"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes. Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)

20 septembre 2014

J'aurais voulu écrire 3 livres... (saint Joseph l'Hésychaste)

Je voulais écrire 3 homélies ou même 3 livres. Le premier n'aurait contenu que ceci "l'homme n'est rien," et ensuite moi-même sans cesse crier que je ne suis rien. Dans l'autre, j'aurais écrit que le Dieu Qui S'est glorifié est tout en tout et pour tous. Et dans le troisième, "garde patience en tout, jusqu'à la mort."
Saint Joseph l'Hésychaste, Lettre XVII






"I wanted to write three homilies or even three books. The first one would contain only this: 'Man is nothing,' and I would shout out constantly that I am nothing. In the other I would write that the self-glorified God is everything in all and for all. And the third: 'Have patience in everything until death.'"

+Elder Joseph the Hesychast, Letter XVII

19 septembre 2014

Et Saint Columba d'Iona sûrement aussi!


Rester uni au Seigneur pour vaincre avec le Seigneur (saint Théophane)

Elle (la Foi) est la source vivante des aspirations et dispositions morales vivifiantes - le réceptacle de l'abondante grâce du Saint Esprit, qui repose toujours dans le coeur, et d'opportunes inspirations secrètes insufflées d'en haut lorsqu'on en a besoin. La foi combine les convictions personelles, qui attirent la bienveillance de Dieu, avec la puissance d'en haut. Ces deux font la possession de la vie éternelle. Lorsque cette vie est préservée intacte, le Chrétien est inflexible, car en restant attaché au Seigneur, il est un d'esprit avec le Seigneur, et rien ne peut vaincre le Seigneur.
Saint Théophane le Reclus, Une pensée pour chaque jour de l'année





It (faith) is the living source of vivifying moral aspirations and dispositions -the receptacle of the abundant grace of the Holy Spirit, which always abides in the heart, and of timely secret inspirations sent from above at the hour of need. Faith combines one's convictions, which attract God's goodwill, with power from above. Both of these are what make up the possession of eternal life. While this life is kept intact, a Christan is unyielding, because by cleaving to the Lord, he is one in spirit with the Lord, and nothing can overcome the Lord.

St Theophan the Recluse, A Thought for Each Day of the Year

18 septembre 2014

Le repos spirituel aussi nécessaire que le physique (Mc 6 / P. John)

Lectures du jour : Gal 3,23-4,5 & Mc 6,30-45

"Venez vous-mêmes à l’écart, dans un lieu désert, et reposez-vous un peu." (Mc 6,31)

Bien que la Bible s'étende largement sur les vertus du dur labeur et expose avec dégoût le péché de paresse, elle rapporte aussi la valeur du repos, un concept que l'on trouve en tout premier lieu dans le Sabbath ordonné par Dieu, où nul travail ne pouvait être accompli. Et cependant il y a d'autres occasions où le repos est encouragé, comme dans l'évangile de ce jour, lorsque Jésus encourage Ses disciples à se retirer et reposer après un voyage missionnaire fort éprouvant.

Il serait bon de remarquer qu'il y a 2 sortes de repos : le physique et le spirituel. Le repos physique nous vient du sommeil, de la sieste, d'un temps de pause, de vacances, etc, et a pour bénéfice de nous garder en bonne santé, en forme, et émotionnellement stable. D'un autre côté, le repos spirituel se trouve par la prière, la méditation, et en passant du temps seul à seul avec Dieu dans un endroit paisible et écarté de tout. Cela aussi nous aide à être équilibré au plan émotionnel, mais bien plus encore, cela nous recentre sur Dieu et nous en rapproche.

Dès lors, écoutons le sage conseil de notre Seigneur, et ne négligeons pas de prendre part aux deux sortes de repos, car chacune est utile et importante pour notre santé physique, émotionnelle et spirituelle.

P. John





Today's Scripture Readings:
Galatians 3:23-4:5 & St. Mark 6:30-45

"Come away by yourselves to a lonely place, and rest a while." (Mark
6:31)

Although the Bible often extols the virtue of hard work and denotes with abhorrence the sinfulness of sloth, it also endorses the value of rest, a concept first and foremost witnessed in the God-ordained Sabbath day upon which no work is to be done. Yet there are also other instances in which rest is encouraged, as in today's gospel when Jesus strongly encourages His disciples to retreat and rest after their very tiring missionary journey.

It should also be noted that there are two types of rest: physical and
spiritual. Physical rest comes to us through sleep, napping, taking time off, going on vacation, etc, and has the benefit of keeping us healthy, fit, and emotionally stable. Spiritual health, on the other hand, is found through prayer, meditation, and spending time alone with God in a quiet, secluded place. This, too, helps to make us balanced emotionally, but more than that it keeps us focused, centered, and close to God.

Therefore, heed our Lord's sage instruction and do not neglect to
participate in both types of rest, as each is needful and important to
our physical, emotional, and spiritual being.

Fr. John




17 septembre 2014

A la Table du Seigneur, nous ne commémorons pas les martyrs de la même manière que nous commémorons ceux qui reposent en paix et pour qui nous prions, mais plutôt afin qu'ils puissent prier pour nous, de sorte que nous marchions dans leurs pas.
Saint Augustin, évêque d'Hippone, Homélie sur Jean, 84






“At the Lord’s table we do not commemorate martyrs in the same way that we do others who rest in peace so as to pray for them, but rather that they may pray for us that we may follow in their footsteps” (Homilies on John 84 [A.D. 416]).

St Augustine

Comment rater l'éducation de son enfant en 10 étapes. Facile pour les parents Chrétiens Orthodoxes nonchalants ou négligents... (Christina Pessemier)

La vie est devenue très chargée, et nous ne prenons pas assez de recul pour voir que nous pourrions, en tant que parents, créer des obstacles à la croissance spirituelle de nos enfants. Être des parents Chrétiens Orthodoxes conscients de leur tâche est une oeuvre difficile... mais elle vaut la peine. Nous avons un héritage de Foi, sagesse et expérience que nous pouvons transmettre à nos enfants si nous agissons avec précaution. Mais si nous le faisons pas - nous pourrions bien leur causer plus de tort qu'autre chose.

1. Leur acheter des smartphones.
Les gens nous regardent comme si nous étions des extra-terrestres, mais mon mari et moi nous refusons d'acheter des smartphones pour nos enfants. Non seulement ils coûtent cher, mais ils permettent un accès sans surveillance à internet, entre autres défauts. Certains parents se piègent eux-mêmes en croyant que leurs enfants n'utiliseront internet que "dans un but éducatif". Ben voyons! Ne vous leurrez pas. Internet, tout comme la télévision, c'est le terrain de jeu du démon lorsque ce n'est pas convenablement supervisé. Votre tâche comme parent, c'est de protéger l'innocence de vos enfants aussi longtemps que cela sera possible. On y trouve quantité de détritus qui insufflent des pensées et des idées dans leurs têtes dont ils n'ont vraiment pas besoin. Leurs âmes sont comme des fleurs qui sont tout juste occupées à entamer le processus d'éclosion. Ne tuez pas cette croissance spirituelle avec les maux de ce monde. Et les SMS? Mais est-ce que les enfants ont vraiment besoin de ça? Avez-vous déjà observé tous ces enfants littéralement scotchés à leur écran de gsm, qu'ils ne savent même plus s'en détacher. Allons, ne les aidez pas à perdre leur esprit d'enfance. Que les enfants restent des enfants. Déconnectez-les maintenant parce qu'ils ne savent pas encore comment tout faire et qu'ils ont besoin de votre aide.

2. Utilisation de l'ordinateur sans supervision et sans logiciels de contrôle parental.
Tout comme pour les smartphones, l'internet est rempli de tentations que les enfants ne sont pas capables d'aborder convenablement. Les statistiques montrent qu'en moyenne, les enfants de 9 ans concernés ont déjà été exposés à de la pornographie sur internet.
N'installez pas d'ordinateur dans leur chambre. Et si il y en a déjà un, retirez-le et installez-le dans un endroit bien en vue dans votre maison. Sérieusement, nous parlons ici de leur innocence et de leur âme. Nos enfants travaillent sur l'ordinateur dans le salon, avec l'écran qui nous reste visible. Ils ne savent pas le démarrer sans que nous n'y introduisions notre mot de passe, et nous limitons aussi à 2 heures d'ordinateur - ce qui est recommandé par l'académie américaine des pédiatres - avec des pauses. Ensuite, nous les envoyons dehors pour qu'ils aillent prendre l'air et faire ce que les enfants sont censés faire - jouer.


3. Encourager les relations amoureuses dès le début de l'adolescence.
Nous essayons que les rendez-vous amoureux ne surviennent que le plus tard possible. Pourquoi? Je ne crois pas que placer des enfants dans des situations de tentation évidente soit bon pour eux. Ce n'est pas parce que vous aurez peut-être courtisé étant jeune et "survécu" que cela signifie qu'il en sera de même pour eux. Les maladies sexuellement transmissibles sont toujours très nombreuses. Des relations intimes précoces augmentent aussi le risque de dépression et de suicide. Ils sont encore en phase de croissance et doivent apprendre la vie. Faire ce que font les adultes dans leurs relations n'est pas seulement dangereux, mais c'est aussi une surcharge émotionnelle trop importante qui frappe l'enfant. Ils ont déjà assez à supporter avec leurs tâches d'aide en famille, leurs sports et leurs études. Vous pourriez penser que c'est mignon, mais lorsque votre adolescente viendra vous dire qu'elle est enceinte, ou votre ado' a attrapé l’Herpès, vous ne trouverez pas ça si mignon.


4. Être négligent dans sa participation à la prière et à l'église.
Dans un monde où le mot "religion" est considéré comme un gros mot, et les enfants se voient dire que les règles n'ont plus d'importance - aller à l'église est une nécessité cruciale. Nous ne prions pas assez. Nos enfants ont besoin de nous voir prier, et ils ont besoin de voir que nous faisons de l'Église notre priorité. Et que faire si ils vous disent qu'ils n'ont pas envie d'y aller? Allez-y quand même. C'est vous les parents. Les enfants ont besoin d'être structurés, et ils ont besoin de vous voir comme un exemple de quelqu'un qui s'efforce de placer Dieu en premier dans sa vie, avant tout autre centre d'intérêt.


5. Ne pas discuter des problèmes qu'ils ont.
Ce n'est pas parce qu'ils font comme si tout allait bien que c'est vrai. Il est crucial d'être en dialogue quotidien avec vos enfants. Montrez-leur que vous vous en souciez, en leur demandant comment a été leur journée, et en les écoutant réellement. De temps à autres, faites une sortie avec eux pour aller prendre une pâtisserie ou un café quelque part. Demandez-leur leur opinion à propos de ce qui se passe à l'école, leurs profs, leurs amis, l'église - peu importe, dialoguez. Aidez-les en leur offrant à connaître le point de vue plein d'amour, sans jugement, que l'Église a sur les problèmes actuels. Les enfants sont dans la confusion de nos jours, parce que le monde leur dit qu'il y a tant de choses qui sont bien alors que l'Église en dit le contraire. Vous pouvez être la voix de la raison et de ce qui est bon pour eux, et en leur montrant du respect et en les écoutant, il y a plus de chances qu'eux, à leur tour, vous écoutent.


6. Faire du Christianisme une coutume culturelle, païenne.
Il y a des choses qui ne sont pas Chrétiennes, peu importe comment vous voulez les faire paraître. Bien qu'il soit bon d'avoir des alternatives saines, on ne sait pas tout christianiser. Par exemple, il est regrettable à devoir le dire, mais les écoles publiques de danse dans nombre d'écoles, sont devenues à présent un lieu d'exposition à haute dose à l'immoralité. Ma mâchoire a failli tomber par terre lorsque mon adolescente m'a dit que dans l'école de danse des rhétos (terminale) où elle va, l'an dernier les cours c'était aussi de la "danse au poteau" (comme dans les bars de prostituées, ndt). Elle a expliqué par la suite que la promiscuité était latente, et que ça s'aggravait. Hein?! Oui, rien que ça. Parce que les parents qui étaient là avaient peur de dire quoi que ce soit, les enfants étaient livrés à ça. Plongés dans des chansons hyper-sexualisées, avec une pression sociale des autres danseurs, les hormones et les cerveaux qui n'ont pas encore grandit complètement - et vous avez la recette pour un désastre. Apportez-leur vos propres manières de faire la fête, qui ne comporteront rien d'immoral. Cette année, comme remplacement pour l'école de danse, nous avons loué un bateau et nous avons permis à nos enfants d'inviter un copain à bord. On n'a pas craint de dépenser un peu plus pour permettre à nos enfants de bien s'amuser avec des amis. Pourquoi perdre une misérable nuit à les regarder à la danse lorsque nos enfants peuvent avoir du bon temps, bien meilleur et bien plus propre, en s'amusant à fond avec des bons copains?

7. Leur laisser trop de liberté.
Ça me fait sortir de mes gonds quand je vois le nombre de parents qui ne savent pas où se trouvent leurs enfants, de nos jours. Certes oui, les amis sont importants, mais c'est la famille qui est le creuset de formation pour le long parcours. Les parents ne devraient pas être gênés d'exiger de leurs enfants d'être de retour à la maison pour le dîner, et de savoir avec qui ils passent leur temps. Et non, je ne dépose pas mes enfants au centre commercial. Peut-il se passer quelque chose de bien dans un centre commercial?
Impliquez-les dans les groupes de jeunes de l'église, des organisations de bénévolat et de sports, mais vérifiez bien combien de temps ils passent à traîner sans but avec des copains qui pourraient bien ne pas être la meilleure des influences. Ne les laissez pas vous acculer. C'est bon aussi de parfois devoir leur tenir tête et interdire une de leurs activités. Aussi longtemps qu'ils savent que vous les aimez et les respectez, ils pourront finir par comprendre - ça arrivera peut-être lorsqu'ils auront 30 ans, mais ils vous remercieront plus tard.


8. Ignorer la valeur du dur labeur.
Est-ce que vos enfants participent régulièrement aux tâches ménagères? Si ce n'est pas le cas, pourquoi donc? Vous les privez d'opportunités de valeur qui leur augmenteront leur estime d'eux-mêmes et les aideront à apprendre des capacités qui leur serviront toute leur vie. De plus, ils vivent dans votre maison, et vous n'êtes pas un domestique. Sujet clos.


9. Ne pas leur apprendre les bonnes manières.
L'autre jour, 2 gamins adolescents ont franchi une porte devant moi et ont laissé le panneau de la porte se rabattre sur moi. Et ils ont continué de causer entre eux, ne jetant même pas un regard en arrière. Je sais encore ouvrir une porte, mais je pense que c'est une bonne chose d'enseigner aux ados de regarder si quelqu'un les suit en passant une porte. De leur apprendre à s'excuser quand ils bousculent quelqu'un par inadvertance. Les enfants actuels gagneraient beaucoup à ces leçons de savoir vivre. Vous ferez beaucoup de bien à ce monde si vous leur enseignez à respecter et honorer les autres, exactement comme notre foi l'enseigne.


10. L'argent ne pousse pas sur les arbres.
Un jour, ils seront livrés à eux-mêmes, et ils auront besoin de savoir comment on paie les factures. Apprenez-leur dès le jeune âge que travailler, c'est ainsi qu'on gagne son salaire. Qu'ils fassent des petits boulots pour gagner leur argent de poche. Apprenez-leur à donner le dixième pour les oeuvres de charité de l’Église - la dîme, comme la Bible enseigne de le faire, et montrez-leur comment on épargne son argent. Le Livre des Proverbes comporte une série de versets importants pour montrer l'importance aux enfants d'être prudents et prévoyants en matière financière. Par moment on peut donner un peu d'argent aux enfants, mais il faut rester prudent. Nombre d'enfants reçoivent de l'argent bien trop facilement, sans en comprendre la valeur.

Il n'existe pas de recette toute faite pour élever des enfants moralement sains, au milieu de ce monde toujours plus immoral. Mais il y a l'espérance. Nous avons plus de puissance que nous ne le croyons.

Souvenons-nous que nous avons l’Église pour nous guider, et des amis et famille Chrétiens Orthodoxes qui ont vécu la même chose, ça aide.

Il est si important que accomplissions parfois les choses difficiles, et que nous allions au fond des choses. Nos enfants ont besoin que nous soyons forts, et que nous les guidions sur le bon chemin.


http://myocn.net/10-ways-orthodox-parents-set-children-up-for-moral-failure/

Life gets busy and we don’t step back enough to see what we might be doing as parents to hurt our children’s spiritual growth. Being an intentional Orthodox Christian parent is hard work…but it’s worth it. We have a legacy of faith, wisdom and experience we can pass on to our kids if we pay attention. But if we don’t—we could cause more harm than good.

1. Buying them smartphones. People look at us like we’re freaks, but my husband and I refuse to buy smartphones for our kids. Not only are they expensive, but they allow unsupervised access to the internet, among many other faults. Some parents trick themselves into believing their kids will use internet on their smartphones for “educational” purposes. Yeah right. Don’t fool yourself. The internet, like the TV, is the devil’s playground when it’s not properly supervised. Your job as a parent is to protect your child’s innocence as long as possible. There’s a whole lot of nasty garbage out there that puts thoughts and ideas into their heads that they don’t need. Right now, their souls are like flowers just barely beginning to bloom. Don’t kill that spiritual growth with the world’s evils. And texting? Really, why do kids need texting? Have you looked around lately at all the kids glued to their phones because they’re so hooked on them they can’t put them down. Geez, don’t assist them in losing their childhood. Let kids be kids. Unplug them now because they don’t know how and they need your help.



2. Unsupervised computer use without parental controls. As with smartphones, the internet is full of temptations kids don’t have the ability to deal with. Statistics show the average nine year old has already been exposed to porn on the net.

Do not put a computer in their room. And if there already is one in there, take it out and put it in a prominent area of your home. Seriously, this is their innocence and their soul we’re talking about here. Our kids work on the computer in our family room where the screen is in our view. They can’t log in without our passwords, and we also have them keep to a two-hour computer time limit (which the American Academy of Pediatrics recommends) with breaks in between. Then, we send them outside to get fresh air and to do what kids are supposed to do—play.



3. Encouraging dating in early teen years. We’re pushing off dating as long as possible. Why? I don’t believe putting kids in tempting situations is good for them. Just because you may have dated at an early age and survived doesn’t mean they will. STD’s are at an all-time high. Early intimate relationships also increase risk of depression and suicide. They are still growing and learning about life. Doing things adults do in relationships is not only dangerous, but it’s a heck of an emotional load to put on a kid. They’ve got enough to worry about with homework, sports and college. You might think it’s cute, but when your child ends up telling you they’re pregnant or they have Herpes—it’s not so cute.



4. Being lax about prayer and going to church. In a world where the word religion is looked at as a bad word, and kids are being told rules don’t matter anymore—church is desperately needed. We do not pray enough. Our kids need to see us pray, and they need to see us make church a priority. And what if they tell you they don’t want to go? Go anyway. You’re the parent. Kids need structure, and they need to see you as an example of someone who strives to put God first, before everything else.



5. Not talking about the issues they face. Just because they act like everything is okay doesn’t mean it is. It’s crucial to connect with your kids every day. Show you care by asking about their day and actually listening to them. Take them out for dessert or to a coffee shop for one-on-one time. Ask their opinion on things with school, their teachers, friends, church—whatever. Help them by offering a non-judgmental, loving example of the Church’s viewpoint on current issues. Kids are confused today because the world is telling them so many things are okay that the church is saying are not. You can be the voice of reason and sanity for them, and by showing them respect and listening—they’re more likely to hear you.



6. Paganizing Christianity. Some things just aren’t Christian, no matter how you try to make them that way. While it’s great to have healthier alternatives, we can’t Christianize everything. Sadly, public school dances in many schools have now become a showcase of blatant immorality. My jaw almost dropped to the floor when my teenage daughter told me her junior high school’s dance last year included lap dancing and pole dancing. Then she mentioned later that “grinding” was rampant, and the punch got spiked. Huh? Yes, that’s right. Because the parent chaperones were afraid to say something, the kids got away with it. Throw in oversexualized lyrics, peer pressure, hormones and brains that haven’t grown completely—and you get a recipe for disaster. Come up with your own ways to celebrate that don’t include being immoral. This year, to substitute for a school dance, we’re looking at renting a boat and having our kids invite a friend to come along. We don’t mind spending a little money to give our kids a fun time with friends. Why waste a miserable night chaperoning a dance when our kids could have a better, cleaner time doing something fun with friends?



7. Too much freedom. It blows me away how many parents don’t know where their kids are these days. First of all, friends are important, but it’s the family that sticks around for the long haul. Parents should not feel embarrassed to require their kids to be home for dinner and to know their whereabouts. And no, I don’t drop my kids off at the mall. What good things happen at the mall anyway? Involve them in church youth groups and volunteer organizations and sports, but be careful how much time they spend wandering aimlessly with friends who might not always be the best influence. Don’t let them back you in a corner. It’s okay to put your foot down and say no on some of their activities. As long as they know you love and respect them, they will eventually understand ( it might be when they’re 30, but they will thank you later).



8. Ignoring the value of hard work. Do your kids do regular chores? If not, why not? You are robbing them of valuable opportunities that will raise their self-esteem and help them learn skills they will use all their life. Aside from that, they live in your house, and you are not a maid. Enough said.



9. Not teaching them manners. The other day, two teenage boys walked into a door in front of me and let the door swing back in my face. They just kept talking and didn’t even look back. I can hold a door open myself just fine, but I think it’s a good thing to teach teen boys and girls to look out for the person behind them. Teach them to say excuse me when they bump into someone or walk in front of them. Kids today could really use a lesson in manners. You will do the world a lot of good to teach them to respect and honor others like our faith teaches.



10. Money doesn’t grow on trees. One day, they will be on their own and will need to know how to pay bills. Teach them at an early age that doing work is how they get money. Have them do jobs to earn their spending money. Teach them to tithe 10% to charity, like the Bible teaches, and show them how to invest. Proverbs has a lot of great verses to show kids the importance of being wise with finances and planning ahead. There is a time to give money to kids, but be careful. Many kids are getting money way too easily, without understanding its value.

There isn’t a blueprint out there for how to raise morally aware kids, in an increasingly immoral world. But there is hope. We have more power than we realize.

Remembering that we have the church to guide us, and Orthodox Christian friends and family who are going through the same thing, helps.

It’s so important that we do the hard things sometimes, and step up to the plate. Our kids need us to be strong and guide them to the right thing.

15 septembre 2014

Laissez-les vous crucifier! (saint Isaac le Syrien)


Laissez-les vous bousculer,
mais ne bousculez pas.
Laissez-les vous crucifier,
mais ne crucifiez pas.
Laissez-les insulter,
mais n'insultez pas.
Laissez-les diffamer,
mais ne diffamez pas.
Soyez doux, et ne soyez pas zèlé dans le mal.

Saint Isaac le Syrien

photo: papy Dobrev, Sofia, Bulgarie, "mendiant pour le Christ"

Le Christ récompense aussi ceux qui osent malgré une foi hésitante (Mc 5 / p. John)

Lectures du jour : Gal 2,11-16 & Mc 5,24-34

"Si je pouvais ne fut-ce que toucher la frange de Son vêtement, je serais guérie" (Mc 5,28)

Au milieu du récit de la fille de Jaïre ressuscitée d'entre les morts, on trouve la guérison d'une femme qui souffrait d'un incessant flux de sang. Ce miracle est rapporté par les 3 évangiles synoptiques, mais pas par saint Jean, et il dépeint quelqu'un qui vient en dernier ressort vers le Christ pour obtenir guérison.

Selon la Loi de l'Ancien Testament (Lévitique 15,25-27), l'affliction dont souffrait cette femme voulait qu'elle soit gardée en quarantaine, car son flux de sang incessant la rendait "impure", signifiant que nul ne pouvait la toucher voire même simplement être associé à elle. Dès lors, l'épreuve qui frappait cette pauvre femme lui prenait la tête tant physiquement qu'émotionnellement. De plus, elle avait apparemment dépensé bien du temps, de l'énergie et de l'argent pour tenter de trouver guérison auprès des médecins, et cependant aucun n'avait su l'aider. En fait, l'Ecriture dit que son état s'était même plutôt aggravé!

A bout après tout ce qu'elle avait dû traverser, lorsqu'elle entendit que le Christ passait par là, cette femme poussée par l'énergie du désespoir, dépassant les conséquences potentielles du risque qu'elle prenait, traversa la foule dans l'espoir d'au moins toucher la frange de la tunique du Christ. D'un côté, cela montre une considérable force de foi, mais c'est encore une foi imparfaite, car elle semble ne voir en Christ (et par extension dans Son vêtement) qu'une sorte d'intervenant magique. Et pourtant lorsqu'elle parvient à toucher la tunique de notre Seigneur, elle reçoit guérison, et aussitôt Jésus loue ses efforts et l'aide à parfaire sa foi.

Ce récit beau et touchant (sans mauvais jeu de mot) est très encourageant, car il montre non seulement la miséricordieuse compassion du Christ envers ceux qui osent L'approcher, mais aussi qu'Il récompense même ceux qui se tournent vers Lui en dernier ressort.

P. John





Today's Scripture Readings:
Galatians 2:11-16 & St. Mark 5:24-34

"If only I may touch His clothes, I shall be made well." (Mark 5:28)

Couched within the storyline of Jairus' daughter being raised from the
dead is the healing of the woman who suffered from a continuous flow of blood. This miracle appears in the three synoptic gospels, but not in John's, and depicts someone who comes to Christ for healing as a last resort.

According to Old Testament Law (Leviticus 15:25-27) this woman's ailment should have kept her quarantined because her constant blood loss rendered her "unclean," meaning that no one was allowed to touch her or even associate with her. Therefore this poor woman's ordeal drained her spirits both physically and emotionally. In addition, she apparently spent much time, energy, and money in finding a cure from physicians, yet none were able to help; in fact, the scripture relates that her condition actually worsened!

Exasperated by all she has gone through, when she hears that Christ is passing by, this determined woman's desperation causes her to risk the consequences and push her way through the crowd in hope of touching even the hem of Christ's robe. On the one hand this shows considerable strength of faith, but it is still an imperfect faith, for she seems to think that Christ (and by extension His clothing) is some type of magical conduit. Yet when she does manage to touch our Lord's robe, she receives healing and Jesus immediately praises her efforts and helps to perfect her faith.

This beautiful touching account (no pun intended), is very encouraging because it not only shows Christ's merciful compassion towards those who dare to approach Him, but that He even rewards those who turn to Him as a last resort.

Fr. John

Icône miraculeuse de saint Ephrem le Nouvel Apparu en Roumanie

http://www.johnsanidopoulos.com/2013/06/the-myrrhgushing-icon-of-st-ephraim-new.html




L'icône ci-dessus se trouve au monastère de Sihastria Rarau en Roumanie. Par elle se sont accomplis nombre de miracles, et elle exsude de la myrrhe.

Cela a commencé en 2010, lorsqu'un prêtre, père Onufrie Căruntu, a visité le monastère de saint Ephrem à Nea Makri et y a acheté l'icône pour 15 euros. A son retour en Roumanie, il l'a ramenée chez lui. Le jour de Pâques 2010, elle a commencé à exsuder de la myrrhe. Peu après, nombreux miracles s'en sont suivis.

Le site (blog) du monastère:

Site internet roumain dédié aux miracles de saint Ephrem le Nouvel apparu en Roumanie :

A ce jour, 2 livres ont été publiés, reprennant des dizaines de récits de témoignages de miracles en Roumanie, attribués à saint Ephrem de Nea Makri.


14 septembre 2014

Être sauvé (abba Macaire)


Comment pourriez-vous être sauvé? Soyez comme le mort : ne pensez pas aux insultes des gens, ni à la gloire, et vous serez sauvé.
Abba Macaire

Quelques paroles suffisent pour sauver le Chrétien (p. Ephrem d'Arizona)

Les saints Pères vivaient dans la Lumière, et ils nous ont laissés ces petites prières. Comme ces quelques paroles "Seigneur Jésus Christ, aie pitié de nous", et "Très sainte Mère de Dieu, sauve-nous". Nous n'avons pas besoin de lire des encyclopédies, ni quantité de livres. Avec ces deux petites prières, tous les Chrétiens sont sauvés.
Ancien Ephraim d'Arizona





"The Holy Fathers were illumined and left us these little prayers. A few words: "Lord Jesus Christ, have mercy on us" and "Most Holy Theotokos, save us". We don't need to read encyclopedias, nor many books. With these two little prayers, all Christians are saved."

Elder Ephraim of Arizona




L'habit fait-il le prêtre? (p. Païssios)

- Père (Païssios), il y a cette question qui dit "l'habit fait-il vraiment le prêtre?"

Hé bien, pensez à deux oliviers, un avec des feuilles et l'autre pas. Lequel préférez-vous? Je me souviens lorsque j'étais à Kalyvi, Sainte Croix, j'avais arraché l'écorce d'un olivier et écrit ceci dessus "les arbres se sont dévêtus de leurs vêtements; il est temps de voir le fruit de leurs labeurs!" A côté de ça j'ai ajouté "un prêtre sans sa soutane (arasotos) est un prêtre sans rédemption (asotos)".


- Père, quelqu'un a amené au monastère un prêtre Orthodoxe 'en pantalon' (sans sa soutane). Devrions-nous lui demander sa bénédiction?

Quelle bénédiction? Vous auriez dû dire à la personne qui l'a amené, peu importe son éventuel rang, "pardonne-nous, mais la règle dans notre monastère, c'est de donner une soutane aux prêtres qui n'en portent pas. Voir un prêtre qui vient à un monastère orthodoxe féminin uniquement en habits laïcs, c'est inconvenant!" Si la personne l'y ayant amené ne s'en trouve pas honteuse, et si le prêtre lui-même n'y voit pas le problème d'être venu sans sa soutane, en quoi devrions-nous être gênés de lui demander d'en porter une? J'ai rencontré un jour un jeune archimandrite qui portait des vêtements laïcs dans un aéroport. Il partait pour l'étranger et se présenta "je suis père untel," dit-il. "Où est votre soutane" fut ma réponse... Bien sûr, je ne me suis pas prosterné devant lui.


- Père, certains affirment que le clergé vivant de manière moderne sera mieux à même d'aider les gens.

Lorsque le patriarche Demetrios visita le séminaire Holy Cross aux États Unis d'Amérique, quelques pieux étudiants Américains l'approchèrent et dirent "votre sainteté, ne pensez-vous pas qu'il serait temps pour le clergé de vivre un peu avec son temps?" Le patriarche répondit "saint Cosmas a dit que lorsque le clergé ressemblera aux laïcs, alors les laïcs deviendront des démons." N'était-ce pas une bonne réponse? Ensuite ils lui préparèrent une luxueuse suite d'hôtel (*) avec un lit confortable etc. Lorsqu'il vit cela, il dit "Est-ce là que je suis censé rester, dans cette chambre-ci? Vous feriez mieux de m'installer dans un endroit tout simple. Lorsqu'un homme du clergé devient un mondain, il devient le candidat du diable."
Ancien Païssios, Conseils spirituels, vol. I, pp. 358-359


NDT : (*) voir la visite du patriarche Bartholomeos I à Bruxelles il n'y pas si longtemps, avec la coûteuse réservation d'une partie importante d'un hôtel de luxe pour lui.. Et aussi la différence entre un vrai patriarche "spirituel", et un politicien en soutane et tiare qui joue le Cheval de Troie pour faire entrer son pays en Communauté Européenne... Que le Seigneur ramène sur Son chemin ceux qui s'en éloignent, qu'ils portent soutane ou non.





- "Geronda [Elder Paisios], there is this expression, “Is it really the cassock that makes the priest?”

Well, think of two olive trees, one with leaves and the other without. Which one do you prefer? Once when I was at the Kalyvi of the Holy Cross, I peeled the trunk of an olive tree and wrote this on it, “The trees got rid of their garments; it’s time to see the fruit of their labor!” Next to that I wrote, “A priest without his cassock (arasotos) is a priest without redemption (asotos).”

- Geronda, someone brought an Orthodox priest wearing only trousers [without his cassock] to the monastery. Should we have asked for his blessing?

What blessing? You should have told the person who brought him, no matter how important he was, “Forgive us, but it is a rule in our monastery to give cassocks to priests who are not wearing one. To have a priest come to an Orthodox women’s monastery wearing only his trousers! That is inappropriate.” When the person who brought him has no shame, and when the priest himself is not ashamed for having come without his cassock, why should you be embarrassed to ask him to put one on? I once met a young archimandrite wearing laymen’s clothing at an airport. He was going abroad and introduced himself, “I am Father so and so,” he said. “Where is your cassock?” was my answer. Of course, I did not prostrate in front of him.

- Geronda, some people claim that a modernized clergy will be better able to help people.

When Patriarch Demetrios visited the seminary of the Holy Cross in the United States, a few pious American students went up to him and said, “Your Holiness, don’t you think it’s time for clergy to be more up to date?” The Patriarchs response was, “Saint Cosmas said that when clergy turn into laymen, laymen will turn into demons.” Wasn’t that a good answer? Then they prepared this luxurious suite for him with a fancy bed and so on. The moment he saw it, he said, “Is this where I am supposed to stay, in this room? You’d better bring me a simple cot. When a clergyman becomes worldly, he becomes the devil’s candidate.”

Elder Paisios (Spiritual Counsels vol. I, pp. 358-359)