"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes. Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)

16 août 2014

Défendons-nous mutuellement car nous sommes frères (Thaddée de Vitovnitsa)

Nous devrions nous défendre les uns les autres, car nous sommes frères - en particulier nous qui partageons la même Foi. Il y a un exemple de ceci dans l'Histoire. Un jour, alors qu'une délégation officielle de dignitaire de Constantinople était envoyée aux Sarrazins pour négocier la paix, les Sarrasins avaient critiqué les Chrétiens comme ayant désobéi aux commandement de Dieu. Ils disaient "pourquoi donc vous autres Chrétiens désobéissez au commandement du Christ d'aimer vos ennemis, mais au contraire vous nous persécutez et vous nous tuez?"
Alors, un certain Cyril, membre de la délégation, répondit aux Sarrazins : "Si, par une certaine loi, il y a deux commandements à accomplir, quel est l'homme qui sera rendu plus juste, celui qui accomplit les deux commandements ou celui qui n'applique qu'un des deux?" Les musulmans répondirent "Celui qui a accomplit les deux, bien entendu"
Alors Cyril dit : "Comme individus, nos pardonnons à nos ennemis, mais comme communauté, nous donnons notre vie les uns pour les autres. Car le Seigneur a dit qu'il n'y avait pas de plus grand amour que de donner sa vie pour son prochain. En tant que communauté, nous nous protégeons les uns les autres et nous donnons notre vie les uns pour les autres. Non seulement, votre but est de nous réduire physiquement en esclavage, mais aussi vous aspirez à nous réduire spirituellement en esclavage. C'est pour cette raison que nous nous défendons nous-mêmes. Dès lors, c'est justifié."
Ancien Thaddée de Vitovnica, "Nos pensées déterminent nos vies",  pp. 91-92)




Tableau de Youri Pantukhin : saint Serge de Radonège bénit le grand duc saint Dimitri Donskoy pour défendre la Russie, après avoir appris que tous les moyens pacifiques de résister aux musulmans avaient été épuisés.


We should defend one another, for we are brothers -- especially we who are of one Faith. There is an example of this in history. Once, when an official delegation of Constantinopolitan dignitaries was sent to the Saracens to negotiate peace, the Saracens argued that Christians disobeyed God's commandment. They said: 'Why do you Christians disobey Christ's commandment to love your enemies, but instead persecute and kill us?'"
"Now, a certain Cyril was part of this delegation. His answer to the Saracens was: 'If, in a certain law, there are two commandments that must be fulfilled, which man shall be more righteous, he who fulfills both commandments or he who fulfills only one of them?' The Saracens answered, 'He that fulfills both, of course.'"
"Then Cyril said: 'As individuals we forgive our enemies, but as a community we lay down our lives for one another. For the Lord has said that there is no greater love than to lay down one's life for one's neighbor. As a community we protect one another and lay down our lives for one another. Not only is your aim to enslave us physically, you also aspire to enslave us spiritually. It is for this reason that we defend ourselves. This, therefore, is justified.'"
Elder Thaddeus of Vitovnica ("Our Thoughts Determine our Lives," pp. 91-92)
Painting: St. Sergius of Radonezh blesses Grand Duke St. Dmitry Donskoy to defend Russia after learning that all peaceful means to resist the saracens had been exhausted. (by Yuri Pantukhin)

15 août 2014

La vénération de la Vierge Marie dans l'Église antique (p. Tryphon)

Ce qu'est que depuis une époque relativement récente que nous trouvons des chrétiens qui enseignent que Marie aurait donné naissance à d'autres enfants après la naissance du Sauveur. Tous les Réformateurs des débuts du protestantisme, y compris Luther et Calvin, croyaient que Marie était la Toujours Vierge. A l'époque biblique, on parlait des cousins comme étant des frères, et aucun des premiers Chrétiens ne croyaient que Marie aurait mis au monde d'autre enfant que Jésus.

La vénération de la Vierge n'a pas commencé avec l'Église des temps médiévaux mais avec l'Église antique. La désignation de Marie comme Theotokos (Enfantrice de Dieu) est citée dans un fragment de papyrus égyptien datant vers l'an 250, prouvant que ce n'était pas une invention ultérieure. La prière dit "Sous ta miséricorde, nous cherchons refuge, Sainte Mère de Dieu, Accueille nos prières quand nous crions vers toi. Mais délivre-nous de tout danger, toi Marie, toujours vierge, glorieuse et bénie." [Sub tuum]

Le problème lorsqu'on prend la Bible comme étant la seule autorité pour la vie chrétienne, c'est que tout un chacun qui se lance dans l'interprétation personnelle de l'Écriture devient l'autorité [cfr 2 Pi 1,20], et la mémoire des enseignements et pratiques de l'Église antique est oubliée, remplacée par le désordre qui a suivi la division du christianisme en Occident en confessions.

Lorsque nous n'avons pas la sainte Tradition et la sainte Écriture sur pied d'égalité, nous nous égarons. La clé de l'affirmationde l'Orthodoxie d'être, elle, l'antique Église Apostolique préservée dans toute sa pureté, peut se voir dans son insistance à ce que la sainte Tradition a conservé inchangés sa manière de célébrer et son dogme. Il n'y a pas besoin de changement, car l'Église connaît les vérités des paroles, "la Foi qui a été remise une fois pour toute aux saints" (Jude 1,3).

C'est une vraie libération de découvrir que nous n'avons pas besoin de fouiller la Bible pour comprendre la signification de la Parole de Dieu pour nous-mêmes. Il n'y a pas besoin de réinventer le Christianisme pour cette époque moderne, dans une pâle tentative de rendre le Christianisme acceptable. Nous pouvons même éviter l'arrogance orgueilleuse de penser que nous serions en mesure de décrypter la signification de la Bible, car nous n'avons besoin que de regarder vers l'Église pour y trouver la vérité qui y a été préservée depuis les tous débuts. Nous pouvons dire avec assurance que nous gardons la Foi de nos Pères. La vénération de la sainte Vierge Marie est un des exemples de notre relation ininterrompue avec l'antique Église Apostolique.


Dans l'amour du Christ,

hiéromoine Tryphon






The Veneration of the Holy Virgin
in the Ancient Church

It is only in relatively recent times that we have Christians teaching that Mary had children after the birth of the Saviour. All the early reformers, including Luther and Calvin, believed Mary to be Ever Virgin. The practice in biblical times was to refer to all cousins as siblings, and none of the early Christians believed Mary had born any children other than Jesus.

The veneration of the Virgin did not begin with the Medieval Church, but began in the Early Church. The designation of Mary as Theotokos (Birthgiver of God) is found on an Egyptian papyrus fragment from the year 250 A.D., proving it was not a later invention. The prayer reads, "Under your mercy we take refuge Mother of God; may our petitions not be abandoned into temptation, but from danger deliver us, only pure and blessed."

The problem with viewing the Bible as the only authority for the Christian life, is that everyone who buys into the personal interpretation of Scripture becomes the authority, and the memory of the teachings and practices of the Early Church are forgotten, replaced with the mess that followed the division of the Western Church into denominations.

When we do not have Holy Tradition and Holy Scripture held side by side in importance, we go astray. The key to Orthodoxy's claim to being the Ancient Apostolic Church preserved in all her purity, can be seen in her insistence that Holy Tradition has kept her way of worship, and her dogma, unchanged. No need for change, for the Church knows the truth of the words, "the faith which was once delivered unto the saints (Jude 1:3)".

It is liberating to discover we need not search the Bible to understand the meaning of the Word of God for ourselves. There is no need to reinvent Christianity for this modern age, in a feeble attempt to make Christianity relevant. We can even avoid the prideful arrogance of thinking we can decipher the meaning of the Bible, for we need only look to the Church for the truth that has been preserved from the very beginning. We can say with certainty that we keep to the faith of our fathers. The veneration of the Holy Virgin Mary is but one example of our connection, unbroken, with the Early Apostolic Church.

With love in Christ,
Abbot Tryphon


 

14 août 2014

L'attitude intérieure de l'âme (st Nicetas Stetathos)

La nature des choses est jugée par l'attitude intérieure de l'âme. C'est-à-dire que l'on fonde et prononce des jugements depuis notre position. Celui en qui la prière et l'amour sont réels ne verra pas de dichotomie dans les choses; il ne séparera pas le saint du pécheur, et ne jugera pas, mais les aimera tous également, comme Dieu le fait, Qui fait rayonner le soleil et tomber la pluie de la même manière sur le juste et sur l'injuste.
Saint Nicetas Stethatos, Philocalie, cité dans "Le récit du pélerin russe"





The nature of things is judged by the inner attitude of the soul; that is, one infers and makes judgments from where he is. He in whom prayer and love are real does not see dichotomy in things; he does not separate the saint from the sinner and does not judge but loves all equally, as God does, who makes the sun to shine and the rain to fall on the just and unjust alike."
St Nicetas Stethatos (The Philokalia)

13 août 2014

Votre prochain, 1ère étape vers Dieu (p. Justin Paru)

Il faut aimer son prochain. Mais pour l'aimer, il faut le comprendre. Si vous le voyez chuter, vous devez lui tendre la main. Aimer votre prochain est une expression de notre amour envers Dieu. Si vous n'aimez pas ou n'aidez pas ceux qui vous entourent, vous ne saurez pas aimer Dieu. L'amour du prochain est la première étape vers le Salut, une étable pour vous permettre de mettre en pratique votre amour envers Dieu.
Ancien Justin Parvu







Man must be loved. But in order to love him, you have to understand him. If you see him fallen, you ought to give him a hand. Love for our neighbor is an expression of our love for God. If you don't love or help the one close to you, you can't love God. Love for neighbor is the first step towards salvation, a step to enable you to put into practice your love for God.
Elder Justin Parvu

12 août 2014

Une mauvaise fréquentation mène à la ruine morale (Marlon Brando, Ménandre & saint Paul)

Lectures du jour : 1 Co 15,29-38 & Mt 21,23-27

Dans le film classique "L'équipée sauvage", une femme demande à Marlon Brando (qui joue "Johnny", le chef de la bande de motards Black Rebels) contre quoi il se rebelle. Ce à quoi Brando réplique par cette phrase célèbre - "c'est quoi ton problème?"

Parfois, il y a des gens qui se révoltent simplement par envie de révolte. Ils tentent et perturbent, corrompen et créen l'anarchie afin de toiser l'autorité dans le pitoyable but de tenter de prouver qu'ils seraient en mesure d'agir contre les lois et morales de la société. Dès lors, s'associer avec de pareilles personnes va bien souvent ruiner votre être intérieur. C'est ce qui a poussé saint Paul à citer le sage poète Ménandre dans la péricope épistolaire de ce jour : "Les mauvaises compagnies corrompent les bonnes moeurs." (1 Co 15,33).

P. John






Today's Scripture Readings:
1st Corinthians 15:29-38 & St. Matthew 21:23-27

In the classic film, The Wild One, a woman asks Marlon Brando (a.k.a. "Johnny" - the leader of the Black Rebel Motorcycle gang) what he's rebelling against. To this Brando wistfully brandishes his now-famous quip, "What'ya got?"

Sometimes people rebel simply for the sake of rebellion. They try and disrupt, corrupt, and create anarchy in order to snub their noses at authority in a pitiful attempt to prove that they can act contrary to
the laws and morays of society. Therefore, who you outwardly choose to associate with often belays your inner character. This is what prompted St. Paul to quote the sage poet Menander in today's epistle lesson, "Bad company ruins good character" (1st Cor. 15:33).

Fr. John

Être bénis comme Marthe et Marie (saint Augustin d'Hippone)

Marthe et Marie étaient soeurs, non seulement liées par le sang mais aussi par les aspirations spirituelles. Elles restèrent proches de notre Seigneur et Le servirent harmonieusement lorsqu'Il était parmi elles. Marthe L'avait accueilli comme l'on accueillait les voyageurs. Mais dans son cas, la servante avait servi son Seigneur, la créature son Créateur, pour Lui servir la nourriture corporelle alors qu'elle allait être nourrie par l'Esprit. Nul d'entre vous ne devrait dire "Bienheureux sont ceux qui ont mérité de recevoir le Christ dans leur demeure!" Ne vous affligez pas ni ne vous plaignez d'être nés à une époque où vous ne pouvez plus voir Dieu dans la chair. Il ne vous a en réalité par enlevé ce privilège. Car, dit-Il, "Tout ce que vous aurez fait au plus petit d'entre les Miens, c'est à Moi que vous l'aurez fait."
Saint Augustin, évêque d'Hippone






Martha and Mary were sisters, related not only by blood but also by religious aspirations. They stayed close to our Lord and both served him harmoniously when he was among them. Martha welcomed him as travelers are welcomed. But in her case, the maidservant received her Lord, the creature her Creator, to serve him bodily food while she was to be fed by the Spirit. No one of you should say, “Blessed are they who have deserved to receive Christ into their homes!” Do not grieve or complain that you were born in a time when you can no longer see God in the flesh. He did not in fact take this privilege from you. As he says, “Whatever you have done to the least of my brothers, you did to me.”
Saint Augustine of Hippo

11 août 2014

Facile: Lecture de l'Ancien Testament "pour son bénéfice propre" (p. Seraphim Holland)

L'Ancien Testament n'est pas si difficile à lire! Voici comment faire, avec des exemples du Deutéronome, lectures pour la fête des Pères du Premier Concile Oecuménique.

Nombre de gens trouvent que l'Ancien Testament est presque incompréhensible et le lisent rarement. Pourtant, ce n'est vraiment pas compliqué. Voici quelque petits principes qui vous aideront à commencer avec l'A.T.

Tout d'abord, vous devez lire l'A.T. tout comme les Évangiles et le restant de l'Écriture sainte, dans l'attente et avec attention, pour y trouver quelque chose d'utile pour votre âme. Recherchez des leçons morales, des bons et des mauvais exemples de vie pour vous, et *EN PARTICULIER* des choses qui résonnent bien dans votre âme. Vous n'avez pas besoin d'apprendre à connaître tous les détails compliqués de l'histoire et de la culture, de la Loi Juive, etc, pour tirer du bénéfice, et si un passage semble vraiment difficile à comprendre, ne vous y égarez pas. Soyez un "glaneur". Toute l'Écriture sainte peut vous enseigner quelque chose que vous avez besoin de connaître, ou vous renforcer d'une manière ou d'une autre.

De plus, vous devriez vous concentrer sur les textes qui sont lus en église, parce que le contexte dans lequel ils sont lus vous apporte d'intéressantes pistes à propos de leur signification. L'A.T. est lu aux Vêpres pour toutes les principales fêtes et pour la commémoration de bien des saints. Si vous êtes attentifs à l'hymnologie (en particulier des grandes fêtes, comme la Nativité, Théophanie, etc), les lectures y sont expliquées.

Appliquons particulièrement le premier principe en mettant en exergue ces extraits des 2 lectures du Deutéronome qui sont lues aux Vêpres commémorant les Pères du Premier Concile Oecuménique, le dimanche entre Ascension et Pentecôte. Nous nous penchons sur les leçons morale et pratique, qui résonnent dans l'âme humaine. Ce n'est pas si difficile, et vous n'avez pas besoin d'être un érudit biblique! Lisez comme si vous étiez aux pieds de Jésus, écoutant comme le faisait Marie, la soeur de Lazarre.
"Vous ne ferez pas acception de personne en jugeant, mais vous écouterez le petit comme le grand. Vous ne craindrez pas l’homme, car la sentence est à Dieu" (Deut. 1,17).
"Aimez l’étranger car au pays d’Égypte vous fûtes des étrangers" (Deut. 10,19)
Prêtre Seraphim Holland, EORHF






The Old Testament is not so hard! How to read it, with examples from Deuteronomy, read for the Fathers of the first Ecumenical Council. (mp3 format)

Many people find the Old Testament to be almost incomprehensible and rarely read it. It is not that hard! There are a few principles that will help you to understand the OT.

First, you must read the OT just as the Gospels and the rest of Scripture, with anticipation and attention. and to gain something useful for your soul. Look for moral lessons, good and bad examples of how to live, and *ESPECIALLY* things that resonate in your soul. You do not need to learn all the intricate details of history and culture, and the Jewish law, etc to benefit, and if a passage seems very hard to understand, do not dwell on it. Be a "gleaner" All of the Scripture can teach you something you need to know, or strengthen you in some way.

Also, you should concentrate on the scriptures that are read in church, because the context in which they are read gives you significant clues as to their meaning. The OT is read at Vespers for all the major feasts, and for the celebrations of some of the saints. If you pay attention to the hymnology (especially for the great feasts, such as Nativity, Theophany, etc) , the reading will be explained.

We apply especially the first principle to two readings from Deuteronomy, which are read at the vespers commemorating the Fathers of the First Ecumenical council, on the Sunday in between Ascension and Pentecost. We hone in on the moral and practical lessons, which resonate in the Christian soul. It is not that hard, and you do not need to be a scriptural scholar! Just read, as if at the feet of Jesus, listening as did Mary, the sister of Lazarus. " There shall be no difference of persons, you shall hear the little as well as the great: neither shall you respect any man's person, because it is the judgment of God" Duet 1:17 " And do you therefore love strangers, because you also were strangers in the land of Egypt." Deut 10:19 2014-03-31

Priest Seraphim Holland, Rocor

10 août 2014

L'âme requiert un âpre combat spirituel, pas la paresse mondaine (st Joseph l'Hésychaste)

L'état de la plupart des gens aujourd'hui est limité à ce qui tout ce qui est "apparence." Au delà de ça, il n'y a ni préoccupation ni soin pour l'être intérieur, cette âme qui est vraiment le tout. C'est là que le matériel s'unit à l'Immatériel; l'homme avec Dieu, dans la mesure où notre nature terrestre peut le supporter. Cette union est la plus belle des choses et très bonne. Mais tous, nous l'évitons. Nous nous en détournons, parce qu'elle nécessite une lutte. L'esprit humain recule prestement rien qu'à entendre parler de la lutte que cela requiert.
Ancien Joseph l'Hésychaste, "Sagesse monastique"






The condition of most people today is limited to an external formality. Beyond this, there is no concern or care for the inner soul, which is really everything. This is where the material unites with the Immaterial; man with God, as much as our earthly nature can hold. This union is the most beautiful thing and very good. But we all avoid it; we all turn our backs, because it takes a struggle. The human mind greatly shudders even to hear about the struggle needed.
Elder Joseph the Hesychast, Monastic Wisdom