"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes. Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)

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22 mars 2019

Les salutations à la Theotokos pendant le Grand Carême



Tropaire à la Mère de Dieu, en ton 4
Accourons en hâte vers la Mère de Dieu, pécheurs et humiliés que nous sommes ; avec repentir, prosternons-nous devant elle et crions du fond de l’âme : « ô Souveraine, viens à notre secours, dans ta compassion ; hâte-toi, car nous périssons à cause de la multitude de nos fautes. Ne rejette pas tes serviteurs sans les exaucer, car nous n’avons pas d’autre espérance que toi ! »

Gloire au Père et au Fils et au saint Esprit et maintenant et toujours et dans les siècles des siècles : Amen!

Nous ne cesserons jamais de proclamer tes grandes oeuvres, malgré notre indignité, ô Mère de Dieu. Car si tu n’étais pas là pour intercéder, qui nous délivrerait de tant de périls ? Qui nous aurait gardés libres jusqu’à présent ? Nous ne nous éloignerons pas de toi, Souveraine, car tu sauves toujours tes serviteurs de tout danger
.


https://fr.orthodoxwiki.org/Acathiste

25 mars 2015

prière à la Theotokos (saint Nectaire d'Égine)



Prière à la Vierge immaculée

O Vierge, enlève-moi les entraves du péché,
de mes mauvais désirs et autres transgressions:
la terrible insouciance, et l'excès d'inquiétude,
la curiosité malsaine, et le vain bavardage,
L'inutile manque de retenue, et le comportement hautain,
La néglicence, l'ivresse, et le manque de miséricorde,
les désirs infects et l'impureté épouvantable,
la prodigalité, la ténèbre,
la grande insensibilité.

Ôte-moi la tendance à me répandre en blagues,
la recherche du plaisir et de la dépense.

L'acquiescement à l'immoralité et à tout mal.

Ô Vierge, donne-moi l'esprit du jeûne,
de l'attention, de la vigilance et de la parfaite obéissance.

Donne-moi d'être soigneux en tout,
et un discernement profond,
le silence, l'ordre et la sainte patience.

Ô Notre Dame, accorde-moi l'ardeur au travail,
et d'atteindre ma perfection,
et le zèle pour les vertus et l'ascèse.

Ô Toute Pure, garde mon âme,
mon coeur et mon esprit
dans la sainteté, et préserve-la dans la virginité..

Saint Nectaire d'Égine






A Prayer
to the Immaculate Virgin
By St. Nektarios of Aegina

http://www.serfes.org/orthodox/PrayersbyStNektariosofAegina.htm

Take away from me, O Virgin, the fetters of sin,
of my lusts and other transgressions:
the terrible carelessness and the overcaring,
the evil curiosity and the talkativeness,
the useless incontinence and the haughtiness,
the negligence, the drunkenness and the lack of mercy,
the bad desires, the terrible impurity,
the extravagance, the darkness,
the great insensitivity.

Take away the tendency to say jokes,
the enjoyment, the prodigality.

The laughter of immorality and every evil.

Give me, O maiden, fasting,
carefulness, vigilance and perfect obedience.

Give me carefulness in all
and acute discernment,
silence, order and holy patience.

Grant to me, O Lady, eagerness to work
and to attain my perfection,
and zeal for virtues and exercise.

Keep, O most-holy One,
my soul, my heart and my mind
in holiness and guard it in virginity.


24 avril 2014

Guéris-moi, ô Mère de Dieu (prière)


Guéris-moi, ô toute pure Mère de Dieu, et guéris les maladies qui affligent mon âme, me rendant digne de ta bonté et de ta prévenance, et par ta fervente intercession, accorde-moi la santé, je t'en prie.

25 mars 2014

L'Annonciation, début de notre Salut (p. John)

Lectures du jour : Gen 9,8-17; Prov 12,8-22; Heb 2,11-18; & Lc 1,24-38

"Je suis la servante du Seigneur. Qu'il me soit fait selon ta parole" (Lc 1,38)

Bien que la Vierge Marie ne dise pas grand chose dans l'Évangile, son plus grand impact sur l'Église provient de sa volonté à obéir simplement et à servir Dieu. Son témoignage humble et silencieux montre une vie de piété, de dévotion et de droiture.

P. John






Feast day of the Annunciation

Today's Scripture Readings:
Genesis 9:8-17; Proverbs 12:8-22; Hebrews 2:11-18; & St. Luke 1:24-38

"Behold, I am the handmaiden of the Lord; let it be to me according to your word." (Luke 1:38)

Although the Virgin Mary does not say much in the Gospel, her greatest impact upon the Church is found in her willingness to simply obey and serve God. Her humble, silent witness proclaims a life of piety, devotion, and righteousness.

Fr. John

06 mars 2014

Theotokos, Mère de Dieu, secours des Chrétiens

Ô toute bénie Mère de Dieu, ouvre-nous à présent les portes de ta sollicitude, afin qu'espérant en toi nous ne défaillerons pas. Que par toi nous soyons délivrés des adversités, car tu es le salut de la Foi Chrétienne.

26 décembre 2013

Vivre comme Marie selon la volonté divine (p. John)

Christ est né!

Lectures du jour : Héb 2,11-18 & Mt 2,13-23

"Il nous a visités du haut des Cieux, notre Sauveur, l'Orient des Orients. Nous qui étions dans les ténèbres et dans l'ombre, nous qui avons trouvé la vérité car le Seigneur est né de la Vierge" (Exapostilaire de la Nativité)

Aujourd'hui, Synaxe de la bienheureuse Mère de Dieu, nous rendons les honneurs dûs à celle qui a porté Dieu en son sein, car c'est ce qu'en grec le terme Theotokos signifie "porteuse de Dieu". Et bien que l'humanité est souvent tentée de considérer que la bienheureuse Vierge est quelqu'un qui aurait été manipulée par Dieu pour être différente du restant d'entre nous (c-à-d en enlevant le "libre arbitre" de l'équation), nous devons nous souvenir que Marie a vécu une vie de pureté et d'obéissance par choix personnel. Comme mon bien-aimé professeur p. Alexandre Schmemann disait, "Marie n'est pas l'exception, elle est l'exemple". Dès lors, suivons l'humble exemple de Marie, et vivons notre vie selon la volonté de Dieu et non pas la nôtre.

XR!
P. John





Christ is Born!

Today's Scripture Readings:
Hebrews 2:11-18 & St. Matthew 2:13-23

"Our Savior, the dayspring of the East, has visited us from on high, and we, who were in darkness and shadow, have found the truth, for the Lord is born of the Virgin." (Exaposteilarion of the Nativity)

Today, on the Synaxis of the Blessed Theotokos, we pay high tribute to the one who bore God, for this is what the term Theotokos literally means in Greek: "Bearer of God." And although mankind is often tempted to distinguish the Blessed Virgin as someone who was manipulated by God to be different than the rest of us (i.e. taking "free will" out of the equation), we must remember that Mary lived her life of purity and obedience by choice. As my beloved professor Fr. Alexander Schmemann used to say, "Mary is not the exception, she is the example." Therefore, let us follow Mary's humble example and live our life according to the will of God and not our own.

XR!

Fr. John

Synaxe de la Mère de Dieu (p. Schmemann & saint Nicolas Velimirovic)

Synaxe de la très sainte Mère de Dieu, commémorée le 26 décembre

La Synaxe de la très sainte Theotokos est célébrée le second jour de la fête de la Nativité. Combinant les hymnes de la Nativité avec ceux célébrant la Mère de Dieu, l'Église montre Marie comme celle par qui l'Incarnation a été rendue possible. Son humanité - concrètement et historiquement - est l'humanité qu'Il a reçue de Marie. Son corps, avant tout, vient de son corps à elle. Sa vie, vient de sa vie à elle. Cette fête, l'assemblée en l'honneur de la Mère de Dieu, est probablement la plus ancienne fête de Marie dans la Tradition Chrétienne, le tout début de sa vénération par l'Église.

Les 6 jours de post-fête mènent la période de Noël à sa cloture le 31 décembre. Aux offices de tous ces jours, l'Église répète les hymnes et chants glorifiant l'Incarnation du Christ, nous rappelant que la source et le fondement de notre Salut ne peut se trouver qu'en Celui Qui, étant Dieu d'avant les siècles, vint S'incarner en ce monde, et pour notre Salut, "est né petit Enfant."
P. Alexander Schmemann, Les Offices de Noël (1981)



Synaxis of the Most Holy Mother of God
(Commemorated on December 26)

The Synaxis of the Most Holy Theotokos: On the second day of the feast, the Synaxis of the Most Holy Theotokos is celebrated. Combining the hymns of the Nativity with those celebrating the Mother of God, the Church points to Mary as the one through whom the Incarnation was made possible. His humanity—concretely and historically—is the humanity He received from Mary. His body is, first of all, her body. His life is her life. This feast, the assembly in honor of the Theotokos, is probably the most ancient feast of Mary in the Christian tradition, the very beginning of her veneration by the Church.

Six days of post-feast bring the Christmas season to a close on December 31. At the services of all these days, the Church repeats the hymns and songs glorifying Christ’s Incarnation, reminding us that the source and foundation of our salvation is only to be found in the One who, as God before the ages, came into this world and for our sake was “born as a little Child.”

Father Alexander Schmemann, The Services of Christmas (1981)





1. Synaxe de la très sainte Mère de Dieu
Le lendemain de la Nativité, l'Église Chrétienne rend gloire et est reconnaissante envers la très sainte Mère de Dieu, qui donna naissance à notre Seigneur, Dieu et Sauveur Jésus-Christ. Cette fête est appelée "Synaxe" parce qu'en ce jour, tous les fidèles se rassemblent pour la glorifier, la très sainte Mère de Dieu, et pour célébrer partout avec solennité une fête en son honneur. A Ochrid, il y a une très antique tradition, le soir du second jour de la Nativité : on ne célèbre les Vêpres que dans l'église de la très sainte Mère de Dieu appelée "maîtresse"  [Èelnica]. Tout le clergé, avec tout le peuple, se rassemble pour glorifier la très pure Mère de Dieu.

21 novembre 2013

L'Entrée de la Theotokos au Temple (P. Panagiotes Carras)



L'ENTRÉE DE LA THEOTOKOS AU TEMPLE
21 Novembre (calendrier de l'Église) / 4 Décembre (calendrier russe)
Par le p. Panayiotis Carras

L'économie de notre Salut a commencé dès la Création du monde. Ce n'est pas par hasard que le 4ème Évangile ne commence pas par la généalogie de notre Seigneur, mais nous ramène aux tous débuts. Toutes choses depuis le début jusqu'à la fin, depuis l'alpha jusqu'à l'omega, font partie de l'économie de Dieu pour notre Salut, l'ordonnancement providentiel de Dieu pour notre Salut. L'homme a été créé afin qu'il puisse participer à la divinité de son Créateur en participant à sa propre perfection. Les Pères nous enseignent que l'homme a été créé pour la perfection. Adam se vit offrir la perfection, mais il chuta, victime de la tromperie du serpent. Le plan de Dieu ne pouvait pas être pour autant arrêté, et le Seigneur prépara le monde pour un autre Adam Qui sauverait la lignée du premier Adam.

Saint Paul nous explique qu'Adam est le prototype du futur Adam (Romains 5,14). Tous les Chrétiens sont descendants à la fois du premier et du dernier Adam. Du premier, nous avons hérité la mort, du dernier, nous avons hérité la vie éternelle (1 Co 15,45-50). C'est cet enseignement apostolique sur les deux Adam qui a été développé par les Pères, et a formé le noyau de l'enseignement de l'Église sur le Salut de l'humanité.

L'humanité, qui avait son commencement dans le premier Adam, devait recevoir un nouveau commencement. Un Nouvel Adam était nécessaire pour devenir la Tête de la Nouvelle Humanité, la Tête du Corps, l'Église, qui est Son Corps ( (Éphésiens 1,22-23).  Cependant, de même que dans l'Ancienne Humanité, ladite humanité avait reçu la liberté de choisir sa filiation; de même dans la Création de la Nouvelle Humanité, les êtres humains ont reçu la possibilité de choisir. Le premier Adam venait de la terre, un homme tiré de la poussière; le second vient du Ciel (1 Co 15,47). Le premier savait choisir le péché parce qu'il n'était pas encore parfait. Le deuxième Adam, notre Seigneur Jésus-Christ, étant Dieu par nature, était totalement étranger au péché. C'est du fait que l'économie de Dieu demandait un membre de l'espèce humaine qui soit capable de se prouver libre de tout péché que les temps étaient arrivés à leur plénitude (Gal. 4,4) pour que Dieu envoie Son Fils, puisque l'humanité avait été capable de susciter la toute sainte Vierge.

C'est précisément pour cela que "Theotokos" est le mot-clé de l'enseignement christologique du 4ème Concile Oecuménique, ou comme saint Jean Damascène le disait, "Ce nom contient tout le mystère de l'Économie" (De la Foi Orthodoxe 3,12). C'est pour cette raison que l'icône traditionnelle de la Mère de Dieu est une icône de l'Incarnation, la Vierge est toujours avec l'Enfant.

L'enseignement de l'Église sur la Theotokos est une extension de ce qui est cru au sujet de la Personne du Christ. Le Fils de Dieu est né d'une femme, et dans ce cas la mère n'est pas juste un instrument physique, mais un participant actif qui a trouvé grâce auprès de Dieu (Lc 1,30). La foi de l'Église est fort justement exprimée par les paroles de saint Nicolas Cabasilas dans son homélie sur l'Annonciation : L'Incarnation ne fut pas l'oeuvre du Père et de Sa PUIssance et Son Esprit, elle fut aussi l'oeuvre de la volonté et de la foi de la Vierge (Sur l'Annonciation, 4).

Tel est l'enseignement de l'Église, enseigné depuis les origines, à savoir que la Vierge mère du Seigneur Incarné a trouvé grâce auprès de Dieu (Lc 1,30) et qu'elle fut choisie et élue pour participer au Mystère de l'Incarnation, dans l'Économie du Salut. L'antique Église comprenait la relation typologique entre le premier Adam et le dernier Adam, et par extension elle fut à même de voir que la première Eve préfigurait la seconde Eve. Nous trouvons cela aussi tôt qu'au 2ème siècle avec saint Justin et saint Irénée qui avaient développé un enseignement sur la Theotokos comme seconde Eve qui par son obéissance avec remédié à la désobéissance de la première Eve :
" Parallèlement au Seigneur, on trouve aussi la Vierge Marie obéissante, lorsqu'elle dit « Voici ta servante, Seigneur, qu'il me soit fait selon ta parole ». Eve, au contraire, avait été désobéissante elle avait désobéi, alors qu'elle était encore vierge. Car, de même qu'Eve, ayant pour époux Adam, et cependant encore vierge — car « ils étaient nus tous les deux » dans le paradis « et n'en avaient point honte », parce que, créés peu auparavant, ils n'avaient pas de notion de la procréation il leur fallait d'abord grandir, et seulement ensuite se multiplier — de même donc qu'Eve, en désobéissant, devint cause de mort pour elle-même et pour tout le genre humain, de même Marie, ayant pour époux celui qui lui avait été destiné par avance, et cependant Vierge, devint, en obéissant, cause de salut pour elle-même et pour tout le genre humain. C'est pour cette raison que la Loi donne à celle qui est fiancée à un homme, bien qu'elle soit encore vierge, le nom d'« épouse» de celui qui l'a prise pour fiancée, signifiant de la sorte le retournement qui s'opère de Marie à Eve Car ce qui a été lié ne peut être délié que si l'on refait en sens inverse les boucles du nœud, en sorte que les premières boucles soient défaites grâce à des secondes et qu'inversement les secondes libèrent les premières : il se trouve de la sorte qu'un premier lien est dénoué par un second et que le second tient lieu de dénouement à l'égard du premier.

C'est pourquoi le Seigneur disait que les premiers seraient les derniers, et les derniers les premiers. Le prophète, de son côté, indique la même chose, en disant : « Au lieu de pères qu'ils étaient, ils sont devenus tes fils. » Car le Seigneur, en devenant le Premier-né des morts et en recevant dans son sein les anciens pères, les a fait renaître à la vie de Dieu, devenant lui-même le principe des vivants parce qu'Adam était devenu le principe des morts. C'est pourquoi aussi Luc a commencé sa généalogie par le Seigneur, pour la faire remonter de celui-ci jusqu'à Adam, indiquant par là que ce ne sont pas les pères qui ont donné la vie au Seigneur, mais lui au contraire qui les a fait renaître dans l'Évangile de vie. Ainsi également le nœud de la désobéissance d'Eve a été dénoué par l'obéissance de Marie, car ce que la vierge Eve avait lié par son incrédulité, la Vierge Marie l'a délié par sa foi." (Contre les hérésies, 3,22,4). "Marie étant seule à coopérer à l'Économie" (Contre les hérésies, 3,21,7).

L'Église a proclamé ce grand Mystère de notre Salut non seulement par l'enseignement des Pères, mais aussi par les célébrations liturgiques des actes qui ont conduit à notre Salut, à commencer par le premier d'entre eux, la sainte Résurrection de notre Seigneur. Le 21 novembre, l'Église célèbre la Fête de l'Entrée de la Theotokos au Temple. C'est en cette occasion que le fidèle chante "aujourd'hui c'est le prélude à la bienveillance de Dieu et l'annonce du Salut de l'humanité" (hymne de conclusion).

Tout au long de la Liturgie, les hymnes proclament la place élevée que l'Entrée a dans l'histoire du Salut. L'Entrée marque la cloture de l'Ancienne Alliance, comme l'Annonciation marque le début de la Nouvelle Alliance. Avec l'Entrée, la très sainte Vierge passe de l'Ancienne Alliance à la Nouvelle, et cette transition en la personne de la Mère de Dieu nous montre comment la Nouvelle Alliance est l'accomplissement de l'Ancienne.

Comme tous les autres êtres humains, la sainte Vierge est née sous la loi du péché des origines, mais l'héritage pécheur de la chute n'a pas pu la marquer de son emprise. Elle était sans péché au milieu même de l'universel règne du péché, pure de toute séduction et cependant faisait partie de cette humanité enchaînée par le démon. C'est la victoire que la Fête de l'Entrée célèbre joyeusement. Saint Photius loue la sainte Vierge comme étant la toute grande, l'ornement de la race humaine façonné par Dieu, qui a fait de son âme un saint sanctuaire de bonté... ne permettant jamais à la moindre partie d'elle-même de ne fut-ce que toucher brièvement les émanations mauvaises du démon. (Sur l'Annonciation, 4). Ce thème paraît constament dans les hymnes de la Fête de l'Entrée. "Ton miracle, ô pure Theotokos, transcende la puissance des mots; car j'ai compis que ton corps transcende toute description, n'étant pas accessible aux les flots du péché." (3ème magnificat dans l'ode 9). Saint Nicolas Cabasilas a étendu son enseignement et en a intensivement parlé dans son homélie sur la Naissance de la Vierge, en l'occasion de laquelle il est lu. Nous y lisons : la Vierge est restée du début jusqu'à la fin libre de tout mal du fait de sa grande vigilance, ferme volonté, et ampleur de sagesse (Ch 15).

Cet absence de péché et cette pureté de la Theotokos, en plus du fait que le Seigneur la préparait pour devenir Sa chambre, surpassa la sainteté du temple de l'Ancien Testament. La toute pure Vierge est autorisée à entrer dans le saint des Saints précisément parce qu'elle est celel qui doit devenir le temple vivant de Dieu. Saint Taraise, dans son homélie sur l'Entrée, fait dire à sainte Anne "Reçoit, Zacharias, le tabernacle pur; reçoit ô prêtre, l'immaculée chambre du Verbe.. qu'elle demeure dans le temple fait de mains d'hommes, elle qui doit devenir le temple vivant du Verbe (Migne, PG 98:1489). Zacharias s'exprime à son tour en parlant à la Vierge "Tu es le dénouement des malédictions d'Adam, tu es le paiement de la dette d'Eve" et il continue en citant tous les prototypes et prophéties de l'Ancien Testament qui font référence à la Theotokos (Migne, 98:1492-93).


Dans les Menées de saint Dimitri de Rostov, nous lisons "Ainsi avec honneur et gloire non seulement des hommes mais aussi des Anges, la toute immaculée Vierge fut introduite dans le temple du Seigneur. Et on y vint à sa rencontre : car si l'Arche de l'Ancien Testament, qui contenait la manne reçue au désert, qui ne servait que comme prototype pour la toute sainte Vierge, fut cependant transportée dans le temple avec de très grands honneurs par l'assemblée de tout Israël, combien plus grand encore est cet honneur, avec l'assemblée des Anges et des gens, qui aurait dû avoir lieu à l'entrée de cette même arche vivante, qui avait la vraie manne - le Christ - en elle, à savoir la toute bénie Vierge, prévue pour devenir la Mère de Dieu.

La Fête de l'Entrée célèbre la sainteté de la la toute sainte Vierge et glorifie le Seigneur qui l'a placée dans l'inaccessible saint des Saints comme le trésor de Dieu, afin qu'il ne soit utilisé qu'en temps adéquat (ce qui arriva) pour l'enrichissement de, et comme ornement transcendant, ainsi que commun à, tout le monde. (Saint Grégoire Palamas, homélie sur l'Entrée 9).



Enseignements des offices de la Fête.

Dans les offices de l'Église (Orthodoxe) nous participons à des événements salutaires de l'Économie du Salut de Dieu. C'est pourquoi, durant ces offices, nous entendons souvent "aujourd'hui". C'est pourquoi dans le premier stichère au Seigneur, "Seigneur je crie vers Toi", commence "Ohé fidèles, dansons une danse de joie en ce jour."
Le second stichère commence par "dans le temple de la loi, entre aujourd'hui le temple vivant." Pendant les Vêpres, Matines et la Divine Liturgie, nous entrons dans le Mystère de l'Entrée de la Theotokos. Lorsque nous entrons dans le Mystère, nous ne sommes pas que de simples spectateurs comme les jeunes vierges accompagnant la Theotokos, mais au contraire des participants à ce mystère éternel.

Les 2 premières lectures vétérotestamentaires des Vêpres parlent de l'établissement divin du tabernacle et du temple ( (Exode 40,1-5, 9-10, 34-35 et 2Rois 8,1, 3-4, 6-7, 9, 10-11).  La 3ème lecture, tirée de la prophétie du prophète Ezechiel (Ezechiel 43,27-44,4) parle de la Theotokos comme étant le temple du Dieu vivant.

Durant la Divine Liturgie, dans la lecture de l'épitre de saint Paul aux Hébreux (9,1-7), on nous enseigne que toutes choses qui ont été faites dans le temple de l'Ancienne Alliance, c'était des annonces prophétiques de ce qui serait accomplit par notre Seigneur. Dans l'évangile de saint Luc, qui est lu lors de chaque Fête de la Mère de Dieu, nous entendons "Bienheureux le sein qui t'a porté, et les mamelles qui t'on allaité!" Il nous est rappelé de glorifié notre Seigneur et e bénir Sa mère, qui nous a apporté le Salut.




01 octobre 2013

La Protection de la Mère de Dieu / Theotokos (hymne des vigiles & Office)



Vigiles de la Fête

En toi divine Mère, nous reconnaissons
l'Arbre de Vie que Dieu planta au Paradis,
vivifié par l'Esprit Saint,
toi qui enfantes le Créateur,
nourrissant tous les croyants du Pain de Vie.
Avec le Précurseur, prie-Le pour nous,
et couvre du voile de ta compassion
tout ton peuple qui te chante :
réjouis-toi, comblée de grâce, le Seigneur est avec toi,
Lui qui par toi accorde au monde
Sa grande miséricorde.
Le Ciel et la terre sont sanctifiés,
l'Église resplendit et les peuples jubilent de joie
car voici qu ela Mère de Dieu,
accompagnée des armées angéliques,
de Jean le Baptiste et Précurseur, et de Jean le Théologien,
ainsi que des prophètes et des Apôtres,
couvre du voile de sa compassion
tout le peuple qui chante :
Réjouis-toi, comblée de grâce, le Seigneur est avec toi,
Lui Qui par toi accorde au monde
Sa grande miséricorde!
Les images de jadis ont annoncé
ta gloire, ô Mère de Dieu,
comme beauté de Jacob et comme échelle des Cieux
par laquelle le Seigneur est descendu sur terre.
Les Anges et les hommes te disent bienheureuse
car tu es celle qui enfante le Dieu d'avant les siècles.
Nous te prions d'intercéder pour nous,
et de couvrir du voile de ta compassion
tout ton peuple qui te chante :
Réjouis-toi, comblée de grâce, le Seigneur est avec toi,
Lui Qui par toi accorde au monde
Sa grande miséricorde.
Toutes les puissances célestes
forment en esprit
un même choeur avec nous
et se réjouissent de voir la Reine de l'univers
glorifiée en ce jour par les fidèles.
Les âmes des justes aussi se réjouissent
en contemplant ce prodige :
la très sainte en prière étend ses mains immaculées,
implorant la paix pour le monde
et le salut de nos âmes.
Purifiant nos coeurs et nos esprits,
nous célébrons avec les anges cette fête dans la joie,
entonnant le psaume que David a chanté
pour la jeune épouse du Roi de l'Univers,
le Christ notre Dieu.
Il disait : lèves-Toi, Seigneur, vers le lieu de Ton repos,
Toi et l'Arche de Ta sainteté,
Tu l'as ornée comme un palais
et Tu l'as donnée en héritage à Ta cité
pour l'entourer et la protéger
grâce aux prières qu'elle fait monter jusqu'à Toi.
Sainte montagne, tu es plus haute et plus glorieuse
que la montagne du Sinaï, ô Mère de Dieu,
car elle fut incapable de soutenir sans prendre feu
la descente de la divine gloire
dans le fracas du tonnerre.
Mais toi sans être consumée,
c'est le Feu divin, le Verbe de Dieu,
que tu enclos dans ton sein,
selon la volonté de ton Créateur.
Viens en aide à tes enfants, comme une mère,
n'oublie pas de les visiter dans ta miséricorde
et de les protéger de toute adversité.
Plus précieux que l'Arche sainte
ton saint voile possède l'éclat spirituel
qui surpasse celui de l'or et de l'argent,
déployé par tes mains saintes et immaculées,
il garde tes enfants célébrant dans la joie
la fête de ta sainte Protection.



Office complet de la Protection de la Mère de Dieu :
http://www.forum-orthodoxe.com/~forum/viewtopic.php?f=8&t=2522#p18467




09 mai 2013

prière à l'icône de la Mère de Dieu, la Theotokos

La tendresse jaillit de toi, Ô très sainte Mère de Dieu, rends-nous digne de compassion. Regarde ce peuple pécheur, révèle toujours ta puissance, car nous espérons en toi et nous t'écrions "Réjouis-toi!" comme le fit l'Archange Gabriel, messager des puissances incorporelles. Amen.


Христос васкрсе! Ваистину васкрсе!

25 mars 2013

La vénération de la Vierge Marie - la Mère de Dieu - Theotokos (p. Tryphon, EORHF)



 "Réjouis-toi, comblée de grâce, le Seigneur est avec toi. Tu es bénie entre toutes les femmes" (Lc 1,28). Cette salutation adressée à la Vierge Marie par l'Archange Gabriel, est reprise dans l'hymne de l'Église la plus fréquemment chantée en son honneur. Élisabeth, la cousine de la Vierge, considérant comme un honneur que la Mère de son Seigneur la visite, s'exclama "Que me vaut que la Mère de mon Seigneur vienne à moi?" (Lc 1,43). C'était durant cette visite de la Vierge Marie à sa cousine, que la sainte Vierge prononça ces paroles qui servent d'hymne principale chantée en son honneur au cours des Matines : "Mon âme magnifie le Seigneur, et mon esprit exulte en Dieu mon Sauveur. Car Il S'est penché sur Son humble servante, et désormais tous les âges me diront bienheureuse" (Lc 1,47-48).

"Remplie de l'Esprit Saint," Élisabeth s'écria "Bénie es-tu entre toutes les femmes, et béni est le fruit de ton sein!" (Lc 1,41,42) C'est le même honneur rendu à la Mère de Dieu par sa cousine qui a été le fil conducteur pour toutes les générations de l'Église pour l'appeler bienheureuse. De plus, lorsque notre Seigneur dit ceci "Voici ta mère" (Jn 19,27) à l'Apôtre Jean, alors qu'Il pendait au bois de la Croix, elle devint la Mère de tous les Chrétiens! Il est clair que si elle avait donné naissance à d'autres enfants, il n'aurait pas été nécessaire au Christ de demander à Jean de prendre soin de Sa mère, dès lors Ses paroles furent prononcées pour le bien de tous Ses disciples.

D'un point de vue Orthodoxe, la Vierge Marie n'est pas vue comme une médiatrice ou co-rédemptrice, comme elle l'est dans les cercles catholiques-romains. Nous la voyons comme un intercesseur pour nous, et les prières que nous lui adressons sont sous la forme d'une requête pour son intercession. Le concept Orthodoxe de l'Église est la raison de base pour l'invocation de la Theotokos et de tous les saints.

L'Église enseigne que "l'Église militante" sur terre et "l'Église triomphante" au Ciel ne sont pas séparées l'une de l'autre, mais sont en réalité unies dans le Seigneur Jésus-Christ. De même que nous ici sur terre nous sommes chargés de la tâche de prier les uns pour les autres, ainsi le font aussi ceux qui sont partis avant nous, ils continuent à prier pour nous. Nous sommes unis dans la prière, et unis par un lien d'amour mutuel. De même qu'il convient que nous qui sommes membres du Corps du Christ, nous prions les uns pour les autres, nous savons que ce Corps, qui est l'Église, est uni, même par delà la mort. Dès lors, il n'en est que plus profitable d'invoquer les prières des saints, qui ont remporté le combat, et qui sont au Ciel avec le Christ.

Les saintes Écritures sont explicites, ceux qui sont au Ciel restent conscients de ce qui se passe ici sur terre, car sinon comment pourraient-ils se réjouir de la conversion d'un seul pécheur? "De même, Je vous le dit, il y a de la joie en présence des anges de Dieu pour un seul pécheur qui se repent" (Lc 15,10). En Luc 20,36, nous lisons "ils ne savent plus mourir, car ils sont égaux aux anges et sont enfants de Dieu, étant fils de la Résurrection."

Nous honorons et vénérons la Vierge Marie comme étant "plus vénérable que les Chérubins et incomparablement plus glorieuse que les Séraphins.." et nous invoquons son nom dans tous nos offices, cherchant son intercession devant le Trône de Dieu. Nous lui avons donné le titre de "Theotokos", à savoir en grec "Celle qui a enfanté Dieu", et de "Mère de Dieu", ayant donné naissance au Christ Jésus, Qui est à la fois Vrai Dieu et vrai homme. Comment pourrions-nous dès lors négliger son importance et l'oublier?

Comment pourrions-nous nier à la Theotokos un rôle important dans la vie de l'Église? Notre théologie historique a toujours insisté sur les 2 natures parfaites de notre Seigneur Jésus-Christ; vrai Dieu et vrai homme. La Vierge Marie a donné naissance à l'humanité du Dieu Incarné, et la rédemption de l'humanité a été rendue possible par l'union de Dieu et de l'homme en Christ.
La désaccentuation de l'innocence de la Mère du Christ par les catholiques-romains, et l'insistance qu'elle aurait eu d'autres enfants avec Joseph comme on le voit dans la théologie de nombre de Protestants actuels, sont le résultat de leur éloignement de l'Église des origines et de sa reconnaissance divinement guidée quant à la place de la Sainte Vierge dans la vie du Chrétien. S'être ainsi éloigné des enseignements de l'antique Église au sujet de la Sainte Vierge en a même amené beaucoup à nier la naissance virginale du Christ, et de là nombre de progressistes en sont arrivés à mettre en doute des enseignements chrétiens aussi basiques que la divinité du Christ, la doctrine de la Trinité, et la Résurrection réelle du Christ.

Par les prières de la Sainte Vierge, Seigneur Jésus-Christ, aie pitié de nous et sauve nous.

Dans l'amour du Christ,
hiéromoine Tryphon

21 novembre 2012

L'Entrée de la Theotokos au Temple (saint Dimitri de Rostov)


C'est ainsi qu'avec l'honneur et la gloire, non seulement des hommes mais aussi des Anges, que la très immaculée Vierge fut introduite dans le Temple du Seigneur. Et elle y fut accueillie : car si l'Arche de l'Ancien Testament, qui contenait de la manne, qui n'avait servie que comme prototype pour la très sainte Vierge, fut transportée dans le Temple avec grand honneur, en présence de toute l'assemblée d'Israël, alors avec quel honneur infiniment plus grand, en présence de l'assemblée des Anges et des hommes, avait à se produire l'entrée dans le Temple de cette Arche vivante, qui allait porter en elle la manne - le Christ - cette très bénie Vierge, pressentie et prévue pour devenir la Mère de Dieu.
Saint Dimitri de Rostov, Menées

19 novembre 2012

La Vierge Marie se presse partout à l'aide (Joseph l'Hésychaste)

Notre Toute Sainte (Theotokos) se hâte partout. Elle accorde sa grâce en abondance à quiconque l'appelle avec ferveur. Elle est médiatrice du Christ pour tous, parce qu'elle a été trouvée digne de donner naissance au Seigneur, et de devenir la Mère de Dieu. Elle Le porte en ses bras et continuellement Le supplie. Puisque nous autres, pécheurs, ne saurions avoir l'audace de nous tourner dès le départ vers Dieu, nous supplions d'abord Sa Mère. Elle nous regénère. Elle intercède. Elle anticipe toutes nos afflictions. Elle est notre protectrice et notre aide, plus vénérable que tous les Anges, incomparablement plus glorieuse que les Chérubins et les Séraphins, seconde en rang uniquement à la Sainte Trinité. Car elle est si bonne, si douce, que l'on a envie de se tourner vers elle à tout moment et obtenir la grâce qui console. Au plus vous aimez, au plus vous serez aimé.
Ancien Joseph l'Hésychaste





“Our Panagia (Theotokos) hastens everywhere. She bestows her grace abundantly upon anyone who fervently cries out to her. She is a mediatress to Christ for everyone, because she was deemed worthy to give birth to the Lord and to become the Mother of God. She carries Him in Her arms and continuously entreats Him. Since we sinners do not have the boldness to run directly to God from the start, we cry out to His Mother. She regenerates us; she intercedes; she anticipates all our afflictions. She is our protectress and helper, more honourable than all the angels, beyond compare more glorious than the Cherubim and Seraphim, second in rank only to the Holy Trinity. Oh, but she is so good, so sweet, that you want to embrace her at every moment and obtain consoling grace. The more you love, the more you are loved.”
Elder Joseph the Hesychast

18 novembre 2012

L'âme aspire à rencontrer le Seigneur (saint Silouane l'Athonite)

Lorsque par la grâce du Saint Esprit, l'âme en vient à connaître la Mère de Dieu; lorsque par la grâce du Saint Esprit, l'âme entre dans la familiarité des Apôtres, des Prophètes, de tous les Saints et les Justes, alors elle est irrésistiblement attirée vers ce monde-là, et elle ne sait plus se retenir, mais a faim et soif et ne sait plus cesser de prier, et bien que le corps s'épuise et veut reposer sur le lit, même ainsi couché au lit, l'âme aspire après le Seigneur et le Royaume des Saints.
Saint Silouane l'Athonite




When the soul by the Holy Spirit comes to know the Mother of God; when in the Holy Spirit the soul becomes kin to the Apostles, the Prophets, and all the Saints and Righteous Ones, then she is irresistibly drawn to that world, and cannot remain, but is bothered, and thirsts, and cannot cease from prayer, and although the body becomes exhausted and wants to lie down on a bed, even while lying in bed the soul longs for the Lord and the Kingdom of the Saints.
St. Silouan the Athonite

12 septembre 2012

Prière à la très sainte Mère de Dieu (Saint Pierre Damascène)




Bienheureuse Reine de l'Univers,
Tu sais que nous pécheurs, nous n'avons aucune intimité avec le Dieu que tu as mis au monde.
Mais plaçant notre confiance en toi,
par ta médiation, nous tes serviteurs, nous nous prosternons devant le Seigneur:
puisque tu peux librement L'approcher puisqu'Il est ton fils et notre Dieu.
Et moi aussi, indigne croyant que je suis, je te supplie, sainte Reine,
afin que je puisse aussi percevoir les dons de la grâce accordés à toi
et aux autres saints,
et comprendre comment tu manifeste tant de vertus.
Rien qu'en donnant naissance au Fils de Dieu, cela montre que tu surpassa tous les autres êtres.
Car Celui Qui, étant le Créateur de tout l'univers,
connaît toutes choses avant qu'elles n'en viennent à l'existence,
trouva ton sein digne d'être Sa demeure.


+ Pierre de Damas


Je suggèrerais que nous nous unissions à saint Pierre Damascène pour prier en particulier pour son pays, la Syrie, victime des efforts fous de destruction de nos dirigeants conjugués à la volonté de certains d'y voir appliquer les préceptes violents de la religion de l'âge de la pierre à lapider, au lieu de promouvoir la paix entre les communautés et religions qui était la caractéristique du pays du siège du saint Apôtre Pierre, le pays du Patriarcat d'Antioche...

17 avril 2012

Fête du couvent de la Mère de Dieu "Portaïtissa" à Trazegnies (B) - historique de l'icône et de son protecteur le martyr José Munoz-Cortez



Dans le courant du mois de décembre 1999 est né le premier couvent de moniales orthodoxes de rite oriental en Belgique, le Couvent de la Mère de Dieu "Portaïtissa". Deux moniales venant du Couvent Saint Jean Baptiste à Den Haag (La Haye, Pays-Bas, juridiction du Patriarcat de Moscou), se sont installées dans une maison à Trazegnies, non loin du Château, dans la banlieue nord de Charleroi. Le petit couvent vit des dons, de la vente de chapelets, de la peinture d'icônes.



Couvent de la Protection de la Mère de Dieu, Portaïtissa
supérieure : Mère Lydia
Rue du Caillou 3
6183 TRAZEGNIES
Tél. 071.46.28.46
http://www.orthodoxia.be/FRkerk/Juridictions/4%20Archiepiskopia/Trazegnies.html

Aumônier:
Higoumène Paul (Pellemans)
paroisse de tous les saints ayant illuminé la terre russe
Rue du Tavernier 15
1340 OTTIGNIES (Louvain-la-Neuve)
Tél. 010.41.85.57





L'ICÔNE DE LA MÈRE DE DIEU PORTAÏTISSA (GARDIENNE DE LA PORTE)

A l'origine l'icône ibérienne de la Mère de Dieu (en russe lverskaïa, c'est-à-dire Géorgienne) appartenait à une riche veuve des environs de Nicée.

A partir de 829, la première année du règne de l'empereur Théophile, la possession et la vénération d'icônes furent sévèrement punies. La maison de la veuve fut également inspectée. En donnant de l'argent aux soldats, elle put les convaincre de lui laisser l'icône encore une journée. Elle préférait notamment donner l'icône à la nature qu'aux moqueries des hommes ou à la destruction. Avec son fils Jean elle mit l'icône à la mer, et à sa joie, elle la vit voguer bien droite sur les flots et s'éloigner de la côte. Afin d'échapper à la punition, Jean s'enfuit au Mont Athos où après une vie d'ascèse, il mourut en paix. Au préalable, il avait raconté aux moines ce qui s'était passé avec l'icône, et ils se souvinrent de cette histoire et la racontèrent à leur tour.

De nombreuses années plus tard, le moine Gabriel vivait au monastère d'lveron au Mont Athos. Le 31 mars 999, la Mère de Dieu lui apparut en rêve. Elle promit d'offrir cette icône au monastère, et dit qu'il devait la sortir de l'eau. Quand les moines se rendirent sur la grève, ils virent en effet l'icône toute droite dans l'eau. Ils la ramenèrent respectueusement au monastère, dans le sanctuaire. Le lendemain, l'icône avait disparu. Après avoir longuement cherché, ils la retrouvèrent au-dessus de la porte d'entrée du mur d'enceinte. Elle fut remise dans le sanctuaire, mais elle fut de nouveau retrouvée au-dessus de la porte d'entrée. Après une troisième fois, l'on comprit enfin que la Mère de Dieu le voulait ainsi et une petite chapelle fut construite près de l'entrée pour l'icône qui depuis lors s'appelle la Gardienne de la Porte: Portaïtissa.

Au 17ième siècle, cette icône fut connue en Russie. Le Tsar Alexis et l'archimandrite Nikon du monastère Novospasski (le futur patriarche Nikon) demandèrent à l'higoumène du monastère d'lviron en visite à Moscou, une copie peinte. Celle-ci fut solennellement reçue à Moscou le 13 octobre 1648, et placée dans la chapelle de la porte Voskressenki (Résurrection). Depuis, la fête de l'icône est célébrée le 13 octobre, le 12 février et le mardi de Pâques.

Avec la bénédiction de l'archevêque Simon de Bruxelles et de Belgique, les moniales du couvent orthodoxe de Trazegnies se sont placées sous la protection de l'icône de la Mère de Dieu Portaïtissa.

in : "Les Starets russes du monastère d'Optina" n°1", Noël 2002, page 46, édité par le couvent

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http://www.johnsanidopoulos.com/2011/04/appearance-of-iveron-portaitissa-icon.html



Photo prise en 1927 ou 1928 par Ali Sami Bei



Cette icône était la propriété d'une pieuse veuve qui vivait dans la région de Nicée, en Asie Mineure, à l'époque de l'empereur iconoclaste Theophilus (829-842). Lorsque les troupes de l'empereur arrivèrent pour chercher et détruire toute sainte icône, la pieuse veuve jeta l'icône miraculeuse de la Theotokos à la mer. C'est alors qu'elle observa un étrange phénomène. L'icône se redressa perpendiculairement à l'eau et dans cette position, avança vers l'ouest à travers les vagues.
Le temps passant, l'icône arriva face au monastère d'Iviron sur le Mont Athos. Un saint ermite nommé Gabriel la tira hors de l'eau, et la donna aux moines. Ils construisirent une petite église pour l'icône près de la porte du monastère, et y placèrent l'icône. Dès ce moment-là, elle reçu le nom de Portaïtissa.
Depuis lors, la très sainte Mère de Dieu a accompli nombre de miracles à travers sa sainte icône. Elle a guérit certains possédés par des démons, guéri des muets, et rendu la vue à des aveugles. En même temps, elle a protégé le monastère de tout danger, et l'a sauvé d'invasions étrangères. Entre autres bénéficiaires de la Portaïtissa, on trouve une princesse russe, la fille du tsar Alexei Michailovitch (1651).
L'icône est arrivée sur la sainte Montagne le Mardi Radieux de l'an 1004. Dès lors, le monastère d'Iviron célèbre cette radieuse fête en ce jour-là, à notre époque aussi. La Divine Liturgie est célébrée à l'église près de la mer, où l'eau bénie avait jailli lorsque le moine Gabriel avait retiré l'icône de la mer.
L'Icône Portaïtissa d'Iveron est aussi commémorée le 31 mars.








Παναγία Πορταΐτισσα
L'Icône originale au monastère d'Iviron, Mont Athos


La version de Montréal et le martyr José de bienheureuse mémoire
http://en.wikipedia.org/wiki/Panagia_Portaitissa#Montreal_version

Comme de coutume dans l'Eglise Orthodoxe, l'icône est un prototype qui a été bien des fois copié. Nombre de ces copies ont elles-mêmes été célèbres en termes de miracles, et l'une des plus célèbres est l'icône myroblyte de Montréal, Canada. Durant 15 ans (1982-1997), alors que le myron continuait de s'écouler de l'icône, le frère Jose Muñoz-Cortes s'est consacré à en prendre soin, l'accompagnant dans ses innombrables périples entre paroisses partout aux Etats-Unis et Canada, en Amérique du Sud, Australie et Europe. Une nouvelle copie de l'icône myroblite de Montréal a commencé à exsuder du myron à l'église orthodoxe russe d'Hawaï en 2007. Plusieurs jours de fête dans l'année liturgique célèbre certains de ces miracles.



http://orthodoxwiki.org/José_Muñoz-Cortes
José Muñoz-Cortes (1950, Chili - 1997, Grèce) était un Chilien converti au christianisme orthodoxe. Il s'intéressa à la vie monastique et devint le gardien de l'icône miraculeuse myroblite de la Mère de Dieu d'Iveron (dans sa copie appelée Icône de Montréal). Il fut assassiné le 31 octobre 1997 dans sa chambre d'hôtel à Athènes, Grèce.

Frère José est né au Chili dans une pieuse famille catholique-romaine d'origine espagnole. Il avait 12 ans lorsqu'il a rencontré l'archevêque Leonty du Chili, et sous son influence, José a été baptisé 2 ans plus tard dans l'église orthodoxe, avec le consentement de sa mère. Il commença à mener une vie de type monastique, autant que cela était possible dans les circonstances du monde, et ce sans entrer pour autant dans un monastère. Plus tard, lorsqu'il émigrera au Canada, il continuera ce style de vie.
Artiste de talent, il obtint une place d'enseignant de l'art à l'université de Montréal, et commença à étudier l'iconographie.
Au cours de l'été 1982, frère José parti pour le Mont Athos dans le but d'y visiter certains skites et monastères spécialisés dans l'iconographie. Au petit skite de la Nativité du Christ, l'higoumène, l'ancien Clement, accueilli chaleureusement frère José et ses compagnons de voyage et leur offrit la traditionnelle hospitalité athonite. Puis il les emmena voir l'atelier d'iconographie.
Frère José ressenti aussitôt une forte attraction pour une icône de la Mère de Dieu, une copie contemporaine (1981) de l'ancienne et vénérée Icône d'Iveron. C'était une des premières icônes à avoir été peintes dans ce skite, par le p. Chrysostomos en 1981. Fr. José fut déçu d'apprendre qu'elle n'était pas à vendre, mais à sa grande joie, au moment où il quittait le skite, l'higoumène Clément courru après lui et lui remit l'icône, disant qu'il était agréable à la Mère de Dieu de l'accompagner en Amérique du Nord.
De retour à Montréal, frère José commença à lire quotidiennement l'acathiste devant l'icône. Quelques semaines plus tard, le 24 novembre, il se réveilla et senti un fort parfum. La nouvelle icône exsudait du myron, émanant miraculeusement des mains et des étoiles de la Mère de Dieu.
Peu après, cela fut reconnu par l'Eglise Orthodoxe Russe Hors Frontières, et cela reçu bénédiction pour aller de paroisse en monastère pour l'édification des fidèles chrétiens.
Au cours des 15 années qui suivirent, le myron continua à exsuder de la sainte icône. Frère José se consacra à en prendre soin, accompagnant la sainte Icône au cours des innombrables voyages vers des paroisses des Etats-Unis, du Canada, d'Amérique du Sud, d'Australie et d'Europe. En Bulgarie, quelque soixante mille fidèles vinrent dans une église à Sofia pour y vénérer cette icône.
Frère José était aussi très fidèle à accomplir les innombrables demandes de prière qu'il recevait chaque jour, commémorant quotidiennement des milliers de noms, dont plusieurs dizaines de filleuls.



Décès
Fr. José fut torturé et brutallement assassiné par plusieurs individus dans une chambre d'hotel à Athènes, Grèce, la nuit du 31 octobre 1997.
Il avait prévu de rentrer le lendemain au Canada pour célébrer le 15ème anniversaire de l'apparition miraculeuse du myron sur l'icône. L'affaire n'est toujours pas résolue, bien que plusieurs furent suspectés dans ce crime.
L'icône myroblite de Montréal disparu après le meurtre de frère José, et on ne l'a pas revue depuis.
Frère José n'a pas encore été glorifié comme saint par l'Eglise, bien que nombre de miracles ont été rapportés comme ayant eu lieu en son nom, y compris des icônes de frère José qui se sont mises à exsuder du myron.
Un miracle relié à ces événements est la nouvelle icône miraculeuse à Hawaï, copie de l'icône myroblite Iveron de la Mère de Dieu, qui se mit elle-même à exsuder du myron juste avant le 10ème anniversaire du martyre de frère José. L'Icône d'Hawaï est une copie imprimée de l'Icône de Montréal. D'autres copies de l'Icône de Montréal sont devenues myroblites à diverses reprises.



A lire en français (& source de la photo sous le lien):
http://orthodoxologie.blogspot.com/2009/11/12-novembre-2009-frere-joseph-ambroise.html



A lire en anglais :
http://www.stjohndc.org/Russian/munoz/MunozE/e_00_MunozTitle.htm



La Mère de Dieu dans son Jardin : la sainte Montagne de l'Athos
Hyper Aghia Theotoke, presbebai hyper hymas!

28 janvier 2012

La Mère de Dieu et l'humanité (Thadée de Vitovnitsa)

La très sainte Mère de Dieu prie sans cesse pour nous. Elle nous visite sans cesse. A chaque fois que nous nous tournons vers elle en nos coeurs, elle est là. Après le Seigneur, elle est la plus grande protection pour l'humanité.
Ancien Thaddée de Vitovnica




The Most Holy Mother of God prays for us ceaselessly. She is always visiting us. Whenever we turn to her in our heart, she is there. After the Lord, she is the greatest protection for mankind.
Elder Thaddeus of Vitovnica


21 novembre 2009

Les 2 Tabernacles (Dynamis: Entrée de la Mère de Dieu au Temple)

L'entrée de la Mère de Dieu au Temple
(Введение во храм Пресвятой Богородицы)

Les deux Tabernacles
http://groups.yahoo.com/group/orthodoxdynamis/message/3879

Épître pour la Fête de l'Entrée de la Theotokos dans le Temple - Hébreux 9,1-7:
La première Alliance avait donc un rituel pour le culte et un temple terrestre. En effet, une tente fut installée, une première tente appelée le Saint, où étaient le chandelier, la table et les pains d’offrande. Puis, derrière le second voile, se trouvait une tente, appelée Saint des Saints, avec un brûle-parfum en or et l’Arche de l’Alliance toute recouverte d’or ; dans celle-ci un vase d’or qui contenait la manne, le bâton d’Aaron qui avait fleuri et les tables de l’Alliance. Au-dessus de l’Arche, les chérubins de gloire couvraient de leur ombre le propitiatoire. Mais il n’y a pas lieu d’entrer ici dans les détails. L’ensemble étant ainsi installé, les prêtres, pour accomplir leur service, rentrent en tout temps dans la première tente. Mais, dans la seconde, une seule fois par an, seul entre le grand prêtre, et encore, ce n’est pas sans offrir du sang pour ses manquements et pour ceux du peuple. Le Saint Esprit a voulu montrer ainsi que le chemin du sanctuaire n’est pas encore manifesté, tant que subsiste la première tente. C’est là un symbole pour le temps présent : des offrandes et des sacrifices y sont offerts, incapables de mener à l’accomplissement, en sa conscience, celui qui rend le culte.

Les 2 Tabernacles, Héb 9,1-9, en particulier les versets 8-9 : "la première tente [..] est [..] un symbole pour le temps présent : des offrandes et des sacrifices y sont offerts, incapables de mener à l’accomplissement, en sa conscience, celui qui rend le culte."

Ouvrant la Fête, l'Église chante : "Aujourd'hui le monde entier déborde d'allégresse en cette radieuse Fête de la Mère de Dieu, élevant la voix et clamant : 'C'est celle qui est le tabernacle céleste!" Dans les 2 versets de l'épître aux Hébreux ci-dessus, l'Apôtre parle d'un sanctuaire ou tabernacle dans le désert (v. 1, 2), le premier arrangé par Moïse comme ordonné par Dieu : "Ils Me feront un sanctuaire, et Je demeurerai parmi eux" (Ex. 25,8). En donnant naissance à Dieu le Fils dans la chair, la Theotokos dévoile que tout comme elle, le sanctuaire du désert était un "type", une image du sanctuaire éternel, le tabernacle céleste.

Dans l'hébreux original, littéralement, tabernacle c'est une tente. L'Apôtre nous décrit les 3 divisions à l'intérieur de ce sanctuaire du désert : 1) une cour en plein air devant le tabernacle, où le Peuple de Dieu se rassemblait; 2) ensuite, derrière une tenture en protégeant l'entrée, se trouvait un espace dans la tente pour les prêtres et les lévites, espace dans lequel se trouvaient le chandelier, la table et les pains d'offrande, endroit appelé le sanctuaire ou lieu saint (Héb 9,2); et 3) tout au bout, séparé par une autre tenture, se trouvait la tente la plus intérieure, appelée le Saint des Saints (v. 3).

Cet antique agencement a influencé le plan du sol typique de la plupart des églises Orthodoxes, où le narthex est divisé en 2 parties devant une nef. Aux débuts du Christianisme, la partie intérieure et extérieure du narthex étaient séparées de la nef par une porte. Le narthex intérieur offrait un espace pour les catéchumènes, afin qu'ils puissent être séparés de l'assemblée lorsque le diacre proclamait "les portes, les portes..." La nef, où le Peuple de Dieu célèbre, et le Saint des Saints, où les prêtres officient, derrière l'iconostase et devant le trône, correspondent aux 2 parties intérieures de l'ancien tabernacle.

L'ancien Saint des Saints contenait "...un brûle-parfum en or et l’arche de l’alliance toute recouverte d’or ; dans celle-ci un vase d’or qui contenait la manne, le bâton d’Aaron qui avait fleuri et les tables de l’alliance...." (v. 4). Cet endroit très sacré et son équipement sont traités avec grand respect sur base de la théologie de la présence, qui amène à un vocabulaire qui enrichit notre vénération de la Mère de Dieu comme ultime tabernacle. Par elle, Celui Qui EST vient, Se présente, Se révèle aux fidèles. Celui que rien ne saurait contenir aime demeurer parmi les hommes. D'où la Vierge est appelée Platytera, celle dont le sein est plus grand que les cieux, celle que Dieu a sanctifiée, qui a contenu Dieu le Verbe, Lui que rien ne pouvait contenir.

Dans les rites du culte mosaïque, la fumée de l'encensoir en or était offerte par le Grand Prêtre, elle devait recouvrir le propitiatoire, au dessus des tables de témoignage, et préserver le Prêtre de la mort en présence de Dieu (Lév. 16,13). De la même manière, dans l'humanité reçue de la Vierge, Jésus le suprême Grand Prêtre offre Sa vie et embrasse la mort afin de vaincre notre mort éternelle et de nous gagner la vie.

La Mère de Dieu est elle-même appelée l'Arche. Anciennement, l'Arche, un coffre, contenait un pot en or dans lequel on trouvait de la manne, aliment périssable, mais la Vierge contient la Nourriture dont il est dit : "c’est Mon Père qui vous donne le véritable Pain du ciel. Car le Pain de Dieu, c’est Celui qui descend du Ciel et qui donne la vie au monde" (Jn 6,32-33).

Le bâton d'Aaron était fait de bois d'amandier – en hébreux, "le réveilleur", car c'est le premier arbre à fleurir au printemps. De Marie vient Jésus, la première floraison de la nouvelle Vie.

Les tables de l'Alliance, se trouvant aussi dans l'Arche, avaient été reçues par Moïse, et on y trouvait ce que littéralement en hébreux on lit "Les Dix Paroles" – l'Alliance de Dieu avec Son Peuple. Marie elle-même, étant l'Arche, contient Celui Qui est l'Ultime Alliance, le Verbe Vivant et Éternel de Dieu.

Exaltons tous Marie, celle que les prophètes avaient annoncée, un récipient, un bâton, une table, la sainte Arche.

08 septembre 2009

Nativité de la Mère de Dieu (Dynamis)

http://groups.yahoo.com/group/orthodoxdynamis/message/3788



Philippiens 2,5-11 – épître pour la fête de la Nativité de la Mère de Dieu (Рождество Пресвятой Богородицы - Γεννεσιον της Θεοτόκου)
"Comportez-vous ainsi entre vous, comme on le fait en Jésus Christ: Lui Qui est de condition divine n'a pas considéré comme une proie à saisir d'être l'égal de Dieu. Mais Il S'est dépouillé, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes, et, reconnu à Son aspect comme un homme, Il S'est abaissé, devenant obéissant jusqu'à la mort, à la mort sur une Croix. C'est pourquoi Dieu L'a souverainement élevé et Lui a conféré le Nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu'au Nom de Jésus tout genou fléchisse, dans les Cieux, sur la terre et sous la terre, et que toute langue confesse que Jésus Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père."




Marie, la Theotokos: Philippiens 2,5-11, en particulier le verset 11 : " que toute langue confesse que le Seigneur, c'est Jésus Christ, à la gloire de Dieu le Père,"

Un des Offices particulièrement appréciés dans l'Orthodoxie, c'est la célèbre hymne Acathiste à la Mère de Dieu. Le nom provient de l'habitude de ne pas s'asseoir – "a", le alpha privatif en grec, et "kathisma" qui veut dire "assis", donc "pas assis." La pratique est de se tenir debout tout au long de l'Office. Mais étudiez plutôt les paroles de l'Acathiste, et découvrez la "mine d'or", un trésor spirituel et scripturaire. L'Acathiste consiste en une série de 13 "kondakia," ou petits chants, et "oikia," ou hymnes condensées. "Oikos" veut dire "maison." De même que nos maisons répondent à nos besoins physiques, ainsi ces oikia nous révèlent Marie intercédant pour nos besoins spirituels.

La Fête de la Nativité de la Théotokos est une occasion pour rechercher les bénédictions présentes dans cette Acathiste, de déterrer les trésors qui y ont été enfouis par ses auteurs. Nous pouvons tirer un parallèle et montrer la source de nombre de ses images avec la Sainte Écriture. Et une de ces sources est justement l'épître prévue pour la Fête. Saint Paul, s'adressant à l'église à Philippes, parle des 3 attributs du Christ notre Dieu : 1) Il est venu nous servir; 2) Il l'a fait dans l'obéissance à la volonté de Dieu; et 3) Il a été exalté aux Cieux. Bien que les paroles de l'Apôtre s'appliquent au Seigneur Jésus, les attributs peuvent aussi être appliqués à la Mère de Dieu. Vous les retrouverez en abondance tout au long de l'Acathiste, avec un portrait de Marie se donnant elle-même, dans l'obéissance et le service. Ce qui est à remarquer dans l'hymne, c'est l'appel de Dieu qui nous est adressé : afin que nous fassions de ces vertus quelque chose de fondamental dans nos vies.

Service : pour nous sauver, notre Seigneur a prit "... la condition de serviteur" (v. 7), guérissant les lépreux, les aveugles, les muets, les malades, les possédés, et s'affichant avec les pécheurs. En choisissant Marie pour Sa mère, le Christ l'a transformée en Sa servante (cfr le Magnificat, Lc 1,38), ce dont auront à se souvenir "toutes les générations" (Ps 44,16). L'Acathiste décrit Marie comme étant cette "..échelle céleste par laquelle Dieu descendit" (Oikos 2). Elle s'est offerte elle-même pour que le Seigneur entre dans la vie humaine. Et Celui Qui descendit parmi nous par Marie "l'échelle" est plus qu'un ange (Gen. 28,12). Il est le Souverain Suprême de tout ce qui est (Jn 1,51). Voyez combien de fois l'Acathiste parle de la Théotokos comme d'une servante! Elle est appelée le "..pont qui mènes de la terre au ciel" (Oikos 2), et celle "..qui cultives Celui qui cultive l'amour de l'homme" (oikos 3). Elle sert aussi de "..navire de ceux qui veulent être sauvés" et de "..havre de ceux qui traversent cette existence" (Oikos 9).

Obéissance: le Seigneur révèle d'insondables profondeurs "d'obéissance" à Dieu le Père; car "..reconnu à son aspect comme un homme, Il S'est abaissé, devenant obéissant jusqu'à la mort, à la mort sur une croix" (Phil. 2,8). De même, Marie, en tant que première parmi Ses saints, est éternellement obéissante, "initiée à la volonté mystérieuse" (Oikos 2). Elle est soumise au divin message de l'Archange Gabriel "Qu'il m'en soit fait selon ta parole" (Lc 1,38). Dès lors, elle brille car elle est "..connaissance lumineuse de la Grâce" (Oikos 4). Elle a obéit là où la première mère, Eve, avait désobéi (Gen. 3,2-6). Dès lors, Marie "… éteins la fournaise du mensonge" (oikos 5), devenant "..guide de la sagesse des fidèles" (Oikos 5).

Exaltation: le Christ règne, Il est exalté, et "..Dieu L'a souverainement élevé et Lui a conféré le Nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu'au Nom de Jésus tout genou fléchisse.." (Phil. 2,9-10). De la même, dans toutes les générations, le sage et le craignant Dieu magnifie ".. la Théotokos et la Mère de la Lumière," dont les maternelles prières évoquent le fait que nous allons la magnifier, comme elle l'avait prédit : ".. dès lors, toutes les générations me diront bienheureuse" (Lc 1,48). Elle est exaltée comme ".. trône du Roi" (Oikos 1), comme "..char de Celui que portent les chérubins" (Oikos 8). L'Acathiste honore la Théotokos comme étant ".. la Terre Promise" (Oikos 6) et la "… fleur d'incorruptibilité" (Oikos 7).

O Vierge Marie, épouse inépousée qui donna naissance à Dieu, l'univers entier se réjouit aujourd'hui à ta naissance, car à travers elle, tu as défait la malédiction qui frappa Eve dès son premier enfantement.



Heureux croisement entre les calendriers - dans l'Ancien Calendrier, ce jour, c'est aussi une fête de la Mère de Dieu : l'Icône Vladimir

Ce qui fait qu'à la cathédrale russe ce matin, j'étais aussi à la fête..