"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes. Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)

01 février 2014

Sainte Brigitte de Kildare, aussi Mère dans l'Entre-Sambre-et-Meuse grâce à saint Feuillen


Tropaire de sainte Brigitte de Kildare Ton 1
O sainte Brigitte, tu devins sublime par ton humilité, *
et tu volas sur les ailes de ton désir pour Dieu. *
Lorsque tu arrivas à la Cité Éternelle et parus devant ton Divin Époux, *
portant la couronne de la virginité, *
tu tins ta promesse *
de te souvenir de ceux qui auraient recours à toi. *
Tu fais descendre des pluies de grâce sur le monde, et multiplie les miracles. *
Intercède auprès du Christ notre Dieu, afin qu'Il sauve nos âmes.


Kondakion de sainte Brigitte de Kildare Ton 4
Remplie de divine sagesse, la sainte vierge Brigitte *
vécut dans la joie son enfance évangélique, *
et avec la grâce de Dieu *
atteint de la sorte le sommet de la vertu. *
C'est pourquoi elle répand à présent les bénédictions sur ceux qui viennent à elle avec foi. *
O sainte Brigitte, intercède auprès du Christ notre Dieu *
afin qu'Il fasse accorde le Salut à nos âmes.


Sa vie, son oeuvre et son héritage :
http://stmaterne.blogspot.com/2009/02/sainte-brigitte-de-kildare-goarch.html

http://stmaterne.blogspot.com/2007/02/sainte-brigitte-la-marie-des-gals.html


(anciennement :
http://home.scarlet.be/amdg/sankt/brigitte.html

En participant aujourd'hui (01.02.14) à une marche sportive dans les environs d'Hanzinne (Florennes), j'étais heureux de passer par un "bois de Saint Feuillen", croiser (et prier) à une chapelle sainte Brigitte - toute notre région a été spirituellement imprégnée par saint Feuillen et ses frères qui nous ont apporté la Foi sans compromis des Pères Celtes, à l'Orthodoxie incontestable. Et sainte Brigitte est "une d'entre eux", son nom est fréquent ici, il ne faut pas écraser la mêche qui fume encore, il faut souffler dessus.



Parler de la vie spirituelle sans la connaître (saint Macaire le Grand)





Ceux qui parlent de sujets spirituels sans les avoir goûtés ou expérimentés sont comme cet homme qui, marchant dans le désert, avait une soif terrible. Alors afin de satisfaire sa soif, il dessina une fontaine débordante d'eau, alors que ses lèvres et sa langue brûlaient de soif.
Saint Macaire le Grand

31 janvier 2014

Nous sommes un peuple de rois-prêtres & prophètes!

Gloire à Jésus-Christ!

Lectures du jour : 1 Pi 1,1-2,10-12; 2,6-10 & Mc 12,1-12

"Mais vous êtes une race élue, un sacerdoce royale, une nation sainte." (Pi 2,9)

En utilisant cette terminologie particulière, Pierre nous expose notre identité à la face de Dieu : Son peuple, c'est un peuple élu, royal, sain. Dès lors nous avons à vivre en fonction de ces attentes.

P. John



 Glory to Jesus Christ!

Today's Scripture Readings:
1st Peter 1:1-2,10-12; 2:6-10 & St. Mark 12:1-12

"But you are a chosen race, a royal priesthood, a holy nation." (James 2:9)

By using this particular phrasing, Peter lays out for us our identity in God's eyes: His people are chosen, royal, holy. Now all we have to do is live up to these expectations.

Fr. John

Sainte Melangell, ermitesse puis abbesse (+ vers 590)

Morte vers 590 (voire 7ième ou 8ième siècle).
Melangell (Monacella) était ermitesse dans le Montgomeryshire. Elle devint par la suite abbesse d'une petite communauté dans un coin éloigné du Pennant Melangell (à présent Powys). Son église et son tombeau ont été récemment restaurés. Elle fait partie de ces nombreux saints dont le culte a fleuri localement bien longtemps avant qu'une Vita ne fut rédigée; la seule source que l'on possède encore est une version du 15ième siècle basée sur une source antérieure.
Dans une version galloise de son récit, elle apparaît dans les généalogies comme une descendante de Macsen Wledig (l'empereur romain usurpateur Magnus Maximus).
Dans la "Historia Monacellae," qui a été rédigée par Matthew de Westminster, Melangell est présentée (classiquement) comme "fille d'un roi Scot" (Écossais ou Irlandais, terme vague), Iowchel, qui voulait la marier avec un noble, mais elle s'enfuit et se cacha dans les montagnes de Pennant en Powys. Là elle vécut 15 ans durant "sans voir de visage humain, servant Dieu, en vierge sans demeure".

Un jour le prince de Powys, Brochwel Ysgythrog, vint chasser dans son voisinage, et il poursuivit un lièvre jusque dans la clairière de la forêt où Melangell était en prière. Le lièvre courut se réfugier dans ses vêtements, fit face à son poursuivant à travers un pan de sa tunique. Brochwel eu beau crier sur ses chiens, ils reculèrent, hurlants. Le chasseur tenta de relancer sa meute avec son cor de chasse, mais il se colla à ses lèvres et le rendit muet. Brochwel approcha de la fille pour une explication. Quand il eut apprit de Melangell son histoire, il lui fit don de la terre sur laquelle ils se trouvaient comme "refuge perpétuel et lieu de sanctuaire pour les lièvres" dont elle s'était faite l'amie, en reconnaissance de la protection de Dieu pour le "petit lièvre sauvage" dans l'ombre de Sa servante Melangell.

La sainte aurait encore vécut 33 ans après cette rencontre, rassemblant une communauté autour d'elle, qu'elle dirigea comme abbesse. Mais cela devint aussi un lieu de rencontre pour les lièvres, qui ne montrèrent jamais de signe de crainte envers leur protectrice, au point qu'on finit par les appeler "les agneaux de Melangell".
L'église de Pennant Melangell en Montgomeryshire se trouverait sur le lieu où tout cela s'est déroulé. Elle contient encore des vieilles gravures médiévales sur le vieux jubé, rapportant l'histoire du lièvre, et la chapelle du tombeau à l'extrémité Est, tombeau à présent restauré. A un quart de mile de là sur le versant opposé de la vallée, on trouve un creux dans la roche qui est appelé Gwely Melangell, le "lit en dur de Melangell."

Avec sainte Winifred, elle est une des 2 seules saintes femmes du Pays de Galles à avoir une biographie en latin.

Melangell est la patronne des lièvres et lapins!



Les agneaux de Melangell
http://www.red4.co.uk/Folklore/fairytales/melagellslambs.htm
Brochwel, prince de Powys, un certain jour de l'année 604 de notre Seigneur, était occupé à chasser en un lieu appelé Pennant. Ses chiens prirent en chasse un lièvre, et ils poursuivirent à travers un épais fourré. Les ayant suivit à travers le fourré, il vit une belle vierge, agenouillée, occupée à prier Dieu avec ferveur. Le lièvre était couché dans les plis de son vêtement, faisant fièrement face aux chiens. Le prince cria "attrapez-le! Attrapez-le!", mais au plus il poussait ses chiens, au plus ils reculaient, et pour finir ils s'enfuirent, jappant de peur. Le prince, surpris de l'étrange comportement de ses chiens, se tourna vers la jeune fille et lui demanda qui elle était. "Je suis la fille d'un roi d'Irlande", répondit-elle, "et parce que mon père voulait me marrier à un de ses chefs, je me suis enfuie de ma terre natale, et, Dieu me guidant, je suis arrivé en ce lieu désert, où cela fait 15 ans que je sers Dieu sans avoir vu visage humain."
Le prince lui demanda son nom, et elle répondit qu'elle s'appelait Melangell (Monacella étant la forme latine de son nom). Là dessus, le prince déclara par ces paroles : "O très digne Melangell, je sens bien que tu es la servante du vrai Dieu. Parce qu'il Lui a plu, de par tes vertus, d'accorder protection à ce petit lièvre sauvage face à l'attaque et la poursuite de chiens voraces, je donne et te présente volontairement ces terres qui sont miennes, pour le service de Dieu, afin d'être un asile et un refuge perpétuel. Si quelqu'homme ou femme vient s'y enfuir pour y chercher ta protection, pourvu qu'ils ne souillent pas ton sanctuaire, qu'aucun prince ni chef ne commette l'imprudence envers Dieu de tenter de les en retirer."
Melangell passa le restant de ses jours en ce lieu solitaire, dormant sur un rocher nu. Nombreux furent les miracles qu'elle accomplit pour ceux qui cherchaient, d'un coeur pur, refuge en son sanctuaire. Les petits lièvres sauvages furent même sous sa protection spéciale, et c'est pour cela qu'on les appelle "les agneaux de Melangell". De nos jours encore, si un lièvre est poursuivit par des chiens, et que quelqu'un crie "Dieu et Melangell soient avec toi", il en réchappera.


Tropaire de sainte Melangell ton 8
Préférant les rigueurs du monachisme à la vie mariée mondaine, O pieuse Melangell, *
Tu te vécus 15 ans sur un rocher, digne émule des Stylites Syriens. *
C'est pourquoi, O sainte, prie Dieu afin qu'Il nous donne la force de Le servir comme Il le désire, *
Pour que nous puissions être trouvés dignes de Sa grande Miséricorde.


Kondakion de sainte Melangell ton 4
Louange, gloire et honneurs te sont dûs, O juste Melangell, *
Car en consacrant ta virginité au Christ, tu nous a donné un modèle de vie Chrétienne. *
C'est pourquoi nous qui fêtons ta mémoire *
Prions pour recevoir la grâce d'amender nos vies selon ton exemple, *
Et glorifier Dieu en chaque parole et acte.




A (re)lire sur le sujet :
Les saints des Déserts de Grande-Bretagne (p. Stephen Maxfield)
http://stmaterne.blogspot.com/2008/12/les-saints-des-dserts-de-grande.html


Site internet officiel de l'église (anglicane) et du tombeau de Sainte Melangell, qui contient le plus ancien tombeau de l'époque Romane en Europe du nord et est un lieu de pèlerinage fréquenté. Le site contient des informations pour les visiteurs et pèlerins. :
http://www.st-melangell.co.uk/







Cher Dieu, je sais que je ne suis pas parfait...


Cher Dieu, je sais que je ne suis pas parfait.
Je sais que parfois j'oublie de prier,
je sais que parfois je remets ma Foi en question,
je sais que parfois je perds mon calme,
mais je Te remercie de m'aimer
inconditionnellement et me donne
une nouvelle journée pour recommencer.

30 janvier 2014

Sainte Aldegonde de Maubeuge (+ 684), qui intercède contre le cancer


Enluminures de la Vie de sainte Aldegonde, abbaye de Saint-Amand, début 12ème.
Sainte Aldegonde et l'Ange - sainte Aldegonde (+ sainte Waudru?) et saint Amand

C'est à Cousolre que s'installèrent Walbert 1er, seigneur Franc et gouverneur des provinces de Sambre et Meuse et son épouse Bertille (fille du roi de Turinge selon certains auteurs).
Sainte Aldegonde naquit ainsi dans le Hainaut, vers 630. Son père, Walb(de)ert ou Gualbert, était un "domesticus" mérovingien, à savoir responsable des terres fiscales sous les ordres directs du maire du palais, donc un très haut fonctionnaire du roi Dagobert I, puis Clotaire II. Une fois leurs deux filles devenues majeures, avec Bertila (Bertille) son épouse, il préféra aux honneurs de la terre le souci de croître en sainteté et ils se consacrèrent chacun de son côté à Dieu.
La famille, d'ailleurs, compta plusieurs saints : sainte Waldetrude ou Waudru, soeur aînée d'Aldegonde, mariée à Vincent Madelgaire (futur saint Vincent de Soignies), parents de 4 enfants qui furent honorés d'un culte public dans l'Église : les saintes Aldetrude (2ème abbesse de Maubeuge), Madelberte (3ème abbesse de Maubeuge), et les saints Landry (évêque de Meaux) et Dentelin (mort jeune).

Quant à Aldegonde, elle manifesta, dès le plus jeune âge le souhait de se vouer entièrement à Dieu. Demandée jeune en mariage par un noble anglo-saxon du nom d'Eudon - pour tisser des alliances politiques, coutume courante à l'époque -, elle voulut à tout prix se débarrasser du gèneur. Poursuivie par le prétendant, Aldegonde, assoiffée, fait jaillir une source à ses pieds. Puis elle traversa la Sambre en marchant sur les eaux, soutenue par des Anges.
Elle alla pour quelque temps se cacher chez sa soeur aînée. Un peu plus tard, elle revint à la maison parentale et y fit preuve d'admirables exemples de toutes les vertus. A la mort de son père et de sa mère, elle leur rendit les derniers devoirs. Dès lors libre de se consacrer à Dieu, elle alla à Hautmont trouver les saints évêques qui s'y trouvaient en réunion, Amand de Maastricht-Liège et Aubert de Cambrai, leur exposa ses luttes ascétiques et aspirations mystiques. Après un mûr examen, les 2 évêques lui donnèrent le voile des vierges et l'admirent à la vie monastique - la Vita nous expose que c'est alors que l'Esprit Saint apparut, sous la forme d'une colombe et déposa le voile des vierges sur sa tête, la consacrant ainsi à Dieu.
Suivant le conseil des saints évêques, elle se retira dans les bois de Maubeuge. De saintes filles ne tardèrent pas à venir se placer sous sa conduite. Elle reçut en particulier ses 2 nièces, Aldetrude, qui lui succédera comme abbesse, puis Madelberte et beaucoup d'autres encore.
Ce monastère double (hommes & femmes mais séparés, selon la coutume insulaire, en vigueur jusqu'aux Carolingiens) accueillait des filles de la noblesse et perdura jusqu'à la révolution, comme beaucoup de monastères, il sera détruit sous la Terreur. Il se situait sur l'actuelle place Verte de Maubeuge, non loin, il reste les maisons des chanoinesses (17e) restaurées. "Malboden" (Maubeuge) se développa autour de cette abbaye dès le 7e siècle. La ville conserve le "trésor" de Sainte Aldegonde, sainte patronne de la ville.

Sous sa direction, le monastère devint maison de Dieu et asile de la paix. L'abbesse fut pour toutes ses filles un modèle de perfection ascétique. Sa charité pour les pauvres était inépuisable. Sa vie s'écoula dans la pieuse vie de moniale. Par son ascèse, Dieu lui accorda des visions surnaturelles. La nuit où mourut saint Amand, étant en prière dans l'église, elle aperçut dans un ravissement un vénérable vieillard en habits pontificaux, environné de gloire et montant au Ciel suivi d'un grand nombre d'esprits bienheureux. Un ange lui dit "C'est l'évêque Amand dont vous avez chéri les vertus pendant sa vie."
Aldegonde fit part de cette vision au saint abbé Ghislain qui était venu la visiter. Ce saint homme lui fit comprendre que c'était un présage de sa fin prochaine. Elle en reçut l'annonce avec joie, mais, pour sortir de ce monde en expiant ce qu'elle pensait avoir commis de mal, elle demanda à notre Seigneur de pouvoir endurer une épreuve douloureuse. Dieu permit alors qu'un cancer se formât sur son sein droit. Elle supporta avec une patience héroïque les vives douleurs qui en furent la suite. Elle opéra dès ce moment plusieurs miracles, rendit la santé à un petit enfant malade après l'avoir fait porter au coin de l'Autel. Des amies, parmi lesquelles se trouvait sa soeur Waudru, vinrent la visiter. A leur grande surprise, elles virent une lumière éclatante remonter vers le ciel au moment où l'âme d'Aldegonde quittait son corps, le 30 janvier 684.
La maladie qui provoqua la mort d'Aldegonde fit qu'on invoqua son intercession pour guérir du cancer. Près de l'église où son corps fut déposé, il y eut une fontaine où les pèlerins venaient puiser de l'eau pour guérir diverses maladies.
Le corps d'Aldegonde fut d'abord inhumé à Cousolre et, peu de temps après, transféré dans l'église de Maubeuge par les soins de l'abbesse Aldétrude. Dieu a opéré plusieurs miracles sur son tombeau. Il y eut plusieurs translations de son corps, en 1039, 1161, 1439, et son culte a toujours été fort célèbre. Les anciens martyrologes et, à leur suite, le martyrologe romain, ont inscrit le nom d'Aldegonde au 30 janvier.



Sa Vita latine conservée de nos jours a été écrite par une contemporaine au 7ème siècle. Elle a été remaniée au 8ème, probablement par une oblate consacrée par ses parents encore toute jeune, comme c'était de coutume dans les monastères suivant les Règles monastiques irlandaises (c-à-d "colombaniennes"). Ce qui était le cas en nos contrées avant l'avènement des Carolingiens, et on le remarque par nombre de détails techniques, spirituels et liturgiques dans ce texte latin. Avec plusieurs citations de Virgile et un latin de très haut niveau, un texte éloigné des préoccupations populaires qui n'attendaient que des "vies de saints avec des miracles de guérisons physiques", avec ses encouragements pour une vie monastique difficile dans un monde très perturbé (peu après, les Carolingiens s'empareront de la Neustrie, affaiblie par trop d'années de luttes intestines), ce texte était de toute évidence destiné à la méditation et la lecture au monastère, par des hommes et des femmes consacrés à Dieu et de bonne culture et éducation.


Litanies, avec sainte Aldegonde et d'autres saintes universelles ou locales
Livre d'Heures à l'Usage de Tournai, vers 1460-1480, folio 68V
Bibliothèque "Willamette-Hatfield"
source :
http://www.chd.dk/gui/willamh-gui.html

Tropaire de sainte Aldegonde de Maubeuge, ton 4
Afin de rester fidèle à ton Époux Céleste,
Tu refusa l'époux terrestre auquel on t'avais promise.
Et t'enfuyant de chez toi, tu vécu en ermitesse,
Fondant le chapître de Maubeuge,
Tu y fus rejointe par de nombreuses vierges.
Toi qui intercède pour ceux qui te prient de les guérir du cancer,
Sainte Aldegonde, prie le Christ de nous sauver


Voir aussi :
http://acathistes-et-offices-orthodoxes.blogspot.be/2013/02/racines-orthodoxes-30-janvier12-fevrier.html

Anecdote : la ville d'Alken, dans le Limburg belge, à présent dirigée par un nationaliste NVA, a reçu en 1981 sainte Aldegonde comme héraldique de la cité. Vu l'origine géographique de notre sainte amie, c'est un clin d'oeil céleste, assurément :-)
http://www.alken.be/product/1098/wapenschild--staldegondis



Et "preuve" que c'est bien une sainte de nos régions.... il y a une bière qui lui est dédiée!!!



Reliquaire du voile de sainte Aldegonde, réalisée à la demande de Jean de Bourgogne, évêque (kto) de Cambrai, le 16 juin 1469.

source photo n/b


Src info translation relique
http://www.sainte-aldegonde.com/page-20671-tresor-sainte-aldegonde.html


Deux célèbres fausses reliques attribuées à sainte Aldegonde :



Crosse-reliquaire de sainte Aldegonde, église Saints Pierre & Paul, Maubeuge, vers 1200. Laquelle n'est pas de sainte Aldegonde puisque la coutume de la crosse ronde date de la période Ottonienne de l'Occident, pas de la période orthodoxe mérovingienne. La datation du bois de buis qui en est le coeur ne laisse aucun doute. De plus la volute a été réalisée par frère Hugo d'Oignies vers 1320, qui fut l'héritier et le plus célèbre des orfèvres religieux de la vallée mosanne, donc clairement postérieure à la sainte.
source photo
http://www.spectacles-selection.com/archives/expositions/fiche_expo_U/une-renaissance-V/une-renaissance.htm



Chasuble "de saint Vindicien réalisé par sainte Aldegonde", dont la forme est du 14ème siècle.
"La croyance, religieuse et populaire, affirmait que la chasuble aux perroquets, vêtement liturgique faisant partie du trésor de Sainte-Aldegonde, avait été confectionnée par la patronne de Maubeuge elle-même. De nombreux historiens mettaient en doute cette affirmation, au regard du tissage même de l’étoffe, dont la technique est largement postérieure au VIIe siècle.
La science vient de leur donner raison. La Direction régionale des affaires culturelles du Nord-Pas-de-Calais a en effet fait procéder à une datation de la chasuble. La datation au carbone 14 effectuée par le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) de Saclay a établi que le tissu daterait d’une période comprise entre 1230 et 1300. Cela correspond à l’époque de la 7e Croisade et la chasuble pourrait avoir été confectionnée à partir d’un samit, étoffe ancienne orientale composée d'une chaîne de soie et d'une trame de fil, offert par l’empereur Mongol Mongka au roi de France Louis IX, dit Saint-Louis."
Src
http://www.lasambre.fr/article/18/06/2013/maubeuge--la-chasuble-de-sainte-aldegonde-a-ete-scientifiquement-datee/4336

 
Source photo & datation


A (re)lire aussi, ce texte de 2007 :
Saintes Aldegonde, Bathilde, Martine & les 3 saints Docteurs
http://stmaterne.blogspot.com/2007/01/saintes-aldegonde-bathilde-martine-les.html


 

Sancta Aldegondis, ora pro nobis!

Nous devons nous soucier du Salut de notre prochain (p. Sophrony)

Nous célébrons ensemble la Liturgie. Mais nous devons en payer le coût : chacun d'entre nous doit être concerné par le Salut des autres. Notre vie est un incessant martyre.
P. Sophrony

29 janvier 2014

C'est l'exemple parental qui fera les bons enfants et futurs saints (saint Porphyrios)

Ce qui sauve et fait les bons enfants, c'est la vie des parents à la maison. Les parents ont besoin de se consacrer eux-mêmes à aimer Dieu. Ils ont besoin de devenir des saints dans leurs relations avec leurs enfants, par leur douceur, leur patience et leur amour. Ils ont besoin de faire de chaque jour un nouveau départ, tout devant avoir l'air renouvelé, aussi l'enthousiasme pour leurs enfants. En général, les parents sont à blâmer pour le mauvais comportement de leurs enfants. Et leurs comportement n'est pas amélioré par des réprimandes, des punitions, ou en étant plus strict. Si les parents ne mènent pas une vie de sainteté et s'ils ne s'engagent pas dans la lutte spirituelle, ils commettent de grandes erreurs et transmettent les fautes qu'ils ont en eux. Si les parents ne mènent pas une vie de sainteté et ne montrent pas de l'amour l'un envers l'autre, le démon tourmente les parents via les réactions des enfants. L'amour, l'harmonie et la compréhension entre les parents sont nécessaires pour les enfants. Cela leur apporte un grand sentiment de sécurité et de certitude.
in : "Blessé par l'Amour : la Vie et la sagesse de l'Ancien Porphyrios"




"What saves and makes for good children is the life of the parents in the home. The parents need to devote themselves to the love of God. They need to become saints in their relations to their children through their mildness, patience, and love. They need to make a new start every day, with a fresh outlook, renewed enthusiasm and love for their children. And the joy that will come to them, the holiness that will visit them, will shower grace on their children. Generally the parents are to blame for the bad behavior of the children. And their behaviour is not improved by reprimands, disciplining, or strictness. If the parents do not pursue a life of holiness and if they don’t engage in spiritual struggle, they make great mistakes and transmit the faults they have within them. If the parents do not live a holy life and do not display love towards each other, the devil torments the parents with the reactions of the children. Love, harmony and understanding between parents are what are required for the children. This provides a great sense of security and certainty."
Wounded by Love: The Life and Wisdom of Elder Porphyrios

28 janvier 2014

La barbe du prêtre (Grumpy cat)

J'écris à l'évêque à propos de la longueur de la barbe du prêtre.
Je n'ai pas encore décidé si elle était trop longue ou trop courte. Mais je ne l'aime pas.

Nicée: église du 5ème siècle découverte sous le lac


Iznik est le nom actuel turc pour l'antique ville de Nicée, celle où eu lieu le 1er Concile Oecuménique. Un détail intéressant, le palais sénatorial que Constantin le Grand avait fait construire, et où au eu lieu ce Concile, se trouve submergé sous le même lac Iznik. Le 7ème Concile Oecuménique a eu lieu dans l'église de Sainte Sagesse à Nicée, qui ressemble à cette église submergée nouvellement découverte.

28 Janvier 2014
 Hurriyet Daily News
Les restes d'une ancienne basilique ont été découverts à quelque 20 mètres de la rive du Lac Iznik, à Bursa, rapportent des archéologues locaux.

"Nous avons découvert les restes d'une église. Elle suit le plan d'une basilique, avec 3 nefs," déclare Mustapha Sahin, professeur d'archéologie à l'université Uludag de Bursa.

Les fondations de l'église se trouvent actuellement au fond de l'eau, à 1,5m à 2 mètres de profondeur.

"Ces restes d'église sont similaires à l'église Agia Sophia à Iznik. C'est pourquoi nous estimons qu'elle a été construite au 5ème siècle," dit Sahin.

Il ajoute que la structure a été découverte en réalisant une photographie aérienne de la ville afin de réaliser un inventaire des pièces historiques et culturelles.

Après la découverte, l'université a informé la direction du Musée d'Iznik et le ministère de la Culture et du Tourisme, demandant que le site archéologique soit protégé, dit Sahin.

Il explique qu'il y a beaucoup de pierres renversées sur le site. "Ceci montre que la structure s'est effondrée. Iznik a subit nombre de tremblements de terre, qui ont détruit pareils batiments. Le plus connu est celui de 740. Nos premières observations montrent que la structure s'est effondrée au cour de ce tremblement de terre-là, et que la rive s'est enfoncée. Dès lors l'église n'a pas été reconstruite."

Voyez la gallerie de photos ICI et les vidéos ci-dessous:










Vie conjugale & Église (saint Jean Chrysostome)

Le mariage est l'icône mystique de l'Église.
Saint Jean Chrysostome

27 janvier 2014

Ceux qui se prennent très au sérieux..

ne sont pas des gens très spirituels...

Mener une vie spirituelle ne veut pas dire être quelqu'un d'un ennui mortel..

récit de la translation des reliques de saint Jean Chrysostome (27/1)


Saint Jean Chrysostome, la trompette d'or de l'Orthodoxie

La mémoire de ce luminaire de l'Église est célébrée les 13 novembre et 30 janvier, mais le 27 janvier nous célébrons la translation de ses saintes reliques depuis le village arménien de Comane, où il est mort en exil, jusqu'à Constantinople, dont il avait auparavant dirigé l'Église. Trente ans après sa mort, le patriarche Proculus fit une homélie à la mémoire de son père spirituel et maître. Il enflamma tellement l'amour du peuple et de l'empereur Théodose le Jeune envers ce grand saint que tous voulurent que les reliques soient transférées à Constantinople. On a raconté que le sacorphage contenant les reliques de saint Jean, n'aurait pas permis  qu'on le déplace jusqu'à ce que l'empereur écrive une lettre à Chrysostome pour le supplier de pardonner (car la mère de Théodose, Eudoxia, était la coupable du banissement du saint), et l'appelant à revenir à Constantinople, sa résidence précédente. Lorsque cette lettre de repentance fut placée sur le sarcophage, le poids de ce dernier devint très léger. Au moment de la translation de ses reliques, nombre de malades qui touchèrent le sarcophage furent guéris. Lorsque les reliques arrivèrent à la capitale, alors l'empereur, au nom de sa mère et faisant comme si il était elle, parla sur les reliques, et priant à nouveau le saint pour être pardonné. "Alors que je vivais cette vie transitoire, je t'ai fait du mal, et maintenant que tu vis la vie immortelle, sois favorable à mon âme. Ma gloire est passée et elle n'a aidé en rien. Aide-moi, père. Dans ta gloire, aide-moi avant que je ne sois condamnée au Jugement du Christ!" Lorsque le saint fut amené dans l'Église des Douze Apôtres et placé sur le trône patriarcal, la foule entendit ces mots de la bouche de saint Jean "La paix soit avec vous tous." La translation des reliques de saint Jean Chrystostome a eu lieu en 438.
Prologue d'Ochrid




Saint Jean Chrysostome
Ce grand docteur universel et hiérarque est mort dans la ville de Comane en 407 en route vers son lieu d'exil. Il avait été condamné suite aux intrigues de l'impératrice Eudoxie pour avoir osé dénoncer les vices qui régnaient à Constantinople. Le transfert de ses saintes reliques eu lieu en 438, 30 ans après la mort du saint, au cour du règne du fils d'Eudoxie, l'empereur Théodose II (408-450).

Saint Jean Chrysostome avait un profond amour et respect pour le peuple, et dans le coeur des Chrétiens, il y avait un profond regret pour sa mort prématurée. Le disciple de saint Jean, saint Proclus patriarche de  Constantinople (434-447), au cours de la Liturgie dans l'église de Agia Sophia (Sainte Sagesse), prêcha une homélie louant saint Jean. Il dit "O Jean, ta vie a été remplie de tristesse, mais ta mort fut glorieuse. Ta tombe est bénie et ta récompense est grande, par la grâce et la miséricorde de notre Seigneur Jésus-Christ, ô très gracieux ayant conquis les limites du temps et de l'espace! L'amour a conquis l'espace, la mémoire inoubliable a annihilé les limites, et plus aucun confinement n'empêche les miracles du saint."

Ceux qui étaient présents dans l'église furent tellement touchés par les paroles de saint Proclus qu'ils ne le laissèrent même pas achever son sermon. De commun accord, ils commencèrent à supplier le patriarche d'intercéder auprès de l'empereur, afin que les reliques de saint Jean puissent être ramenées à Constantinople.

Convaincu par saint Proclus, l'empereur donna son consentement et ordonna de transférer les reliques de saint Jean. Mais ceux qu'il envoya furent incapables de soulever les saintes reliques, jusqu'à ce que l'empereur réalise que c'était avec un édit au lieu d'une prière qu'il avait envoyé des hommes à Comane pour en ramener les reliques de saint Jean. Il rédigea une lettre à saint Jean, lui demandant humblement de pardonner son audace, et de revenir à Constantinople. Après lecture du message à la tombe de saint Jean, ils purent facilement en retirer les reliques, puis les emportèrent sur un navire jusque Constantinople.

Le cercueil avec les reliques fut placé dans l'église de la Sainte Paix (Agia Eirene). Lorsque le patriarche Proclus ouvrit le sarcophage, le corps de saint Jean fut retrouvé incorrompu. L'empereur approcha le cercueil avec larmes, demandant pardon pour sa mère, qui avait bâni saint Jean. Nuit et jour, le peuple ne quitta pas le cercueil.

Au matin, le cercueil fut apporté à l'église des Saints Apôtres. Le peuple s'écria "père, reprend ton trône." Alors le patriarche Proclus et le clergé entourant avec lui les reliques vit saint Jean ouvrir sa bouche et dire "La paix soit avec vous tous." Nombre de malades furent guéris à sa tombe.

La célébration du transfert des reliques de saint Jean Chrysostome fut instituée au 9ème siècle. (*)




(*) NDT : c'est à dire à l'époque où fut composée la Liturgie dite de saint Jean Chrysostome, et entamée la grande uniformisation liturgique et coutumière dans l'Église en Orient.

26 janvier 2014

La vie est don de Dieu (+ réflexions bio-éthiques à Saint-Serge)


"Une jeune femme enceinte avait été hospitalisée pour une crise d'appendicite. Les médecins avaient dû lui appliquer des compresses glacées sur l'estomac et lorsque le traitement s'acheva, ils suggérèrent qu'elle avorte l'enfant. Les médecins lui expliquèrent que ça serait la meilleure solution, car l'enfant naîtrait avec un handicap. Mais la courageuse jeune femme décida de ne pas avorter, et l'enfant naquit.
Cette femme, c'était ma MAMAN.
Et l'enfant, c'était moi."
André Bocceli



http://www.exarchat.org/IMG/pdf/Feuillet_exarchat_36_juin2011.pdf
"Le samedi 21 mai s’est tenu, à l’Institut de Théologie Orthodoxe Saint Serge (Paris-  France), le 9ème colloque de l ‘Association Orthodoxe d’Etudes Bio-Ethiques, qui était consacré au regard de l’Orthodoxie sur les lois bioéthiques, qui sont actuellement en 2ème lecture au Parlement, et qui laissent une inquiétude certaine pour l’avenir. Les orateurs étaient le député Jean Bardet, Jérémie Ceausescu, professeur à Saint Serge, et le père Jean
Boboc. Le père Nicolas Cernokrak a accueilli au nom de l’Institut Saint Serge des participants très impliqués dans ces questions, parmi lesquels Monseigneur Michel (Donskoff), dont la contribution a été très appréciée. En l’absence de Monseigneur Gabriel, retenu au dernier moment, le diacre Dominique Beaufils a fait l’introduction, dont nous publions ci-après un court résumé. Notons que ce colloque sera diffusé par "Orthodoxie" (F2) les 12 juin et 17 juillet.
La finalité de l’éthique est de trouver le rapport idéal entre le développement des connaissances et le respect de valeurs fondamentales, différentes selon les civilisations, les philosophies, les religions... Peut-on établir une loi qui soit autre chose qu’un compromis cherchant à réunir des valeurs inconciliables par des prouesses juridiques ? On y ménage des issues, appelées « dérogations », pour protéger la recherche scientifique plutôt que les valeurs essentielles. On oublie que le « bien » est ce qui nous rapproche de Dieu, et le « mal » ce qui nous en sépare, car est « bien » ce qu’on a imposé comme possible puis habituel, le «mal» devenant de facto « bien » par la force de l’usage, et de la loi qui le pérennise.
On bâtit des lois souvent contradictoires, dont on sait d’emblée qu’elles seront détournées. Peut-on trouver un équilibre qui respecte les valeurs sur lesquelles se fonde l’orthodoxie, tout en faisant progresser la lutte contre les maladies ? La vie d’êtres humains justifie-t-elle de sacrifier celle de milliers d’embryons ?
Si l’on croit que la vie humaine commence dès la fécondation, la réponse est claire. Si l’on pense qu’il y a un stade où l’embryon n’est qu’un amas cellulaire, elle est tout aussi claire, mais diamétralement opposée. Si l’on n’accorde l’humanité que sur un projet parental, la réponse dépend d’une volonté ignorant Dieu : Les parents donnent la vie à un être tout en pouvant la lui retirer en fonction de leur désir. Dans ces conditions, la loi tente de « ménager la chèvre et le chou » en aménageant des dérogations et par un encadrement dont le caractère « strict » dépend, en réalité, de ceux qui en ont la responsabilité.
Les domaines de la loi doivent se limiter à la thérapeutique. Légiférer sur le Diagnostic Pré-Implantatoire, dont la finalité est un eugénisme que la loi française condamne, est un non-sens juridique. L’application des biotechnologies à un confort social, comme la procréation médicalement assistée pour femme seule ou couple homosexuel, est du seul domaine du confort.
Mettre les nanotechnologies au service des performances ou l’esthétique relève de l’inacceptable.
L’éthique, pour l’orthodoxie, consiste à aider des êtres en souffrance, en proposant des réponses au cas par cas, dans le respect de leur liberté, et dans un esprit d’« économie ». Cependant l’approche, même individuelle, de ces questions repose sur l’enseignement du Christ, et a comme premier principe le respect de la vie de son début – qui est, pour l’Orthodoxie, humaine et unique dès la fécondation – à sa fin, répondant à l’euthanasie. Les chrétiens ont un rôle de témoins. On pourrait résumer ainsi une éthique orthodoxe: « Ce que je dis, ce que je fais est-il conforme à la foi que je confesse ? »
L’Orthodoxie ne s’oppose pas à la recherche et au progrès mais, en toute connaissance des questions, insiste sur des alternatives respectant les valeurs fondamentales, et qui se montrent beaucoup plus efficaces et prometteuses. Elle ne vient pas imposer une règle rigide et intransgressible. Si les lois bioéthique ont largement recours aux dérogations, l’« économie», sur laquelle se fonde l’Orthodoxie, n’en a ni l’élasticité ni le caractère transgressif, mais reste ponctuelle, non reproductible, et basée sur le respect des valeurs chrétiennes."