L'argent est un bonheur humain abstrait, dès lors celui qui n'est plus capable d'apprécier le vrai bonheur humain, est entièrement attaché à l'argent.
Arthur Schopenhauer
Money is an abstract human happiness, so who is no longer able to
appreciate the true human happiness, is completely dedicated to it.
Arthur Schopenhauer
"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes.
Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)
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15 février 2018
19 décembre 2015
Avoir l'argent pour maître de vie (p. Justin Paru)
Notre homme moderne met trop de coeur dans des bagatelles et des détails, il est assailli par beaucoup de fausses choses et ne sait pas choisir... Notre homme contemporain est devenu trop matérialiste, soumis au nouveau tyran : l'argent. Partout où nous regardons, nous entendons dire que l'argent est tout, le maître de ce monde. Celui qui fait de l'argent son maître, se fait un serviteur au diable
Staretz Justin Parvu
"Our modern man puts too much heart into trifles and details, is assaulted by a lot of false things and does not know how to choose...Our contemporary man has become too materialistic, a subject to the new tyrant: money. Everywhere we look, we hear that money is everything, the master of this world. He, who makes money his master, makes himself a servant to the devil"
Elder Justin Parvu, 20th Century Romanian staretz
Staretz Justin Parvu
"Our modern man puts too much heart into trifles and details, is assaulted by a lot of false things and does not know how to choose...Our contemporary man has become too materialistic, a subject to the new tyrant: money. Everywhere we look, we hear that money is everything, the master of this world. He, who makes money his master, makes himself a servant to the devil"
Elder Justin Parvu, 20th Century Romanian staretz
12 août 2015
Qui sert-on lorsqu'on est trop attaché aux biens matériels? (P. Justin Parvu)
Notre homme moderne se soucie trop de bagatelles et de détails, il est assailli par beaucoup de choses fausses et ne sait pas choisir... Notre homme contemporain est devenu trop matérialiste, soumis au nouveau tyran : l'argent. Partout où nous regardons, nous entendons dire que l'argent c'est tout, le maître de ce monde. Celui qui fait de l'argent son maître, se fait serviteur au diable.
P. Justin Parvu, père spirituel roumain du 20ème siècle
Our modern man puts too much heart into trifles and details, is assaulted by a lot of false things and does not know how to choose...Our contemporary man has become too materialistic, a subject to the new tyrant: money. Everywhere we look, we hear that money is everything, the master of this world. He, who makes money his master, makes himself a servant to the devil"
Elder Justin Parvu, 20th Century Romanian staretz
P. Justin Parvu, père spirituel roumain du 20ème siècle
Our modern man puts too much heart into trifles and details, is assaulted by a lot of false things and does not know how to choose...Our contemporary man has become too materialistic, a subject to the new tyrant: money. Everywhere we look, we hear that money is everything, the master of this world. He, who makes money his master, makes himself a servant to the devil"
Elder Justin Parvu, 20th Century Romanian staretz
01 avril 2012
Argent, monde et religion
12 janvier 2012
Donne du temps pour ta famille et autrui! (C.S. Lewis)
18 décembre 2011
L'or, l'argent, les pauvres et le Christ (saint Boniface, saint Jean Chrysostome)
Autrefois, nous avions des prêtres en or qui célébraient le sacrifice liturgique dans des calices en bois; à présent nous avons des prêtres de bois célébrant dans des calices en or.
évêque saint Boniface de Fulda, hiéromartyr

Quel bien tire le Christ d'un autel du sacrifice rempli de calices en or quand Il meurt de faim en la personne des pauvres?
Saint Jean Chrysostome

What does Christ gain from a sacrificial table full of golden vessels when He dies of hunger in the persons of the poor?
Saint John Chrysostom
évêque saint Boniface de Fulda, hiéromartyr

Quel bien tire le Christ d'un autel du sacrifice rempli de calices en or quand Il meurt de faim en la personne des pauvres?
Saint Jean Chrysostome
What does Christ gain from a sacrificial table full of golden vessels when He dies of hunger in the persons of the poor?
Saint John Chrysostom
13 février 2009
Réflexions morales sur la crise financière (p. Vasile C. Tudora)

Nicolas Poussin, 1633-36
huile sur toile, National Gallery, London, Angleterre
Réflexions morales sur la crise financière
P. Vasile Catalin Tudora
http://www.orthodoxytoday.org/articles8/Tudora-Moral-Reflections-On-The-Financial-Crisis.php
Pour m. John Doe, tout a commencé comme dans un rêve, un rêve américain. John est un Américain moyen, qui a un revenu moyen. Il est marié, et locataire de son appartement. Bien que l'appartement soit suffisamment grand pour sa famille, il rêve d'une maison dont il serait propriétaire, et qu'il pourrait arranger comme il le voit tous les jours sur la chaîne de télévision "Maisons et jardins."
Il rêve aussi de parvenir à revendre sa maison avec bénéfice dans quelques années, afin de l'aider à améliorer sa petite pension. Cependant, ses revenus actuels ne lui donnent pas accès à un prêt hypothécaire conventionnel. Mais son rêve le hante jour après jour. Puis arrive un jour où John décide de se laisser tenter et de succomber à l'avalanche de prêts sans condition qui déferle sur sa boîte aux lettres, lui offrant même un tarif intéressant pour acquérir la maison de ses rêves.
Sans preuve réelle de revenus ni personne ne devant se porter garant pour lui, John prend un crédit pour une maison qu'il n'aurait jamais pu s'acheter auparavant, mais là, tirant parti des taux historiquement bas, il le peut. Il achète la maison, déménage, et il continue sa vie normalement, enfin, c'est ce qu'il croit. Le temps, et le taux variable auquel il avait souscrit 4 ans auparavant double tout d'un coup. Les remboursements mensuels doublent eux aussi, et m. Doe commence à avoir du mal à joindre les 2 bouts en fin de mois. Comprenant alors qu'il ne pourra pas continuer à vivre dans la maison de ses rêves, il décide de la revendre, espérant récupérer l'investissement initial. Cependant, à sa grande déconvenue, il découvre qu'il n'est pas le seul dans le cas : des millions d'autres personnes se trouvent dans la même situation. Non seulement il voit son rêve de profit s'effondrer, mais en plus il va aussi perdre sa maison. Dès ce moment-là, son rêve est devenu un cauchemar.

Ce qui est arrivé à m. John Doe est arrivé à de très nombreux Américains. Aveuglés par l'espoir d'un rapide profit, puissamment porté par une vague médiatique, encouragé par les institutions financières et par une véritable industrie de l'immobilier en pleine folie, les gens ont acheté des maisons bien plus grandes que ce qu'ils ne pouvaient se permettre, et ils l'ont fait avec de l'argent qu'ils ne possédaient pas. A leur tour, les organismes de prêts financiers, espérant de gros retours sur investissements, ont prêté de l'argent à des gens qu'ils savaient parfaitement ne pas être capable de les rembourser, revendant ensuite les prêts à des compagnies de réassurance, des banques d'investissement à Wall Street encore plus rapaces. Cependant, personne n'a songé que cette "bulle" artificiellement gonflée allait exploser, et à la fin, quelqu'un aurait à payer le prix fort, et en argent véritable, pour tout l'argent virtuel répandu dans le système.

Cette course de rat pour un profit rapide avait engagé toute la société, à la recherche d'un investissement le plus rapide et le plus lucratif possible. L'avidité qui caractérise certaines couches de notre société s'est rapidement infiltré dans nos esprits et nous a fait rêver à des choses dont nous n'avions nul besoin. En tant que société, nous avons tous oublié que "l'amour de l'argent est, en effet, la racine de tous les maux, et il en est qui, pour en avoir été possédés, se sont égarés loin de la foi et se sont engagés eux-mêmes dans bien des tourments" (1 Timothée 6,10).
La soif maladive pour l'argent et pour le luxe s'est répandue chez tous, et le vrai but de la propriété a été oublié. La justification d'une maison, c'est pour y vivre, pour apporter un abri confortable contre la pluie, la chaleur et le froid, pour tous les membres de la famille. Dans ce tout nouveau système de théorie de valeurs, la propriété d'une maison est devenue une preuve de statut social et un objet de fierté. Dès lors, nous achetons de plus grandes maisons que ce dont nous avons besoin, avec des équipements luxueux dont nous n'avons en réalité pas besoin, payant des prix que nous ne savons en fait pas tenir. Tout cela pour l'amour de la vanité, par envie de pouvoir entendre d'autres dire : "regarde la maison de John, lui il a réussi dans la vie!
Ironie du sort, nous voyons aujourd'hui les magnats de Wall Street demander de l'aide de la part de ces personnes mêmes qu'ils ont trompé en leur donnant des finances sans garantie, de l'argent d'usurier : les contribuables américains. Leur chute est le résultat direct de leur volonté de voler haut, malgré les vents contraires, et tel le légendaire Icare, leurs ailes de cire ont à présent fondu, et ils essaient de se freiner dans leur chute libre. "Toi qui es sise au bord des grandes eaux, qui possèdes d'immenses trésors, ton terme est venu; c'est la fin de tes rapines" (Jérémie 51,13). Leur faute est évidente : "Un riche qui opprime les miséreux, c'est une pluie torrentielle, cause de disette" (Proverbes 28,3).
Afin de mieux comprendre ce qui a déraillé, nous devrions faire appel à notre source de sagesse habituelle, la Bible, et tenter de découvrir comment de bons investissements, réalisés chrétiennement, auraient du être faits pour éviter le désastre. Bien que l'Écriture Sainte ne nous offre pas de mode d'emploi pour des investissements sans risque, elle nous offre plusieurs principes qui guident vers une vie équilibrée, à la fois spirituellement et financièrement. Les 2 sont intimement liés; mais pas nécessairement dans le sens que plus de richesse matérielle signifierait plus de bénéfice spirituel. Au contraire, nous entendons la parole "bienheureux les pauvres, car ils hériteront du Royaume de Dieu" (Lc 6,20). Bien entendu, ceci n'implique pas nécessairement que nous devrions tous être financièrement pauvres afin de pouvoir entrer au Ciel, mais cela nous pousse vers un nécessaire ajustement de notre centre d'intérêt, pour nous tourner vers ce qui importe réellement du point de vue de la vie éternelle.
La première règle est simple : "Craignez Dieu et observez Ses préceptes" (Eccl./Qoh. 12,13). En tout, nous devrions examiner pour voir si cela correspond à la tradition de notre foi. Est-ce que nous volons ou nous trichons pour avoir de l'argent? Est-ce que nous portons atteinte directement ou indirectement à autrui pour l'obtenir? Est-ce que nous faisons preuve d'amour Chrétien? Si notre conscience commence à hisser le drapeau rouge, il est temps d'arrêter.
Deuxièmement, lorsque nous pensons à un investissement, nous devrions prendre en considération le conseil suivant : "Est-il, en effet, quelqu'un parmi vous qui veuille bâtir un château, et ne commence par calculer à son aise la dépense, pour voir s'il a les moyens de l'achever?" (Lc 14,28). C'est le meilleur conseil financier que l'on puisse recevoir : bâtissez dans la mesure où vous êtes capable de le payer, n'empruntez pas plus que vous ne pouvez rembourser, réfléchissez bien avant de faire quoi que ce soit. Il n'est pas de vertu plus appropriée que celle de la prudence dans le cas d'un investissement viable envisagé.
Troisièmement, nous devrions réviser notre point de vue sur le principe du prêt financier, actuellement pris comme un instrument pour faire du profit, et en revenir à l'ancienne compréhension du principe, un instrument de miséricorde et un moyen pour répandre l'amour Chrétien. "Et si vous prêtez à ceux dont vous espérez recevoir, quel gré vous en saura-t-on? Des pécheurs aussi prêtent à des pécheurs, dans l'espoir d'en recevoir l'équivalent. Au contraire, aimez vos ennemis, faites le bien, et prêtez sans rien espérer. Votre récompense sera grande; vous serez ainsi les fils du Très-Haut, qui est bon pour les ingrats et pour les méchants" (Lc 6,34-35).
La Bible parle clairement contre la pratique de l'usure. Les taux d'intérêt sans cesse croissants réclamés par les prêteurs aujourd'hui font exactement le contraire. Le terme "usure," ou "neshek" en hébreux, signifie littéralement une morsure, en référence à la souffrance que cela fait supporter au débiteur, qui perd sous forme d'intérêts une partie de ce qu'il a emprunté. Dès lors, les prêteurs "mordent" sur les revenus de nombre de nos concitoyens, qui eux rêvent trop haut sans réfléchir ou calculer beaucoup, et qui pour cela en paient à présent le prix fort.Je ne veux pas qu'on se méprenne sur ce que je veux dire. Il n'y a rien de mal à vouloir améliorer sa propre situation financière, mais le faire aux dépens d'autrui, et en particulier sans travailler pour le faire, comme le promettent la plupart des instruments financiers d'investissement, ça c'est clairement contre la volonté de Dieu. L'usure génère pour le prêteur un profit excessif et un gain sans "labeur," qui est considéré comme "travail" dans le contexte biblique. Le saint Apôtre Paul dit clairement que "si quelqu'un ne veut pas travailler, il n'a pas non plus le droit de manger" (2 Thess. 3,10). Le gain financier sans labeur pour y parvenir est nuisible pour la société, parce que nul ne saurait réaliser de bénéfice avec un courant d'air, et qu'au bout du compte, quelqu'un aura à payer la note. C'est une pratique qui diminue le capital financier du nécessiteux, et qui le dévore au profit du prêteur, menant à la crise financière que nous voyons aujourd'hui.
La Loi Mosaïque est très claire et ferme à propos des intérêts financiers : "Si tu prêtes de l'argent à quelqu'un de Mon peuple, au pauvre qui est avec toi, tu ne te comporteras pas envers lui comme un créancier: Tu n'en exigeras pas d'intérêt" (Ex. 22,24). La Bible regarde le prêt financier comme étant une oeuvre de charité, d'amour, d'agape, une manière de montrer que vous prenez soin de votre frère dans le besoin, et non pas un moyen pour accroître son propre capital.
Cependant, certains feront justement remarquer que prêter de l'argent à quelqu'un pour un but lucratif justifie la demande d'un petit intérêt, car le capital emprunté va accroître la richesse de l'emprunteur; dès lors l'on serait en droit de demander à partager ce gain. On pourra aussi argumenter la même chose à propos de quelqu'un qui a besoin d'argent pour acquérir des biens de luxe, tels qu'un yacht, un palais ou quelque chose du genre.
La Bible ne fait pas référence à ce type de gain financier quand elle interdit l'intérêt. Mais si quelqu'un demande des intérêts lorsqu'il prête de l'argent à quelqu'un qui compte l'utiliser pour se nourrir ou se loger, et non pas pour en tirer profit, alors c'est contre le commandement d'amour que nous sommes appelés à honorer. Dès lors, la question n'est pas de demander ou non un intérêt, la question c'est de tirer profit dans une situation non-lucrative, demandant à partager un profit qui n'existe pas.
En utilisant ce principe de base, nous pouvons facilement évaluer les situations de la vraie vie que nous rencontrons, qu'un prêt soit productif ou non; que nous empruntions ou prêtions pour un but productif, charitable ou luxueux, ou pour quelque chose de radicalement non-productif. Dès lors, nous devrions faire appel à notre jugement moral et réfléchir consciencieusement avant d'investir sur le marché des capitaux, ou de prêter de l'argent à quelqu'un. Nous devrions tout évaluer d'un point de vue Chrétien, car nous ne voulons pas participer à, ou encourager des pratiques qui font la promotion de l'avarice, des gains injustifiables et de l'exploitation.
Le point final fait référence aux véritables investissements Chrétiens, ceux qui ne dévaluent pas au premier coup de vent sur Wall Street. "Accumulez des trésors dans le Ciel, où ne rongent ni les mites ni la rouille, où les voleurs ne percent ni ne dérobent" (Mt 6,20). Nos véritables investissements sont ceux du domaine spirituel; des investissements dans la Foi, l'espérance, la patience, l'amour Chrétien. Ces fonds-là sont parfaitement sûrs, et ils assureront une vie comblée pour l'éternité, non pas juste pour quelques années après l'arrivée à l'âge de la pension. Parce que lorsque viendra le moment de quitter ce monde, "si tu jettes les lingots d'or dans la poussière, et l'or d'Ophir parmi les cailloux du torrent, le Tout-Puissant sera ton or et un monceau d'argent pour toi" (Job 22,24-25). Nul trésor sur terre n'importera plus, et la véritable signification de nos gains spirituels sera alors révélée.Dans sa course folle pour le prochain profit possible, notre société a oublié ses racines anciennement chrétiennes, à présent considérées comme surannées. Nous essayons d'extirper Dieu de nos vies, et au plus nous le faisons, au plus les conséquences sont désastreuses. La crise actuelle n'est qu'une parmi tant d'autres. C'est peut-être maintenant le moment de commencer à réappliquer nos traditions chrétiennes, et les employer comme moyen pour changer le monde qui nous entoure. Des éléments de sagesse de base tels que la modération et le jugement équilibré, joints aux vertus Chrétiennes de sacrifice et d'amour, devrait devenir les principes fondamentaux que nous pouvons utiliser pour tous les aspects de notre vie quotidienne. En eux, nous pouvons trouver les intuitions qui peuvent nous guider vers une vie saine, à la fois spirituellement et financièrement, réalisant que l'unique véritable trésor que nous pouvons accumuler et conserver pour l'éternité ne se trouve pas ici mais au Ciel.

Prêtre Vasile Tudora
http://stjohndfw.info/
St. John the Baptist Greek Orthodox Church, Euless, Texas.
Posted: 05-Oct-2008
ancien diacre de la paroisse Sfânta Maria à Dallas, Texas
http://www.sfantamaria-dallas.org/
08 avril 2008
RTBF: argent & catholicisme en Belgique et Italie (9/4/08)


Mons. Paul Marcinkus (in basso) con papa Woiytjla

http://www.la1.be/programmes/details/index.htm?progId=11480222668


Le Vatican n'aime pas parler argent...
Deux questions au programme :
1)Argent public : les catholiques reçoivent-ils trop ?
En Belgique, l'Etat verse 237 millions à l'Eglise catholique chaque année. Les règles qui prévalent en matière de financement du culte catholique datent de 1830. A l'époque, plus de 95% de la population était considérée comme catholique. Ces règles sont toujours en vigueur. Est-ce acceptable alors que moins de 10% des Belges se rendent chaque dimanche à l'église ?
2) Tourisme religieux : la vache à lait du Vatican ?
Le tourisme religieux est en pleine croissance. Selon le Wall street Journal, en 2006, 150 millions de pèlerins ont visité les plus hauts lieux de la chrétienté en Occident et au Moyen-Orient. Cette forme de tourisme augmente de 20 % chaque année et représente un chiffre d'affaires estimé à 5 milliards d'euros. L'agence de voyage du Saint Siège gère de main de maître ces milliers de pèlerins... et leur argent. En Italie, les institutions religieuses qui accueillent les pèlerins profitent d'aides fiscales importantes et font concurrence au secteur hôtelier. Mais lorsqu'il s'agit de savoir ce que l'Eglise fait de tout cet argent... le mystère reste entier... l'Eglise et le Vatican n'aiment pas parler argent.En parcourant l'Italie, Valérie Dupont et Paolo Dorliguzzo ont tenté de comprendre ce qui poussent les pèlerins à voyager de plus en plus et à qui profite le blé des pèlerins?
Scripte: Monique Ciparisse, Geneviève de Beauffort, Roxana Botoseneanu
Editeur: Marc Bouvier, Bruno Clement, Franck Istasse
Producteur: Myriam Lanotte
Assistant(e) de production: Benedicte Jouret, Laila Riffi Laroussi
Journaliste présentateur: Defossé Jean-Claude
Durée: 67'
Signalétique: Pour tous

tuyau :
From: micheleburie
Newsgroups: soc.culture.belgium
Subject: L'argent des catholiques en Belgique et au Vatican
Date: Tue, 8 Apr 2008 00:45:10 -0700 (PDT)
(merci!)

Note : deux des principaux arguments fréquemment entendus pour "justifier" l'attribution de subsides si élevés à leur groupe religieux, c'est "au nom des spoliations dont ils auraient été victimes à partir de la révolution française" et aussi "au nom des bienfaits apportés au pays"
Caducité des arguments :
1. Les Orthodoxes ont été spoliés dans ce pays par la suppression de la Foi et son remplacement par le catholicisme-romain à partir de la fin de l'an Mil. Toutes nos églises ont été détruites ou volées, idem les monastères, les bibliothèques, etc. Jamais un seul franc de dédommagement et encore moins de réparation: ils occupent encore et toujours NOS lieux de culte et NOS sanctuaires, les reliques de saints Orthodoxes sont toujours entre LEURS mains. Et ils ont construit nombre de leurs lieux de réunion avec l'argent de NOS églises.
2. Quels bienfaits peut-on trouver là où la Foi a été arrachée, et les graines de l'athéisme semées, graines dont on voit les innombrables "fruits" tout autour de nous?
Vaines prétentions. Qu'ils commencent par montrer l'exemple de la réparation avant d'exiger d'autrui.. ils sont très pressés quand il s'agit de leurs biens terrestres, qui leurs sont si chers, comme on le voit en Europe orientale avec toutes leurs manigances avec les pouvoirs ex-communistes.. ils sont très discrets sur le sujet chez nous.. étonnant, non?
.
update 090408: et nous sommes amenés à présumer que ça aussi, c'est un de ces "bienfaits" du groupe du vatican qui "justifierait" qu'on continue à le financer avec l'argent public ?....:
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L'Eglise lève le voile sur son passé pendant la Seconde guerre mondiale
http://fr.news.yahoo.com/euronews/20080408/twl-l-eglise-leve-le-voile-sur-son-passe-115566a.html
Par EuroNews - Mardi 8 avril, 19h45
Dans un rapport de 700 pages, présenté ce mardi, elle revient sur ce chapitre noir de son histoire : 6000 personnes ont été mises à sa disposition par les Nazis pendant la Seconde guerre mondiale.

Le cardinal de Mayence Karl Lehmann : "Il ne faut pas passer sous silence que notre Eglise a été trop longtemps aveugle en ce qui concerne le destin et les souffrances d'hommes, de femmes, d'adolescents et d'enfants de toute l'Europe, qui ont été enlevés pour le travail forcé."
L'Eglise catholique allemande avait déjà versé 1,5 million d'euros de dommages et intérêts en 2000 à des travailleurs étrangers. Elle finance également 200 projets de réconciliation. Le cardinal Lehmann parle d'"antagonisme coopératif" pour définir la stratégie de l'Eglise sous Hitler. Cette main d'oeuvre gratuite venue de Pologne, d'Ukraine et d'Union Soviétique était employée dans les hôpitaux militaires, les dispensaires et les monastères. De grandes entreprises comme Volkswagen, Deutsche Bank ou Siemens ont elles aussi fait leur introspection. Au total 13 millions de personnes furent obligées de travailler pour les Nazis.
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c'est un voile bien pudique que le vatican lève, car en dévoilant un secret de polichinelle (sauf pour ses aficionados, qui refusent mordicus de l'admettre), ça permet de ne pas devoir parler de tout le restant. Comme par exemple de sa gross kollaboration directe avec le pouvoir nazi (ach, les Hitler Jugend, za zétait te la fraie jeuneze, ça vous forme un futur grand chef!).
Le rôle direct de ce vatican dans l'évasion des dignitaires nazis à la fin de la guerre a aussi été rappelé ici, avec forces photos et liens vers les documents officiels en parlant. Bref, encore des demi-aveux qui ne mèneront de toute manière pas à des réparations directes... nil novi sub sole...
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16 septembre 2007
Garder une poire pour la soif... ou tout le poirier? (Trinité 15, R.O.O Eorhf)

(note de traduction : je pense que le premier Psaume des Matines est tout particulièrement à prier pour la Belgique en ce moment...)
Matines
Psaume 43 Deus, auribus
Ô Dieu, nous l'avons entendu de nos oreilles * nos pères nous ont conté l'oeuvre que Tu as opérée de leur temps, aux jours d'autrefois.
Pour les implanter, Tu as de Ta main délogé des païens * pour leur faire place, Tu as ruiné des peuples.
Ce n'est point grâce à leur épée qu'ils ont occupé cette terre, ce n'est pas leur bras qui les a sauvés * mais c'est Ta main, Ton bras, le resplendissement de Ta face, parce que Tu les aimais.
Tu es mon Dieu, mon roi * Toi qui donnes tous ces triomphes à Jacob.
Grâce à Toi, nous culbutons nos ennemis * en Ton Nom, nous piétinons nos adversaires.
Ce n'est pas en mon arc que j'ai confiance * ce n'est pas mon épée qui me sauve;
mais c'est Toi qui nous délivres de nos ennemis * et qui confonds ceux qui nous haïssent.
En Dieu nous nous glorifions toujours * nous célébrons Ton Nom à jamais.
Mais voilà que Tu nous as rejetés, humiliés * Tu ne marches plus à la tête de nos armées.
Tu nous a fait reculer devant nos ennemis * et ceux qui nous haïssent ont pillé nos biens.
Tu nous as livrés comme bétail de boucherie * Tu nous as dispersés parmi les païens.
Tu as vendu Ton peuple à un prix dérisoire * sans gagner grand-chose à ce marché.
Tu as fait de nous la risée de nos voisins * un objet de moquerie et de dérision à la ronde;
Tu as fait de nous la fable des païens * et les peuples ricanent à notre vue. Je suis accablé d'une honte continuelle * la rougeur couvre mon visage
à cause des insultes et des outrages * d'un ennemi plein de rancune.
Tous ces malheurs nous sont arrivés, sans que nous T'ayons oublié * Nous n'avons pas trahi Ton Alliance.
Notre coeur ne s'est pas détourné de Toi * nos pas ne se sont pas écartés de Ta route
pour que Tu nous rejettes en un lieu d'affliction * et que Tu nous enveloppes des ombres de la mort.
Si nous avions oublié le Nom de notre Dieu * si nous avions tendu les mains vers un dieu étranger,
Dieu ne l'aurait-Il pas découvert * Lui qui connaît les secrets du coeur?
Mais c'est à cause de Toi que nous sommes sans relâche livrés à la mort * que nous sommes traités comme bétail de boucherie.
Réveille-Toi, Seigneur! Pourquoi dors-Tu? * Réveille-toi! Ne nous repousse pas continuellement.
Pourquoi dérober Ta face? * Pourquoi oublies-Tu nos misères et nos tribulations?
Notre âme est vautrée dans la poussière * notre corps est prostré tout du long sur le sol.
Lève-Toi! Viens à notre secours * De grâce, délivre-nous!
Gloire au Père et au Fils * et au Saint Esprit.
Comme au commencement, maintenant et toujours * aux siècles des siècles. Amen.
Ps 44 Eructavit cor meum
Ps. 45 Deus noster refugium
Daniel 3,1-97
1 Tim 1,1-20
COLLECTE POUR DIMANCHE TRINITÉ 15
O Seigneur, nous Te supplions de protéger Ton Église par Ta perpétuelle miséricorde; et puisque de par sa fragilité, l'homme sans Toi ne peut que chuter, par Ton secours, garde-nous sans cesse de tout ce qui peut nous nuire, et conduis-nous à tout ce qui peut être utile à notre Salut. Par Ton Fils Jésus-Christ, notre Seigneur, Qui vit et règne avec Toi et le Saint-Esprit, Dieu Un, pour les siècles des siècles
Divine Liturgie (Sarum)
Épître : Galates 6,11-18
Voyez quels gros caractères je trace pour vous de ma propre main! Ce sont des gens qui veulent se faire valoir selon la chair, qui vous imposent la circoncision, à l'unique fin de n'être pas persécutés pour la croix du Christ. Car les circoncis eux-mêmes n'observent pas la loi; s'ils veulent vous faire circoncire, ce n'est que pour avoir en votre chair un motif de fierté. Pour moi, Dieu me garde de trouver ma fierté autre part que dans la Croix de notre Seigneur Jésus Christ, par laquelle le monde est crucifié pour moi et moi pour le monde. La circoncision n'est rien, l'incirconcision n'est rien, ce qui compte c'est d'être une créature nouvelle; à tous ceux qui suivront cette règle, paix et miséricorde, ainsi qu'à l'Israël de Dieu. Que désormais nul ne me cause d'ennuis; car je porte en mon corps les marques de Jésus. Frères, que la grâce de notre Seigneur Jésus Christ soit avec votre esprit! Amen.
Évangile : Saint Matthieu 6,24-34
"Nul ne peut servir deux maîtres; ou bien il faut haïr l'un et aimer l'autre, ou bien se vouer à l'un et faire fi de l'autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mammon. C'est pourquoi je vous dis: Ne vous tracassez pas pour votre vie, de ce que vous mangerez (ou boirez); ni pour votre corps, de quoi vous le vêtirez. La vie n'est-elle pas plus que la nourriture, le corps plus que le vêtement? Regardez les oiseaux: ils ne sèment pas, ne moissonnent pas, n'engrangent pas, et votre Père céleste les nourrit. Ne valez-vous pas beaucoup plus qu'eux? Qui de vous peut, à force de soucis, prolonger d'une seule coudée la longueur de sa vie? Et pourquoi vous tracasser pour vos vêtements? Observez comment poussent les lis des champs: ils ne travaillent ni ne filent. Cependant, je vous le dis: Salomon lui-même, au comble de l'opulence, n'était pas vêtu comme l'un d'eux. Si Dieu donne tant d'élégance à la plante champêtre qui pousse aujourd'hui et sera jetée au feu demain, n'en fera-t-il pas bien davantage pour vous, gens de peu de foi? Il ne faut donc pas vous tracasser en disant: Que manger? Que boire? Comment nous vêtir? Tout cela, ce sont les préoccupations des païens; mais votre Père céleste sait bien que vous en avez besoin. Cherchez d'abord le Royaume de Dieu et Sa justice; et l'on vous donnera tout le reste par-dessus le marché. N'ayez donc point de souci du lendemain: demain aura souci de lui-même. À chaque jour suffit sa peine."
HOMÉLIE DU DIMANCHE TRINITÉ 15
Au Nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit!
L'Évangile de la Liturgie de ce jour est un de ces textes associés à la saison des moissons. Et bien entendu, c'est aussi un passage si bien connu que la plupart d'entre nous pourraient le réciter par coeur.
Qu'est-ce que le Christ nous y enseigne? Durant la période des moissons, nous nous réjouissons pour avoir fait preuve de prévoyance, et pour avoir préparé des provisions pour l'année à venir. Pour le citadin moderne, cela ne veut plus rien dire, mais pour ceux qui vivent par ce qu'ils cultivent et vendent, le succès de la récolte est vital. Pour des communautés qui sont étroitement et manifestement dépendantes de leur propre production, la leçon de la prévoyance pour la moisson et le remplissage du grenier à blé est réapprise annuellement.
Cependant, ici, le Christ enseigne aux Chrétiens une vue de la vie toute différente. Ici, Il détermine un élément vital de l'étrange vue Chrétienne du monde. La véritable prévoyance Chrétienne est celle qui est intimement associée avec la dépendance à la Providence de Dieu. Quand la moisson est achevée et que les entrepôts des principales provisions sont remplis, alors vient la leçon que nous apportent les propres paroles du Christ : semer et récolter et engranger – pour les citadins, en d'autres mots, l'accumulation d'épargne et de fonds de pension et d'assurances et d'actions boursières – ça, ce n'est pas l'oeuvre principale de la vie Chrétienne. La générosité de Dieu, qui revêt les fleurs des champs sans qu'elles ne s'en soient souciées, c'est la même qui nous nourrit et nous habille par le biais de notre labeur.
Notre prévoyance, nos prévisions et notre labeur pour pourvoir à nos besoins et ceux de nos familles c'est dès lors quelque chose qui, si le Chrétien veut être agréable à Dieu, doit être fait avec et en cohérence avec une authentique confiance en Dieu.
"N'ayez donc point de souci" se traduirait mieux encore par "ne vous surmenez pas à propos de." Le Christ ne nous recommande pas de ne rien faire, ou d'agir irresponsablement. Assurément, nous devons être prévoyants pour nous-mêmes et nos familles. Garder une poire pour la soif, c'est bien. Mais garder tout le poirier, c'est manquer de confiance en Dieu. Et l'injonction de la prévoyance doit être reliée au début de la péricope " Nul ne peut servir deux maîtres... Vous ne pouvez servir Dieu et Mammon."

Si nous devenons obsédés par notre but d'acquérir en suffisance, alors nous en viendrons à essayer d'obtenir bien plus que ce qui est suffisant, par précaution
La même chose s'applique à nous si nous voulons devenir de véritables Chrétiens. Nous pouvons faire des plans – mais toujours à la condition bien ancrée en premier lieu dans nos pensées que ça doit être "si Dieu ainsi le veut ou le permet." Nous pouvons travailler dur et planifier, mais en prenant bien soin de ne jamais permettre à notre travail et nos soucis de nous submerger ou de devenir notre obsession. Tout ce que nous prévoyons pour nous-mêmes, c'est si Dieu le permet. Présumer cela et puis, par notre comportement, dire à Dieu que nous ne Lui faisons pas confiance, en nous acharnant à acquérir des richesses "préventives" de manière obsessionnelle, c'est bien peu le comportement de l'authentique fidèle Chrétien.
Amen.
p. Michaël, higoumène (abbé), Saint-Petroc monastery, EORHF/Rocor
http://www.orthodoxresurgence.co.uk/

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Byzantins : 16e dimanche après la Pentecôte
Épître : Galates 2, 16-20
Frères, nous savons qu’une personne est reconnue juste devant Dieu uniquement à cause de sa foi en Jésus-Christ et non parce qu’elle accomplit ce qu’ordonne la loi de Moïse. C’est pourquoi, nous aussi, nous avons cru en Jésus-Christ afin d’être reconnus justes à cause de notre foi au Christ et non pour avoir accompli ce qu’ordonne cette loi. Car personne ne sera reconnu juste devant Dieu pour avoir accompli ce qu’ordonne la loi. Mais si, alors que nous cherchons à être reconnus justes grâce au Christ, il se trouve que nous sommes pécheurs autant que les non-Juifs, cela signifie-t-il que le Christ sert la cause du péché ? Certainement pas ! Si je me mets à reconstruire le système de la loi que j’ai détruit, je refais de moi-même quelqu’un qui désobéit à la loi. Or, en ce qui concerne la loi, je suis mort, d’une mort provoquée par la loi elle-même, afin que je puisse vivre pour Dieu. J’ai été mis à mort avec le Christ sur la Croix, de sorte que ce n’est plus moi qui vis, mais c’est le Christ qui vit en moi. La vie humaine qui est la mienne maintenant, je la vis dans la foi au Fils de Dieu qui m’a aimé et a donné sa vie pour moi.
Évangile : saint Marc 8, 34-9, 1
En ce temps-là Jésus appela la foule et ses disciples et leur dit : "Si quelqu’un veut venir à ma suite, qu’il renonce à soi, qu’il porte sa croix et qu’il me suive. Car celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie pour moi et pour l’Evangile la sauvera. A quoi sert-il à quelqu’un de gagner le monde entier, s’il perd sa vie ? Que peut-on donner en échange de sa vie ? Si quelqu’un a honte de moi et de mes paroles au milieu des gens d’aujourd’hui, infidèles et pécheurs, le Fils de l’Homme également aura honte de lui, quand Il viendra dans la gloire de son Père avec les saints anges." Jésus leur dit encore : "Amen, en vérité, Je vous le déclare, quelques uns de ceux qui sont ici ne goûteront pas la mort avant de voir le Royaume de Dieu venu avec puissance."
Catéchèse : le charisme du renoncement et son actualité dans le monde d’aujourd’hui
1. Le principe de la vie : "vouloir suivre Jésus-Christ". C’est la volonté libre, "volonté naturelle" (saint Maxime) et originelle, restaurée en l’Homme par l’Incarnation du Fils de Dieu. Le Verbe appelle: "Suis-moi !" (Matt 19, 22). Il est naturel à l’humain de dire oui et d’être chrétien, parce que Jésus est le modèle selon qui il fut créé. L’icône de ce consentement paradisiaque est le "qu’il m’advienne selon ta volonté !" de la Mère de Dieu. Cette liberté naturelle est appelée obéissance par les saints Pères.
2. La liberté d’origine apparaît dans le renoncement, par amour pour le Christ, à soi, à sa volonté propre et arbitraire, caprice, hésitation, ou indécision - renoncer à avoir raison, à la captivité du plaisir, à l’amour idolâtre de soi. Au lieu du slogan contemporain, renoncer à "se faire plaisir", afin de jouir de la béatitude de qui répond à l’invitation divine : épanouissement des saints qui, avant même la mort, connaissent la joie du Royaume.
3. La "vie" ici est, non l’existence biologique, ou la vie en général, mais la vie de la personne, capable d’éternité, appelée "âme". Ce mode charismatique – et non psychique - de l’existence créée, à l’image de la vie hypostatique de la Divinité, s’épanouit en ressemblance. Au Paradis, l’Homme est créé "âme vivante" (Gen 2, 7) par la grâce du saint Esprit qui veut la conformer à son modèle, le Christ.
4. "Le chrétien est celui qui imite le Christ, autant qu’il est possible à l’être humain, en paroles, en œuvres et en pensées, et qui croit à la sainte Trinité d’une foi droite et exempte d’erreur" (saint Jean Climaque, L’Echelle sainte, I, 7, Du renoncement).
archiprêtre Marc-Antoine Costa de Beauregard
11 septembre 2007
Du bon usage de l'argent (2)
Un autre exemple du bon usage de l'argent, par saint Alfred le Grand.

"Cet objet complexe en or, incrusté de crystal de roche et d'émail cloisonné, a une inscription en Vieil Anglais disant qu'Alfred l'a fait réaliser. L'ornement en tête d'animal tient une sorte de cavité ronde que l'on suppose avoir contenu une baguette. On a interprêté cela comme étant un marque-page ou un pointeur, tels que ceux que le roi Alfred avait promis d'envoyer à tous les évêchés du royaume, en même temps qu'une copie de la traduction en Vieil Anglais de l'ouvrage de saint Grégoire le Grand, le Pastoral. Le vainqueur des Danois et joueur de harpe l'aurait traduit lui-même mais je ne le pense pas. Les rois ne coupaient même pas leur propre viande."
Le "Alfred Jewel", à présent au Ashmolean Museum, Oxford."
source texte & image ci-dessus
Petite précision sur l'appréciation de saint Alfred par l'auteur : on possède encore un manuscrit autographe d'une des traductions réalisées par saint Alfred le Grand, qui ne s'est pas limité à une seule oeuvre...


Le "Alfred Jewel", à présent au Ashmolean Museum, Oxford."
source texte & image ci-dessus
Petite précision sur l'appréciation de saint Alfred par l'auteur : on possède encore un manuscrit autographe d'une des traductions réalisées par saint Alfred le Grand, qui ne s'est pas limité à une seule oeuvre...

PRIÈRE:
O Souverain Seigneur, qui amena sur un trône troublé Ton serviteur Alfred, afin qu'il puisse rétablir la paix dans un pays ravagé et faire revivre l'érudition et les arts dans son peuple : Réveille en nous aussi, nous T'en supplions, un profond désir d'accroître notre entendement pendant que nous sommes dans ce monde, et une profonde aspiration pour la vie éternelle où tout deviendra clair; par Jésus-Christ notre Seigneur, qui vit et règne avec Toi et le Saint-Esprit, Dieu Un, pour les siècles des siècles. Amen.29 août 2007
Du bon usage de l'argent
http://visibilium.blogspot.com/2007/07/this-a-gold-coin-issued-in-byzantium.htmlCeci est une monnaie en or émise dans l'empire byzantin durant le règne de Michel III (842-867). La pièce porte une image du Christ Pantocrator. Quel merveilleux rappel de l'important rôle joué par l'argent honnête dans le progrès de la civilisation humaine!
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