"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes. Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)

01 décembre 2017

Comment se confesser (Optina / Pélerin Russe 2/5)


Les 5 points de l'examen de sa conscience pour bien se préparer à la Confession

1. Je n'aime pas Dieu.
Car si j'aimais Dieu, je penserais continuellement à Lui avec une joie profonde. Chaque pensée de Dieu me donnerait plaisir et délices. Au contraire, bien plus souvent et bien plus ardemment, je pense aux choses du monde, et penser à Dieu est pour moi labeur et séchresse. Si j'aimais Dieu, parler avec Lui dans la prière serait ma nourriture et ma joie, et cela m'entraînerait à une communion ininterrompue avec Lui. Mais au contraire, non seulement je ne trouve aucun délice dans la prière, mais pire, je trouve que c'est un effort. Je lutte avec aversion, je suis affaibli par la paresse, et je suis prêt à m'empresser à n'importe quelle futilité pour peu qu'elle raccourcisse la prière et m'en détourne. Mon temps s'envole avec des occupations sans importance, mais quand je suis occupé avec Dieu, quand je me mets en Sa présence, chaque heure me semble longue comme une année. Celui qui aime quelqu'un y pense tout le jour, sans arrêt, s'en représente l'image, prend soin de lui, et en aucune circonstance l'être aimé ne quitte ses pensées. Quant à moi, de toute la journée, c'est à peine si je réserve ne fut-ce qu'une heure pour me plonger dans la mémoire de Dieu, pour enflammer mon coeur pour Lui, alors que j'abandonne avec empressement 23 heures en ferventes offrandes aux idoles de mes passions.
Je ne demande qu'à parler de sujets frivoles et de choses qui dégradent l'âme. Cela me fait plaisir. Mais s'il s'agit de méditer sur Dieu, c'est l'aridité, l'ennui et la paresse. Même si je suis involontairement conduit par d'autres à un sujet spirituel, je m'efforce de vite détourner la convesation pour qu'elle convienne à mes désirs. Je suis insatiablement curieux des nouveautés et des événements politiques. Je cherche avec ardeur à satisfaire mon amour pour les connaissances de la science et de l'art. Mais l'étude de la Loi de Dieu, la connaissance de Dieu et de la Foi ont peu d'attrait pour moi, et ne répondent pas à un besoin de mon âme. Non seulement je les considère comme occupation non-essentielle pour un Chrétien, mais encore, à l'occasion, comme une sorte de superflu dont je m'occuperais peut-être pendant mes loisirs, aux moments perdus. En définitive, si l'on reconnaît l'amour de Dieu à l'observance de Ses Commandements ("Si vous M'aimez, vous observerez Mes Commandements" dit notre Seigneur Jésus-Christ), non seulement je ne les observe pas, mais encore, je m'efforce peu de le faire, et en toute vérité, il en résulte que je n'aime pas Dieu. C'est ce que dit saint Basile le grand : "La preuve qu'un homme n'aime pas Dieu et Son Christ réside dans le fait qu'il n'observe pas Ses Commandements."



Citat : 5ème récit du Pèlerin Russe

30 novembre 2017

Comment se confesser (Optina / Pélerin Russe 1/5)


"D'abord, ne confesse pas des péchés dont tu t'es déjà repenti et qui t'ont été pardonnés. Car ce serait mettre en doute le pouvoir du Sacrement de Confession.
Ensuite, ne rappelle pas à ton souvenir les autres personnes qui ont été associées à tes péchés. Ne juge que toi-même.
Troisièmement, les saints Pères nous défendent de mentionner toutes les circonstances des péchés, et nous disent de les confesser en termes généraux, de façon à écarter la tentation tant de nous-même que du prêtre.
Quatrièmement, tu es venu te repentir et tu ne te repens pas de ne pas savoir te repentir - c'est à dire que ta confession est tiède et négligente.
Cinquièmement, tu t'es étendu sur tous ces détails, mais le plus important, tu ne l'as pas retenu : tu n'as pas exposé les péchés les plus graves de tous. Tu n'as pas confessé et inscrit sur ta lettre que tu n'aimes pas Dieu, que tu hais ton prochain, que tu ne crois pas au Verbe de Dieu, et que tu es tout orgueil et ambition. Le mal s'enracine dans ces quatres péchés où réside toute notre dépravation spirituelle. Ils sont les racines maîtresses d'où jaillissent les rejetons de tous les péchés auxquels nous succombons.
Citat : 5ème récit du Pèlerin Russe

28 novembre 2017

faites le bien, ça ne sera jamais perdu! (st Jean)


Aucun bien, d'aucune sorte, quelqu'insignifiant qu'il soit, ne sera dédaigné par le Juge équitable. Si les péchés doivent être recherchés avec une telle minutie que nous devrons donner une réponse pour chaque parole, désir ou pensée, combien plus les actes bons, si minimes soient-ils, seront pris en considération et compteront devant notre Juge plein d'amour!"
Saint Jean Chrysostome
(citat : 5ème récit du Pèlerin Russe)

27 novembre 2017

Ne fuyez pas les épreuves (saint Maxime)

Tant que vous aurez de mauvaises habitudes, ne rejetez pas les épreuves, car par elles, vous pourrez acquérir l’humilité et vous débarasser de votre orgueil.
Saint Maxime le Confesseur




'As long as you have bad habits do not reject hardship, so that through it you may be humbled and eject your pride.'
St. Maximos the Confessor