"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes. Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)

13 mai 2014

Le baton et la houlette du prêtre (Ps 23,4)



Lectures du jour : Actes 10,21-33 & Jn 7,1-13

"Ton bâton, Ta houlette sont là qui me consolent." (Ps 23,4)

Lorsque David a écrit ce qui est probablement son plus célèbre Psaume, le peuple Hébreux de l'époque comprenait ce verset précis d'une manière que la plupart d'entre nous à notre époque ne sauraient le faire. Parce que le peuple de cette époque-là était bien familier avec l'activité de berger et ses méthodes, dès lors chacun comprennait ce que ce "bâton" et cette "houlette" étaient, et à quoi ils servaient. Ils savaient que le berger utilisait sa houlette pour marcher, pour s'appuyer dessus, pour garder l'équilibre en terrain difficile et rocailleux, et pour aider des moutons égarés à sortir d'un trou où ils auraient pu tomber. Ils savaient aussi que ce "bâton" était utilisé pour punir des moutons qui avaient l'habitude de s'écarter de la file, qui étaient indisciplinés ou qui avaient tendance à s'égarer au loin du troupeau et s'exposaient au danger. Dès lors la houlette devint le symbole du soutien, et le bâton de la correction et / ou de la punition. Pour un berger, les 2 étaient nécessaires; pour un troupeau, les 2 étaient utiles et importants pour leur sécurité et leur bien-être.

Bien que le clergé ne reçoive pas un bâton ou une houlette à son ordination, comme "bergers", ils reçoivent un Évangéliaire et une croix, que l'on pourrait comparer aux prototypes vétérotestamentaires : le prêtre se repose sur l'Évangile pour le soutien et l'utilise pour sortir son assemblée des épreuves, et en même temps il les exhorte avec la croix, les ramenant à la juste voie par l'image du Christ, de Sa souffrance, douleur et Passion volontaires.

XB!
P. John








Today's Scripture Readings:
Acts 10:21-33 & St. John 7:1-13

"Thy rod and Thy staff, they comfort me." (Psalm 23:4)

When David wrote what is now, perhaps, his most famous Psalm, the Hebrew people of that time understood this particular verse in a way that many of us in today's age can not. Because the people of that era were quite familiar with shepherding and shepherdic tactics, everyone fully understood what a "rod" and a "staff" were, and what they were used for. They knew that a shepherd used his staff to walk, lean on, keep his balance over rough, rocky terrain, and to help stray sheep climb out of pits they may have stumbled into. They also knew that a "rod" was used to discipline stubborn sheep who routinely got out of line, were unruly, or who were prone to wander away from the flock and into danger. The staff, then, became a symbol of support, while the rod symbolized discipline and/or punishment. To a shepherd, both tools were necessary; to a flock, both were needful and elemental to their safety and well-being.

Although clergy are not issued a rod or staff at their ordination, as "shepherds" they are given a Gospel Book and a Cross, which can be likened to their Old Testament prototypes: the priest leans on the Gospel for support and uses it to pull his congregation out of trouble, while at the same time admonishing them with the Cross, disciplining them with the image of Christ's voluntary suffering, pain, and passion.

XB!
Fr. John



Aucun commentaire: