"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes. Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)

15 décembre 2018

Ukraine : mgr Kallistos Ware soutient l'Église Orthodoxe locale



"Bien que je sois un métropolite du Patriarcat œcuménique, je ne suis pas du tout satisfait de la position prise par le Patriarche Bartholomée. Avec tout le respect que je dois à mon Patriarche, je dois dire que je suis d'accord avec l'opinion exprimée par le Patriarcat de Moscou selon laquelle l'Ukraine appartient à l'Eglise russe. Après tout, la Métropole de Kiev a été transférée de l'omophorion du Patriarcat œcuménique à celle du Patriarcat de Moscou par un traité [tomos] de 1676[1686-OC]. Ainsi, depuis 330 ans, l'Ukraine fait partie de l'Eglise russe."

Pour l'article en entier en français, voir ici :
https://orthodoxologie.blogspot.com/2018/12/met-kallistos-ware-je-ne-suis-pas-du.html


Voir son interview complète, vidéo en anglais :
http://orthochristian.com/117867.html

14 décembre 2018

Bien veiller sur sa bouche (st Jean)


Veillons toujours bien sur notre langue. Non pas que nous devrions toujours garder le silence. Mais nous ne devrions parler que lorsque c'est approprié.
saint Jean Chrysostome

13 décembre 2018

Le problème, c'est qui dirige l'Église...


Non.

Judas avait :

le meilleur Pasteur

le meilleur Maître

le meilleur Conseiller

le meilleur Guide

Et pourtant il a échoué.

Le problème n'est pas uniquement qui dirige l'Église, ou dans quelle paroisse vous allez.

Si vous attitude et votre comportement ne changent pas, si votre coeur ne se transforme pas, vous resterez toujours le même.

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12 décembre 2018

La paix et l'amour (st Maxime)


La paix parfaite des saints Anges réside en leur amour pour Dieu et leur amour les uns pour les autres. C'est aussi le cas de tous les saints depuis la nuit des temps. C'est pourquoi il est dit en vérité que "c'est de ces deux Commandements que dépendent toute la Loi et les prophètes" (Mt 22,40)
Saint Maxime le Confesseur

11 décembre 2018

10 décembre 2018

Sainte Eulalie de Mérida et sa "cantilène" médiévale

Saint Eulalie . Icone écrite par Irina Kouzmina ( Кузьмина Ирина )
publiée avec l'aimable autorisation de notre archimandrite Basile (Pasquiet)



SAINTE EULALIE DE MERIDA (+ 303)

manuscrit en vieux français de la "Cantilène de saint Eulalie", plus vieux document de son martyre:
http://www.restena.lu/cul/BABEL/T_MSG_CANTILENE.html

et traduction en nouveau français :
http://www.restena.lu/cul/BABEL/T_CANTILENE.html

Bel Office byzantin à sainte Eulalie, en grec, par le protopsaltis Panagiotis Somalis :
http://membres.lycos.fr/stmaterne/psomalis/eulalia.pdf   
Il est demandé à celles et ceux qui célèbreront cet Office de bien vouloir y commémorer pour Panagiotis les personnes suivantes :
a. son défunt père Michael, partit pour le Royaume Eternel le 21/2/2005
b. l'évêque de Telmessos, mgr Hristoforos, qui a été 8 ans évêque auxiliaire à Londres et son père spirituel durant leur séjour commun en Angleterre.


SAINTE EULALIE DE MERIDA, VIERGE ET MARTYRE (+ 303)
Cette vierge illustre, qu'il ne faut pas confondre avec son homonyme, sainte Eulalie de Barcelone (12 février), naquit à Mérida (Estremadure), de parents nobles et Chrétiens. Son père, appelé Libère, la fit instruire dans la Foi dès sa plus tendre jeunesse, avec une autre vierge, nommée Julie, par Donat, très-saint prêtre de leur ville. Apprenant que Dacien était arrivé en Espagne pour y persécuter les Chrétiens et voyant l'ardeur que sa fille témoignait d'endurer le martyre, dans la crainte qu'elle ne s'allât produire d'elle-même au juge pour verser son sang par amour pour Jésus-Christ, s'étant déjà consacrée au Christ corps et âme, il l'envoya, avec quelques domestiques et le prêtre Félix, à une maison de campagne qu'il avait à 30 milles de la ville, vers les frontières de la province d'Andalousie.
Cependant Dacien vint à Mérida et y laissa Calpurnien pour tourmenter les fidèles. Eulalie, en ayant été informée, se déroba de la maison où elle était et s'en revint avec Julie, sa plus fidèle compagne, trouver ce tyran. "Pourquoi êtes-vous venu ici", lui dit-elle d'abord, "vous qui êtes l'ennemi de Dieu à qui cette ville est déjà entièrement dévouée; et pourquoi persésutez-vous les Chrétiens, Ses fidèles serviteurs?" - "Que dites-vous, petite fille" lui répondit Calpurnien, "et qui vous fait si hardie de me parler ainsi?" - "Il est vrai", répliqua la Sainte, "que je suis encore petite, car je n'ai que 12 ans, mais je ne crains pas, pour cela, vos menaces ni vos supplices, et j'ai déjà assez vécu sur la terre pour souhaiter d'aller vivre éternellement dans le Ciel". Le juge, ayant entendu ce discours, tâcha de la gagner par la douceur; mais, voyant qu'il perdait sa peine, il la livra à des bourreaux pour la fouetter avec toute sorte de rigueur et de cruauté. Ce supplice se servit qu'à l'encourager davantage à bénir Jésus-Christ et à mépriser les croyances des païens. Lorsqu'on la ramena au président, elle lui dit, avec une nouvelle vigueur, qu'il lui était inutile de la tourmenter, parce que son ponvoir, qui s'étendait sur son corps, n'avait et ne pouvait avoir aucune prise sur son âme; que, du reste, elle lui déclarait hautement qu'elle avait ses divinités en horreur et les empereurs mêmes qui les adoraient. Sur cette réponse, elle fut conduite en prison, et, le lendemain, Calpurnien ayant fait dresser son siège au milieu de la place publique, il la fit revenir devant lui. Là on la fouetta une seconde fois avec des baguettes mouillées, on lui versa de l'huile bouillante sur le sein, on la plongea dans un bain de chaux embrasée et on lui jeta du plomb fondu sur tout le corps; mais comme tous ces tourments ne la défiguraient point : "Qu'on la mène de ce pas hors de la ville", dit Calpuruien, "qu'on l'étende sur le chevalet, qu'on lui arrache les ongles, qu'on lui brûle les flancs avec des torches ardentes et qu'on la jette ensuite toute vive dans les flammes!" Cette sentence terrible ne fit que donner de la joie à Eulalie. On la traîna par les cheveux au lieu du supplice, en exécutant sur elle, sans miséricorde, tout ce que le tyran avait ordonné. Ce fut dans la rigueur de ces peines que, se tournant vers le persécuteur, elle lui dit avec une constance surprenante : "Ouvrez les yeux, Calpurnien, et considérez mon visage. Reconnaissez-moi bien, afin que vous puissiez me discerner au jour terrible du Jugement dernier. Nous y comparaîtrons tous 2 devant Jésus-Christ, notre commun Seigneur; moi, pour la récompense des tourments que j'endure; vous, pour le châtiment de votre inhumanité envers les Chrétiens". Plusieurs des assistants, entendant ces paroles si fermes et si généreuses, reconnurent la vérité de notre Foi et rejettèrent l'idolâtrie. Pour les bourreaux, voulant ôter la parole à cette vierge toujours constante, toujours invincible, et exécuter sur elle le dernier article de son arrêt, ils la couvrirent de charbons ardents pour achever de la consumer. Alors elle ouvrit sa bouche sacrée comme pour avaler la flamme, et, en même temps, on en vit sortir son âme sous la figure d'une colombe qui s'envola vers le ciel.
Le tyran commanda qu'on laissât son corps pendent 3 jours exposé aux insultes des païens, mais la divine Providence le couvrit tout à coup de neige, qui le nettoya, le blanchit et lui donna une beauté merveilleuse; il fut ensuite enterré avec beaucoup d'honneur à Mérida, par les Chrétiens. Depuis, il a été transporté à Oviédo, et on le voit dans la grande église, dans une chapelle qui lui est dédiée. On le porte en procession dans les nécessités publiques, et on reçoit alors de grands secours par la force de son intercession auprès de Dieu.
On représente sainte Eulalie de Mérida :
1° déchirée sur le chevalet et exposée à la flamme des torches;
2° exhalant son âme sous la figure d'une colombe;
3° en compagnie de sainte Julie, sa compagne de martyre;
4° ayant le corps recouvert d'une neige abondante.












09 décembre 2018

Le schisme, mgr Kallistos Ware, saint Jean Maximovitch et Constantinople...

Le métropolite Kallistos Timothy Ware regrette la rupture de communion décrétée par le Saint-Synode de Russie. MAIS il n'est pas content de ce que commet son patriarche. Bien. Enfin une "pointure" au sein de ce patriarcat qui parle un peu. Maintenant à l'époque des grands saints, ceux qui ne voulaient pas suivre un patriarche dans l'hérésie, ils s'en séparaient.. Mais c'était des saints, pas des nationalistes, des fonctionnaires impériaux, des romantiques, des passéistes, etc..
http://orthochristian.com/117867.html







Saint Jean Maximovitch nous livre ici une excellente analyse de ce que valait en 1938 le patriarcat d'Istanbul. Ce qui vient de se passer en Ukraine montre la clairvoyance de ce prophète des temps modernes.
https://orthochristian.com/115619.html





Ajoutons cette citation du jour sur une page facebook :

"On ne regardera pas la mythologie des 2 premiers siècles, où sans aucun fondement historique et liturgique d'époque, on nous annonce des Apôtre et autres patriarches en suivi chronologique très bien arrangé. Et totalement contraire à ce qui se passait à l'époque..
Le premier patriarche de Constantinople, le premier évêque à porter ce titre, c'est en 330, Alexandre 1er. Il résistera aux pressions politiques pour accepter Arius et mourra peu après l'hérétique. Mais son successeur, Paul, ne sera pas une élection libre du peuple de Dieu, c'est Alexandre qui le désignera. Déjà.

Paul 1er lui succèdera donc, mais sera 3x déposé par les hérétiques, dont l'empereur oriental "très chrétiens" (aux dires des nationalistes Grecs, tous "leurs" empereurs ont été des phares de l'Orthodoxie, avec tous leurs patriarches). C'est l'empereur d'Occident qui recommandera qu'on le reprenne pour la 3ème fois.
Il sera assassiné vers 350, ses reliques sont préservées à Saint-Laurent, à Venise, et non pas en Orient.

Son successeur fut Macedonius, hérétique fondateur de la secte portant son nom. Condamné par le très orthodoxe archevêque de Rome, Damase 1er (la papauté n'existait pas encore). Puis ses thèses condamnées après sa mort par le 2ème Concile Oecuménique, on savait prendre son temps et laisser le poison agir, déjà à l'époque, avec les favoris Grecs de l'empereur d'Orient..

Et c'est Eudoxius qui lui succède, un Arien, un hérétique! Dix ans à nuire au Corps du Christ! Il s'était emparé du Siège épiscopal d'Antioche avec le même genre de manigances que ce que Meletios 4 Metaxakis mènera pour devenir un jour le sulfureux patriarche d'Istanbul auteur de tant de malheurs et hérésies au sein de l'Église..

Demophilios lui succèdera pour 9 ans, cessant de nuire au monde en 379. Il avait été élu par les Ariens. Quelle Orthodoxie à Constantinople, mais quel "phare de la lumière du monde" (pour reprendre l'expression récente de Bartholomeos 1 d'Istanbul), fabuleux.

Et après? Les Grecs se gaussent de ce que les catholiques-romains se sont retrouvés avec 3 papes - ils rigolent tout en approuvant l'uniatisme de leur patriarche, et donc ils sont en communion avec le vatican, de facto, volens nolens.. Mais eux-mêmes ont eu ça, 3 patriarches simultanés.. Marin de Thrace l'Arien succédant à Demophilios, suivi de Dorotheos d'Antioche, lui aussi Arien mais d'une autre-sous secte et restés tous les 2 avec le titre.. pendant qu'Evagrios était élu comme archevêque orthodoxe mais en exil et pour peu de temps..

Sous Theodose 1er, empereur enfin un tant soit peu chrétien, on retrouve saint Grégoire le Théologien, qui d'évêque de Nazianze, sur recommandation de son ami saint Basile de Césarée, se retrouvera brièvement archevêque de Constantinople.. Après avoir manqué être assassiné pendant la Liturgie à Agia Anastasia par une foule d'hérétiques ariens, poussés par son "ami" le philosophe Maxime, qui voulait obtenir ce siège épiscopal.
Saint Grégoire tiendra le coup jusqu'à jeter le gant en plein 2ème Concile Oecuménique, que donc il ne présidera pas jusqu'au bout. Le très chrétien empereur ne le soutiendra pas jusqu'au bout non plus.

Et l'empereur se choisit comme nouvel évêque un catéchumène d'Antioche, qui avait été placé sur une liste de candidats possibles fournis par les églises, Nectaire. C'est avec lui qu'on trouve le 3ème canon du 2ème concile oecuménique affirmant que son siège sera second après celui de Rome "car c'est la ville de l'empereur" - ce fameux lien de causalité dont le patriarcat de Moscou rappelle (mais aurait dû le faire depuis des siècles) qu'il n'existe plus et donc "finita la comedia". Nectaire semble avoir tenu bon dans les errances dogmatiques orientales si massives déjà à l'époque. Cependant la dernière lettre de saint Grégoire de Nazianze lui demandait d'être moins tolérant envers les hérétiques Novatianistes, puisqu'il n'avait pas hésité à consulter un de leurs évêques, Agelius, pour débattre contre les Ariens et les Pneumatomaques. Et sous son épiscopat, Theodose 1er fera interdire la prédication de toutes les hérésies et sectes sauf .. des Novatianistes.

Lui succèdera le glorieux saint Jean Chrysostome. Mais quel épiscopat de souffrances! Et il ne s'y éternisera pas, comme hélas trop d'hérétiques le font.. Son crâne subsiste en 4 reliquaires "authentiques", un en Russie, un au Mont Athos, et 2 en Italie. Même pour ça, il aura subi les injures du peuple qu'il a tenté de mener au Christ..

Arsacius lui succèdera, désigné par l'empereur Arcadius et sa cruelle femme Eudoxie. Comme une partie du peuple refusait de communier avec lui, la soldatesque sera lancée, tortures, tout y passa. Condamné par écrit par le très orthodoxe pape de Rome saint Innocent 1er, mais l'empereur très chrétien s'en fichait. Arsacius mourra épuisé peu après.

Puis on se retrouve avec de nouveau 2 patriarches, Barbas l'Arien (407-430, tout de même) et saint Arsacius l'orthodoxe (406-425). Ce dernier soutenu par le pape de Rome Célestin 1, l'appelant "le vrai successeur de saint Jean Chrysostome", et il sera cité aux Conciles d'Ephèse et de Chalcédoine.

ETC

L'Histoire de ce Siège épiscopal n'est pas brillante, c'est le moins qu'on puisse dire. L'actuel titulaire est à l'image de la majorité de ses prédécesseurs, un politicien retors sous habits religieux usurpés, répandant la division et la haine autour de lui, et flattant les sentiments de nostalgie impérialiste chez un certain nombre de Grecs, ce qui lui assure un soutien financier et politique suffisant pour tenir le coup. Mais au Tribunal de Dieu, il sera seul, avec derrière lui une longue liste de suiveurs aveuglés par les dorures. Maranatha."