"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes. Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)

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09 février 2016

Saint Shio (Syméon) Mgvime, Géorgie (6ième s.)

http://www.stjohndc.org/stjohndc/English/Saints/9705c.htm
Saint Shio naquit à Antioche en Syrie. Ses parents étaient Chrétiens, et élevèrent leur fils, leur seul héritier. Le jeune homme reçut une bonne éducation, apprit les Écritures Saintes, et déjà en son jeune temps il fut gratifié de la capacité à interpréter la Parole de Dieu.

Ayant entendu parler du saint ascète Jean, Shio quitta secrètement le domicile parental et partit rejoindre le saint. Le vénérable Jean renvoya le jeune à ses parents, après avoir prédit que ses parents feraient profession monastique. La prophétie fut rapidement accomplie : Shio distribua son héritage et reçut la tonsure de saint Jean.

20 ans plus tard, Shio, parmi 12 autres disciples choisis par saint Jean, partit pour l'Ibérie (Géorgie) afin d'y prêcher la Parole de Dieu. Avec la bénédiction d'Eulabius, le Catholicos de Géorgie, et son maître, saint Shio s'installa dans une caverne à l'ouest de la ville de Mtskheta, où il entama une lutte ascétique fort sévère, durant laquelle il sera gratifié de nombre de merveilleuses visions. La vie solitaire de l'ascète fut découverte, et bientôt le lieu du combat du saint se transforma en monastère, dans lequel une église fut fondée par ce vénérable, dédiée à la Très Sainte Trinité. Par la suite, d'autres églises furent érigées : en l'honneur de la Mère de Dieu et de Jean le Précurseur. Toutes les églises furent consacrées par le Catholicos Macaire. Le nombre des frères grandit, alors le vénérable béni la fondation du monastère de Mgvime en leur faveur, pendant que lui-même continua sa lutte pour le Salut en reclus. Saint Shio s'endormit le 9 mai, après avoir Communié aux Saints Mystères le jour d'avant, et ayant donné aux frères ses salvifiques instructions finales.

Les reliques de cet ami de Dieu furent enterrées dans le monastère qu'il avait fondé.

Saint Shio est connu pour être l'auteur de 160 instructions pour les frères.

Et voici le monastère :
en anglais : http://www.oca.org/pages/events/2004/04.April/0416TbilisiGEORGIA/0419TbilisiGEORGIA-MonasteryVisits/

en français : http://www.encyclopedie-universelle.com/abbaye-origines-asie-georgie.html



22 août 2012

Nouvelle découverte d'une antique église en Géorgie

Une antique église a été découverte à Kakhetia, Géorgie



13 août 2012, Pravoslavie.ru

Des archéologues ont découvert une église qui a été construite à Kakheti au 5ème siècle, et détruite au 14ème siècle. Telle est la conclusion tirée par les experts qui ont récemment annoncé la nouvelle de cette découverte remarquable. Les spécialistes de l'Agence Nationale pour la Protection de l'Héritage Culturel sont arrivés dans la vallée du fleuve Duruji, sur le territoire de Dolochopi, où une église des débuts de l'ère chrétienne a été retrouvée.
Selon les premières investigations, les dimensions de l'église ne sont pas inférieures à celles du massif monument d'architecture chrétienne en Géorgie, Sioni Bolnisi. Des tombes d'importance historique ont aussi été retrouvées sur le territoire de l'église, mais elles ont été pillées.


19 novembre 2008

Saint Hilarion le Géorgien, moine et thaumaturge de Thessalonique



http://ocafs.oca.org/FeastSaintsViewer.asp?FSID=103336

Commémoré le 19 novembre
Saint Hilarion le Géorgien était le fils d'un aristocrate Kakheti. Il y avait d'autres enfants dans la famille, mais seul Hilarion fut consacré à Dieu dès sa naissance. Le père d'Hilarion construisit un monastère sur sa propre terre, et le garçon y fut élevé.
A l'âge de 14 ans, Hilarion quitta le monastère et la garde de son père, et s'installa dans une petite caverne, dans le désert de Davit-Gareji (*). Il y demeura 10 ans.
Bien vite, dans tout l'Est de la Géorgie, on apprit l'existence de l'angélique jeûneur et infatigable intercesseur en prière. Des foules s'amassèrent près de sa caverne pour recevoir instruction, bénédictions et conseils. Lorsque l'évêque de Rustavi vint visiter Hilarion, il l'ordonna prêtre. Peu après, il fut élu higoumène de la Laure de saint Davit de Gareji.
Après son ordination, le saint père fut plus que jamais loué par son peuple, et il décida de quitter sa patrie. Hilarion choisit un des frères pour le remplacer comme higoumène du monastère, et partit en pèlerinage à Jérusalem.
En chemin, le vénérable Hilarion fut attaqué par une bande de cruels brigands. Ils essayèrent de tuer le saint père, mais leurs mains se desséchèrent aussitôt. Lorsque les bandits terrifiés comprirent que Dieu les avait punis pour avoir osé lever la main et tenté de tuer le saint, ils tombèrent à genoux devant saint Hilarion et implorèrent son pardon. Le bienheureux père les bénit du Signe de la Croix, les guérit et les laissa repartir en paix.
Saint Hilarion vénéra les lieux saints à Jérusalem, puis s'installa dans une caverne dans le désert du Jourdain – selon la tradition, le saint prophète Élie avait séjourné dans la même caverne.
Une nuit, saint Hilarion eut une vision : il se tenait devant la très sainte Mère de Dieu, au milieu de 12 hommes, sur le Mont des Oliviers, à l'endroit de l'Ascension de notre Seigneur. La sainte Vierge lui dit : "Hilarion, rentre dans ta patrie, et prépare un repas pour le Seigneur, mon Fils!"
Se réveillant, Hilarion comprit cette vision tant avec son coeur qu'avec son esprit, il se leva et repartit aussitôt pour sa patrie.
A son retour en Géorgie, saint Hilarion apprit le décès de son père et de ses frères. Sa mère lui donna, comme unique fils, l'héritage familial.
Le bienheureux Hilarion fonda un couvent avec les ressources qu'il avait héritées, donna des terres à la communauté monastique, et lui donna ses règles. Il rassembla ensuite 76 ascètes fort dignes, et fonda un monastère pour hommes. Il distribua le restant de ses biens aux pauvres et nécessiteux.
Comme autrefois, les nouvelles des exploits spirituels de saint Hilarion se répandirent rapidement dans toute la Géorgie. Nombreux voulurent recevoir ses bénédictions et conseils, mais lorsque le clergé annonça son intention de le faire consacrer évêque, il quitta la Géorgie pour la seconde fois. Il prit 2 compagnons de voyage et partirent ensemble pour Constantinople.
Après le long voyage, Hilarion et ses compagnons parvinrent pour finir au Mont Olympe, en Asie Mineure, et s'installèrent dans une vieille petite église abandonnée. Lors des Vêpres du samedi de la tyrophagie, le responsable des veilleuses du monastère saint Joannice le Grand vint dans cette église pour allumer une veilleuse devant une Icône. Voyant que quelque personnes s'y étaient installées, il leur amena de la nourriture.
Le samedi suivant, lors de la fête de saint Théodore Tyron, le même moine revint dans cette église, et il vit que les frères avaient passé toute la semaine à n'avoir que quelques lentilles pour manger. Ils n'avaient pas touché à la nourriture qu'il leur avait apportée. Alors le moine demanda à saint Hilarion ce dont ils avaient besoin, et Hilarion demanda des prosphores et du vin pour le Sacrifice non-sanglant, l'Eucharistie. C'est ainsi que saint Hilarion put célébrer la Liturgie au moment approprié, recevoir la sainte Communion, et donner les saints Dons aux frères.
Lorsque l'higoumène de la Grande Laure apprit qu'une Liturgie avait été célébrée par un prêtre inconnu, dans une langue autre que le grec, il se fâcha et ordonna à son assistant de cellule et à plusieurs autres moines de chasser les étrangers de la propriété du monastère. Mais saint Hilarion répondit en grec au serviteur, et demanda la permission de passer la nuit dans l'église, promettant de partir au matin.
Cette nuit-là, la Mère de Dieu apparut dans une vision à l'higoumène de la Laure. Elle se tint au pied de son lit et lui adressa des reproches, disant "Espèce de fou! Qu'est-ce qui t'a poussé à chasser ces étrangers, qui ont quitté leur patrie par amour pour mon Fils et Dieu? Pourquoi as-tu enfreint le commandement de l'hospitalité, et de faire miséricorde à l'étranger et au pauvre? Ignores-tu qu'il y en a beaucoup qui vivent sur cette montagne et qui parlent la même langue que ces gens-là? Eux aussi louent Dieu ici. Celui qui manque de les accueillir, il est mon ennemi, car mon Fils m'a confié de les protéger et de veiller à ce que leur Foi Orthodoxe ne vacille pas. Ils croient en mon Fils et ont été baptisés en Son Nom!"
Le lendemain matin, l'Ancien tomba à genoux devant saint Hilarion, supplia son pardon pour son impertinence, et demanda qu'il veuille bien rester au monastère. Saint Hilarion consola l'ancien et accepta de rester.
Saint Hilarion resta 5 ans sur le Mont Olympe, puis repartit pour Constantinople, afin d'y vénérer la Vivifiante Croix de notre Seigneur. De là, il fit le voyage vers Rome afin de vénérer les tombeaux des saints Apôtres Pierre et Paul. En chemin pour Rome, il guérit par ses prières un homme paralysé. Après avoir passé 2 ans à Rome, saint Hilarion repartit pour Constantinople. En chemin, dans la ville de Thessalonique, le bienheureux Hilarion s'arrêta à la maison du préfet pour se reposer. A son arrivée, une servante portait hors de la maison un garçon de 14 ans, paralysé, et elle le déposa au soleil. Le saint demanda de l'eau à la femme, et lorsqu'elle la lui eu apportée, il bénit l'enfant avec le Signe de la Croix, et le guérit. Aussitôt le garçon courut vers sa maman, et saint Hilarion quitta vite l'endroit.
Mais le préfet, qui était le père de l'enfant, avait vu le miracle se produire, et il ordonna de rechercher le thaumaturge. Lorsqu'ils l'eurent trouvé, ils le lui amenèrent, et le préfet supplia saint Hilarion de rester à Thessalonique, et de se choisir lui-même un lieu pour demeurer et continuer son oeuvre miraculeuse.
Reconnaissant en ce préfet un véritable ami de Dieu, le saint donna suite à la supplique et accepta de rester. Le préfet bâtit une église au lieu choisit par Hilarion, et il ne fallut pas longtemps avant que toute la ville n'ait entendu parler de saint Hilarion et de ses miracles.
Saint Hilarion vécu le restant de ses jours à Thessalonique. Lorsque le Seigneur lui fit connaître le jour de son repos, il appela le préfet, le remercia, et lui donna instruction d'aimer les moines et tous les miséreux, et d'être juste et miséricordieux.
Le saint s'endormit dans le Seigneur le 19 novembre 875, et le préfet affligé lui fit préparer un tombeau de marbre. Ceux qui étaient malades et approchaient de la tombe de saint Hilarion avec foi furent guéris de leurs infirmités.
Le préfet et l'archevêque de Thessalonique informèrent l'empereur Basile le Macédonien (867-886) au sujet des miracles qui avaient lieu sur la tombe du saint père. L'empereur informa à son tour les moines du Mont Olympe venus le visiter, et parmi eux, il advint que se trouvait l'higoumène qui autrefois avait voulu chasser saint Hilarion de l'église. L'empereur Basile s'intéressa aux disciples de saint Hilarion et à ses compatriotes, suite aux récits des miracles d'Hilarion. Les 3 disciples de saint Hilarion lui furent présentés, et l'empereur fut frappé de leur sainteté, au point qu'il les envoya auprès du patriarche de Constantinople pour recevoir sa bénédiction. Reconnaissant aussitôt que les 3 anciens étaient remplis de la grâce divine, le patriarche recommanda à l'empereur de les combler d'honneurs.
Alors, l'empereur invita les 3 anciens à choisir pour eux et pour leurs compatriotes un des monastères de Constantinople. Les pères déclinèrent doucement la proposition, car ils ne voulaient pas vivre dans la grande ville si bruyante. Ils demandèrent plutôt de l'empereur de leur faire construire des cellules hors de la capitale. C'est ainsi que l'empereur fit construire une grande église dédiée aux saints Apôtres, en un lieu que les pères Géorgiens avaient choisit, dans un ravin, où tombait une cascade d'eau fraîche, en bas d'une petite colline, et il se creusa une cellule pour lui-même. Le monastère fut appelé "Romana," du nom du ruisseau.
Plus tard, l'empereur envoya ses 2 fils, Léon et Alexandre, afin qu'ils soient éduqués par les saints pères. L'empereur Basile chercha à ramener les saintes reliques de saint Hilarion dans la capitale, mais le peuple de Thessalonique ne le permit pas. A la fin, il fut nécessaire pour les envoyés de l'empereur de cacher le cercueil sacré et de l'emporter en secret à Constantinople.
L'empereur, le patriarche et tout le peuple se rassemblèrent pour l'arrivée des reliques de saint Hilarion et les reçurent avec des hymnes de gloire et des prières. Avant d'avoir pu construire un mausolée dédié, l'empereur conserva les saintes reliques de saint Hilarion dans sa propre chambre. Trois nuits après l'arrivée des reliques, Basile fut réveillé par un parfum inhabituel. Nul à la court ne pu en découvrir la source.
Lorsque l'empereur se réveilla à nouveau, saint Hilarion lui apparu dans ses appartements et lui dit : "Tu as fait un beau geste en voulant préparer une demeure pour mes restes. Mais le doux parfum que tu sens, il a été gagné dans le désert, pas dans la ville. Dès lors, si tu désires les bénédictions divines, rapporte-moi au désert!"
L'empereur expliqua cet événement merveilleux au patriarche et au préfet, et avec leur consentement, il amena les saintes reliques de saint Hilarion au monastère de Romana.



Temps de tempête sur une baie de Géorgie,
par Frederick Horsman Varley


(*) Le désert de Davit-Gareji se trouve dans le sud-est de la Géorgie. La région tire son nom d'un des 13 Pères Syriens, saint Davit de Gareji, qui s'y était installé. Quelques 20 monastères et sketes, dont la Laure Saint Davit (aussi appelée monastère Davit-Gareji) et le monastère de saint Jean le Baptiste se trouvent dans ce désert de Davit-Gareji. De nos jours, 3 sont encore actifs.

Excellente question SMS de Pieter : quelle relation avec "saint Hilarion d'Ibérie" mentionné (je présume) dans certaines autres traductions du calendrier liturgique pour ce 19 novembre?
Réponse : il s'agit du même saint. L'Ibérie est l'ancien nom d'une partie importante de l'actuelle Géorgie; on parle parfois d'Ibérie caucasienne pour ne pas la confondre avec la Péninsule Ibérique (Espagne & Portugal).

Voir aussi sur le site de Claude Lopez-Ginisty une section dédiée aux saints de Géorgie, aussi peu connus chez nous que nos propres saints Orthodoxes (ça situe..)
http://orthodoxologie.blogspot.com/search/label/Saints%20G%C3%A9orgiens

Quelques uns en anglais, et des notes techniques sur l'hagiographie géorgienne:
http://www.angelfire.com/ga/Georgian/index2.html

et le livre à acquérir (en anglais) :
"The Lives of the Georgian Saints," by Archpriest Zakaria Machitadze
http://www.sainthermanpress.com/catalog/chapter_five/Lives_of_the_georgian_saints.htm


Informations (en anglais) sur le livre, raisons de sa traduction & republication, extraits de diverses Vies :
http://www.pravoslavie.ru/english/7213.htm


mise à jour 20/11

Réponse à la question d'un lecteur (voir commentaires ci-dessous), à savoir quand la Géorgie a-t'elle commencé à recevoir le Christ Sauveur :
c'est sainte Nina, une esclave, qui a apporté le saint Évangile du Salut en Géorgie, dans les années 300 (4ème siècle). Voir ces divers articles en anglais & en français:

http://www.fatheralexander.org/booklets/english/saints/nina_georgia.htm

A pilgrimage to Orthodox Georgia

http://orthodoxie.sosblog.fr/Premier-blog-b1/Ste-Nina-ou-Nino-Egale-aux-Apotres-illuminatrice-de-la-Georgie-14-27-janvier-b1-p183.htm



01 mai 2008

Tamara la grande, sainte impératrice de Géorgie (+ 1213)


http://ocafs.oca.org/FeastSaintsViewer.asp?FSID=101261
résumé :
La sainte impératrice de Géorgie, Tamara la Grande, naquit vers 1165. Elle était descendante de l'antique dynastie géorgienne des Bagratid, et en 1178, elle devint co-régente avec son père, Georges III. Le règne de sainte Tamara est connu comme l'Age d'Or de l'histoire de Géorgie. L'impératrice Tamara était d'une profonde piété et, continuant l'oeuvre entreprise par son grand-père, le saint empereur saint David III le Restaurateur (26 janvier), elle encouragea la prédication de la Foi Chrétienne à travers la Géorgie, en plus de la construction d'églises et de monastères. En 1204, le gouverneur du sultanat de Ruma, Rukn-en-Din, lui adressa un courrier par lequel il demandait à l'impératrice Tamara de faire renoncer la Géorgie au Christianisme et d'accepter l'islam.
L'impératrice refusa cette demande, et au cours d'une bataille historique près de Basiani, l'armée géorgienne défit la coalition des chefs musulmans. La sage conduite des affaires de l'impératrice Tamara lui valu l'affection de toute la nation. Elle passa les dernières années de sa vie au monastère des Cavernes de Bardzia. La noble princesse y avait une cellule reliée à l'église par une fenêtre, à travers laquelle il lui était possible de se joindre à la prière durant les divins Offices. Elle mourût en paix en 1213, et fut comptée au nombre des Saints. Sa mémoire est célébrée 2 fois, le 1er mai, dies natalis, et aussi le Dimanche des Femmes Myrophores.
.

15 mars 2008

Géorgie: bientôt la paix via le retour à la monarchie, grâce au patriarche?

Le Catholikos & patriarche de Géorgie, Elias II, devrait révéler le nom du nouveau roi de Géorgie dans un proche avenir
Publié 13 mars 2008

Sa sainteté Elias II, Catholikos-patriarche de Géorgie,
primat de l'Église Orthodoxe Apostolique de Géorgie


Avec le nombre croissant de Russes espérant la restauration d'une authentique monarchie Orthodoxe russe (et non pas luthérienne allemande, comme ce fut le cas en Grèce, Bulgarie et Roumanie), la nouvelle suivante vient d'arriver de Géorgie.

Au cours d'une de ses traditionnelles homélies dominicales, il y a quelques mois, le Catholikos et patriarche Elias II de Géorgie a parlé du besoin vital de la restauration de la monarchie en Géorgie, mais n'avait pas cité de date précise pour que le processus soit entamé. En Géorgie, ses paroles furent considérées comme indiquant une lointaine perspective. Cependant, dans l'édition de ce jour du quotidien géorgien Les Nouvelles, le recteur de la paroisse de la Sainte Croix, l'archiprêtre Tariel Sakinchilashvili, a déclaré que le patriarche nommera et sacrera le monarque géorgien dans un très proche avenir.


"Il est né il y a une trentaine d'années, lorsque notre patriarche monta sur le trône," dit p. Tariel. "Je suis convaincu que la Géorgie découvrira le nom de son monarque cette année. Au début, beaucoup seront surpris, l'opinion publique pourrait être divisée, mais endéans les 3 ans, tout se sera installé."

"On peut supposer que les actuelles autorités ne désirent pas voir la restauration de la monarchie, cependant, il y a préparation pour un tel changement même au sein des organisations de l'État."


"L'oint du Seigneur est déjà parmi nous, il a eu 30 ans lorsque le patriarche a annoncé que la renaissance de la monarchie était vitale. De toute évidence, il s'agit d'un représentant de la dynastie des Bagratides et il est Chrétien Orthodoxe." Le p. Tariel a refusé de dire si le future monarque était né en Géorgie ou à l'étranger. Cependant, il a insisté pour dire que bien vite, la Géorgie n'aurait plus un président, mais un roi, et que cela n'aurait pas lieu via une révolution et la violence, mais par la volonté de Dieu.

Tiflis 15/28 Février 2008
source
http://orthodoxengland.org.uk/georgia.htm

Note éditoriale: Si c'est bien exact, et Dieu voulant, alors c'est une très grande nouvelle pour tous les Chrétiens Orthodoxes. Notre théologie est plus orientée vers les formes traditionnelles de gouvernement, et pas sur la "démocratie" contemporaine, égocentrique et hédoniste, qui est une plus une forme de nihilisme qu'autre chose. Si la Géorgie restaure une monarchie ointe par Dieu, les chances sont en effet fort grandes que la Russie suive.

Portrait du Comte Pyotr Stolypin, par Ilya Repin, 1910

La monarchie n'exclut pas d'avoir une législature élue ou un premier ministre, comme, par exemple, l'ont abondamment prouvé le Comte Witte et le Comte Stolypin en Russie. Elle exclut plutôt un cirque électoral à la tête de l'État, et ça c'est une très bonne chose. Nous ne devrions pas oublier que les communistes ont glorifié la Révolution américaine pour avoir rejeté un roi qui avait été sacré. Un président manque de la "présence" théologique d'un roi, et les pays qui dépendent d'un régime présidentiel dégénèrent et sombrent dans la dépravation et l'immoralité, comme l'exemple de l'Amérique contemporaine le prouve manifestement.
"Varva"


sainte Tamara de Georgie, fresque medievaleque sainte Tamara bénisse et protège cette sainte restauration de l'institution monarchique en Géorgie!

07 janvier 2008

Calendrier Julien & Noël dans le monde

Voici quelques photos de la Nativité du Christ telle que fêtée dans le monde dans les Églises locales utilisant le calendrier Julien non-réformé (7 janvier 2008)



On remarquera le nombre de cas où les fidèles Chrétiens célèbrent Noël alors que ce qu'ils subissent au quotidien, c'est la guerre, la persécution directe et/ou la misère...



Les Géorgiens sortent difficilement d'une grave crise politique interne et des pressions externes américaines et russes. En voici portant le drapeau national au cours d'une procession pour la Noël, à Tbilisi, Géorgie, ce 7 janvier 2008.
En Terre Sainte, en Russie et dans d'autres Églises locales, principalement "slaves," on célèbre selon le calendrier liturgique Julien non-réformé. Les autres Églises locales ont adopté le calendrier Julien réformé, qui a été corrigé au début du 20ème siècle, et auquel ressemble le calendrier civil de la plupart des pays occidentaux.
AP Photo/ Shakh Aivasov - source & (c) news.yahoo.com


Des enfants Géorgiens s'apprêtent à participer à la procession de Noël, Tbilisi, Géorgie.
source & (c) news.yahoo.com



Des femmes chantent des cantiques et récoltent des dons pour la fête de Noël, village de Pirogovo, près de Kiev, Ukraine, 7 janvier 2008.
source & (c) news.yahoo.com



Fidèles Serbes se préparant à partager le traditionnel pain de Noël, Belgrade, Serbie, 7 janvier 2008.
source & (c) news.yahoo.com



Le métropolite Mrdja Nikolaj, chef de l'Église Orthodoxe en Bosnie, préside la Divine Liturgie de Noël, Sarajevo, 7 janvier 2007.


Nativité en Bosnie :Une Bosniaque prie dans l'église Saint-Trojice à Banja Luka, 7 janvier.


Fidèles devant la cathédrale du Christ Sauveur, Moscou, 7 janvier.


Tchétchénie : Deux policiers aident une vieille femme à aller à l'église
pour participer à la Divine Liturgie de Noël, Grozny, 7 janvier.


source & (c) news.yahoo.com
Photo REUTERS/Damir Sagolj (SERBIE)

Jeunes Serbes qui ont osé franchir un pont dans la ville de Mitrovica, Kosovo (Serbie), pour aller célébrer Noël à l'église, malgré la menace islamique : l'église Sveti Sava (Saint-Sava) a d'ailleurs été endommagée par un incendie. Et les Nations-Unies (aux ordres des Américains) veulent cependant aussi voler cette terre-là aux Serbes pour la donner à ceux qui préparent une "grande Albanie" dans le flanc sud de l'Europe..


source & (c) news.yahoo.com
Photo REUTERS/Marko Djurica (SERBIE)

Mgr Pavle, le vieux patriarche Serbe, qui se remet à peine de ses gros ennuis de santé, au cours de la Divine Liturgie de Noël, Belgrade (archive de 2007)


Reflet sur une Icône d'une femme se signant pendant la Divine Liturgie de Noël, monastère féminin de la ville de Krasnoyarsk, Sibérie, 7 janvier.
source & (c) news.yahoo.com
REUTERS/Ilya Naymushin (RUSSIE)




Divine Liturgie de jour à l'église Saint-Porphyrios, ville de Gaza, lundi 7 janvier 2008.
source & (c) news.yahoo.com
(Gaza était déjà Chrétienne au moins au 5ème siècle, mais aujourd'hui, les persécutions incessantes ont fait fuir presque tous les fidèles)


A (re)lire : Noël dans l'Ancien Calendrier

28 novembre 2007

Guerre civile/ Géorgie : Le patriarche appelle au calme

Quand il s'occupe de son pays et exclusivement du bien de son pays et de strictement tous ceux qui y vivent, sans faire de phylétisme, alors un patriarche Orthodoxe sait être très bien, mieux que très bien même... Démonstration :

http://www.nytimes.com/2007/11/16/world/europe/16georgia.html


Par MICHAEL SCHWIRTZ
16 Novembre 2007
TBILISI, Géorgie, 14 Nov. - Quand la brève expérience de démocratie en Géorgie semblait prête à s'arrêter, la semaine dernière, au milieu des jets de grenades lacrymogènes, cailloux et balles en caoutchouc, les dirigeants du pays, leurs opposants et tout le peuple Géorgien se sont tournés vers le patriarche, le Catholicos Ilia II, chef de l'Église Orthodoxe de Géorgie.
Le patriarche s'est adressé à la nation à la télévision, appelant à mettre un terme à la violence et ouvrant les églises comme refuges. Et quand la violence s'est calmée, il a proposé ses bons offices comme médiateur entre gouvernement et opposition. "S'il y a bien quelqu'un dans ce pays qui peut être un garant de la sécurité, c'est le patriarche," dit Tina Khidasheli, du Parti Républicain, dans l'opposition, s'exprimant au cours d'une entrevue quelque jours après que le gouvernement ait imposé l'état d'urgence, fermant les media indépendants et suspendant les droits politiques. "Nul autre que lui n'a encore d'autorité."
Chef d'une tradition religieuse vieille de près de 2.000 ans, le patriarche a été une force unificatrice au cours des 30 années de troubles politiques, de pauvreté et de guerre, quand bien même les révolutions se succédant, pacifiquement ou pas, avaient renversé les dirigeants politiques de la nation.
Bien qu'occasionnellement critiqué pour son intolérance à la diversité religieuse, le patriarche, âgé de 74 ans, jouit d'une énorme popularité dans ce pays de 4,6 millions d'habitants, quasiment tous Orthodoxes, pays où les problèmes sociaux et la corruption endémique ont ruiné tout le soutien public dont bénéficiait le président Mikheil Saakashvili lorsqu'il est parvenu au pouvoir en 2003.
La semaine dernière, alors que la police et les manifestants s'affrontaient, et que les membres du gouvernement et de l'opposition se couvraient d'insultes, le patriarche entra dans l'arène politique, et mercredi dernier, paru à la télévision, appelant au calme, tout en adressant des reproches à toutes les parties en conflit, tel un père qui réprimande des enfants indisciplinés.
"Notre peuple n'est pas habitué à être traité d'une manière aussi honteuse," disait le patriarche dans une entrevue, mardi, dans sa grande résidence, en la capitale de la Géorgie.
"Je suis venu à la télévision pour dire que ces méthodes ne peuvent être utilisées pour résoudre les problèmes," dit-il. "Grâce à Dieu, on s'avance à présent vers le dialogue."
Pendant que le patriarche parlait, les églises de Tbilisi furent ouvertes pour les gens cherchant à se réfugier loin des gaz lacrymogènes et des matraques de la police. Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées dans la crypte de la cathédrale Sameba, un édifice élancé, aux dômes dorés, qui surplombe cette ancienne ville, et les gens ont participé à une vigile de toute la nuit avec les prêtres.
Le patriarche avait fait de même en avril 1989, exhortant les manifestants anti-gouvernementaux, hélas en vain, à venir se réfugier dans les églises alors que les troupes soviétiques s'avançaient dans le centre de Tbilisi. Au moins 20 manifestants moururent et des milliers furent blessés lorsque les soldats attaquèrent.
Cette fois, la police, dont certains avaient tabassés des civils sans armes, s'est arrêtée à l'ombre de la cathédrale.
"Aucun pays civilisé dans le monde enverrait la police dans une église, dit Shota Utiashvili, directeur du Département d'Analyse du Ministère de l'Intérieur, tout en justifiant cependant les sévères représailles policières comme nécessaires pour rétablir l'ordre.
La violence s'étant arrêtée, le patriarche a présidé à la première rencontre des représentants du gouvernement et de l'opposition, appelant à la réconciliation et offrant sa bénédiction pour la poursuite des négociations. Il a aussi rencontré des diplomates étrangers.
A l'heure actuelle, les rues de Tbilisi sont calmes. [Le parlement de Géorgie a officiellement approuvé aujourd’hui une mesure pour lever l'état d'urgence le vendredi à 19h. Les dirigeants de l'opposition ont dit dans des entrevues qu'ils ne comptaient pas organiser de manifestations contre le gouvernement dans les jours à venir, disant qu'ils avaient besoin de temps pour se regrouper.]
Les 2 camps ont promis de livrer leur prochaine bataille lors des élections, le 5 janvier.
"Je pense que la direction que la Géorgie a pris est celle de la démocratie," dit le patriarche. "Ca n'a pas changé et ça continuera."

*-*-*-*-*-*-*-*-*

Bref sur le patriarche Ilia II de Géorgie

Irakli Gudushauri Shiolashvili est né le 4 janvier 1933 à Vladicaucase, en Osséthie du Nord. Il a été ordonné catholicos-patriarche de Géorgie en 1977, le 23 décembre. Depuis lors, il est patriarche de Géorgie, sous le nom de Élie II de Tbilissi, ou Ilia II. C'est sous sa sage guidance que l'Église Orthodoxe de Géorgie s'est retirée du "conseil oecuménique des églises," ce "machin" où la théologie et la politique protestante règnent en maîtres absolu et où on vote ce qui concerne Dieu à la majorité des présences... Le peuple de Géorgie le vénère d'ores et déjà comme un saint vivant.


que sainte Tamara le bénisse et le protège