"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes. Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)

15 janvier 2014

Sainte Ita de Limerick, la Mère Adoptive de l'Irlande (+ 570)

(Deirdre, Dorothy, Ida, Ide, Meda, Mida, Ytha)

Morte vers 570. Sainte Ita est la plus célèbre sainte d'Irlande après sainte Brigitte (1er février), et on l'appelle la Brigitte du Munster. Comme beaucoup des premières moniales du pays, elle aurait été d'origine noble, née dans une des baronies de Decies près de Drum, dans le Comté de Waterford, appelée Deirdre.

Un aristocrate voulu l'épouser, mais après avoir prié et jeûné 3 jours durant, et avec l'aide divine, elle parvint à convaincre son père de lui permettre de vivre en vierge. Elle partit pour Hy Conaill (Killeedy), la partie occidentale du Limerick, et fonda une communauté de femmes consacrées à Dieu, qui bien vite attira nombre de jeunes femmes. Elle fonda aussi et diriga une école. Sa Vita tardive rapporte que l'évêque saint Erc confia à ses soins saint Brendan (16 mai), qui deviendra par la suite le célèbre abbé missionnaire - il lui aurait été confié de son 1er à son 6ème anniversaire. Nombre d'autres saints auraient été formés par elle des années durant. Pour cette raison, on l'appelle bien souvent la "mère adoptive des saints d'Irlande".

Brendan lui demanda un jour quelles étaient les 3 choses que Dieu aimait particulièrement. Elle répondit : "La vraie Foi en Dieu avec un coeur pur, une vie simple avec un esprit de piété, et une générosité pleine de charité."

Une berceuse Irlandaise à l'Enfant Jésus lui est attribuée. La "legenda" de sainte Ita rapporte ses austérités ascétiques. Le centre de sa dévotion était "l'inhabitation" de la Sainte Trinité. Comme d'autres figures monastiques d'Irlande, elle passa beaucoup de temps dans la solitude, priant et jeûnant, et le reste du temps au service de ceux cherchant assistance et conseil.

Elle et ses soeurs aidèrent à guérir les malades de la région. Nombre de miracles lui furent aussi attribués, dont un où elle rendit sa tête au corps d'un homme qui avait été décapité, et un autre où elle ne vécut que de la nourriture reçue des Cieux.

Bien que sa vie est alourdie de nombre d'éléments non-fiables, parce qu'elle a été si populaire et que sa "Vita" n'a  été écrite que tardivement, il n'y a aucune raison de douter de son existence. Il y a des dédicaces d'églises et de noms de lieu pour la rappeler, autour de son lieu de naissance et autour de son monastère. Elle est aussi mentionnée dans un poème du Bienheureux Alcuin (19 mai), et son culte est toujours vivace.

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