"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes. Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)

08 mars 2014

Carême et banissement de l'Enfer / Hadès (p. Tryphon, EORHF)


Lorsque j'étais jeune, un de mes auteurs favoris était un moine Trappiste, Thomas Merton. Dans l'introduction à son ouvrage "Nouvelles Semences de contemplation"  (ISBN 0-8112-0099-X), il écrivait : "L'enfer, c'était là où personne n'avait rien en commun avec qui que ce soit d'autre, sinon le fait que tous se haïssent mutuellement et ne savent ni s'éloigner des autres ni d'eux-mêmes."

Ceci correspond parfaitement à la vision Orthodoxe de l'enfer, qui est d'être en présence de Dieu pour toute l'éternité, et de haïr cela. Pour celui qui n'a jamais aimé et qui est consumé par son propre ego et ses propres passions, être avec Dieu pour toute l'éternité, ça sera pour lui vraiment infernal. Sans amour, nous ne saurions expérimenter le Feu de Dieu sans en être brûlé.

Le parcours du Carême est le bon moment pour se rebrancher sur l'amour de Dieu en renforçant l'amour dans notre propre coeur. En augmentant toujours plus notre amour et notre charité envers quiconque nous entoure, que ça soit des membres de la famille, des paroissiens, ou des étrangers en rue, l'amour du prochain devenant notre but du Carême. Et l'amour s'accroissant, la haine et la colère diminueront. Au plus le Christ grandira dans notre coeur, au plus la puissance de la haine et du péché diminueront aussi autour de nous, et l'enfer sera banit.

Dans l'amour du Christ,
higoumène Tryphon


 

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