C'est par l'ascèse de la Foi que commence le traitement et la guérison d'une âme malade des passions.Lorsque la Foi commence à vivre en l'homme, la passion commence à être déracinée de son âme. Mais "avant que l'âme ne soit intoxiquée par la foi en Dieu, avant qu'elle ne ressente la puissance de la Foi," elle n'est pas en mesure d'être guérie des passions ni de vaincre le monde matériel. Il y a en même temps un côté négatif dans l'ascèse de la foi, la liberté dans la matière pécheresse, et un côté positif, l'unité avec Dieu.
L'âme, qui a été dispersée par les sens parmi les choses de ce monde, est ramenée à elle-même par l'ascèse de la Foi, par le jeûne des choses matérielles, et en se consacrant au souvenir constant de Dieu. Telle est le fondement de toutes bonnes choses. La liberté par rapport à l'esclavage du matérialisme est essentielle pour l'avancement dans la vie spirituelle. Le commencement de cette nouvelle manière de vivre se trouve dans la concentration qu'on a dans ses pensées vers Dieu, dans l'incessante méditation des paroles de Dieu, et dans une vie de pauvreté.
Par la Foi, l'esprit qui avait été auparavant distrait par les passions, se retrouve concentré, libre de la sensualité, et comblé de paix et d'humble pensée. Lorsqu'il vit par les sens dans le monde sensuel, l'esprit est malade. Cependant, avec l'aide de la Foi, l'esprit est délivré de la prison de ce monde, où il a été enfoui par le péché, et il entre dans une nouvelle ère, où il respire un merveilleux nouvel air. "Le sommeil de l'esprit" est aussi dangereux que la mort, et il est dès lors essentiel d'élever l'esprit par la Foi, jusqu'à parvenir aux exploits des oeuvres spirituelles, par lesquelles l'homme se vaincra lui-même, et se débarrassera des passions. "Débarrassez-vous de votre moi, et l'ennemi sera chassé de vous."
Saint Justin Popovic
On Deliverance from Passions Through Faith
by St. Justin Popovich
It
is by the ascesis of faith that the treatment and cure of a soul which
is sick with the passions is begun. Once faith begins to live in a man,
the passions begin to be uprooted from his soul. But “until the soul
becomes intoxicated with the faith in God, until it comes to feel
faith’s power,”* it can neither be healed of the passions nor overcome
the material world. There is both a negative side to the ascesis of
faith, freedom from sinful matter, and a positive side, oneness with
God.
The soul, which was dispersed by the senses among the things
of this world, is brought back to itself by the ascesis of faith, by
fasting from material things and by devoting itself to a constant
remembrance of God. This is the foundation of all good things. Freedom
from enslavement to sinful matter is essential for advancement in the
spiritual life. The beginning of this new way of life is found in the
concentration of one’s thoughts on God, in incessant pondering on the
words of God, and in a life of poverty.
Through faith the mind,
which was previously dispersed among the passions, is concentrated,
freed from sensuality, and endowed with peace and humility of thought.
When it lives by the senses in a sensual world, the mind is sick. With
the help of faith, however, the mind is delivered from the prison of
this world, where it has been stifled by sin, and enters into the new
age, where it breathes in a wondrous new air. “The sleep of the mind” is
as dangerous as death, and it is therefore essential to rouse the mind
by faith to the performance of spiritual works, by which man will
overcome himself and drive out the passions. “Drive out self, and the
enemy will be driven from your side."
Saint Justin (Popovic)
"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes.
Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire