"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes. Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)

27 janvier 2016

Jeûner libère, mais aimer le fait encore plus! (S. Nicolas)



RÉFLEXION - Le jeûne est une grande chose, mais l'amour est encore plus grand. Si par le jeûne, on chasse les démons, on apaise les passions, le corps est pacifié, l'esprit est calmé, par l'amour, Dieu vient habiter en l'homme. Le Seigneur Lui-même insista sur le jeûne comme une nécessité, mais insista plus encore sur l'amour comme Commandement principal. Au début du 19ème siècle, Jeladin Bey dirigeait Ochrid, c'était un rebelle du Sultan et un dirigeant indépendant. A l'époque, l'Église était gouvernée par le métropolite Kalinikos. Bien qu'ils croyaient en autre chose, Jeladin Bey et Kalinikos étaient de très bons amis, et se rendaient souvent visite. Il advint que Jeladin Bey condamna 25 Chrétiens à être pendus. Leur pendaison était prévue pour le Vendredi Saint. Le métropolite, totalement catastrophé par la nouvelle, partit trouver Jeladin Bey et l'implora de se montrer indulgent dans le châtiment. Pendant qu'ils parlaient, l'heure du repas de midi arriva. Le Bey invita le métropolite à dîner. C'était de l'agneau au menu. Le métropolite s'excusa, disant que du fait du jeûne, il ne pourrait pas rester dîner, et il se prépara à partir. Le Bey en fut attristé et dit au métropolite : "Choisis : soit tu dine avec moi et je libère les 25 hommes de la potence, soit tu ne dînes pas avec moi et tu leur permet d'être pendus." Le métropolite se fit le Signe de Croix, s'assit et mangea, et Jelain libéra les condamnés à la peine capitale.

O Seigneur, Tout-Sage et Tout-Puissant, calme les vents du péché et soumet la tempête de nos laides et indignes passions. A Toi soit la gloire et la louange, à jamais. Amen.

Saint Nicolas Velimirovitch, évêque d'Ochrid, Serbie (+ 05 mars 1958), rescapé de Dachau puis des persécutions communistes, auteur de ce Sanctoral "Prologue d'Ochrid".

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