"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes. Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)

12 juillet 2014

Père Païssios l'Athonite - commémoration en Grèce (12 juillet, dies natalis)

http://www.pravoslavie.ru/english/62851.htm




La commémoration annuelle du célèbre père spirituel athonite Païssios de la sainte Montagne (né Arsenios Eznepidis) est celébrée le 12 juillet au monastère Saint Jean le Théologien à Souroti, Grèce, près de Thessaloniki, où reposent ses saintes reliques. L'an dernier l'office était présidé par les métropolites Nikodemos de Kassandra et Athanasios de Limassol. Des milliers d'enfants spirituels de l'Ancien Païssios et de ceux qui l'aiment viennent à Souroti pour honorer la mémoire du célèbre ascète et père spirituel, rapporte l'agence de presse Romphea.

P. Païssios est né en Cappadoce, Turquie, juste avant l'échange de population entre la Grèce et la Turquie en 1924. Il a reçu le prénom Arsenios de saint Arsène de Cappadoce, qui l'a baptisé et lui a prédit son futur monastique. En septembre 1924, la famille Eznepidis s'installa à Konitsa, en Épire. Arsenios y grandit et après avoir achevé l'école, il devint charpentier. En 1945, il fut appelé pour son service militaire, et il servit pendant trois ans et demi comme opérateur radio. Après son service militaire, il envisagea d'entrer dans la vie monastique, mais il devait subvenir aux besoins de ses soeurs.

Ce n'est qu'en 1950 qu'il pu joindre la Sainte Montagne et y devenir novice auprès du futur higoumène du monastère athonite de Koutloumousou, Cyrille. De là, il fut envoyé au monastère d'Esphigmenou, où il oeuvra 4 ans comme novice. En 1954, il devint moine rassophore sous le nom d'Averkios et s'instala au monastère de Philotheou, où il devint disciple du père Simeon. En 1956, il fut tonsuré moine sous le nom de Païssios.

En 1958, l'Ancien Païssios partit pour le monastère de la Nativité de la Mère de Dieu à Stomio, Konitsa, où on lui demanda de s'opposer à la propagande du Protestantisme dans la région. En 1962, l'Ancien s'installa au Sinaï, au monastère Sainte Catherine. Il revient au Mont Athos en 1964 s'installer au Skete d'Iviron. En 1966, il tomba gravement malade et une partie importante de ses poumons dû lui être enlevée. A partir de mai 1978, l'Ancien Païssios vécu dans la cellule Panagouda du monastère de Koutloumous, où il recevait des milliers de gens venant le voir. En octobre 1993, l'Ancien, qui était en phase terminale de cancer, partit pour le Couvent de saint Jean le Théologien à Souroti.

Le p. Païssios était détaché de toutes les choses de ce monde, il avait un don de clairvoyance, et offrit des conseils spirituels et soins pastoraux à d'innombrables personnes. L'Ancien Païssios s'endormit dans le Seigneur le 12 juillet 1994 au monastère Saint Jean le Théologien, à Souroti, et y fut enterré derrière l'Autel de l'église monastique saint Arsène de Cappadoce.




 








Mes photos de mon pèlerinage à Panagouda, dans la cellule du p. Païssios. J'ai aussi été opérateur radio à l'armée. Et j'ai de la terre de son tombeau à Souroti comme relique. Que par ses saintes prières, le père Païssios intercède pour nous tous auprès de la très Sainte Trinité.