"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes. Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)

05 septembre 2015

Pour être efficace, la Foi ne doit pas être qu'intellectuelle (patr. Daniel de Roumanie)

Jésus exposait à Ses disciples qu'ils n'avaient pas pu chasser le démon hors de l'enfant parce que leur foi était petite ou faible. Dès lors, l'Évangile de ce jour nous enseigne que la foi doit être cultivée, renforcée et approfondie, par la prière et le jeûne, de peur que la foi ne soit qu'une simple conviction intellectuelle, mais qu'elle devienne la relation vivante de l'homme avec le Dieu invisible, Qui est pourtant si proche de l'homme par Sa grâce, lorsque l'on prie pour obtenir Son aide.
Patriarche Daniel de Roumanie






"Jesus tells His disciples that they could not cast out the demon from the child because their faith was little or weak. Therefore, today’s Gospel teaches us that faith must be cultivated, strengthened, and deepened through prayer and fasting, lest faith be a simple intellectual conviction, but become a living relationship of the human with the God Unseen, Who is very close to man through His grace, when this one prays for His help."
Patriarch Daniel of Romania

04 septembre 2015

Celui qui veut absolument suivre Dieu doit... (saint Basile)

Celui qui veut vraiment suivre Dieu doit être libre de ce qui nous retient liés à cette vie-ci. A cet effet, il nous faut rompre complètement avec notre ancienne manière de vivre. En effet, à moins que nous évitions tous les soucis du corps et ceux de ce monde, nous ne parviendrons jamais à être agréables à Dieu. Nous devons quitter tout cela comme si mentalement, c'était pour un autre monde, car comme dit l'Apôtre, "notre patrie, c'est au Ciel".
Saint Basile le Grand, "vers le Paradis"







"Anyone who truly wants to follow God must be free from the bonds of attachment to this life. To do this we must make a complete break with our old way of life. Indeed, unless we avoid all obsession with the body and with the concerns of this world, we shall never succeed in pleasing God. We must depart as it were to another world in our way of thinking, as the Apostle said: 'Our citizenship is in heaven'. "

St. Basil the Great
"Gateway to Paradise"

02 septembre 2015

C'est par notre conversion menant à la déification que nous serons en paix avec Créateur et création (mgr Jean)

Mercredi de la Quatorzième Semaine après la Pentecôte (Mercredi 2 septembre)
Homélie de Monseigneur Jean (Kovalevsky), évêque de Saint Denis
(Marc IV, 35-41)

Au Nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Amen.
L'évangile de la tempête est très clair ; la barque, dans laquelle se trouve le Christ avec les apôtres, c'est l'Église, et ce sont nos âmes. La mer qui se déchaîne avec le vent et les vagues, ce sont le monde avec ses passions. Ici, faisons une remarque : le premier sens de ces vagues qui envahissent, mouillent, remplissent la barque est certainement la persécution. Or il y a deux formes de persécution venant de ce monde de péché :
- celle exercée directement sur les chrétiens ou sur la religion par les athées... ;
- l'autre : lorsque les idées de ce monde, la manière de vivre de ce monde, envahissent l'Église ou notre âme; quand l'Église est trop bien soignée, par l'État par exemple, trop bien soutenue par l'argent, quand l'Église, ou plutôt les représentants de l'Église, deviennent de ce monde, quand notre âme se profane. Cette persécution-là est beaucoup plus dangereuse que la première.
Ainsi, nous sommes souvent - il y a heureusement des moments de paix, de tranquillité sur cette mer - devant deux formes de persécution. Dans la persécution directe de l'âme ou de l'Église, quand le Diable nous attaque, c'est la lutte ; nous pouvons tomber par lâcheté, par faiblesse, par crainte, par peur. Mais dans l'autre persécution, quand les éléments du monde envahissent l'Église sans que nous-mêmes soyons en danger, quand tout devient plus de ce monde que du divin, nous devons avoir une autre forme de lutte, de vigilance, car cette persécution-là n'est pas violente extérieurement, elle l'est imperceptiblement et nous glissons peu à peu vers cet esprit du monde. Voilà pourquoi la vigilance devant cette persécution nécessite un autre courage : celui de ne pas céder au compromis avec le monde.
Mais dans l'Évangile, il y a une autre chose, curieuse, inattendue : le chef de l'Église, le Christ qui a dit : Je serai toujours avec vous,dort. Il est tranquille, Il dort, Il ne prend pas de «mesures». Pourquoi ce sommeil du Christ au moment du danger ? Et nous avons souvent eu, à ces moments-là, l'impression que Dieu sommeille, qu'Il n'est pas avec nous pour nous défendre, qu'Il ne vient pas à notre aide. Le Christ répond lui-même aux hommes de peu de foi : Il dort.
Il n'agit pas dans notre chemin personnel ou dans le chemin de l'Église : est-ce pour que nous l'appelions ? Certainement. Mais c'est encore plus pour éprouver notre foi. Il veut nous dire : devant les persécutions, qu'elles soient du dedans ou du dehors, lorsque votre âme est attaquée par le Diable - vagues qui vous envahissent - votre conduite doit être sereine, tranquille ; ne soyez pas effrayés par ce monde déchaîné contre vous, par le péché du Diable qui paraît fort. Gens de peu de foi, nous devons être tranquilles et, au fond, c'est à nous qu'il incombe de combattre pour le Christ, et non pas seulement d'être sauvés par le Christ.
Il dort - non parce qu'Il veut dormir, Il est assoupi - Il dort pour que nous soyons vigilants, pour que nous arrivions nous-mêmes à arrêter les flots de la vague. Et cette attitude de Dieu vis-à-vis de ses bien-aimés, de ses disciples, de ses enfants, de ces membres de ce corps mystique - cette attitude, nous la retrouvons souvent dans l'histoire de l'Église, et souvent dans notre vie intérieure. Il nous laisse la possibilité d'arrêter les flots, Il veut que nous fassions l'apprentissage de donner les ordres aux éléments.
Le Christ ordonne à la mer, ordonne aux vents ; le calme revient et les apôtres alors se demandent :Qui est Celui à qui les vents et la mer obéissent ?
A qui obéissent les éléments de ce monde ? A cet homme dans la barque, qui est Jésus, mais qui est aussi le Créateur. Voilà pourquoi les éléments lui obéissent. Ceci est un témoignage : l'homme a été créé roi de la terre pour que tous les éléments lui obéissent, comme il est écrit au livre de la Genèse. Le Christ ici agit en tant qu'Il est Dieu. En réalité, tous les hommes, les chrétiens, devraient parvenir à la même puissance. Par la force humaine, certes non, mais par acquisition de la puissance divine de l’Esprit-Saint.
Actuellement les éléments n'obéissent pas à notre parole, nous obéissons aux éléments, parce que nous n'avons pas acquis la divinité par la Grâce. Le Christ nous montre ce que peut être l'homme déifié. Dans le Paradis, nous ne voyons pas explicitement cette puissance d'Adam et Eve : ni hostilité, ni vagues qui les submergent, ni peur de manquer du fruit nécessaire à leur nourriture; les bêtes ne les effrayent pas et viennent pacifiquement autour d'eux. Adam avait cette puissance. Nous l'avons perdue.
Tel est le but de la création de l'homme : qu'il aille vers Dieu et, rempli de souffle divin, devienne semblable au Créateur. Ainsi, notre Seigneur, en disant aux vents et à la mer : «Taisez-vous ! Arrêtez ! Pacifiez-vous ! Obéissez à ma parole !», trace pour nous ce que l'homme doit devenir par l'acquisition de l'Esprit-Saint.
Regardez, lisez attentivement la vie des saints. Saint Nicolas calme la tempête, saint Honorat marche sur les eaux, les autres apaisent les vents, pacifient les bêtes féroces. A notre époque, j'en ai des témoignages directs et indirects, les éléments, la nature, obéissent à l'homme. Les saints ont réalisé, et réalisent, ce que le Christ a réalisé - non parce qu'ils sont des créateurs, mais parce qu'ils sont devenus très ressemblants au Créateur.
Pourquoi n'avons-nous pas aussi peu cette puissance ? Parce que nous n'avons pas suffisamment soif de Dieu, soif d'être nourris par Dieu, de vivre en lui, d'être de lui, par lui, et en lui seulement. Nous avons soif de perfection et de tant et tant de choses de seconde zone. Mais le manque de cette soif ardente, de ce désir absolu d'être rempli par la Grâce, la Puissance, l'Énergie divines, afin de devenir pour lui, de vivre en lui, avec lui, ce manque de soif fait que nous n'avons pas de pouvoir sur les éléments.
Voilà pourquoi l'Évangile nous appelle à une seule chose : oubliant tout, cultivons en nous le désir permanent de Dieu. Je dis le désir, je ne dis pas les commandements, car pour accomplir les commandements, on peut, si le désir est grand, lutter efficacement malgré notre imperfection. Cultivons avant tout cette soif d'être immédiatement, le plus vite possible, en lui, par lui et de lui, d'être ses enfants, afin de dire, non des lèvres mais de tout notre être : Père nôtre, qui es aux cieux, que ta volonté, ton nom, ta puissance, ton royaume soient aussi sur la terre - c'est-à-dire en nous.
Que Dieu pénètre non seulement notre esprit, mais aussi notre âme, notre corps - jusqu'au bout des doigts - que sa lumière nous pénètre afin que nous ne vivions plus que par lui ; alors les éléments, nous obéiront, et toute crainte partira avec le démon confus.
Amen.

Conversion et repentir transforment un bandit en exemple (saint Macaire et saint Moïse / apophtegmes)

Un jour, qu’il s’était rendit avec les anciens auprès de saint Macaire, celui-ci dit:  "Je vois que l’un d’entre vous obtiendra la couronne du martyr."  Moïse lui répondit alors : "C’est sans doute moi car il est écrit: 'tous  ceux  qui  prennent  l'épée  périront  par  l'épée'.
Quelque  temps  après  leur  retour  au  désert,  les  barbares  attaquèrent  le  monastère.  Il dit  alors aux  moines  qui  étaient  avec  lui:  "Que celui qui veut s’échapper le fasse."  Ils  lui  dirent alors: "Et toi, père, pourquoi ne t’échappes-tu pas?"  Il  leur  répondit:  "J’attends ce jour depuis longtemps."
Les barbares envahirent le monastère et le tuèrent ainsi que sept moines qui étaient restés avec lui. Mais l’un de ces moines s’était caché derrière une paillasse. Il vit l’ange du Seigneur qui l’attendait, une couronne à la main. Il se dépêcha de sortir et les barbares le tuèrent lui aussi.
Méditez,  frères,  à  propos  de  la  puissance  du  repentir  et  de  la  contrition  et  comment l’esclave païen, assassin, adultère et voleur devint un père, un maître qui enseignait et
consolait ses frères, un prêtre. Il établit des règles pour le monachisme et son nom et évoqué sur les Autels.
Les reliques de ce saint se trouvent actuellement au monastère Copte Orthodoxe de la Vierge Marie à el-Baramousse, en Égypte.





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on trouve aussi en ligne le paterikon en traduction non-orthodoxe du 19ème s, numérisation google









One day, he went with some elders to St. Macarius the Great, who said to them, "I see among you one to whom belong the crown of martyrdom." St. Moses answered him, "Probably it is me, for it is written: 'For all they that take with the sword, shall perish with the sword.'" (Matt. 26:52). After they returned to the monastery, it did not take long until the Berbers attacked the monastery. He told the brethren, "Whoever wants to escape, let him escape." They asked him, "And you O father, why do you not also escape?" He replied that he had waited for this day for long time. The Berbers entered the monastery and killed him with seven other brothers. One of the brethren was hiding, and saw the angel of the Lord, with a crown in his hand standing by and waiting for him. He went out from his hiding place to the Berbers and he was also martyred.
His body is now located at Virgin Mary's Coptic Orthodox Monastery of El-Baramous in Egypt.

sr

01 septembre 2015

Même à moto

Notre Père Qui es aux Cieux,
Lorsque je suis épuisé, Tu me donnes la force pour continuer.
Lorsque je suis découragé, Tu me donnes l'espoir.
Lorsque je suis dans la crainte, TU es ma paix.


ps : Bonne Année à tous (ecclésiastique "NC" bien sûr ;-)

31 août 2015

A chacun son rôle! (saint Thalassios)

C'est le rôle de Dieu de diriger le monde, et c'est le rôle de l'âme de diriger le corps.
Saint Thalassios le Lybien







'It is God's task to administer the world and the soul's task to guide the body.'
St. Thalassios the Libyan