"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes. Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)

03 juin 2014

Vies des saints / hagiographies: Occident & Orient, hier & aujourd'hui

J'ai retrouvé dans les archives d'Internet cet article qui m'avait beaucoup marqué en 2004, lorsque j'avais entamé mon défunt site "amdg". Qu'un professeur d'université occidentale expose si clairement cet historique est remarquable.


===========================
http://www.ditl.info/arttest/art1740.php

ETYMOLOGIE / etymology

Du grec γoς «saint, sacré» et γραϕ «écriture». Le substantif hagiographie apparaît en 1813. Il dérive du substantif masculin pluriel hagiographes (apparu à la fin du XVe siècle) et de l'adjectif masculin pluriel hagiographes (apparu au début du XVIe siècle: cf. l'expression les livres hagiographes). Ces deux termes résultaient eux-mêmes d'un emprunt au bas-latin hagiographa (substantif neutre pluriel) et désignaient les livres de l'Ancien Testament n'appartenant ni au Pentateuque, ni aux Prophètes, i.e. les livres sapientiaux ou historiques, comme les Psaumes, Job, ou les Rois.

ETUDE SEMANTIQUE / Definitions

Le genre hagiographique comporte six formes: la mention, la notice, l'anecdote, les miracula, les actes, la vita.

1. La mention
a- Mention isolée: l'épitaphe (v. l'article
b- Mention dans un calendrier ecclésiastique: prénom du saint, statut ecclésial, lieu où il est vénéré, époque où il a vécu.
c- Mention dans les Ménées: même composition, hexamètre iambique.

2. La notice
a- Dans un martyrologe: même composition, résumé de la vie du saint. Martyrologe d'Usuard (IXe siècle).
b- Dans un synaxaire: idem. Ex.: Synaxaire de Saint Nicodème l'Hagiorite.
c- Dans un légendier: vie abrégée du saint. Ex.: Légende dorée de Jacques de Voragine (XIIIe siècle).
d- Dans une collection critique: idem, commentaire critique. Ex.: Acta Sanctorum, éd. par les Bollandistes (1643-1894).

3. L'anecdote [sur l'anecdote profane, v. l'article, pp. 33-37]
Dans un recueil, elle est toujours assortie de maximes spirituelles attribuées au saint qu'il s'agisse d'un recueil systématique(ex: série alphabétique des Apophtegmes des pères du Désert, du début Ve siècle); thématique(ex.: Histoire des moines d'Égypte du Ve siècle); arbitraire(ex.: Histoire lausiaque de Pallade, v. 420).
Dans un traité ascétique, elle a une fonction didactique.(ex.: L'échelle de saint Jean Climaque, v. 645).
Dans un traité théologique, la preuve est apportée par la tradition. Ex.: Traités sur les saintes icônes de saint Théodore Studite (v. 815).
Dans un vademecum catéchétique sa fonction est illustrative, (ex.: littérature occidentale médiévale des exempla.
Dans une chronique. Ex.: Historia Francorum de saint Grégoire de Tours (581-587).
Dans une lettre. Ex.: Lettre à Bassula de Sulpice Sévère (v. 398).

4. Les miracula
a- Recueil de miracles: souvent anonyme. Ex.: Miracles de St. Démétrios de Thessalonique.[V. l'article PASSIONNAIRE].
b- Récit de translation ou d'invention de reliques: dans une vita ou une chronique. Ex.: Invention des reliques des Saints martyrs Gervais et Protais relatée dans le Vie de saint Ambroise de Milan (v. 422).

5. Les actes
a- Actes proconsulaires. Ex.: Actes des martyrs scillitains (v. 180).
b- Actes remaniés ou panégyrique. Ex.: Actes des saintes Félicité et Perpétue (IIIe siècle).
c- Passion fabuleuse. Ex.: Passion de sainte Cécile de Rome (début IVe siècle).

6. La vita
a- Vita indépendante. Ex.: Vie de saint Antoine par saint Athanase (v. 360).
b- Dans un recueil systématique ou ménologe. Ex.: Ménologe de saint Syméon Métaphraste (Xe siècle).
c- Dans un recueil thématique. Ex.: Histoire philothée de Théodoret de Cyr (v. 440).
PP

Le mot revêt actuellement les significations suivantes:
1. Rédaction du récit de la vie d'un saint.
2. (Par métonymie) Genre littéraire constitué des diverses formes de récit de la vie des saints. Il s'agit du sens littéraire retenu pour le commentaire ci-après.
L'hagiographie fait donc partie des genres narratifs; son intention étant édifiante, elle entre dans la nomenclature de la littérature didactique, et de la littérature religieuse. On pourra se reporter, entre autres aux articles BIOGRAPHIE, spécialement p. 171 (l'hagiographie est un des genres de la biographie), EXEMPLUM HEROS (le saint est le héros du récit hagiographique, personnage sur lequel repose la définition du genre; c'est aussi un héros de la religion, un homme qui a montré des vertus héroïques, et qui sert de modèle dans la construction d'une IDENTITE -v. ce terme- religieuse), HISTOIRE (l'hagiographie est une histoire, c'est aussi l'une des manières de construire et de dire l'histoire; c'est donc aussi avec toute la nomenclature de la littérature historique qu'on peut la mettre en relation), LEGENDE (dont elle est presque synonyme dans son acception principale), MIRACLE, MYTHE (entre le récit mythique et la légende religieuse, il existe des liens de nature), PASSIONNAIRE (recueil hagiographique), VITA, etc.
3.Branche de l'historiographie ayant pour objet l'étude de la vie des saints et de sa relation écrite.
4. (Par extension avec une connotation péjorative) Biographie d'un individu célèbre excessivement ou systématiquement élogieuse. «Hagiographie et iconoclastie: insolites américains» (titre d'un ouvrage collectif, Aix-en-Provence: GRENA, 1983).
JMG

COMMENTAIRE / Analysis

Histoire du genre
L'hagiographie naît au IIe siècle du désir de la communauté chrétienne persécutée de conserver la mémoire des martyrs et de trouver en eux des intercesseurs. Les premiers actes connus, tels ceux de saint Polycarpe de Smyrne (v. 156) ou des martyrs de Lyon (v. 187), reflètent déjà cette double vocation de l'hagiographie: littérature du souvenir, mais aussi de la présence efficiente de ceux qui se sont conformés au Christ en imitant son sacrifice. Les grandes persécutions du IIIe siècle (Dèce et Valérien, 250-260; Dioclétien et Maximien, 284-305) suscitent une floraison de nouveaux actes, un essor du culte des martyrs et un infléchissement de la fonction impartie à l'hagiographie. Lus par l'évêque devant la communauté réunie au jour anniversaire du martyre, les actes prennent un caractère apologétique et l'hagiographie devient l'un des véhicules privilégiés de l'enseignement de l'Eglise. Comme le montrent par exemple les actes de saint Cyprien de Carthage (v.258), la simple transcription du procès verbal d'audience se transforme alors en apologue sur la spiritualité du martyre envisagé comme confession suprême de la foi.
Une fois la paix constantinienne instaurée, l'Eglise continue à honorer la mémoire des martyrs en prononçant leur éloge funèbre et en inventoriant les miracles accomplis à leur tombeau. Ainsi apparaîtront deux nouvelles formes hagiographiques: le panégyrique, pratiqué par les Pères cappadociens, et le recueil de miracles (Miracles de saints Cyr et Jean, Miracles de saints Côme et Damien). Bientôt, l'Eglise associe à la mémoire des martyrs, celle d'autres témoins de la foi, tout aussi vénérés par le peuple: les confesseurs. En outre, prenant acte de l'extinction des persécutions et du statut privilégié qui lui est accordé par le pouvoir impérial, elle reconsidère la spiritualité chrétienne et tend à substituer au martyre du sang celui des larmes: l'ascèse. Ainsi naîtront aux confins du IVe et du Ve siècles, d'une part la biographie épiscopale dont la Vie de saint Ambroise de Milan par Paulin (v.422) et celle de saint Martin de Tours par Sulpice Sévère (v.397) demeurent les exemples les plus achevés, et d'autre part la biographie ascétique appelée à jouer un rôle déterminant dans le développement de l'Eglise. C'est la Vie de saint Antoine le Grand, rédigée vers 360 par saint Athanase, qui fonde véritablement l'hagiographie chrétienne: elle servira de modèle à toutes les compositions ultérieures, tant orientales qu'occidentales.
La biographie ascétique s'épanouit au cours du Ve siècle grâce à l'essor du monachisme dans les déserts d'Egypte, de Palestine et de Syrie. Alors sont composées, par exemple, les diverses Vies de saint Pacôme ou celles de saint Hilarion le Grand et de saint Marc par saint Jérôme. Mais, en offrant à la spiritualité chrétienne l'idéal de l'érémitisme, l'exigence monastique provoque l'apparition d'une nouvelle forme hagiographique, adaptée à la recension des exploits et des maximes des anachorètes. De cette période féconde datent en effet les grands recueils d'anecdotes sur les Pères du Désert, promis à une diffusion universelle: les séries d'Apophtegmes, l'Histoire des moines d'Egypte, l'Histoire lausiaque de Pallade, l'Histoire philothée de Théodoret de Cyr, etc.
L'implantation en Provence de la tradition monastique du désert par saint Cassien donnera à l'hagiographie occidentale un nouvel élan en accentuant son caractère ascétique. Au VIe et VIIe siècles, celle-ci connaît une sorte d'âge d'or à la faveur de l'expansion lérinienne, puis du renouveau colombanien. Des hagiographes de grand talent (Venance Fortunat, Grégoire de Tours, Jonas de Bobbio, Grégoire le Grand) exploitent la diversité des formes consacrées par la tradition pour décrire les multiples aspects de la sainteté. Ceux du Regnum Francorum, par exemple, campent, dans des biographies, des chroniques, desrecueils d'anecdotes ou de miracles, le type de la vierge consacrée( Vie de sainte Geneviève), de l'ascète du désert (Vita Patrum, Vie des Pères du Jura), du martyr thaumaturge (Miracles de saint Julien de Brioude), de l'évêque à l'infini miséricorde (Miracles de saint Martin de Tours), de la reine moniale (Vie de sainte Radegonde), du commis palatin promu à l'épiscopat (Vie de saint Eloi, Vie de saint Didier de Cahors), un fondateur d'un grand monastère (Vie de saint Mandrille de Fontenelle, Vie de saint Philibert de Jumièges), etc.
Ce remarquable équilibre atteint par l'hagiographie latine se rompt au cours du VIIIe siècle et de la première moitié du IXe siècle quand les Carolingiens brisent l'unité spirituelle de la Romania en instaurant en occident un nouvel ordre politique et culturel. La rupture avec Byzance, l'uniformisation de la vie monastique et liturgique (usage exclusif de la règle de saint Benoît et du latin), la conformisation des institutions ecclésiastiques aux institutions politiques ou la promotion d'un certain humanisme constituent autant d'innovations qui remettent virtuellement en cause non seulement l'intégrité formelle de l'hagiographie, mais aussi sa fonction spirituelle en tendant à la couper de ses racines. La production de la période carolingienne trahit, malgré de brillantes exceptions (Vie de saint Boniface par Willibad de Mayence, Vie de saint Benoit d'Aniane par Adon Smaragde), cet effritement de la tradition hagiographique, particulièrement sensible dans les Vitae remaniées par Alcuin (Vie de saint Vaast d'Arras) ou Loup de Ferrières (Vie de saint Maximin de Trèves).
Au IXe siècle, la rédaction des martyrologes historiques (Florus, v.800; Adon, v. 855; Usuard, v. 875), intégrant le corpus hagiographique au cycle liturgique, tempéra certes le déséquilibre naissant de l'hagiographie occidentale. Mais celui-ci ne tarda guère à s'accentuer à cause d'une autre initiative carolingienne: l'adhésion sans réserves des théologiens entourant Charlemagne à la doctrine trinitaire d'Augustin et à la conception de la grâce que celle-ci impliquait. Tant que l'Occident avait envisagé l'ascèse, conformément à la tradition patristique, comme une synergie de la nature et de la grâce, comme une coopération du libre effort de l'homme et des énergies divines du Christ ressuscité, ses hagiographes avaient décrit avec soin le martyre quotidien que s'inflige le chrétien aspirant à la déification. Dès lors que l'Occident, suivant Augustin, amoindrira les capacités de la nature en vertu de la souveraineté de la grâce, ses hagiographes auront tendance à présenter le saint comme un être d'élite, promis dès sa naissance à l'exercice spontané des vertus, quasiment prédestiné à la jouissance des biens célestes dès cette vie. Déjà perceptible dans certains textes du Xe siècle (cf Vie de saint Mansuy de Toul par Adson, Histoire de l'Eglise de Reims par Flodoard), ce travers, qui confinera parfois à la caricature, altérera progressivement le message spirituel de l'hagiographie occidentale. Celle-ci n'en poursuivra pas moins son développement et saura même retrouver la simplicité et la vigueur de la tradition, en particulier dans les biographies des grands réformateurs de la vie monastique: cf Vie de saint Bernard de Clairvaux par Guillaume de saint-Thierry (v.1155), Vie de saint Dominique par Jourdain de Saxe (v.1235), premières légendes franciscaines de Thomas de Celano (XIIIe siècle),etc.
Les prétentions de la papauté romaine à l'hégémonie universelle ont pourtant scellé le devenir de l'hagiographie occidentale. La rupture avec les patriarcats orientaux (1054) et l'érection du Filioque en dogme de foi (1215) l'ont définitivement coupée de ses racines traditionnelles et enfermée dans un augustinisme appelé à se systématiser. La progressive dévolution au seul siège romain du pouvoir de canoniser (1170-1634) a, en outre, réduit la dialectique de l'hagiographie et de la vénération populaire à un rapport institutionnel, sinon juridique. L'hagiographie latine subira dès lors, suivant un mouvement qui prolonge le déclin du monarchisme amorcé au XIIIe siècle, un lent, discret, mais incoercible processus de marginalisation qui restreindra graduellement ses prérogatives didactiques.
Au XVIIe siècle, la Contre-Réforme tridentine, pressée par l'iconoclasme protestant a bien essayé d'enrayer cette évolution en favorisant une révision critique du legs hagiographique. Ce sera l'œuvre des Bollandistes qui éditeront la première des grandes collections érudites: les Acta Sanctorum (1643-1894). Mais la rigueur épistémologique de la critique historique n'a pas eu l'effet escompté. Loin d'établir l'hagiographie sur des bases incontestables, elle a jeté le discrédit sur l'ensemble de ses productions, l'a rendue suspecte aux élites et a ruiné tant l'ingénuité que l'unanisme de sa réception dans l'Eglise catholique. La volonté manifestée à la même époque par la hiérarchie ecclésiastique de discipliner l'exubérance de la piété populaire pour l'orienter vers un culte christocentrique a, de plus, contribué à brider la spontanéité de l'hagiographie latine. Ces conditions peu favorables n'ont pas empêché celle-ci de jouer un rôle déterminant dans la spiritualité populaire jusqu'à la fin du XIXe siècle, ainsi qu'en témoigne le succès considérable de collections comme les «Petits Bollandistes» (1858-1860). Tel n'est plus le cas aujourd'hui. Victime de l'aggiornamento de l'Eglise catholique qui a considérablement restreint le culte des saints, l'hagiographie n'est plus, en Occident, qu'un genre mineur, volontiers méprisé par une élite moderniste, contraint de s'adresser à une infime minorité dévote ou traditionaliste ou d'emprunter le masque de la littérature, sinon du reportage.

Au sein de l'Eglise orthodoxe, en revanche, jamais l'audience de l'hagiographie n'a décliné. En dépit, ou peut-être à cause, des querelles théologiques et des crises politiques, celle-ci a toujours exercé pleinement sa fonction didactique: avec la liturgie et l'icône, elle est restée l'un des trois principaux vecteurs de transmission du dogme vécu. La tradition inaugurée par saint Athanase et ses disciples des Ve et VIe siècles (Pallade, Cyrille de Scythopolis, Jean Mochos) a été brillamment poursuivie par les hagiographes de la Romania byzantine, puis ottomane, et ceux des Etats convertis au christianisme orthodoxe aux IXe et Xe siècles (Russie, Serbie, Bulgarie). Toutes les formes hagiographiques ont alors été exploitées au gré des besoins et des circonstances. Certaines ont été portées à leur point de perfection, comme le recueil d'anecdotes par les rédacteurs du Paterikon de Kiev (XIIe siècle), ou la notice par le métropolite Macaire (Ménées, XVIe siècle) et saint Nicomède l'Hagiorite (Synaxaire, XVIIIe Siècle).
D'autres ont trouvé une nouvelle vigueur, tels ma mention versifiée par les hymnographes du Studion (Ménées, IXe siècle), ou les actes qui fleurirent dès que la persécution turque eut suscité de nouveaux martyrs en Grèce et dans les Balkans. Une forme hagiographique a conservé sa suprématie en atteignant une rare complexité: la biographie ascétique. La plupart des figures charismatiques de cette période se sont vu consacrer une vita: ainsi entre autres, saint Jean l'Aumônier (par Léonce de Néapolis, VIIe siècle), saint Etienne de Sabaïte (VIIIe siècle), saint Athanase l'Athonite (Xe siècle), saint André le Fol en Christ de Constantinople (Xe siècle), saint Nil de Rossano (par Barthélémy, XIe siècle), saint Syméon le Nouveau Théologien (par Nicétas Stéthatos, XIe siècle), saint Serge de Radonège (par Epiphane le Sage, XVe siècle) et surtout les grands hésychastes du XIVe siècle byzantin, comme saint Grégoire Palamas (par Philotée de Constantinople) ou saint Maxime le Capsocalyvite (par Théophane de Périthéroion).
Cette intense production, qu'aucune épreuve historique n'a tari, continue actuellement. En Grèce, en Serbie, en Roumanie, au Mont Athos, des hagiographes composent aujourd'hui des ménologes (Arch.J. Popovic, 1972-1977), des recueils d'anecdotes (H.I.Blan, Paterikon roumain, 1980), des actes (F.M. Polsky, The New Martyrs of Russia, 1972), des recensions de miracles (M.Makaria, Miracles de saint Ephrem le Nouvel Apparu, 1981) et surtout des biographies ascétiques (M.Païssios, saint Arsène de Cappadoce, 1979; M. Marthe, le saint prêtre Nicolas Planas, 1965). Dans toutes ces publications, l'hagiographie poursuit son objectif séculaire: rendre présent, grâce au récit de ses épreuves et de ses exploits, un homme déifié par la grâce.
Pierre Pasquier
Université de Paris III, 1988.

BIBLIOGRAPHIE / Bibliographie

Aigrain, R.– L'hagiographie, ses sources, ses méthodes, son histoire.– Paris : Bloud et Gay, 1953.
«Biographies spirituelles», in Dictionnaire de spiritualité (G. Bardy, Ir. Hausherr, F. Vernet, P. Pourrat et M. Viller).
Delehaye, H.– Les légendes hagiographiques.– Bruxelles : Société des Bollandistes, 1905. Delahaye, H.– Les passions des martyrs et les genres littéraires.– Bruxelles : Société des Bollandistes, 1921.
Patlagean, E.; et Riché P. (éd).– Hagiographie, cultures et sociétés (IVe-XIIe siècle).– Paris: Etudes Augustiniennes, 1981.

Aucun commentaire: