"Approchant du Grand Carême, je me suis souvenu d'une conversation entre un groupe de jeunes hommes et un prêtre âgé, immigré, qui avait survécu aux terribles conditions de vie soviétiques :
(jeune homme 1) : Père, je me sens mal avec le jeûne du Carême. Chaque année, j'essaie de respecter le jeûne, mais le changement radical de régime me rend malade. Que dois-je faire ?
(jeune homme 2) : alors tu n'es sûrement pas orthodoxe, si tu goûtes du fromage et de la viande pendant le Carême (petits en-cas).
(Le vieux prêtre) : pourquoi pensez-vous que le Carême concerne des types spécifiques de nourriture ? Avez-vous songé à combien d'argent vous dépensez pour respecter le jeûne ? Est-il logique de remplacer la viande et le fromage par du poisson, des fruits de mer et d'autres aliments coûteux ? Quand j'étais plus jeune, je faisais un plat d'aubergines qui suivait les règles du Carême. Je n'avais pas l'habitude de cuisiner et il m'a fallu plus de deux heures pour le préparer. J'étais frustré, et j'ai négligé mon jeune fils (il avait 5 ans à l'époque) pour essayer de préparer la nourriture correctement. Dans ma frustration, j'ai été dur avec lui quand il a voulu interrompre ma "cuisine carémique." Dans la folie de ma jeunesse, j'ai fait du régime de carême une idole. Il aurait été beaucoup plus logique d'acheter des aliments abordables, de manger simplement sans abuser, et d'investir ce temps dans mon fils et ma femme.
L'esprit du jeûne du Carême est de l'observer au mieux de nos capacités, sans attirer l'attention sur notre jeûne. Nous ne devrions pas discuter de ce que nous mangeons avec les autres de peur d'être tentés de prétendre que quelqu'un a violé le jeûne pour avoir mangé le mauvais aliment. Jeûnez au mieux de vos capacités : mangez simplement et légèrement et remerciez Dieu de vous avoir donné à manger et à boire.
Si vous êtes toujours obsédés par la nourriture, posez-vous la question suivante : qu'est-ce que le Seigneur nous ordonne au sujet du jeûne alors que nous commençons le Carême ? Il nous enseigne à jeûner sans donner de détails sur ce que nous devons manger; la priorité est de jeûner et de prier sans attirer l'attention sur vous. Chaque jour, nous disons la sainte prière de saint Éphrem le Syrien. Que dit cette prière au sujet de la nourriture ? Rien. Rien! La prière nous apprend à chercher une vie d'humilité, à jeûner de la convoitise, du pouvoir et des ragots, à affronter nos propres transgressions et à apprendre à ne pas juger notre frère. Le but du Carême est de rejoindre le saint apôtre qui dit qu'il est le premier parmi les pécheurs, et de chercher à devenir le serviteur de tous, et non le chef. Les garçons, vous ferez beaucoup mieux si vous vous abstenez d'utiliser votre langue pour blesser votre prochain, que si vous mangez du chou blanc au lieu de saucisse.
Concentrez votre énergie à prier sans demander de louange pour votre piété, à manger simplement sans demander de reconnaissance de votre jeûne, et surtout de tenir votre langue quand on vous invite à vous joindre pour discuter des malheurs des autres. Essayez ça. Vous constaterez qu'il est beaucoup plus facile de manger un sandwich sans viande que de se taire. En fait, il vaudrait mieux que tu manges ce sandwich au jambon et que tu en donnes la moitié à ton frère qui n'a pas les moyens de se payer un sandwich, mais qui est trop gêné pour le reconnaître. Ce serait respecter le jeûne.
Jeunes gens, je veux vous mettre sur la bonne voie. Prenez garde de faire du Carême une idole. Je vous promets que vous serez déçus à la fin. Mangez et buvez simplement, veillez sur vos paroles, et dites vos prières tranquillement, sans attendre qu'on loue votre piété. Si vous faites cela, peut-être apprendrez-vous à voir que certains de vos frères ont faim et ont besoin de votre compagnie plutôt que de vos mépris et de vos insultes."
Avec l'aimable autorisation de mon ami, le diacre Nicholas Denysenko."
source:
All Saints of North America Antiochian Orthodox Church
"As we approach Lent, recalling a conversation between a group of young men and an elderly, immigrant priest who had survived harsh Soviet living conditions:
(young man 1): father, I feel terrible about Lenten fasting. Every year, I try to keep the fast, but the radical change of diet makes me sick. What should I do?
(young man 2): you must not be Orthodox, then, if you sample cheese and meat during Lent (snickering).
(Elderly priest): why do you think that Lent is about specific kinds of food? Have you considered how much money you’re spending to observe the fast? Does it make sense to replace meat and cheese with fish, seafood, and other expensive foods? When I was younger, I made an eggplant dish that followed the Lenten rules. I wasn’t used to making the food and it took me over two hours to prepare it. I was frustrated, and I ignored my young son (he was 5 at the time) to try to prepare the food properly. In my frustration I was harsh with him when he interrupted my Lenten cooking. In the foolishness of my youth, I made the Lenten diet into an idol. It would have made much more sense to obtain affordable foods, to eat simply without overindulging, and to have invested that time in my son and my wife.
The spirit of Lenten fasting is to observe it to the best of our ability, without calling attention to our fasting. We should not discuss what we’re eating with others lest we are led into temptation to claim that someone has violated the fast for eating the wrong food. Fast to the best of your ability: eat simply and lightly and thank God for providing you with food and drink.
If you’re still concerned about food, ask yourself this: what does our Lord command us about fasting as we begin Lent? He teaches us to fast without providing details on what we are to eat; the priority is to fast and to pray without calling attention to yourself. On each day, we say the holy prayer of St. Ephraim the Syrian. What does this prayer say about food? Nothing. The prayer teaches us to seek a life of humility, to fast from lust of power and gossip, to confront our own transgressions and to learn how to avoid judging our brother. The point of Lent is to join the holy apostle who says that he is first among sinners, and to seek to become the servant of all, and not the ruler. Boys, you will do much better if you refrain from using your tongues to abuse others than you will from eating kapusta instead of kovbasa.
Focus your energy on praying without seeking praise for your piety, on eating simply without seeking affirmation for keeping the fast, and especially for holding your tongue when the company invites you to join in piling on another’s woes. Try it. You will find that it is much easier to eat a meatless sandwich than it is to keep your mouths shut. In fact, it would be better for you to eat that ham sandwich and give half of it to your brother who can’t afford a sandwich, but is too embarrassed to admit it. That would be keeping the fast.
Boys, I want to set you on the right path. Beware of making an idol out of Lent. I promise you that you will be disappointed in the end. Keep your eating and drinking simple, keep your mouths shut, and say your prayers quietly without seeking praise for your piety. If you do this, maybe you’ll learn how to see that some of your brothers are hungry and need your fellowship as opposed to your slights and insults.
Courtesy of my friend, Deacon Nicholas Denysenko."
source:
All Saints of North America Antiochian Orthodox Church
"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes.
Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)
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