"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes. Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)

06 octobre 2014

La désescalade dans la colère pour préserver une relation (Lc 6)

Lectures du jour : Eph 4,25-32 & Lc 6,24-30

"Si quelqu'un vous frappe sur la joue, tendez-lui aussi l'autre." (Lc 6,29)

Dans la culture de l'époque, giffler quelqu'un était considéré comme très humiliant car c'était un geste délibéré de manque de respect. Cependant lorsque le Christ recommande en Son évangile l'attitude de tendre l'autre joue, Il ne faisait probablement pas tant référence à l'injure physique, qu'aux injures orales et autres indignités dont on peut souffrir. Dès lors, cela donnait à l'enseignement de Jésus une profondeur bien supérieure que le geste visible.

Lorsque quelqu'un nous insulte, nous sommes souvent prompts à répliquer, et habituellement nous le faisons avec une plus grande habileté. Les échanges d'insultes deviennent dès lors un jeu d'escalade, qui pourrait vraiment ruiner un mariage, une famille ou une amitié. La recommandation du Christ de tendre l'autre joue, c'est un moyen par lequel nous veillons sur notre langue, activement, désamorçant la situation par le silence.

Ne vous faites pas d'illusion : refuser de répondre lorsqu'on est insulté, cela demande un grand courage et une grande force. Et cependant, si cela peut sauver une relation, qui en ferait l'économie?

P. John






Today's Scripture Readings:
Ephesians 4:25-32 & St. Luke 6:24-30

"To him who strikes you on the one cheek, offer the other also." (Luke
6:29)

Amidst the culture of that time, slapping someone's face was considered very demeaning because it was a deliberate gesture of disrespect. Yet when Christ imparted the aspect of turning the other cheek to His gospel, He was probably not referring so much to physical injury, as to verbal insults ("verbal backhands") and other indignities one might suffer. This, then, gave Jesus' teaching a far deeper meaning than at face value.

When someone insults us, we are often quick to retaliate and usually do so with greater veracity. Trading insults, therefore, becomes a game of escalation, one which could really ruin a marriage, a family, or a friendship. Christ's admonishment to turn the other cheek is a means by which one actively keeps their tongue in check, defusing the situation with silence.

Have no illusions: refusing to respond when insulted takes great courage and strength. Yet if it serves to save a relationship, who can count the cost?

Fr. John

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