"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes. Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)

07 décembre 2015

Du comportement du supérieur envers ses subalternes (saint Seraphim de Sarov)

"Sois une mère pour tes moines, plutôt qu'un père. Tout supérieur doit être - et rester - pour ses ouailles, comme une mère raisonnable. Une mère aimante ne vit pas pour elle, mais pour ses enfants. Elle supporte les infirmités des infirmes avec amour, elle purifie ceux qui sont souillés, les lave doucement, paisiblement ; les habille de vêtements propres et neufs ; les chausse, les réchauffe, les nourrit, les console et tâche de les entourer de façon à ne jamais entendre de leur part la moindre plainte. De tels enfants sont attachés à leur mère. Ainsi chaque supérieur doit vivre non pour lui, mais pour ses ouailles. Il doit être indulgent pour leurs faiblesses; supporter avec amour leurs infirmités; recouvrir les maux des pécheurs par des emplâtres de miséricorde; relever avec douceur ceux qui tombent; purifier tranquilement ceux qui se sont souillés par un vice quelconque, en leur imposant une pénitence supplémentaire de prière et de jeûne; les habiller de vertu par l'enseignement et l'exemple; s'en occuper constamment et sauvegarder leur paix intérieure de façon à ne jamais entendre de leur part ni cri ni plainte. Alors, de leur côté, ils feront leur possible pour procurer au supérieur la tranquilité et la paix."
"Seraphim de Sarov", par Irina Goraïnoff, DDB 1995 pp. 63-64

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