"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes. Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)

17 août 2015

Saint Jérôme de Noordwijk, hiéromartyr (+ 856, Jeroen, Hiero)


Né vers 825, mort en 885. Fils unique d'un noble Scot. Après sa formation comme prêtre, il décida de mettre ses pas dans ceux des illustres saints Willibrord et Boniface, et partit prêcher l'évangile chez les Frisons et les Germains.
Il se présenta chez l'évêque responsable, saint Hunger (+ 851, fête le 8 novembre), qui fut évêque d'Utrecht entre 845 et 851.
En 847, il se serait dirigé vers ce même territoire que saint Willibrord avait exploré un demi siècle auparavant, dans le sud du Kennermeland, en Frise, donc à l'embourchure du Vieux Rhin en Mer du Nord. L'évêque l'envoya à Northgo, l'actuelle Noordwijk. Jeroen y aurait construit en 851 la première église, consacrée à saint Martin de Tours.

Le 16 août 856, des drakkars Vikings débarquèrent leurs troupes sur la plage de Noordwijk. Ils envahirent les environs, pillant les maisons, et firent prisonnier le prêtre Jeroen. Le lendemain. Le lendemain, leur chef voulut le forcer à offrir un sacrifice à leurs divinités, mais Jérôme refusa. Les Vikings étaient connus pour le plaisir qu'ils tiraient de voir leurs victimes avoir fort peur, surtout quand il s'agissait de notables qu'ils humiliaient. Le chef Viking fut cependant furieux de voir que rien ne marhcait et fit déchaîner la violence sur Jeroen pour le faire plier. Puis il ordonna à ses hommes de le massacrer. Après le départ des Vikings, des habitants du coin vinrent enterrer le corps et marquèrent l'emplacement avec des pierres.

Vers 950, un certain Notbodo eu 3 apparitions de saint Jeroen en songe, lui indiquant le lieu de sa sépulture, mais il n'osa rien faire.
Cependant, des chevaux furent volés dans le village. Tous les villageois partirent à leur recherche. Lors d'une des nuits de cette expédition, un des compatriotes de Notbodo eut un songe, dans lequel un vieil homme lui dit où il pourrait retrouver les chevaux. Néanmoins, il devait dire à Notbodo qu'il devait aussi creuser à l'endroit, car c'était le lieu qu'il lui avait indiqué en songe. Alors Notbodo n'osa plus refuser, on creusa à l'endroit indiqué et trouva des restes humains. Les pieux Frisons chargés de cette tâche reçurent une aide providentielle : ils trouvèrent au bord de la mer une civière qu’on avait abandonnée et s’en servirent pour transporter la sainte relique jusqu'à la nouvelle abbaye bénédictine d'Egmond. Ils furent placés aux côtés de ceux de saint Adalbert, fondateur de l'abbaye. A l'endroit où saint Jeroen avait été enterré, on éleva une église, qui a grandit au fil du temps.

Saint Jeroen est, avec saint Adelbert, le patron de Noordwijk et d'Egmond. Au Moyen-Age, saint Jérôme était aussi le saint patron des objets perdus, rôle qu'en Orient chrétien on attribue à saint Christophe.

[résumé de : W. van Hilten 'Noordwijk als bedevaartplaats' Reeks Op zoek naar het verleden. De Geschiedenis van Noordwijk. deel I, Noordwijk, Van der Meer, 1983 ISBN90-7079-601-5 pp:09-15]

Dans l'art, Saint Hiero est représenté en moine avec un faucon et une épée (Roeder). Il est invoqué pour retrouver les objets perdus (Roeder).

(images hétérodoxes)


 

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