"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes. Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)

07 janvier 2019

Solfège, partition et saint Jean le Baptiste

manuscrit de chant messin, Laon, BM, ms 239, f°87v, fin du 9ème s.

Saint Jean-Baptiste le Précurseur protecteur des notes musicales : Do, Re, Mi, Fa, Sol, La, Si ! Au XIe siècle, le moine Guido d'Arezzo a l'idée d'utiliser des syllabes d'un chant latin, l'Hymne de Saint Jean-Baptiste, pour nommer les notes. Les six premiers vers de cette hymne commencent par des sons qui forment une gamme montante, sur les mots ut, re, mi, fa, sol, la.…Voici le texte de ce chant : 
«Ut queant laxi, 
Resonare fibris, 
Mira gestorum, 
Famuli tuorum, 
Solve polluti, 
Labii reatum, 
Sancte Iohannes.» qui se traduit par : «Afin que tes serviteurs puissent chanter à gorge déployée tes accomplissements merveilleux, ôte le péché de leurs lèvres souillées, Saint Jean.» La note si, dont le nom est composé avec les deux initiales du dernier vers de l'hymne, Sancte Iohannes, a été ajoutée à la fin du XVIe siècle. L'ut a été transformé plus tard en do, plus facile à énoncer en solfiant.
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