"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes. Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)

17 juillet 2015

Commémoration (AC) du martyre de la famille impériale de Russie (17.07)


L'acathiste à chanter ce jour se trouve sur le site de mon ami Claude :

http://acathistes-et-offices-orthodoxes.blogspot.com/2011/08/acathiste-au-saint-tzar-martyr-nicolas.html

Mémorial-reliquaire de la sainte famille impériale, église Saint-Job, Uccle (Bruxelles), 14-15/7/2015, photo prise à l'occasion de la visite de l'icône Koursk de la Mère de Dieu.

Comment le Chrétien est évalué (p. Amphilokios Makris)

La mer met le bon capitaine à l'épreuve.
L'athlète se dévoile dans le stade.
Le général est évalué sur le champs de bataille.
Et le Chrétien se mesure à sa résistance aux tentations.
Ancien Amphilokios Makris

16 juillet 2015

Il n'y a que 2 choix possibles en ce monde (saint Justin)

En ce monde, l'homme doit résoudre ce dilemne : être avec le Christ ou contre Lui.
Et tout un chacun doit se décider à cet égard, qu'il le veuille ou non.
Il doit être soit un ami soit un opposant au Christ.
Il n'y a pas de 3ème choix.
Saint Justin Popovic

14 juillet 2015

Saint Vincent de Soignies, de la vie de noble mérovingien et père Chrétien, à moine évangélisateur (7ème siècle)


SAINT VINCENT DE SOIGNIES

L'époux de Waudru s'appelait à l'origine Madelgaire ou Mauger. Franc mérovingien de bonne et noble famille, il était né au château de Strépy vers 608. Il épousa Waudru et se mit avec elle sous la direction de saint Aubert de Cambrai. Ils eurent 4 enfants: Maldeberge, Adeltrude, Dentelin et Landry. Officier chrétien, Madelgaire fut envoyé en Ibérie (Irlande) par son roi. Là, au milieu des missionnaires, il travailla au relèvement matériel et moral des populations de la contrée. Il revint par la suite avec un grand nombre de saints missionnaires qui prêchèrent l'Évangile dans nos contrées  - selon les sources, il s'agissait rien de moins que les saints Feuillen, Ultan, Fursy, Eloquie, Adalgise, Etton et Algise!
De retour dans nos régions, il fut chargé de seconder son souverain, le roi Dagobert 1er, dans le gouvernement du Hainaut.
C'était l'époque où saint Ghislain commençait à bâtir son monastère de Celles, et à édifier toute la contrée par ses vertus et ses oeuvres saintes. Mauger lui-même s'y faisait remarquer par ses inclinations vertueuses et ses brillantes qualités. Charitable et compatissant envers les pauvres, il prenait soin des malheureux et des infirmes, non seulement matériellement mais aussi en les exhortant par des paroles saintes.
A l'exemple de sa pieuse épouse, Mauger apportait un très grand soin à l'éducation de ses enfants. Landry, l'aîné, promettait déjà de devenir un fidèle imitateur de ses vertus; les deux filles qui le suivaient, Aldétrude et Madelberte, faisaient aussi voir une grande piété dans toute leur conduite. Dentelin, le plus jeune, ne devait pas tarder à remettre son âme innocente à son Créateur, tout en ayant mené une vie pieuse en sa courte jeunesse. Mauger remplissait avec bonheur tous les devoirs d'un père de famille chrétienne, tout en faisant preuve de loyauté, sagesse et fidélité envers son roi terrestre, s'acquittant convenablement de ses tâches.
Son fils Landry demanda avec insistance à pouvoir entrer dans le sacerdoce, voire même les ordres monastiques, et Mauger finit par acquiescer. Son épouse Waudru l'envisageait aussi pour eux deux afin de conclure leur vie terrestre sous l'habit monastique.
Saint Ghislain ayant terminé le monastère qu'il bâtissait dans la région, invita leur évêque saint Aubert, et saint Amand qui l'avait aidé de ses conseils, à venir en faire la consécration. Le comte Mauger assista à cette cérémonie, et fut si touché des homélies que, les deux évêques prononcèrent en cette solennité, que dès ce moment, il décida d'envisager à son tour la vie monastique. Le Ciel le confirma dans cette intention, car une nuit, pendant son sommeil, un Ange lui apparut et lui ordonna de la part de Dieu de bâtir une église à Hautmont, en l'honneur de saint Pierre, et il en dessina la forme avec un roseau qu'il tenait à la main. Encouragé par cette vision, il l'exposa à son épouse sainte Waudru, ils décidèrent de commun accord de se séparer pour embrasser la vie religieuse. Ensuite il partit à l'endroit désigné, où, par un autre miracle, il fut confirmé davantage dans son projet : il trouva tout le champ couvert d'une rosée blanche comme de la neige, à l'exception de l'emplacement de l'église désigné par l'ange : faveur presque semblable à celle que la sainte Vierge fit autrefois à Jean, patrice romain, qui trouva un matin du mois d'août, sur le mont Esquilin, dans Rome, la forme d'une église qu'il devait bâtir, couverte de neige.
Il se rendit sans tarder à Cambrai auprès de saint Aubert, en reçut l'habit monastique et alla fonder le monastère d'Hautmont, sur la Sambre, près de Maubeuge, qui devint en peu de temps un des plus florissants de la contrée.
C'est à partir de ce moment qu'on lui donna le nom de Vincent, pour signifier la victoire qu'il venait de remporter sur le monde. A la cour, en effet, dans l'Austrasie et même dans tout le royaume, on admirait le courage et la générosité avec lesquelles un si puissant seigneur abandonnait les dignités et ses charges brillantes pour se faire humble serviteur de Jésus-Christ. Bientôt même un nombre considérable d'anciens amis et de nobles que son exemple avait gagnés, vinrent se placer sous sa conduite dans cette abbaye d'Hautmont.
A certaines époques on y voyait aussi affluer des hommes de Dieu qui travaillaient en différents lieux à la ré-évangélisation de nos contrées. Parmi eux, saint Ghislain, grand ami de saint Vincent, saint Wasnulfe ou Wasnon, qui évangélisait les peuples du pays de Condé, saint Etton de Dompierre, saint Humbert de Maroilles et saint Ursmer de Lobbes qui commençaient leur vie apostolique, saint Amand qui après des épreuves reprenait la vie d'évangélisation itinérante suite à son abandon de son siège épiscopal de Maastricht, et saint Aubert qui, comme évêque du lieu, présidait à ces réunions. C'est là que tous ces vénérables personnages parlaient des besoins spirituels des populations et qu'ils venaient se ressourcer dans le calme et la solitude.
Cependant, l'affluence de saints célèbres et les foules que ça attirait rendait la vie de solitude voulue plus difficile. Saint Vincent partit fonder un autre monastère dans un recoin du pays plus éloigné. Il choisit un lieu désert dans les solitudes du Hainaut, à l'endroit où se trouve aujourd'hui la ville de Soignies. C'est là qu'il continua la vie sainte qu'il avait commencée à Hautmont, et s'appliqua à guider les moines qui l'élurent comme père abbé, vraisemblablement selon les Règles irlandaises vu les moines qui l'avaient formé à la vie monastique.
Comme partout en Europe où la vie monastique se développait, l'endroit se cultivait aussi bien spirituellement que matériellement. Ils se livraient aux pénibles travaux de l'agriculture et rendaient féconde par leurs sueurs une terre longtemps inculte. Ils enseignaient alentour. Et ils vivaient leur vie liturgique riche, fécondant les âmes par leurs prières.
Ce que tout le monde admirait, c'était ce saint Vincent, qui de grand seigneur dans le monde, s'était fait humble serviteur de Jésus-Christ, et père spirituel de cette nombreuse famille. C'était lui qui entretenait dans la communauté cette ferveur et cet esprit qui la rendaient si prospère.
Son exemple de vie parlait plus que ses discours, car il menait une vie ascétique parfaite.
Dieu permit que sur la fin de sa vie, diverses infirmités le frappent.
Sentant que sa fin approchait, il fit appeler son fils Landry, qui entre-temps était devenu évêque de Meaux. Il lui confia les monastères d'Hautmont et Soignies. Il mourrut le 14 juillet 677. On le fête donc le 14 juillet, son "dies natalis". On l'invoque même pour faire fuir les chenilles, car il sauva par ses prières les cultures de la région menacées par ces animaux. La collégiale de Soignies lui est consacrée, où se déroule le lundi de pentecôte catholique-romaine une procession antérieure à 1261. C'est aussi à Soignies que se trouvent ses reliques : Lors des invasion des Normands, le comte de Hainaut, Régnier au Long Col, vaincu par ces féroces envahisseurs à la bataille de Walcheren, voulut porter lui-même sur ses épaules les reliques de saint Vincent, qu'il allait cacher avec beaucoup d'autres dans la ville de Mons. Grâce à lui, nous pouvons les vénérer encore de nos jours.

Saint Vincent fut inhumé dans son monastère, qui devint comme le berceau de la ville de Soignies.
On le représente :
1. avec une église sur la main, comme fondateur de monastères;
2. dans un groupe, avec sainte Waudru, son épouse, et ses quatre enfants.
Il est patron de Mons et de Soignies.

Soignies , petite ville avec sa majestueuse collégiale romane, Saint-Vincent, édifiée sur l’emplacement d’une abbatiale bénédictine vers l’an 1000 par les chanoines de Saint-Augustin. Elle inaugure la grande architecture romane qui se développe dans la partie occidentale du pays, sous l’influence anglo-normande. Contrastant avec la haute nef romane, le jubé et le chœur déçoivent par leur décoration baroque qui sent fort les Jésuites du 17ème. On retrouve dans la collégiale :
    - une belle « Vierge maternelle » (Vierge allaitant) en pierre polychrome du XIV siécle.
    - les massives stalles de chêne sculpté du chœur.
    - le maître autel abritant plusieurs chasses précieuses. Au centre la chasse contenant les reliques de Saint Vincent.
    - dans un coin, une mise au tombeau en pierre, très sanguinolante, typique de l'Occident du XVe siècle.
    - la charpente, très bien conservée, des deux branches de cloitre restant.
    - le jardin du cloitre, espace clos, paisible, compartimenté selon le modèle du moyen-âge : fleurs, rosiers, plantes aromatiques ou médicinales s’y côtoient.

A découvrir en payant : les richesses du musée, les différentes salles des chanoines



Tropaire de saint Vincent de Soignies, ton 4

Héritier de la noblesse des fils de Mérovée,
tu découvris une noblesse éternelle aux pieds du Christ, ô Vincent notre père,
et renonçant aux honneurs de ce monde, tu oeuvras aux honneurs à rendre à Dieu.
Renonçant aussi au mariage avec ta sainte épouse Waudru,
après avoir élevé vos quatre enfants dans la pure sainteté,
vous avez embrassé chacun de votre côté la vie monastique la plus ardue.
Fondant les monastères d'Hautmont et Soignies, tu contribuas à la ré-évangélisation de nos contrées,
en y ayant amené Saint Feuillen et ses frères.
Toi qui a ensemencé nos terres avec le bon grain du saint Évangile,
par tes saintes prières, fait refleurir en notre pays l'amour de Dieu,
afin qu'on y connaisse comme toi la vraie joie,
et par tes saintes prières, tous soient sauvés
.








13 juillet 2015

L'avortement (saint Païssios l'athonite)

L'avortement est un terrible péché. C'est un meurtre, et bien entendu un très grand meurtre, que de tuer des enfants non-baptisés. Les parents doivent comprendre que la vie commence dès l'instant de la conception.
Saint Païssios le Nouveau

12 juillet 2015

Office des grandes Vêpres pour saint Païssios l'Athonite (12 juillet)


Notre vénérable père Païssios l'Athonite – Office des grandes Vêpres chanté le 12 juillet
Composé par le métropolite Joël d'Edessa

Après l'Introduction nous chantons « Bienheureux est l'homme ». Après « Seigneur j'ai crié » nous chantons les stichères prévues et ensuite ces prosomies :


Prosomies.

Ton 1. Martyrs hautement loués

Depuis l'enfance tu as aimé avec zèle le monachisme et la vie solitaire, vénéré Païssios, et dès lors tu méprisa les distractions de ce monde, et tous les plaisirs et désirs, ô vénérable, fixant ton esprit vers ce qui n'est pas transitoire, même au Paradis, tel un ange incorporel.

Membre de la milice séculière, tu devins un modèle pour tes compagnons, Païssios, te consacrant à acquérir un esprit de piété, et par la suite tu rejoignis l'ordre monastique, amenant nombreux à se tourner vers la piété, grâce à tes sages paroles, tes signes et miracles, que tu accomplis par la divine grâce du Christ.

Tu gravis la montagne du Sinaï, et vécu vénérablement à l'imitation de Moïse, et de l'auteur de l'Échelle Sainte, glorieux Païssios, jeûnant comme si tu n'avais pas de corps, et par là tu gagna les grâces du Paraclet, comme autrefois les Pères et les Saints.

A Konitsa tu devins frère au monastère de Stomniou, et tu y fus remarquablement obéissant comme novice à Esphigmenou, et tu fus confiné à Philotheou, très vénérable, et bien que tu étais comme un Ange au Sinaï, tu vivais comme un agneau, donnant pour les Bédouins, ô tout saint, les offrandes de ta vie.

Le monastère cénobitique de Sourouti, tu l'a soutenu par tes enseignements et tes miracles variés, Père Paissios, et tu te révéla à ces pieuses femmes, comme étant illuminé par Dieu, un guide consacré et un enseignant, et c'est pourquoi ton tombeau qui repose en ce monastère, est comme un trésor de gloire, ô vénérable.

Ô ascète Païssios, tu t'es montré prenant soin de la jeunesse, libérant les jeunes de l'addition à diverses substances, de ceux qui sont sous l'influence de plantes narcotiques, ô saint, guérissant de l'athéisme, soutien des étudiants, et de tous les gens simples et des notables.

Gloire au Père. Ton plagial 2.

Tu dirigeas habilement les ascètes sur le chemin ardu vers les oeuvres de vertu, Païssios le Théophore, prêchant du fond du coeur auprès des hommes de ce monde, la cîme de ton âme plongée dans la prière continuelle et la contemplation de la Lumière incréée. Dès lors ayant goûté aux dons de tes grâces, nous te chantons des hymnes ô vénérable, disant avec enthousiasme «  réjouis-toi, enfant de Farasa, gloire de l'Athos, pilier de Konitsa, maître des moines et habitant du Sinaï, réjouis-toi d'avoir été revêtu de l'habit de l'impassibilité, d'être devenu un guide pour la jeunesse, un restaurateur des déchus, et aidant à se repentir ceux qui sont dans l'erreur. Réjouis-toi, exemple des moines, modèle pour les gens de ce monde, rosée rafraîchissante pour les fidèles Orthodoxes. Et maintenant divinement orné Ancien, sans cesse supplie le Christ Dieu pour nous qui célébrons annuellement avec dévotion ta mémoire sacrée.

Et maintenant et toujours. Theotokion.

Qui ne te bénirait, toute sainte Vierge ? Qui ne louerait pas cette nativité sans douleur que tu vécus ? Car le Fils unique venant hors du temps par le Père S'est ineffablement incarné en toi, Ô toute pure. Celui Qui était Dieu par nature, et devenu humain par nature pour notre Salut, non pas divisé en deux personnes mais connu sous deux natures ni mélangées ni confondues. Ô bienheureuse, intercède auprès de Lui pour le Salut de nos âmes.

Entrée, Ô Radieuse Lumière
Prokimenon du jour, et les lectures

Première Lecture

Proverbes 10:7, 6; 3:13-16; 8:6, 34-35, 4, 12, 17, 5-9

Lecture du Livre des Proverbes

La mémoire du juste est en bénédiction, le nom des méchants tombe en pourriture. Bénédictions sur la tête du juste, mais la bouche des impies recouvre la violence. Heureux l’homme qui a trouvé la sagesse, l’homme qui acquiert l’intelligence!  Car mieux vaut la gagner que gagner de l’argent, son revenu vaut mieux que de l’or. Elle est précieuse plus que les perles, rien de ce que tu désires ne l’égale. Dans sa droite: longueur des jours! Dans sa gauche: richesse et honneur!  Écoutez, j’ai à vous dire des choses importantes, j’ouvre mes lèvres pour dire des paroles droites. Heureux l’homme qui m’écoute, qui veille jour après jour à mes portes pour en garder les montants!  Car qui me trouve trouve la vie, il obtient la faveur du Seigneur. "Humains! C’est vous que j’appelle, ma voix s’adresse aux enfants des hommes. Moi, la Sagesse, j’habite avec le savoir-faire, je possède la science de la réflexion. J’aime ceux qui m’aiment, qui me cherche avec empressement me trouve. Simples! apprenez le savoir-faire, sots, apprenez le bon sens.  Écoutez, j’ai à vous dire des choses importantes, j’ouvre mes lèvres pour dire des paroles droites. C’est la vérité que mon palais proclame, car le mal est abominable à mes lèvres. Toutes les paroles de ma bouche sont justes, en elles rien de faux ni de tortueux.  Toutes sont franches pour qui les comprend, droites pour qui a trouvé le savoir."

Deuxième Lecture

Sagesse de Salomon 4,7-15

Lecture de la Sagesse de Salomon.

Mais le juste, s'il est parvenu à la mort, sera en repos. Car ce n'est ni la longueur des jours ni le nombre des années qui rendent la vieillesse vénérable ; mais la prudence dans les hommes leur tient lieu de cheveux blancs ; une vie pure a le même âge que la vieillesse. L'homme agréable à Dieu est aimé de Lui ; et, s'il vivait au milieu des impies, il en a été retiré. Il a été enlevé, de peur que leur malice ne pervertît son intelligence, ou que la ruse ne trompât son âme. Car les fascinations de la frivolité obscurcissent la vertu, et l'inquiétude de la concupiscence ébranle une âme innocente. L'homme parfait, en peu de temps, a rempli de longs jours. Car son âme a plu au Seigneur ; c'est pourquoi Il a eu hâte de la séparer du milieu de l'iniquité ; mais les peuples voient, et ne comprennent pas ; ils ne se mettent point dans la pensée que la grâce et la miséricorde sont aux élus de Dieu, et Sa visite à Ses saints.

Troisième Lecture

Sagesse de Salomon 3,1-9

Lecture de la Sagesse de Salomon.

L'âme des justes est dans la main de Dieu, et nulle torture ne les atteindra. Aux yeux des insensés, il semble qu'ils meurent ; leur fin est regardée comme une infortune, et leur sortie du monde comme une tribulation. Cependant ils sont en paix. Lors même qu'aux yeux des hommes ils auraient souffert, leur espérance est pleine d'immortalité. Leur affliction fut légère, grande sera leur récompense ; car Dieu les a mis à l'épreuve, et les a trouvés dignes de Lui. Il les a fait passer au creuset comme de l'or, et Il les a accueillis comme une hostie d'holocauste. Et, au temps de Sa visite, ils brilleront comme des étincelles qui courent à travers les roseaux. Ils jugeront les nations, ils domineront sur les peuples, et leur Seigneur régnera dans tous les siècles. Ceux qui ont foi en Lui comprendront la vérité, et les fidèles persévéreront dans leur amour pour Lui ; car Sa grâce et Sa miséricorde seront pour Ses élus.

Pour la procession, Idiomèle.

Ton 1

Réjouis-toi dans le Seigneur, montagne de l'Athos, moines et laïcs, car en ces jours qui sont les derniers, comme jaillissant d'une source, de ton pâturage, le vénérable Païssios a fleuri. Dès lors ce très merveilleux, baignés par les larmes, comme un bon agriculteur, tu as cultivé son âme, l'arbre des vertus, bourgeonnant, portant du fruit d'impassibilité et de vision, et la thérapie des passions, et la guérison de maladies tant de l'âme que du corps. Dès lors, à présent, permets-nous de nous presser auprès de lui pour le supplier, criant avec foi : intercède auprès du Dieu miséricordieux pour nous qui te chantons des hymnes parlant de ta sainte vie et de tes nombreuses grâces.

Ton 2

Ayant crucifié ta volonté, comme un nouveau Paul, tu fus libéré des passions et revêtu d'un vêtement de lumière semblant au Paraclet, dès lors tu fus rendu digne de percevoir les pensées des gens, de prédire l'avenir, et d'annoncer à l'avance à ceux qui venaient te voir ce qui allait se produire, père Païssios. Dès lors nous aussi, nous tendons nos mains vers toi, avec audace, suppliant tes prières, alors que nous parcourons la Mer de la vie, et arrivons à bon port, celui du Royaume Céleste.

Ton 3

Vénérable père, chaque jour, une foule de gens se pressent à ton skite, comme à une arche salutaire, pour chercher le Salut pour leurs âmes, certains la guérison d'une maladie, d'autres la paix pour leurs pensées ou pour être délivrés des épreuves de la vie. Dès lors, à présent que nous sommes à ta tombe, les fidèles s'empressent à te demander tout cela, Ancien Païssios. Dès lors nous prions aussi pour eux, afin que toutes ces choses puissent être accomplies en leur et en notre faveur, ô bienheureux.

Ton 4

Le goût amer et salé des passions surpasse la mer, et les esprits de malfaisance, tu leur a déchiré l'orgueil, devenant un réceptacle pour l'Esprit Paraclet, très vénérable Païssios. Par la cîme de ton âme aussi pure que dans un miroir, tu as contemplé le Dieu-Homme, le Seigneur, Sa toute pure Mère, les glorieux martyrs Loukilianos et Euphémie, et l'apparition de nombre de saints, dès lors intercède auprès du Seigneur, afin qu'Il sauve nos âmes.

Gloire au Père. Ton 4.

Imitateur du Christ, vénérable Païssios, qui vécu à la Sainte Montagne, laisse-nous te louer avec des paroles adéquates, par le flot de tes larmes, les passions de feu furent éteintes, illuminant ton âme, et nettoyant ton esprit, nous montrant que tu étais plus pur que l'or, et un très radieux vase d'élection de la grâce. Et tu te joignis habituellement aux ascètes, pour intercéder continuellement en faveur de ceux qui invoquent ton honorable nom.

Et maintenant et toujours. Ton 4. Theotokion.

Préserve tes serviteurs de tout danger, bienheureuse Theotokos, afin que nous puissions te glorifier, toi l'espoir de nos âmes.

Stichère, Prosomie

Ton Plagial.  Ton 1. Que se réjouissent les ascètes

Floraison de Farasa, rivière toujours en crue sur la Sainte Montagne, étendard de piété, nourricier de Souroti, exemple des ascètes, ornement du Sinaï, gardien de Konitsa et de toute la Grèce, très radieux soleil, nouvel ami qui prend soin de nous, homme céleste, et ange dans la chair, médecin des malades, soulagement pour ceux qui sont dans la souffra,ce, Père Païssios, nouvelle étoile de l'Église, ô très merveilleux.

« Elle est précieuse aux yeux du Seigneur, la mort de Ses serviteurs »

Réjouis-toi qui en ces jours qui sont les derniers, a été manifesté à tous, comme une aide prompte, un enfant Athonite, un modèle de vie et un excellent prédicateur de piété, soulageant tout ceux qui souffrent, corrigeant les indisciplinés, un prompt secours pour ceux dans le besoin, une joie qui ne cesse pas pour ceux qui sont dans l'affliction. Toi qui a été appelé par Dieu, tu es grandement fréquenté par les fidèles, accomplissant la vénérable aide à ceux qui sont dans la crainte et à l'âme troublée, père Païssios.

Bienheureux est l'homme qui craint le Seigneur.

Ayant reçu la grâce du discernement, en ces jours qui sont les derniers, ô bienheureux, tu renforca des prêtres, et ils te vénérèrent fidèlement, de même que des ascètes et d'autres comme enseignant. Repoussant habillement les pensées de l'âme, les maladies cachées de l'âme, les guérissant, ô Païssios le Theophore. Dès lors que ton nom a été rapidement répandu au large, et vu tout cela, nombreux sont ceux qui te supplient, aspirent à ton aide, pour être guéri, pour l'âme et le corps, ô bienheureux.

Gloire au Père. Ton plagial 4.

Tu menas une vie d'ascète, dédaignant les plaisirs de la vie, la satisfaction de la chair, et la vie confortable, Ancien Païssios, dès lors tu as souvent reçu la visite de la grâce divine. Dans ta cellule, tu contemplas une vision, Euphémie la grande martyre, et tu parla comme si vous étiez des amis de toujours, échangeant avec elle des discours très élevés. Dès lors, ô vénérable, continue d'intercéder pour nos âmes.

Et maintenant et toujours. Ton plagial 4. Theotokion.

Notre Dame, reçoit les supplications de tes serviteurs, et rachète-nous, nous arrachant à toutes les nécessités et tous les troubles.

Et maintenant laisse Ton serviteur s'en aller.
Trisagion.
Et l'Apolytikion / tropaire.

Ton 1. Citoyen du désert.

Ô fidèles, honorons Païssios, ce rejeton de Farasa, et ornement de l'Athos, et l'imitateur et l'égal en honneur aux vénérables des temps passés, ce vase d'élection de la grâce, qui se hâte pour aider le fidèle qui s'écrie : Gloire à Celui qui t'a donné cette force, Gloire à Celui Qui t'a couronné, Gloire à Celui Qui accorde à tous la guérison à travers toi.

Congé.



Traduction : Lecteur Jean-Michel





Original : grec


premier brouillon en anglais : John Sanidopoulos.



merci de me signaler toute erreur de traduction, amélioration suggérée, etc: Pour la gloire de Dieu et l'amitié du p. Païssios.