"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes. Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)

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08 janvier 2019

Le Saint-Synode de Grèce décide de ne pas reconnaître la nouvelle ecclésiole kiévaine (Schisme d'Ukraine)

Saint-Synode de Grèce - 1ère session du mois de janvier (8/1/2019).
http://ecclesia.gr/greek/holysynod/holysynod.asp?id=2471&what_sub=d_typou


Réunion ce mardi 8 janvier 2019 du Saint-Synode de l'Église de Grèce pour la première session de janvier, sous la présidence de sa béatitude l'archevêque Ieronymos d'Athènes et de toute la Grèce.

Durant la session :

Le Saint-Synode a ratifié les procédures d'accréditation.

Ensuite, a lu la lettre n° CFI. 119/24.12.2018 de sa sainteté le patriarche écuménique Bartholomeos à propos de l'élection du premier primate de la nouvelle église ukrainienne autocéphale, ainsi que de la lettre au sujet du nouveau primate de l’Église ukrainienne Epiphany et de sa béatitude Kyril patriarche de Moscou et de toute la Russie. Le Saint-Synode a décidé de renvoyer l'affaire au saint Concile de toute la Hiérarchie de l'Église de Grèce pour examiner au nom de l'Église de Grèce la reconnaissance de la nouvelle Église autocéphale ukrainienne.

Sa grâce l'archevêque Théofléistos Archigrammateos a informé du versement d'une aide financière de cinq cents euros à trois cent familles victimes dans les régions de Mati, Rafina et Kinettas.

Le Saint-Synode a pris note des suggestions pertinentes du Comité spécial synodal sur l'identité culturelle et a approuvé: a) le projet de message pour la fête des Trois Hiérarques et b) la publication d'une circulaire pour l'organisation d'un concours panhellénique d'étudiants pour la création d'un court métrage, durant l'année scolaire 2018-2019, sur "Les 200 ans de 1821".

Le Saint-Synode a décidé d'accepter la proposition de la chaîne de télévision "OPEN BEYOND" de donner du temps de programme pour les émissions de l'Église de Grèce et d'envoyer un document à cet effet exprimant l'acceptation de la proposition et les remerciements du Saint-Synode.
Enfin, il a traité des problèmes financiers actuels.

Du Saint Synode de l'Église de Grèce




http://ecclesia.gr/greek/holysynod/holysynod.asp?id=2471&what_sub=d_typou

Πρώτη συνεδρία της Δ.Ι.Σ. για τον μήνα Ιανουάριο
(8/1/2019).

Συνήλθε σήμερα, Τρίτη 8 Ιανουαρίου 2019, η Διαρκής Ιερά Σύνοδος της Εκκλησίας της Ελλάδος της 162ης Συνοδικής Περιόδου, στην πρώτη Συνεδρία της για τον μήνα Ιανουάριο, υπό την προεδρία του Μακαριωτάτου Αρχιεπισκόπου Αθηνών και πάσης Ελλάδος κ. Ιερωνύμου.

Κατά τη σημερινή Συνεδρία:

Η Διαρκής Ιερά Σύνοδος επικύρωσε τα Πρακτικά της Εξουσιοδοτήσεως.

Ακολούθως αναγνώσθηκε το υπ’ αριθ. πρωτ. 119/24.12.2018 Γράμμα της Α.Θ.Π. του Οικουμενικού Πατριάρχου κ. Βαρθολομαίου σχετικό με την εκλογή του Πρώτου Προκαθημένου της νέας Αυτοκεφάλου Εκκλησίας της Ουκρανίας, ως και το σχετικό Γράμμα του νέου Προκαθημένου της Εκκλησίας της Ουκρανίας κ. Επιφανίου και εκείνο του Μακαριωτάτου Πατριάρχου Μόσχας και πασών των Ρωσιών κ. Κυρίλλου. Η Δ.Ι.Σ. αποφάσισε την παραπομπή του θέματος, της από μέρους της Εκκλησίας της Ελλάδος αναγνωρίσεως της νέας Αυτοκεφάλου Εκκλησίας της Ουκρανίας, στην Ιερά Σύνοδο της Ιεραρχίας της Εκκλησίας της Ελλάδος.

Ενημερώθηκε υπό του Θεοφιλεστάτου Αρχιγραμματέως για την πραγματοποιηθείσα καταβολή οικονομικού βοηθήματος πεντακοσίων ευρώ σε τριακόσιες πυρόπληκτες οικογένειες των περιοχών Μάτι, Ραφήνας και Κινέττας.

Η Διαρκής Ιερά Σύνοδος λαβούσα υπ’ όψιν τις σχετικές εισηγήσεις της Ειδικής Συνοδικής Επιτροπής Πολιτιστικής Ταυτότητος ενέκρινε: α) Το σχέδιο Μηνύματος για την εορτή των Τριών Ιεραρχών και β) την έκδοση Εγκυκλίου Σημειώματος σχετικού προς την διοργάνωση Πανελλήνιου Μαθητικού Διαγωνισμού δημιουργίας ταινίας μικρού μήκους, για το σχολικό έτος 2018-2019, με θέμα: «200 χρόνια από το 1821».

Η Δ.Ι.Σ. αποφάσισε να αποδεχθεί την πρόταση του τηλεοπτικού Σταθμού OPEN BEYOND για παραχώρηση χρόνου στο πρόγραμμα του Σταθμού για εκπομπές υπό της Εκκλησίας της Ελλάδος και να αποστείλει σχετικό προς τούτο έγγραφο, διά του οποίου θα εκφράζονται η αποδοχή της προτάσεως και οι ευχαριστίες της Ιεράς Συνόδου.
Τέλος ασχολήθηκε με τρέχοντα υπηρεσιακά ζητήματα.


Εκ της Ιεράς Συνόδου της Εκκλησίας της Ελλάδος

26 juillet 2018

Prières pour la Grèce et les victimes des incendies dantesques

Seigneur Jésus-Christ notre Dieu, Toi qui es venu ce ce monde non pour le juger mais pour le sauver; Toi qui es monté librement sur la Croix, y a souffert, y es mort et es Ressuscité pour le Salut de toute la race humaine; Toi qui veille au bien de chacun dans Ton amour ineffable et ton indicible compassion, et veux le Salut de tous; Toi qui nous a promis d'être à nos côtés tous les jours jusqu'à la fin des temps, et Qui es présent dans ce pays par le Corps de Ta Sainte Église; daigne accepter les prières de supplication et de louange que nous t’adressons pour la Grèce, à nouveau si cruellement éprouvée.

Seigneur Jésus-Christ notre Dieu, par les prières et la protection de la toute pure Theotokos  ta Mère, l'intercession des saints Archanges, de saint Nicolas Planas, de saint George de Ioannina, des saints Raphaël, Nicolas et Irène, des saints du Mont Athos et en particulier de ses deux nouvelles radieuses balises les saints Païssios et Porphyrios, de saint Dimitri de Thessaloniki, saint Nectaire d'Égine, saint Nicolas de Myre
, de sainte Barbe, de tous les saints qui ont illuminé la terre du peuple hellénique, et de saint(e) XXX le patron / la patronne de notre paroisse, accorde et restaure la paix, soulage ce peuple qui T'appartient de toutes ses épreuves spirituelles et matérielles; éclaire, inspire, convertis et sauve la Grèce, ceux qui la gouvernent et tout son peuple.

A nous qui te supplions devant Ton saint Autel, guide-nous par Ton Saint-Esprit et accorde-nous d'intercéder sans juger, de témoigner de Ta vérité dans la paix, accorde-nous de voir nos propres péchés et les troubles spirituels et matériels qu'ils causent dans ce monde, et donne-nous de nous en repentir. Permets-nous de Te glorifier et de Te célébrer pour Ta bienveillance. Inspire-nous de Te célébrer en premier lieu pour la révélation que Tu as donnée de Toi-même à nos Pères et à ceux qui, en ce jour, sur cette même terre bénie de Grèce, te confessent avec Ton Père coéternel et Ton très Saint, bon et vivifiant Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen.


D'après la "prière pour la France", de la métropole Roumaine

+ voir page 531 du Grand Euchologue, traduction archimandrite Denis Guillaume, pour le "prières pour la nation en péril" composées par saint Callistos patriarche de Constantinople

05 juillet 2015

Prière pour la Grèce (crise économique & troubles civils)



Seigneur Jésus-Christ notre Dieu, Toi qui es venu ce ce monde non pour le juger mais pour le sauver; Toi qui es monté librement sur la Croix, y a souffert, y es mort et es Ressuscité pour le Salut de toute la race humaine; Toi qui veille au bien de chacun dans Ton amour ineffable et ton indicible compassion, et veux le Salut de tous; Toi qui nous a promis d'être à nos côtés tous les jours jusqu'à la fin des temps, et Qui es présent dans ce pays par le Corps de Ta Sainte Église; daigne accepter les prières de supplication et de louange que nous t’adressons pour la Grèce, à nouveau si cruellement éprouvée.

Seigneur Jésus-Christ notre Dieu, par les prières et la protection de la toute pure Theotokos  ta Mère, l'intercession des saints Archanges, de saint Nicolas Planas, de saint George de Ioannina, des saints Raphaël, Nicolas et Irène, des saints du Mont Athos et en particulier de ses deux nouvelles radieuses balises les saints Païssios et Porphyrios, de saint Dimitri de Thessaloniki, saint Nectaire d'Égine, saint Nicolas de Myre, et de tous les saints qui ont illuminé la terre du peuple hellénique, et de sainte Barbe la patronne de notre paroisse, accorde et restaure la paix, soulage ce peuple qui T'appartient de toutes ses épreuves spirituelles et matérielles; éclaire, inspire, convertis et sauve la Grèce, ceux qui la gouvernent et tout son peuple.

A nous qui te supplions devant Ton saint Autel, guide-nous par Ton Saint-Esprit et accorde-nous d'intercéder sans juger, de témoigner de Ta vérité dans la paix, accorde-nous de voir nos propres péchés et les troubles spirituels et matériels qu'ils causent dans ce monde, et donne-nous de nous en repentir. Permets-nous de Te glorifier et de Te célébrer pour Ta bienveillance. Inspire-nous de Te célébrer en premier lieu pour la révélation que Tu as donnée de Toi-même à nos Pères et à ceux qui, en ce jour, sur cette même terre bénie de Grèce, te confessent avec Ton Père coéternel et Ton très Saint, bon et vivifiant Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen.


D'après la "prière pour la France", de la métropole Roumaine

+ voir page 531 du Grand Euchologue, traduction archimandrite Denis Guillaume, pour le "prières pour la nation en péril" composées par saint Callistos patriarche de Constantinople



30 avril 2014

Famille et Société dans la crise actuelle - encyclique de l'Église de Grèce (12/2013)

original grec :

http://www.ecclesia.gr/greek/holysynod/egyklioi.asp?id=1734&what_sub=egyklioi

 


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Au Peuple,
« Famille et Société dans la crise actuelle »

Athènes, 12 décembre 2013

Encyclique 2945

Bien-aimés Enfants dans le Seigneur,

Le Saint Synode des hiérarques s'est réuni en octobre dernier, en cette période de divers problèmes sociaux et économiques, à un moment critique de réorganisation. En tant que société, nous avons à surmonter des obstacles complexes et de sérieuses pathologies et distorsions.

En tant qu'Église, nous poursuivons notre lutte commune pour le présent et l'avenir de la société hellénique, et réfléchissons à nos responsabilités et capacités pour accomplir notre mission en une époque de corruption et de trivialisation de la personne humaine, de dévaluation du caractère sacré et de la dignité d'une voie spirituelle essentielle à nos vies communes.

Et alors que notre société est profondément malade, la cellule de base de la famille, lentement mais sûrement, se voit corrompue et dissoute.

Pourtant, nous ne devons pas négliger le fait que l'institution de la famille est en tout temps l'environnement social le plus garanti et sécurisé pour la bonne éducation et pour bien élever les nouveaux membres de notre société.

La famille est le moule où l'âme des enfants se forme "dans l'enseignement et l'admonition du Seigneur", et prépare les membres actifs de la société, des gens de toutes professions, et toutes sortes de dirigeants pour un pays.

C'est un lieu commun de constater que de nos jours l'institution familiale est durement mise à l'épreuve et souffre, quotidiennement et souvent de manière méconnue, de nombreux appauvrissements et distorsions.

Tout éloignement d'un sain état de famille mène à divers autres problèmes. Bien sûr, le risque de réduire la cohabitation familiale à un simple contrat existait déjà en d'autres époques.

Cependant, de nos jours, tous font référence avant tout et surtout à leurs droits individuels, et oublient leurs obligations. L'idée ou le concept de genre est déjà considéré comme altérable et mélangé.

La capacité de discerner la sainteté de l'union des deux sexes semble progressivement perdue dans le monde moderne.

Bien entendu, pour notre Église Orthodoxe, le mariage ne fait pas qu'établir un chemin commun et empirique vers la déification et la transformation du monde de Dieu. Il garantit, par la naissance et l'éducation d'enfants, non seulement l'expansion biologique de l'humanité, mais par dessus tout la perpétuation spirituelle de la personne humaine.

Dès lors, le mariage et la famille, c'est l'homme co-créant avec Dieu, Qui lui a confié la plus grande de toutes les responsabilités, celle envers nos enfants.

Le divin Chrysostome exhortait ses auditeurs par les paroles suivantes : "Faites de votre maison une église, parce que vous êtes responsables du Salut de vos enfants."

Selon les paroles de l'Apôtre Paul (Eph. 5,32), le mystère du mariage est "grand.. il concerne le Christ et l'Église." Chaque famille maintien une valeur sacrée, unique et infinie tant qu'elle est une image du mystère qui prolonge et forme l'Église du Christ.

Mais cela signifie que nul ne pourrait le diminuer ou même le remplacer. Avant les crises modernes et diverses, et l'épreuve vécue par la société grecque, "en ces jours de mal, où l'amour de beaucoup s'est refroidi," la restauration Chrétienne de l'institution de la famille par Dieu peut être le meilleur remède en toute situation critique.

Mais nous devons porter témoignage et raviver la vérité grave mais salutaire, vivificatrice et rédemptrice, qui résulte de toute famille convenablement structurée, de toute église domestique.

Le "détournement de l'institution familiale" ou l'émergence de "formes alternatives de famille" dans la réalité sociale contemporaine constitue un phénomène qui démontre la sécularisation et la déchristianisation des sociétés occidentales modernes – sociétés et peuples cependant avec un riche passé Chrétien.

Ceci concerne aussi largement la société grecque. Dès lors, une étude et réflexion sérieuses sont requises pour la préservation et la prospérité de cette sainte institution, qui est appelée fort à propos "petite église."

A côté de cela, ce qui est considéré comme une "crise" pourrait finalement, si nous le voulons, devenir une opportunité pour une restauration. Cela pourrait signifier l'effondrement et la disparition d'une ancienne manière de vivre, et le début d'une nouvelle création en Christ, un remodellage du monde déchu.

Le style de vie matérialiste et nihiliste, l'éclipse de l'éthique ecclésiastique et du véritable amour, les nouvelles données de travail et économiques, le changement dans les rôles et d'autres facteurs potentiels, ont altéré et diminué la famille.

Son caractère sacramentel, sa référence transcendante "concernant le Christ et l'Église," semblent être affadies voire même ne plus exister pour nombre de ceux qui nous entourent.

Toutes ces raisons, et peut-être encore d'autres, ont contribué à l'émergence de formes de mariage et d'organisation de la vie de famille qui, à la lumière de l'enseignement Chrétien, sont considérées comme des dévoiements de la famille et, selon la conception sécularisée moderne, ses formes alternatives.

C'est ce qui concerne les mariages politiques, les familles mono-parentales, la cohabitation libre, et les soi-disants mariages homosexuels.

Lors de la récente adoption du soi-disant Accord de Cohabitation, on a vu que cela constitue des arrangements autres qu'un mariage : c'est une forme alternative de cohabitation permanente plutôt qu'une forme de mariage "allégé."

Dans son approche légale, cela tente de réguler un réel phénomène social, à savoir la naissance d'enfants en dehors des liens du mariage, les familles mono-parentales, qui sont en croissance continue, et des femmes sans protection souvent après de nombreuses années de libre cohabitation.

Sans aucun doute, dans cette catégorie, on trouvera même des citoyens qui ont été baptisés Chrétiens Orthodoxes, mais qui soit l'ignorent, soit sont guidés par des idées et des concepts étrangers et contraires à l'enseignement, la tradition et l'éthique de l'Église.

Cependant, le schéma précis de cohabitation, qui est à présent légalement décrété, peut affecter de manière adverse le concept Chrétien du mariage et de la famille dans la société contemporaine grecque.

Certains membres de l'Église, ceux qui pour diverses raisons, par esprit de légèreté, choisiront pour un temps durant ou de manière permanente un mode particulier de libre cohabitation, vont refuser la cérémonie religieuse de leur mariage.

L'Église étudie ces phénomènes en profondeur et avec ses responsables qui y contribuent, clergé et laïcs, ayant une formation de spécialiste et théologique, rend son témoignage ecclésiastique, et aborde pastoralement toutes ces nouvelles formes alternatives aux formes conventionnelles d'organisation de la famille dans la vie privée de notre temps.

En cas de libre cohabitation, nous ressentons au plus profondément l'altération théologique et sociale de l'institution familiale. La famille n'est plus considérée comme une "petite église", mais simplement la symbiose entre deux êtres.

La cérémonie de mariage rend manifeste un très sérieux engagement et semble être un événement anachronique, un acte insignifiant, si cela s'achève comme si ce n'était qu'une cérémonie folklorique.

Cela n'exprime rien d'existentiel, ni ne pose d'attentes eschatologiques ou métaphysiques.

L'augmentation des divorces, dont il faut cependant tenir compte, révèle la superficialité des gens d'aujourd'hui, et la vacuité de sentiments par rapport aux générations plus anciennes, qui n'étaient sûrement pas parfaites, mais les mariages duraient pour la vie.

On voit aussi à notre époque le phénomène de gens qui se décident difficilement pour le mariage, et dès lors à former des familles, non seulement à cause de problèmes objectifs, la crise économique, le chômage et les difficultés à s'insérer sur le marché du travail, mais aussi pour des motifs secondaires.

Malgré la crise des formes modernes de vie sociale, les gens vont toujours attendre que sorte de la famille des personnes agréables et cultivées qui apporteront une altérité bonne et créative.

Dans cette angoissante attente des temps, notre sainte Église expose publiquement son témoignage théologique et en même temps, son ministère pastoral et son service, souvent ignorés et silencieux.

Dans ce contexte, la reconsidération de la famille, qui est absolument nécessaire pour être le ferment de la société en Christ, et pour un meilleur changement, ne signifie rien d'autre que son retour à l'Église, s'attacher à nouveau à l'expérience eucharistique de l'Église locale.

La "petite église", comme le divin Chrysostome appelle la famille, est invitée à élargir les dimensions expérimentale et existentielle de la grande Église.

Ce qui est aussi nécessaire, c'est à la fois la préparation spirituelle du nouveau couple dans son cheminement vers le mariage, de même que leur constant soutien pour construire leur "petite église," de sorte qu'ils ne se sentent pas abandonnés et livrés à leurs propres forces.

La mission et le service de notre Église à cet égard est d'exposer courageusement son témoignage, dans toutes les directions, pour le monde entier, sans discrimination de sexe, d'âge, de statut social, d'ethnicité ou de foi, à propos de la signification de la vie en Christ, de la corruption débordante et la mort; à propos de la puissance de la Foi en Dieu; à propos de la famille comme forme bénie de personnes ayant une vie sociale et non pas comme une union d'individus étant leur propre référence; et d'être l'instrument de toutes sortes de supports et défenses.

Chaque famille est véritablement une "petite église," et dès lors, constitue un avant-goût du chemin vers le mystère du Royaume de Dieu. Le Christ est l'Époux de l'Église (Mt. 9,15-25; Mc. 2,19-20; Lc. 5,34-35; Jn. 3,29) et Il le mentionne Lui-même dans Sa parabole de la fête nuptiale : "Il en va du Royaume des Cieux comme d’un roi qui fit un festin de noces pour son fils" (Mt. 22,2).

L'Apôtre Paul recommande aux hommes d'aimer leur épouse "comme le Christ a aimé l’Église: Il S’est livré pour elle, afin de la sanctifier en la purifiant par le bain d’eau qu’une parole accompagne; car Il voulait Se la présenter à Lui-même toute resplendissante, sans tache ni ride ni rien de tel, mais sainte et immaculée." (Eph. 5,25-27 ).

Cette petite église domestique existe en sa plénitude et authenticité comme partie organique de l'Église locale, elle n'en n'est pas indépendante.

D'un point de vue christologique et ecclésiastique, la famille est une véritable valeur, elle est le berceau pour l'accomplissement et le perfectionnement de ses membres.

Si elle se trouve à l'extérieur, elle est en danger d'être altérée de lésions développées par l'égoïsme de groupe et l'égocentrisme. Dans la même perspective, l'unité de la famille Chrétienne est active en même temps que la hiérarchie de ses membres.

La parole du Christ "quiconque veut être le premier devra se faire le dernier et le serviteur de tous" (Mc. 9,35) ne s'applique pas seulement pour l'Église, mais aussi pour la famille.

De nos jours, le problème du mariage n'est pas tant dans la rupture des relations, les désagréments ou la méchanceté d'un des conjoints envers l'autre, mais que la famille devient une idole et un but en soi, ainsi que le manque de progrès, de témoignage, et d'orientation du mariage vers le Royaume de Dieu.

Dans pareil cas, la famille a cessé d'exister pour la gloire de Dieu, et d'être l'entrée sacramentelle en Sa présence.

Ce qui brise les familles contemporaines si facilement et fait du divorce sa corolaire naturelle, ce n'est pas tant un manque de respect pour l'institution familiale que l'idole qu'on en a fait, et le refus d'accepter la Croix avec le mariage.

Cependant, au cours des récentes années, l'Église a déployé une attention particulière pour la situation et le soutien de nos familles.

Au niveau synodal, a été fondé en 1999 dans notre pays le Comité Spécial pour le Mariage, la Famille, la Protection de l'Enfant et le Problème Démographique. Par le travail conséquent et résolu de ses membres, il propose un programme adéquat, organisant des conférences nationales, initiant des programmes pastoraux, des formations et autres activités.

En même temps et oeuvrant dans la même direction, il y a le travail spécifique de la Commission Synodale Spéciale pour les questions féminines. Entre autres et d'importance égale, il y a le programme pilote du Saint Synode pour le soutien financier aux familles d'au moins 3 enfants en Thrace, qui s'est développé sans problème depuis 14 ans dans toutes les saintes métropoles.

Nombre de ces programmes, avec l'aide volontaire et appréciable du clergé et des laïcs, ont créé de nouvelles structures pour la formation des parents et leur fournir des conseils pour élever des enfants.

Avec des formations pour préparer les candidats au mariage, des Écoles de Parents, des centres de conseil pour soutenir la famille (Κ.Ε.Σ.Ο.), Groupes de Vie, conférences, exposés, émissions radio- et télédiffusées, des livres, des camps et rassemblements de jeunesse, des rencontres catéchétiques, le conseil personnel et individuel dans le Mystère de la Confession, le soutien au familles nombreuses, aux mères célibataires, la fourniture d'assistance matérielle là où elle est nécessaire, avec de l'argent, de la nourriture, des vêtements et médicaments.

Informer les jeunes gens et les couples plus âgés, et le dialogue entre eux, sont considérés comme étant des initiatives pastorales nécessaires, comme des directives pour "perfectionner l'amour" et prévenir relations illégitimes, divorces et avortements parmi ceux qui, affirmant être croyants et préférer le sacrement ecclésiastique, vivent cependant tout cela superficiellement, comme un élément culturel.

Néanmoins, la revendication de droits par des groupes particulièrement vulnérables ne doit pas demeurer hors de l'affectueuse sollicitude des Pasteurs.

En tout cas, l'Église étudie de nouvelles formes d'action pastorale afin de s'adresser tant à ceux qui sont proches qu'aux éloignés, et de ne laisser passer aucune opportunité de communiquer avec leurs familles, mais d'être une présence pleine de sens et constructive au coeur de toute joie ou affliction de ses enfants.

Sans négliger la rareté des cas, ils préparent pastoralement à aborder la relation matrimoniale et personnelle qui se développe entre des Chrétiens et les adeptes d'autres religions dans le cadre de ce qu'on nous présente comme le multiculturalisme et ce projet aliénant de pluralisme.

Dans les actuelles conditions de sécularisation rapide, l'Église continuera à catéchiser les fidèles, de même que ceux qui veulent vivre hors de sa sollicitude, pour une compréhension plus profonde de la signification des familles Chrétiennes, et cela dans un effort d'évangélisation de ceux qui vivent en cette ère de nihilisme rampant et d'abaissement général de tout ce qui a de la signification.

C'est dans la restauration et la redécouverte de la conscience Chrétienne de la signification de la foi personnelle et des relations humaines interpersonnelles qu'est trouvée la signification de la famille aujourd'hui.

Avec d'infinies prières dans le Seigneur,

Le Saint Synode des hiérarques de l'Église de Grèce

† Ieronymos d'Athènes, Président

Le secrétaire principal

† Gabriel de Diayleia


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Peu avant la publication de cette importante lettre encyclique, 2 métropolites s'étaient courageusement élevés publiquement contre les intentions politiques anti-chrétiennes, poussées et inspirées bien entendu par le Parlement Européen..

Le métropolite Seraphim a même carrément annoncé l'excommunication de tous les parlementaires Grecs vivant dans sa juridiction qui oseraient voter les lois scandaleuses! Bravo! Un exemple fort, à suivre chez nous aussi!

Le métropolite Seraphim de Pireaus, via un communiqué publié le site internet officiel de la métropole, appelle toute l'Église à refuser et résister contre les diktats de la Communauté Européenne

métropolite Seraphim de Pireaus : AXIOS!


http://greece.greekreporter.com/2013/11/27/bishop-seraphim-against-homosexual-cohabitation-agreement/




Métropolite Nicolas de Fthiotida : AXIOS!

Law being prepared in Greece declaring offensive certain "expressions" from the Gospel
http://www.pravoslavie.ru/english/66398.htm

 

 

27 décembre 2013

La Grèce ne doit pas se plier aux lois européenne homophiles, ou ses élus seront excommuniés (metr. Seraphim de Pireaus & Nicolas de Fthiotida)

http://www.johnsanidopoulos.com/2013/12/church-of-greece-issues-encyclical-on.html
metr. Seraphim : AXIOS!


http://greece.greekreporter.com/2013/11/27/bishop-seraphim-against-homosexual-cohabitation-agreement/


Le métropolite Seraphim de Pireaus, via un communiqué publié le site internet officiel de la métropole, appelle toute l'Église à refuser et résister contre les diktats de la Communauté Européenne:


"The deposition of a Law proposal by the political party “SYRIZA – Unifying Social Front” and “DEMAR” (Democratic Left) to extend the (unfortunately) already existent Law “regarding the agreement of free cohabitation” transforms the human person into a utilitarian object and in fact makes it the subject of a legal transaction act among the so-called “same-sex couples”, simply because the European Court for Human Rights had sentenced our country to pay € 5000 to those who appeal because in our country the cohabitation of same-sex persons is not recognized institutionally. Meantime, the declared intention of the co-governing parties of “Nea Demokratia” and “PASOK” to also promote a related amendment to the so-called “anti-racist Law” now places in a most horrific manner in our country the institutionalization of human ontology and physiology, as well as the sanctioning of the psycho-pathological deviation of homosexuality.

The Church, as the place of transformed sinners and the infirmary for the passions of souls and bodies, does not castigate the unfortunate victims of the ogre of the dark pit –which victims She nurses with Her prayers and Her sacred Mysteries once they have repented– but instead, She castigates the multi-faceted tragedy of their heinous sin.  However, the exoneration of the crime of subversion of the human physiology and ontology by the Greek State through the institutional recognition of the most shameful passions of homosexuality today  – and pedophilia tomorrow, as it has already occurred in “progressive” Holland, or even bestiality the day after, as apparent within the flagship of the European Union, Germany – constitutes an inexcusable and monstrous felony that weighs against God and the human person; a felony that is fully equivalent to the hubris committed by Sodom and Gomorrah.

Albeit seemingly unrealistic, the above are terrible realities; ones that prove the “democratic” function of the pedophile political party of Holland PNVD, which, upon the decision of the local Court of Hague, was officially recognized by the Dutch Government, and of course acknowledged as “legitimate and within the constitutional arch” the basic targets of the party in question, which are the following: “Legalization of sexual contact between adults and minors over 12 years of age; Legalization of the possession of material containing child pornography for personal use;  Abolition of all legislation that prohibits sexual contact between people and animals”, as well as the recent discussion in the German parliament (Bundestag) where a proposed law was submitted to prohibit bestiality and change the currently valid legislative framework which allows it, while confronting Michael Kiok of the Zoophile Organization ZETA, a supporter of the rights of bestialists which –according to him– number 100.000 German citizens.

It is important to note that in an article published in the Swiss newspaper LeMatin, the representative of the Berlin branch of the BMT federation against the rape of animals, Ms. Claudia Lotz, remarked how unbelievable and brutal it is, that in all the species of animals there are victims of rape by people, and that in the Bremen sanctuary “Noah’s Ark” many maltreated animals have been given shelter and care.

In his Second Epistle, the Apostle Peter says: “And by turning the cities of Sodom and Gomorra into ashes condemned them with an overthrow, making them an ensample unto those that after should live ungodly; […] But chiefly them that walk after the flesh in the lust of uncleanness, and despise government. Presumptuous are they, self-willed, they are not afraid to speak evil of dignities.” (2 Pet.2:6 and 10)

As interpreted by Saint Nicodemus of the Holy Mountain:  “These cities, wherein they indulged in male-bedding, He incinerated with a deluge of fire and brimstone. If God had drowned crowds of people with fire, it follows that He will likewise condemn any impious ones who sin and disrespect similarly with the guilty Sodomites… for, far more rigorously than other guilty persons will be condemned those who do not resist lewdness and ugly acts, which one does not even mention in writing because they harm those who examine them, even in memory alone.”

And the 7th verse of the Epistle of Jude: “Even as Sodom and Gomorra, and the cities about them in like manner, by giving themselves over to fornication and going after strange flesh, are set forth for an example, suffering the vengeance of eternal fire.”

Fearsome and terrible… but who is aware of these things?  Beyond the matter of punishment, Saint Nicodemus also stresses the following:  “That the body of males is in every way dissimilar and foreign to natural and legal intercourse, and is not in any way useful for procreation.”

Indelible evidence of that calamity is the territory known as “the Dead Sea”.  A section of that sea used to be the place of those two cities. Today it is the border between Israel and Jordan.  It remains a teacher, reminding us that for it to be dead of any life within it, something formidable had taken place there, around 1800 b.C..

Even more formidable are the words of Paul: “And likewise also the men, leaving the natural use of the woman, burned in their lust one toward another; men with men working that which is unseemly…” (Rom.1:27). Quite obviously, the Apostle Paul was aware of what was going on in Pompey also, with regard to this passion.

A few quotes only, from the blessed Chrysostom, who translates and comments on the words of Paul:  “All passions therefore are dishonorable, and more so, the mania towards men, where the gender revolts… for, having dishonored that which is according to nature, they hurried towards that which is against nature… They made sin their work, and in fact a hasty work… for, if there were no Gehenna, nor the threat of damnation, this was worse than any damnation.  These (the ‘male-bedders’) are even worse than male-killers (murderers)…and if they (male homosexuals) were aware of what was to be, they would rather undergo ten thousand deaths than have this happen to them (referring to passive homosexuals). For I not only say that you have become a woman, but also that you have lost being a man… you have become a traitor, having wronged the gender… For what can be more abhorrent than a debauched man? O, the mania! O, how even more foolish than the irrational we are, and more insolent than dogs! Where did these evils come from? From sensualism, from not facing God… They even shamed very nature itself…”

Even the world-renowned Freud - despite his familiar positions with regard to the sexual element in general between male and female and the liberty of the libido – is notably opposed to (if not outrightly hostile towards) homosexuality.  Among other things in his opus “Introduction to Psychoanalysis” he mentions:  “There are categories of human beings whose life deviates from the usual sexual life in the most striking manner. One group among those “perverted” ones has ostracized the difference between genders from their lives… To them, only their own gender arouses desire. These persons have resigned from all participation in reproduction. These people are called ‘homosexuals’…In this category belong all those who have resigned from the union of sexual organs or parts of the body…overcoming the anatomical difficulties and conquering the related aversion…Now, what should be our stance towards these unusual forms of gratification? Indignation and the expression of our personal revulsion?  What remains to be explained is the existence of perversions and relate them to normal sexuality…At any rate, we refer to them as perverted needs.”
Who would have expected this? And yet… what a catapult unleashed against this passion… (Sigmund Freud, INTRODUCTION TO PSYCHOANALYSIS, Govostis publications, Athens, pp.260-263, 270).

His Holiness the Ecumenical Patriarch Bartholomew in a statement that he made after Vespers in the Cathedral of Saint Simeon of Estonia on the 7/9/2013, had rigorously censured those who promote marriages between homosexuals and the contracts of “free cohabitation”, by stressing the following: “As for the modern inventions of so-called ’cohabitation agreements’, these are condemned, as they are the result of sin and not a rejoicing according to law.”

We Orthodox respect the private life of every person as their own, responsible, free choice.  We have no intention of intervening in a racist manner to obstruct rights and freedoms.  Our objection focuses on the fact that the horrendous sin of Homosexuality, of Sodomy, of ‘male-bedding’, of unnatural lewdness is being attempted – which extends into pederasty and pedophilia, striving to present itself as a natural condition – as a simple ‘otherness’.  The pan-human conscience throughout the ages however recognizes as a natural sexual behaviour the relations between man and woman, male and female. This is the human physiology and ontology.  Any other relations only subvert human ontology, as relations that are a contra-nature deviation, which is not observed even in animals.

In particular, the Holy Bible – which expresses the will of God, the Creator of man and the wise connoisseur of human nature – clearly condemns homosexuality as a vice, as ignominy and ugliness, which was punished severely by fire and brimstone in the cities of Sodom and Gomorra. As for the sum of the Holy Fathers - to them, homosexuality is the most abhorrent and foul sin of all.  The supporting and acquittal of homosexuality constitutes an immense irreverence towards God – the Creator of mankind as male and female – and a blasphemous abolition of the Gospel.

We therefore ask those audacious Parliamentarians and the Government:  Who are you – the representatives of modernism – who dare to place yourselves above God and abolish the Gospel and the teachings of the Holy Fathers?   Apart from offending public decency and our religious conscience, the public display of homosexuality sends messages to our youth of unnatural sexual behaviour, which is a torpedo at the foundations of the family and the society with a serious demographic problem, but also the cause for psycho-pathological disorders in children that are to be raised by homosexual couples as is aspired.

Do you believe that mankind’s “progress” is realized through the aforementioned actions?  You are overlooking the fact however, that:

Α. In the Book of Genesis (ch.19:1-5) which was authored in 2.369 b.C. the “progressiveness” of Sodom and Gomorra is narrated, with the following words: “Now the two angels came to Sodoma at evening, and Lot was sitting beside the gate of Sodoma. And when Lot saw them he rose to meet them and did obeisance with his face upon the ground and said, “Here, lords, turn aside to your servant’s house, and find lodging, and wash your feet, and when you have risen early you will depart on your way.” They, however, said, “No, but we will find lodging in the street.” And he kept constraining them, and they turned to him and entered into his dwelling. And he made them a feast and baked them unleavened loaves, and they ate before they lay down. And the men of the city, the Sodomites, from young man to elder, all the people together, encircled the dwelling, and they were summoning Lot and were saying to him, “Where are the men who came in to you tonight? Bring them out to us in order that we may have relations with them.”

Β. A tiny “detail” that has been saved by the Roman historian Cassius Dio (163 A.D.) is in his renowned Roman History (the veridicality of which detail was also testified by his contemporaries Tacitus and Suetonius), mentions that the mentally deranged emperor of Rome, Nero, had married twice, with two “liberti” class boys – the swarthy and masculine Pythagoras, and the slender and feminine Sporus whom he had castrated and renamed “Sabina”  (*)

C. The noble Paul in his Epistle 1 to Corinthians (ch.6:9-10) which was written in 54 A.D. assures us absolutely that: “Do you not know that the unrighteous will not inherit the kingdom of God? Do not be deceived. Neither fornicators, nor idolaters, nor adulterers, nor homosexuals, nor sodomites, nor thieves, nor covetous, nor drunkards, nor revilers, nor extortioners will inherit the kingdom of God.?”

D. The universal hierarch, Basil the Great, in 370 A.D. with his canonical epistles and his 7th sacred canon which was validated by the 2nd canon of the 6th Ecumenical Synod, proclaimed that: “7. Sodomists and bestialists and murderers and sorcerers and adulterers and idolaters deserve the same condemnation, so that whatever rule you have as regarding the others observe it also in regard to these persons […]”

Following the aforementioned – out of the enormous volume of material referring to the monstrosities of the contra-nature subversion of human ontology and physiology – it becomes evident to all that the supposed relative progress and democratic sensitivity, the supposed human rights, the supposed ‘otherness’ and the supposed free self-determination and orientation regarding the sexual instinct and the identity of the gender are nothing more than the sinking into an abyss and the deep of human freedom and dignity, and the complete trivialization of the meaning of “anthropos” (human), which in the Greek language, “anthropos” consists of the union of the adverb “ano” (upward) and the verb “throsko” (looking, browsing).

Subsequently, as Bishop of the Church in this tragic hour, we publicly:

invite the Government to not proceed with the realization of this hubris against God and mankind;
issue an urgent request for an extra-ordinary convening of the Hierarchy of the Church of Greece to confront the matter and to impose that which is appropriate, according to the exceptional example of the Orthodox Church of Moldavia and
within our Canonical Jurisdiction and in the framework of our Canonical appositeness, we shall impose the penalty of excommunication on the Parliamentarians who would vote in favour of this disgraceful and shameful hubris.

THE METROPOLITAN
+ SERAPHIM of Piraeus


(*)

DIO'S ROMAN HISTORY
Chapter  62, para.27, 28.
Source: http://www.gutenberg.org/files/10890/10890-h/10890-h.htm#a61_4

27  […]  Sabina also perished at this time through an act of Nero's. Either accidentally or intentionally he had given her a violent kick while she was pregnant.

28  The extremes of luxury indulged in by this Sabina I will indicate in the briefest possible terms. She had gilded girths put upon the mules that carried her and caused five hundred asses that had recently foaled to be milked each day that she might bathe in their milk. She devoted great thought to making her person appear youthful and lustrously beautiful,--and with brilliant results; and this is why, not fancying her appearance in a mirror one day, she prayed that she might die before she passed her prime. Nero missed her so that [after her death, at first, on learning that there was a woman resembling her he sent for and kept this female: later] because a boy of the liberti class, named Sporus, resembled Sabina, he had him castrated and used him in every way like a woman; and in due time he formally married him though he [Nero] was already married to a freedman Pythagoras. He assigned the boy a regular dowry according to contract, and Romans as well as others held a public celebration of their wedding."




Metr Nicolas de Fthiotida : AXIOS!

Law being prepared in Greece declaring offensive certain "expressions" from the Gospel
http://www.pravoslavie.ru/english/66398.htm
 Athens, December 1, 2013 - Metropolitan Nicholas of Fthiotida, one of leading Hierarchs of the Church of Greece, has spoken about a new bill of the Greek government banning the reading of certain "offensive" stories from the Gospel, introducing responsibility for patriotism, and legalizing same-sex "marriages".

The Greek government in all probability is unhesitatingly continuing the preparation of the new "anti-racist" bill, which may soon became a federal law, reports AgionOros.ru with the reference to Romphea.

It will include consent to "free relationships", which will extend to same-sex unions, removal from the Holy Week services of passages potentially "offensive" to Jews, and declare inadmissible any demonstration by Greeks of "excessive" patriotism, lest they offend the sensibility of non-Greeks. One of leading Hierarchs of the Church of Greece, Metropolitan Nicholas of Fthiotida, commenting on the bill, is not concealing his indignation over far-reaching plans of its developers.

"Are we living in the time of Sodom and Gomorrah?" he says.

Regarding the consent to "free relationships", the Hierarch noted, "The introduction of bills opposed to the spirit of the Gospel, like the consent to "free relationships", is a perverted and at the same time immoral and anti-Christian action. All of us must draw a conclusion. Are we living in the time of Sodom and Gomorrah? It is necessary to protect our people from lawlessness, so that they may preserve the ideas of justice, freedom, independence, and love. You cannot, after all, level everything in the world".

"What kind of people are these who want to revise the Bible?"

His Eminence Metropolitan Nicholas said regarding the possible censoring of the text of Holy Week services: "During Holy Week our priests in their churches will read the Gospel containing such words as: “Woe to you, scribes and Pharisees, hypocrites, you strain at a gnat but swallow a camel", as well as other passages about Judas, etc. Should they really be removed? What kind of people are they who want to revise the Gospel? We are not haters of any people; we respect the Jewish people and all other peoples. Besides, the Jewish nation is the forerunner of Christianity. Our Lord was of Jewish origin, and the Jewish people of the Old Testament believed in One, True God. Nobody treats Jews with such respect as do we, Christians. But should the Gospel, the words of the Lord Himself, be changed solely for this reason? And who are these latter-day "mediators", wishing to preach the new "Gospel" to us? For what reasons is all this happening—for political ones, so that other people’s feelings might not be offended? The Gospel cannot be changed, and it is the same for Church services. The Church can adapt its approaches, but its meaning remains unchanged. And it will be the same now. Let them prepare thousands of bills; will they really imprison all Bishops, Patriarchs, priests, and monks? This is absurd."

"Greece is a courageous country, it has its own heroes, it struggled, it has its own national holidays, its own flag, and parades. Must we really cancel everything so that migrants may not be insulted?"

Since the bill also touches upon "protection" of the sensibilitites of those who might be insulted by a demonstration of the Greek people’s "excessive" patriotism, the Metropolitan has called upon the government to approach the preparation of bills reasonably and with a sense of harmony, otherwise Greece may simply be destroyed: "I think a similar bill already existed in 1979. What kind of pressure is exerted on the government that it enacts such strange laws? But the people have their own criteria. How can such a law be passed if by following it Greeks have to be afraid to express their love for their motherland, simply because the feelings of other people—who had once enslaved Greece—will be ‘wounded’? I mean Turks. If we are afraid to cite the examples of our heroes because Muslim or Albanian children's feelings will be affected, then what will happen to our native country? We will destroy it! Bills like this one can, of course, protect someone... But don't these people know that Greece is a courageous country, it has its own heroes, it struggled, it has its own national holidays, its own flag, parades, as every country does? So must we really cancel everything so that migrants might not be insulted?"

Pravoslavie.ru
03 / 12 / 2013

13 novembre 2013

Icônes et symboles religieux dans les tribunaux : le Conseil d'État les confirme! (Grèce)

http://greece.greekreporter.com/2013/11/11/religious-icons-in-courtrooms-case-rejected-by-judges/

Le Conseil d'État hellénique a rejeté la requête de 3 personnes visant à faire enlever les icônes et symbôles religieux présents dans les tribunaux. La plus haute instance administrative de Grèce a confirmé la décision des administrateurs du tribunal de Thessaloniki de 2010, qui demandait que des icônes soient placées dans les locaux du tribunal du nord de la ville.

En particulier, le Conseil d'État a fait large référence aux décisions à cet égard de la Cour Européenne des Droits de l'Homme, la Constitution et la législation grecque, ayant alors rejetté cette requête et l'ayant qualifiée d'inacceptable. La décision de l'administration et de la gestion des tribunaux administratifs a été prise en considération à Thessalonique, qui ne devrait pas être contrariée.

Le Conseil d'État a tenu compte d'un argument déposé par mgr Seraphim du Pirée, qui a déclaré que les icônes ont commencé à être placées dans les tribunaux grecs en 1828. (*)


(*) NDT : c'est à dire quelques années avant l'adoption de la Constitution du nouvel État grec, et longtemps avant l'arrivée de la léglisation européenne anti-chrétienne.




The Hellenic Council of State rejected the request of three people for removal of religious icons and symbols in courtrooms. Greece’s highest administrative court upheld a decision by Thessaloniki court administrators in 2010, that asked for icons to be placed in the northern city’s court rooms.

In particular, the Council of State has since made extensive reference to the relevant decisions of the European Court of Human Rights, the Constitution, and the Greek legislation, who then rejected this request and characterized it as unacceptable; the administration and management decision of administrative courts was taken into consideration in Thessaloniki, which should not be offended.

Council of State took on board an argument from Bishop Seraphim of Piraeus, who declared that icons had first been placed in Greek courtrooms in 1828.

08 octobre 2011

Bavardage à l'église (humour)



La Liturgie est en cours dans une paroisse grecque-orthodoxe, où traditionnellement les femmes se placent du côté gauche, et les hommes du côté droit.
Deux hommes se mettent à papoter un peu bruyament, au fond de l'église.
Le prêtre se retourne et les regarde, et avant qu'il ne les interpelle, une femme au premier rang s'exclame
- Et c'est pas de notre côté, le chahut!

Et, soupirant, le prêtre de répondre
- Heureusement, ça durera moins longtemps..


03 janvier 2009

Grèce: abolition du serment religieux pour les fonctionnaires, soldats & élus politiques

Avant, chez nous aussi, on "jurait" sur la Bible, ou sur des reliquaires. Mais comme le fait fort justement remarquer l'archevêque d'Athènes, si la personne ne vit pas saintement, qu'elle jure devant Dieu ou pas, ça n'y changera rien... Il fait aussi remarquer qui veut l'abolition dudit serment, et les mauvaises raisons sous-jacentes. Bien vu.. nouvelle offensive des athées du Pasok. Comme si les dégâts de leur idéologie massivement appliquée des décennies durant à la Grèce n'étaient pas encore suffisamment visibles..


Bible : Codex Sinaiticus

L'Église n'est pas inquiète par l'abolition du serment
http://www.ekathimerini.com/4dcgi/_w_articles_politics_100006_29/12/2008_103368

L'archevêque Ieronymos, primat de l'Église de Grèce, a expliqué dans une entrevue dominicale donnée au quotidien Kathimerini, qu'il ne s'opposerait pas à l'abolition du serment religieux que les Grecs ont à faire pour diverses occasions de la vie publique.
Les cérémonies de serment étaient accomplies par diverses professions, dont les parlementaires, les soldats et les fonctionnaires. Ieronymos n'a pas précisé s'il serait d'accord avec une abolition généralisée de la pratique ou juste pour des domaines spécifiques.
"L'abolition du serment religieux ne crée aucun problème pour l'Église – en fait, il ne serait que la conséquence de son enseignement, qui est que 'oui' doit vouloir dire 'oui' et 'non' doit vouloir dire 'non," a-t'il précisé.
Ieronymos ajouta que prêter serment n'empêchait pas les gens de mal se comporter, "quand la vie intérieure de la personne a été détruite."
L'idée d'abolir le serment religieux n'est pas neuve, et elle revient de temps à autres, en particulier de la part des partis politiques de gauche, comme idée pour une séparation tranchée entre l'Église et l'état.
Ieronymos a expliqué que cette idée était mise en avant par "certains groupes idéologiques" dont le but principal est "d'effacer l'influence spirituelle de l'Église sur la société grecque."
Néanmoins, l'archevêque a dit qu'il ne s'opposerait pas à une telle manière de séparation si c'était vraiment ce que les Grecs voulaient. "Si l'état veut une telle séparation, il a l'opportunité, si pas le devoir, de soumettre cela au jugement du peuple grec, qui décidera alors ce que lui veut."
Commentant les récents événements à Athènes, Ieronymos dit qu'il considérait comme "naturel" que les jeunes protestent, mais il a condamné toutes les destructions.

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29 décembre 2008

Grèce/Noël: les néo-païens empêchent la célébration de la Nativité

Des émeutiers jettent des pierres sur la police anti-émeute dans le centre d'Athènes
Photographe: Thanassis Stavrakis/AP


Des prêtres grec-orthodoxes dans la cathédrale d'Athènes, devant un symbole anarchiste peint sur une colonne, mercredi 24 décembre 2008.
Les émeutiers ont peint des slogans sur les barrières en métal des travaux à l'extérieur de la cathédrale d'Athènes, et des logos anarchistes sur les colonnes de marbre du 19ème siècle à l'intérieur. Le soir de Noël, quelque 700 jeunes ont marché sur le centre commerçant d'Athènes, exigeant que les émeutiers arrêtés soient relâchés. Les manifestants chantaient des chants de Noël et des chants de protestation, et jetaient des tracts appelant à libérer les prisonniers, et aucune violence n'aurait eu lieu.
(AP Photo/Thanassis Stavrakis)


Un prêtre regarde un symbole anarchiste...
http://www.ekathimerini.com/4dcgi/_w_articles_politics_100004_27/12/2008_103337

PANTELIS SAITAS/EPA
Un prêtre regarde un symbole anarchiste peint sur unes des colonnes de la cathédrale d'Athènes la veille de Noël. Plusieurs centaines de protestataires ont marché à travers le centre de la capitale grecque, la veille de Noël, exigeant la libération des dizaines de personnes arrêtées au cours des récentes émeutes. Certains manifestants chantaient devant la cathédrale "prêtres, voleurs, pédophiles," y brûlant un drapeau grec et souillant de graffitis le bâtiment du 19ème siècle. Le vandalisme a amené à faire annuler la Vigile de la Nativité à la cathédrale.



Un prêtre près des graffitis, sortant de la cathédrale d'Athènes, 24 décembre 2008. REUTERS/John Kolesidis (GREECE)


Des cocktails molotov jetés sur des voitures exposées lors d'un raid de pillage à Athènes
http://www.newkerala.com/topstory-fullnews-64666.html

Athènes, 25 décembre. Des attaquants masqués ont mené des raids de pillage pendant la nuit, et ont lancé des cocktails molotov sur 2 expositions de voitures, en divers lieu de la capitale grecque, a rapporté jeudi la radio d'État.
Leurs jets de cocktails molotov dans le district de Galatsi ont détruit 5 voitures.
Ils ont aussi détruit la façade d'une banque et enflammé des bonbonnes de gaz butane à l'extérieur d'un bâtiment du gouvernement, dans le centre d'Athènes.
Il n'y a pas eu de blessés dans les attaques, mais de gros dégâts aux biens matériaux, rapporte la radio.
Quelque 600 anarchistes ont manifesté pacifiquement mercredi rue Hermès, la plus chère des rues de la capitale, qui était bondée de badauds venant faire leurs emplettes de Noël.
A la fin de la manifestation, ils ont scandé des slogans contre les prêtres et l'Église et taggé les murs et colonnes de la cathédrale d'Athènes.
Le nombre de manifestants était considérablement moins élevé que lors des récentes manifestations.
La Grèce a été le théâtre d'une série de violentes manifestations depuis que la police a tué un jeune anarchiste de 15 ans, le 6 décembre.
Les jeunes et étudiants ont d'ores et déjà planifié pour le 9 janvier 2009 des émeutes contre la brutalité policière et le népotisme et pour des réformes dans tous les domaines de la société grecque.
--- IANS



La police anti-émeutes se tient devant la cathédrale d'Athènes, pendant une manifestation dans la capitale grecque, 24.12.2008. REUTERS/Yiorgos Karahalis (GREECE)


Un prêtre près des graffitis, sortant de la cathédrale d'Athènes, 24 décembre 2008. REUTERS/Yiorgos Karahalis (GREECE)



KYRIE ELEISON (x 40) : la Grèce risque de devenir comme le restant de l'Europe...

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06 décembre 2008

Néo-Martyr Nicolas Karamos de Smyrne (+ 1657)


Saint Nicolas Karamos, néo-martyr Grec,
pendu à Smyrne

http://www.abbamoses.com/months/december.html

Nicolas était un Chrétien vivant à Smyrne durant le joug Ottoman. Un jour, il perdit son calme dans une dispute et s'exclama qu'il deviendrait "Turc" avant qu'il n'abandonne la partie. Aussitôt, des Turcs qui avaient vu la dispute s'emparèrent de Nicolas et le traînèrent devant le juge, afin qu'il y honore sa promesse. Nicolas, qui avait retrouvé son calme, déclara : "Plaise à Dieu, mais jamais je ne renierai mon Seigneur Jésus-Christ, le Vrai Dieu qui viendra juger les vivants et les morts." Le juge fit flageller et torturer l'humble confesseur pendant 36 jours, mais il demeura ferme dans sa confession du Christ, même malgré les larmes de sa mère et de sa femme. Pour finir, le juge le fit pendre, le 19 mars 1657. Ses tourments et sa fermeté dans la Foi avaient été vus par des visiteurs occidentaux; ils en furent si touchés qu'ils allèrent récupérer son corps à la mer (où il avait été jeté après la pendaison) et l'emmenèrent en Europe.

Dieu est admirable en Ses saints! Psaume 67,36 (LXX)

Tous les néo-martyrs de Grèce, tous les saints de Grande Bretagne (diacre Michael)
http://www.orthodox-christian-comment.co.uk/properofseason-all_the_new_martyrs_of_greece_&_all_saints_of_britain.htm

[homélie pour le 3ème dimanche de Matthieu]

Aujourd'hui, nous nous souvenons de ceux qui ont rendu témoignage au Christ durant les siècles de l'occupation turque. Nous devrions penser à la Grèce non pas seulement en terme du territoire que nous voyons à présent définit comme Grèce, mais aussi le pays qu'à présent nous appelons la Turquie. Parmi ces martyrs, on trouve le dernier empereur qui mourut en combattant aux portes de Constantinople; l'entièreté de la noblesse et des dirigeants tués le 29 mai 1453, et tous les Chrétiens, paysans, marchands, et fonctionnaires de quelque rang que ce soit, qui au cours des siècles qui suivirent eurent à faire le choix suivant : Christ ou le système, mon Dieu ou ma survie physique?
Nombreux furent ceux qui eurent à affronter pareille question en Russie pendant la Révolution, et le 5/7, nous commémorons sainte Élisabeth, la grande duchesse qui fut assassinée en 1918 avec sa fidèle compagne la moniale Barbara. Élisabeth avait été l'épouse bien souffrante de l'arrogant grand duc Sergei, assassiné en 1905. Après cela, elle changea complètement de vie, devenant moniale. Elle fonda un monastère, d'où en furent fondés bien des autres dans les provinces de Russie. Hôpitaux et senioreries lui envoyaient leurs cas les plus graves, et elle s'en occupait elle-même. Élisabeth vivait sa Foi en agissant, ce qui amenait des changements dans le monde qui l'entourait. En 1918, elle fut jetée vivante au fond d'un puits de mine, avec sa compagne de martyre, et on leur jeta des grenades. Avant d'être poussée en bas, Élisabeth chanta le "Phos ilaron" – "joyeuse Lumière." Alors qu'elle était à genoux à attendre d'être massacrée, elle priait : "Toi, Dieu bien-aimé, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu'ils font." Ryabov, un des meurtriers, qui avait jeté les grenades dans le fond, a rapporté l'horreur que lui inspirait le chant des victimes depuis le fond de la mine, qui chantaient "Seigneur, sauve Ton peuple." Lorsque les corps furent retrouvés, il fut évident que sainte Élisabeth avait pansé blessures et fractures avec des bandes de vêtements. Voilà la Foi active, courageuse, aimante. Le Christ avant tout, pas ma survie.

Et les saints de Grande Bretagne – que savons-nous d'eux? Pour les Orthodoxes, la Grande Bretagne ne semble pas être un endroit très probable pour trouver des saints. Mais jusqu'au 11ème siècle, lorsque les Orthodoxes furent pour finir distingués des christianismes latins d'Occident par des différences religieuses, les saints britanniques étaient en un sens aussi nos saints. Les Chrétiens de Grande Bretagne et d'Irlande étaient en relation avec les Églises d'Orient, et avaient une vie de prière et spirituelle qui étaient comme celles de l'Orthodoxie. Des saints tels Columba, Patrick, Ninian, David, Cuthbert. D'autres dont les noms ne sont à présent plus grand chose d'autre que des noms de lieux, tels les saints de Cornouailles. Cependant, chacun de ces saints pouvait chanter cette antique hymne de l'Église, Phos ilaron, avec une joie, un but, une Foi. "Joyeuse Lumière de la sainte gloire du Père.. il est digne de Te célébrer en tout temps par des louanges, ô Fils de Dieu et donateur de Vie: c'est pourquoi le monde entier Te glorifie!"

L'épître de la Liturgie du jour éclaire cette Foi (Rom. 5,1/10). Paul exprime les qualités de vie d'un croyant. Paul écrit aux Romains, qui avaient été baptisés étant déjà adultes. Ils avaient changé leurs vies, accepté l'Évangile, et vivaient avec un conflit conscient entre le bien et le mal. Devant eux, la vision de la gloire de Dieu. Tout autour d'eux, les tentations du monde païen. Paul dit que "Étant donc justifiés par la foi, nous sommes en paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ. À Lui, nous devons d'avoir accès à cette grâce où nous demeurons fermes, et nous mettons notre fierté en l'espérance de la gloire de Dieu." Mais Paul dit que ce n'est pas qu'en ça que nous pouvons "mettre notre fierté." Il y a aussi nos souffrances : "nous mettons notre fierté jusque dans nos afflictions, car nous savons que l'affliction produit la patience, la patience mène à la fidélité, et la fidélité conduit à l'espérance. Or, l'espérance ne trompe pas, car l'amour de Dieu a été répandu dans nos coeurs par l'Esprit-Saint qui nous a été donné." Paul dit que lorsque le Christ mourut pour nous, nous étions dans l'impasse : "À peine accepterait-on de mourir pour un juste; peut-être, pour un homme de bien, consentirait-on à mourir. Mais voici une preuve de l'amour de Dieu pour nous: au temps où nous étions encore pécheurs, le Christ est mort pour nous." Ceci est vrai même pour les saints, et vrai pour nous qui luttons pour arriver à leur ressembler. Paul continue : "Si, étant encore ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de Son Fils, à plus forte raison après réconciliation, serons-nous sauvés par Sa vie." Le langage de Paul fait référence au baptême que ses lecteurs avaient vécu comme adultes, expérimentant leur cheminement vers la lumière de la véritable connaissance d'eux-mêmes et de leur Sauveur. Le Christ ou le système, mon Dieu ou ma survie physique? Paul avait eu à faire face à la question et avait choisi le Christ. Ainsi en fut-il de tous les martyrs.

L'Évangile, c'est uniquement 2 versets (Mt 6,22-23). La signification est limpide. "La lampe du corps, c'est l'oeil. Ton oeil est-il sain, ton corps entier jouira de la lumière; ton oeil est-il malade, ton corps entier sera dans les ténèbres. Si la lumière qui est en toi est ténèbres, combien épaisses seront les ténèbres elles-mêmes." Jésus dit que l'oeil apporte la lumière intérieure, ou la clairvoyance, ou la sagesse, au corps tout entier. La différence entre vue et aveuglément, c'est la capacité de l'oeil à percevoir la lumière et à la communiquer au cerveau afin que l'image soit comprise, et devienne sujet de réflexion. Le même processus, qu'il prenne une milliseconde ou une minute. "Si l'oeil est sain," dit Jésus; et le terme pour sain, "aplous," peut signifier seul, ou simple ou généreux. Dans un verset antérieur de ce chapitre, Jésus a dit qu'un disciple devrait être généreux dans ses dons à Dieu; et dans la Prière du Seigneur (v. 9-13), Il a ramené la question de nos relations à Dieu à des termes très simples : Foi, bonnes oeuvres, repentance, et pardon des offenses d'autrui. Cette constance que Jésus avait enseignée dans ce chapitre, est en contraste avec l'inconstance et le double jeu des hypocrites. Le mot pour malade, "poneros," comporte la suggestion de fausseté ou de tromperie : du mal, dans le sens de la Prière du Seigneur.

Ainsi donc, Jésus enseigne que si votre oeil spirituel est concentré sur la source de lumière, Dieu notre Père céleste, vous verrez l'intérieur de votre coeur avec clarté; mais si vous avez une vision à 2 niveaux, une vision spirituelle défectueuse, si vous êtes un hypocrite, vous ferez l'impossible – vous tenterez de servir des buts contradictoires, Dieu et l'argent, comme Jésus l'explique plus loin au verset 24. Dieu, pas le système; le Christ, pas ma survie physique.

Parfois, nous pourrions penser que si nous pouvions vivre dans une situation entièrement Orthodoxe, en Grèce, à Chypre, ou dans quelqu'autre patrie de la Foi, notre propre vie spirituelle serait bien plus complète, plus sainte. C'est une illusion. La vérité est que dans chaque pays il y a des problèmes pour la Foi et des tentations pour la vertu. Toujours la même question : Christ ou le système, mon Dieu ou ma survie physique? Il y a toujours besoin de lutter; il y a toujours besoin de prier "alla risai imas apo tou ponirou." Les Nouveaux Martyrs de Grèce, et de Russie, et tous les saints de Grande Bretagne ont tous vécu la même lutte. Simplement, cette lutte c'est pour voir la Lumière, pour être pleinement baigné de lumière, et pour refléter cette Lumière au monde. Et quand nous réalisons cet effort, même si nous échouons et que nous avons à recommencer la lutte, alors nous permettons aux autres de voir la gloire. Car, comme le disait saint Irénée de Lyon, "la gloire de Dieu, c'est l'homme vivant, et la vie de l'homme, c'est de voir Dieu" (S. Irenaeus, Adv. Haer. IV, xx, 6).

Diacre Michael R. Brett-Crowther, 6 juillet 2003

Le diacre Michael est un clerc du patriarcat de Constantinople; avec la bénédiction du métropolite roumain Joseph, il sert dans la paroisse roumaine de la Protection de la Mère de Dieu à Toulouse, France.


Αγιος Νικόλαος, Αρχιεπίσκοπος Μύρων της Λυκίας, ο Θαυματουργός
Saint Nicolas, archevêque de Myre en Lycie et thaumaturge

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27 novembre 2008

Lettre aux Uniates Grecs (Paul, métropolite de Glyfada, 4/11/2008)

Agios Konstantinos, la cathédrale du métropolite Pavlos de Glyfada


http://www.im-glyfadas.gr/04/2008/20081104.asp


Lettre du métropolite de Glyfada, Paul, aux Uniates Grecs

Traduction anglaise :
OODE, Athènes
traduction française : Stmaterne


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À L'EXARQUE APOSTOLIQUE DES CATHOLIQUES DE RITE BYZANTIN DE GRÈCE

Voula, le 4 Novembre 2008

Protocole N° 1562

A l'exarque apostolique
Des catholiques de rite byzantin de Grèce
M. Demetrios Salahas

Cher monsieur,

"Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur!"

Il y a quelques jours, j'ai été informé du contenu de votre homélie, prononcée lors de votre ordination-intronisation comme évêque des catholiques de Grèce de rite byzantin. C'est à ce sujet que je vous écris les pensées que cela m'inspire, avec tout le franc-parler d'un évêque Orthodoxe de l'Église de Grèce; quelqu'un qui est né à Hermoupolis sur l'île de Syros, et qui a été élevé et a vécu dans son île natale jusqu'à la fin de ses études secondaires dans l'école supérieure renommée de Syros.

Votre homélie, bien longue, a été adressée au troupeau d'une " communauté ecclésiale numériquement faible de fidèles, à Athènes et Yannitsa." Ces fidèles, d'après votre exposé, sont "en pleine communion avec l'église de Rome," bien "qu'appartenant à la tradition byzantine orientale." Et vous continuez, insistant sur "cette double identité ecclésiale qu'ils ont – comme catholiques et orientaux – étant en pleine communion avec le siège apostolique de la vieille Rome et son primat l'évêque de Rome, et en même temps restant loyaux aux traditions patristiques sacrées, aux trésors théologiques et à la Divine Liturgie de l'Orient Chrétien, enrichit cette même Église catholique de Grèce – qui appartient historiquement dans sa presque totalité à la tradition occidentale latine – et cela constitue une expression de "l'héritage commun," la communion et l'unité au sein de l'Église catholique elle-même."

Cet esprit, qui transparaît dans nombre de paragraphes de votre discours, a été un peu plus loin embellit par l'affirmation que "notre vision et notre état d'esprit est unifiant et non pas 'Uniate'," et fut renforcé par votre supplique : "ne me considérez pas comme un Uniate, mais comme un hiérarque unifiant," condamnant de plus "catégoriquement tout acte de prosélytisme, d'où qu'il puisse provenir."

Vu vos affirmations précitées, permettez-moi je vous prie, de vous poser quelques questions – qui surgissent de ma propre expérience de nombreuses années de vie à Syros [1], de même que de ma familiarité avec la manière de coexister entre Orthodoxes et catholiques-romains – des questions qui, bien entendu, expriment mes préoccupations propres et personnelles :

Êtes-vous conscient à quel degré le mode d'opération de votre communauté ecclésiale provoque de la confusion parmi les fidèles de l'Église Orthodoxe, dans les innombrables communautés urbaines de ces 2 cités, et en particulier dans le faubourg athénien très peuplé de Patisia, rue Acharnon, que nombre d'Orthodoxes fréquentent, ignorant le véritable arrière-plan ecclésiologique et théologique qui est tapi derrière une apparence extérieure orthodoxe?
Pourquoi donc votre clergé porte-t-il les vêtements canoniques de la Tradition Orthodoxe, construit des églises dans le style Orthodoxe oriental, accomplit les Offices sacrés selon les Rites de l'Église Orthodoxe Orientale, utilise essentiellement les livres liturgiques publiés par l'organisation "Apostoliki Diakonia" [= diaconie apostolique] de l'Église de Grèce? N'est-ce pas précisément ce qu'est l'uniatisme? N'êtes-vous pas un évêque uniate? Que signifie exactement "hiérarque unifiant"?

Quel est la nécessité pour un Uniate d'être présent dans les dialogues théologiques entre l'Église Orthodoxe et la confession catholique-romaine? Est-ce ainsi que l'union va prospérer? Ne serait-ce pas un geste de bonne volonté de la part du pape de Rome – pour le progrès des dialogues théologiques – que de ne plus nommer un évêque uniate, exarque pour les catholiques de Grèce de rite byzantin? Pourquoi une telle persistance du pape de Rome pour l'uniatisme?
Êtes-vous capable d'estimer ce que représente vraiment ce "petit nombre de membres" de la communauté des catholiques de Grèce de rite byzantin, et de justifier pour quelle raison il y aurait un besoin d'élire et d'instituer un évêque Uniate en Grèce?

Si votre communauté est en effet numériquement petite – même avec les récents groupes de fidèles artificiellement augmentés – pourquoi ne pourraient-ils pas être desservis par les pasteurs du clergé de confession catholique-romaine en Grèce? Pourquoi ces gens ne pourraient-ils pas être administrés par des évêques catholiques-romains, qui sont reliés au vatican de manière évidente et manifeste; dont les vêtements religieux sont de tradition latine – comme ceux qui participent à vos ordinations (comme on le voit dans les photos concernées) – de sorte que votre communauté puisse apprendre à connaître Jésus-Christ de cette manière?

De plus, à chaque fois que je me souviens de l'hospitalisation sans problème de mon inoubliable mère il y a 20 ans, dans l'hôpital Pammakaristos [2], ce souvenir est toujours gâté par la question posée à l'époque par l'aumônier de l'hôpital, d'apparence Orthodoxe (mais catholique-romain de croyance) : "Voulez-vous que je vous apporte la Sainte Communion?" Malgré la préparation théologique de ma mère et son état de conscience, et le fait qu'elle lui donna la réponse appropriée : "Non, merci, j'ai un fils qui est prêtre et il veillera assurément à ce que je reçoive la Communion d'une manière Orthodoxe;" nous nous demandons si vous poursuivez cette même tactique, dans le domaine sensible de la douleur et de la consolation.. En effet, que faites-vous dans les autres hôpitaux?

Je me demande quels étaient le motif et l'objectif cachés du chant d'un "Trisagion" [3] au cours des funérailles à Rome du pape récemment défunt, par du clergé Uniate, tant évêques que prêtres, habillé en Orthodoxe, et selon le Rite Orthodoxe, et en grec?

Tous les faits précités donnent l'impression – à une multitude de personnes intelligentes et prudentes – de comporter des actions de prosélytisme, et de tentative de s'emparer des âmes des Chrétiens Orthodoxes par des moyens sournois.


Notre souhait, c'est que tous ces faits ne soient pas le reflet de la réalité. C'est pourquoi, notre espoir est que vos intentions sincèrement écrites soient vraiment sincères, et ne cachent pas la moindre tromperie, qui offenserait l'Église Une, Sainte, Catholique et Apostolique du Christ.

Avec mes prières dans le Seigneur,

Le moindre d'entre les évêques,
Le métropolite

† PAUL DE GLYFADA [4]



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Notes OODE:

[1] Skyros est une île grecque sur laquelle vit un nombre relativement important de membres de la communauté catholique-romaine
http://en.wikipedia.org/wiki/Skyros

[2] L'hôpital Pamakkaristos est la propriété de l'exarchat gréco-catholique de la communauté catholique-romaine de Grèce

[3] http://www.oca.org/QA.asp?ID=99&SID=3

[4] Glyfada est un faubourg d'Athènes : http://en.wikipedia.org/wiki/Glyfada

[ndt : toute ma gratitude à notre ami Claude pour la relecture-correction]

26 novembre 2008

Néo-Martyr Georges de Khios (+ 1807)

http://www.abbamoses.com/months/november.html

Georges naquit sur l'île de Khios de parents Chrétiens. Garçonnet âgé de 10 ans, il fut attrapé avec des amis, occupés à marauder des melons dans un jardin. Amené devant le juge Turc, ayant peur de la punition prévue pour le vol, il accepta de devenir musulman sous le nom d'Ahmed. C'était une pratique courante sous la Turcocratie : lorsqu'un Chrétien était traîné devant un tribunal, on lui offrait la liberté en échange de son apostasie en faveur de l'islam, et nombreux succombaient à cela.
Georges rentra chez lui, pleurant et se lamentant à cause de son apostasie, et ses parents le confièrent aux bons soins d'une bonne Chrétienne, afin de le renforcer dans la Foi et de le cacher des autorités turques.
A 21 ans, il fut fiancé à une jeune femme de la ville, mais se disputa avec le frère de cette dernière, qui connaissait le passé de Georges. Aussi donc, il alla voir les autorités et dénonça Georges comme apostat de l'islam. Georges fut jeté en prison et torturé, mais plutôt que de le briser, ces tourments le renforcèrent dans son amour pour le Christ et il résolu d'offrir sa vie pour Lui. Le prêtre et les fidèles de la ville célébrèrent une vigile toute la nuit durant, priant Dieu de donner le courage nécessaire à Son nouveau martyr. A l'aube, Georges fut emmené au lieu des exécutions, disant sans cesse le Nom de Jésus Christ et celui de Sa très sainte Mère. Là, il fut fusillé, puis décapité, rejoignant les rangs des saints martyrs.


Le massacre de Khios
tableau du peintre Eugène Ferdinand Victor Delacroix
(Charenton-Saint-Maurice, 26/4/1798-04-26 - Paris, 13/8/1863)
source Wikipedia




Commémorer les saints néo-martyrs
http://www.theophanydesigns.com/tnm/


Bienheureux ceux que Tu as
choisis et mis à part pour Toi;
et ils seront commémorés
de génération en génération. (Cf. Ps. 64,4; 101,12)

En commémorant les vies et les luttes des saints néo-martyrs qui ont souffert pour l'amour du saint Nom du Christ, nous rendons grâce à Dieu, Qui est adoré en la Sainte Trinité, et Qui a suscité à toutes époques des témoins de Son éternelle Providence et de Son amour pour nous.

"Dieu est merveilleux en Ses saints!"
Les saints sont la preuve vivante que les Évangiles sont applicables à nos vies. Ils sont les chapitres vivants de la Sainte Écriture. Ils sont les imitateurs du Christ, et des modèles pour nous. C'est la raison pour laquelle Dieu a glorifié Ses saints devant nous : dans Son amour pour nous, Il veut nous présenter autant de sortes de saintetés que possible, afin que nous, quelles que soient les circonstances de nos vies, nous puissions trouver des chemins réalisables pour vivre la vie en Christ.

Le premier et le plus glorieux des martyrs, c'est Jésus, notre Seigneur, dont le Sang nourrit les membres de Son saint Corps, l'Église. Dans Son aimante tendresse, Il a daigné rendre certains d'entre nous dignes d'être images et icônes de Son unique Martyre, et de verser leur sang pour l'amour du saint Évangile, comme témoins vivants et comme réactualisation pour les Chrétiens qui, voyant la ténacité de leurs compagnons en humanité face à la torture et à la mort, puissent ainsi devenir beaucoup plus fervents dans la Foi.

Durant les ténébreux jours de l'esclavage et du joug musulman imposé au peuple Orthodoxe dans les Balkans et au Moyen Orient, notre sainte Foi a montré sa puissance face à l'écrasante force militaire des Turcs. Toutes les forces vitales de l'Orthodoxie ont continué à se déployer. Le monachisme est resté florissant, la conscience théologique alerte, la dévotion populaire fervente – tout cela fut alimenté et nourrit par les exploits des illustres néo-martyrs, qui ont représenté aux Chrétiens opprimés les scènes des martyrs des anciens temps, les assurant qu'en effet, "le Christ est le même, hier, et aujourd'hui, et pour l'éternité."

C'est l'éternelle actualité des martyrs qui nous rend si importante pour nous, aujourd'hui, une collection de vies comme celle-ci. Bien plus qu'un simple parcours historique des martyrs du Christ pour une période et un lieu donné, ce lien nous permet de voir la continuité – le "fil d'or" – qui relie entre eux les gloires christocentriques des anciens martyrs à ceux de la domination turque, et ceux de Chine, de Serbie, des Balkans, et de la terre Russe sous une forme plus moderne mais pas moins démoniaque qu'est la haine de l'athéisme militant, dont les victimes se comptent par millions, et qui sont morts pour l'amour du Christ.

Qu'en sera-t'il du futur? Malgré notre indignité pour la couronne des martyrs, notre Seigneur accordera-t'Il cette si grande bénédiction aux Chrétiens de notre génération ou à ceux à venir? Alors que nous progressons dans cette ère post-Chrétienne, qui est une introduction aux temps de l'Antéchrist, auront-nous des néo-martyrs d'Occident?

Par les ferventes prières de Tes saints néo-martyrs,
Ô Christ notre Dieu,
préserve et renforce Ton peuple Orthodoxe
au milieu des terribles épreuves qui arrivent.
Amen


Protopresbytre Anthony B. Gavalas

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