"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes. Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)

16 septembre 2017

La haine, c'est d'abord un problème en soi-même (p. Stephen)

Si vous détestez quelqu'un, vous n'avez pas besoin de le lui dire. Cette haine nous concerne nous-mêmes, avant tout, et pas notre prochain.
Je ne veux pas dire qu'il n' y ai rien dans l'autre qui ne soit l'objet de cette haine, mais la haine a son existence propre. C'est la preuve que quelque chose ne va pas en nous. À moins et jusqu'à ce qu'on s'occupe de ce "quelque chose" - nous n'avons vraiment aucun moyen de connaître ce qui est vrai au dehors de nous-mêmes.
D'abord, réfléchissez à l'énergie qui y est associée. L'énergie est générée de l'intérieur de nous-mêmes - et non de l'extérieur. Je pense que l'impulsion primaire, ce sont les blessures profondes de la honte, non reconnue, non soignée, même pas consciemment. C'est la forme la plus profonde de la douleur. La haine (et la plupart des colères, anxiétés et dépressions) est en grande partie le résultat de la honte. C'est le "bruit" qu'elle génère. La haine, etc., ne sont pas des réactions rationnelles - elles sont beaucoup plus profondes - tout à fait inarticulées et pré-verbales.
Je ne pense pas qu'on puisse faire grand-chose contre la haine des autres. La plupart du temps, travailler sur des limites - au sein desquelles nous pouvons nous protéger, si c'est possible.
Père Stephen Freeman (OCA)




If you hate someone, you do not actually need to tell them that. Hatred is not about them, it's about our own selves.
 I do not mean to imply that there's nothing there in the other that is the object of hate - but hate is it's own thing. It's evidence of something within our own selves. Unless and until that "something" is dealt with - we really have no way of knowing what is true outside of ourselves.
 First - think of the energy associated with it. The energy is being generated from within our own selves - not from the outside. I think the primary drive are deep wounds of shame, unacknowledged, untended, even unknown consciously. It is the deepest form of pain. Hate (and most anger, anxiety and depression) are largely the result of shame. They are the "noise" that it generates. Hate, etc., are not rational reactions - they are much, much deeper - quite inarticulate and pre-verbal.
 I don't think there is much we can do about other people's hate. Mostly, work on boundaries - in which we can protect ourselves if possible.

Fr. Stephen Freeman

Saint Anna Orthodox Church,
Oak Ridge, TN, United States
https://www.stanneorthodoxchurch.com

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