"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes. Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)

28 janvier 2019

humour : projet d'église autocéphale de France

Note importante : ceci est de l'HUMOUR. C'est un texte qui circule, dont j'ai reçu copie par 2 canaux. Il est bien entendu une réaction burlesque faisant suite à cette pitoyable "autocéphalie" anti-canonique, dans un pays en conflit civil dont l'Église ne demandait rien et ne demande toujours rien en la matière, mais le monde politique local lui le veut, les USA aussi, et des excommuniés et des extrémistes aussi (Ukraine..); ajoutons ces rumeurs pour le Belarus et la Moldavie, après la demande politique pour le Montenegro, et un accord de principe pour la Macédoine du Nord "si elle change son nom d'origine".. Bref, c'est une réaction d'humour amer et un peu désespéré face à tous ces dossiers politiques par lesquels le phanar sème la discorde partout dans l'Église.

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Projet de création d’une « Église orthodoxe autocéphale de France »

Sur la base de l’entité ecclésiale dénommée « Archevêché des paroisses russes en Europe occidentale », qui a récemment perdu sa qualité d’Exarchat, sera créée une nouvelle entité ecclésiale dénommée « Église orthodoxe autocéphale de France ».
Cette autocéphalie sera fondée sur le fait que la France constitue une entité territoriale, linguistique et culturelle et politique ayant sa propre identité, différente et indépendante de celle de toutes les autres Églises autocéphales orthodoxes dont son territoire dépend actuellement.
L’autocéphalie sera accordée à l’ex-Archevêché par son Église-Mère, le Patriarcat Œcuménique de Constantinople. Elle sera officiellement proclamée au cours d’un concile qui se tiendra à Paris et qui réunira les clercs et les représentants laïcs de l’actuel Archevêché, auxquels seront fortement invités à se joindre les évêques de toutes les autres Églises orthodoxes présentes sur le territoire français, y compris les évêques de toutes les Églises orthodoxes non-canoniques, dont la canonicité aura été auparavant reconnue par décision Sa Toute Sainteté le Patriarche Œcuménique de Constantinople Bartholomée, primat de la Mère de toutes les Églises et chef de l’Église orthodoxe universelle. Le concile sera présidé conjointement par S. E. le métropolite Emmanuel de France et le président français Emmanuel Macron.
Au cours de ce concile, et par le pouvoir suprême dont dispose Sa Toute Sainteté Bartholomée en vertu de son titre de primat de la Mère de toutes les Églises et de chef de l’Église orthodoxe universelle, tous les diocèses actuels de toutes les autres Églises locales situées en France seront dissous et le primat de l’ « Église orthodoxe autocéphale de France » sera, selon le principe de l’ecclésiologie orthodoxe « un seul évêque pour un seul lieu », l’unique évêque de la France. Il sera élu par le concile. Il devra avoir la nationalité française. Il portera le titre de « Patriarche de France ». Les évêques actuels – grecs, roumains, russes, serbe, antiochien, géorgien et bulgare – se verront proposer le titre d’évêques de la nouvelle entité ecclésiale, avec pour sièges des villes françaises dépourvues d’évêque titulaire catholique ; en cas de refus, il leur sera désormais interdit de porter leur titre épiscopal et leur ministère sera considéré comme non canonique.
La nouvelle entité ecclésiale sera animée par la devise de la République française : « Liberté - Égalité - Fraternité », déjà largement appliquée au sein de l’ancien Archevêché.
Selon le premier terme, l’Institut Saint Serge, devenu l’Académie théologique chargée de former les prêtres de nouvelle Église autocéphale disposera d’une totale liberté de création théologique et devra être le ferment d’un renouveau liturgique. Le clergé disposera lui-même d’une totale liberté dans l’organisation des services liturgiques et la dispense des sacrements. Il devra s’abstenir de toute action missionnaire et de toue affirmation de son identité orthodoxe auprès des membres des autres confessions chrétiennes et des religions non chrétiennes.
Selon le deuxième terme, la vie ecclésiale, à tous les niveaux, de la nouvelle Église autocéphale, sera régie selon les principes démocratiques. Le primat, les évêques et les prêtres seront élus. L’autorité sera répartie pour moitié entre eux et les fidèles (qui ont tous identiquement reçu par le baptême l’onction du « sacerdoce royal »), et toutes les décisions feront l’objet d’un vote à la majorité, les fidèles disposant d’une voie équivalente à celles des membres du clergé.
Selon le troisième principe, des relations authentiquement fraternelles seront établies avec tous les membres des autres confessions chrétiennes, concrétisées par l’intercommunion eucharistique. Les prières et les offices communs avec les membres des religions non chrétiennes seront encouragés et développés.
Respectant le principe de la laïcité en vigueur en France, les membres du clergé devront porter des vêtements séculiers et s'abstenir de tout signe témoignant de leur appartenance confessionnelle ainsi que de tout propos susceptible de choquer, par sa différence, ceux qui ne partagent pas leur foi.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Un mic-mac absolu, la confusion totale, les divisions, les haines, les scandales, la belle "orthodoxie" que tout ça nous prépare. Et on ne doit pas compter sur le monde profane pour faire la différence, comme pour bien des fidèles, dès lors que "ça" porte un costume ecclésiastique plus ou moins conforme, c'est bon...
https://www.lanouvellerepublique.fr/deux-sevres/la-chapelle-de-prailles-est-maintenant-orthodoxe

Seigneur prends pitié!