"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes. Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)

06 juin 2020

La vraie Tradition de l'Église n'est pas un musée de coutumes figées (p. Stephen)


Se souvenir des Fins dernières

Le Christianisme Orthodoxe semble souvent être intrinsèquement conservateur. La place indéfectible qu'occupe la tradition dans sa vie semble prête à devenir un rempart conservateur contre un monde trop prêt à oublier tout ce qui est bon ou beau. Il existe des distinctions subtiles mais importantes qui rendent cette considération à propos de l'Orthodoxie trompeuse, et peuvent conduire à la déformation de la Foi et à une image presque inversée de notre véritable Salut. Le Christianisme Orthodoxe ne cherche pas à préserver quelque chose qui est maintenant passé - ce n'est pas une Foi liée à l'Histoire. Elle professe plutôt que ce qui a été donné à un moment de l'Histoire n'est rien d'autre que ce qui sera à la fin de toutes choses. La Foi n'est donc correctement vécue que lorsqu'elle est radicalement orientée vers ce qui est à venir. Le Royaume de Dieu n'est jamais autre chose que la fin et l'accomplissement de toutes choses, ce pour quoi la création elle-même est venue à l'existence.

"Je suis l'Alpha et l'Omega, le commencement et la fin", dit le Seigneur, "qui est, qui était et qui vient, le Tout-Puissant". (Ap 1, 8)

Comprendre la véritable nature de la "fin des choses" ou, en termes théologiques, de "l'eschatologie", est une tâche difficile au début. Elle enfreint de nombreuses règles de l'espace et du temps (oui, Dr. Who adore, c'est vrai), et nécessite un certain changement de perspective. On trouve un exemple de ce changement dans la prière eucharistique de Saint Jean Chrysostome où le prêtre prie :

"Faites cela en mémoire de Moi ! En vous souvenant de ce commandement salvateur et de toutes ces choses qui se sont passées pour nous : la Croix, la Tombe, la Résurrection au troisième jour, l'Ascension au Ciel, le siège à la Droite, et la Seconde et glorieuse Venue."

Le prêtre fait référence à la Parousie / Seconde Venue au passé. Il ne s'agit pas d'une doctrine étrange selon laquelle ce retour aurait déjà eu lieu dans l'Histoire. Il s'agit plutôt de la reconnaissance du fait que la Divine Liturgie se déroule dans un lieu mystique à partir duquel il est correct de décrire la Seconde Venue de cette manière. Car la Divine Liturgie est vraiment la "dernière" Cène, le repas à la fin de toutes choses.

Les Pères ont affirmé que la vérité doit être identifiée avec la fin. Saint Maxime le Confesseur en Orient, et Saint Ambroise en Occident, ont tous deux écrit un schéma en trois parties dans lequel l'Ancien Testament est "l'ombre", le Nouveau Testament est "l'icône", tandis que la "vérité" est l'âge à venir. Cette conception comporte plusieurs aspects.

Premièrement, la vérité de toute chose ne se trouve pas dans le présent, mais dans son "telos", sa fin. Une graine n'est pas reconnue tant qu'elle n'est pas devenue un arbre. Mais, surtout, cette réalisation de la vérité n'est pas considérée comme une progression graduelle, une construction vers la vérité. Un tel schéma suggérerait que la vérité n'est "pas encore". La vérité, cependant, est / existe déjà et maintenant. Nous pouvons dire que la vérité, qui existe déjà dans l'âge à venir, attire tout vers elle. Ou bien, nous pouvons dire que la vérité, qui existe déjà dans l'âge à venir, se manifeste dans le temps, même maintenant, pour ceux qui ont les yeux pour voir.

Notre façon la plus courante de voir le monde est de privilégier l'Histoire, de présumer que le passé est immuable et est la cause de toutes les choses dans le présent. Cela fait de nous les auteurs de la Création, les créateurs de l'Histoire de l'Univers. C'est très séduisant, même si cela porte en germe l'anxiété et la guerre. Mais Dieu n'a pas constitué la créature de manière à en faire le créateur de son propre destin, le maître de son propre destin.

Lors de la Création, Dieu observe son travail et dit : "C'est très bon". Ce n'est pas simplement une observation du travail qu'Il a accompli, mais une proclamation de la nature même de la Création. Sa nature est révélée en sa finalité. Elle appelle la création, toujours vers ce pour quoi elle a été créée. C'est ce que décrit saint Paul :

"Il nous a fait connaître le mystère de Sa volonté, ce dessein bienveillant qu'Il avait formé en Lui par avance, pour le réaliser quand les temps seraient accomplis : ramener toutes choses sous un seul Chef, le Christ, les êtres célestes comme les terrestres." (Éph 1, 9-10)

Ce verset doit également être lu en même temps que la déclaration de Saint Paul dans Romains 8 :

"Et nous savons qu'avec ceux qui L'aiment, Dieu collabore en tout pour leur bien, avec ceux qu'Il a appelés selon Son dessein". (Rom 8,28)

C'est le "bon" ou le "très bon" selon lequel toutes les choses ont été créées. Ce même bien, cependant, est caché. Il n'est en aucune façon évident pour nous, sauf lorsque nous voyons le Christ Lui-même.

Considérez le monde, vers 1000 avant J.-C. Un peuple totalement obscur, à peine plus qu'un ramassis de tribus, est engagé dans une lutte pour un morceau de terre presque inutile côté fertilité et insignifiant dans sa situation et sa taille. Dans la même région, cependant, de puissants royaumes et civilisations s'élèvent et prospèrent, produisant richesse, puissance et innovation. Leurs monuments resteront debout pendant des milliers d'années. Mais dans cet endroit obscur, un jeune homme affrontera un géant au cours d'un seul combat et gagnera. À l'échelle de l'Univers, c'est presque rien, sans signification. Mais c'est l'histoire de David et de Goliath, et ce David deviendra l'ancêtre du Dieu incarné, qui est Lui-même le "bien" du monde.

En ce moment même, nous ne pouvons pas juger ou mesurer le "bien" dans le monde, ni l'ensemble du mal. Rien n'a de sens tant qu'il n'est pas interprété à la lumière de la fin de toutes choses. David n'a de sens que rétrospectivement. C'est sa progéniture qui le "fait" avoir un sens et une signification. Plus que cela, nous devons comprendre que la "cause" de la renommée de David attirait déjà toutes choses vers elle. Le Christ enfant provoquait la résurrection de David et établissait son royaume.

De la même manière, nos propres vies sont "causées" par la fin pour laquelle elles ont été créées. C'est ce que dit encore Saint Paul :

"Non, frères, je ne me flatte point d'avoir déjà saisi ; je dis seulement ceci : oubliant le chemin parcouru, je vais droit de l'avant, tendu de tout mon être, et je cours vers le but, en vue du prix que Dieu nous appelle à recevoir Là-haut, dans le Christ Jésus." (Phi 3,13-14)

Nous ne nous appuyons pas sur le passé ni ne cherchons à le préserver. Les fondements du Royaume de Dieu ne sont pas dans ce monde, ni de ce monde. Ils sont "inébranlables", selon les mots de l'Écriture. Ce que l'Église appelle "tradition" n'est pas une vague mémoire historique ; c'est la vie toujours renouvelée de l'Esprit qui est "une fois pour toutes délivrée aux saints". La continuité de la Tradition ne dépend pas de la mémoire. Elle est toujours et partout la même, car c'est la réalité donnée une fois pour toutes qui existe depuis toujours et vers laquelle nous sommes attirés.

C'est une perspective étrange pour la plupart des gens et qui va à l'encontre du sens purement humain du conservatisme. Cela peut sembler conservateur à un observateur extérieur, mais si ce qui est maintenu n'est préservé que de manière historique, ce n'est pas la vie ni la vérité de la Tradition. Il faut se vider à chaque instant et de toutes les manières et recevoir constamment la vie qui est donnée. Jésus-Christ est le même "hier, aujourd'hui et toujours". Et c'est le contenu de la Tradition. Je ne Le connais pas aujourd'hui parce que je L'ai connu hier. Je ne Le connais peut-être que maintenant.

27 Mai 2020
P. Stephen Freeman
Saint Anna's Orthodox Church


05 juin 2020

Transmission virale et Sainte Communion (études scientifiques)

Eucharistie et pandémies / épidémies, un sujet récurrent, témoin d'un manque de FOI profond dans l'Église. Voici une approche scientifique. Voir plus bas les remarques concernant le texte, le blog d'où il provient, et les remarques que j'oserai émettre.




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Mardi 2 avril 2020
Études scientifiques sur la transmission de maladies infectieuses à travers la Sainte Communion
http://www.bio-orthodoxy.com/2020/04/scientific-studies-on-transmission-of.html


Souvent, lorsqu'il est question du problème de la possibilité de transmission de maladies infectieuses via la Sainte Communion, ce sont au mieux des faits anecdotiques qui sont avancés, pour la plupart fruit de spéculations et de convictions personnelles. Cependant, depuis la fin du 19ème siècle, il y a eu nombre d'études scientifiques qui nous apportent en fait des arguments solides scientifiquement fondés. La plupart de ces études ont été réalisées dans des églises anglicanes, méthodistes et luthériennes, avec leurs décennies de débats à propos de l'usage d'une coupe commune pour leur communion. L'usage de cette coupe commune est similaire à l'usage d'une cuillère commune par les Chrétiens Orthodoxes. Néanmoins, en ce qui concerne la pratique Orthodoxe, il faut rappeler qu'après que chaque communiant ait reçu la Communion, le prêtre replonge la cuillère dans le vin chaud avant de redonner les Saints Dons, ce qui pourrait servir de désinfectant; cet important facteur n'est pas déterminant dans les conclusions des études ci-dessous. De plus, pour ceux parmi les Chrétiens Orthodoxes qui se basent sur les propriétés miraculeuses des Saints Dons, les études ci-dessous éliminent ce facteur et n'examinent que les seules propriétés physiques. Ce n'est que sur cette base que des conclusions peuvent être tirées. Pour autant que je sache, il n'existe pas de pareille étude au sujet de la pratique Orthodoxe, qui pourrait être prise en compte.

1. "The Journal of Infectious Diseases." William Burrows and Elizabeth S. Hemmens. 1943 Nov-Dec;73(3): 180-190. Survival of Bacteria on the Silver Communion Cup / Survie de bactéries dans une coupe de communion en argent.
"Des preuves sont présentées qui indiquent que les bactéries prélevées sur la surface polie du calice en argent meurent rapidement. Des expériences sur la transmission d'échantillons d'organismes d'une personne à une autre par l'utilisation commune du calice ont montré qu'environ 0,001 % des organismes sont transférés même dans les conditions les plus favorables; lorsque les conditions se rapprochent de celles de l'utilisation réelle, aucune transmission n'a pu être détectée. Seul un petit nombre de bactéries provenant de la bouche normale a pu être récupéré du calice immédiatement après son utilisation par 4 personnes. Il est conclu que, dans la pratique, le calice de communion en argent n'est pas un vecteur important de maladie infectieuse."

2. The Journal of Hygiene. Betty C. Hobbs, Jill A. Knowlden and Anne White. 1967 Mar;65(1):37-48. Experiments on the Communion Cup / Expériences sur la coupe de communion.

"Le résultat de nos travaux est en accord général avec celui de prédécesseurs, et montre que les organismes présents sur la tranche de la coupe de communion ne sont pas détruits dans le court intervalle - en moyenne 5 secondes - qu'il y a entre le partage du sacrement par chaque communiant successif. Il doit dès lors être admis que la coupe de communion commune pourrait servir de vecteur transmetteur d'infection. Cependant, il y a de bonnes raisons de croire que le risque de transmission soit infiniment petit, et probablement plus petit que celui de contracter une infection par n'importe quelle autre manière de rassembler des gens. L'éventuel risque pourrait être grandement diminué par l'utilisation d'un purificateur pour essuyer la coupe entre chaque communiant, et pourrait être complètement évité en utilisant des coupes individuelles ou par la pratique de l'intinction (*)."
[*] ndt : vient du latin "intinctus", qui est le participe passé du verbe "intingere", signifiant "humidifier." L'intinction est la 2ème pratique la plus ancienne dans l'Eglise, après la manière de l'époque apostolique (Pain consacré rompu et partagé, Calice partagé en y buvant à son tour). Le prêtre trempe une parcelle de Pain consacré dans le Calice où se trouve le Vin consacré, et l'administre directement en bouche du communiant. C'est la pratique dans les paroisses de rite orthodoxe occidental du Patriarcat d'Antioche et de l'EORHF.

3. Journal of Infection. Gill ON. 1988 Jan;16(1):3-23. The Hazard of Infection From the Shared Communion Cup / le danger de l'infection avec la coupe commune de communion.

"Aucun épisode de maladie attribuable à la coupe commune de communion n'a jamais été signalé. Les données actuellement disponibles ne permettent pas d'affirmer que la pratique du partage d'une coupe de communion commune devrait être abandonnée car elle pourrait propager l'infection."

4. Journal of Environmental Health. Anne LaGrange Loving. 1995 Jul-Aug;58(1):24-28. A Controlled Study on Intinction: A safer alternative method for receiving Holy Communion / Une étude contrôlée de l'Intinction: une méthode alternative plus sécurisante pour recevoir la sainte Communion.
"Cette étude a examiné les risques liés à l'intinction, une alternative à la consommation via la coupe commune, dans laquelle le paroissien trempe le pain dans le vin et consomme les deux éléments conjointement. Ces résultats ont été comparés à ceux de chercheurs précédents qui ont testé les risques liés au fait de boire dans une coupe de communion commune. Il semble que l'intinction n'élimine pas tous les risques d'infection, mais qu'elle les réduit par rapport à la consommation d'une coupe de communion commune. La propreté des mains du ministre semble être un facteur important."


5. Journal of Environmental Health. Anne LaGrange Loving and Lisa F. Wolf. 1997 Jul-Aug;60(1):6-10. The Effects of Receiving Holy Communion on Health / Effets sur la santé de la réception de la sainte Communion.

"Cette enquête détaillée, menée auprès de 681 personnes, compare les taux de maladie dans les groupes suivants : ceux qui reçoivent la communion, ceux qui vont à l'église mais ne reçoivent pas la communion et ceux qui ne participent pas aux offices chrétiens. En plus de fournir des informations démographiques, les participants ont répondu à des questions détaillées concernant les maladies respiratoires, intestinales, cutanées, systémiques et autres, les consultations médicales et les médicaments. Les personnes interrogées ont également fait état de leur présence à l'église et de leur participation à la Sainte Cène chaque semaine pendant 10 semaines. Aucune différence significative en matière de santé n'a été constatée parmi ces groupes, ce qui indique que le fait de recevoir la Sainte Communion aussi souvent que quotidiennement n'augmente pas le risque d'infection."

6. American Journal of Infection Control. 1998 Oct;26(5). Risk of Infectious Disease Transmission from a Common Communion Cup / Risque de transmission de maladie infectieuse avec la coupe commune de communion.
"Au sein du CDC, le consensus du Centre national des maladies infectieuses et du Centre national du virus de l'immunodéficience humaine, des maladies sexuellement transmissibles, et de la tuberculose, est qu'il existe un risque théorique de transmettre des maladies infectieuses en utilisant une coupe de communion commune, mais que ce risque est si faible qu'il est indétectable. Le CDC n'a pas été amené à enquêter sur des épisodes ou des foyers de maladies infectieuses qui auraient été liés à l'utilisation d'une coupe de communion commune... En résumé, le risque de transmission de maladies infectieuses par une coupe de communion commune est très faible, et des mesures de protection appropriées - à savoir l'essuyage du rebord intérieur et extérieur entre les communiants, le soin apporté à la rotation du linge pendant l'utilisation et l'utilisation d'un linge propre pour chaque service - permettraient de réduire encore ce risque. En outre, les églises pourraient envisager d'informer leurs fidèles que le partage de la coupe de communion est déconseillé si une personne souffre d'une infection respiratoire active (c'est-à-dire un rhume ou une grippe) ou de plaies humides ou ouvertes sur les lèvres (par exemple, l'herpès)."






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A propos de ce blog "bio-orthodoxy"
http://www.bio-orthodoxy.com/p/about.html
C'est un site internet avec un regard positif à la fois sur la théologie et la science. Il a été créé pour dissiper la confusion dans les relations de la science vis à vis du Christianisme Orthodoxe.
L'Orthodoxie a toujours eu un regard très positif sur la science, mais lorsqu'il y a une tentative d'interaction entre les deux, les limites sont souvent dépassées et la confusion s'ensuit. Ceci est une tentative pour aider à y remédier.
Bio-Orthodoxy ne cherche pas à inculquer une vue ou une théorie unique en ce qui concerne la science des origines, mais elle cherche à voir toutes choses d'un point de vue chrétien orthodoxe. Toutes les théories actuelles, telles que l'évolution théiste, la Conception Intelligente et les différentes formes de créationnisme, ont leurs avantages et leurs inconvénients, et le but de ce site n'est pas de propager une seule théorie, mais de rechercher la vérité en toutes choses et de "tout examiner attentivement" afin de "s'attacher à ce qui est bon" (1 Thess. 5,21).

Bio-Orthodoxy s'oppose radicalement à une vision du monde naturaliste et matérialiste, mais dialoguera respectueusement avec de tels points de vue pour y discerner la vérité lorsqu'elle sera proposée. L'Orthodoxie croit que le Christ est la Vérité, et que tout ce qui est vrai et bon dans le monde est du Christ et appartient à l'Église. La vérité et la bonté se trouvent souvent dans les endroits les plus imprévisibles.
Bio-Orthodoxy croit que le livre de la Genèse, et généralement toute l'Écriture Sainte, est un livre de théologie, et non de science ou d'Histoire. Sur le plan théologique, c'est infaillible.  Scientifiquement et historiquement, il est limité dans sa vision par les auteurs, mais il reste précieux, car son contenu et la façon dont il présente les choses servent un objectif plus élevé que la simple épistémologie humaine.
Bio-Orthodoxy se centrera principalement sur la relation entre la théologie et la science, et clarifiera les questions du Livre de la Genèse et examinera les questions qui ont trait à l'archéologie, l'anthropogonie et la cosmogonie. L'objectif principal est d'aider les gens à découvrir leur véritable but dans la vie et de clarifier les frontières entre le créé et le non créé, la création et le Créateur.

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La privation de Communion pour les fidèles en cette pandémie est une honte. Hormis "un petit reste", la quasi totalité du clergé chez nous a objectivement abandonné le peuple de Dieu, se comportant en fonctionnaires de l'État et pas en bergers du troupeau du Christ. Pendant les persécutions des premiers siècles chrétiens, le clergé de l'Église luttait pour que le peuple puisse rester renforcé, elle ne l'abandonnait pas. Vu la soumission aveugle de la plupart des fidèles à l'inacceptable, tellement ils se sont habitués à réagir par clanisme et phylétisme, je crains que ça ne reste qu'un épisode oublié sitôt un éventuel retour à la (+/-) normale acquis. Et le pire est encore à venir - après tout, il nous avait été clairement annoncé et maintes fois prophétisé, donc puisqu'il n'y a pas de repentir massif façon Ninive, ça va arriver.
L'auteur de l'article ci-dessus, John Sanidopoulos, dont le riche blog Mystagogy est fréquenté par plusieurs d'entre nous, maintien aussi le blog "Orthodoxie et Science". Comme on connaît ses positions césaro-papistes en faveur du patriarcat d'Istanbul (ce qui est dommage, vu la qualité générale de son blog), il en partage hélas certaines idées œcuménistes - "his master's voice". Peut-être est-ce pour cela que la compilation d'études scientifiques ci-dessus est d'origine hétérodoxe? Je suis certain que les Russes ont aussi étudié le sujet sous l'aspect chrétien orthodoxe - j'ai déjà vu une étude sur l'eau bénite, par exemple. S'il ne semble pas lire ce qui vient du milieu slave, il (se) pose quand même la question; et sa compilation hétérodoxe est intéressante, chapeau bas pour l'avoir réalisée.
L'Eucharistie est un sujet qui touche le cœur de la Foi Chrétienne. Il ne faudrait pour autant pas se braquer et parler de blasphème que certains "oseraient" étudier le sujet. Si on ne se prépare pas à répondre aux questionnements des autorités, elles décideront seules - voyez ce qui se passe en Belgique, en France ou en Allemagne, où soit il n'y a plus de représentant de l'Église Orthodoxe auprès de l'État suite schisme/hérésie, soit ils font carpette, soit ils sont d'une transparence frisant l'inexistence. Saint Ambroise de Milan disait que certes, nous aurions à rendre compte de chaque parole inutile, mais qu'il en serait de même pour chaque silence inutile! Nous sommes citoyens de ces pays. A l'époque des grandes persécutions des débuts du Christianisme, de l'édit de Trajan (115) à l'édit de Galerius (311) confirmé par celui de Licinius et Constantin à Milan en 313, nos (alors saints) hiérarques avaient osé s'exprimer et finit par obtenir la liberté de culte. Le fonctionnariat ne s'accorde jamais avec la Foi - qu'on le camoufle sous des travers poétiques hypocrites "c'est la symphonie de l'État et de l'Église" ou que comme ici, ça soit flagrant et officiel, le résultat est le même, pitoyable, honteux. "Soyez toujours prêts à rendre compte de l'Espérance qui habite en vous" disait déjà le saint Apôtre Pierre, nous devons savoir le pourquoi de ce que nous faisons, pas répéter comme des perroquets sans raison.
Dans le contexte de la pandémie du Coronavirus Covid-19 et des décisions négatives du pouvoir politique concernant le fonctionnement des églises, il y a (eu) la question du partage de l'Eucharistie. Qui, dans la pratique moderne, se déroule chez nous avec une cuillère. Ce qui n'a pas toujours été le cas et on aurait pu déjà s'en sortir, mais il y a la fausse tradition qui bloque tout. Il serait bon que tant clergé que fidèles relisent un peu l'Histoire ecclésiastique au lieu de se braquer sur des coutumes. Surtout quand un Concile Œcuménique aborde clairement la question : Canon 101 du 6ème Concile Œcuménique - et on ne peut pas se contenter de ne vouloir appliquer que ce qui arrange. Cet enfermement "coutumier" sans fondement théologique (sinon les Apôtres et les premiers siècles chrétiens, ils étaient quoi alors??), il prive clairement les fidèles de Communion, et c'est gravissime. Et là où on veut continuer avec la cuillère (qui a été bénie, c'est pas de la vaisselle pour piquenique), si c'est une décision bien pesée, pourquoi pas. Par exemple, le patriarche de Moscou a donné des directives pour pouvoir le faire, il suffit de les appliquer et les autorités devraient être rassurées.
Nous, nous savons Qui est dans le Calice, nous n'avons pas de doute, mais les dirigeants politiques, pour la plupart, ils sont athées ou agnostiques ou de l'une ou l'autre conviction ou philosophie étrangère à la Foi, ils ne savent pas, et ils doivent décider pour tout un pays. A nous de les y éclairer, dans l'intérêt général. A nous - à vous!! - de secouer les "fonctionnaires en soutane", qu'ils se réveillent et (re)deviennent des prêtres et des évêques de l'Église du Christ, c'est aussi pour le salut de leurs âmes.
Mon point de vue à 10 sesterces.

04 juin 2020

Epoque difficile? Préparez vos enfants par la FOI!! (staretz Ephraim)

"Les événements mondiaux qui se déroulent et les prophéties de notre Église indiquent que les jours difficiles approchent. Il est possible que nous soyons actuellement sur le périmètre extérieur et que, par la suite, nous commencions à tourner en spirale vers les cercles intérieurs jusqu'à ce que nous atteignions le centre. Ce dont nous devons nous préoccuper en substance, c'est de "la seule chose nécessaire". Nous devons nous préparer spirituellement chaque jour, nous devons préparer notre âme, nous devons nous purifier de tout péché, nous devons nous repentir pour les péchés que nous avons commis ou pour tout ce que nous ferons désormais, afin que nous soyons bien préparés pour la fin de notre vie. Nous ne savons pas si, même de nos jours, nous nous retrouverons devant le martyre.
Les parents doivent diligemment enseigner la FOI à leurs enfants. Ils doivent implanter et transmettre leur propre FOI Orthodoxe à leurs petits. Ils devraient approfondir le thème de Dieu, afin que leurs enfants puissent croire en Lui - car les enfants d'aujourd'hui sont bousculés par l'esprit d'athéisme, qui prévaut partout. Si nos enfants ne possèdent pas une FOI solide dans leur âme, comment pourront-ils affronter l'Antéchrist à l'avenir ? Comment vont-ils affronter les nombreux antéchrists existants, comme les Témoins de Jéhovah et toutes les autres hérésies horribles s'ils ne possèdent pas la foi pure en Christ ? Bien sûr, il serait très bénéfique que certains entretiens aient lieu à un moment donné dans l'avenir pour discuter de sujets tels que la Foi en Dieu et la preuve de l'existence de Dieu, afin que les enfants acquièrent une base solide - car sans fondation, toute maison s'effondre. Ils doivent acquérir un fondement de FOI sûr et inébranlable en eux-mêmes, afin d'être en mesure, plus tard, d'entrer dans l'arène (de la vie) et de confesser la divinité de notre Christ.
Nous devons tous faire un effort pour aider les enfants, car je discerne que, malgré leur bonne nature et leur simplicité caractéristiques, ils sont faibles en matière de FOI. C'est parce qu'ils n'ont pas trouvé ce que nous avons trouvé en grandissant dans notre pays. Ils y ont trouvé une nourriture spirituelle défaillante et il est donc tout à fait naturel qu'ils soient faibles. Il est essentiel que nous les renforcions et les vivifions dans la FOI. Cette leçon, bien sûr, aura lieu dans le futur ; que Dieu nous aide à le faire car cela sera très bénéfique pour les enfants".'
Homélie 18 du livre "L'art du Salut", staretz Ephraim d'Arizona

https://www.amazon.com/Art-Salvation-Elder-Ephraim/dp/0972550445






''The unfolding world events and the prophecies of our Church indicate that the difficult days are approaching. It’s possible that we are presently on the outer perimeter and, in following, we will start spiraling toward inner circles until we reach the center. What we must be concerned with in essence is “the one thing needful.” We should prepare ourselves spiritually each day, we should prepare our soul, we should purify ourselves from every sin, we should repent for the sins we have committed or for whatever we will do henceforth, so that we are found well prepared for the end of our life. We do not know if, even in our days, we will find ourselves before martyrdom.
Parents must diligently teach the faith to their children. They should implant and transmit their own Orthodox faith to their little ones. They should expand on the topic of God, so their children can believe in Him–because children today are shaken by the spirit of atheism, which is prevalent everywhere. If our children do not possess strong faith in their soul, how will they be able to confront the Antichrist in the future? How will they confront the numerous existing antichrists, like the Jehovah’s Witnesses and all the other awful heresies if they do not possess the pure faith in Christ? Of course, it would be very beneficial if certain talks took place at some point in the future to discuss topics such as faith in God, and proof of God’s existence, so that the children acquire a strong foundation–because without a foundation, every house crumbles. They must acquire a secure and unshakable foundation of faith within themselves, so that, later, they can be in a position to enter the contest and confess the Divinity of our Christ.
We all must make an effort to help the children, because I discern that, despite their characteristic good nature and simplicity, they are weak in matters of the faith. This is because they did not find what we found growing up in our homeland. Here they found deficient spiritual nourishment and consequently it is quite natural for them to be weak. It is essential that we strengthen and vitalize them in the faith. This lesson, of course, will take place sometime in the future; may God help us to do this because it will be of great benefit to the children.'''
Homily 18 of the book "The Art of Salvation" by Elder Ephraim of Arizona
Spiritual Fragrance Publishing

03 juin 2020

Obéir aveuglément à des hommes, ou rester dans le "consensus des saints Pères"? (prof. Tselengides Dimitrios)

Extraits de l'interview du professeur Dimitrios Tselengides, avec le p. Peter Heers, sur le podcast "The Orthodox Ethos"
"L'obéissance au sein de l'église n'est pas aveugle. En d'autres termes, elle n'est pas aveugle face à ce qu'ils nous disent, car il serait alors suicidaire de l'accepter ! Le trompeur nous vaincrait [si nous faisions cela]".
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"La question se pose : est-il possible pour des évêques ou des prêtres de dire le contraire de ce que disent le Christ et l'Église ?
Je vous assure que oui, en tant qu'enseignant ! C'est possible ! Cela ne veut pas dire que tout le monde le fait, mais nous devons vérifier au cas où certains le feraient".
 Professeur de théologie dogmatique, Université Aristote de Thessalonique, Dimitrios Tselengides

"Dans le cas où nos sens spirituels fonctionnent, il nous est possible de voir qu'un dirigeant spécifique et même des évêques s'exprimant dans des conciles sont dans l'erreur. Nous le constaterons, bien sûr, pas arbitrairement, nous consulterons pour cela des hommes d'église qui ont le discernement des esprits ou des théologiens, nous leur demanderons si nous percevons les choses clairement. C'est la clé qui nous maintient dans l'humilité, et alors Dieu nous éclaire, eux et nous. Ainsi, lorsque nous voyons que les organes dirigeants mentionnés ci-dessus sont en opposition à un Commandement explicite du Christ, nous ne leur obéissons pas. Il ne s'agit pas de désobéissance, mais d'obéissance au Christ. Après tout, l'objectif est que nous obéissions toujours au Christ par leur intermédiaire.

Le deuxième argument est lié à l'Église à travers le temps. C'est-à-dire que certaines paroles du Christ ou des Apôtres ne sont pas très claires. La question de l'interprétation s'est posée, des hérétiques sont apparus, l'Église s'est donc réunie en conciles œcuméniques, a fixé les limites exactes de la Vérité et a condamné le mensonge et l'hérésie. Lorsque nous disons "à travers le temps", nous voulons dire que depuis l'apparition de l'Église jusqu'à aujourd'hui, nous constatons un consensus absolu des conciles œcuméniques. Mais même lorsqu'un concile œcuménique ne s'est pas intéressé à un certain sujet, il y a le "consensus patrum" (consensus des Saints Pères). En d'autres termes, les Pères de tous les âges jusqu'à nos jours [...] sont d'accord entre eux.

Prenons donc le cas des laïcs. Que devrions-nous faire ? Nous devons apprendre [...] quel est cet enseignement qui a de la CONTINUITÉ. Et si nous le trouvons, nous le suivrons, en suivant les Saints Pères. Nous ne serons ni à côté ni devant lui, mais nous le suivrons. Afin de préserver la condition d'humilité, afin que nous ayons la Grâce de Dieu dans nos actions, afin que nos agissements ne soient ni impudents ni insolents. Et nous dirons aux prêtres et aux évêques "Nous obéissons à ce que le Christ a dit, comme [Ses paroles] ont été interprétées sur cette question par le consensus de tous les Saints Pères. C'est-à-dire que nous suivons les Saints Pères". Par conséquent, nous ne sommes ni des rebelles, ni en dehors de l'Église, même si nous sommes condamnés, tant que nous gardons cette continuité. L'histoire prouvera que cette décision était erronée, même si elle a été prise par un Concile. Car c'est un Concile qui a condamné, par exemple, Saint Jean Chrysostome, pour ne citer qu'un exemple (mais il y en a beaucoup d'autres). L'Église elle-même l'a rétabli lors d'un autre concile.

Donc, dans notre esprit (ou plutôt dans notre âme), nous devons être clairs sur à quoi nous obéissons et à quoi nous n'obéissons pas. Nous obéissons au Christ et aussi aux hiérarques lorsque, comme nous devrions le savoir, nous savons quel était le "phronema" (état d'esprit) de l'Église sur une question particulière. Mais si nous ne savons pas, nous ne devons pas considérer notre ignorance comme méritant la clémence (c'est-à-dire être pardonnable). Mais elle est plutôt IMPARDONABLE puisque nous ne connaissons pas parce que nous n'étions pas intéressés à connaître. Et parce que nous ne connaissons pas en raison de l'obscurcissement que nous avons, c'est-à-dire l'obscurité spirituelle qui est le résultat de nos péchés. NOUS PÉCHONS DOUBLEMENT : d'abord en étant obscurcis et ensuite en étant conduit à quelque chose de faux".

Podcast complet :
https://www.youtube.com/watch?v=c-c-p_guz7M






EXCERPTS FROM:
Interview with Professor Demetrios Tselengides, with Fr. Peter Heers, on The Orthodox Ethos Podcast
“Obedience within the church is not indiscriminate. In other words, it is not blind to what they tell us because then it would be suicidal if we accepted it! The deceiver would defeat us [if we did this].”
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“The question arises: is it possible for bishops or priests to say the opposite of what Christ and the Church say?
I assure you as a teacher, yes! It is possible! It doesn't mean everyone is doing this, but we need to consider whether some people are doing it."
 Professor of Dogmatic Theology, Aristotle University of Thessaloniki, Dimitrios Tselengides
https://www.facebook.com/frpeterheers/posts/1157550287927176


"In the case where our spiritual senses are functioning it is possible for us to see that a specific leader and even bishops expressing themselves in councils are in error. We shall see this, of course, not arbitrarily, we will then consult men in the church that have the discernment of the spirits or theologians, we will ask them if we are seeing things clearly. This is the key that keeps us in humility and then God enlightens both them and us. So when we see that the afore mentioned organs of leadership are in oposition to an expressed commandment of Christ, we do not obey them. This is not disobedience, it is obedience to Christ. After all, the objective is that always through them we obey Christ.
The second argument is related to the Church throughout time. That is, there are some sayings of Christ or the Apostles which are not very clear. The question of interpretation arose, heretics appeared so the Church assembled in ecumenical councils, layed down the exact boundaries of Truth and condemned falsehood and heresy. When we say “throughout time” we mean that ever since the Church appeared until today we see an absolute consensus of the ecumenical councils. But even when an ecumenical council has not concerned itself with a certain topic, there is the “consensus patrum” (consensus of the Holy Fathers). In other words, the Fathers of all the ages up to our day [...] together agree with each other.
So let’s take the case of the laymen. What should we do? We need to learn [...] which is this teaching that has CONTINUITY. And provided that we find it we shall go behind it, following the Holy Fathers. We shall neither be beside it or ahead of it but rather follow it. So as to preserve the condition of humility, so that we may have the Grace of God in our actions, so that our manner may not be impudent or insolent. And we shall say both to the priests and to the bishops: “We are being obedient to what Christ said, as [His words] have been interpreted on this question by the consensus of all the Holy Fathers. That is, we are following the Holy Fathers.” Therefore, we are neither rebels, nor outside the Church, even if we be condemned, as long as we keep this continuity. History will prove that this decision was mistaken, even if it be by a Council. For it was a Council that condemned, for instance, Saint John Chrysostom, just to name one example (but there are many others). The Church itself restored him in another council.
So in our mind (or rather in our “nous”) we need to be clear on what we obey and what we do not obey. We obey Christ and also the hierarchs when, as we ought, we know what was the Church’s “phronema” (mindset) on a particular issue. But if we do not know we should not consider this ignorance of ours to be deserving of leniency (that is to be forgivable). But rather it is UNFORGIVABLE since we do not know it because we were not interested in knowing it. And because we do not know by virtue of the darkening we have, that is the spiritual darkness which is a result of our sins. WE SIN DOUBLY: first in being darkened and secondly in being led to something mistaken."
https://www.youtube.com/watch?v=c-c-p_guz7M

02 juin 2020

Émeutes raciales & nécessité du repentir d'une Nation entière (p. Tryphon)

Une nation au bord du gouffre - Le peuple américain est appelé à se repentir

Le monde occidental est entré dans une période de décadence et de déclin, car nous nous sommes éloignés de nos racines Chrétiennes. Le monde occidental ayant renié nos racines collectives de notre héritage chrétien historique et culturel commun, une vision du monde basée sur la laïcité règne désormais en maître. Nous assistons aujourd'hui à la destruction de nos institutions sociales, nos églises ont été fermées par la pandémie qui balaie le monde entier, et le racisme, associé à un effondrement économique massif, a déclenché une violence et une destruction à l'échelle nationale comme jamais auparavant dans l'histoire de notre pays.

Nous vivons une époque terrible où nos églises ont été contraintes de fermer par les gouvernements de nos États, où les fondements économiques de notre nation sont en ruine et où le racisme se développe. Faut-il s'étonner que tout cela contribue à la prolifération des manifestations violentes dans notre pays ? Tout cela ne devrait-il pas nous rappeler clairement à quel point nous nous sommes éloignés, en tant que peuple, de l'image biblique d'une société centrée sur Dieu ? N'est-il pas clair que tout cela est permis par Dieu, comme un avertissement ?

C'est maintenant que nous sommes tous appelés à nous repentir, à la fois individuellement et en tant que nation, et à revenir à la véritable base de ce que signifie être "une seule nation, soumise à Dieu" ("One nation, under God"). Si nous ne voyons pas un retour à Dieu et une repentance collective à l'échelle nationale face au Seigneur, notre pays, et même le monde, sera confronté à la destruction, et nous serons les seuls à en être responsables.

Il est temps que nous soyons tous appelés à nous repentir, à la fois individuellement et en tant que nation, et à revenir à la véritable base de ce que signifie être "une seule nation, sous Dieu". Si nous ne voyons pas un retour à Dieu et une repentance collective à l'échelle nationale devant le Seigneur, notre pays, et même le monde, sera confronté à la destruction, et nous serons les seuls à en être responsables.

La bonne nouvelle est que nous pouvons tirer des leçons de cette catastrophe nationale et commencer à en faire une société meilleure. Nos frères et sœurs noirs ont plus souffert de cette pandémie que la population générale parce que beaucoup d'entre eux, en raison des inégalités dont ils ont souffert, accompagnées de la pauvreté qui les a frappés à cause du racisme, ont été plus vulnérables au virus Covid-19.

Cela doit être un appel à l'action pour nous tous, afin que nous apprenions la vérité de ces paroles : "Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ton intelligence et de toute ta force, et aimeras ton prochain comme toi-même", et qu'"il n'y a pas de Commandement plus grand que ceux-ci (Matthieu 22,37-39)". Si nous désirons vraiment aimer Dieu, nous devons savoir qu'aimer notre prochain nous est demandé, car le Commandement est double.

Si nous voulons vraiment répondre à l'appel à la repentance, nous sortirons de cette pandémie comme un peuple uni, où la disparité raciale et économique sera à jamais repoussée comme le côté sombre de notre Histoire commune. Et nous en sortirons comme un peuple qui aime vraiment Dieu et qui est à jamais dépourvu de haine et de disparités raciales.

Dans l'amour en Christ,
Hiérmoine Tryphon

Photo: avec l'archiprêtre Moses Berry, mon frère né d'une autre maman.




A Nation on the Brink
We as the American people are being called to repentance

The western world has entered a period of decadence and decline, for we've departed far from our Christian roots. With the Western world having turned our collective roots on our common historical and cultural Christian heritage, a secular based world-view now reigns dominant. We are now witnessing the ravaging of our social institutions, our churches have been closed by the pandemic that is sweeping across the world, and racism, together with a massive economic collapse, has sparked nation-wide violence and destruction like never witnessed in our nation's history.
These are terrible times in which our churches have been forced to close by our state governments, our nation's economic foundation is in ruins, and racism is raising its ugly head. Is it any wonder all this is contributing to the proliferation of violent demonstrations across our country? Should this all not be a clear reminder of just how far we've departed as a people from the biblical image of a God-centered society? Is it not clear that all this is being allowed by God as a wakeup call?
Now is the time we are all being called to repentance, both individually, and as a nation, and return to the true basis of what it means to be "one nation, under God". Unless we see a return to God, and a collective nationwide repentance before the Lord, our country, and even the world, will face destruction, and it will be only ourselves who are to blame.
The good news is that we can learn from this national disaster, and begin to make this a better society. Our black brothers and sisters have suffered more from this pandemic than the general population because many of them, due to the inequalities they've suffered, accompanied by the poverty that has befallen them because of racism, have been more vulnerable to the Covid-19 virus.
This must be a call to action for the rest of us, that we learn the truth that the words, to "Love the Lord your God with all your heart and with all your soul and with all your mind and with all your strength, and to love your neighbor as yourself', and that 'There is no commandment greater than these (Matthew 22:37-39).'" If we truly desire to love God, we must know that loving our neighbor is required of us, for the commandment is a twofold commandment.
If we are to truly heed the call to repentance, we will come out of this pandemic as a people who are united, and where racial and economic disparity is forever put off as the dark side of our common history. And we will come out of this as a people who truly love God, and are forever devoid of hatred and racial disparity.
Love in Christ,
Abbot Tryphon

Photo: Together with Archpriest Moses Berry, my brother from a different mother. – avec Abbamoses Berry.

01 juin 2020

L'obéissance hiérarchique (saint Mélétios)

"N'obéissez pas aux évêques qui vous exhortent à faire, à dire et à croire en des choses qui ne sont pas dans votre intérêt. Quel homme pieux se tairait? Qui resterait complètement calme ? En fait, le silence équivaut à un consentement. Cela a été clairement indiqué par Jean-Baptiste, et par les Maccabées à travers leur législation, qui sont allés jusqu'à risquer la mort, sans oublier que la loi est sujette à changements."
Saint Meletios d'Antioche


"Prenez garde qu'il ne se trouve quelqu'un pour vous réduire en esclavage par le vain leurre de la 'philosophie', selon une tradition toute humaine, selon les éléments du monde, et non selon le Christ."
Colossiens 2,8








"Do not show obedience to bishops who exhort you to do and to say and to believe in things which are not to your benefit. What pious man would hold his tongue? Who would remain completely calm? In fact, silence equates to consent. This was clearly indicated by John the Baptist, and by the Maccabees through their legislation, who went as far as risking death, without overlooking the fact that the law is susceptible to changes."
St. Meletios of Antioch

Beware lest anyone cheat you through philosophy and empty deceit, according to the tradition of men, according to the basic principles of the world, and not according to Christ.
Colossians 2:8

31 mai 2020

Contre les mauvaises nouvelles, cultivez la Lumière! (p. Andreas)

Les paroles de Saint Porphyre sur le fait que l'obscurité ne disparaît pas tant que vous en parlez sont très importantes. Ne parlez pas de l'obscurité, mais parlez de la lumière et ne discutez pas de choses désagréables à la maison. Plus vous en discutez, plus vous les multipliez; plus vous en parlez, plus elles augmentent. Parlez de la Lumière, de ce qui est bon, mettez de bonnes pensées dans votre esprit, comme le disait Saint Païssios. Les ténèbres ne sont pas éloignées par l'obscurité. Le soleil se lève et l'obscurité disparaît d'elle-même.
Archimandrite Andreas Konanos





St. Porphyrios' words about how the darkness does not disappear as long as you are speaking about it are very important. Don't talk about darkness, but talk about light and don't discuss unpleasant things at home. The more you discuss them, the more you multiply them; the more you talk about them, the more they increase. Talk about the light, about what is good, put good thoughts in your mind, as the St. Paisios said. Darkness is not banished by darkness. The sun rises and the darkness disappears by itself.
Archimandrite Andreas Konanos