"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes. Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)

16 mai 2015

l'ange gardien

Voilà à quoi ressemble bien souvent mon ange gardien. Pardonnez-moi.


Saint Carantock (Karanteg ou Caradec, 16 mai)


source photo

Saint Carantock de Carhampton, Abbé et fondateur de Llangranog, Pays de Galles
(Carannog, Carantocus, Carentoc, Karanteg, Caranteg, Caradec)
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6ième siècle. Abbé Gallois, fondateur de l'église de Llangranog, Cardiganshire, Pays de Galles, Carantock visita l'Irlande comme missionaire et à son retour il fonda un monastère à Cernach, dont il devint l'abbé. Il dirigea un groupe de moines qui annonçèrent l'Evangile dans le centre des Cornouailles, et on rapporte que de là, ils partirent pour la Bretagne, où il est grandement vénéré comme Saint Caradec. Vers la fin de sa vie, il retourna à Cernach, où il mourut. William Worcester mentionne un "Sanctus Cradokus" (ce qui peut se traduire par Cadoc ou Carantock) dans une église ou une chapelle près de Padstow, où il était vénéré du fait qu'il "détruisait les vers quand les gens buvaient l'eau d'une fontaine du lieu". Il est le patron de Crantock en Cornouailles, Llangranog, et Carhampton en Somerset. Roscarrock mentionne une église Cornique dédiée à Carantock, qui avait 7 cimetières rattachés. Les paroissiens de ces 7 églises venaient chaque année apporter les reliques à l'église-mère, les plaçant sur des pierres particulières ressemblant à des autels. Certains auteurs l'identifient avec Saint Carantac. La fête de Saint Carantock est célébrée dans le sud du Pays de Galles, le Somerset, la Cornouailles, et en Bretagne (Attwater2, Bénédictins, Coulson, Delaney, Farmer).

Vie légendaire de Saint Carantock

Saint Carantoc était fils de Ceredig, roi de Cardigan, mais il choisit la vie d'ermite et vécu dans une caverne au dessus d'un port qui porte à présent son nom, Llangranog, où l'on trouve par ailleurs une source sainte, dont il dû probablement faire usage. Quand le peuple tenta de le forcer de succéder à son père, qui venait de mourir, il pris la fuite, et érigea une fondation religieuse dans le Somerset à Carhampton. Selon la tradition, son Autel portable fut perdu quand il traversa le fleuve Severn, et fut rejetté à l'embourchure du petit ruisseau Willet près de Carhampton. Carantoc alla voir le roi Arthur, guide de la résistance Brittanique contre l'envahisseur Saxon, afin de lui demander de l'aide pour récupérer son autel, et le roi lui demanda en échange de les débarasser d'un dragon / énorme serpent qui empoisonnait la vie du voisinnage.

Selon la tradition, après que Carantoc eut prié le Seigneur, le dragon courrut vers l'homme de Dieu, et humblement baissa sa tête vers lui, afin de lui permettre de passer son étole autour de son cou et de le guider comme un agneau, ne permettant pas qu'on lève ne fut-ce que le petit doigt contre lui. Après un certain temps, le dragon fut relâché, et partit après avoir reçu pour instruction de ne pas molester les hatitants de ce pays. On rapporte que cela eut lieu à Dunster.

Près de Carhampton, Carantoc fonda au delà de la rivière Gannel, de Newqay, puis, selon Capgrave, fut guidé par son ange gardien, pour aller en Irlande, pour aider saint Patrick dans la conversion de cette île. En Irlande, il guérit un de ses disciples, Tenenan, en lui ayant donné un bain chaud.

Son ministère ne se termina pas en Irlande, car il est honoré en Bretagne comme saint fondateur de Carantec et de la paroisse avoisinante de Tegarantec, qui devait probablement s'appeler Tref Carantoc (trève de Carantec) à l'origine.

Saint Carantoc mourrut au milieu du 6ième siècle, et Bath Abbey, qui conserva la vie de Carhampton, a conservé sa mémoire au 16 mai. Les calendriers Gallois, Cornique, Irlandais et Breton le commémorent aussi à ce jour.
(Bowen, Baring Gould and Fisher, Farmer, John).

Tropaire de Saint Carantoc ton 7
Préférant servir dans le Royaume de Dieu
plutôt que de diriger un royaume terrestre, O père Carantoc,
tu convertis nombre d'Irlandais au Christ, et en Cornouailles et dans ton Pays de Galles natal,
ayant chassé le dragon et fondé nombre d'églises
tu fus une brillante balise guidant nombre d'âmes sur le Chemin du Salut.
Prie à présent le Christ notre Dieu afin qu'Il sauve nos âmes.




église de Llangranog, Cardiganshire, Pays de Galles

15 mai 2015

Sainte Dympna de Geel et saint Gerebern, martyrs (15 mai)

Sainte Dympna de Geel, Vierge & Martyr
(Dymphna, Dympne)
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Morte vers 650. Dympna était la fille d'un roi païen, Irlandais (de Monaghan?), Anglais, ou Amoricain, et d'une princesse Chrétienne. Sa mère mourut quand Dymphne était encore très jeune, mais les femmes à qui elle avait confiée l'enfant étaient Chrétiennes : elles l'instruisirent des vérités de la Foi et la firent baptiser secrètement. Lorsque Dymphne eu grandit et devenue une jeune femme, sa ressemblance frappante avec sa défunte mère fit naître une passion incestueuse dans le coeur de son père.

Sur l'avis de son confesseur, Saint Gereberne (fêté ce jour), Dympna s'enfuit de chez elle. Accompagnée de Gereberne, du bouffon du roi et de sa femme, elle s'embarqua vers Antwerpen [Anvers]. De là, elle traversa la forêt sauvage jusqu'à atteindre un petit oratoire dédié à Saint Martin, sur le site de l'actuelle ville de Geel (45km d'Antwerpen). Le groupe s'y installa un petit ermitage. Et durant les quelques mois qu'ils vécurent là avant d'être découverts, Dymphne acquit une réputation de sainteté, de par sa dévotion pour les pauvres et les souffrants.

Le père de Dympna la poursuivit jusqu'à Antwerpen, et il envoya des espions pour retrouver sa trace en recherchant de l'argent étranger. Le roi tenta de la persuader de revenir, mais face à son refus, il ordonna qu'elle et le prêtre Gerberne soient mis à mort. Les hommes du roi tuèrent le prêtre et ses compagnons, mais hésitèrent à tuer Dympna. Le roi lui-même lui coupa la tête avec son épée. Les cadavres furent laissés à même le sol. Mais des mains, soit angéliques, soit humaines, finirent par les ensevelir à l'endroit même où ils avaient périt.

Le corps de la victime fut inhumé à Geel (6ième siècle), et une église fut, bâtie sur le tombeau de la victime honorée comme une sainte.

Le récit frappa l'imagination de tout le pays, en particulier parce que selon la tradition, les lunatiques furent guéris à sa tombe. Il y eut un grand renouvellement d'intérêt pour son culte lors de la translation des reliques de Dympna, parce que nombre de guérisons d'épileptiques, de lunatiques et de personnes possédées par le démon eurent lieu pour les concernés visitant son tombeau.

Sous son patronage, les habitants de Geel furent connus pour le soin qu'ils donnaient aux malades mentaux. Vers le 13ième siècle, on bâtit une infirmerie. De nos jours, la ville possède un sanatorium de premier ordre, un des meilleurs centres de traitement des maladies au monde. Ce fut l'un des premiers à développer un programme où les patients ont une vie normale chez des fermiers ou des résidents locaux, qu'ils assistent dans leurs travaux, et dont ils partagent la vie de famille. La puissance du culte de sainte Dympna est rendue évidente par les oeuvres de miséricorde du peuple de Geel envers les malades mentaux, depuis une époque où ils étaient universellement rejetés voire traités avec hostilité.

Les saintes reliques de Dympna sont préservées dans un reliquaire en argent dans l'église portant son nom. Seul le chef de Gerberne se trouve là, le restant ayant été transféré à Sonsbeck dans le diocèse de Muenster (D). (Attwater, Bénédictins, D'Arcy, Delaney, Farmer, Kenney, Montague, O'Hanlon, White).

La fête de sainte Dympne est au 15 mai; au 27 octobre est la translation des reliques.

Dans l'art, Sainte Dympna est une vierge couronnée, avec une épée, et un diable enchaîné. Nombre d'enfant en Belgique portèrent le nom de Dymphne, mais en Irlande on la rappelle sous la forme de Damhnat, et en Angleterre Daphnée.

Dympna est invoquée contre la folie, la maladie mentale de tout genre, en faveur des asiles pour malades mentaux, des soigant de malades mentaux, des somnambules, des épileptiques, et des possédés et démoniaques. (Roeder). Sa fête est conservée en Irlande et à Geel.





SAINT GEREBERN, PRETRE ET MARTYR (6ième SIÈCLE)
Gerebern, appelé aussi Génébrard, est un prêtre Irlandais du 6ième siècle, qui donna le Baptême à Dympna et accompagna cette sainte fille dans sa fuite en Brabant. Il partagea son sort et fut martyrisé à Geel (6ième siècle). Ses reliques furent transférées à Sonsheck, près Xanten, sur le Rhin. On y implore son intercession pour être guéri de la goutte et des fièvres. Sa fête est au 15 mai.
Bibl. - O'Hanlon, Irish saints, t. 5, p. 366.






Tropaire de sainte Dympna, ton 4
Pour échapper à la folie des pécheurs,
Tu t'en allas sur les flots de la mer
Avec le prêtre Géréberne
Pour trouver un asile où louer le Christ.
Et tu couronnas par le martyre
Une vie toute tournée vers le Seigneur.
Aujourd'hui nous te prions, vierge Dymphne,
D'intercéder auprès de Dieu pour le Salut de nos âmes.



Troparion of Saint Dympna tone 4
To escape to the madness of sinners, /
You went on the rough seas /
Together with the priest Gerebern /
To find a shelter where to praise Christ. /
And you didst crown by the martyr /
A life completely devoted to Our Lord. /
Today we pray to thee, O maiden Dympna, /
That you intercede to Christ our God for the salvation of our souls

14 mai 2015

Ne pas laisser croire qu'on pourrait acquiescer à un péché (saint Ambroise de Milan / Prologue d'Ochrid)

Le péché qui est cause de scandale pour autrui est un péché à double face. Le sage s'efforce de ne scandaliser personne, et n'induit personne dans le péché par son exemple pécheur. Saint Ambroise loue ainsi la sagesse de l'empereur Valentien qui mourut jeune, en citant des exemples de sa vie : L'empereur, entendant dire que l'on parlait de lui dans tout Rome comme d'un chasseur passionné et d'un amateur de bêtes sauvages - alors qu'il n'en était rien - et à quel point cette passion détournerait l'empereur de ses devoirs d'État, ordonna qu'immédiatement toutes les bêtes sauvages de sa réserve soient tuées. Une autre fois, ayant entendu comment certaines personnes pleines de malice répandaient la rumeur qu'il dînait fort tôt (voulant de la sorte le présenter comme glouton), l'empereur s'imposa un jeûne strict, tant en privé qu'en public. Dans les banquets publics, on ne le voyait que rarement prendre un morceau de nourriture en bouche. Et encore, lorsque ses soeurs se disputèrent avec quelqu'un au sujet d'une propriété, l'empereur, bien qu'il était en droit de juger la dispute, renvoya le cas à la cour publique, afin qu'il ne soit pas accusé de partialité." C'est ainsi que craignant beaucoup le Seigneur, ce pieux empereur en appliqua les Paroles : " Malheur si quelqu'un doit scandaliser l'un de ces petits qui  croient en Moi" (Saint Matthieu 18,6)
Prologue d'Ochrid, saint Nicolas Velimirovic
http://www.rocor.org.au/?page_id=925

13 mai 2015

Sainte Rolende de Gerpinnes: office complet d'Acathiste (13 mai)



KONDAKION 1
En ces temps où notre pays venait à peine d'éteindre les ténèbres du paganisme, quand Saint Bérégise illuminait le Condroz de ses saints enseignements, quand Saint Hubert parcourait les forêts d'Ardenne pour en chasser le démon, quand Saint Gommaire servait son Créateur à Lierre et Saint Rombaut à Malines, tu parus sur la terre, Rolande, pour témoigner par ta Foi et ta virginité de la Toute-Puissance du Créateur. Toi qui es maintenant auprès de Dieu, intercède pour nous qui te chantons:
Réjouis-toi, Sainte Rolende, Gloire de Gerpinnes.

IKOS 1
Dès le commencement, le Créateur des anges t'a élue, afin que par ta vie tu glorifies le nom très admirable de la Sainte Trinité. En vérité, tu as fait resplendir ton existence comme un lumineux rayon de l'éternel Soleil de Justice. En voyant ta vie, avec joie et respect, nous te chantons:
Réjouis-toi, sainte fille de pieux parents.
Réjouis-toi, princesse digne de son sang.
Réjouis-toi, dont l'enfance fut imprégnée de la présence de Dieu.
Réjouis-toi, cadeau de prix pour Ansa et Didier.

Réjouis-toi, qui tenais pour rien les honneurs de ce monde.
Réjouis-toi, qui aimais par-dessus-tout le Créateur. Réjouis-toi, qui rendais gloire au Rédempteur.
Réjouis-toi, qui fus le modèle des filles chrétiennes.
Réjouis-toi, sainte Rolende, gloire de Gerpinnes.


KONDAKION 2
Issu de noble race, éminent par sa haute fortune et illustre héritier de la dignité princière, ton père Didier commandait aux peuples de la Gaule. Plein d'une affection relevée par la vertu, il s'unit à la vertueuse Ansa, remplie comme lui de l'amour du Christ. Et c'est entourée de l'affection de tels parents que tu naquis, Rolende, toi qui maintenant intercèdes auprès du Créateur pour ceux qui te chantent:
Alleluia, Alleluia, Alleluia.

IKOS 2
Dès ton enfance, tu appris de tes pieux parents à glorifier Celui qui donné Sa vie pour sauver le monde du péché et de la mort. Et ton âme d'enfant souvent s'élevait par la prière au-dessus des préoccupations enfantines. Et c'est pourquoi nous te chantons:
      
Réjouis-toi, précieuse entre les bienheureux.
Réjouis-toi, remplie de la vertu céleste.  
Réjouis-toi, qui grandis en union avec Jésus-Christ.
Réjouis-toi, qui vécus toute ta vie tournée vers le Créateur.

Réjouis-toi, qui soulages les cruelles douleurs.
Réjouis-toi, qui exauces ceux et celles qui t'honorent
Réjouis-toi, qui dès ta jeunesse tins pour    rien les honneurs de ce monde.
Réjouis-toi, princesse qui se fit servante de son Rédempteur.

Réjouis-toi, Sainte Rolende, gloire de Gerpinnes.  


KONDAKION 3
Lorsque tu grandis, tu projetas un vif éclat dans toute la province. L'amour de Dieu brûlait dans ton coeur et la majesté     de la    Foi chrétienne rayonnait sur ton visage. Aussi surpassas-tu par l'éclat de tes vertus et l'angélique pureté de tes moeurs les autres vierges, tes compagnes. Grâce à la renommée si rapide dans son vol, ton nom fut bientôt connu des princes les plus illustres de ce pays,    ainsi que des prélats, qui chantaient au Seigneur en action de grâce pour ta grande piété:
Alleluia, Alleluia, Alleluia.


IKOS 3
Sainte de Dieu, la connaissance divine te fut accordée, et jamais depuis ta jeunesse, tu ne cessas de progresser dans la pensée des choses célestes. C'est pourquoi nous t'adressons aujourd'hui nos cantiques fervents:
  

Réjouis-toi, enfant de la Gaule choisie par Dieu.
Réjouis-toi, héritière des vertus de ta mère.
Réjouis-toi, toi qu'elle a formée à la piété et à la prière.
Réjouis-toi, toi qui as gardé comme un trésor la Foi de ton enfance.

Réjouis-toi, dont la mort du Christ brûlait le coeur.  
Réjouis-toi, dont la majesté de la religion rayonnait sur le visage.  
Réjouis-toi, qui éclipsais les autres vierges par l'éclat de tes vertus.
Réjouis-toi, dont on remarquait l'angélique pureté des moeurs.

Réjouis-toi, Sainte Rolende, gloire de Gerpinnes.


KONDAKION 4
Et tandis que de toutes parts, les nobles jeunes gens se pressaient à ta porte, tu conçus en ton coeur le    désir d'être toute à ton Créateur. Malgré la volonté de ton entourage de te voir épouser un jeune et noble prince, tu refusas toute proposition, ne voulant d'union qu'avec le Christ notre Dieu et Sauveur Tout-Puissant, auquel tu chantais avec componction:
Alleluia, Alleluia, Alleluia.

IKOS 4
Pour être comptée parmi les parfaites épouses de Jésus-Christ, sans rien garder pour toi-même, dédaignant la royauté et les honneurs comme choses éphémères, tu refusas, Rolende, l'honneur de devenir reine sur cette terre, pour avoir part à la Royauté qui n'est pas de ce monde auprès du Roi de toutes choses. Et c'est pourquoi, nous te chantons:

Réjouis-toi, qui n'avais d'autre désir que Dieu.
Réjouis-toi, dont l'intégrité en tout forgeait le caractère.
Réjouis-toi, qui n'hésitais pas à te différencier de tes parents terrestres.
Réjouis-toi, qui pris constamment refuge dans la Foi orthodoxe.

Réjouis-toi, princesse que l'humilité rendait chaque jour plus aimable.
Réjouis-toi, qui te tournais constamment vers Dieu par l'ardeur de ta prière.
Réjouis-toi, qui recevais en ton coeur les enseignements de notre mère l'Église.
Réjouis-toi, qui rejetais les plaisirs du monde en aiguisant ton désir de Dieu.

Réjouis-toi, sainte Rolende, gloire de Gerpinnes.


KONDAK 5
Lorsque ton père eut rejoint son Créateur, voyant ton ardent amour pour la vie monastique, ta mère reconnut que telle était la sainte volonté du Seigneur sur toi, vierge Rolende. Et t'offrant comme une parfaite oblation au Seigneur, afin que tu suives la voie étroite du monachisme, elle chanta:
Alleluia, Alleluia, Alleluia.

IKOS 5
Pour échapper aux sollicitations de ce monde, tu faussas compagnie à ceux qui te menaient vers ton terrestre époux. Ressentant un appel irrésistible vers la vie angélique des moniales, tu partis alors avec ta mère sur les chemins, décidée à accomplir ton projet de vie parfaite. Et c'est pourquoi, aujourd'hui, pleins d'admiration, nous te chantons:


Réjouis-toi, qui n'eus de dessein que d'appartenir à Dieu.  
Réjouis-toi, qui t'es offerte toute entière au Seigneur.  
Réjouis-toi, qui as quitté volontairement les vanités de ce monde.  
Réjouis-toi, valeureuse servante du Christ.

Réjouis-toi, qui fis ton désert des routes de la Gaule.
Réjouis-toi, qui parcourus sans crainte les noires forêts.  
Réjouis-toi, qui acceptas sans révolte la vie de fugitive.  
Réjouis-toi, qui connus le froid et la faim.

Réjouis-toi, Sainte Rolende, gloire de Gerpinnes.


KONDAK 6
Durant ton séjour à Corbie, tu avais appris à connaître la vie toute offerte des saintes moniales. Aussi eus-tu le coeur embrasé d'un saint zèle de te joindre à elles. Et c'est pour les retrouver que tu pris le chemin de la lointaine Cologne, dédaignant les multiples dangers des routes peu sûres, sur lesquelles tu chantais en marchant:
Alleluia, Alleluia, Alleluia.

IKOS 6
Auguste fugitive, tu tendais tous tes efforts vers le lieu de l'ascèse et de la perfection. Dieu fut pour toi un Père de consolation, un phare protecteur et la source de ton courage. Et c'est pourquoi, nous aussi, marchant sur les routes du monde, en route vers la demeure du Père, nous te chantons:

Réjouis-toi, qui devins volontairement la princesse fugitive.
Réjouis-toi, qui exécutas ton dessein de n'appartenir qu'à Dieu seul.
Réjouis-toi, qui voulus suivre la voie la plus étroite.
Réjouis-toi, qui dédaignas le chemin qui mène à la perdition.

Réjouis-toi, qui te laissas guider par le bon Pasteur.
Réjouis-toi, qui te voulus sa brebis errante.
Réjouis-toi, qui comme une vierge sage gardas ta lampe allumée.
Réjouis-toi, qui revêtis la robe nuptiale pour les noces de l'Agneau.      

Réjouis-toi, sainte Rolende, gloire de Gerpinnes.


KONDAKION 7
Dans ta quête de l'Amour divin, tu parvins un jour à Lobbes, où jadis Saint Landelin avait planté au bord de la Sambre les fondations d'un saint monastère. Là, fatiguée par les longues marches et les privations, ta mère Ansa s'arrêta chez un de ses parents, mais toi, après avoir pris quelque repos, tu te remis courageusement en marche en chantant:
Alleluia, Alleluia, Alleluia.


IKOS 7
Malgré les fatigues, l'épuisement de la route, les chemins peu sûrs, tu repartis sans crainte, seule en la sombre forêt, alors que ton corps réclamait avec insistance le repos. Mais ton âme, transportée du désir de la perfection, te portait sans cesse en avant. Et c'est pourquoi, avec piété, nous te chantons:

Réjouis-toi, qui n'avais de cesse que d'aspirer au ciel.
Réjouis-toi, qui te précipitais     vers ton but sans te ménager.
Réjouis-toi, qui puisais tes forces dans le Seigneur.
Réjouis-toi, splendeur de la sainteté précoce.

Réjouis-toi, illuminatrice des forêts belges.
Réjouis-toi, qui offris ta vie au Seigneur.
Réjouis-toi, qui marchas résolument sur la voie de Jésus-Christ.  
Réjouis-toi, modèle de prière

Réjouis-toi, Sainte Rolende, gloire de Gerpinnes.


KONDAKION 8
Tendant de tous tes efforts à parvenir à la demeure où tu servirais ton Divin Époux, tu traversas, d'un pas ralenti, les terres d'une villa qui se présentait à toi. Ce fut là, à Gerpinnes, que de pieuses personnes, émues par la fragilité et l'épuisement de ton corps, te procurèrent quelque repos dans cette villa où, émus par ta piété, les occupants se mirent à chanter:
Alleluia, Alleluia, Alleluia.

IKOS 8
Insensible aux remontrances des personnes charitables qui t'hébergeaient, tu repris, Rolende, la route malgré tes infirmités. Tu parvins alors à Villers-Poterie, où ton corps épuisé refusa de te porter plus loin. Tu te traînas alors jusqu'à un érable où, vaincue, tu t'abattis, accablée de souffrance. Et nous, pleins d'admiration pour ton courage, nous te chantons:

Réjouis-toi, qui soupirais de toute l'ardeur de ton âme vers la ville de Cologne.
Réjouis-toi, qui méprisais la fatigue du corps.
Réjouis-toi, qui ne voyais que le bien de l'âme.
Réjouis-toi, qui tendais de tout ton être à rejoindre ton Créateur.

Réjouis-toi, dont nul ne connaît les exploits ascétiques.
Réjouis-toi, dont le courage surpasse celui des grands conquérants.
Réjouis-toi, dont la vie â fait frémir les anges d'admiration.
Réjouis-toi, belle aurore de la Belgique chrétienne.

Réjouis-toi, sainte Rolende, gloire de Gerpinnes.


KONDAKION 9
Soutenue par tes familiers fidèles, tu gagnas alors, Rolende, un endroit fortifié. Là, ému de compassion, un métayer t'offrit l'hospitalité honorable que réclamaient ta maladie et l'approche de la nuit. Et celui-ci s'unit à ta prière du soir, où vos deux voix s'unirent pour chanter:
Alleluia, Alleluia, Alleluia.

IKOS 9
Dès que les premières lueurs du jour vinrent dissiper les ténèbres, tu résolus, courageuse vierge, de prendre congé de ton hôte. Mais ton corps épuisé
refusa de te porter plus loin, et, accablée de fatigue, tu te couchas dans ce vallon où aujourd'hui, nous chantons en ton honneur:

Réjouis-toi, dont la grâce divine émanait simplement.
Réjouis-toi, dont le Christ était le seul ami.
Réjouis-toi, qui enserrais la vertu au plus intime de ton être.
Réjouis-toi, lien vivant entre le ciel et la terre.

Réjouis-toi, qui ouvris la profondeur de ta chair à l'oeuvre divino-humaine.
Réjouis-toi, colonne de Foi vivant en nos vallons.
Réjouis-toi, auréolée de la sainteté.
Réjouis-toi, vivante prière t'incarnant dans l'ascèse.

Réjouis-toi, sainte Rolende, gloire de Gerpinnes.


KONDAKION 10
Sentant tes forces décliner rapidement, tu fis mander alors le curé de l'endroit qui t'administra les saintes huiles. Celui-ci te fit alors transporter dans la villa voisine. Et après avoir murmuré comme le Christ en croix: "Père, je remets mon esprit entre Tes mains", tu rendis ton dernier soupir en chantant pour ton Créateur:
Alleluia, Alleluia, Alleluia.

IKOS 10
Parvenue au terme de ton combat, tu as remis ton âme entre les mains de ton Créateur. Les anges t'ont conduite jusqu'au trône du Tout-Puissant, afin qu'avec tous les élus, demeurant dans la gloire qui ne connaît pas de couchant, tu chantes un cantique de louange au Verbe, le Saint des Saints. Et c'est ainsi que nous, mêlant nos voix à celles du ciel, nous chantons:

Réjouis-toi, qui en mourant comme une juste as montré la sainteté de ta vie.
Réjouis-toi, qui as remis à Dieu ton humble esprit.
Réjouis-toi, qui par ta prière ardent intercèdes pour nous.
Réjouis-toi, qui as été couronnée de la couronne d'immortalité.  

Réjouis-toi, qui as hérité avec les saints de la béatitude du paradis.
Réjouis-toi, qui vis maintenant en compagnie    des anges.
Réjouis-toi, qui vois la Mère de Dieu.
Réjouis-toi, qui côtoie les saints apôtres.

Réjouis-toi, sainte Rolende, gloire de Gerpinnes.


KONDAKION 11
Et voici qu'un aveugle, attiré par ta sainte renommée, s'en vint prier auprès de ton corps inanimé. Et tel celui qui au commandement du Maître se lava les yeux dans la piscine de Siloé, il retrouva la vue, après t'avoir invoquée comme sainte, toi qui chantes maintenant:
Alleluia, Alleluia, Alleluia.

IKOS 11
Moniale, tu voulais l'être, et moniale, tu le devins, non pas ici-bas, mais dans le paradis. Et le vénérable Epoux des âmes, source intarissable de pureté, pour faire éclater ta sainteté aux yeux de tous, voulut que par ton intercession, des miracles s'accomplissent en faveur de ceux qui te chantent:

Réjouis-toi, qui as enfin atteint le monastère spirituel.
Réjouis-toi, qui devins moniale au paradis.
Réjouis-toi, qui reçus le voile de la main des anges.
Réjouis-toi, à qui fut attribuée comme obédience la louange du    Créateur.

Réjouis-toi, qui étonnas tes hôtes par tes miracles.
Réjouis-toi, modèle de pureté et de sainteté.
Réjouis-toi, avocate puissante auprès du Père.
Réjouis-toi, qui affranchis des maux spirituels    et corporels.

Réjouis-toi, sainte Rolende, gloire de Gerpinnes.


KONDAKION 12
A la nouvelle de la mort de sa sainte fille, Ansa s'en vint en pèlerinage sur son tombeau. Et grandement consolée de sa douleur en apprenant les bénédictions divines qui avaient suivi ta mort, elle fit don à l'église de l'ample manteau de souveraine qui la couvrait et repartit en chantant:
Alleluia, Alleluia, Alleluia.

IKOS 12
Attirés par la renommée de sainte Rolende, les pélerins depuis lors ne cessent de marcher vers Gerpinnes, recevant de Dieu, par ton intercession, le soulagement des maux de l'âme et du corps. Et nous- mêmes, à notre tour, prosternés devant tes saintes reliques, humblement nous te chantons:

Réjouis-toi, dont le corps suinta l'huile bienfaisante.
Réjouis-toi, que le Seigneur    a glorifiée par une multitude de miracles.
Réjouis-toi, consolation de tous ceux qui demandent de l'aide.  
Réjouis-toi, puits intarissable dont les eaux opèrent de multiples guérisons.  

Réjouis-toi, fierté de l'Église du Christ.
Réjouis-toi, guide conduisant les hommes au ciel.
Réjouis-toi, amie des pauvres et des indigents.
Réjouis-toi, protectrice des croyants.

Réjouis-toi, sainte Rolende, gloire de Gerpinnes.


KONDAKION 13
O glorieuse vierge sainte Rolende, précieuse entre les bienheureux, toi qui triomphes avec Jésus-Christ, remplie des vertus célestes, vois tes enfants rassemblés qui te supplient d'exaucer leurs voeux. Accepte l'humble prière qu'ils t'adressent. Et puisque tu te tiens maintenant devant le trône du Roi des Rois, intercède pour nous tous. Afin qu'au jour du jugement, nous puissions obtenir Sa miséricorde et Lui chanter avec allégresse:
Alleluia, Alleluia, Alleluia.


Et pour terminer, chanter:
IKOS 1 et KONDAKION 1

12 mai 2015

Définition de la Liturgie (p. John)

Le culte liturgique peut être définit comme "une réponse active à Dieu par laquelle nous déclarons Son importance et valeur en nos vies."

XB!
P. John





Worship can be defined as an "active response to God whereby we declare His worth and value to our lives."

XB!
Fr. John

11 mai 2015

Une ville, un évêque! (cri des Chrétiens Orthodoxes à Rome au 3ème siècle)


 "Aucune règle canonique n’a été affirmée par la Tradition de l’Église avec plus de fermeté que la règle qui interdit l’existence de structures ecclésiastiques séparées dans un même lieu. Le caractère strictement territorial de l’organisation de l’Église semble aller de soi aux Pères de tous les conciles et elle est impliquée dans tous les canons traitant de l’ordre ecclésiastique."

"Qu’arrive-t-il quand les Orthodoxes, vivant côte à côte dans la même ville, considèrent comme normal de constituer plusieurs “églises”, - la russe, la grecque, la serbe ou la syrienne, - qui, naturellement, maintiennent l’unité formelle dans la foi et dans l’esprit mais non dans la pratique ? Il n’y a pas de doute qu’une telle situation discrédite notre témoignage dans le monde contemporain et va contre la vraie nature de l’Église du Christ. Aucune référence à une unité spirituelle ou à une inter-communion sacramentelle ne peut servir d’alibi parce que le Christ a établi sur terre une Église visiblement une et parce que la communion spirituelle consiste précisément à nous donner la force et le sentiment de notre responsabilité pour réaliser une unité visible et pratique."

"il est inadmissible d’avoir deux communautés et deux évêques dans un même lieu, simplement parce que le Christ est un" et parce que "l’ecclésiologie orthodoxe, en affirmant la plénitude catholique de chaque Église locale, suppose que l’unité catholique se manifeste sur le plan local."

Archiprêtre Jean Meyendorff, "One Bishop in One City (Canon 8, First Ecumenical Council)", St. Vladimir’s Theological Quarterly, 5 (1961), pp. 54-62 ; "Sommes-nous vraiment l’Église Une ?", Contacts, n 37, 1962/1, pp. 25-33, repris dans Orthodoxie et catholicité, Paris, Le Seuil, 1964, pp. 99-108



Au 3ème siècle, les saints, les Chrétiens Orthodoxes de la ville de Rome, refusaient qu'on leur donne plusieurs "pères évêques" pour s'occuper d'eux. "Une ville, un évêque!"
Aujourd'hui, le cri c'est "pas question de mettre les pieds dans une paroisse d'étrangers" - quand bien même on est soi-même étranger dans le pays où l'on vit. On ne sait même plus ce qu'est l'Église, on parle de "diaspora". Et les évêques sont contents d'être des ethnarques, au lieu d'évangélisateurs. Pauvres de nous.

10 mai 2015

La Samaritaine, ou comment par notre vie, attirer son prochain vers Dieu (p. Thaddeus)


Saint Pierre enseigne aux Chrétiens qu'ils se doivent d'être en tout temps prêts de témoigner de leur espérance en Christ (1 Pi 3,15). Nos vies attirent-elles les autres vers le Salut? Ou peut-être les éloignons-nous de Dieu?
Prêtre Thaddaeus Hardenbrook

"Une source d'eau jaillissant en Vie Éternelle"

L'expansion du Christianisme, le Salut de l'humanité, s'est réalisé depuis le temps du Christ et de sainte Photini jusqu'à nos jours, par le contact inter-personnel de Chrétiens avec des populations non-Chrétiennes. Laïcs comme membres du clergé ou moines, jeunes et vieux, par leurs contacts quotidiens avec ceux qui sont hors de l'Église, se trouvent en position pour témoigner de la réalité actuelle de l'Évangile du Salut. Ils sont ceux qui, transformés par l'Évangile, ont accomplit toutes sortes de bonnes oeuvres et contribué positivement à la stabilité et la fibre morale de la société humaine. L'expansion de l'Église a souvent été un mouvement venant d'en dessous pour répandre la Foi de personne à personne, par le moyen d'actes concrets et de témoignage verbal.

A la suite de l'exemple de Jésus, sainte Photini joint ensemble les deux manières d'être un témoin vivant - la proclamation et les bonnes oeuvres - la lumière qui illumine tout, et la préservation de ce sel dont le Christ parle (Mt 5,12-16). La lumière dans leur vie, leur témoignage oral et leurs bonnes oeuvres, resplendissent dans les ténèbres d'un monde brisé, et amènent les autres à glorifier Dieu. Saint Paul confirme ceci en enseignant à tous les fidèles que leurs vies devraient se caractériser par l'excellence morale et les bonnes oeuvres, et que leurs paroles devraient être une proclamation de la vérité marquée par l'amabilité - comme un témoin auprès de ceux qui cherchent la vérité (Col 4,5-6).

Saint Pierre parle de la même manière de ces deux thèmes, insistant que la conduite du Chrétien devrait être telle que les non-Chrétiens voient les bonnes oeuvres accomplies par les fidèles et glorifient Dieu grâce à ça (1 Pi 2,11-22). Il enseigne aussi aux Chrétiens à être prêts en tout temps à rendre témoignage de leur espérance en Christ (1 Pi 3,15). Nos vies attirent-elles les autres vers le Salut? Ou peut-être les éloignons-nous de Dieu?

Rien que de voir un authentique Chrétien, cela amène bien des hommes et des femmes à se détourner d'une vie anarchique, égocentrique et immorale. En effet, c'est l'excellence morale des vies changées par le Christ qui agit comme la première puissance attractive dans le monde. Historiquement, cette puissance attractive a été l'aspect le plus important de l'antique témoignage Chrétien, et le fait que les Chrétiens étaient les meilleurs des citoyens fut un des principaux arguments des apologistes des premiers temps de l'Église. Par exemple, Aristides, un Chrétien d'Athènes écrivant vers l'an 125 à l'empereur Hadrien (régnant de 117 à 138), basa sa défense du Christianisme contre la persécution sur le fait remarquablement évident de leur qualité comportementale. Il faisait remarquer que ces Chrétiens "Ils ne commettent pas d’adultères ni de fornications; ils ne portent pas de faux témoignage. Ils ne convoitent pas ce qui est à autrui; ils honorent père et mère; ils aiment leur prochain et jugent avec équité" (Apologie 15). Il continue en exposant comment les Chrétiens prennent soin des étrangers, et viennent en aide aux pauvres et aux prisonniers. Le témoignage irréfutable de la vie Chrétienne était de discerner et de répondre aux besoins moraux et matériels du monde alentour.

Dans l'exemple de sainte Photini, nous voyons à nouveau en action le Commandement du Christ d'aimer Dieu et son prochain. Aimer Dieu, c'est mener une vie qui Lui est agréable, et s'avancer dans la sainteté. Aimer son prochain, c'est manifester la vie en Christ par l'action, l'oeuvre et la parole. Comme la Samaritaine médita l'excellence des paroles de Jésus, et échangea volontairement sa vie de péché contre une vie en Christ, puissions-nous aussi abandonner nos attaches mondaines, devenir dès maintenant Chrétiens, et chérir l'opportunité que nous avons de nous détourner des péchés de nos ancêtres, et librement aller à la suite du Christ.

Arrêtez-vous de temps à autres devant l'icône de la Samaritaine dans le narthex. Ne vous contentez pas de juste passer devant, mais regardez-la avec Jésus au puits. Réfléchissez à ce qu'elle était - et ce qu'elle est devenue - sainte Photini. Sa rencontre avec le Christ est devenue le carrefour d'une incroyable aventure, et le Salut pour des milliers de gens. Le Christ S'est pleinement révélé à elle comme étant le Messie promis, et elle L'a suivi. Priez sainte Photini, et demandez-lui de prier pour nous - afin que nous aussi, nous arrivions à sa suite au Paradis..

Le Christ est ressuscité!

+ Thaddeus



Tropaire de sainte Photini la Samaritaine
Venue auprès du puits, la Samaritaine Te contempla,
Source de Sagesse, avec les yeux de la Foi;
en abondance elle y puisa le Royaume d’en haut,
et sa mémoire est glorifiée pour l’éternité.








Saint Peter instructs Christians to be ready at all times to bear witness of their hope in Christ (1 Peter 3:15). Do our lives draw others to salvation? Or perhaps push them away from God?
Priest Thaddaeus Hardenbrook
http://www.slocc.com/newsletter/GV_05_08_15.pdf

“A Spring of Water Welling up to Eternal Life”

The expansion of Christianity, the salvation of mankind, has been carried out, from the time of Christ and St. Photini until now, by the one-on-one contact of individual Christians with non-Christian populations. The lay people, as well as clergy and monastics, young and old, by their daily contacts with those outside the Church are in a position to bear witness to the present reality of the Gospel of salvation. They are the ones who themselves, transformed by the Gospel, have done all manner of good works and contributed positively to the stability and moral fiber of society. The expansion of the Church has most often been a grassroots movement of spreading the faith from person to person by means of practical works and verbal witness.

St. Photini, following Jesus’ example, brings together the two aspects of being a living witness—proclamation and good works—the illuminating light and preserving salt of which Christ speaks (Matthew 5:12–16). The light of their life, their proclamation and good works, shines into the darkness of a broken world and causes others to glorify God. Saint Paul confirms this by teaching all believers that their lives should be characterized by moral excellence and good works, and that their speech should be a proclamation of the truth marked by “grace and seasoned with salt”—as a witness to those seeking the truth (Colossians 4:5–6).

Saint Peter speaks of the same two themes, insisting that a Christian’s conduct be such that the non-Christians see the good works done by the believers and glorify God because of it (1 Peter 2:11–22). He also instructs Christians to be ready at all times to bear witness of their hope in Christ (1 Peter 3:15). Do our lives draw others to salvation? Or perhaps push them away from God?

To merely see a true Christian causes men and women to turn from an undisciplined, self-absorbed, and immoral life. Indeed, it is the moral excellence of lives changed by Christ that acts as the primary attractive power in the world. Historically, this attractive power was the most important aspect of the early Christian witness, and the fact that Christians were the most upstanding citizens was one of the prime arguments of the earliest apologists. For example, Aristides, a Christian of Athens writing to the Emperor Hadrian (reigned 117–138) around the year 125, based his defense of Christianity against persecution on the obviously different quality of their character. He points out that these Christians “do not commit adultery nor fornication, nor bear false witness, nor embezzle what is held in pledge, nor covet what is not theirs. They honor father and mother and show kindness to those near to them; and when ever they are judges, they judge uprightly” (Apology 15). He goes on to tell how Christians took care of strangers and supplied the needs of the poor and the imprisoned. The indisputable witness of the Christian life was that of discerning and responding to the moral and physical needs of the world around them.

In the example of St. Photini, we see in action once again the commandment of Christ to love God, and love neighbor. To love God is to live a life that is pleasing to Him and an ascent towards holiness. To love neighbor is to manifest life in Christ by action, deed, and word. As the Samaritan woman pondered the excellence of Jesus’ words and freely exchanged, forever, her life of sin for a life in Christ, may we also abandon our worldly attachments, already being Christians, and cherish the opportunity we have to cut off the sins of our fore fathers and freely pursue Christ.

Pause sometime before the icon of the Samaritan woman in the narthex. Don’t just pass by, but look at her there with Jesus at the well. Think about what she was—and what she became—St. Photini. Her encounter with Christ became the crossroads to an incredible adventure and the salvation of thousands of people. Christ fully revealed Himself to her as the promised Messiah, and she followed Him. Pray to St. Photini and ask her to pray for us—that we also may follow her into Paradise.

Christ is risen!

+ Thaddeus