"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes. Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)

Affichage des articles dont le libellé est Serbie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Serbie. Afficher tous les articles

27 novembre 2015

Divine Liturgie en direct depuis la paroisse serbe (Bxl 29.11.2015)

Ce dimanche 29 novembre 2015, la Divine Liturgie sera retransmise en direct par la télévision publique néerlandophone belge depuis la paroisse Saint-Sava, patriarcat de Serbie, 110 rue des étangs noirs à 1080 Bruxelles. L'occasion d'aller y montrer notre fraternité dans l'Église.




Драга браћо и сестре,
поштовани пријатељи,

у недељу, 29. новембра 2015. године са почетком у 10:00 часова, белгијска телевизија Vlaamse Radio - en Televisieomroep (VRT), директно ће преносити Свету Литургију из храма Светог Саве у Бриселу.

Тим поводом Српска Православна Црква позива благочестиве вернике и све људе добре воље да својим присуством постану учесници овог хришћанског сабрања у историји Српске православне парохије Светог Саве у Краљевини Белгији.

Духовну радост употпуниће појање студената Православног богословског факултета из Београда, а потом и заједничко послужење у црквеној сали.

Не пропустите,
очекујемо вас!

Парох и црквени одбор
http://www.svetisava.be




23 avril 2015

Rare fresque du tsar-martyr saint Nicolas II restaurée en Serbie après 70 ans de cachette!

source information

source article
(merci à mon ami Claude pour le lien de l'article)



Fresque du saint tsar-martyr Nicolas II dans l'église de saint Sava, au monastère de Zicha, Kraljevo, Serbie

Le monastère de Zicha à Kraljevo, Serbie, 192km au sud de Belgrade, a entamé une restauration d'urgence pour préserver les fresques de l'église Saint Sava, endomagées au cours d'un tremblement de terre qui a frappé la région en 2010. Parmi les fresques, on en trouve une du tsar Nicolas II.

L'église de Saint Sava n'avait jamais été ouverte au public. Pendant des décennies, nombre de fidèles se demandaient si l'église pourrait cacher quelques secrets connus du clergé seul. En quelque sorte, ils avaient raison. En 1945, le Service de Sécurité de l'État a ordonné que la fresque du tsar Nicolas II et d'autres saints russes soient camouflées, de crainte qu'elles ne soient détruites par les autorités communistes.

"Les moniales ont très habilement camouflé les fresques en les recouvrant de papier d'emballage, qu'elles ont ensuite peint en bleu pour simuler des murs nus. Les fresques sont restées cachées durant des décenies jusqu'il y a 3 ans d'ici, lorsqu'elles furent redécouvertes," explique Dusan Jovanovic, du Service de Protection des Monuments culturels à Kraljevo.

Seule une certaine moniale Dorothea, une des plus vieilles du monastère, est un témoin vivant de la période post-guerre, et témoin du camouflage des fresques. "Ces fresques ne pouvaient pas être vues. Il était même impossible de parler de leur existence. Elles furent recouvertes avec ce papier d'emballage et oubliées comme si elles n'existaient pas," explique la moniale Dorothea.

L'église avait été construite en 1935 sur ordre de l'évêque saint Nicolas Velimirovic. Les fresques ont été peintes par le baron Nikolai Meyendorff, alors que l'iconostase était l'oeuvre de l'artiste russe Ivan Melnikov.

La préservation de l'église va se dérouler en 3 phrases. Le Ministère de la Culture a donné les fonds pour la première phase du travail. La restauration du sol et de la cave de l'église est à présent achevée, et les restaurateurs oeuvrent à présent à la protection des fresques, une surface de plus de 300m2. Le restaurateur d'art Bojan Nikolic dit qu'une réparation d'urgence est requise pour les fresques, qui ont été endommagées par des fuites, et puis par le tremblement de terre de 2010. Les fresques seront protégées contre de nouvelles détérioration, et une commission spéciale va décider comment restaurer les fragments manquants sur nombre de fresques.

Après 7 décenies, la fresque du tsar Nicolas II va à nouveau briller, pleine de splendeur et de gloire. L'église sera ouverte aux fidèles, et son image, de même que celle des autres saints Orthodoxes vont de nouveau être vues par le public, y compris par de nombreux Russes qui se sont récemment installés à Kraljevo.

21 mai 2014

Serbie & Bosnie sous eau - appels de l'Église pour l'aide urgente



en Belgique, la paroisse serbophone de Bruxelles centralise les dons, en nature comme en argent.
Contactez sans hésiter mon ami le diacre Dusan Markovic si vous voulez aider mais ne savez comment faire parvenir des biens matériels jusque Bruxelles.
IBAN: BE 78-3630-5158-9286 BIC: BBRUBEBB
PAROISSE SAINT SAVA
RUE DES ETANGS NOIRS 110
1080 BRUXELLES
http://www.svetisava.be






Pour les lecteurs hors d'Europe :

For my friends outside of Europe, the International Orthodox Christian Charities (IOCC) organises help for Serbia & other Balkan victims. Please give wherever possible, thank you.

http://www.iocc.org

"Support IOCC Relief for Victims of Serbia and Bosnia Floods

The worst flooding in 100 years has devastated Serbia and Bosnia, leaving dozens dead and thousands homeless and stranded. IOCC is working with Philanthropy, the humanitarian arm of the Serbian Orthodox Church, to respond to urgent needs of flood survivors.
Donate Now :
"
https://www.sagepayments.net/sagenonprofit/shopping_cart/forms/donate.asp?M_id=785466237868

 thank you


Also worth reading :
http://deathtotheworld.com/homenews/iocc-responds-as-serbia-and-bosnia-brace-for-more-flooding/


Source photos ci-dessous






28 octobre 2009

Kosovo-Metohija: visite du patriarcat de Moscou

http://bsanna-news.ukrinform.ua/newsitem.php?id=10815〈=en



GRACANICA, 28 Oct 2009 (Tanjug). Le chef du département des affaires étrangères du patriarcat de Moscou, l'archevêque Hilarion de Volokolamsk, a déclaré à Granica qu'il était venu rendre hommage à un des plus anciens berceaux du Christianisme Orthodoxe, là où bien des événements historiques d'importance ont eu lieu.
Hilarion, qui est là pour une visite de plusieurs jours dans l'éparchie de Raska & Prizren de l'Église Orthodoxe de Serbie au Kosovo et Métochie, a déclaré que l'Église Orthodoxe de Russie a toujours été et sera toujours au côtés de la République de Serbie lors de tous ses ennuis.
Il a lancé un appel aux moines et moniales du monastère de Granica de ne pas quitter cette terre et ses églises, car a-t'il dit, tant qu'ils seront là, la Foi Orthodoxe y sera préservée.
L'hôte de Russie a été accueilli par l'évêque Artemije à l'aéroport de Pristina.
Artemije a déclaré que la visite de cet hôte de Russie était une marque de son amour et de son souci pour les Serbes du Kosovo et Metohija, et qu'il essaiera d'informer Hilarion à propos du véritable état des problèmes en cours, afin de lui permettre d'en informer correctement le patriarche de Russie.


le patriarche Kyrill de Moscou, à Kursk, septembre 2009

12 janvier 2009

Saint Sava 1er, unificateur et illuminateur de la Serbie (+ 1237)

note : Il est le premier nouvel archevêque Orthodoxe pour la Serbie après le Schisme des Occidentaux, schisme ayant suivi la terrible hérésie qui profana toute cette partie du monde, l'arrachant à l'Église du Christ. Car les Balkans étant déjà évangélisés depuis des siècles, ils nous ont donné saint Jérôme et tant d'autres grands saints Orthodoxes.


Icône début 13ème siècle

Saint Sava 1er de Serbie
http://ocafs.oca.org/FeastSaintsViewer.asp?FSID=100156
Saint Sava, premier archevêque de Serbie, né Rostislav (Rastko), était le fils du roi serbe Étienne (Stéphane) Nemanya et d'Anne, fille de l'empereur Romanus de Constantinople. Dès ses plus jeunes années, il participa avec ferveur aux Offices à l'église, et avait un amour particulier pour les icônes.
A l'âge de 17 ans, Rostislav rencontra un moine du Mont Athos, quitta secrètement la maison paternelle et partit pour le monastère Saint-Panteleimon. Par divine Providence, en 1169, année de la naissance du saint, l'ancien monastère du grand martyr et médecin Panteleimon avait été donné aux moines Russes.
Sachant que son fils était sur l'Athos, son père mobilisa ses domestiques, dirigés par un fidèle voïvode, et écrivit un courrier au gouverneur dont dépendait le district de l'Athos, disant que si son fils ne lui était pas rendu, il y aurait une guerre contre les Grecs. Lorsqu'ils arrivèrent au monastère, le voïvode avait eu l'ordre de ne pas quitter Rostislav des yeux. Durant les offices du soir, alors que les soldats s'étaient endormis sous l'influence du vin, Rostislav reçut la tonsure monastique (en 1186), et renvoya à ses parents ses vêtements civils, ses cheveux et une lettre. Saint Sava chercha à persuader ses puissants parents d'accepter le monachisme. Le père du moine (Siméon, dans le monachisme, commémoré le 13 février) et son frère menèrent la vie d'ascètes au monastère Vatopedi. Sur l'Athos, ils fondèrent le monastère Serbe d'Hilandar, et ce monastère reçut son nom par permission impériale. Au monastère d'Hilandar, saint Sava fut ordonné au diaconat, puis prêtre. Sa mère Anne devint moniale sous le nom d'Anastasie (21 juin).
Du fait de sa sainte vie et de ses pieuses actions sur le Mont Athos, le moine fut fait archimandrite à Thessalonique. A Nicée, en 1219, en la Fête de la Dormition de la très sainte Mère de Dieu, l'évêque et patriarche de Constantinople, Germain, consacra l'archimandrite Sava comme archevêque de Serbie. Le saint adressa une requête à l'empereur de Constantinople pour qu'il autorise à l'avenir les évêques Serbes à élire eux-mêmes leur propre archevêque. Ceci était un point particulièrement important en cette époque de guerres fréquentes entre les puissances orientales et occidentales.
Étant revenu de Nicée à la sainte Montagne de l'Athos, le saint y visita une dernière fois tous les monastères. Il se prosterna dans toutes les églises, et, se souvenant de toutes les bienheureuses vies des pères du désert, il fit ses adieux à tous les ascètes, avec beaucoup de regrets, "quittant la sainte Montagne comme s'il quittait le Paradis."
Attristé de sa séparation d'avec la sainte Montagne, le saint prit le chemin du départ en traînant. La très sainte Mère de Dieu lui parla dans un songe : "ayant mon patronage, pourquoi es-tu encore attristé?" Ces paroles le tirèrent de son abattement, changeant sa tristesse en joie. En souvenir de cette apparition, le saint commanda de grandes icônes du Sauveur et de la Mère de Dieu à Thessalonique, et les plaça dans une église.
En Serbie, l'activité du hiérarque pour l'organisation du travail de son Église natale s'accompagna de nombreux signes et miracles. Durant la Liturgie et la Vigile de toute la nuit, lorsque le saint vint encenser la tombe de son père, devenu le moine Siméon, les saintes reliques exhalèrent un parfum de myrrhe.
Étant chargé des négociations avec le roi Vladislav de Hongrie, qui avait déclaré la guerre à la Serbie, le saint évêque n'apporta pas seulement la paix désirée à son pays, mais il amena aussi le monarque Hongrois à l'Orthodoxie. C'est ainsi qu'il facilita le début de l'existence historique de l'Église autonome de Serbie; saint Sava contribua aussi à renforcer l'État serbe. Afin d'assurer l'indépendance de l'État serbe, l'archevêque Sava couronna son puissant frère Étienne (Stéphane) comme roi. A la mort de ce dernier, son fils aîné, Radislav, fut couronné roi, et saint Sava partit pour la Terre Sainte "afin de vénérer le saint tombeau du Christ et le terrible Golgotha."
A son retour dans son pays natal, le saint bénit Vladislav et le couronna roi. Pour renforcer plus encore le trône de Serbie, il le maria à la fille du prince Asan de Bulgarie. Le saint hiérarque visita les églises à travers toute la Serbie, il réforma les règles monastiques sur le modèle de l'Athos et de la Palestine, et établit et consacra nombre d'églises, renforçant les Orthodoxes dans leur Foi. Ayant achevé son travail dans son pays natal, le saint nomma le hiéromoine Arsène pour lui succéder, le consacra évêque, et donna sa bénédiction à tous.
Il partit ensuite pour un voyage sans retour "pour achever ses jours comme un vagabond en terre étrangère." Il passa par la Palestine, la Syrie, la Perse, Babylone, l'Égypte et l'Anatolie, visitant partout les saints lieux, discutant avec des grands ascètes, et rassemblant des reliques de saints. Puis il acheva ses pérégrinations à Trnovo, en Bulgarie, chez son parent Asan, où dans la joie spirituelle, il rendit son âme au Seigneur (+ 1237).
Lors du transfert des saintes reliques de saint Sava vers la Serbie, en 1237, il y eut tant de guérisons que les Bulgares se plaignirent d'Asan "parce qu'il avait laissé partir un tel trésor." Dans la patrie du saint, ses vénérables reliques furent placées dans l'église de Mileshevo, accordant la guérison à quiconque les approchait avec foi. Les habitants de Trnovo continuèrent à recevoir des guérisons par les restes du cercueil du saint, qu'Asan avait ordonné de récolter et de placer dans un sarcophage nouvellement construit.
L'héritage de saint Sava est vivant dans les traditions de l'Église Orthodoxe dans les nations Slaves. On l'associe avec l'introduction du Typikon de Jérusalem comme base pour les Règles monastiques slaves. Le monastère serbe d'Hilandar sur le Mont Athos applique encore de nos jours le Typikon de saint Sava. Les éditions du "Gouvernail" de saint Sava ("Pedalion," une collection de Canons ecclésiaux), avec des commentaires d'Alexis Aristines, sont très largement répandues dans l'Église de Russie. En 1270, la première copie du "Gouvernail" de saint Sava fut envoyée de Bulgarie au métropolite Cyril de Kiev. Sur base de celle-là fut réalisée une des plus anciennes copies russe du "Gouvernail", c'est le "Gouvernail" de Ryazan, de 1284. Cette copie manuscrite sera la source d'une première copie imprimée, publiée en 1653, et depuis lors bien des fois réimprimée par l'Église de Russie. Tel est le leg de saint Sava au trésor canonique de l'Orthodoxie.




à (re)lire : "Ni Orient, ni Occident," par saint Sava 1er de Serbie




A Bruxelles, il y a une paroisse qui lui est consacrée, elle est desservie par l'archiprêtre Jakov Markovic
Église Orthodoxe serbe Saint-Sava
rue des Etangs Noirs, 110
1080 Bruxelles (Molenbeek)


mosaïque de la paroisse serbe de Bruxelles



"Saint Sava fut le premier archevêque de Serbie, il a vécu au 12ème siècle (1172 – 1235). Ses reliques étaient conservées à la basilique à Belgrade. Afin d'humilier les Serbes, Sinan Pacha, le gouverneur Ottoman, brûla les reliques de saint Sava à Vracar, près de Belgrade, en 1594. Une telle humiliation et tyrannie enflamma la colère et la révolte des Serbes contre la dictature turque. Nombre des révoltes qui suivirent furent réprimées par des bains de sains. Ce ne sera que lorsque les Russes battront les Turcs musulmans au 17ème siècle que les conditions de vie des Serbes purent être améliorées dans le pays toujours soumis à l'implacable tyrannie turque."
source

Sava naquit prince Rastko Nemanjic, fils de Stefan Nemanja, le dirigeant de la Serbie et fondateur de l'État serbe médiéval. Son frère, Stefan Prvovencani, fut le premier roi serbe. Rastko Nemanjic est né en 1175 ou 1176.
Au début des années 1190, le jeune Rastko quitta sa maison pour rejoindre la communauté monastique Orthodoxe sur le Mont Athos. Prononçant ses voeux monastiques, il reçut le nom de Sava (forme serbe de Sabas) en l'honneur de saint Sabbas. Au départ, il vécu au monastère russe, mais ensuite rejoignit le monastère grec de Vatopedi. Fin 1197, son père, le grand prince Stefan Nemanja, le rejoint. En 1198, ils partirent ensemble pour le monastère abandonné d'Hilandar, et le restaurèrent; c'est depuis ce temps-là qu'il est devenu le centre de la vie monastique serbe.

Hilandar

Le père de saint Sava prononça ses voeux monastiques sous le nom de Siméon. Il mourut au monastère d'Hilandar le 13 février 1200. Il a été canonisé sous le nom de saint Siméon.
Après la mort de son père, Sava fut retraite dans une cellule d'ascète à Kareya, cellule qu'il construisit lui-même, en 1199. Il rédigea aussi le Typikon de Kareya et celui d'Hilandar. Le dernier typikon de Kareyea est gravé sur une plaque de marbre dans la cellule d'ascète. Il resta sur l'Athos jusque fin 1207.
Quand Sava rentra dans sa terre natale en 1207, ce fut hélas pour y découvrir le pays tel que son père Siméon le lui avait décrit en songe – dans un état de complète désolation. L'État serbe était divisé en deux. Suite à des négociations secrètes avec la Hongrie et le pape de Rome Innocent III, Vulkan, le plus âgé des 3 frères, qui était plein de rancoeur parce que son plus jeune frère, Stephen, avait été nommé héritier du trône, fut à même de lever des troupes et de s'emparer de Zeta. Ensuite, il lança une campagne contre Raška, la partie du royaume divisé sous contrôle de Stefan. Cette guerre civile n'était qu'une conséquence minime d'un plus grand conflit initié par l'Occident (dirigé par le vatican) – à savoir, la guerre des Grandes Croisades de l'église papiste. En 1204, les soldats de la 4ème Croisade s'emparèrent de Constantinople et de la plus grande partie du territoire de l'empire, y compris la Sainte Montagne de l'Athos. En 1205, l'Athos fut officiellement placé sous l'autorité et la juridiction d'un évêque catholique-romain. On pense que c'est cet événement précis qui aurait eu la plus grande influence sur la décision de Sava de rentrer en Serbie. Dès lors, le saint rentra dans sa patrie, avec un gros travail à y accomplir.
En revenant, Sava emmenait le médicament pour guérir toute la situation : les reliques de son père, le Grand Župan et, Stephen Nemanja – Siméon le myroblite, cofondateur d'Hilandar. En entrant dans le monastère de Studenica, une fondation de saint Siméon, Sava invita ses 2 frères à un Office des défunts à la mémoire de leur père. Lorsque le cercueil fut ouvert, devant leurs yeux, ils virent le corps de leur père, totalement incorrompu, exhalant un suave parfum et exsudant de la myrrhe, un corps chaud, comme vivant, comme si leur père n'était qu'endormi. Cet acte de vénération de leur père fut la première étape dans la guérison de la division fraternelle entre Vukan et le grand prince Stefan. Peu après, la guerre civile s'arrêta, et un accord de paix fut signé, restaurant le royaume de Serbie tel qu'il était durant le règne du grand Stefan Nemanja. Lors des discussions avec ses frères réunifiés, Sava dressa aussi des plans pour un programme missionnaire immédiat, systématique et de longue portée, afin de sauver les âmes Orthodoxes du peuple serbe. Le monastère de Studenica, où reposaient les reliques de saint Siméon, se retrouva dès lors sanctuaire national, d'où partiraient toutes les activités. Sava fut nommé archimandrite de Studenica. Saint Sava rédigea le typikon du monastère, ce qui renforça la vie monastique de Studenica.

Archevêque
Saint Sava parvint à persuader le patriarche de Constantinople, qui résidait à Nicée puisque Constantinople sera occupée et pillée par les catholiques-romains jusqu'en 1261, pour établir l'indépendance de l'Église de Serbie en 1219. A la demande du patriarche Manuel, Sava fut choisi pour être élevé au rang d'archevêque. Au départ, Sava refusa avec force cette offre, s'estimant indigne d'une telle position. Il proposa plusieurs moines d'Hilandar, qui étaient présents, pour candidats potentiels. Pour finir, Sava accepta et fut consacré à Nicée lors de la fête de saint Nicolas de Myre, le 6 décembre 1219, devenant le premier archevêque de la nouvellement autocéphale Église Orthodoxe de Serbie. Il avait alors 44 ans.
Voici les paroles exactes traduites du texte grec du patriarche Manuel, le décret élevant Sava comme archevêque, et accordant l'autocéphalie à l'Église de Serbie:

"Moi, Manuel, patriarche oecuménique et archevêque de la ville de Constantinople, Nouvelle Rome, au Nom de notre Seigneur Jésus-Christ, j'ai consacré Sava, archevêque de toutes les terres serbes, et lui ai donné au Nom de Dieu l'autorité pour consacrer évêques, prêtres et diacres dans son pays; de lier et délier les péchés des hommes, et d'enseigner à tous et de baptiser au Nom du Père, et du Fils, et du Saint Esprit. Dès lors, vous tous Chrétiens Orthodoxes, vous lui obéirez comme vous m'avez obéi."

Après sa consécration, Sava reparti pour la Sainte Montagne afin de dire adieu à Hilandar et de recevoir bénédiction et prières de toute la communauté monastique de l'Athos.
L'archevêque Sava nouvellement consacré prit ensuite le bateau pour Thessaloniki, où il resta un peu au monastère de Philokalos. Là, aidé de quelques autres moines, il traduisit du grec en slavon le traité de droit canon Orthodoxe oriental, le "Gouvernail" ou Nomocanon de saint Photios le Grand (9ème siècle). Appelé KormchajaKnjiga ("Livre du Pilote") en slavon, cette traduction ne contenait pas seulement les Canons ecclésiastiques – dont les décrets dogmatiques des 7 Conciles Oecuméniques, avec commentaires des meilleurs canonistes médiévaux grecs – mais aussi nombre de préceptes des Pères de l'Église et plusieurs des décrets impériaux du grand empereur Justinien (6ème siècle).

A son arrivée en Serbie, Sava décida que dès le premier jour de son archiépiscopat à Žiča, en la fête de l'Ascension en 1220, en tant que nouvel archevêque de Serbie, il couronnerait son frère Stefan comme premier roi de Serbie. En 1228, il couronnera son neveu Radoslav comme roi. Le bienheureux Sava décida de visiter Jérusalem et la Terre Sainte. C'est ainsi qu'en 1229, après 10 ans de dur et fructueux labeur dans le vignoble du Seigneur planté sur sa terre natale, Sava décida de renouveler son propre esprit en accomplissant un pèlerinage dans le berceau même du Christianisme, à Jérusalem, là où le Seigneur amena pour la première fois le Salut au monde. Lorsqu'il fut temps pour Sava de quitter la Terre Sainte pour rentrer en Serbie, il décida de passer par Nicée. Là, il rencontra Jean (1222-1254), le nouvel empereur, demeurant lui aussi alors à Nicée, et qui avait succédé à Théodore Laskaris. Il rencontra aussi Germanos, le nouveau patriarche qui venait de succéder à feu le patriarche Manuel.
En Serbie, une nouvelle guerre civile avait éclaté, cette fois entre Radoslav et son frère Vladislav. Hélas pour Radoslav, sa capacité militaire n'était pas à la hauteur, car dans cette guerre civile fratricide contre son jeune frère Vladislav pendant l'été de 1223, il fut battu et exilé à Durazzo, en Albanie. Bien que Sava ne réussit pas à réconcilier ces frères – qui étaient de plus déloyaux envers l'appel à l'unité lancé par leur grand père saint Siméon – cependant, Sava comprit qu'il serait mieux pour le pays d'être dirigé par Vladislav. Plusieurs années plus tard, suite à ses négociations avec le roi Vladislav, Sava parvint à obtenir un sauf-conduit pour Radislav, lui permettant de rentrer en Serbie. Hélas à nouveau pour Radislav, son épouse avait profité de son exil en Albanie pour le trahir et le tromper, et elle était partie avec un duc français. Radislav décida alors de devenir moine, et Sava le tonsura, lui donnant le nom de Jovan (Jean).

Retraite
Sava abdiqua du trône archiépiscopal en 1233 et nomma archevêque de Serbie son élève le plus capable, saint Arsenije (1233-1263). Au printemps de 1234, Sava, âgé de 59 ans, à peine 5 ans après son premier voyage vers la Terre Sainte, décida de repartir en pèlerinage à Jérusalem. A son arrivée, Sava logea au monastère Saint-Georges à Acre, un monastère qu'il avait racheté aux catholiques-romains durant son premier pèlerinage. Sava rendit visite au patriarche Athanase de Jérusalem, puis partit en bateau pour Alexandrie, en Égypte, où il rencontra le pape Nicolas, "patriarche d'Alexandrie et de toute l'Afrique."
Ensuite il partit pour le monastère Sainte-Catherine au Mont Sinaï, où il passa le Grand Carême de 1234. Ce fut un voyage pascal des plus bénis pour Sava, puisqu'il grimpa sur les hauteurs où le grand homme de Dieu, Moïse le visionnaire et libérateur de son peuple, avait passé nombre d'heures à s'entretenir avec le Seigneur Dieu face à face, comme un ami converse avec un ami. Sava avait lui aussi était un nouveau Moïse pour son peuple, le dirigeant, l'organisant pour en faire une communauté de Dieu. Après la célébration de Pâques de 1234, Sava reparti pour Jérusalem, puis continua vers Antioche. Après avoir visité Constantinople, Sava voulu revoir la Sainte Montagne et Hilandar, mais "cela ne plut pas au Saint Esprit." Au lieu de ça, il partit pour Trnovo, en Bulgarie, la capitale du roi Ivan Asen II et du patriarche de Bulgarie.
En participant à la célébration de la grande bénédiction des eaux (Agiasmos), il attrapa un coup de froid, qui se transforma en pneumonie. Il en mourut le soir du 14 janvier 1235, une nuit de samedi à dimanche. Il fut enterré à la cathédrale des saints 40 Martyrs à Trnovo, où son corps resta jusqu'au 6 mai 1237, lorsque ses ossements sacrés furent transférés jusqu'au monastère de Mileseva, dans le sud de la Serbie. 360 ans plus tard, les Turcs ottomans profanèrent sa sépulture, déterrèrent ses reliques et les brûlèrent sur la place principale à Belgrade.

Héritage
Il y a eu beaucoup de miracles à la tombe de saint Sava au monastère de Mileševa. Le diplomate vénitien Ramberty, qui visita Mileševa en 1534, écrivit que non seulement les Serbes, mais aussi Turcs et Juifs venaient visiter le monastère et demandaient la guérison auprès des reliques. Le diplomate français Jacques de Chenoais écrivit en 1547 qu'il avait vu les reliques incorrompues de saint Sava; il dit aussi que Turcs et Juifs y faisaient des dons encore plus généreux que les Chrétiens. D'autres visiteurs occidentaux tels que le vénitien Zen et le français Lescalonieur ont rapporté des événements similaires en 1550 et 1574. Lescalonieur a écrit que la tête du saint était recouverte, car un Turc qui l'avait vue en était ensuite mort.
Saint Sava est commémoré comme fondateur de l'Église Orthodoxe autocéphale de Serbie, et il est célébré comme saint patron de l'éducation et de la médecine chez les Serbes. Le prince Miloš de Serbie proclama le 13 janvier 1830 (ancien calendrier) saint Sava comme patron des écoles et écoliers serbes. Le jour de sa fête, les étudiants participent à des récitals dans les églises.
La cathédrale Saint-Sava à Belgrade, dont la construction devait commencer en 1939 mais qui n'a réellement pu être entamée qu'en 1985 et achevée en 2004, est la plus grande église Orthodoxe en usage de nos jours dans le monde entier. Elle a été construite à l'emplacement même où les saintes reliques ont été brûlées.

Le 6 mai, on fête le Transfert (en 1237) des reliques de saint Sava 1er de Serbie.

Sveti Sava, cathédrale Saint-Sava à Belgrade :




Cathédrale Saint-Sava à New York :
"Un surprenant groupe de bâtiments caché sur la 25ème rue Ouest – une église épiscopalienne (anglicane) de 1855, un presbytère de 1866 et une école de 1870 – est à mi-chemin d'un projet de restauration qui sera long et coûteux. Depuis les années 1940, c'est devenu la cathédrale Orthodoxe serbe Saint-Sava, et même pour les New Yorkais natifs, tant l'extérieur que l'intérieur surprendront.
[..]
La Chapelle de la Trinité resta ouverte, et la paroisse de la Trinité considéra qu'il était suffisant d'en retirer les vitraux et autres oeuvres d'art religieux au début de 1942, précautions prises après l'attaque sur Pearl Harbor. Mais par la suite, cette année-là, la paroisse mit l'église en vente, et en 1943, des fidèles de l'Église Orthodoxe de Serbie l'achetèrent, et la transformèrent en cathédrale Saint-Sava, du nom d'un saint du 13ème siècle qui devint le premier archevêque de Serbie. Le roi Pierre II, roi de Yougoslavie en exil, participa ici aux Offices dans les années 1940, et ne rentra jamais dans son pays, qui était encore sous dictature socialiste lorsqu'il mourut en 1970.
Par la suite, le parti communiste des États Unis s'installa au 23 Ouest de la 26ème rue, et entre 1964 et 1972, il y eu une demi-douzaine d'attentats à la bombe contre leur bâtiment. En 1966, une forte explosion détruisit les vitraux de la nef de Saint-Sava, et la cathédrale les remplaça par des nouveaux de style plus familier à ceux qui pratiquent la religion Orthodoxe orientale. Deux ans plus tard, l'extérieur du bâtiment fut classé.
" Texte New York Times
photo tous droits réservés (Creative Commons)



Saint-Sava à Paris :

23, rue Simplon (métro Simplon)
Si je ne m'abuse, le grand théologien et traducteur Orthodoxe français Jean-Louis Palierne (rip) y était paroissien.

Tropaire de saint Sava 1er de Serbie, ton 3
Comme docteur et pasteur suprême, Saint Sava,
tu as montré le chemin qui mène vers la vie ;
et, comme chef de l'Église, tu as illuminé ta patrie ;
l'ayant fait renaître par l'Esprit Saint,
tel un olivier au paradis spirituel,
en sainteté tu as fait croître tes enfants ;
c'est pourquoi, te vénérant comme le compagnon
des apôtres et des pontifes saints, nous te prions
d'intercéder auprès du Christ notre Dieu
pour qu'il accorde à nos âmes la grâce du salut.



Tropaire de saint Sava 1er de Serbie, ton 8
O guide de l'Orthodoxie et bienheureux enseignant de toutes vertus,
purificateur et illuminateur de ta patrie,
splendeur des moines,
très sage père, saint Sava,
par ton enseignement, tu as illuminé ton peuple.
O cithare de l'Esprit, prie le Christ notre Dieu pour nos âmes.


Kondakion de saint Sava 1er de Serbie, ton 8
Grand premier hiérarque et coopérateur des Apôtres,
l'Église de ton peuple te magnifie,
et puisque tu as trouvé faveur auprès du Christ,
sauve-nous de toute calamité par tes saintes prières,
afin que nous puissions te proclamer : réjouis-toi, père Sava, sage de Dieu.


L'Ordre de Saint Sava
Cet ordre honorifique a été institué par le roi Milan I de Serbie le 23 janvier 1883, en même temps que l'Ordre de l'Aigle Blanc. L'Ordre porte le nom de l'archevêque saint Sava, de la maison royale des Nemanjic (+ 1237). On y voit des aigles bicéphales entre les bras d'une croix maltaise bleue et blanche. L'autre face du médaillon représente l'icône du saint, entourée d'un cercle ovale où on lit "par ses efforts, il a tout réussi!" Le roi Petar I continua d'octroyer l'Ordre, mais le chiffre du fondateur fut enlevé de l'arrière du médaillon, et on y substitua l'année de la fondation (1883).
L'Ordre était organisé en 5 classes, et accordé à des citoyens Serbes ou étrangers, pour actes méritoires dans les domaines de la culture, de l'instruction publique, la science, le service civil et la théologie, de même que pour des services rendus au roi, à l'état et à la nation, par des civils ou des militaires.
L'Ordre était conféré par la Couronne. Il ne doit pas être confondu avec son homonyme actuellement conféré dans l'Église Orthodoxe de Serbie, Ordre de mérite comportant 3 classes.
L'insigne de l'Ordre fut à l'origine manufacturé à Vienne, Autriche, par Rothe & Neffe, Vincent Mayer's Soehne, Karl Fischmeister et G. Scheid. Après qu'aient éclatés guerre des Balkans et Grande Guerre, l'insigne fut manufacturé chez Arthus Bertrand à Paris et Huguenin frères à Le Locle, Suisse, de même que dans certains ateliers nationaux tels que Sorlini à Varazdin et Griesbach & Knaus, à Zagreb). Par la suite, l'insigne fut modifié, les vêtements du saint recevant une couleur vert pâle au lieu du rouge foncé original.


Prières à saint Sava 1er de Serbie
http://www.st-george-church.org/English/St_Sava.htm

Prière 1
O dirigeant sacré, très glorieux thaumaturge, Sava, hiérarque du Christ, toi le premier d'entre les évêques de Serbie, protecteur et illuminateur, fiable intercesseur pour tous les Chrétiens auprès du Seigneur: nous nous prosternons devant toi et te prions : accorde-nous de partager ton amour pour Dieu et le prochain, cet amour dont, pendant ta vie terrestre, ta sainte âme déborda.
Répands sur nous les rayons de la vérité, illumine nos esprits et nos coeurs de la lumière du divin enseignement, apprends-nous à t'être fidèles en t'imitant, et aimant alors Dieu et notre prochain, pour ainsi parvenir à accomplir sans faille les commandements du Seigneur, de sorte que nous aussi puissions être tes enfants, pas seulement de nom mais aussi par toute notre vie.
Saint hiérarque, prie pour la sainte Église Orthodoxe et pour ta patrie terrestre, qui t'honore toujours avec amour.
Dans ta bonté, regarde vers chacune des âmes qui t'honorent avec foi, espérant être guidé et aidé; soit pour nous tous un guérisseur de nos infirmités, un consolateur de nos afflictions, à l'écoute de nos peines, une aide dans nos épreuves et besoins, et à l'heure de notre mort, un miséricordieux protecteur et défenseur. De sorte qu'aidé par tes saintes prières, nous pécheurs puissions cependant être bénis et hériter le Salut des fidèles et le Royaume du Christ.
Oui, ô saint de Dieu, ne transforme pas notre espoir en honte, car nous nous confions fermement à toi; mais au contraire, montre-nous ta puissante intercession, afin que nous puissions glorifier et louer Dieu, Qui est merveilleux dans Ses saints, le Père, le Fils et le Saint Esprit, pour les siècles. Amen.



Prière 2
Toi le grand ornement des hiérarques, père Sava, sage en Dieu, nous tes serviteurs nous te supplions et nous prosternons et te crions : n'oublie pas tes enfants, père, mais soit toujours avec nous, comme tu nous l'a promis. Afin que nous aussi nous puissions t'élever des chants de louange, comme il convient, et te bénir et te glorifier avec force et puissance, et t'offrir un chant digne, clamant et disant :
Nous te louons, ô hiérarque!
Nous te chantons, ô luminaire!
Nous nous agenouillons devant toi, ô père Sava!
Nous t'en supplions, prie pour le Salut de tous ceux qui gardent ta sainte mémoire.
Amen.



écrits de saint Sava, en serbe :
http://www.rastko.org.yu/knjizevnost/liturgicka/svsava-sabrana/index_c.html

07 janvier 2009

Noël au ghetto: l'épreuve permanente des Serbes au Kosovo (nouvelles & épître arch. Artemije)

Les serbes du Kosovo ramassent les branchages de Noël, pas d'incidents
http://www.kosovocompromise.com/cms/item/latestnews/en.html?view=story&id=1699&sectionId=1

(KosovoCompromise Staff) mercredi 7 janvier 2009
Aux premières heures du mardi, les Serbes du Kosovo ont été couper et récolter le "badnjak," des branches mortes de chêne, trouvées dans les forêts avoisinantes, et des automobiles ornées de ces branches font résonner leurs klaxons dans la ville de Mitrovica, pour annoncer la Noël selon le calendrier julien, tel qu'il est en usage chez les Chrétiens Orthodoxes serbes.
Une présence renforcée de troupes de la KFOR, de membres de la police du Kosovo (KPS) mais aussi des patrouilles de policiers européens de l'EULEX, a été déployée en divers endroits de la ville de Mitrovica.
Le centre des célébrations de Noël a lieu au monastère de Gracanica, au milieu du Kosovo.

*-*-*-*




Et encore une église pillée au Kosovo :
http://www.orthodoxie.com/2009/01/une-%C3%A9glise-pill%C3%A9e-au-kosovo.html

*-*-*-*

NOËL AU GHETTO:
épître de la Nativité par l'évêque Artemije

http://www.eparhija-prizren.com/defaultE.asp?idvestep=3355

05 Janvier 2009. 15:30
Source: Diocèse de Ras-Prizren & Kosovo-Metohija

Vu du Kosovo et Metohija

Nous tous ici, nous attendons Noël, nous nous réjouissons, jeunes et vieux, personnes malades et en bonne santé, personnes libres ou non. Noël – une joie générale. Et qu'est donc Noël, en fait? Le savons-nous tous, le comprenons-nous tous, l'attendons-nous tous? Il est aussi simple que difficile d'apporter une réponse à cette question. La réponse peut tenir soit dans une seule phrase, soit dans une interminable dissertation doctorale. Notre réponse ne sera ni l'une ni l'autre, mais quelque chose entre les deux, adaptée pour les personnes de tous âges, pour toutes les âmes aimant Dieu.

Noël, la Nativité terrestre du Fils de Dieu, notre Seigneur Jésus-Christ, venu comme Dieu-enfant, représente pour tous les êtres humains, pour toute l'humanité, pour la planète terre et tout l'univers, la seule véritable "nouvelle sous le soleil," l'événement le plus important depuis la Création du monde. En réalité, c'est exactement ce que le Seigneur a dit pour Lui-même – le Commencement; le commencement de tout bien, de toute avancée, et du salut en l'homme et pour l'homme, en l'humanité et pour l'humanité. Par Sa naissance dans la chair, le Seigneur Jésus-Christ a entamé le plus magnifique des exploits, la révolution la plus bouleversante à avoir eu lieu dans l'histoire de l'humanité, la révolution et la rébellion de l'Homme contre tout péché, tout d'abord au dedans de soi-même, ensuite autour de soi, contre tout mal et tout démon. Assurément, cette lutte consciente est bien la lutte pour le Salut de l'Homme. Dès lors, la fête de la naissance du Christ – Noël – est une fête Chrétienne très joyeuse, qui imprègne l'âme de tout humain, de toute famille, et de toute nation Chrétienne. C'est la fête la plus ornée et embellie de coutumes et pratiques populaires, avec des détails différents de lieu en lieu, mais symbolisant et exprimant toujours l'essence profonde de l'événement célébré – c'est-à-dire, que le Dieu-enfant nouvellement né à Bethléem représente le Pain de Vie, la Lumière de Vérité, la Vivifiante chaleur, l'éternelle Jeunesse et la joie sans fin pour tout homme. C'est pour cela que Noël a toujours été joyeusement célébré dans notre peuple, que ce soit sous l'esclavage ou la liberté, dans l'abondance ou la pauvreté, dans les châteaux royaux et parmi ceux qui ont dû se réfugier. Cette joie que nous apporte Noël est surtout ressentie et particulièrement expérimentée par les enfants, car ils sentent que Celui Qui est né en cette nuit de Noël dans l'étable de Bethléem, est au plus proche d'eux. Et Il a par la suite montré et rayonné tant d'amour pour les enfants, les montrant en exemple pour les adultes : "A moins que vous ne changiez et ne deveniez tels des enfants, vous n'entrerez jamais dans le Royaume des Cieux."
La Noël, comme toutes les autres fêtes Chrétiennes, faisant partie de la joie spirituelle globale et générale, est attendue et vécue avec certaines différences et pratiques pour la décoration et l'ornementation. D'où le dicton "des centaines de villages, des centaines de coutumes différentes." Mais il n'y a pas de différence cruciale, en réalité. D'un autre côté, quant aux circonstances, il y a une énorme différence pour nous qui attendons et célébrons ce jour Noël au Kosovo et Metohija, une très grande différence par rapport à Lelic ou n'importe quel autre endroit en Serbie, hors du Kosovo et Metohija. C'est l'infâme situation en matière de sécurité et une vie de ghetto que nous vivons, nous privant de nombre d'opportunités, de droits humains les plus basiques, de la liberté de mouvement – même d'aller librement ramasser les bois coupés pour Noël. Cependant, même au milieu de conditions aussi troublées, rien ne pourra enlever la joie intérieure apportée par la fête de Noël elle-même, c'est pourquoi la Nativité du Christ est attendue et célébrée au Kosovo et Metohija en suivant aussi les coutumes serbes. Et ici aussi, ce sont les enfants qui trouvent leurs plus grands délices dans la joie de Noël.
Un ornement particulier de la Noël "serbe," et que les enfants aiment particulièrement, c'est la bûche de Noël que l'on flambe, et toutes les coutumes qui l'accompagnent. Hélas, certains prétendent que ce bois serait un héritage païen. Au lieu de Noël, nous attendrions le "Père Gel." Qu'en dire? Où nous serions-nous trompés et où allons-nous? Rien à en dire, sinon que ce n'est que le point de vue et l'opinion de ceux qui n'ont rien de sacré, de ceux qui n'ont toujours pas rencontré le Christ Dieu-enfant nouvellement né. Dès lors, ils découvrent du paganisme partout. Non seulement concernant ce bois de Noël et même Noël, mais aussi dans la fête du Slava [le saint familial; ndt], impressionnante coutume des Orthodoxes Serbes. A ces gens-là, notre présent de Noël, c'est que nous leur envoyons notre souhait porté par la prière qu'ils puissent expérimenter leur rencontre personnelle avec le Seigneur, afin de comprendre eux-mêmes Noël.
Dans nombre de nations Orthodoxes, la place de la bûche de chêne est prise par un sapin (Grecs, Russes, etc). Non seulement c'est entré dans les maisons, mais même dans les églises. Pourtant, on sait bien que les Grecs utilisaient auparavant la bûche. Qu'en est-il des Russes? C'est un point qui n'a pas encore été investigué. On sait cependant que les Russes (et par la suite nombre d'autres nations Orthodoxes sous leur influence) ont fait l'expérience d'une énorme influence de la théologie scolastique occidentale, chose qui n'a pas épargné même certaines parties de notre propre peuple. Une telle influence (pression) a encore lieu de nos jours, et même peut-être plus que jamais. Ce sapin de Noël n'en ferait-il pas partie? Il est à présent entré dans nombre de maisons serbes, quoique parfois ensemble avec la bûche.
Pendant plus de 60 ans de socialisme, le peuple serbe a été exposé à une sécularisation planifiée et systématique, à des épreuves destinées à le séparer de ses saints prédécesseurs et de ses fondations Orthodoxes. Le début de ce 21ème siècle est le début du désenchantement des Serbes par rapport à l'idéologie socialiste. Elle est semblable à la guérison d'un homme après une maladie longue et douloureuse. Après plusieurs décennies d'une destruction athée et impie de notre peuple, quand toutes les valeurs spirituelles étaient remises en question, quand nombre de générations furent élevées sans la moindre éducation religieuse, aujourd'hui est venu le temps pour un retour graduel mais spontané vers Dieu, vers l'Église, vers nous-mêmes. En ce qui concerne le peuple serbe, il n'y a pas de différence particulière entre ceux qui vivent au Kosovo et en Metohija, et les Serbes d'autres parties de la Serbe, dans les territoires de l'ex-Yougoslavie, ou n'importe où dans le monde. Hélas, nous sommes encore "ornés" d'une méconnaissance de notre propre foi et de la vie selon la Foi. Cependant, nous croyons au rétablissement de notre peuple dans le sens spirituel, quand bien même ce processus est dur et pénible.
Les troubles et les souffrances des Serbes et de leurs sanctuaires au Kosovo et en Metohija, qui durent depuis 10 ans déjà, et ne cessent de prendre des proportions de plus en plus horribles, contribuent beaucoup à faire réfléchir notre peuple. C'est la douleur et le souci de notre vie quotidienne. Nous entendons souvent la question : "Que devons-nous faire en tant que peuple, à propos du Kosovo et de la Metohija?" C'est pour nous une question difficile à répondre. Cependant, en cette Nuit de Noël, nous pensons qu'il est plus que nécessaire que nous tous, tant les représentants de l'autorité que tous ensemble en tant que nation, revenions à Dieu et à nous-mêmes, que nous commencions à penser à la nation et à l'État comme à un tout, que les séparations mutuelles et oppressions cessent, que nos esprits et nos moeurs redeviennent sains. En un mot, pour reprendre ce qu'en disait saint Nicolas [Velimirovic] de Zica, que nous nous renouvelions biologiquement, que nous nous multipliions, entrions dans la déification, et nous unifions. Alors on trouvera une solution à toutes nos questions et problèmes, même pour le problème du Kosovo et Metohija. En même temps, sans tenir compte de la proclamation unilatérale, illégale et illégitime d'indépendance du Kosovo et Metohija par les Albanais, et l'attitude internationale face à ce problème, il est de notre devoir de nous efforcer et de développer la conscience dans notre peuple que le Kosovo et Metohija sont pour nous, et ça doit être fait depuis le jardin d'enfant jusqu'à l'université et dans les maisons de repos. Pour finir, nous devons réaliser que c'est la partie la plus sainte et la plus importante de notre patrie, que c'est le coeur de notre spiritualité, de notre culture et de notre État; que pour la Serbie et le peuple serbe, le Kosovo est ce que le coeur est à l'homme. Quand vous arrachez ce coeur, l'homme n'est plus; et si, Dieu nous en préserve, nous devions perdre le Kosovo, alors il n'y aurait plus de Serbes en tant que nation. Le Kosovo est notre identité inaliénable, notre document d'identité, sans lequel nous serions méconnaissables. Dès lors, nous attendons que le processus de renouvellement spirituel continue, que ces autorités réussissent là où les précédentes ont échoué, à savoir de créer et clairement définir l'état et l'intérêt national quand il s'agit du Kosovo et Metohija; que leur approche de ce problème soit d'une manière unifiée, responsable, une manière d'homme d'état, et non pas de particratie, divisée et égoïste, comme cela a été le cas jusqu'à présent. De la communauté internationale, nous attendons un engagement conséquent pour l'application de la Résolution 1244 des Nations Unies, et des relations impartiales envers tous les habitants du Kosovo et Metohija, en particulier au sujet du retour des réfugiés et le respects des droits de l'homme les plus élémentaires.
C'est avec de telles pensées et des souhaits priants que nous saluons tous les frères et soeurs, tous les fidèles enfants de l'Église Orthodoxe de Serbie, tous les lecteurs et tous les Chrétiens Orthodoxes, par la traditionnelle salutation de paix et de joie

PAIX DE DIEU! CHRIST EST NÉ! EN VÉRITÉ IL EST NÉ!
JOYEUSE NOUVELLE ANNÉE 2009!

En la nuit de Noël 2008
+ évêque ARTEMIJE

*-*-*-*-*


Homélie originale en serbe :
http://www.eparhija-prizren.com/default.asp?s=vesti&idvestep=3354


L'évêque Artemije s'adresse aux fidèles lors de la Vigile de Noël à Gracanica, province du Kosovo et Metohija, Serbie


Une jeune Serbe à l'église de Gracanica pour Noël, province du Kosovo et Metohija, Serbie

Monastère de Gracanica, daté du 13ème siècle, construit par le roi Milutin de Serbie.
Photo de l'hiver 2009, province du Kosovo et Metohija, Serbie

*-*-*-*

Rapports "Reuters Television" Grande Bretagne

http://rtv.rtrlondon.co.uk/2009-01-07/7601687.html


La police escorte un groupe de Serbes à l'église pour aller y célébrer la Noël Orthodoxe dans le sud de la ville ethniquement divisée de Mitrovica.

REPORTAGES/Photos: MITROVICA (7 janvier 2009) (REUTERS - ACCESS ALL)
1. Divers Serbes du Kosovo entrent à l'église Saint-Sava
2. Policier de l'EULEX de garde
3. Divers Serbes du Kosovo entrant à l'église
4. Liturgie de Noël
5. Choeurs de l'église
6. Prêtres Chrétiens Orthodoxes célébrant la Liturgie
7. Vieux prêtre Orthodoxe serbe de la région de Mitrovica, père Milia Arsovic, disant:
"Durant plus de 106 ans, nos grands-pères et arrières-grands-pères et nos prêtres se sont rassemblés dans cette église-ci et y ont servi ensemble avec notre peuple."
8. Divers prêtres et fidèles allumant des cierges
9. Dirigeant du parti serbe du Kosovo, Ljubomir Kragovic :
"C'est un jour bien triste pour les Serbes, car pour pouvoir célébrer Noël dans notre propre église, nous devons venir en étant escortés dans ce 'fantôme' de Kosovo indépendant. Mais j'ai bon espoir pour des temps meilleurs pour les Serbes et la nation serbe."
10. Fidèles sortant de l'église
11. Divers fidèles dans le bus
12. Autobus quittant sous escorte policière
13. Divers magasins albanais brûlés dans le nord de Mitrovica [A]
14. Divers soldats Otan patrouillant
Récit : quelque 50 serbes du nord de Mitrovica arrivent pour célébrer la Noël Orthodoxe à l'église Saint-Sava, dans le sud de la ville, mercredi 7 janvier.
Sous escorte de l'EULEX (mission de police et de justice de l'Union Européenne au Kosovo) et de la police du Kosovo [B], ils ont effectué le court voyage en bus depuis la partie nord de Mitrovica, contrôlée par les Serbes, passant au dessus de la rivière pour entrer dans la partie sud de la ville, essentiellement albanaise.
Chaque année, des Serbes du nord du Kosovo sont amenés à l'église pour les célébrations religieuses marquantes, église qui fut abandonnée lorsque la ville fut divisée à la fin de la guerre en 1999. C'est la première fois que la Noël Orthodoxe est célébrée dans un Kosovo indépendant [C]
"Durant plus de 106 ans, nos grands-pères et arrières-grands-pères et nos prêtres se sont rassemblés dans cette église-ci et y ont servi ensemble avec notre peuple," dit Milia Arsovic, vieux prêtre Orthodoxe serbe de la région de Mitrovica.
Le Kosovo a déclaré son indépendance le 17 février 2008 et été reconnu par 53 pays, dont la plupart des membres de l'Union Européenne et les États Unis. La Serbie et la Russie alliée ne reconnaissent pas l'indépendance du Kosovo.
Mitrovica a été le point de friction entre la majorité albanaise et la minorité serbe depuis la déclaration d'indépendance. Quelque 20.000 Serbes vivent dans le nord de Mitrovica, mais ils refusent d'avoir affaire aux institutions kosovares et ne reconnaissent que Belgrade comme leur capitale.
"C'est un jour bien triste pour les Serbes, car pour pouvoir célébrer Noël dans notre propre église, nous devons venir en étant escortés dans ce 'fantôme' de Kosovo indépendant. Mais j'ai bon espoir pour des temps meilleurs pour les Serbes et la nation serbe," déclare le chef du parti serbe du Kosovo, Ljubomir Kragovic.
Deux explosions et de violentes protestations ont éclaté à Mitrovica vendredi 2 janvier au soir, détruisant des voitures et endommageant des propriétés, à la fin d'une émeute qui a éclaté lorsqu'un jeune Serbe a été blessé dans une bagarre.
Six personnes ont été blessées par une des explosions.
Samedi 3 janvier, la police a dit que la première explosion avait détruit 7 voitures près d'un bistrot dans la partie Serbe de Mitrovica. Des Serbes en colères ont alors bouté le fin à 2 magasins albanais, et quand les pompiers sont arrivés pour éteindre le feu, une deuxième bombe a explosé.
Les tensions ethniques à Mitrovica restent fortes après qu'un jeune Serbe ait été poignardé par 2 jeunes Albanais le 30 décembre, ce qui avait amené des centaines de Serbes à se révolter et à incendier plusieurs magasins albanais et endommager des voitures portant une marque d'immatriculation du Kosovo.

*-*-*-*


notes de traduction :

[A] étonnamment, alors qu'il ne se passe pas une semaine voire un jour sans profanations de cimetières, destructions d'églises, attaques de civils Serbes à leur domicile ou en rue, dans sa liste de reportages, Reuters ne trouve qu'à parler des rares représailles que les moins résignés des légitimes habitants du Kosovo (les Serbes) ont commises contre leurs bourreaux. C'est ainsi qu'on fabrique les opinions publiques...
[B] La Résolution 1244 de l'ONU prévoyait le désarmement et le démantèlement des groupes terroristes de l'UCK. Sous administration européenne et ONU, ces terroristes ont été "transformés" en policiers. Les massacres et pillages de Serbes qu'ils ont permis, couvert, voire encouragés, depuis cette "transformation" sont incalculables. Alors pourquoi Israël devrait se plier aux résolutions ONU à Gaza, quand l'ONU ne se plie pas à ses propres résolutions en Serbie?...
[C] très surprenante affirmation des journalistes : l'ONU ne peut pas reconnaître une indépendance du Kosovo... puisqu'elle a voté sa Résolution 1244 reconnaissant l'intégrité territoriale de la Serbie, provinces du Kosovo et Metohija comprises! Là aussi, voilà comment on fabrique les opinions publiques... et celles de nos politiciens, si peu au fait de l'Histoire et des réalités humaines mais très sensibles aux pressions de Washington. Et aux "valises" qui accompagnent les "bonnes" décisions..
Le Kosovo est donc et reste légalement une province de Serbie, et toute opinion contraire va à l'encontre de la Résolution légale des Nations Unies, votée par toute la Communauté Européenne et les USA.

*-*-*-*




église Sveti Dimitrije, nord de Mitrovica, province serbe du Kosovo, 16/2/2008
Photos Reuters

Le prince héritier de la couronne de Serbie, Aleksandar Karadjordjevic, à l'église Sveti Dimitrije
Photo AP, Srdjan Ilic


*-*-*-*

Des craintes d'actes de violences gênent le Noël des Serbes au Kosovo

http://news.yahoo.com/s/afp/20090107/wl_afp/kosovoserbiareligionunrest_newsmlmmd

par Maja Radojevic Maja Radojevic – mercredi 7 janvier 2009, 1:20 pm ET
MITROVICA (AFP) – Les Serbes célèbrent leur premier Noël au Kosovo depuis l'indépendance ce mercredi, au milieu de craintes d'une nouvelle explosion de violence dans la ville ethniquement divisée.
Comme la Serbie, la minorité serbe au Kosovo célèbre Noël le 7 janvier, conformément au calendrier Julien.
Des dizaines de fidèles sont venus prier à l'église orthodoxe Sveti Dimitrije dans la partie nord de Mitrovica, une ville principalement peuplée de Serbes. Mais suite à une récente vague de violence, la traditionnelle Liturgie de minuit a été postposée jusque tôt le matin.
Les maisons et magasins serbes étaient décorés de branches de chêne, et l'antique bûcher appelé "badnjak" brûlait lors de la nuit de Noël devant l'église, suivit de feux d'artifice.
La ville est divisée entre les Serbes, qui vivent sur la rive nord de l'Ibar, et les Albanais qui vivent au sud, où se trouvent nombre de cimetières serbes, et la principale église Orthodoxe, Saint-Sava.
Escortés par des soldats de la force de l'Otan pour le Kosovo (KFOR) et de la mission européenne de police (EULEX), un groupe de Serbes est venu à cette église. La police rapporte qu'il n'y a pas eu d'incident pendant ce bref pèlerinage.
Mais Milijana Radovanovic, 65 ans, se plaint que les célébrations étaient assombries par des craintes de nouvelles violences. "Au lieu de la joie pour notre fête, nous avons tous peur de possibles incidents. Ce qui se passe ici est terrible," dit Radovanovic.
Un calme précaire est revenu dans les villes de Mitrovica, après que des renforts de la KFOR soient arrivés dans la partie serbe de la ville, suite à 2 explosions la semaine dernière.
Sept pompiers, tous Serbes, furent blessés lors de la seconde explosion, alors qu'ils tentaient d'éteindre l'incendie ravageant un magasin albanais, apparemment allumé par un groupe de Serbes en colère suite à la première explosion.
Milan Djordjevic, 28 ans, dit que Noël n'était pas aussi joyeux que d'habitude, à cause de la violence. "Nos concitoyens ont été blessés alors qu'ils accomplissaient leur devoir. C'est une véritable tragédie."
Depuis lors, la KFOR a renforcé sa présence, avec des troupes patrouillant dans le petit quartier de Bosnjacka Mahala dans le nord de Mitrovica, où vit une petite communauté albanaise. Mais les escarmouches sont fréquentes, et la veille de Noël, des dizaines de Serbes et d'Albanais se sont attroupés prêts à en découdre apparemment après un accident de voiture.
Seule une forte présence policière permit à l'accident de ne pas dégénérer en une explosion de violence.
"Aussitôt que nous croyons que la situation est calme, les incidents reprennent," dit Radovanovic.
Son voisin, 57 ans, Dragan Milisavljevic, dit que Noël a "été célébrée en respectant les traditions et vieilles coutumes, mais dans une angoisse croissante."
"Ces incidents ne font pas que nous troubler, mais aussi nous amènent la question cruciale, à savoir si nous seront à même de survivre ici," ajoute Milisavljevic.
Le Kosovo a déclaré son indépendance il y a presqu'un an, après avoir été sous gestion de l'ONU depuis que la guerre aérienne lancée par l'OTAN en 1999 avant retiré le contrôle de la province à la Serbie. Plus de 50 pays ont reconnu cet état kosovar, ce à quoi Serbie et Russie s'opposent fermement. [*]

*-*-*-*


[*] ainsi que la Chine, et l'Espagne, et l'Inde, et le Brésil, etc, etc.. Bref, en dehors des nations corrompues par Washington, personne ne soutien ce simulacre d'état dirigé par la maffia, créé uniquement pour permettre aux USA de conserver leur immense base militaire installée en plein centre, à 30km du pipeline approvisionnant la Bulgarie (heureux hasard).

*-*-*-*

Les Serbes du Kosovo doivent célébrer Noël sous escorte militaire

http://www.b92.net/eng/news/in_focus.php?id=91&start=0&nav_id=56243

6 Janvier 2009


Jeunes filles Serbes près de Gračanica ce jour (Beta)

Les habitants de Gračanica et des villages avoisinants recevront aujourd'hui une escorte de la KFOR et de la police kosovare (KPS).
Ils recevront une protection pour s'aventurer hors de chez eux afin d'aller couper les badnjaks (bûches) pour Noël.
Cette année à nouveau, les Serbes pourront aller couper sous escorte policière leurs badnjaks du côté droit de la route principale Prština-Gnjilane, depuis le lac de Gračanica jusqu'au pont d'Androvački, et sur le côté gauche près de la ville de Ploče.
La principale célébration de la Vigile de Noël aura lieu au monastère de Gračanica, dans le Kosovo et Metohija. La Liturgie sera suivie du traditionnel feu du badnjak.
La Vigile de Noël sera marquée par la bénédiction et l'allumage du badnjak dans d'autres parties du Kosovo.
Les Serbes du nord du Kosovo couperont le badnjaks tôt le matin, alors que les fidèles Orthodoxes vivant au centre du Kosovo pourront le faire pendant toute la journée, a rapporté la radio KIM d'après les informations de la police à Gračanica.
Les Serbes de Metohija célébreront Noël dans des conditions très difficiles, comme les années précédentes. La plupart des fidèles couperont le badnjak dans leur village, sans la moindre force de KFOR ou police présente.
Comme les années précédentes, les Serbes du Kosovo célébreront Noël au milieu d'importantes fortes coupures d'électricité. Dans la plupart des villages serbes, mais aussi quelques villages albanais, l'électricité est souvent coupée, sans annonce de rétablissement, avec des coupures durant jusque 5 heures.
Noël est une fête célébrée en famille. On sert le repas sur la paille en souvenir de la naissance du Christ. Le repas est toujours carémique, mais riche.
Les Chrétiens considèrent que la nuit de Noël est une bonne occasion pour la réconciliation, et pour surmonter les mésententes de l'année écoulée.

*-*-*-*


Un peu partout en Serbie et dans les territoires volés par le gouvernement et le lobby militaro-industriel des USA, avec la complicité des dirigeants politiques de la Communauté Européenne et de l'ONU, les Serbes célèbrent Noël, envers et contre tout!