"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes. Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)

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04 juillet 2014

La compassion surpasse le légalisme (Mt 12 / P. John)

Lectures du jour : Rom 11,25-36 & Mt 12,1-8

Lorsque les Pharisiens ont reproché à notre Seigneur que Ses disciples avaient arrachés et mangé des épis de blé pendant le Sabbath, Jésus leur rappela comment David, lorsque lui et ses hommes étaient affamés, étaient entrés dans le Temple et avaient mangé le Pain de Proposition / Présence : 12 miches de pain qui étaient cuites chaque Sabbath et placées sur une table dans le Tabernacle (Exode 25,30). Ce "pain d'oblation" représentait les 12 Tribus d'Israël et symbolisaient la présence du Seigneur parmi Son peuple. Ces pains étaient remplacés chaque Sabbath par les nouveaux, et les anciens étaient mangés par les prêtres dans le Temple. Selon la Loi, seuls les prêtres étaient autorisés à les manger. Cependant, puisque David et ses hommes étaient dans un tel besoin, le prêtre le leur avait donné par miséricorde. Dès lors l'enseignement est bien clair : il y a bien des situations où la miséricorde et la compassion surpassent le légalisme de la loi.
P. John







Today's Scripture Readings:
Romans 11:25-36 & St. Matthew 12:1-8

When the Pharisees chastised our Lord and His disciples for plucking and eating grain on the Sabbath, Jesus reminded them of how David, when he and his men were hungry, entered the Temple and ate the Bread of the Presence: twelve loaves that were baked fresh every Sabbath Day and placed on a table in the Tabernacle (Exodus 25:30). This "Shewbread" represented the Twelve Tribes of Israel and symbolized the Lord's presence amongst His people. These loaves were changed every Sabbath Day and the old bread was eaten by the priests in the Temple. According to the Law no one but the priests were allowed to eat this bread. Yet, because David and his men were in such dire need, the priest gave it to them out of mercy. Therefore the teaching is quite clear: there are indeed times when mercy and compassion exceeds letter of the law legalism.

Fr. John

13 novembre 2013

Icônes et symboles religieux dans les tribunaux : le Conseil d'État les confirme! (Grèce)

http://greece.greekreporter.com/2013/11/11/religious-icons-in-courtrooms-case-rejected-by-judges/

Le Conseil d'État hellénique a rejeté la requête de 3 personnes visant à faire enlever les icônes et symbôles religieux présents dans les tribunaux. La plus haute instance administrative de Grèce a confirmé la décision des administrateurs du tribunal de Thessaloniki de 2010, qui demandait que des icônes soient placées dans les locaux du tribunal du nord de la ville.

En particulier, le Conseil d'État a fait large référence aux décisions à cet égard de la Cour Européenne des Droits de l'Homme, la Constitution et la législation grecque, ayant alors rejetté cette requête et l'ayant qualifiée d'inacceptable. La décision de l'administration et de la gestion des tribunaux administratifs a été prise en considération à Thessalonique, qui ne devrait pas être contrariée.

Le Conseil d'État a tenu compte d'un argument déposé par mgr Seraphim du Pirée, qui a déclaré que les icônes ont commencé à être placées dans les tribunaux grecs en 1828. (*)


(*) NDT : c'est à dire quelques années avant l'adoption de la Constitution du nouvel État grec, et longtemps avant l'arrivée de la léglisation européenne anti-chrétienne.




The Hellenic Council of State rejected the request of three people for removal of religious icons and symbols in courtrooms. Greece’s highest administrative court upheld a decision by Thessaloniki court administrators in 2010, that asked for icons to be placed in the northern city’s court rooms.

In particular, the Council of State has since made extensive reference to the relevant decisions of the European Court of Human Rights, the Constitution, and the Greek legislation, who then rejected this request and characterized it as unacceptable; the administration and management decision of administrative courts was taken into consideration in Thessaloniki, which should not be offended.

Council of State took on board an argument from Bishop Seraphim of Piraeus, who declared that icons had first been placed in Greek courtrooms in 1828.

17 août 2011

La Loi de Dieu, une musique avec laquelle il faut entrer en harmonie (Origène)


Il sait que toute l'Écriture sainte est l'instrument de Dieu, parfait, harmonieux, mélangeant les différentes notes pour ceux qui aspirent à apprendre, en un cantique salvateur, et lorsque l'harmonie du bon sens est nécessaire il pince la corde apostolique, accordée pour correspondre avec ce qui précède, et similairement, les cordes apostoliques en harmonie avec les évangéliques.
Mais s'il survient un lecteur qui a été instruit à comprendre la musique de Dieu, quelqu'un qui est sage en parole et en acte, alors il produira une note de la musique divine. Car il aura appris de la musique de Dieu à garder le rythme, jouant ici sur les cordes de la Loi, là sur celles de l'Évangile, puis ici sur celles des prophètes, le tout en harmonie. C'est pourquoi ceux qui n'ont pas l'oreille pour détecter l'harmonie de Dieu dans les Écritures sacrées présument que l'Ancien Testament n'est pas en harmonie avec le Nouveau, ni les prophètes avec la Loi, ou les Évangiles l'un avec l'autre, ou un Apôtre avec l'Évangile, ou avec lui-même, ou avec les autres Apôtres. Car ainsi aussi les différentes cordes d'un psalterion ou d'une lyre, donnent chacune une note propre d'évidence différente de celle des autres cordes, c'est considéré par celui qui n'a pas l'oreille musicale et ne comprend pas la théorie de l'harmonie comme étant discordant à cause de la différence des notes:
"Ou bien méprises-tu ses richesses de bonté, de patience, de longanimité, sans reconnaître que cette bonté de Dieu te pousse au repentir? Par ton endurcissement et l’impénitence de ton coeur, tu amasses contre toi un trésor de colère, au Jour de la colère où se révélera le juste jugement de Dieu" (Rom. 2,4-5)
Ces paroles séparent la colère et Dieu. Car en fait, la colère est quelque chose d'étranger à Dieu. Elle n'est pas liée à Lui comme quelque chose venant de Lui.
Origène, homélies sur Ezéchiel