"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes. Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)

26 janvier 2019

Sans la vérité, l'amour des autres chrétiens n'est que déchirure de l'Église (metr. Philarète)

 [..] "Admettons que les prédicateurs modernes de l'hérésie ne soient pas aussi belliqueux envers l'Église orthodoxe que les anciens l'ont été. Cependant, ce n'est pas parce que leurs doctrines sont plus proches de l'enseignement orthodoxe, mais parce que le protestantisme et l'œcuménisme ont construit en eux la conviction qu'il n'y a pas une seule et unique Église sur terre, mais seulement des communautés d'hommes qui sont à des degrés divers d'erreur. Une telle doctrine tue tout zèle à professer ce qu'elle considère comme la vérité, et par conséquent les hérétiques modernes semblent moins endurcis que les anciens.
Mais une telle indifférence à la vérité est à bien des égards pire que la capacité d'être zélée pour défendre une erreur prise pour la vérité. Pilate, qui a dit “Qu'est-ce que la vérité ?” n'a pas pu être converti; mais Saul, le persécuteur du Christianisme, est devenu l'Apôtre Paul. C'est pourquoi nous lisons dans le livre de l'Apocalypse les paroles menaçantes à l'Ange de l'Église de Laodicée: “Je connais tes œuvres. Je sais que tu n'es ni froid ni bouillant. Puisses-tu être froid ou bouillant ! Ainsi, parce que tu es tiède, et que tu n'es ni froid ni bouillant, Je te vomirai de Ma bouche." [..]
Métropolite Philarète (Voznesenski) de New York, lettre aux patriarches et évêques de l'Église, 14/27 Juillet 1969





http://orthodoxinfo.com/ecumenism/sorrow.aspx
PRESIDENT OF THE SYNOD OF BISHOPS OF THE RUSSIAN ORTHODOX CHURCH OUTSIDE OF RUSSIA
75 EAST 93rd STREET, NEW YORK, N.Y. 10028
Telephone: LEhigh 4-1601

TO THEIR HOLINESSES AND THEIR BEATITUDES
THE PRIMATES OF THE HOLY ORTHODOX CHURCHES
THE MOST REVEREND METROPOLITANS, ARCHBISHOPS, AND BISHOPS:

A SORROWFUL EPISTLE FROM THE HUMBLE PHILARET,
METROPOLITAN OF THE RUSSIAN ORTHODOX CHURCH OUTSIDE OF RUSSIA

[...] Let us grant that modern preachers of heresy are not so belligerent towards the Orthodox Church as the ancient ones were. However, that is not because their doctrines are nearer to Orthodox teaching, but because Protestantism and Ecumenism have built up in them the conviction that there is no One and True Church on earth, but only communities of men who are in varying degrees of error. Such a doctrine kills any zeal in professing what they take to be the truth, and therefore modern heretics appear to be less obdurate than the ancient ones. But such indifference to truth is in many respects worse than the capacity to be zealous in defense of an error mistaken for truth. Pilate, who said "What is truth?" could not be converted; but Saul, the persecutor of Christianity, became the Apostle Paul. That is why we read in the Book of Revelation the menacing words to the Angel of the Church of Laodicea: "I know thy works, that thou art neither cold nor hot: I would thou wert cold or hot. So then because thou art lukewarm, and neither cold nor hot, I will spew thee out of my mouth" (iii. 15-16).[...]
Metropolitan PHILARET
In New York,
Sunday of the Sixth Ecumenical Council,
14/27 July, 1969

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Saint-Synode, Jérusalem, 9 mai 1989, le patriarcat de Jérusalem met fin au dialogue théologique avec tous les non-orthodoxes. Sa sainteté le patriarche Diodoros écrivait :

"Cette démarche a été inspirée avant tout par la conviction de notre Église orthodoxe tout entière qui renferme toute la plénitude de la vérité et constitue l’Église une, sainte, catholique et apostolique et le dépositaire digne de confiance des dogmes divins de notre Foi immaculée et de notre tradition sacrée, ayant Jésus-Christ à sa tête. Par conséquent, notre Église orthodoxe, étant absolument convaincue de la justesse de son chemin et de sa mission apostolique salvatrice sur terre, n’a pas besoin de dialogue théologique avec les non-orthodoxes qui, en passant, peuvent étudier notre Église orthodoxe eux-mêmes et, s'ils le souhaitent, vivre selon elle. Tout dialogue ultérieur avec les non-orthodoxes devient dangereux pour notre Église orthodoxe de Jérusalem, qui utilisent ce dialogue afin de poursuivre une politique de prosélytisme et afin de poursuivre d'autres activités inacceptables pour l'Église orthodoxe."

Anonyme a dit…

Patriarche Diodoros de Jérusalem, 2 octobre 1989, homélie au monastère grec des Saints Cyprien et Justine:

"Ce n’est pas la première année qu’ils œuvrent à détruire l’Orthodoxie en Terre Sainte. Cependant, après avoir défendu l'Église de Jérusalem pendant de nombreux siècles, le Seigneur a toujours préservé l'Orthodoxie de tout danger. Jamais au cours de ses deux mille ans d'histoire, un seul conquérant n'a pu maîtriser Jérusalem. Satrapes, rois et gouverneurs se sont succédé, mais ils ont tous disparu et il ne reste que des centaines de moines grecs orthodoxes, gardiens vigilants de notre saint héritage.

Malheureusement, depuis des décennies, ne voulant pas détruire l'unité de l'Église orthodoxe, Jérusalem a officiellement suivi les autres Églises participant aux dialogues œcuméniques, bien que l'œcuménisme n'ait jamais eu aucune influence sur nous. Néanmoins, la participation de Jérusalem à ces dialogues a permis d’affirmer que le patriarche de Jérusalem participait également au mouvement œcuménique. Nous notons avec consternation le grave abus de ces dialogues par les hérétiques. Ils confondent nos fidèles et essayent de les convertir à leur foi par tous les moyens nécessaires. Ils leur montrent des photographies du pape avec nos patriarches et nos évêques, affirmant que l'Unia a déjà été réalisée: “N'écoutez pas vos évêques, l'Unia existe déjà, l'Église orthodoxe s'est unie à l'Église catholique-romaine” Le mot “Unia” est probablement utilisé ici dans le sens que les œcuménistes investissent, à savoir: la soumission.

C'est pourquoi, après avoir réfléchi à notre responsabilité devant le Seigneur, devant l'Église et devant notre histoire, nous avons décidé, dans l'illumination divine, de cesser tout dialogue du patriarcat avec des Églises non-orthodoxes, car après de nombreuses années de contact avec elles, aucun résultat positif n'a été atteint. Nous avons annoncé notre décision à toutes les Églises sœurs et nous nous y tiendrons le plus longtemps possible. Vous savez que le patriarcat de Jérusalem suit l'ancien calendrier. Cela n'a jamais changé et ne changera pas la doctrine, les canons et les dogmes de notre Église. Nous sommes prêts à continuer à peiner et, si nécessaire, à souffrir pour les préserver. Les menaces que nous recevons tous les jours et les actions de nos adversaires ne nous font pas du tout peur. Nous resterons des gardiens inébranlables, fidèles aux enseignements de notre Église"