"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes. Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)

29 septembre 2014

Je te rends grâces, parce que tu m’as donné de vivre, mon Dieu (saint Syméon le Nouveau Théologien)

Je te rends grâces, parce que tu m’as donné de vivre, de te connaître et de t’adorer, mon Dieu. Car « la vie, c’est de te connaître, toi le seul Dieu » (Jn 17,3), créateur et auteur de tout, non engendré, non créé, sans principe, unique, et ton Fils, engendré de toi, et l’Esprit très saint, procédant de toi, la trine unité digne de toute louange…

Qu’y a-t-il chez les anges, chez les archanges, les souverainetés, les chérubins et les séraphins et toutes les autres armées célestes, comme gloire ou comme lumière d’immortalité, quelle joie, quelle splendeur de vie immatérielle, sinon l’unique lumière de la Sainte Trinité?

Cite-moi un être incorporel ou corporel, tu trouveras que c’est Dieu qui a tout fait. Si on te parle d’un être quelconque, ceux du ciel, ceux de la terre ou ceux des abîmes, pour eux aussi, pour tous, il n’y a qu’une vie, une gloire, un désir et un royaume, une unique richesse, joie, couronne, victoire, paix ou tout autre éclat que ce soit : la connaissance du Principe et de la Cause d’où tout est venu, d’où tout a pris naissance.
Là est Celui qui maintient les choses d’en haut et les choses d’en bas,
Là est Celui qui met en ordre tous les êtres spirituels,
Là est Celui qui règne sur tous les êtres visibles…

Ils ont grandi en connaissance et redoublé de crainte en voyant Satan tomber et ses compagnons emportés par la présomption. Ceux qui sont tombés ont oublié tout cela, esclaves de leur orgueil ; tandis que tous ceux qui en ont conservé la connaissance, soulevés par la crainte et l’amour, se sont attachés à leur Seigneur. Ainsi la reconnaissance de Sa seigneurie produisait aussi l’accroissement de leur amour parce qu’ils voyaient mieux et plus clairement l’éclat fulgurant de la Trinité.
Syméon le Nouveau Théologien (v. 949-1022)
Hymne 2, Sources Chrétiennes SC156, p. 183 rev

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