"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes. Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)

Affichage des articles dont le libellé est archéologie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est archéologie. Afficher tous les articles

12 mars 2019

Livre de Kells digitalisé accessible en ligne


Folio 27v: Évangile de saint Matthieu - les 4 Évangélistes et leur symbole IE TCD MS 58 fol.1r-27r

https://digitalcollections.tcd.ie/home/index.php?DRIS_ID=MS58_003v

Le célèbre évangéliaire d'Iona conservé au Trinity College de Dublin est disponible en ligne dans une toute nouvelle numérisation.
Le Livre de Kells contient les 4 Évangiles en latin basé sur le texte de la Vulgate de saint Jérôme (terminée en 384), et certains passages de l'antique traduction Vetus Latina. Les textes des Évangiles sont préfacés par d'autres textes, entre autres des "tables de canons" ou concordances de péricopes évangéliques communes à deux ou plusieurs évangélistes; résumés des récits évangéliques (Breves causae); et des préfaces présentant les évangélistes (Argumenta). Le livre est rédigé sur vellum (peau de veau préparée), en calligraphie large et experte appelée la "majuscule insulaire". Il comporte 340 feuillets, mesure 330x225mm; les pages ont été partiellement endommagées sur les bords au cours de la nouvelle reliure réalisée au 19ème siècle.
Les premières pages ont commencé à être composées à l'époque de saint Colomba à Iona, au début des années 500, et le livre a été achevé dans les années 900. Ce livre de Kells richement enluminé est aussi fait pour être vu, car l'enluminure a vocation pédagogique. Et les enluminures de ce livre-ci sont d'une précision stupéfiante dans les détails. Phénomène connu des études de manuscrits, il y a des mots qui manquent, des passages en double, des sauts de phrase. Très intéressant mélange avec la version "vieille latine", qui permet de retrouver des éléments du primo-christianisme en langue latine.

 

06 février 2019

L'Ange de Lichfield (8ème s.)



Notes archéologiques d'une époque où l'Occident était Orthodoxe :

En février 2003, un panneau en calcaire sculpté de l'archange Gabriel (aujourd'hui appelé "l'ange de Lichfield") a été découvert sous la nef de la cathédrale de Lichfield en Angleterre, et daté du 8ème siècle.

La plaque sculptée de 600 mm de haut faisait partie à l'origine d'un sarcophage en pierre, qui contenait les reliques de saint Chad, un évêque du royaume anglo-saxon de Mercie, mort le 2 mars 672.

Le panneau était brisé en trois parties, mais il était par ailleurs intact. Il contenait des traces de pigments de l'époque et ses pigments correspondent étroitement à ceux des Évangiles de Lichfield, qui datent d'environ 730 après JC.

L'Ange a été dévoilé pour la première fois au public en 2006, lorsque le nombre de visiteurs de la cathédrale a triplé. Après avoir été emmené à Birmingham pendant dix-huit mois pour examen, il est maintenant exposé dans la cathédrale.
Holy Cross Orthodox Monastery





Archaeological notes from a time when the West was Orthodox:

In February 2003, an eighth-century sculpted limestone panel of the Archangel Gabriel (now called the "Lichfield Angel") was discovered under the nave of Lichfield Cathedral in England.

The 600mm-tall panel was originally carved as part of a stone chest, which is thought to have contained the relics of St Chad, a bishop of the Anglo-Saxon Kingdom of Mercia who died March 2, 672.

The panel was broken into three parts but was otherwise intact. It had traces of pigment from the period and its pigments correspond closely to those of the Lichfield Gospels, which have been dated to around 730 AD.

The Angel was first unveiled to the public in 2006, when visitor numbers to the cathedral tripled. After being taken to Birmingham for eighteen months for examination, it is now exhibited in the cathedral.
Holy Cross Orthodox Monastery


 

15 mai 2016

Cappadoce: une église vieille de 1500 ans découverte sous terre


Une antique église sous-terraine vieille de 1500 ans découverte en Cappadoce (actuelle Turquie)
http://aleteia.org/2016/05/11/a-1500-year-old-underground-byzantine-church-is-found-in-turkey/

Découverte dans le centre de la Cappadoce, cette église unique contient de remarquables fresques.
Daniel Esparza
11 mai 2016  

En février dernier, des archéologues ont découvert une église construite dans la roche, sous terre, à Nevsehir, au centre de la Cappadoce. L'église est décorée de fresques inédites de l'Ascension du Christ Jésus, du Jugement Dernier, de Jésus nourissant les foules, et de portraits de saints et prophètes.

La découverte a eu lieu lors d'excavations et d'opérations de nettoyage d'une cité ensevelie récemment découverte, suite à un projet urbain à Nevsehir; elle se trouve dans un citadelle qui remonterait au 5ème siècle. Les autorités espèrent que cela aidera à faire de la Cappadoce un lieu de pèlerinage encore plus important pour les Chrétiens Orthodoxes.

Semih İstanbulluoğlu, l'archéologue qui dirige les travaux de recherche à la fois dans la ville enterrée et dans l'église, explique que les murs de l'église se sont effondrés à cause de la neige et de la pluie, mais qu'ils seront réparés dans le cadre du projet de restauration. Les fragments de fresques seront récoltés et réassemblés.

Lorsqu'elle a été découverte, l'église était remplie de terre. Ali Aydin, autre membre de l'équipe archéologique en charge des découvertes de Nevsehir, dit qu'à cause de l'humidité du sous-sol, l'église doit être assèchée lentement afin d'éviter davantage de dégâts aux fresques. "Nous avons arrêté les travaux afin de protéger les fresques murales et l'église. Lorsque le temps se réchauffera au printemps, nous attendrons que l'humidité s'évapore et alors nous continuerons à enlever la terre. Il n'y a que quelques peintures qui ont été découvertes. Les autres apparaîtrons lorsque la terre aura été enlevée. Il y a d'importantes peintures dans la partie avant de l'église, montrant la Crucifixion de Jésus et Son Ascension au Ciel. Il y a aussi des fresques montrant les Apôtres, des aints, Moïses et Élie."

Cela fait longtemps que les pèlerins et les touristes visitent la Cappadoce pour ses célèbres rochers en forme de cône qui servaient d'ermitage aux premiers moines. Cette église récemment découverte sous terre est la preuve que le sous-sol de la région cache encore d'autres trésors de la foi.




02 avril 2016

Danemark: découverte archéologique & christianisme

Un amateur équipé de son détecteur de métaux découvre un crucifix qui pourrait changer l'histoire du Christianisme au Danemark.
Un ancien crucifix retrouvé dans un état remarquable de conservation.

http://www.independent.co.uk/news/world/europe/amateur-metal-detector-finds-crucifix-which-may-change-historical-record-a6936301.html
Vendredi 18 mars 2016




Dennis Fabricius Holm profitait d'une après-midi de congé lorsqu'il a trouvé un crucifix de Birka dans un champs près de la ville d'Aunslev, Østfyn.

"Je termine tôt le vendredi, alors j'ai profité de ces quelques heures pour aller promener avec mon détecteur de métal, et tout d'un coup j'ai détecté quelque chose," dit M. Holm à DK.

"Après avoir dégagé la boue et vu le bijou, je n'ai plus su penser à quoi que ce soit d'autre."

Ayant posté l'information de sa découverte sur un média social, ses correspondants l'ont encouragé à l'apporter à un musée.






Malene Refshauge Beck, curatrice et archéologue au Musée d'Østfyns en dit : "C'est une découverte absolument sensationnelle, car cela date de la première moitié des années 900" (10ème siècle).

"On a trouvé quasiment pareille figure en Suède, et c'est daté justement de la même période.

Cependant, ce spécimen-ci est en particulièrement bon état, et un des artefacts Chrétiens les mieux préservés du Danemark.


Pesant à peine 13,2 grammes et mesurant 4cm de long, l'objet est fait de fils d'or finement articulés et de minuscules perlettes.

Il est lisse sur le verso, mais a un petit oeilleton au sommet pour une chaîne.

Il a probablement dû être porté par une femme Viking.

La datation du crucifix, estimée entre 900 et 950, est importante, car cela indiquerait que les Danois ont embrassé le Christianisme plus tôt que ce qu'on ne croyait.

Jusqu'à nos jours, les Pierres de Jelling - 2 grandes pierres couvertes de runes érigées en 965 dans le Jutland - étaient considérées comme les plus anciennes représentations de Jésus en Croix au Danemark.



Une des pierres "runiques" à Jelling, Jutland. On peut y voir un personnage avec les bras étendus comme sur un crucifix.

Ces pierres dans la ville de Jelling y commémorent la conversion d'Harald Dents-Bleues et des Danois au Christianisme.

Des missionnaires Chrétiens avaient été envoyés dans le pays quelque 200 ans auparavant, mais n'avaient pas réussi à convertir les Vikings.


Cependant, les pressions des partenaires commerciaux Chrétiens pour la conversion, et en particulier, l'influence de la Germanie au sud, expliquent que la plupart des Danois étaient devenus Chrétiens vers la fin de la période Viking en 1050.

"Ce bijou peut dès lors aider à faire reculer l'époque où l'on considère que les Danois étaient devenus Chrétiens", dit mme Beck.

"Tout simplement, car on peut dire que la personne qui osait porter ceci ici avait sans aucun doute embrassé la foi Chrétienne."

L'impact d'une telle découverte pour l'histoire du pays doit encore être mesuré.

"C'est un sujet qui va sûrement apparaître dans les livres d'histoire à venir," dit mme Beck.

"Au cours des récentes années, on a trouvé de plus en plus de signes montrant que le Christianisme était de diffusion bien plus ancienne qu'on ne le croyait - et voici une preuve remarquable."

Et l'archéologue amateur?

"J'ai pas su dormir!" dit m. Holm à TV2 / Fyn.

"Tout était si pressant. Je n'aurais jamais crû avoir un tel impact sur l'histoire du Danemark. C'est difficile à comprendre."

23 avril 2015

Rare fresque du tsar-martyr saint Nicolas II restaurée en Serbie après 70 ans de cachette!

source information

source article
(merci à mon ami Claude pour le lien de l'article)



Fresque du saint tsar-martyr Nicolas II dans l'église de saint Sava, au monastère de Zicha, Kraljevo, Serbie

Le monastère de Zicha à Kraljevo, Serbie, 192km au sud de Belgrade, a entamé une restauration d'urgence pour préserver les fresques de l'église Saint Sava, endomagées au cours d'un tremblement de terre qui a frappé la région en 2010. Parmi les fresques, on en trouve une du tsar Nicolas II.

L'église de Saint Sava n'avait jamais été ouverte au public. Pendant des décennies, nombre de fidèles se demandaient si l'église pourrait cacher quelques secrets connus du clergé seul. En quelque sorte, ils avaient raison. En 1945, le Service de Sécurité de l'État a ordonné que la fresque du tsar Nicolas II et d'autres saints russes soient camouflées, de crainte qu'elles ne soient détruites par les autorités communistes.

"Les moniales ont très habilement camouflé les fresques en les recouvrant de papier d'emballage, qu'elles ont ensuite peint en bleu pour simuler des murs nus. Les fresques sont restées cachées durant des décenies jusqu'il y a 3 ans d'ici, lorsqu'elles furent redécouvertes," explique Dusan Jovanovic, du Service de Protection des Monuments culturels à Kraljevo.

Seule une certaine moniale Dorothea, une des plus vieilles du monastère, est un témoin vivant de la période post-guerre, et témoin du camouflage des fresques. "Ces fresques ne pouvaient pas être vues. Il était même impossible de parler de leur existence. Elles furent recouvertes avec ce papier d'emballage et oubliées comme si elles n'existaient pas," explique la moniale Dorothea.

L'église avait été construite en 1935 sur ordre de l'évêque saint Nicolas Velimirovic. Les fresques ont été peintes par le baron Nikolai Meyendorff, alors que l'iconostase était l'oeuvre de l'artiste russe Ivan Melnikov.

La préservation de l'église va se dérouler en 3 phrases. Le Ministère de la Culture a donné les fonds pour la première phase du travail. La restauration du sol et de la cave de l'église est à présent achevée, et les restaurateurs oeuvrent à présent à la protection des fresques, une surface de plus de 300m2. Le restaurateur d'art Bojan Nikolic dit qu'une réparation d'urgence est requise pour les fresques, qui ont été endommagées par des fuites, et puis par le tremblement de terre de 2010. Les fresques seront protégées contre de nouvelles détérioration, et une commission spéciale va décider comment restaurer les fragments manquants sur nombre de fresques.

Après 7 décenies, la fresque du tsar Nicolas II va à nouveau briller, pleine de splendeur et de gloire. L'église sera ouverte aux fidèles, et son image, de même que celle des autres saints Orthodoxes vont de nouveau être vues par le public, y compris par de nombreux Russes qui se sont récemment installés à Kraljevo.

20 novembre 2014

Saint Étienne le Protomartyr: tombe découverte à Ramallah (Israël)


http://www.pravoslavie.ru/english/75301.htm

Ramallah, 13 Novembre 2014

Au cours d'excavations près de la ville de Ramallah (Israël, région palestinienne), des archéologues ont découvert une des très grandes reliques chrétiennes – le lieu de sépulture du saint diacre Étienne, le premier martyr du Christ, selon le site d'information Linga.
Dans Kharaba au village de Taiar, qui se trouve à 2 km à l'ouest de Ramallah, les recherches menées par les archéologues palestiniens et israéliens ont livré des résultats inattendus. Dans le cadre d'un projet de l'université de Jérusalem pour la découverte et la restauration d'antiquités, un groupe d'archéologues dirigés par le professeur Salah al Hudeliyya a découvert les ruines d'un complexe ecclésial qui comporte une église de l'ère byzantine-omeyades ainsi qu'un monastère byzantin.

Selon une déclaration du prof. Al Hudeliyya, cette découverte est d'une grande valeur pour les Chrétiens du monde entier. "A l'intérieur d'une de ces églises, nous avons découvert une inscription qui indique que cette église a été construite en l'honneur du saint apôtre et diacre Étienne le proto-martyr, qui a été enterré en ce lieu en l'an 35," dit l'historien. Les chercheurs ont assuré aux autorités locales et ecclésiales, dont les représentants ont récemment visité les ruines nouvellement découvertes, que comme auparavant, l'université mettra toutes ses ressources et énergie pour achever le projet actuel.

"Il y en aura encore pour 5 ans, et alors les recherches nécessaires seront achevés et ce monument sera prêt. Il deviendra sûrement un lieu de pèlerinage pour les croyants du monde entier. Les touristes en tireront aussi profit, parce que le site est un exemple vivant de continuité des cultures au Moyen Orient : ici, sur le même site, nous pouvons voir l'héritage de l'Antiquité, et du haut et moyen Moyen Age, des cultures hellénistiques, byzantine et islamique," conclut l'archéologue.

Un quart du Kharaba du village de Taiar appartient au Patriarcat de Jérusalem, ce qui selon les experts, favorisera la transformation de l'endroit pour les pèlerins.






30 juillet 2014

L'Arc de Galère et la Rotonde Saint Georges à Thessalonique

L'arc de Galère ou Kamara et la Rotonde sont des monuments du début du 4ème siècle dans la ville de Thessalonique. La Rotonde est aussi appelée l'église de Saint Georges (Agios Giorgios) ou Rotonde de saint Georges. L'arc de Galère a été construit pour célébrer la victoire de Galère sur les Perses Sassanides. A l'origine, c'était une construction à huit pylônes formant un triple arc, mais de nos jours, il ne subsiste que les symboles de l'arc en maçonnerie et 3 des 8 piliers. La Rotonde est un des plus importants monuments romains à Thessalonique. Elle se trouve juste à côté de l'Arc de Galère au centre de la ville. Sa structure cylindrique a été construite en 306 par le tétrarque romain Galère, qui escomptait en faire son tombeau. Au début, elle servit comme temple, mais on ne sait pas à quelle divinité ce temple était dédié. C'est une des plus anciennes églises Orthodoxes, et elle a été reprise sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco. En fait, tous les monuments paléochrétiens et "byzantins" de Thessaloniki ont été repris sur cette liste en 1988.
src

28 janvier 2014

Nicée: église du 5ème siècle découverte sous le lac


Iznik est le nom actuel turc pour l'antique ville de Nicée, celle où eu lieu le 1er Concile Oecuménique. Un détail intéressant, le palais sénatorial que Constantin le Grand avait fait construire, et où au eu lieu ce Concile, se trouve submergé sous le même lac Iznik. Le 7ème Concile Oecuménique a eu lieu dans l'église de Sainte Sagesse à Nicée, qui ressemble à cette église submergée nouvellement découverte.

28 Janvier 2014
 Hurriyet Daily News
Les restes d'une ancienne basilique ont été découverts à quelque 20 mètres de la rive du Lac Iznik, à Bursa, rapportent des archéologues locaux.

"Nous avons découvert les restes d'une église. Elle suit le plan d'une basilique, avec 3 nefs," déclare Mustapha Sahin, professeur d'archéologie à l'université Uludag de Bursa.

Les fondations de l'église se trouvent actuellement au fond de l'eau, à 1,5m à 2 mètres de profondeur.

"Ces restes d'église sont similaires à l'église Agia Sophia à Iznik. C'est pourquoi nous estimons qu'elle a été construite au 5ème siècle," dit Sahin.

Il ajoute que la structure a été découverte en réalisant une photographie aérienne de la ville afin de réaliser un inventaire des pièces historiques et culturelles.

Après la découverte, l'université a informé la direction du Musée d'Iznik et le ministère de la Culture et du Tourisme, demandant que le site archéologique soit protégé, dit Sahin.

Il explique qu'il y a beaucoup de pierres renversées sur le site. "Ceci montre que la structure s'est effondrée. Iznik a subit nombre de tremblements de terre, qui ont détruit pareils batiments. Le plus connu est celui de 740. Nos premières observations montrent que la structure s'est effondrée au cour de ce tremblement de terre-là, et que la rive s'est enfoncée. Dès lors l'église n'a pas été reconstruite."

Voyez la gallerie de photos ICI et les vidéos ci-dessous:










22 août 2012

Nouvelle découverte d'une antique église en Géorgie

Une antique église a été découverte à Kakhetia, Géorgie



13 août 2012, Pravoslavie.ru

Des archéologues ont découvert une église qui a été construite à Kakheti au 5ème siècle, et détruite au 14ème siècle. Telle est la conclusion tirée par les experts qui ont récemment annoncé la nouvelle de cette découverte remarquable. Les spécialistes de l'Agence Nationale pour la Protection de l'Héritage Culturel sont arrivés dans la vallée du fleuve Duruji, sur le territoire de Dolochopi, où une église des débuts de l'ère chrétienne a été retrouvée.
Selon les premières investigations, les dimensions de l'église ne sont pas inférieures à celles du massif monument d'architecture chrétienne en Géorgie, Sioni Bolnisi. Des tombes d'importance historique ont aussi été retrouvées sur le territoire de l'église, mais elles ont été pillées.


24 juin 2012

reliques de saint Jean le Baptiste et Précurseur retrouvées en Bulgarie et identifées? (archéologie 2012)


lu sur facebook :

Ile de Sveti Ivan (Mer Noire, Bulgarie). Les fouilles archéologiques menées sur le site de l'ancienne basilique-de-la-Mère-de-Dieu ont permis la découverte d'un reliquaire en albâtre incorporé dans l'ancien Autel.

La basilique faisait partie d'un monastère construit entre le Ve et le VIe siècle sur les vestiges d'un temple romain. Vers le VIIe/ IXe siècle la basilique fut abandonnée avant d'être reconstruite au Xe siècle. Au XIe siècle un monastère construit sur l'île était consacré à St Jean-Baptiste. "Sveti Iva" signifie "St Jean" en bulgare.

Le reliquaire daté du milieu du Ve siècle, ouvert en présence des autorités religieuses, contenait un fragment de crâne, une main et une dent. Certains pensent qu'il pourrait s'agir de reliques de Saint Jean le Baptiste et Précurseur, d'autant que le reliquaire porte inscrit en grec la date du 24 Juin date de naissance liturgico-symbolique du Saint.

Avec une main en Serbie, qui a parcouru le monde chrétien-orthodoxe et par laquelle quantité de miracles publics se sont accomplis, et à présent l'autre main retrouvée en Bulgarie, on peut dire ceci sans risque de se tromper : les Balkans chrétiens sont en de très bonnes mains!






Un article avec vidéo de l'ouverture du reliquaire :
http://www.krqe.com/dpps/news/world/john-the-baptist-remains-found-wd10-jgr_3527106

d'autres photos :
http://edition.cnn.com/2010/WORLD/europe/08/12/bulgaria.john.baptist.relics/#fbid=32QyLl6Js9d&wom=false




Bulgarie: des ossements de St Jean-Baptiste ?
http://www.europe1.fr/International/Bulgarie-des-ossements-de-St-Jean-Baptiste-1129873/
Par Europe1.fr avec AFP
Publié le 15 juin 2012 à 06h39
Des ossements trouvés sous le sol d'une église bulgare en 2010 pourraient effectivement être ceux de Saint Jean-Baptiste, selon une nouvelle datation au carbone 14 effectuée par des chercheurs de l'Université britannique d'Oxford. La phalange analysée est en effet datée du Ier siècle, ce qui correspond à l'époque où le prédicateur, parent de Jésus, aurait vécu selon les différents textes religieux, indique l'université dans un communiqué.

Tout en reconnaissant leur surprise de constater l'âge avancé de cet ossement, les scientifiques soulignent toutefois que cette datation ne suffit pas pour autant à authentifier la relique de Saint Jean-Baptiste. La découverte avait été effectuée en 2010 par des archéologues fouillant sous une église antique située sur une île bulgare dénommée Sveti Ivan, ce qui signifie littéralement "Saint Jean".





Si vous avez un accès payant au quotidien anglais The Times, vous y trouverez l'article récent suivant :

Scientists hail tests on "hand that baptised Christ"
http://www.thetimes.co.uk/tto/faith/article3446358.ece
It’s got crime, mystery and religion — and a plot so unlikely that even Dan Brown would not have dared to serve it up. Six small bones were said to be the remains of John the Baptist when they were dug up two years ago during excavations at a medieval monastery in Bulgaria, leading to [...]
June 15 2012 12:01 AM



saint Jean le Baptiste, prie Dieu pour nous!

23 mars 2011

Saint-Sauveur de Chora (Constantinople): visite virtuelle & historique de l'église


source youtube





source photos suivantes



http://www.choramuseum.com/articles/chora-church-kariye-museum-kariye-muzesi/

Le musée Chora (en turc : Kariye Müzesi, Kariye Camii, ou Kariye Kilisesi — c-à-d le Musée Chora, ou mosquée Chora, ou église Chora) est considéré comme un des plus beaux exemples d'église de l'empire de Constantinople. L'église se situe dans le district ouest d'Istanbul, Edirnekapı. Au 16ème siècle, l'église fut transformée en mosquée par les envahisseurs Ottomans, et elle devint un musée civil en 1948. L'intérieur du bâtiment est couvert de magnifiques mosaïques et fresques.

Histoire de l'église de Chora
L'église de Chora fut construite à l'origine hors des murs de Constantinople, vers le sud de la Corne d'Or. Traduit littéralement, le nom complet de l'église était "l'église du Saint Sauveur à la campagne", en grec ἡ Ἐκκλησία του Ἅγιου Σωτῆρος ἐν τῃ Χώρᾳ, hē Ekklēsia tou Hagiou Sōtēros en tē Chōra. La dernière partie du nom, Chora, faisant référence à son emplacement à l'origine hors des murs, a finit par devenir le nom raccourci. L'église originelle construite à cet emplacement le fut au début du 5ème siècle, et se trouvait hors des murailles construites au 4ème siècle par Constantin le Grand. Cependant, lorsque Théodose II construisit ses formidables murailles en 413-414, l'église se retrouva incorporée dans les défenses de la ville, mais conserva son nom de Chora. Le nom devait porter une signification symbolique, au vu de la mosaïque dans le narthex qui décrit le Christ comme étant la Terre des Vivants (ἡ Χώρα των ζώντων, hē Chōra tōn zōntōn) et Marie, la Mère de Dieu, comme étant Celle qui contient Ce que rien ne saurait contenir (ἡ Χώρα του Ἀχώρητου, hē Chōra tou Achōrētou).

La plupart des matériaux de l'actuel bâtiment datent de 1077-1081, lorsque Maria Dukaina, la belle-mère d'Alexis I Comène, reconstruisit l'église de Chora sous forme de croix ou quinconce: un style architectural populaire à l'époque. Au début du 12ème siècle, l'église a souffert d'un effondrement partiel, probablement à cause d'un tremblement de terre. L'église fut reconstruite par Isaac Comène, le 3ème fils d'Alexis. Cependant, ce ne fut qu'après la 3ème phase de construction, 2 siècles plus tard, que l'église acquis la forme qu'elle a de nos jours. Le puissant homme d'état hellénique Théodore Metochites dota l'église de nombre de ses magnifiques mosaïques et fresques. L'impressionnante décoration de l'intérieur commandée par Théodore fut exécutée entre 1315 et 1321. L'oeuvre de mosaïque est le plus bel exemple de la renaissance paléologienne. L'artiste est resté anonyme. En 1328 Théodore fut envoyé en exil par l'usurpateur Andronique III Paléologue. Cependant, il fut autorisé à revenir à la ville 2 ans plus tard, et vécu les 2 dernières années de sa vie comme moine dans "son" église de Chora.



Pendant le dernier siège de Constantinople, en 1453, l'Icône de la Mère de Dieu "Odigitria", considérée comme protectrice de la ville, fut amenée à Chora, afin d'assister les défenseurs contre les assauts des Ottomans.

Une cinquantaine d'années après la chute de la ville aux mains des Turcs Ottomans, Atık Ali Paşa, le grand vizir du sultan Bayezid II, ordonna de transformer l'église de Chora en mosquée - Kariye Camii. Du fait de l'interdiction d'images dans l'islam, les mosaïques et fresques furent cachées sous une épaisse couche de plâtre. Cette action, en plus des fréquents tremblements de terre dans la région, ont coûté cher à l'ouvrage artistique.

En 1948, Thomas Whittemore et Paul A. Underwood, du "Byzantine Institute of America" et du "Dumbarton Oaks Center for Byzantine Studies," ont financé un programme de restauration. A partir de ce moment-là, le bâtiment a cessé d'être utilisé 8, il a été réouvert au public comme musée – le Kariye Müzesi.

Intérieur de l'église Chora
L'église n'est pas aussi grande que certaines des autres églises de l'époque impériale à Istanbul. Elle fait 742.5 m², mais ce qui lui manque côté taille, elle le regagne par la beauté de son intérieur. Le bâtiment se divise en 3 zones principales : le corridor d'entrée ou narthex, la nef ou naos, et la chapelle latérale ou parecclesion. Le bâtiment a 6 dômes, 2 sur l'exonarthex, un sur le parecclesion, et 3 sur le naos.






24 juin 2010

Rome: découverte des plus anciennes fresques connues des saints Apôtres Paul, Pierre, André et Jean.

http://www.ilmessaggero.it/articolo.php?id=107675



Photo AP/Pier Paolo Cito
Catacombes de Santa Tecla: découvertes plus anciennes images des apôtres - ce sont les premières représentations de visages de Pierre, Paul, André et Jean


ROME (Juin 22) - «Ce sont les plus anciennes images des apôtres, elles sont de la fin du quatrième siècle." Ainsi, Fabrizio Visconti, surintendant des travaux archéologiques dans les catacombes de sainte Thècle à Rome a annoncé la découverte de fresques de Pierre, Paul, André et Jean, les premières représentations du visage des quatre apôtres.

Dans les catacombes de Saint-Thècle - avait écrit l'Osservatore Romano le 27 Juin 2009, quelques jours seulement après la découverte, - a été découverte plus ancienne image de saint Paul. La découverte a été faite grâce à l'utilisation des lasers, lors de la restauration des décors de la voûte d'un cubiculum (chambre funéraire, ndt), de même que les nouvelles images ont été trouvées, datant autour de la fin du quatrième siècle.

Cachées pendant des siècles sous une cave située dans un bâtiment datant des années 50'. Fabrizio Bisconti, surintendant des travaux archéologiques dans les catacombes de Santa Tecla à Rome, affirme que «Pour André et Jean ce sont les toutes premières représentations iconographiques, tandis que l'on avait déjà des représentations pour Pierre et Paul, mais jamais seuls et jamais comme icône."

Comme indiqué, les quatre tableaux se trouvent dans un cubiculum construit par une noble de la fin de l'Empire romain, qui a commandé la décoration de la tombe uniquement fondée sur des thèmes bibliques. La pièce et la structure de l'ensemble des catacombes sont situées dans un bâtiment datant des années 50', dont la construction n'a pas endommagé les vestiges archéologiques. "Comment peut-on être sûr qu'il s'agit des saints apôtres? Nous avons comparé les images avec des représentations des apôtres qui se trouvent à Ravenne, qui remontent à quelque temps après, et sont avec leur légende complète. Pierre, par exemple, est représenté avec une image stéréométrique et une calvitie naissante.

Comme souligné par Visconti, ces oeuvres sont une découverte archéologique majeure, mais "celui qui les a réalisées n'était sûrement pas un peintre très raffiné, au contraire, je dirais très amateur." Sur la vôute du cubiculum, il y a aussi des représentations d'une matrone romaine et "et d'un coffre qui semble imiter celui de la basilique de Saint-Paul, dont on sait qu'à la fin du quatrième siècle a été reconstruit un 'martyrium Paulinien', et d'autres sources nous disent que le plafond avait des poutres et une couverture de feuilles d'or."

"Le cubiculum - continue surintendant Visconti – imite un mausolée ou une basilique. On y trouve aussi l'image du collège apostolique avec le Christ au centre, au milieu des apôtres, comme cela a été souvent représenté dans les absides des basiliques de Rome. La matrone apparaît couverte de bijoux, elle est en prière avec sa fille."
"À la fin du quatrième siècle à Rome vivait saint Jérôme, qui fit promotion une sorte de quasi-ascèse monastique, y amenant plusieurs matrones de la ville. La femme qui a été enterrée dans ce cubiculum pourrait être une de ces aristocrates qui se sont converties au christianisme, puis se sont rendues en Terre Sainte pour voir les lieux des Apôtres. Puis, au retour, ont fait reproduire leurs images sur le tombeau. En tous cas, ces icônes sont les plus anciennes montrant l'entière figure de Pierre et Paul et, globalement, les plus anciennes de André et Jean. "



(fautes de traduction: courtesy by your host :-)

Découverte à Rome des plus anciennes icônes des apôtres
http://trendstop.rnews.be/fr/belga/1068/102524/decouverte-a-rome-des-plus-anciennes-icones-des-apotres.aspx
http://fr.news.yahoo.com/64/20100623/tcu-dcouverte-des-plus-anciennes-icnes-r-968b4de.html


Les icônes les plus anciennes représentant les apôtres, datant de la fin du IVe siècle, ont été découvertes dans les catacombes de Santa Tecla à Rome, a révélé mardi le surintendant des fouilles archéologiques de ce site, Fabrizio Visconti.

Ces icônes de Pierre, Paul, André et Jean se trouvent au plafond d'une petite chambre funéraire dans les tons ocres et rouges située dans les catacombes de Santa Tecla, elles-mêmes situées à environ 500 mètres de la basilique Saint-Paul-hors-les-murs, l'une des quatre basiliques majeures de la capitale italienne, où se trouve la sépulture de Saint-Paul. "Cette découverte démontre l'introduction et la diffusion du culte des apôtres aux origines du christianisme", a expliqué à la presse Barbara Mazzei, directrice de la restauration de cette chambre funéraire, au cours d'une visite organisée par le Vatican. "Pour André et Jean, il s'agit des plus anciennes représentations", tandis que l'on connaissait déjà des représentations de l'apôtre Pierre datant de la moitié du IVe siècle, mais "jamais seul sur une icône", a souligné M. Visconti. La découverte de l'icône de Paul, avait, elle, été déjà révélée il y a un an par l'Osservatore romano, le quotidien du Vatican. Les découvertes, réalisées à l'occasion de la restauration de ces catacombes après deux ans de recherches, ont été rendues possibles grâce à l'utilisation d'une technique au laser inédite qui a permis de se débarrasser du dépôt de calcaire recouvrant les fresques. (VIM)






notes sur la dépêche d'agence de presse et l'article italien: D'abord, ce ne sont pas des icônes mais des fresques. Tant le concept que la technique sont radicalement différents.
Ensuite, m. Visconti est emporté par son élan patriotique au point d'en oublier un petit détail : l'origine des Icônes. Ce n'est pas à Rome qu'on la trouve, mais en Terre Sainte. Et dès lors, ceci ne saurait en aucun cas être "les premières icones de saint Pierre, Paul, André et Jean" ou même des 2 derniers, puisque c'était reproduire des sujets déjà existants depuis.. au moins 3 siècles
Et enfin, comme on le voit à nouveau, l'archéologie amène parfois bien des surprises, et il faut à certains des trésors de science de la rhétorique pour arriver à faire croire aux gens autre chose que ce qui se découvre démontre, ou pour éviter que les gens ne se rendent compte qu'on leur avait raconté des bobards jusqu'à présent. Comme cette histoire du culte des Apôtres. Ah qu'il est agréable de lire ce commentaire
sur l'anticité du culte des apôtres, car propos tenus par une dame travaillant pour le compte du vatican! C'est pas mal qu'ils commencent à le découvrir en 2010. Il suffit pourtant de se tourner vers les saints Orthodoxes dont l'Histoire a légué à l'Humanité les Actes de martyre, tels que saint Cyprien de Carthage ou saint Polycarpe de Smyrne ou tant d'autres depuis les Pères Apostoliques. Et de lire l'historique du Canon de la Liturgie de l'Occident Orthodoxe, Canon qui s'est enrichi de saints, depuis ses origines (dont saint Justin le philosophe-martyr parle, au milieu du 2ème siècle, à Rome justement) jusqu'à sa formalisation par saint Grégoire le Grand avant 604. On voit que dès les tous débuts de l'Église, les saints étaient repris dans la vénération cultuelle, liturgique et pas seulement populaire. De fil en aiguille, peut-être qu'ils finiront par comprendre le sens réel et sotériologique de la formule "extra Ecclesiam, nulla salus," qu'ils avaient repiquée à saint Cyprien de Carthage (De l'Unité de l'Église, ch 4; Epistula, 4,4; etc, aussi explicité par saint Cyril d'Alexandrie) pour l'inclure dans leur conciliabule du Latran en 1215 jusqu'à persister avec Lumen Gentium (ch 7) et le "Dominus Iesu" de Ratzinger en 2000, et tant d'autres textes postérieurs. Ils finiront peut-être un jour par découvrir qu'est-ce que le Salut, qui étaient vraiment les Apôtres, et leur mission, et leur place dans l'Église par rapport à la place du Christ... C'est tout le bien qu'on peut et doit leur souhaiter, à ces dirigeants de religion. Car nul ne saurait bâtir une maison sur le sable mouvant, nous rappelle le Christ; et le mensonge et l'erreur, si c'est pas du sable mouvant, qu'est-ce que c'est alors?






source & © photos news.yahoo.com

04 juillet 2009

Découverte du plus ancien portrait de saint Paul à Rome (Times)


Ce portrait du 4ème siècle a été découvert dans les catacombes de Sainte-Thècle, pas loin de la basilique de Saint-Paul-hors-les-murs

Richard Owen à Rome

Des archéologues travaillant au vatican ont découvert ce qu'ils disent être le plus ancien portrait connu de saint Paul. Le portrait, qui a été découvert il y a 2 semaines mais n'a été rendu public qu'après restauration, montre saint Paul avec son front proéminent, des yeux creusés et une longue barbe pointue, confirmant l'image familière des représentations postérieures.
L'Osservatore Romano, quotidien du vatican, qui a consacré 2 pages à la découverte, explique que le portrait oval, daté du 4ème siècle, a été trouvé dans les catacombes de Sainte-Thècle, non loin de la basilique de Saint-Paul-hors-les-murs, où l'apôtre est enterré. La découverte est un "événement extraordinaire" a déclaré Gianfranco Ravasi, chef du département de la culture au vatican.
Barbara Mazzei, restauratrice de l'oeuvre, dit que des siècles de couches saletés avaient été enlevées avec un laser.


Fabrizio Bisconti, professeur d'iconographie chrétienne à l'université de Rome et membre de l'équipe qui a fait la découverte, dit qu'il semble que cela décorait la tombe d'un noble ou d'un haut personnage de l'Église.
Le professeur Bisconti ajoute que les catacombes contenaient des centaines de Chrétiens qui avaient voulu être enterrés auprès de sainte Thècle, une martyre chrétienne romaine – à ne pas confondre avec l'amie de saint Paul connue par l'écrit apocryphe "Actes de Paul et Thècle" ni avec l'homonyme moniale bénédictine anglaise du 8ème siècle.[..]
D'avis largement partagé, la diffusion du christianisme n'aurait pas été possible sans saint Paul. Juif romain habitant ce qui est devenu à présent la Turquie, il fonda des églises partout dans l'empire romain. Il fut exécuté pour sa foi en l'an 65 – on pense qu'il fut décapité.

27 janvier 2009

Exposition: Byzantium 330–1453 (Londres)

http://www.royalacademy.org.uk/exhibitions/byzantium/about/


Homélies du moine Jacques Kokkinobaphos, 1100-1150.
Manuscrit, 22,8 x 18 x 7 cm, Bibliothèque nationale de France, Paris, Ms. Gr.1208, fol. 3v.
Photo © Bibliothèque nationale de France, Paris

Icône de l'archange Michel
Constantinople, 12ème siècle.
Détenu à la basilica di San Marco, Venise, Tresoro, inv. no. 16.
photo gracieusement fournie par la Procuratoria di San Marco/Cameraphoto Arte, Venice


Exposant les splendeurs de l'empire de Constantinople, "Byzantium 330–1453" comprend près de 300 objets, dont des Icônes, des fresques murales détachées, des micro-mosaïques, des ivoires, des émaux, plus divers ouvrages en or et en argent. Certaines de ces oeuvres n'ont jamais été exposées auparavant au public.
L'exposition comporte quelques grandes oeuvres tirées du trésor de San Marco à Venise, et des pièces rares venant de collections d'Europe, des USA, de Russie, d'Ukraine et d'Égypte. L'exposition commence avec la fondation de Constantinople en 330 par l'empereur romain Constantin le Grand, et s'achève avec la prise de la ville par les troupes ottomanes de Mehmed II en 1453. C'est la première exposition majeure d'art de Constantinople dans le Royaume Uni depuis 50 ans.
Cette exposition épique a été rendue possible grâce à une collaboration entre la Royal Academy of Arts et le musée Benaki d'Athènes.
"Byzantium 330–1453" suit une progression chronologique couvrant l'étendue, la puissance et la longévité de la production artistique dans l'empire à travers une série de sections à thème. De la sorte, l'exposition explore les origines de Byzance; la naissance et montée en puissance de Constantinople; la menace de l'iconoclasme, lorsque les empereurs bannirent l'art Chrétien figuratif; la renaissance post-iconoclaste; le remarquable crescendo du Moyen Age et les relations étroites entre l'art de Constantinople et les premiers éléments de l'art de la Renaissance en Italie au 13ème et début du 14ème siècle.

encensoir en forme d'église
artiste inconnu, 10-11ème siècle
Argent, 36 cm, Procuratoria di San Marco, Venezia.


Entre 1204 et 1261, Constantinople fut aux mains des Croisés latins, mais le retour des empereurs romains à Constantinople initia une période finale de grande diversité dans l'art. Cet art de Constantinople, des Balkans et de Russie montre la phase finale du raffinement des formes et fonctions distinctivement Orthodoxes, alors que des artistes crétois tels qu'Angelos Akotantos signaient leurs icônes et mélangeaient styles constantinopolitain et italien. Jusqu'à la fin de l'empire romain, survenu avec la chute de Constantinople prise par les Turcs Ottomans en 1453, les manuscrits, micro-mosaïques et ouvrages en métal démontrent la virtuosité de ses artistes.
L'exposition montre la longue histoire de l'art de l'empire romain, et documente les commanditaires et artistes et le monde dans lequel ils vivaient. Se sachant membres de l'empire romain Chrétien, ils croyaient qu'ils représentaient l'aboutissement de la civilisation sur terre. L'art projette une énergie intellectuelle, émotionnelle et spirituelle, et cependant cela reste distingué par l'expression d'une croyance passionnée et d'une grande émotion, dans un art de modération et de retenue.


"Byzantium 330-1453" présente (à gauche) le Calice d'Antioche, en prêt du Metropolitan Museum of Art, New York. Après sa découverte en 1911, l'objet recouvert d'argent a été considéré comme pouvant être le Saint Graal, le calice utilisé par le Christ lors de la Dernière Cène. Des oeuvres majeures du trésor de San Marco (Venise) ont été prêtés à la Royal Academy, dont le Calice des patriarches, décoré (10-11ème s.). Entre autres oeuvres marquantes, une Icône à double face, avec la Vierge Hodegetria au verso et l'Homme de Douleurs au verso (12ème s.) venant du Musée byzantin à Kastoria, un impressionnant coffre en ivoire venant de la cathédrale de Troyes et montrant des scènes de chasse et des cavaliers, ainsi que les homélies du moine Jacques Kokkinobaphos, un manuscrit des années 1100-1150 en prêt de la Bibliothèque Nationale de France, Paris.

La patène de Riha
artiste inconnu – patène avec la Communion des Apôtres, vers 565-578.
Diamètre 35 cm, Byzantine Collection, Dumbarton Oaks, Washington, DC.
Photo © Dumbarton Oaks, Byzantine Collection, Washington, DC


"Byzantium 330–1453" a été organisée par la Royal Academy of Arts et le musée Benaki d'Athènes. L'exposition a été préparée par le professeur Robin Cormack, Courtauld Institute, London, le professeur Maria Vassilaki, University de Thessalie à Volos, et le musée Benaki, et m. Adrian Locke, responsable des expositions à la Royal Academy of Arts.


Le Calice d'Antioche
Syrie, première moitié du 6ème s. Hauteur 19,7cm

En prêt du Metropolitan Museum of Art, New York. The Cloisters Collection, 1950 (50.4). Ce calice d'Antioche, une coupe recouverte d'argent pur découverte en 1911, est inséré dans un support sur lequel sont représentées des images du Christ et de 10 Disciples. D'après sa technique de réalisation, le calice daterait du 6ème siècle. Le professeur Cormack dit qu'un des arguments en faveur de la thèse selon laquelle "la coupe serait le saint Graal est qu'elle a été découverte à Antioche, une ville où ont été trouvées de nombreuses reliques Chrétiennes."
Photo wikimedia

Sponsors
Les J.F. Costopoulos Foundation, A.G. Leventis Foundation, et Stavros Niarchos Foundation sont très fières de soutenir l'exposition "Byzantium 330-1453."
Les 3 fondations se vouent à faire la promotion et à préserver la culture hellénique et l'héritage en Grèce et à l'étranger. De plus, les fondations veillent à exprimer leur soutien actif aux projets de collaboration entre des institutions internationales reconnues, comme celui réalisé dans ce cas présent par le musée Benaki d'Athènes et la Royal Academy of Arts à Londres.
Les J.F. Costopoulos Foundation, A.G. Leventis Foundation, et Stavros Niarchos Foundation possèdent une longue tradition de soutien aux principales expositions d'art de Constantinople, et espèrent qu'à travers leur collaboration avec de telles organisations culturelles renommées, elles aideront à mieux faire connaître et comprendre une culture très importante.



icône en mosaïque de saint Étienne, vers 1108-1113
artiste inconnu, zone de conservation nationale, Sainte-Sophie de Kiev


Angelos, icône de saint Théodore Tyron tuant le dragon, 1425-1450.
Tempera sur bois, 122,8 x 70 cm, musée byzantin et chrétien, Athènes