur saint désir, saint Bertin les reçût aimablement et joyeusement dans son monastère et leur donna l'habit monastique. Là ils vécurent saintement dans toutes les vertus et en grande austérité. Ils suivirent la règle du monastère.

Saint Bertin, voyant leur perfection dans beaucoup de vertus, les envoya à Bergues, un lieu situé à 5 milles du monastère, pour y prêcher l'Evangile. Ils construisirent là un petit logis au coin de la ville.
Le nombre de moines augmenta tant qu'ils n'eurent pas assez de place pour y habiter. A cet instant le noble Herman de Wormhout leur donna tout ce qu'il possédait dans le village de Wormhout, situé à un mille de là. Il y construisit pour eux une église et un monastère et leur donna le reste pour leur subsistance.
Ils vécurent là dans toutes les vertus et en complète harmonie et ils choisirent saint Winoc comme leur abbé, bien qu'il fût encore jeune, mais par ses vertus il excella au-dessus des autres comme le soleil au milieu des étoiles. Dieu, le Seigneur, enleva du monde beaucoup des frères par la peste, et parmi eux les 3 compagnons de saint Winoc: Madoc, Judevoc et Quadevoc, qui moururent saintement dans le Seigneur.

Winoc gouverna ses brebis de telle manière qu'il les mut par son exemple et ses conseils à la vie de sainteté, et surtout dans l'humilité il passa avant les autres. De préférence il fit les oeuvres les plus basses. Il travailla de ses propres mains et tournât maintes fois le moulin de blé et il servit lui-même ses sujets. Il apprit à être doux et humble, écoutant le Seigneur qui a dit : "Apprenez de Moi que Je suis doux et humble de coeur". Le Maître a dit aussi : "Celui qui s'élève sera abaissé". Puisque le Christ est venu sur terre pour servir et non pour être servi, Winoc servit ses moines plutôt que d'être servi par eux.

Il avait l'amour sincère et possédait un coeur hospitalier, et pour lui le jour était joyeux quand il avait pu recevoir quelques pauvres ou plutôt le Christ dans les pauvres. Ce qui était trop lourd pour les autres, il le faisait lui-même avec grande ferveur. A côté de toutes ces vertus Dieu lui donna aussi le don des miracles. Celui, qui à ses propres yeux fut petit, Dieu l'a exalté devant les yeux des hommes, parce que l'Esprit du Seigneur repose sur les humbles et sur ceux qui tremblent pour les paroles du Seigneur.

Quand Winoc atteignit un grand âge, il n'abandonna pas ses exercices habituels. Au contraire! Avec ses membres macérés il lutta encore plus vaillamment dans le service de Jésus-Christ. Aucun travail ne le contristait. Il se souvint de la parole de Saint Paul qui dit : "Celui qui ne travaille pas, ne mangera pas". Et en cela il ne se souciait pas seulement de lui-même, mais surtout des autres. Quand il se fatiguait énormément en moulant le blé et que, de temps en temps, il se reposait un peu pour prier, Dieu lui donna la grâce que le moulin tourne automatiquement, de façon que ses membres fatigués puissent se reposer un peu. Ainsi Dieu le seconda dans sa vieillesse et sa détresse.

Le saint homme remercia le Dieu tout-puissant pour son assistance, et puisque Dieu l'avait libéré de ce travail manuel, il s'exerça avec plus de ferveur et remercia Dieu pour ses bienfaits, les mains et les yeux levés vers le ciel. Les frères, qui étaient nourris par son travail, s'émerveillèrent de l'abondance de la nourriture et du travail de ce vieillard. Ils pensèrent que cela n'était possible, à moins que le vieillard ne fût aidé par Dieu Lui-même, parce qu'il était vraiment vieux et qu'il était arrivé à la fin de ses jours. Pendant qu'ils s'étonnaient, un moine voulut, par curiosité, observer le vieillard. Il alla à la maison où Winoc travaillait et regarda par une fissure étroite. Il vit comment le moulin tournait automatiquement et donnait beaucoup de farine pendant que Winoc priait. Mais quand il eut vu ce miracle divin, le moulin s'arrêta et le Seigneur jeta par terre cet homme téméraire et le châtia par l'aveuglement comme exemple pour tous ceux qui sont curieux d'une manière malsaine des choses divines. Le lendemain il confessa ce qu'il avait vu et souffert. On l'emmena devant saint Winoc et le moine se jeta devant les pieds du saint, confessant et pleurant sa témérité. Quand saint Winoc vit la situation de ce moine téméraire, il fut très ému. Il lui pardonna ce forfait et par ses prières lui redonna la vue. Et toute la communauté des frères fut dans la joie.

Après cela, quand le saint homme vit que le nombre de moines augmentait tellement que le lieu à Wormhout devint trop petit, il fonda dans la ville de Bergues un monastère en l'honneur de Saint Martin. Là il mit un homme bon comme abbé des moines, qui vécurent tous ensembles vertueusement.

Winoc, dans sa simplicité, fut un vrai Israélite, puisqu'il contemplait Dieu dans son coeur. Il fut très triste qu'il resta séparé de Lui si longtemps. Bien qu'il fut fils d'un roi, il ne méprisa aucun travail. Il fut joyeux et gai de coeur et de visage. Il fut pieux dans la foi, longanime dans l'espérance et son coeur fut grand ouvert par la charité. Autant à la droite qu'à la gauche il fut protégé par les armes de la puissance divine, de façon que dans la prospérité il ne s'enorgueillisse pas et dans l'adversité il ne soit pas abattu. Comme il désirait tant de s'en aller et être avec le Christ, il priait constamment : "Seigneur, veuille faire sortir mon âme de cette geôle pour que je confesse Ton Nom."

Notre Seigneur lui donna le désir de son coeur et envoya des anges pour récompenser Son serviteur par ce qu'aucun oeil n'a vu, aucune oreille n'a entendu et qui n'est point monté au coeur de l'homme. Il s'éteignit dans le Seigneur dans l'année 716 et fut enseveli solennellement, et beaucoup de miracles se firent ce jour.

Quand un peu plus tard une grande partie de la ville de Bergues fut détruite par le feu, ainsi que le monastère et l'église où le corps de saint Winoc reposait dans un cercueil de bois, le feu, dès qu'il s'approcha du tombeau, se retira en arrière et s'éteignit. Quand les citoyens virent que le feu n'avait point touché le tombeau - ce qu'ils avaient craint - leur tristesse se changea en joie.

Les frères de Wormhout vinrent à Bergues pour transporter le corps de leur saint père au monastère où il avait vécu avec eux, mais ils ne purent bouger le cercueil. Les citoyens se réjouirent et dirent : "Le saint homme veut rester parmi nous." Ils promirent de fonder un nouveau monastère au coin de la ville où il avait vécu au commencement, et alors ils purent facilement transporter le saint corps. Après avoir construit l'église, comme ils avaient promis, ils déposèrent le saint corps dans le choeur où beaucoup de malades, aveugles, boiteux, possédés et gens souffrant de différentes maladies, furent guéris par l'intercession du saint.

Plus tard, l'abbé du monastère désira mettre le corps dans un tombeau nouveau, orné d'or et de perles de grand prix. Il ordonna à un ouvrier d'ouvrir le cercueil de bois, mais il n'y arriva pas. Il rompit tous ces outils de sorte qu'il dut arrêter. Winoc se révéla à un ermite, qui vivait dans un ermitage à l'est de l'église, disant que son corps devait être mis dans le choeur derrière l'autel dans une niche dans le mur, parce que là se trouvait le lieu de son premier oratoire qu'il avait construit quand il vint y demeurer avec ses 3 premiers compagnons.

L`abbé et les frères se réjouirent et quand ils vinrent pour déplacer le corps avec les citoyens de la ville, ils purent facilement ouvrir le cercueil et placer le corps dans la châsse nouvelle, ce qui auparavant était impossible. En témoignage de ce miracle, ils suspendirent le cercueil de bois derrière l'autel.

En cet instant fut présent Bono, l'évêque de la Saxe, et il demanda 2 parcelles du cercueil en bois. On les lui donna et il les emmena dans son pays, en honneur de saint Winoc. Quand il arriva à Hambourg, il vit là un homme, possédé du démon et affreusement tourmenté, que personne ne pouvait aider, il mit cette relique du tombeau de saint Winoc sur la tête du malade et à l'instant même celui-ci fut libéré du diable.

Un soldat, estimé par le comte de Flandre, possédait un terrain qui avait appartenu au monastère de saint Amand. L'abbé du monastère s'était plaint de cela auprès du comte, mais en vain. L'abbé voyagea donc jusqu'à Bergues, puisqu' il avait entendu que le comte serait là, et toute la nuit il veilla devant le tombeau de saint Winoc, lui demandant son aide. Au matin, il quitta le tombeau et trouva toutes les portes ouvertes, de façon qu'il put arriver auprès du comte sans aucun obstacle. Le comte en fut bien surpris et donna l'ordre de restituer immédiatement au monastère les terrains que le soldat possédait illégalement. Le comte comprit que saint Winoc était intervenu, il prit grande dévotion envers le saint et dota le monastère de biens.

Au temps du comte Charles on transporta le corps de saint Winoc à Sithiu dans le monastère de saint Bertin par peur des brigands du Danemark, qui dévalisaient le pays. Le comte Beaudoin le chauve, le fit transférer de nouveau à Bergues avec grand honneur; il fortifia la ville et ordonna de l'appeler Winocsbergues. Il reconstruisit l'église de saint Martin, que saint Winoc avait fondé et qui fut détruite par le feu. Cette translation se fit le 18 septembre de l'an 1138.

Une fois, quand on porta, selon la coutume, le corps de saint Winoc, le deuxième jour de la Pentecôte, à Wormhout où le saint avait vécu longtemps, Tandradus, un aveugle-né, désira être guidé vers la châsse du saint pour la toucher. Dormant la nuit devant la châsse, il vit un vieillard, habillé en blanc, qui toucha ses yeux; et ainsi il reçut la vue.

Une femme, aveugle-née de Furnes, vint aussi auprès du tombeau de saint Winoc, et après une longue prière, elle reçut la joie de la vue. Une autre femme aveugle passa la nuit devant son tombeau et s'endormit. Soudainement beaucoup de sang jaillît de ses yeux et c'est ainsi qu'elle reçut la vue. Cela se passa aussi avec 2 jeunes filles de 8 ans et un enfant d'un an, tous aveugles nés. Ils furent emmenés vers le tombeau, et après que beaucoup de sang ait jailli de leurs yeux, ils purent voir. Une autre femme pauvre, elle aussi aveugle-née, pria le jour de l'Ascension pendant la Liturgie avec une foi ferme et visita le tombeau du saint homme avec une profonde dévotion, et elle aussi reçut la vue. Ce miracle se fit en présence le l'évêque de Thérouanne, de l'abbé de saint Winoc et de l'abbé de saint Vaast d'Arras.

Beaucoup d'autres aveugles, malades, sourds, blessés et souffrants d'autres infirmités ont été guéris en demandant l'intercession du saint. Certains ont été libérés de la prison et d'autres sauvés des dangers de mort.

Traduction de la Vita Winnocus par le p. Thomas, monastère de Pervijze.
http://www.orthodox.be


HYMNE EN L'HONNEUR DE NOTRE PERE PARMI LES SAINTS, WINOC DE WORMHOUT

Maître de l'univers, qui règne sur le monde,
Jésus, qui es l'éternel Dieu avec ton Père,
Tu donnes aux âmes la rosée de Ta bénédiction salutaire,
Remplis maintenant les coeurs avec le feu de Ton Esprit.

Nous fêtons la fête de Winoc, ton ami,
Et nous Te vouons, ô Toi le Très-Haut, nos promesses,
Nous chantons des hymnes pour Ton soldat,
Parce qu'il brille d'une manière céleste par Ta lumière.

Il fut digne de porter le nom de "pasteur",
Puisque dans tous ces actes il se montra le serviteur de tous.
Il se mit à l'ouvrage comme s'il fut un esclave;
L'exemple que nous tous devons suivre.

Ses hautes vertus firent tourner la meule automatiquement
Et cela lui arracha des larmes douces.
Il pria et vit devant ses yeux brillants
Comment la farine augmenta dans le moulin.

Le curieux, qui l'épia, tomba à coté du blé,
Ses yeux perdirent la lumière, ses membres la force.
Winoc pria avec ferveur que cet homme guérisse
Et le Tout-Puissant écouta le désir de celui qui pria.

Winoc, le bien-aimé, fut joint aux astres,
Il brille, orné de dons éternels.
Il fut paré d'une couronne éternelle
Et il chante dignement la louange de Dieu.

Gloire au Père éternel, le Tout-Puissant,
Et gloire à son Fils,
Loué toujours avec le Saint Esprit,
En tout temps le Dieu Unique en Trois Personnes. Amen.






Saint Winnoc, Psautier de Saint-Bertin, 12ème s., bibliothèque royale Den Haag

05 novembre 2013

La plus grande des vertus (p. Amphilochios)

L'hospitalité est la plus grande des vertus. Elle nous attire la grâce du Saint Esprit. Mon enfant, je vois le visage du Christ sur la face de tout étranger.
Geron Amphilochios Makris



Hospitality is the greatest of virtues. It draws the grace of the Holy Spirit towards us. In every stranger’s face, my child, I see Christ himself.
Elder Amphilochios Makris

04 novembre 2013

Sainte Perpétue, épouse du saint Apôtre Pierre (04/11)

Comme l'exposait avec force et regrets l'archevêque grec d'Australie, mgr Stylianos, il y a chez les Orthodoxes hellénophones une sortie de phobie à l'égard du saint Apôtre Pierre, qu'on refuse de citer autrement qu'accompagné de saint Paul, qui fait passer sous silence gèné divers passages évangéliques, etc. Et ils ont communiqué cette phobie au restant de l'Eglise de rite oriental.. Or il se fait que ce jour nous fêtons la sainte épouse du saint Apôtre Pierre - car Eusèbe de Césarée nous rappelle que tant saint Pierre que saint Paul étaient mariés, ce dernier sur le tard certes mais il l'a été... Ce n'est dès lors pas pour rien que saint Paul dira que l'évêque se doit d'être marié avec charge de famille : "Aussi faut-il que l’évêque soit irréprochable, mari d’une seule femme, qu’il soit sobre, pondéré, courtois, hospitalier, apte à l’enseignement, ni buveur ni batailleur, mais bienveillant, ennemi des chicanes, détaché de l’argent, sachant bien gouverner sa propre maison et tenir ses enfants dans la soumission d’une manière parfaitement digne. Car celui qui ne sait pas gouverner sa propre maison, comment pourrait-il prendre soin de l’Église de Dieu? " (1 Timothée 3,2-5)

Souvenons-nous aussi de ces saintes épouses qui ont partagé le poids du ministère de leurs saints époux, et vécu le message évangélique jusqu'au plus profond de leur chair.
"Eusèbe de Césarée, citant les Stromates, 7, 63-64 de saint Clément d'Alexandrie, Père de l'Eglise du 2ème siècle : "On dit donc que le bienheureux Pierre, voyant sa femme conduite au dernier supplice, éprouva de la joie à cause de son appel et de son retour à la maison, et qu'il l'encourageait et la consolait en l'appelant par son nom et en disant : Souviens-toi du Seigneur. Tel était le mariage des bienheureux, et les dispositions parfaites de ceux qui s'aimaient le plus". (Eusèbe, Hist. Eccl., L. 3, ch. 30)
Le nom de l'épouse de saint Pierre était inconnu d'Eusèbe et de saint Clément, des légendes tardives lui en donneront divers, et cela se fixera sur "Perpétue"."


nb : les reliques de sainte Pétronille, connue comme fille de saint Pierre, se trouvent au musée de la cathédrale catholique-romaine de Namur.

nb2 : n'espérez pas trouver dans une église une icône du saint couple apostolique et leur sainte fille. Les familles de saints n'y sont pas appréciées, uniquement individuellement et surtout pas de clergé marié, encore moins d'apôtre ou de femme mariée - que des moines et moniales, ou presque.. heureusement que le jugement de Dieu corrigera tout ça.


Sainte Pétronille, enluminure du 14ème s.

Quelques enseignements de saint Raphaël de Lesvos



Voici quelques enseignements de saint Raphaël, un des martyrs de Lesvos révélés à l'époque contemporaine, par le biais des révélations lors de ses diverses apparitions à des habitants de Lesvos.

- Ceux qui donnent aux églises ont la bénédiction de Dieu. Un donateur à la maison de Dieu devient un bénéficiaire des dons de Dieu.

- Le travail prévient grandement des tentations.

- L'avarice est un terrible péché.

- Veiller sur sa langue amène toujours la paix.

- Un grand malheur attend celui qui vit avec des pensées contaminées.

- La bonté de l'âme est bien plus importante que la beauté du corps.

- Veillez à ne pas condamner votre prochain.

- Ô homme, préserve-toi du péché afin de gagner le Paradis.

- Chrétien, tous les matins sont à toi, mais le dimanche matin appartient à Dieu. N'oublie pas cela.

- Sans Sainte Communion, rien n'existe vraiment, il n'y a pas de vie éternelle pour l'homme.

- Le Saint Esprit est un air d'amour. Il est la lumière qui brûle. Il est une brise douce et rafraîchissante.

- La gloire de ce monde ne mène pas les enfants de Dieu au Ciel.

- L'humilité est une bénédiction qui protège l'âme du péché.

- La protection de Dieu est la vraie assurance de l'homme.

- L'obéissance aux paroles de l'Évangile donnera l'éternité à l'âme.

- Si l'on ne souffre pas dans cette vie terrestre, alors il ne sera pas facile de franchir les portes du Paradis.

- Quoi qu'il advienne à l'homme en cette vie, c'est à cause de sa mauvaise vie.

- Lorsque l'on prie, le démon s'effondre.

- L'étude de la divine Parole apporte la maturité à la pensée de l'homme.

- Jeûner doit s'accompagner d'une vie vertueuse.

- La formation spirituelle est plus importante que tout.

- Ne choquez pas votre prochain, ni en parole ni en acte.

- Le désespoir est l'oeuvre du démon.

- Sans l'affliction, le peuple Chrétien ne saurait entrer dans le Royaume des Cieux.

- L'argent n'apporte pas le repos à l'âme, mais la fait couler dans les ténèbres.

- La repentance ressuscite l'homme.

- Lorsque Dieu bénit, tout est délicieux, bénéfique et prospère.

- Les médicaments de l'âme, ce sont les divines Paroles de l'Évangile.


Source:
http://ag-rafail-nikolaos-eirini.blogspot.gr/2009/12/blog-post.html

03 novembre 2013

Fais bon accueil au dimanche (parabole celtique)


Fais bon accueil au dimanche, j'aime ce jour,
Le jour où notre Seigneur est Ressuscité.
Jour de joie et de repos,
Jour où rire en famille et entre amis,
Jour où jouer avec les enfants,
Jour où goûter la beauté de la nature,
Jour où rester tranquillement chez soi au coin du feu,
Jour où raconter les histoires du temps jadis,
Jour où chanter et danser,
Jour où adorer le Dieu Qui nous a créés,
Jour où Lui rendre grâce pour tous Ses bienfaits.


"Celtic Parables"