Lorsque la science vous affirme que nous descendons d'animaux, souriez, et sachez que c'est l'inverse, et que nous sommes nés tels que nous sommes, mais nous sommes devenus comme des bêtes!
+ geronda (staretz) Iokeim du Mont Athos
merci à Nik Kapolos qui l'a entendu prononcer cette parole
When science tells you that we came from animals smile and know that it's the opposite and that we were born as we are and have turned into animals!
+ Geronda Iokeim from Mount Athos
Thanks to Nik Kapolos who heard it from his mouth
"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes.
Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)
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16 août 2019
03 août 2019
Tous les chiens vont au Ciel - hommage à mon chien Elvis
https://blogs.ancientfaith.com/glory2godforallthings/2012/05/02/all-dogs-go-to-heaven/
Les Pères ne sont pas tout à fait d'accord au sujet des animaux et de la vie éternelle - ainsi la question de leur sort dans l’éternité n’a jamais eu de réponse satisfaisante. Mais il y a quelques points qui méritent réflexion sur la vie des animaux (dont j'ai choisi les chiens comme représentants).
Les animaux, comme toute la Création, sont soumis à la même corruption que les êtres humains. Saint Paul dit que toute la Création a été soumise au même processus de mort et de décomposition que les êtres humains endurent :
Si la Création fut assujettie à la vanité, -non qu’elle l’eût voulu, mais à cause de celui qui l’y a soumise, -c’est avec l’espérance d’être elle aussi libérée de la servitude de la corruption pour entrer dans la liberté de la gloire des enfants de Dieu. (Romains 8,20-21).
Cette "sujétion" n'a pas eu lieu "volontairement", c'est-à-dire que la Création n'a pris aucune décision pécheresse à l'origine de cette situation. Ainsi, dans un certain sens, la Création n'a pas "chuté". Cependant, elle est sujette à la même existence "déchue" que celle que nous connaissons. Si des êtres humains tombés au champ d'honneur vivaient dans un monde qui n'a pas chuté, notre catastrophe serait plus grande (peut-être irrémédiable). Il n'est pas étonnant, cependant, que la Création gémisse. Qu'elle tolère nos cheminements est un signe de patience et d'amour.
Alors, qu'est-ce que cela signifie que la Création serait déchue et à la fois ne le serait pas?
Je reviens aux chiens. Il n'est pas incorrect de dire qu'un chien est sans péché. Il ne fait rien de mal, rien d'anormal. Les chiens agissent selon leur nature. Les êtres humains, cependant, agissent souvent de manière contraire à leur nature. Cette vie contre nature est l'incarnation même du péché.
Cela ne veut pas dire, bien sûr, que des chiens ne font pas des choses terribles. Cela dit, ces choses terribles qu'ils font sont le résultat de la chute de l’humain et du péché. Nous faisons d'eux ce qu'ils sont.
Cependant, s'ils n'agissaient pas toujours conformément à leur nature, ils ne seraient pas aptes à être apprivoisés / éduqués. Ils sont capables d'apprendre - mais pas d'apprendre à être autre chose qu'un chien (même si nous pensons parfois qu'ils agissent d'une manière humaine).
Les chiens prient-ils (la Création prie-t-elle)? Absolument ! "Que tout ce qui respire loue le Seigneur" (Psaume 150,6). Mais comment prient-ils ? Leur existence même est prière. Toute nature créée est faite pour vivre en communion avec Dieu. La nature humaine elle-même vit en communion avec Dieu. Notre chute ne consiste pas à devenir autre chose qu'humain - nous ne sommes pas encore devenus vraiment humains. Ainsi dit saint Paul : "L'homme est la gloire de Dieu" (1 Co 11, 7). Et saint Irénée dit : "La gloire de Dieu est l'homme pleinement vivant" (Adv. Her. 4.34.5-7). Devenir vraiment humain signifierait la restauration de notre véritable intégrité - nous vivrions en accord avec notre nature et louerions sans cesse le Seigneur. Les natures de toute la Création louent sans cesse Dieu par leur existence même. Notre lutte est de rejoindre le chant de la Création avec tout notre être.
J'avoue que mes pensées canines sont le résultat du fait de vivre avec un chiot depuis le Lundi Radieux. Nous nous réjouissons et luttons quotidiennement avec les conséquences de sa nature de chien dans l'environnement de ma maison humaine. Il apprend et j'apprends. Étant donné mes propensions, je ne peux m'empêcher de réfléchir théologiquement à tout cela.
Le sort ultime des chiens (et de toute la Création) est entre les mains de Dieu. Personnellement, je prie pour que le gémissement de la Création se traduise par une libération qui inclut une vie éternelle pour tous et pour tout. Actuellement, mon chien et moi gémissons pour la libération d'une vie bien entraînée. Je prie pour devenir toujours plus humain - et je suis sûr qu'il prie pour la même chose.
Prêtre Stephen Freeman
Le père Stephen est un prêtre de l’Église Orthodoxe en Amérique. Il est recteur de l’église orthodoxe Sainte Anne à Oak Ridge, Tennessee.
Il est aussi l’auteur de "Everywhere present" ("Partout présent") et des séries de podcasts "Glory to God" ("Gloire à Dieu")
Mon Elvis avait été béni..
Prière pour bénir un animal
https://stmaterne.blogspot.com/2006/07/tu-protges-seigneur-animaux-et-gens.html
Père Thomas de Pervijze (R.I.P 11.01.2019) m'avait fait découvrir ce saint 2 ou 3 ans avant d'avoir mon chien-loup. Et donc mon Elvis, il avait un saint patron, son nom n'était pas un fruit du hasard ou d'une mode..
http://stmaterne.blogspot.com/2013/09/saint-elvis-ou-ailbhe-demly-un-des.html
06 novembre 2018
La contemplation de Dieu (st Nicéthas)
"Ouvrez votre œil spirituel à la contemplation de Dieu et reconnaissez les merveilles du Seigneur dans la beauté de la Création."
Saint Nicétas Stéthatos
"Open your spiritual eye to the contemplation of God and recognize the delightfulness of the Lord from the beauty of creation"
St Nikitas Stithatos
Saint Nicétas Stéthatos
"Open your spiritual eye to the contemplation of God and recognize the delightfulness of the Lord from the beauty of creation"
St Nikitas Stithatos
16 juin 2015
L'amour de la Création (saint Païssios l'Athonite)
Cette herbe est une icône. Cette pierre est une icône. Et je peux l'embrasser, la vénérer, car elle est remplie de la grâce de Dieu. Le monde n'est pas là pour que nous nous y servions, mais pour que nous nous y débarrassions de nos passions et de nos désirs.
Saint Païssios l'Athonite
This grass is an icon; this stone is an icon; and I can kiss it, venerate it, because it is filled with God’s grace.
The world is not for us to take things from, but a place where we cast off our passions and desires."
St Paisios
Saint Païssios l'Athonite
This grass is an icon; this stone is an icon; and I can kiss it, venerate it, because it is filled with God’s grace.
The world is not for us to take things from, but a place where we cast off our passions and desires."
St Paisios
04 décembre 2014
Le monde comme sacrement - servir à l'Autel de la Création (p. Tryphon, EORHF)
Les êtres humains sont comme des prêtres devant l'Autel de la Création
"Tout ce qui vit et respire est sacré et beau aux yeux de Dieu. Le monde entier est un sacrement. Le cosmos entier, le créé, est un buisson ardent brûlant des énergies incrées de Dieu. Et l'humanité se tient comme un prêtre devant l'Autel de la Création, comme microcosme et médiateur. Telle est la vraie nature des choses; ou comme le décrit une hymne orthodoxe, 'la vérité des choses,' si seulement nous avons les yeux de la foi pour le voir."
Ces paroles du patriarche Bartholomée de Constantinople (1) résonnent si authentiquement à mes oreilles, à la fois comme Chrétien Orthodoxe, et comme homme qui a toujours aimé la vie dans la nature. Un de mes plus anciens souvenirs, c'était les voyages en famille où nous allions camper sous tente près d'un lac idylique dans le nord de l'Idaho, cuisant sur feu de bois, pêchant des truites arc-en-ciel pour le petit déjeuner - rien de tel que de la truite grillée pour le petit déjeuner - et gravissant les chemins de montagne. Lorsque je suis arrivé aux études supérieures, je partais avec des amis pour des journées de randonnée dans les proches montagnes, ou partait nager dans des recoins du Lac Pend Oreille, le plus grand lac de l'Idaho.
Mesurant près de 30km de long, situé dans la partie nord de l'Etat, il est le 5ème lac le plus profond des USA, jusque 350m en certaines zones. Les 80km de bords sauvages permettaient aventure, et m'inspiraient un amour de la nature, et de la vie au grand air. Les eaux de ce lac sont si pures, nombre de gens ont construit leur maison sur une des nombreuses îles, pompant simplement l'eau du lac, sans besoin de la traiter.
Tous les étés, j'essaie de partir quelques jours à la pêche à la carpe avec mon frère, Dwayne, remontant en canoë Clark Fork River, un affluent de Lac Pend Oreille. Nous nous sentons comme nos ancêtres Vikings, au fur et à mesure que nous nous enfonçons dans la nature sauvage, entrant sur les territoires éloignés des élans, cerfs, ours et aigles. Nous nous considérons comme des écologistes, et des serviteurs des ressources naturelles que Dieu nous a données.
Les Forêts d'Acajous (Redwoods) de la Californie du Nord sont un autre lieu spécial pour moi. Ces géants imposants m'ont attiré depuis que je suis entré pour la première fois dans cette forêt primale, vers la fin des années 1960. Un Acajou m'est particulièrement spécial, car c'était le premier arbre que j'aie jamais étreint (oui, je suis un écolo) et je me suis décidé à l'étreindre à chaque fois depuis mes 22 ans, et j'ai photographié nombre d'amis faisant pareil, y compris des prêtres souhaitant rester anonymes.
L'Orthodoxie n'a jamais considéré l'environnement, ni les ressources naturelles, comme pouvant être pillées. Historiquement, l'Orthodoxie a vu la terre comme un endroit dont il faut prendre grand soin, protéger et préserver pour les générations futures. Des zones forestières énormes de Russie qui ont été pillées et dévastées sous les impies Soviets. Les gigantesques forêts qui ont entouraient Athènes et Thessaloniki, plantées par les Grecs, qui utilisaient la pierre pour leurs constructions, ont été saccagées et coupées par les Turcs, qui ne construisaient qu'en bois.
Notre Église a des suppliques et litanies spéciales "pour des saisons favorables, pour l'abondance des fruits de la terre", ou pour la protection en cas de désastres naturels. Il y a même une prière spéciale dans les Offices que l'on dit lorsqu'il y a danger de tremblement de terre :
"La terre ne sait dire mot, et pourtant grogne et crie : 'pourquoi donc, vous les humains, me polluez ainsi de tant de mauvaises choses?" Le Maître vous épargne mais me châtie entièrement : comprenez, et plaisez à Dieu en vous repentant'."
L'Orthodoxie porte une profonde compréhension de la Création, et du rôle de l'Humanité comme prêtrise de la Création. En tant que créatures capables d'altérer et de remodeler le monde, nous sommes tenus par le Créateur à être de bons gestionnaires. Comme le cosmos entier a rendu gloire au Créateur, nous avons construit des églises qui représentent un microcosme de tout cet univers. La promesse de la Rédemption est pour toute la Création, et c'est le don du Salut accomplit par Jésus-Christ.
Dans l'amour du Christ,
Higoumène Tryphon
(1) ndt: j'ai corrigé le texte original car le titre que ledit patriarche s'attribue habituellement n'est pas reconnu par Concile Oecuménique. Il a même été fermement combattu par saint Grégoire le Grand, pape de Rome et "primus inter pares" (cfr lettres à Jean le Jeûneur). Je n'ai donc aucune raison de suivre une mode de titres vaniteux et pompeux, elle est sans fondement canonique.
01 juillet 2014
Le Christ est l'auteur de toute vie - l'avortement est aussi une attaque contre Dieu (icône)
Notre Seigneur tient cet enfant en Ses mains, bien que l'enfant soit encore temporairement en résidence dans le sein de sa mère (cordon ombilical). Cela nous rappelle que tous les enfants encore à naître sont créés par Dieu et des parents terrestres comme étant des êtres humains uniques, impossibles à reproduire. Chaque personne est marquée et formée par le Verbe de Dieu en sa vie. Aucun enfant n'est oublié, en particulier pas par notre Seigneur.
31 mars 2014
Que Lumière soit, ou la naissance de l'Église à l'aube de la Création (p. Stephen Freeman)
Je pense qu'il n'est pas incorrect de décrire toute la Création (y compris les gens) comme "orthodoxes", dans un sens que, comme l'Église, tout appartient au Christ. Il y a ceux qui sont devenus étrangers à leur Mère (comme à Dieu leur Père), et ceux qui ne le savent pas. Et il y a ceux qui affirment fortement être de la maisonnée, mais sont étrangers à leur Mère. J'affirme que l'Église n'a pas été fondée en l'an 33 après Jésus-Christ, mais au moment même où Dieu a dit "Que lumière soit!" Car c'est ce rassemblement de tous et de tout, tant au Ciel que sur terre, dont saint Paul parle dans le 1er chapître aux Ephésiens, qui est la grande assemblée du Premier Né.
P. Stephen Freeman
"I think that it is not incorrect to describe all of creation (people included) as "Orthodox," in the sense that, like the Church, they, too, belong to Christ. There are those who are estranged from their mother (as from God their Father), and some who do not know it. And there are some who boldly claim to be of the household, but are strangers to their mother. I hold that the Church was not founded in 33 a.d., but when God said, "Let there be light!" For it is this in-gathering, of all things, both in heaven and on earth, of which St. Paul's speaks in the first chapter of Ephesians, that is the great assembly of the First-Born."
Fr. Stephen Freeman
P. Stephen Freeman
"I think that it is not incorrect to describe all of creation (people included) as "Orthodox," in the sense that, like the Church, they, too, belong to Christ. There are those who are estranged from their mother (as from God their Father), and some who do not know it. And there are some who boldly claim to be of the household, but are strangers to their mother. I hold that the Church was not founded in 33 a.d., but when God said, "Let there be light!" For it is this in-gathering, of all things, both in heaven and on earth, of which St. Paul's speaks in the first chapter of Ephesians, that is the great assembly of the First-Born."
Fr. Stephen Freeman
07 mars 2014
La femme créée à égalité de dignité avec l'homme (Genèse 2 / P. John)
Lectures du jour : Gen 2,20-3,20 & Prov 3,19-34
Lorsque Dieu a créé l'homme, Il l'a tiré de la glaise du sol. Lorsque Dieu a créé la femme, Dieu a plongé Adam dans un profond sommeil, et ensuite formé Eve d'une de ses côtes. Il est intéressant de remarquer que Dieu n'a pas utilisé un os du crâne d'Adam, afin qu'Eve ne le dirige pas. Ni de ses pieds, afin qu'Adam ne la piétine pas. Au contraire, Eve a été tirée du côté d'Adam, près de son coer, afin que ce soit côte à côte et main dans la main qu'ils puissent marcher ensemble dans la vie.
P. John
Today's Scripture Readings:
Genesis 2:20-3:20 & Proverbs 3:19-34
When God created man, He did so from the clay of the earth. When He created woman, God caused a deep sleep to fall upon Adam and then formed Eve from one of his ribs. It is interesting to note that God did not use a bone from Adam's skull that Eve should rule over him, nor from his foot that he should walk all over her; instead Eve was taken from Adam's side, near his heart, that side by side and hand in hand they could walk together through life.
Fr. John
Lorsque Dieu a créé l'homme, Il l'a tiré de la glaise du sol. Lorsque Dieu a créé la femme, Dieu a plongé Adam dans un profond sommeil, et ensuite formé Eve d'une de ses côtes. Il est intéressant de remarquer que Dieu n'a pas utilisé un os du crâne d'Adam, afin qu'Eve ne le dirige pas. Ni de ses pieds, afin qu'Adam ne la piétine pas. Au contraire, Eve a été tirée du côté d'Adam, près de son coer, afin que ce soit côte à côte et main dans la main qu'ils puissent marcher ensemble dans la vie.
P. John
Today's Scripture Readings:
Genesis 2:20-3:20 & Proverbs 3:19-34
When God created man, He did so from the clay of the earth. When He created woman, God caused a deep sleep to fall upon Adam and then formed Eve from one of his ribs. It is interesting to note that God did not use a bone from Adam's skull that Eve should rule over him, nor from his foot that he should walk all over her; instead Eve was taken from Adam's side, near his heart, that side by side and hand in hand they could walk together through life.
Fr. John
03 janvier 2014
L'univers est un miracle! (Albert Einstein, 1952)
"Vous trouvez curieux que je considère la compréhensibilité du monde comme un miracle ou comme un éternel mystère. He bien, à priori, on devrait s'attendre à un monde chaotique, qui ne peut en aucune façon être saisi par la pensée. On pourrait et même on devrait s'attendre à ce que le monde soit soumis à la loi dans la mesure seulement où nous intervenons avec notre intelligence ordonnatrice. Ce serait une espèce d'ordre comme l'ordre alphabétique des mots d'une langue. L'epèce d'ordre, par contre, créé par exemple par la théorie de la gravitation de Newton est d'un tout autre caractère. Car si les axiomes de la théorie sont posés par l'homme, le succès d'une telle entreprise suppose un ordre d'un haut degré du monde objectif qu'on n'était, a priori, nullement autorisé à attendre. C'est cela le miracle, qui se fortifie de plus en plus avec le développement de nos connaissances. C'est ici que se trouve le point faible des positivistes et des athées professionnels, qui se sentent heureux parce qu'ils ont la conscience, non seulement d'avoir avec plein succès privé le monde des dieux, mais aussi de l'avoir dépouillé des miracles. Le curieux, c'est que nous devons nous contenter de reconnaître le miracle, sans qu'il y ait une voie légitime pour aller au-delà. Je me vois forcé d'ajouter cela expressément, afin que vous ne croyiez pas qu'affaibli par l'âge, je suis devenu une proie des curés."
lettre du 30 mars 1952
Albert Einstein - Lettres à Maurice Solovine, Paris, Gauthier-Villars, 1956
à (re)lire : Albert Einstein et son épouse Chrétienne Orthodoxe serbe :
http://stmaterne.blogspot.com/2007/04/albert-einstein-et-son-pouse-orthodoxe.html
"Le savant est pénétré par le sens de la Causalité universelle"
Albert Einstein, "The religious spirit of science" Ideas and opinions page 40
Ndt : Partout où certains ont demandé à des athées déclarés de définir le dieu dans lequel ils affirmaient ne pouvoir croire, il se fait que moi non plus je ne croyais pas à la définition qu'ils en donnaient, en rien! Quelques siècles d'une certaine dictature intellectuelle et religieuse sur nos contrées ont amené les gens à se battre contre des chimères et comme l'évoque Einstein, à une privation d'un miracle, de quelque chose d'infiniment beau et grand.
20 décembre 2013
Aimez toute la Création! (Dostoievsky)
Aimez toute la Création de Dieu, sa totalité, jusqu'au moindre grain de sable. Aimez la moindre feuille, le moindre rayon de la lumière de Dieu. Aimez les animaux, aimez les plantes, aimez tout. Si vous aimez tout, vous percevrez les divins mystères en toutes choses.
Feodor Dostoevsky
"Love all God's creation, the whole of it and every grain of sand. Love every leaf, every ray of God's light. Love the animals, love the plants, love everything. If you love everything, you will perceive the divine mystery in things."
Feodor Dostoevsky
Feodor Dostoevsky
"Love all God's creation, the whole of it and every grain of sand. Love every leaf, every ray of God's light. Love the animals, love the plants, love everything. If you love everything, you will perceive the divine mystery in things."
Feodor Dostoevsky
20 novembre 2013
21 mars 2013
L'homme et la femme sont faits l'un pour l'autre (Genèse 2)
Lecture des Vêpres : Genèse 2,4-19
Telle fut l’histoire du ciel et de la terre, quand ils furent créés. Au temps où le Seigneur Dieu fit la terre et le ciel, il n’y avait encore aucun arbuste des champs sur la terre et aucune herbe des champs n’avait encore poussé, car le Seigneur Dieu n’avait pas fait pleuvoir sur la terre et il n’y avait pas d’homme pour cultiver le sol. Toutefois, un flot montait de terre et arrosait toute la surface du sol. Alors le Seigneur Dieu modela l’homme avec la glaise du sol, Il insuffla dans ses narines un souffle de vie et l’homme devint un être vivant. Le Seigneur Dieu planta un jardin en Éden, à l'orient, et Il y mit l’homme qu'Il avait modelé. Le Seigneur Dieu fit pousser du sol toute espèce d’arbres séduisants à voir et bons à manger, et l’arbre de vie au milieu du jardin, et l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Un fleuve sortait d’Éden pour arroser le jardin et de là il se divisait pour former quatre bras. Le premier s’appelle le Pishôn: il contourne tout le pays de Havila, où il y a l’or; l’or de ce pays est pur et là se trouvent le bdellium et la pierre de cornaline. Le deuxième fleuve s’appelle le Gihôn: il contourne tout le pays de Kush. Le troisième fleuve s’appelle le Tigre: il coule à l’orient d’Assur. Le quatrième fleuve est l’Euphrate. Le Seigneur Dieu prit l’homme et l’établit dans le jardin d’Éden pour le cultiver et le garder. Et le Seigneur Dieu fit à l’homme ce Commandement: "Tu peux manger de tous les arbres du jardin. Mais de l’arbre de la connaissance du bien et du mal tu ne mangeras pas, car, le jour où tu en mangeras, assurément tu mourras." Le Seigneur Dieu dit: "Il n’est pas bon que l’homme soit seul. Il faut que Je lui fasse une aide qui lui soit assortie." Le Seigneur Dieu modela encore du sol toutes les bêtes sauvages et tous les oiseaux du ciel, et Il les amena à l’homme pour voir comment celui-ci les appellerait: chacun devait porter le nom que l’homme lui aurait donné. L’homme donna des noms à tous les bestiaux, aux oiseaux du ciel et à toutes les bêtes sauvages, mais, pour un homme, Il ne trouva pas l’aide qui lui fût assortie. Alors le Seigneur Dieu fit tomber une torpeur sur l’homme, qui s’endormit. Il prit une de ses côtes et referma la chair à sa place. Puis, de la côte qu’Il avait tirée de l’homme, le Seigneur Dieu façonna une femme et l’amena à l’homme. Alors celui-ci s’écria: "Pour le coup, c’est l’os de mes os et la chair de ma chair! Celle-ci sera appelée "femme", car elle fut tirée de l’homme, celle-ci!" C’est pourquoi l’homme quitte son père et sa mère et s’attache à sa femme, et ils deviennent une seule chair.
Notes:
1. "La paléontologie s'arrête aux portes du Jardin d'Eden" (Olivier Clément, théologien chrétien orthodoxe). Ces anciens textes bibliques ne sont pas à prendre au pied de la lettre. Ils expriment des vérités théologiques, ontologiques, et ne sont pas un compendium de recherches scientifiques.
2. Un des aspects spirituels qui nous amène à relire ce passage durant le Grand Carême, c'est ce rappel de "l'état édenique" au niveau alimentaire, qui nous amène à adopter (pour ceux dont ce n'est pas le régime normal) une alimentation végétarienne jusqu'à Pâques, à savoir la nourriture de l'état d'avant la "Chute adamique", état auquel l'Église nous appelle lutter (toute une vie durant) pour parvenir, l'état de béatitude et de vie de communion avec Dieu...
11 mai 2012
Dieu est glorifié par notre ressemblance (saint Irénée de Lyon)
Au contraire, Dieu sera glorifié dans l'ouvrage qu'Il a modelé, lorsqu'Il l'aura rendu conforme et semblable à Son Fils. Car, par les Mains du Père, à savoir par le Fils et l'Esprit Saint, c'est l'homme, et non une partie de l'homme, qui devient à l'image et à la ressemblance de Dieu.
saint Irénée de Lyon, Contre les hérésies, 5,6,1

By the hands of the Father—that is, by the Son and Holy Spirit—man, and not merely part of man, was made in the likeness of God. The soul and the spirit are certainly a part of man, but certainly not the man. The complete man consists in the mixture and union of the soul receiving the Spirit of the Father with the adding in of that fleshly nature which was molded after the image of God.
Saint Irenaeus of Lyons, against heresies V:6:1
saint Irénée de Lyon, Contre les hérésies, 5,6,1

By the hands of the Father—that is, by the Son and Holy Spirit—man, and not merely part of man, was made in the likeness of God. The soul and the spirit are certainly a part of man, but certainly not the man. The complete man consists in the mixture and union of the soul receiving the Spirit of the Father with the adding in of that fleshly nature which was molded after the image of God.
Saint Irenaeus of Lyons, against heresies V:6:1
26 février 2011
Miracles et lois de la nature (saint Nectaire d'Egine)

source photo
D'un point de vue logique, les miracles ne sont pas impossible, et un esprit rationnel droit ne les nie pas. Les lois naturelles n'ont pas la prétention d'être les seules, ni ne sont-elles menacées en étant contournées par l'apparition de nouvelles lois, des lois surnaturelles, qui sont aussi propices au développement et à la poursuite de la Création.. Les miracles sont la conséquence de l'amour du Créateur pour Ses créatures.
Agios Nektarios, métropolite de Pentapolis
06 octobre 2009
Home sweet home - foyer doux foyer
L'Église, ou l'anti-chambre du Royaume, notre véritable patrie sur terre, où le "déjà là et pas encore là" sont la réalité quotidienne, où nous préparons notre éternité... ou la défaisons..

Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, merci pour Ta sainte Église, que Tu as fondée à Jérusalem à la Pentecôte, et qui par Tes saints Apôtres s'est répandue à travers le monde pour l'amener à la repentance et à accepter la sanctification que Tu offres à toute la Création.

Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, merci pour Ta sainte Église, que Tu as fondée à Jérusalem à la Pentecôte, et qui par Tes saints Apôtres s'est répandue à travers le monde pour l'amener à la repentance et à accepter la sanctification que Tu offres à toute la Création.
13 mars 2008
Dieu créa tout hors du néant / "Ex nihilo" (p. Jean Breck)
Le récit de la Création rapporté dans la Genèse étant lu aux Vêpres pendant le Grand Carême, voici une analyse du problème moderne, créationnisme contre évolutionisme

Au tout début, il n'y avait rien. Strictement rien.
Il n'y avait ni temps ni espace, ni matière ni énergie, ni vie ni mort. Il n'y avait ni galaxies, ni étoiles ou planètes; il n'y avait ni molécules, ni atomes, ou quoi que ce soit de la vaste étendue de particules subatomiques qui constituent la réalité physique telle que nous la connaissons. Il n'y avait rien.
Le concept de "néant" nous est impossible à saisir. Le "néant" suggère un vide, une vacuité, entourée de quelque chose. Cependant, rien n'existait pour circonscrire ce vide ou apporter un contraste à ce vide. Le néant n'est pas juste l'absence d'être; c'est sa négation, son rejet. C'est une négation absolue, incommensurable et incompréhensible. C'est de la non-existence, du non-être, une puissance négative qui par sa nature même est dépourvue de toute signification, but ou espoir. En tant que tel, le néant trouve sa plus proche analogie humaine dans le désespoir.
Puis, soudainement, "au commencement" quelque chose fut. Dans cet instant intemporel, d'un lieu qui transcende toute notion d'espace ou de dimension, Dieu créa ex nihilo. Il façonna l'être à partir du non-être, l'espace-temps à partir de la non-existence. De ce commencement, Dieu – Qui est Lui-même cet "archè" ou ultime commencement, principe et source de tout ce qui est – fit jaillir les cieux et la terre.
Dieu, le Père ou Créateur de toutes choses visibles et invisibles, créa par ce que saint Irénée de Lyon appelle Ses "2 mains," l'éternel Fils ou Verbe, et le Saint Esprit. La Création est un acte Trinitaire, un acte de communion, un acte d'amour. Le Père parla, et à travers Son Verbe Créateur, Il suscita la lumière. Cette lumière, qui précéda l'apparition du soleil (créé le 4ème jour), ne peut être comprise que comme la réflexion de la Lumière divine, la Lumière qui définit l'être même de Dieu (1 Jn 1,5). Depuis le premier instant de la création jusqu'au dernier, cette lumière bânit les ténèbres. Elle relègue le "skotos" primaire à son propre domaine, éloigné de la sphère de la lumière. Cette lumière, Dieu l'a appelée "jour," et les ténèbres Il les a appelées "nuit." Au cours du premier jour de la Création, Dieu les a séparés, le jour de la nuit, l'illumination spirituelle des ténèbres, du désespoir et de la mort.
Afin de faire briller cette lumière hors des ténèbres, le Père a aussi eu besoin de Son "autre main," le divin Esprit. A l'instant de la Création, "La terre était informe et vide, les ténèbres couvraient l'abîme et l'Esprit de Dieu planait sur les eaux." En cet instant originel, l'Esprit planait telle une grande tempête sur l'abysse, le vide sans forme, afin d'amener le cosmos à l'être, le marquant de l'ordre, de l'harmonie et de la beauté.
A partir de cet instant, l'oeuvre de création continua, effectuée par l'effort coopératif des 3 Personnes de la Sainte Trinité. Dès le début apparurent distinction et séparation : le jour de la nuit, l'eau du firmament (cieux), et le firmament de la terre sèche (la terre physique). Puis la végétation fut suscitée, des plantes portant leurs semences, et des arbres fruitiers, "chacun selon son espèce." Dieu vit l'oeuvre de Ses Mains et la trouva bonne. Et Il y eu un soir, et il y eu un matin, jour trois.
Ces versets d'ouverture ne veulent pas décrire un processus historique ou fournir une explication scientifique à l'apparition et au développement du monde et de la vie humaine. Le passage ne dit rien qui puisse être exploité d'une manière ou d'une autre dans l'ennuyeux débat entre "créationistes" et "évolutionnistes." Son sujet d'intérêt n'est pas l'historiographie ou la paléontologie, et son étrange chronologie (l'eau existant avant le ciel ou la terre, des êtres vivants apparaissant sur terre avant la création du soleil et de la lune) ne devrait troubler l'esprit que de ceux qui insistent pour lire le récit comme étant une description du développement cosmologique ou biologique. Le récit de la Création dans la Genèse ne traite pas d'événements scientifiquement déterminables. Comme nous le verrons au paragraphe suivant, il traite de l'histoire du Salut, l'oeuvre créatrice et rédemptrice de Dieu, depuis la première jusqu'à la dernière création.
Alors que la divergence s'intensifie dans nos écoles et législations entre "croyants" et "Darwinistes," il est important pour nous de nous souvenir de ce point. De plus en plus de scientifiques chrétiens en viennent à comprendre que c'est un faux choix, que sur la question de l'origine et du développement des espèces il n'y a pas nécessairement de conflit entre d'une part le témoignage biblique, et de l'autre, les découvertes des géologues, paléontologues et biologistes moléculaires (cfr à cet égard le récent livre de Francis Collins, "The Language of God," Free Press, 2006). Les théoriciens de la "jeune Terre" et les fondamentalistes de diverses origines rejetteront ce point, de même que ceux qui insistent sur le "hasard" total des mutations dans le processus de sélection naturelle. Le processus d'évolution (peut-être pas dans tous les détails de la théorie darwinienne) a été confirmé par de récentes études sur l'ADN, le code génétique des organismes vivants. Cependant, cela ne doit pas appeler à remettre en question la conviction de base que le Créateur de toutes choses est Dieu, que Dieu a créé ex nihilo, qu'Il insuffle à toutes choses une signification et un but ultime, et que l'apparent hasard se conforme entièrement à Sa divine volonté, même si pour nous ça reste imperceptible.
En plus de présenter une typologie de l'oeuvre rédemptrice de Dieu en Christ, le récit de la création dans la Genèse nous appelle à l'adoration. C'est l'idée transmise par les paroles attribuées à saint Basile le Grand, qui combinent prière d'émerveillement et action de grâce, avec une invitation à offrir incessante louange à Dieu pour l'oeuvre de Ses mains :

Bien que non-scientifique, je me permettrai cependant d'exprimer mon opinion sur le sujet, opinion qui est un léger bémol face aux résultats proclamés par la science. Car ce n'est pas la première fois que des méthodes un peu biscornues sont utilisées pour "prouver" une partie des théories scientifiques. Une simple recherche dans une base de données médiatiques ou sur google rappellera les nombreuses et célèbres arnaques (ogm, clonage, etc) des dernières années. Tenez, prenez ce célèbre et récent exemple.
Lors de la découverte d'un "homme préhistorique" au Tchad qui fit tant de tapage médiatique pendant 1 ou 2 mois, un professeur d'un très célèbre institut scientifique de France fustigea son cher collègue qui en rajoutait tant et plus sur les plateaux de télévision, avec "son" "chaînon manquant."


Et ce professeur de rappeler que parler d'homme avec un restant de crâne était pas scientifique, et qu'en prime, publier des dessins d'extrapolation de l'apparence, où on tirait vers l'humain au niveau nasal, alors que le nez est justement ce qu'il manque (cartillage & chair disparaissant), et qu'en plus les orbites occulaires étaient typiquement simiesques et non pas humaines.. Ce scientifique cita clairement l'idéologie comme moteur de recherche chez son célèbre confrère.
Le vrai scientifique n'était pas invité des télévisions, le vendeur d'esbrouffe oui. Car on en a même vendu des films, les enfants en ont été abreuvés comme "sujet scientifique obligatoire"... et le soufflé est retombé. Donc méfiance de rigueur. Ensuite, sur le problème où on voudrait mèler la religion et même en faire l'accusée, il y a beaucoup à redire. A commencer que l'on confond quasi partout sur terre l'Église - qui est Orthodoxe ou n'est pas - avec ce qui se prétend l'être (vatican) et qui en effet depuis des siècles mène aussi une guerre anti-science. C'est une erreur. Et la science en commet d'autres. Petit aperçu:
a. L'Église n'est pas partie-prenante mais subit les "dégâts collatéraux" de la lutte "création contre évolution." Et entre ses protagonistes, tous les coups sont bons, et des implications sociologiques et politiques non-négligeables découlent de certaines "découvertes." Bien des dictatures – même sous apparence de régimes "démocratiques" – ont basé leur "justification" sur les principes darwiniens stricts. En Russie, l'Église appelait l'an dernier le monde scientifique à un peu plus d'humilité et de rigueur, et, puisque pour les scientifiques (athées) le darwinisme pur et dur était "prouvé," elle demandait que cela puisse être débattu de la même manière que les scientifiques prétendent vouloir débattre et même interdire toute interprétation religieuse. Le débat n'a toujours pas été accepté. Par la suite, et c'est un problème pas assez soulevé, elle a réagit car les programmes scolaires imposent aux enfants des vues présentées comme "certaines" alors qu'un certain nombre d'entre elles relèvent de l'hypothèse.
Et des parents ont commencé à s'élever contre le système d'athéisme obligatoire dans l'enseignement, héritage soviétique, résidu non-expurgé... que devraient-ils dire en Belgique ou en France, où c'est carrément dogme public?!
b. Pour la question des origines de l'humain, une des "clés" du système serait – je ne suis pas scientifique – "l'Ève mitochondriale" et les recherches d'ADN ont travaillé dessus. On lit des résultats pour l'origine et la datation qui vont au "tout Afrique," par principe idéologique, et d'autres qui rejettent par principes idéologiques opposés. Dans les 2 cas, la méthodologie consiste parfois à utiliser les paramètres de ce qu'on veut définir de manière différente. Voire à utiliser le résultat que l'on veut comme .. point de départ. En réalité, nous nous trouvons aujourd'hui face à une foule de théories ayant toutes, sans exception, la prétention d'être "vérité scientifique," et nous serions priés de cesser d'être "obscurantistes" face à cette foule de contradictions flagrantes.
c. "The Mitochondrial Clock" est une page en anglais. L'auteur est visiblement un "créationiste," et n'est pas Orthodoxe. Mais il parle de ce problème de méthodologie.
Ce qui nous intéresse particulièrement dans son article, comme Orthodoxes, c'est comment la méthodologie habituelle a été entièrement remise en question. En bref et si j'ai bien tout compris, les scientifiques avaient pour principe de calcul X centaines d'années avant changement dans la génération au niveau adn. Ils utilisaient des extrapolations basées sur ce qu'ils estimaient être la norme pour les races de grands singes, et considérant que l'homme est une évolution du singe – ce qui, en l'absence de preuve scientifique formelle, est donc une démarche strictement idéologique, pas scientifique, soit dit en passant – dès lors, ils extrapolaient à nouveau aux humains leurs données supposées pour les singes. La méthode des approximations est classique et utilisée dans divers domaines, elle n'est pas méprisable en soi – il faut bien des points de comparaison – mais quand elle est utilisée comme base voire comme "preuve," elle quitte simplement le domaine scientifique et rentre dans l'idéologie, athée en l'occurrence.
Comment donc la méthode de calcul s'est vue remise en question, de manière radicale? Lors de la découverte des saintes reliques de la famille impériale martyre de Russie! En utilisant les critères habituels de calcul, rien ne correspondait. Ils ont dû tout réévaluer, car d'autres indices prouvaient que c'était bien la découverte des restes sacrés du tsar-martyr et des siens. En réévaluant la fameuse "horloge," ils sont parvenus aux résultats. Mais du coup, la base de calcul habituelle tombait à l'eau pour toutes les découvertes "d'hominidés"
The Mitochondrial Clock: TICKING SINCE CREATION?
http://www.imssdarm.org/Publications/youthanchor/archive/mtclock.htm
Et on quitte le domaine de l'affrontement idéologique quand on voit que le magazine scientifique français "La Recherche," il y a quelques années, publiait une étude sur cette "Ève mitochondriale," où on avait recalculé la chronobiologie et cela ramenait l'ancêtre commun par branche maternelle aux tous débuts... de l'ère de l'écriture. Soit après les hominidés, les cavernes, etc.. et.. très très loin après les singes et l'hypothétique "embranchement" vers l'humain.
"Quelle que soit la cause possible d'un rythme de mutation plus rapide, les spécialistes de l'évolution se posent surtout des questions sur ses conséquences. Ils ont par exemple calculé que l'« Eve mitochondriale » - la femme dont l'ADNmt
serait l'ancêtre de celui de tous les humains - vivait en Afrique il y a quelque 100 000 à 200 000 ans(III). Avec la nouvelle horloge, elle aurait à peine 6 000 ans."
d. La Foi n'a pas pour vocation d'expliquer la géologie, mais la science n'est pas là pour expliquer les raisons philosophiques des choses. Car la science n'a déjà pas les moyens de prouver de manière 100% certaine tout ce qu'elle "découvre" – à savoir des choses qui existent déjà, qui la précèdent – voire de transformer la plupart de ses théories en "lois irréfutables," alors imaginer qu'elle pourrait juger, peser, analyser ce qu'elle ne comprend pas et qui restera toujours inaccessible à ses outils d'analyse...
Et pour tout (candidat) scientifique, avant de proclamer une nouvelle "découverte" ou théorie "bouleversante" et "fermement établie," ne serait-il pas bon d'aller d'abord vérifier les critères de falsificabilité tels qu'établis par le grand philosophe des sciences, Karl Popper, et d'y confronter ce qu'il pense être "vérité scientifique" suite à ses travaux?
http://fr.wikipedia.org/wiki/Karl_Popper
Cela étant dit, le débat a encore de beaux jours devant lui et c'est très bien ainsi, ça ramènera sérénité et humilité. De tous côtés. Enfin, chez ceux que la "vérité vraie" intéresse..
A (re)lire :
Une lecture spirituello-philosophique de Genèse 1-3 (p. Patrick Reardon, patriarcat d'Antioche)
http://www.trekearth.com/gallery/North_America/United_States/photo595636.htm
"Détail d'Ex Nihilo, une frise d'une puissance subtile et extraordinaire crée pour la cathédrale nationale à Washington DC par Frederick Hart, qui a intuitivement employé la spirale logarithmique en organisant sa composition.
En 1974, le sculpteur, alors âgé de 31 ans, fut commissionné pour 3 frises pour la façade ouest de la cathédrale – peut-être la plus importante sculpture religieuse du 20ème siècle. En termes d'architecture, la description du programme de sculpture comprend les 3 tympans de portails, chacun supportés par une colonne, un personnage central – une saint Pierre, une Adam et une saint Paul. La sculpture représentant la création des humains, Ex Nihilo, devait être placée au portail central, et la création du jour et de la nuit respectivement aux portails latéraux.
L'ami de Hart, l'auteur Tom Wolfe, a décrit la frise comme "dépeignant l'humanité qui émerge du rapide tourbillon de chaos." Ce rapide tourbillon est en effet une description appropriée pour ce maelström de 8 corps qui semblent sortir spontanément de la masse de pierre. Mais peut-être que l'inspiration de la composition se trouvait dans les messages subliminaux que nous recevons de la nature et de ses formes de tournesols, cyclone et nautiles. (..)"
[Né en 1943, Hart a été frappé d'un ACV à 54 ans, le paralysant du côté gauche, lui faisant perdre sa capacité de perception dans l'espace. En août 1999, 18 mois après l'ACV, on lui diagnostiqua un cancer et 3 jours plus tard il en mourut.
De sa création, il disait : "J'ai vu Ex Nihilo comme étant une simple expression de création, comme la métamorphose de l'esprit divin et de l'énergie. Les personnages émergent hors du néant du chaos, pris dans l'instant de l'éternelle transformation – la majesté et le mystère de la force divine dans un état de devenir." Sa veuve, Lindy Hart, expliqua que c'était la forme tourbillonnante d'un groupe de nuages qui avait inspiré son mari – un peu comme la légende le dit pour Michelangelo et sa formation de nuages dans la chapelle sixtine.]

Né à Tobolsk, en Sibérie, dernier d'au moins 14 enfants, survécu à plusieurs attaques de tuberculose qui emportèrent une partie de sa famille au cours de sa jeunesse.
Sa mère, veuve, parti pour Moscou où elle tenta de le faire admettre à l'université, mais en vain. Elle parti alors pour Saint-Petersbourg et grâce à un ami, il pu y entrer à l'automne 1850. Maria, sa mère, mourut peu après, puis sa soeur Élisabeth. Turberculose..
Plus tard, Dmitri Mendeleev allait honorer la mémoire de sa mère dans son "Livre des Solutions"
"Cette étude est dédiée à la mémoire d'une mère, de la part de son plus jeune enfant. Dirigeant une entreprise, elle ne pu l'éduquer que par son propre travail. Elle l'instruisit par l'exemple, le corrigea avec amour, et afin de le consacrer à la science, elle quitta la Sibérie avec lui, dépensant ainsi ses dernières ressources et forces."
"En mourant, elle lui dit: 'Abstiens-toi des illusions, insiste sur le travail et non pas sur les paroles. Cherche patiemment la vérité divine et scientifique.' Elle comprenait combien souvent les méthodes dialectiques trompaient, et qu'il y avait encore tant à apprendre, et comment, avec l'aide de la science, sans violence, avec amour mais fermeté, toute superstition, toute contre-vérité et toute erreur sont effacées, apportant à leur place la sécurité de la vérité méconnue, la liberté, pour continuer dans le développement, le bien-être général, et le bonheur intérieur. Dmitri Mendeleev tient pour sacrées les paroles d'une mère mourante."
Il se montra digne de la confiance maternelle, et ses études allèrent bon train. Hélas, en 3ème année, il fut frappé par une maladie qui le tint alité un an durant. Mais il poursuivit ses études grâce aux professeurs et élèves lui rendant visite pour lui donner la matière, etc. Mendeleev obtint son diplôme comme prévu, couronné par la médaille de l'excellence pour sa première place. Puis il se lança dans la vie du chercheur passionné.
Anecdote : dans la mentalité occidentale moderne, on affirme souvent qu'il a été bigame. Cela provient de l'ignorance du typikon russe strict. Mendeleev avait divorcé de sa première femme en 1876, et n'avait pas tout à fait attendu le délai prescrit de 7 ans pour se remarier. D'où il était quelque part spirituellement considéré comme "bigame," mais pas effectivement.
Il avait épousé Feozva Nikitchna Lascheva en 1863; cependant, c'était un mariage arrangé par sa soeur aînée Olga, qu'il n'avait qu'accepté par coutume familiale. Ils eurent 2 enfants, mais lui vivait pour la science. Et la question de la bigamie se posa une première fois : vu ses absences, Feozva lui demanda un jour s'il était marié à elle ou à la science, et il répondit "au 2, sauf si c'est de la bigamie. Dans ce cas, je suis marié à la science."
En janvier 1882, il épousa par amour Anna Ivanova Popova, et sa vie changera. Il n'y avait que 6 ans depuis le divorce, mais il se remaria quand même. Et le mariage civil n'existait pas à l'époque, d'où toute conjecture sur ce que disait l'Église reste.. conjecture. L'influence du tsar Alexandre n'est cependant probablement pas étrangère à ce remariage "un peu avant la date prévue;" quand on lui fit remarquer cet état de fait, le tsar répondit avec humour : "Oui, Mendeleev a deux femmes, mais moi je n'ai qu'un seul Mendeleev!"
Anna Ivanova fera de Dmitri un homme neuf. Ils auront 4 enfants, il se lancera dans la peinture, et sera même admis à l'Académie des Arts.

C'est en 1869 qu'il établira son célèbre principe ayant donné naissance au "tableau périodique des éléments." Le 29 novembre 1870, il s'avança dans son concept en déclarant qu'il était possible de prédire les propriétés d'éléments non-découverts. Et il établit celles de 3 nouveaux éléments encore non-découverts – aluminium, bore et silicium. Il suggéra leurs propriétés, y compris la densité, rayon, et leur ratio de combinaison avec l'oxygène, entre autres. Une partie du monde scientifique fut perplexe, et nombreux se moquèrent des prédictions de Mendeleev. Jusqu'à ce qu'en novembre 1875, après 5 ans de moqueries, enfin la preuve. Le Français Lecoq de Boisbaudran découvrit un des éléments prédits (aluminium) qu'il nomma Gallium, et là les idées de Dmitri furent prises au sérieux. Les deux autres éléments furent découverts par la suite, et leurs propriétés furent trouvées remarquablement similaires à celles prédites par Mendeleev. Ces découvertes, confirmant ses prédictions et donnant assise à sa loi, le placèrent au sommet du monde scientifique. Il avait 35 ans lorsqu'il présenta son premier travail sur le sujet.

Bien que le "tableau de Mendeleev" ou "Tableau / classification périodique des éléments" soit probablement une des rares vraies grandes découvertes scientifiques à valeur universelle des 2 derniers millénaires – puisqu'à elle seule elle ouvrit la compréhension de tant d'autres – Mendeleev n'obtint pas le prix Nobel. Il avait été présenté au vote en 1906. Un des membres du comité expliqua la non-attribution par le fait que l'oeuvre de Mendeleev, entamée en 1869, était déjà largement acceptée comme étant la base de la connaissance chimique, et avait déjà été utilisée par le chimiste italien Stanislao Cannizzaro. Quand on voit à qui et pour quoi ils attribuent certains prix Nobel, c'est plutôt un honneur! Dmitri Mendeleev mourut le 20 janvier 1907, en paix, occupé à lire "Le voyage au Pôle Nord," un roman de Jules Vernes. Il était âgé de 72 ans.

Sur Wikipédia anglo-saxon, il est logiquement repris dans la liste des personnalités Orthodoxes célèbres :
http://en.wikipedia.org/wiki/List_of_Eastern_Orthodox_Christians


Dieu créa tout hors du néant
http://www.oca.org/CHRIST-life-article.asp?SID=6&ID=148&MONTH=February&YEAR=2008


http://www.oca.org/CHRIST-life-article.asp?SID=6&ID=148&MONTH=February&YEAR=2008


Au tout début, il n'y avait rien. Strictement rien.
Il n'y avait ni temps ni espace, ni matière ni énergie, ni vie ni mort. Il n'y avait ni galaxies, ni étoiles ou planètes; il n'y avait ni molécules, ni atomes, ou quoi que ce soit de la vaste étendue de particules subatomiques qui constituent la réalité physique telle que nous la connaissons. Il n'y avait rien.
Le concept de "néant" nous est impossible à saisir. Le "néant" suggère un vide, une vacuité, entourée de quelque chose. Cependant, rien n'existait pour circonscrire ce vide ou apporter un contraste à ce vide. Le néant n'est pas juste l'absence d'être; c'est sa négation, son rejet. C'est une négation absolue, incommensurable et incompréhensible. C'est de la non-existence, du non-être, une puissance négative qui par sa nature même est dépourvue de toute signification, but ou espoir. En tant que tel, le néant trouve sa plus proche analogie humaine dans le désespoir.
Puis, soudainement, "au commencement" quelque chose fut. Dans cet instant intemporel, d'un lieu qui transcende toute notion d'espace ou de dimension, Dieu créa ex nihilo. Il façonna l'être à partir du non-être, l'espace-temps à partir de la non-existence. De ce commencement, Dieu – Qui est Lui-même cet "archè" ou ultime commencement, principe et source de tout ce qui est – fit jaillir les cieux et la terre.
Dieu, le Père ou Créateur de toutes choses visibles et invisibles, créa par ce que saint Irénée de Lyon appelle Ses "2 mains," l'éternel Fils ou Verbe, et le Saint Esprit. La Création est un acte Trinitaire, un acte de communion, un acte d'amour. Le Père parla, et à travers Son Verbe Créateur, Il suscita la lumière. Cette lumière, qui précéda l'apparition du soleil (créé le 4ème jour), ne peut être comprise que comme la réflexion de la Lumière divine, la Lumière qui définit l'être même de Dieu (1 Jn 1,5). Depuis le premier instant de la création jusqu'au dernier, cette lumière bânit les ténèbres. Elle relègue le "skotos" primaire à son propre domaine, éloigné de la sphère de la lumière. Cette lumière, Dieu l'a appelée "jour," et les ténèbres Il les a appelées "nuit." Au cours du premier jour de la Création, Dieu les a séparés, le jour de la nuit, l'illumination spirituelle des ténèbres, du désespoir et de la mort.

Afin de faire briller cette lumière hors des ténèbres, le Père a aussi eu besoin de Son "autre main," le divin Esprit. A l'instant de la Création, "La terre était informe et vide, les ténèbres couvraient l'abîme et l'Esprit de Dieu planait sur les eaux." En cet instant originel, l'Esprit planait telle une grande tempête sur l'abysse, le vide sans forme, afin d'amener le cosmos à l'être, le marquant de l'ordre, de l'harmonie et de la beauté.
A partir de cet instant, l'oeuvre de création continua, effectuée par l'effort coopératif des 3 Personnes de la Sainte Trinité. Dès le début apparurent distinction et séparation : le jour de la nuit, l'eau du firmament (cieux), et le firmament de la terre sèche (la terre physique). Puis la végétation fut suscitée, des plantes portant leurs semences, et des arbres fruitiers, "chacun selon son espèce." Dieu vit l'oeuvre de Ses Mains et la trouva bonne. Et Il y eu un soir, et il y eu un matin, jour trois.
Ces versets d'ouverture ne veulent pas décrire un processus historique ou fournir une explication scientifique à l'apparition et au développement du monde et de la vie humaine. Le passage ne dit rien qui puisse être exploité d'une manière ou d'une autre dans l'ennuyeux débat entre "créationistes" et "évolutionnistes." Son sujet d'intérêt n'est pas l'historiographie ou la paléontologie, et son étrange chronologie (l'eau existant avant le ciel ou la terre, des êtres vivants apparaissant sur terre avant la création du soleil et de la lune) ne devrait troubler l'esprit que de ceux qui insistent pour lire le récit comme étant une description du développement cosmologique ou biologique. Le récit de la Création dans la Genèse ne traite pas d'événements scientifiquement déterminables. Comme nous le verrons au paragraphe suivant, il traite de l'histoire du Salut, l'oeuvre créatrice et rédemptrice de Dieu, depuis la première jusqu'à la dernière création.
Alors que la divergence s'intensifie dans nos écoles et législations entre "croyants" et "Darwinistes," il est important pour nous de nous souvenir de ce point. De plus en plus de scientifiques chrétiens en viennent à comprendre que c'est un faux choix, que sur la question de l'origine et du développement des espèces il n'y a pas nécessairement de conflit entre d'une part le témoignage biblique, et de l'autre, les découvertes des géologues, paléontologues et biologistes moléculaires (cfr à cet égard le récent livre de Francis Collins, "The Language of God," Free Press, 2006). Les théoriciens de la "jeune Terre" et les fondamentalistes de diverses origines rejetteront ce point, de même que ceux qui insistent sur le "hasard" total des mutations dans le processus de sélection naturelle. Le processus d'évolution (peut-être pas dans tous les détails de la théorie darwinienne) a été confirmé par de récentes études sur l'ADN, le code génétique des organismes vivants. Cependant, cela ne doit pas appeler à remettre en question la conviction de base que le Créateur de toutes choses est Dieu, que Dieu a créé ex nihilo, qu'Il insuffle à toutes choses une signification et un but ultime, et que l'apparent hasard se conforme entièrement à Sa divine volonté, même si pour nous ça reste imperceptible.
En plus de présenter une typologie de l'oeuvre rédemptrice de Dieu en Christ, le récit de la création dans la Genèse nous appelle à l'adoration. C'est l'idée transmise par les paroles attribuées à saint Basile le Grand, qui combinent prière d'émerveillement et action de grâce, avec une invitation à offrir incessante louange à Dieu pour l'oeuvre de Ses mains :
"Tu as orné les cieux, embellit la terre, et peuplé la mer de ses propres créatures.
Tu as remplis les airs d'oiseaux, qui se meuvent dans toutes directions."
Pieux fidèles, contemplez ces oeuvres de création, que Dieu a tirées hors du néant.
Contemplez la sagesse de Dieu partout et en toutes choses.
Ne cessez jamais de vous émerveiller.
Et à travers toute créature, glorifiez le Créateur!"
Tu as remplis les airs d'oiseaux, qui se meuvent dans toutes directions."
Pieux fidèles, contemplez ces oeuvres de création, que Dieu a tirées hors du néant.
Contemplez la sagesse de Dieu partout et en toutes choses.
Ne cessez jamais de vous émerveiller.
Et à travers toute créature, glorifiez le Créateur!"

*+*+*+*+*+*+*
Bien que non-scientifique, je me permettrai cependant d'exprimer mon opinion sur le sujet, opinion qui est un léger bémol face aux résultats proclamés par la science. Car ce n'est pas la première fois que des méthodes un peu biscornues sont utilisées pour "prouver" une partie des théories scientifiques. Une simple recherche dans une base de données médiatiques ou sur google rappellera les nombreuses et célèbres arnaques (ogm, clonage, etc) des dernières années. Tenez, prenez ce célèbre et récent exemple.
Lors de la découverte d'un "homme préhistorique" au Tchad qui fit tant de tapage médiatique pendant 1 ou 2 mois, un professeur d'un très célèbre institut scientifique de France fustigea son cher collègue qui en rajoutait tant et plus sur les plateaux de télévision, avec "son" "chaînon manquant."


Et ce professeur de rappeler que parler d'homme avec un restant de crâne était pas scientifique, et qu'en prime, publier des dessins d'extrapolation de l'apparence, où on tirait vers l'humain au niveau nasal, alors que le nez est justement ce qu'il manque (cartillage & chair disparaissant), et qu'en plus les orbites occulaires étaient typiquement simiesques et non pas humaines.. Ce scientifique cita clairement l'idéologie comme moteur de recherche chez son célèbre confrère.
Le vrai scientifique n'était pas invité des télévisions, le vendeur d'esbrouffe oui. Car on en a même vendu des films, les enfants en ont été abreuvés comme "sujet scientifique obligatoire"... et le soufflé est retombé. Donc méfiance de rigueur. Ensuite, sur le problème où on voudrait mèler la religion et même en faire l'accusée, il y a beaucoup à redire. A commencer que l'on confond quasi partout sur terre l'Église - qui est Orthodoxe ou n'est pas - avec ce qui se prétend l'être (vatican) et qui en effet depuis des siècles mène aussi une guerre anti-science. C'est une erreur. Et la science en commet d'autres. Petit aperçu:a. L'Église n'est pas partie-prenante mais subit les "dégâts collatéraux" de la lutte "création contre évolution." Et entre ses protagonistes, tous les coups sont bons, et des implications sociologiques et politiques non-négligeables découlent de certaines "découvertes." Bien des dictatures – même sous apparence de régimes "démocratiques" – ont basé leur "justification" sur les principes darwiniens stricts. En Russie, l'Église appelait l'an dernier le monde scientifique à un peu plus d'humilité et de rigueur, et, puisque pour les scientifiques (athées) le darwinisme pur et dur était "prouvé," elle demandait que cela puisse être débattu de la même manière que les scientifiques prétendent vouloir débattre et même interdire toute interprétation religieuse. Le débat n'a toujours pas été accepté. Par la suite, et c'est un problème pas assez soulevé, elle a réagit car les programmes scolaires imposent aux enfants des vues présentées comme "certaines" alors qu'un certain nombre d'entre elles relèvent de l'hypothèse.
Et des parents ont commencé à s'élever contre le système d'athéisme obligatoire dans l'enseignement, héritage soviétique, résidu non-expurgé... que devraient-ils dire en Belgique ou en France, où c'est carrément dogme public?!
b. Pour la question des origines de l'humain, une des "clés" du système serait – je ne suis pas scientifique – "l'Ève mitochondriale" et les recherches d'ADN ont travaillé dessus. On lit des résultats pour l'origine et la datation qui vont au "tout Afrique," par principe idéologique, et d'autres qui rejettent par principes idéologiques opposés. Dans les 2 cas, la méthodologie consiste parfois à utiliser les paramètres de ce qu'on veut définir de manière différente. Voire à utiliser le résultat que l'on veut comme .. point de départ. En réalité, nous nous trouvons aujourd'hui face à une foule de théories ayant toutes, sans exception, la prétention d'être "vérité scientifique," et nous serions priés de cesser d'être "obscurantistes" face à cette foule de contradictions flagrantes.
c. "The Mitochondrial Clock" est une page en anglais. L'auteur est visiblement un "créationiste," et n'est pas Orthodoxe. Mais il parle de ce problème de méthodologie.
Ce qui nous intéresse particulièrement dans son article, comme Orthodoxes, c'est comment la méthodologie habituelle a été entièrement remise en question. En bref et si j'ai bien tout compris, les scientifiques avaient pour principe de calcul X centaines d'années avant changement dans la génération au niveau adn. Ils utilisaient des extrapolations basées sur ce qu'ils estimaient être la norme pour les races de grands singes, et considérant que l'homme est une évolution du singe – ce qui, en l'absence de preuve scientifique formelle, est donc une démarche strictement idéologique, pas scientifique, soit dit en passant – dès lors, ils extrapolaient à nouveau aux humains leurs données supposées pour les singes. La méthode des approximations est classique et utilisée dans divers domaines, elle n'est pas méprisable en soi – il faut bien des points de comparaison – mais quand elle est utilisée comme base voire comme "preuve," elle quitte simplement le domaine scientifique et rentre dans l'idéologie, athée en l'occurrence.
Comment donc la méthode de calcul s'est vue remise en question, de manière radicale? Lors de la découverte des saintes reliques de la famille impériale martyre de Russie! En utilisant les critères habituels de calcul, rien ne correspondait. Ils ont dû tout réévaluer, car d'autres indices prouvaient que c'était bien la découverte des restes sacrés du tsar-martyr et des siens. En réévaluant la fameuse "horloge," ils sont parvenus aux résultats. Mais du coup, la base de calcul habituelle tombait à l'eau pour toutes les découvertes "d'hominidés"
The Mitochondrial Clock: TICKING SINCE CREATION?
http://www.imssdarm.org/Publications/youthanchor/archive/mtclock.htm
Et on quitte le domaine de l'affrontement idéologique quand on voit que le magazine scientifique français "La Recherche," il y a quelques années, publiait une étude sur cette "Ève mitochondriale," où on avait recalculé la chronobiologie et cela ramenait l'ancêtre commun par branche maternelle aux tous débuts... de l'ère de l'écriture. Soit après les hominidés, les cavernes, etc.. et.. très très loin après les singes et l'hypothétique "embranchement" vers l'humain.
"Quelle que soit la cause possible d'un rythme de mutation plus rapide, les spécialistes de l'évolution se posent surtout des questions sur ses conséquences. Ils ont par exemple calculé que l'« Eve mitochondriale » - la femme dont l'ADNmt
serait l'ancêtre de celui de tous les humains - vivait en Afrique il y a quelque 100 000 à 200 000 ans(III). Avec la nouvelle horloge, elle aurait à peine 6 000 ans."
d. La Foi n'a pas pour vocation d'expliquer la géologie, mais la science n'est pas là pour expliquer les raisons philosophiques des choses. Car la science n'a déjà pas les moyens de prouver de manière 100% certaine tout ce qu'elle "découvre" – à savoir des choses qui existent déjà, qui la précèdent – voire de transformer la plupart de ses théories en "lois irréfutables," alors imaginer qu'elle pourrait juger, peser, analyser ce qu'elle ne comprend pas et qui restera toujours inaccessible à ses outils d'analyse...
Et pour tout (candidat) scientifique, avant de proclamer une nouvelle "découverte" ou théorie "bouleversante" et "fermement établie," ne serait-il pas bon d'aller d'abord vérifier les critères de falsificabilité tels qu'établis par le grand philosophe des sciences, Karl Popper, et d'y confronter ce qu'il pense être "vérité scientifique" suite à ses travaux?
http://fr.wikipedia.org/wiki/Karl_Popper
Cela étant dit, le débat a encore de beaux jours devant lui et c'est très bien ainsi, ça ramènera sérénité et humilité. De tous côtés. Enfin, chez ceux que la "vérité vraie" intéresse..
A (re)lire :
Une lecture spirituello-philosophique de Genèse 1-3 (p. Patrick Reardon, patriarcat d'Antioche)
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http://www.trekearth.com/gallery/North_America/United_States/photo595636.htm
"Détail d'Ex Nihilo, une frise d'une puissance subtile et extraordinaire crée pour la cathédrale nationale à Washington DC par Frederick Hart, qui a intuitivement employé la spirale logarithmique en organisant sa composition.
En 1974, le sculpteur, alors âgé de 31 ans, fut commissionné pour 3 frises pour la façade ouest de la cathédrale – peut-être la plus importante sculpture religieuse du 20ème siècle. En termes d'architecture, la description du programme de sculpture comprend les 3 tympans de portails, chacun supportés par une colonne, un personnage central – une saint Pierre, une Adam et une saint Paul. La sculpture représentant la création des humains, Ex Nihilo, devait être placée au portail central, et la création du jour et de la nuit respectivement aux portails latéraux.
L'ami de Hart, l'auteur Tom Wolfe, a décrit la frise comme "dépeignant l'humanité qui émerge du rapide tourbillon de chaos." Ce rapide tourbillon est en effet une description appropriée pour ce maelström de 8 corps qui semblent sortir spontanément de la masse de pierre. Mais peut-être que l'inspiration de la composition se trouvait dans les messages subliminaux que nous recevons de la nature et de ses formes de tournesols, cyclone et nautiles. (..)"
[Né en 1943, Hart a été frappé d'un ACV à 54 ans, le paralysant du côté gauche, lui faisant perdre sa capacité de perception dans l'espace. En août 1999, 18 mois après l'ACV, on lui diagnostiqua un cancer et 3 jours plus tard il en mourut.
De sa création, il disait : "J'ai vu Ex Nihilo comme étant une simple expression de création, comme la métamorphose de l'esprit divin et de l'énergie. Les personnages émergent hors du néant du chaos, pris dans l'instant de l'éternelle transformation – la majesté et le mystère de la force divine dans un état de devenir." Sa veuve, Lindy Hart, expliqua que c'était la forme tourbillonnante d'un groupe de nuages qui avait inspiré son mari – un peu comme la légende le dit pour Michelangelo et sa formation de nuages dans la chapelle sixtine.]
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Un vrai scientifique, de renommée mondiale, et Orthodoxe? Dmitri Ivanovich Mendeleev (1834-1907)

Né à Tobolsk, en Sibérie, dernier d'au moins 14 enfants, survécu à plusieurs attaques de tuberculose qui emportèrent une partie de sa famille au cours de sa jeunesse.
Sa mère, veuve, parti pour Moscou où elle tenta de le faire admettre à l'université, mais en vain. Elle parti alors pour Saint-Petersbourg et grâce à un ami, il pu y entrer à l'automne 1850. Maria, sa mère, mourut peu après, puis sa soeur Élisabeth. Turberculose..
Plus tard, Dmitri Mendeleev allait honorer la mémoire de sa mère dans son "Livre des Solutions"
"Cette étude est dédiée à la mémoire d'une mère, de la part de son plus jeune enfant. Dirigeant une entreprise, elle ne pu l'éduquer que par son propre travail. Elle l'instruisit par l'exemple, le corrigea avec amour, et afin de le consacrer à la science, elle quitta la Sibérie avec lui, dépensant ainsi ses dernières ressources et forces."
"En mourant, elle lui dit: 'Abstiens-toi des illusions, insiste sur le travail et non pas sur les paroles. Cherche patiemment la vérité divine et scientifique.' Elle comprenait combien souvent les méthodes dialectiques trompaient, et qu'il y avait encore tant à apprendre, et comment, avec l'aide de la science, sans violence, avec amour mais fermeté, toute superstition, toute contre-vérité et toute erreur sont effacées, apportant à leur place la sécurité de la vérité méconnue, la liberté, pour continuer dans le développement, le bien-être général, et le bonheur intérieur. Dmitri Mendeleev tient pour sacrées les paroles d'une mère mourante."
Il se montra digne de la confiance maternelle, et ses études allèrent bon train. Hélas, en 3ème année, il fut frappé par une maladie qui le tint alité un an durant. Mais il poursuivit ses études grâce aux professeurs et élèves lui rendant visite pour lui donner la matière, etc. Mendeleev obtint son diplôme comme prévu, couronné par la médaille de l'excellence pour sa première place. Puis il se lança dans la vie du chercheur passionné.
Anecdote : dans la mentalité occidentale moderne, on affirme souvent qu'il a été bigame. Cela provient de l'ignorance du typikon russe strict. Mendeleev avait divorcé de sa première femme en 1876, et n'avait pas tout à fait attendu le délai prescrit de 7 ans pour se remarier. D'où il était quelque part spirituellement considéré comme "bigame," mais pas effectivement.
Il avait épousé Feozva Nikitchna Lascheva en 1863; cependant, c'était un mariage arrangé par sa soeur aînée Olga, qu'il n'avait qu'accepté par coutume familiale. Ils eurent 2 enfants, mais lui vivait pour la science. Et la question de la bigamie se posa une première fois : vu ses absences, Feozva lui demanda un jour s'il était marié à elle ou à la science, et il répondit "au 2, sauf si c'est de la bigamie. Dans ce cas, je suis marié à la science."
En janvier 1882, il épousa par amour Anna Ivanova Popova, et sa vie changera. Il n'y avait que 6 ans depuis le divorce, mais il se remaria quand même. Et le mariage civil n'existait pas à l'époque, d'où toute conjecture sur ce que disait l'Église reste.. conjecture. L'influence du tsar Alexandre n'est cependant probablement pas étrangère à ce remariage "un peu avant la date prévue;" quand on lui fit remarquer cet état de fait, le tsar répondit avec humour : "Oui, Mendeleev a deux femmes, mais moi je n'ai qu'un seul Mendeleev!"
Anna Ivanova fera de Dmitri un homme neuf. Ils auront 4 enfants, il se lancera dans la peinture, et sera même admis à l'Académie des Arts.

C'est en 1869 qu'il établira son célèbre principe ayant donné naissance au "tableau périodique des éléments." Le 29 novembre 1870, il s'avança dans son concept en déclarant qu'il était possible de prédire les propriétés d'éléments non-découverts. Et il établit celles de 3 nouveaux éléments encore non-découverts – aluminium, bore et silicium. Il suggéra leurs propriétés, y compris la densité, rayon, et leur ratio de combinaison avec l'oxygène, entre autres. Une partie du monde scientifique fut perplexe, et nombreux se moquèrent des prédictions de Mendeleev. Jusqu'à ce qu'en novembre 1875, après 5 ans de moqueries, enfin la preuve. Le Français Lecoq de Boisbaudran découvrit un des éléments prédits (aluminium) qu'il nomma Gallium, et là les idées de Dmitri furent prises au sérieux. Les deux autres éléments furent découverts par la suite, et leurs propriétés furent trouvées remarquablement similaires à celles prédites par Mendeleev. Ces découvertes, confirmant ses prédictions et donnant assise à sa loi, le placèrent au sommet du monde scientifique. Il avait 35 ans lorsqu'il présenta son premier travail sur le sujet.

Bien que le "tableau de Mendeleev" ou "Tableau / classification périodique des éléments" soit probablement une des rares vraies grandes découvertes scientifiques à valeur universelle des 2 derniers millénaires – puisqu'à elle seule elle ouvrit la compréhension de tant d'autres – Mendeleev n'obtint pas le prix Nobel. Il avait été présenté au vote en 1906. Un des membres du comité expliqua la non-attribution par le fait que l'oeuvre de Mendeleev, entamée en 1869, était déjà largement acceptée comme étant la base de la connaissance chimique, et avait déjà été utilisée par le chimiste italien Stanislao Cannizzaro. Quand on voit à qui et pour quoi ils attribuent certains prix Nobel, c'est plutôt un honneur! Dmitri Mendeleev mourut le 20 janvier 1907, en paix, occupé à lire "Le voyage au Pôle Nord," un roman de Jules Vernes. Il était âgé de 72 ans.

Sur Wikipédia anglo-saxon, il est logiquement repris dans la liste des personnalités Orthodoxes célèbres :
http://en.wikipedia.org/wiki/List_of_Eastern_Orthodox_Christians

10 mars 2008
LET THERE BE ROCK! (Dynamis - Genèse 1,1-13)
Genèse 1:1-13 LXX - 1ère lecture aux Vêpres, Lundi du début du Carême
Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre. La terre était informe et vide, les ténèbres couvraient l'abîme et l'Esprit de Dieu planait sur les eaux. Dieu dit: "Que la lumière soit!" Et la lumière fut. Dieu vit que la lumière était bonne, et il sépara la lumière des ténèbres. Dieu appela la lumière Jour, et les ténèbres Nuit. Le soir vint, puis le matin: ce fut le premier jour. Dieu dit: "Qu'il y ait un firmament entre les eaux, et qu'il les sépare les unes des autres." Et il en fut ainsi. Dieu fit le firmament, et il sépara les eaux qui sont au-dessous du firmament de celles qui sont au-dessus. Dieu appela le firmament cieux. Le soir vint, puis le matin: ce fut le second jour. Dieu dit: "Que les eaux qui sont au-dessous des cieux se rassemblent en un seul lieu, que le continent apparaisse." Et il en fut ainsi. Dieu appela Terre le continent et Mer la masse des eaux. Et Dieu vit que cela était bon. Dieu dit: "Que la terre produise de la verdure, des herbes portant semence, des arbres fruitiers de toute espèce, donnant sur terre du fruit contenant sa semence." Et il en fut ainsi. La terre produisit de la verdure, de l'herbe portant semence de toute espèce, et des arbres de toute espèce, produisant du fruit contenant sa semence. Dieu vit que cela était bon. Le soir vint, puis le matin: ce fut le troisième jour.
Genèse 1,1-13, en particulier le verset 1 : "Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre."
La Genèse appelle à la foi en Dieu – à avoir confiance en Lui et à s'engager pour Lui, dépassant l'intuition humaine, surpassant toute vision des hommes et les intuitions des philosophes. La Genèse est révélation, révélation par Dieu de Lui-même, rapportée au monde par Son saint prophète Moïse. Saint Basile disait de Moïse : "C'est cet homme, que Dieu jugea digne de Le contempler, face à face, comme les Anges, qui nous communique ce qu'il a apprit de Dieu. Écoutons les paroles de vérité écrites sans l'aide de "l'éloquence persuasive de la sagesse humaine" (1 Co 2,4)."
En effet, bien-aimés, lisez et fêtez les comptes-rendus que Moïse a faits de l'auto-révélation de Dieu. Le saint donne une bénédiction que l'Église nous présente comme lecture des jours de semaine durant le Grand Carême. Comme le dit le titre du livre, Genèse, cela signifie "origine," de sorte que Moïse nous partage nombre des origines qui sont nées de la volonté de Dieu. Cette première semaine de lectures met l'accent sur l'origine de l'ordre créé, en particulière sur l'origine de l'humanité et les laides réalités planant au dessus de notre race : le péché et la mort.
La Genèse commence avec la création des cieux et de la terre par Dieu. Dieu parla, et comme dit saint Basile, "l'ordre fut en lui-même opération, et un état des choses fut amené à l'être, tel que l'esprit de l'homme ne saurait imaginer de plus agréable pour notre jouissance." Dans ce passage, nous apprenons beaucoup à propos de Dieu, quand bien même beaucoup de ce qui Le concerne reste et restera toujours nimbé dans le Mystère. Nous rencontrons le Dieu éternel Qui est le Seigneur de l'histoire. Nous découvrons que Dieu est "partout présent et remplit tout," tout en étant distinct de Sa création.
Dieu est l'Acteur Premier dans le récit de la Genèse. Dans les lectures de cette semaine, Il est dévoilé comme étant le Créateur Qui "crée" les cieux et la terre. Comme saint Basile nous le fait remarquer, le Verbe de Dieu est efficace, non pas comme les paroles humaines qui ne sont que des sons émis. "Et Dieu dit... et elle fut.." (Gn 1,3). Toutes choses furent amenées à l'être par le Verbe de Dieu, exprimé, créatif, "et sans lui, rien n'a été fait" (Jn 1,3). La révélation du Dieu Trinitaire se trouve incorporée dans ce passage, explicitement, quoique Dieu en tant que Tri-Unité de Personnes n'est pas explicitement manifeste. Dieu Se manifeste pour finir définitivement dans la Théophanie au Baptême du Seigneur Jésus. Cependant, la Foi Chrétienne affirme que toutes les trois Personnes créent : le Verbe de Dieu le Père amena toutes choses à l'être alors que "l'Esprit de Dieu planait sur les eaux" (Gn 1,2).
De plus, dans ce passage, Dieu est révélé comme étant le Seigneur agissant dans l'Histoire. Remarquez 2 détails concernant le verset d'ouverture : "Au commencement, Dieu fit les cieux et la terre" (Gn 1,1). Tout d'abord, il y aura une fin au temps, de même qu'il y a eu un commencement. L'ordre créé n'est pas un incessant cycle répétitif d'être et d'extinction. C'est l'histoire, comme saint Basile l'explique : "Les dogmes de la fin, et du renouveau du monde, sont annoncés à l'avance dans ces brèves paroles placées en tête de l'histoire inspirée.. C'est que ce qui a commencé dans le temps est condamné à parvenir à une fin dans le temps." L'évêque Kallistos (Ware) explique la même chose : "Dieu crée le monde.. la Création n'est pas un événement dans le passé mais une relation dans le présent." Le Verbe nous maintient dans l'être, et nous existons!
Pour finir, Dieu est révélé comme étant Celui Qui est "Autre" par rapport à Sa création physique. Le panthéisme est balayé. Dieu crée hors du néant, sans modeler ni former ni manipuler quelque chose qui aurait déjà existé. L'évêque Kallistos note : "Dieu n'avait nulle obligation de créer." Au contraire, comme fait remarquer saint Jean Chrysostome,
"C'est Toi Qui nous a amenés du non-être à l'être." L'ordre créé est "fait" par Dieu "de ce qui n'était pas" (2 Macc. 7,28).
Les laïques modernes qui s'attardent inlassablement sur des interactions imaginaires de forces existantes pour expliquer l'univers, révèlent, comme le fait remarquer saint Basile, "leur athéisme profond.. [pour qui] rien ne serait gouverné.. et que tout ne serait que fruit du hasard."
Gloire et louange à Dieu, l'Artisan suprême de tout ce qui a été sagement et habilement créé.
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