"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes. Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)

02 août 2017

Si saint Jean le Baptiste devait prêcher la repentance à notre monde actuel...

Suite à une discussion avec un précieux ami sur les difficultés de faire comprendre le vocabulaire de l'Église à une société qui a perdu même les repères les plus basiques tels que le vocabulaire et la culture...


saint Jean : "Engeance de vipères, qui vous a suggéré d’échapper à la Colère prochaine?" (Luc 3,7)

La foule :
- Tu ne ressemble vraiment pas au Christ, Jean
- Tu dois faire preuve de plus d'amour, de l'amour et encore de l'amour
- Tu chasse les gens loin de Jésus
- Tu dois adoucir tes paroles avec du miel
- Tu es une pierre d'achoppement, Jean!
- Jean, tu dois ressembler mieux que ça à Jésus
- Tu dois d'abord construire une bonne relation avec eux
- Tu es trop légaliste!

4 commentaires:

Brackman a dit…

Je crois qu'il y a une légère confusion et légère n'est pas peu dire.
Jean-Baptiste précède l'agneau, "il prépare le chemin", il vient pour préparer le travail du Christ et son rôle est le repentir (la confession devant tous) avant de baptiser le peuple d'eau ; 1er baptême et ensuite viendra le baptême de l'esprit.

Le rôle de Saint Jean-Baptiste est à revoir sérieusement

Révérend Brackman Hervé

Philippe Crévieaux a dit…

Jean-Michel est un bien brave garçon mais il a un énorme problème : admettre ses torts surtout quand ça tombe sous le sens.

La petite querelle m'oppose à lui, la voici : parler "positif" ou "négatif" au lieu de "favorable/bénéfique/profitable" et "défavorable etc" pour "négatif" est affaire de langue française simple, banale, usuelle; comme mettre dans la bouche de Saint Séraphin de Sarov "égo" alors qu'aucun saint ne parle ce langage freudien d'une absurdité non seulement sémantique mais théologiquement vulgaire.

Notre brave impétrant dit avoir été chargé du catéchisme mais craint de faire fuir de supposés analphabètes pour ces simples rectifications de SON langage à lui; c'est incroyable!

Ces arguments en mails privés montrent bien qu'il a compris le sens de ma critique mais malgré cette évidence implicitement reconnue, il persiste explicitement à s'entêter.

C'est un désordre moral des plus élémentaires, une illusion spirituelle gravissime puisque non seulement il sait son erreur et s'entête mais qu'il attribue à ces enseignés des carences, en l'occurrence, inexistantes : tout le monde sait le sens de favorable, défavorable etc.

Mais notre bon bougre va prétendre que non, que c'est même lui qui devance les carences d'ordre quasi-alimentaires (je force le trait expressément) de ces élèves.

Bonté d'âme? Prelest (illusion spirituelle), oui! car enveloppé de ce ton prêchi-prêcha faussement bon apôtre qui ne sert qu'à masquer son manque d'humilité à admettre avoir eu tort.

Anonyme a dit…

Même si ça ne me dérange pas qu'on me critique, puisque c'est pour m'aider à m'améliorer, j'apprécierais quand même que le contenu de messages privés ne soit pas répandu sur la place publique.

Je maintiens que le vocabulaire moderne tel qu'utilisé par l'immense majorité des personnes ne permet plus de comprendre les textes en français style 18ème siècle qu'affectionnent ceux qui ont baigné dedans depuis leur biberon. C'est pareil en anglais avec la NKJV. Et le débat chez les chrétiens anglo-saxons est aussi acerbe entre les tenants d'un purisme linguistique et ceux qui, sans dénaturer le fond, voudraient que la forme soit un peu plus accessible. Pour ensuite bien entendu, amener les concernés vers plus de profondeur. Donc aucun rapport avec une sorte de "modernisme" voire "oecuménisme", simplement le souci d'aller chercher la personne là où elle se trouve pour l'amener là sur le bon chemin. Ce n'est pas en construisant des Murailles de Jéricho linguistique qu'on y arrivera. Et que celui qui prétend le contraire vienne me le démontrer de manière concrète, qu'il "mouille sa chemise" avec diverses personnes de diverses origines socio-culturelles concernées par la catéchèse (un fait que je n'évoque pas en public), et on en reparlera.

Dans les discussions pendant les catéchèses d'adultes, il ressort d'une manière évidente, irréfutable, que la modification de l'acception d'une foultitude de termes est profonde, et ce qui était autrefois "évident" ne l'est plus du tout. Que du contraire. Rien qu'expliquer le terme "catholique" prend des mois pour que "ça rentre", tant la pollution spirituelle & intellectuellel est forte. Et ça aussi en interne dans l'Église.
Donc on fait ce qu'on peut.

Je redis pourtant merci pour les correctifs linguistiques, d'autant que je m'aperçois de temps à autres que je commets des erreurs de traduction qui sont simplement le décalque de ce que je pense .. en flamand.. Donc ça m'aide donc beaucoup lorsqu'on me signale charitablement une erreur, voire suggère une meilleure traduction.
sainte semaine à tous.

Tchibeck a dit…

A l'attention de Philippe Crévieaux

Se souvenir de Saint Paul au Corinthiens, 13:1

"Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n'ai pas la charité, je suis un airain qui résonne, ou une cymbale qui retentit. Et quand j'aurais le don de prophétie, la science de tous les mystères et toute la connaissance, quand j'aurais même toute la foi jusqu'à transporter des montagnes, si je n'ai pas la charité, je ne suis rien.…"

Vous ne cherchez que la polémique.
Vous voulez avoir raison à tout prix.

Ce blog, nécessairement imparfait, élève l'âme.
Vos commentaires font le contraire.

Et c'est un catholique qui vous le dit...

Mère Teresa de Calcutta, à qui l'on demandait "Que faut-il changer dans l'Église", répondait : "Vous et moi !"

Que faut-il changer dans ce blog ? Vous et moi.

L'humilité voudrait qu'une fois vos commentaires faits et les réponses de l'auteur obtenues (en plus de mes misérables taquineries), vous sachiez crucifier votre égo sur la croix du silence.

Ce qui ferait le plus grand bien à tout le monde.