"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes. Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)

05 décembre 2017

Comment se confesser (Optina / Pélerin Russe 4/5)


Les 5 points de l'examen de sa conscience pour bien se préparer à la Confession

3. Je n'ai aucune foi religieuse.
Ni dans l'immortalité, ni dans l'Évangile. Si j'étais fermement persuadé sans aucun doute qu'au delà de la tombe se trouvent la vie éternelle et la récompense des actes de cette vite, j'y penserais continuellement. L'idée même d'immortalité m'emplirait de crainte et je mènerais cette vie-ci comme un étranger qui se préparer à rentrer dans son pays natal.
Au contraire, je ne pense même pas à l'éternité, et je considère la fin de cette vie sur terre comme la limite de mon existence. Cette secrète pensée naît en moi : "Qui sait ce qui survient au moment de la mort ?" Si je dis que je crois à l'immortalité, c'est une simple affirmation mentale et mon coeur est fort éloigné d'en avoir la ferme conviction. Ma conduite et mon souci constant de satisfaire la vie des sens en témoignent de toute évidence.
Si mon coeur avait foi dans le saint Évangile comme Parole de Dieu, je m'en préoccuperais continuellement, je l'étudierais, j'y trouverais mes délices et j'y attacherais mon attention avec une profonde ferveur. La sagesse, la grâce, l'amour y sont cachés. Je ferais jour et nuit ma joie de l'étude de la Loi de Dieu. En Lui serait ma nourriture, mon pain quotidien, et mon coeur garderait spontanément Ses Lois. Rien sur terre n'aurait assez de force pour m'en détourner.
Au contraire, si de temps à autre je lis ou entends la Parole de Dieu, ce n'est guère alors que par nécessité ou pour l'amour en soi de connaître. D'ailleurs, je n'y prête pas une très grande attention, et je la trouve morne et sans intérêt. Je parviens généralement à la fin de ma lecture sans aucun profit, toujours prêt à changer pour une lecture mondaine à laquelle je prends plus de plaisir et où je trouve des sujets nouveaux et intéressants.


Citat : 5ème récit du Pèlerin Russe

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