"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes. Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)

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07 janvier 2019

Solfège, partition et saint Jean le Baptiste

manuscrit de chant messin, Laon, BM, ms 239, f°87v, fin du 9ème s.

Saint Jean-Baptiste le Précurseur protecteur des notes musicales : Do, Re, Mi, Fa, Sol, La, Si ! Au XIe siècle, le moine Guido d'Arezzo a l'idée d'utiliser des syllabes d'un chant latin, l'Hymne de Saint Jean-Baptiste, pour nommer les notes. Les six premiers vers de cette hymne commencent par des sons qui forment une gamme montante, sur les mots ut, re, mi, fa, sol, la.…Voici le texte de ce chant : 
«Ut queant laxi, 
Resonare fibris, 
Mira gestorum, 
Famuli tuorum, 
Solve polluti, 
Labii reatum, 
Sancte Iohannes.» qui se traduit par : «Afin que tes serviteurs puissent chanter à gorge déployée tes accomplissements merveilleux, ôte le péché de leurs lèvres souillées, Saint Jean.» La note si, dont le nom est composé avec les deux initiales du dernier vers de l'hymne, Sancte Iohannes, a été ajoutée à la fin du XVIe siècle. L'ut a été transformé plus tard en do, plus facile à énoncer en solfiant.
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22 juin 2017

Le Christ n'a jamais dit que... (1)

Notre Seigneur n'a jamais dit que..
"Lorsque les Anges et les saints me vénèrent au Ciel (Is. 6, Apoc. 4,51), ils font tous ça avec des groupes de rock, et le sermon est le centre de tout, parce que le chant choral, les Autels et l'encens sont si "vieux jeu"!"

28 janvier 2015

A quoi correspondent les "8 tons" dans le chant liturgique? (p. John)

Q: le calendrier liturgique de l'Église répertorie une série de "tons" pour chaque semaine de l'année. De quoi s'agit-il?

R: L'Église Orthodoxe utilise 8 harmonies musicales ou "tons" qui sont utilisés à tour de rôle sur 8 semaines, puis répétés sur base régulière. Ces 8 tons, aussi appelés Octoèque en grec, ont existé depuis l'époque de l'Église antique, et provenaient même fort probablement de Jérusalem ou d'Antioche. Leurs racines pourraient prédater le Christianisme, existant à quelque degré comme un témoignage des anciens styles de chant juif.

Au 8ème siècle, saint Jean Damascène a organisé systématiquement ces harmonies en un Livre des Huit Tons (Octoechos). Chaque ton a sa propre série de mélodies, qui offre aux hymnographes une dimension à la fois de structure et de diversité afin de composer et / ou écrire des hymnes.

P. John

ndt : lorsque l'Occident était Orthodoxe, lui aussi disposait d'un système à 8 tons + le ton "peregrinus" pour certaines occasions.





Q: The church's liturgical calendar lists a series of "tones" for each week of the year. What are these?

A: The Orthodox Church uses eight musical scores or "tones" which are sung in graduating order over the course of eight weeks and then
repeated on a regular basis after that. These eight tones, known as the Octoechos in Greek, have existed since the time of the Early Church and most probably originated in Jerusalem or Antioch. Their roots may even predate Christianity, existing to some degree as a testament to ancient Jewish chanting styles.

In the 8th century, Saint John of Damascus systematically organized
these scores into a Book of Eight Tones (Octoechos). Each tone has its own unique set of melodic formulas, which provide hymnographers a dimension of both structure and diversity as they compose and/or write hymns.

Fr. John

29 décembre 2014

Origines du chant polyphonique découvertes "par hasard" (Cambridge)

Le hasard apporte un regard neuf sur les origines du chant polyphonique
Maev Kennedy
Mercredi 17 Décembre 2014 00.01 GMT
http://www.theguardian.com/music/2014/dec/17/polyphonic-music-fragment-origins-rewritten
Un étudiant PhD a découvert dans la British Library un fragment qui suggère que la musique polyphonique moderne aurait une évolution bien plus ancienne que ce qu'on ne croyait.

Quelques lignes de musique écrites il y a 1.100 ans d'ici, découvertes par hasard par un étudiant en postgraduat dans un manuscrit de la British Library, s'avèreraient être le plus ancien exemple de musique polyphonique chorale, où les voix chantent diverses mélodies combinées pour former une seule composition.

Le morceau de musique, qui ne devait pas durer plus de quelques secondes, était écrit au bas d'une page d'un portrait d'un saint et a été daté des alentours de l'an 900 apJC. Bien qu'il existe de très antiques traités sur une telle musique, la découverte est le plus ancien exemple concret prévu pour être utilisé par des chantres - le plus ancien connu jusqu'alors étant d'une collection appelée le Winchester Troper, originellement composé pour la cathédrale de Winchester et daté des alentours de l'An Mil.

Cette courte composition dans une louange à saint Boniface a été découverte par hasard par Giovanni Varelli, un étudiant en licence du St John’s College, Cambridge, alors qu'il était interne à la British Library. Varelli, qui se spécialise dans l'ancienne notation musicale, a remarqué que ce morceau était écrit pour deux voix. Il croit que son importance n'avait pas été remarquée par les autres érudits à cause de la notation, qui prédate l'invention de la portée, et est difficile à lire pour le non-spécialiste.

Il dit que l'anonyme compositeur était déjà à expérimenter avec le style, rompant avec les règles d'alors. "Ce qui est intéressant ici, c'est que nous assistons à la naissance de la musique polyphonique, et nous ne voyons pas ce que nous attendions. Typiquement, la musique polyphonique est vue comme s'étant développée d'un ensemble de règles fixes et d'une pratique presque mécanique. Cela change la manière donc nous comprenons ce développement précisément parce que celui qui a écrit ceci rompait ces règles. Cela montre que la musique de l'époque était dans un état de flux et de développement. Les conventions étaient moins des règles à suivre qu'un point de départ d'où l'on pouvait explorer quelques nouveaux chemins de composition."

Bien que le compositeur et l'origine du manuscrit soient inconnus, Varelli, qui a déployé un intense travail de recherche autour de sa découverte, croit que le style de notation, connu comme Paléofranque Orientale, suggère qu'il viendrait d'un monastère de la région de Düsseldorf ou Paderborn, dans le nord-ouest de l'Allemagne contemporaine (*).

Ce morceau avait été écrit sur l'espace libre au bas d'une page de la vie de l'évêque Maternianus de Reims. Un autre scribe a ajouté une inscription en latin au sommet de la page, qui dit ceci "lequel est célébré le 1er décembre." Varelli dit que la date l'a aidé à rechercher l'origine du manuscrit, parce que bien que la plupart des monastères célébraient ce saint le 30 avril, nombreux en Germanie l'indiquaient au contraire au 1er décembre.

Le style allait être afiné et développé pendant des siècles, devenant bien plus élaboré qu'un simple chant pour deux moines.

"Les règles ici appliquées ont posé les fondations pour ceux qui ont développé et gouverné la majorité de l'histoire musicale occidentale du millénaire suivant. Cette découverte montre comemnt ils ont évolué, et comment ils existaient dans un état de constante transformation, aux alentours de l'an 900."

 
Quintin Beer (à gauche) et John Clapham (à droite), tous deux en pré-graduat en musique à St John’s College, Université de Cambridge. Filmé par Ryan Cronin


Ndt : (*) L'on se rappelera que la ré-évangélisation de la Germanie a été (vainement) tentée entre autres depuis l'Allemagne, par des descendants chrétiens orthodoxes des envahisseurs Saxons du milieu du 1er millénaire. Le plus illustre d'entre eux, Saint Boniface (5 juin), évangélisateur, évêque de Mayence et martyr, à qui ce tropaire est dédié, est né à Kirton dans le Devonshire, avant de mourir en Germanie en 734.
 

29 novembre 2012

Gloire à Dieu! (Doxologie des Matines)

Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre, bienveillance parmi les hommes. Nous te chantons, nous te bénissons, nous t'adorons, nous te glorifions, nous te rendons grâce pour ta grande gloire.
Seigneur Roi céleste, Dieu et Père tout-puissant ; Seigneur, Fils unique, Jésus-Christ, et Saint-Esprit ; Seigneur Dieu, l'Agneau de Dieu, le Fils du Père, toi qui prends le péché du monde, aie pitié de nous ; toi qui prends les péchés du monde, reçois notre prière.
Toi qui sièges à la droite du Père, aie pitié de nous. Car Tu es le seul Saint, Tu es le seul Seigneur, Jésus-Christ, à la gloire de Dieu le Père. Amen.
Chaque jour je te bénirai et louerai ton Nom pour les siècles des siècles.
Daigne, Seigneur, nous garder ce jour sans péché; Tu es béni, Seigneur, Dieu de nos pères, ton Nom est loué et glorifié dans les siècles. Amen.
Que ta miséricorde, Seigneur, soit sur nous, comme nous avons espéré en toi.
Tu es béni, Seigneur, enseigne-moi tes jugements. (3 fois)
Seigneur, Tu as été pour nous un refuge d'âge en âge. J'ai dit : Seigneur, aie pitié de moi, guéris mon âme, car j'ai péché contre toi.
Seigneur, je me suis réfugié auprès de toi, enseigne-moi à faire ta volonté, car Tu es mon Dieu. Car auprès de toi est la source de vie, en ta lumière nous verrons la lumière.
Étends ta miséricorde sur ceux qui te connaissent.


NB : L'hymne remonte au moins au 2ème siècle, puisqu'une forme similaire de prière se retrouve à la fin des Actes du martyre de saint Polycarpe de Smyrne (+ 156)

Voir aussi commentaire théologique du p. Michel Fortunato






Glory to you who has shown us the light.
Glory to God in the highest and on earth peace, goodwill to all people.
We praise you, we bless you, we worship you, we glorify you, we give thanks to you for your great glory.
Lord, King, heavenly God, Father, almighty; Lord, the only‑begotten Son, Jesus Christ, and Holy Spirit.
Lord God, Lamb of God, Son of the Father who take away the sin of the world, have mercy on us, you who take away the sins of the world.
Receive our prayer, you who sit at the right hand of the Father, and have mercy on us.
For you only are holy, only you are Lord
Jesus Christ, to the glory of God the Father. Amen.
Each day we bless you, and we praise your name forever and to the ages of ages.
Lord, grant that we may be kept this day without sin.
Blessed are you, Lord, God of our fathers. Your name is praised and glorified throughout all ages. Amen.
Let your mercy, Lord, be upon us, as our trust is in you.
Blessed are you, Lord, teach me your statutes (3).
Lord, you have been our refuge from generation to generation. I said: Lord, have mercy on me; heal my soul, for I have sinned against you.
Lord, to you have I fled; teach me to do your will, for you are my God.
For you are the source of life, and in your light we shall see light.
Extend your mercy to those who know you.

23 novembre 2012

Sainte martyre Cécile la Romaine, patronne des chantres et musiciens (Prologue d'Ochrid)

Née à Rome de parents riches et éminents, elle avait une confiance absolue dans le Christ Seigneur, et un grand zèle pour la Foi. Ayant voué sa virginité à Dieu pour la vie, sainte Cécile portait un rude cilice sous les riches vêtements que ses parents lui donnaient. Lorsqu'ils la forcèrent à épouser un païen, Valérien, elle passa la première nuit à urger son époux nouvellement épousé à aller voir l'évêque Urbain pour recevoir le Baptême, puis se consacrer à son tour à une vie de virginité. Embrassant la Foi Chrétienne, Valérien y amena aussi son frère Tiburce. Les 2 frères furent vite condamnés à mort pour leur Foi, mais leur zèle ne s'affaiblit pas face à la mort elle-même. Emmenés à l'échafaud, les 2 frères parvinrent à amener Maximus, capitaine de la garde, à la Foi, et ils souffrirent à 3 ensemble pour le Christ Seigneur. Sainte Cécile ensevelit leurs corps ensemble, puis fut elle-même traînée au tribunal, pour avoir inlassablement réussi à gagner quantité de païens à la Foi Chrétienne. En un soir, elle avait gagné 400 âmes. Lorsque le juge lui demanda d'où provenait son audace, elle répondit : 'D'une conscience pure et d'une Foi inconditionnelle'. Après de terribles tortures, elle fut condamnée à être décapitée par l'épée. Le bourreau dû frapper 3 fois son cou avec l'épée, mais ne parvint pas à la tuer; il ne fit que la blesser, et son sang coula de ses blessures, étant récolté par des mouchoirs et récipients par les fidèles, afin de s'en servir pour les guérisons. 3 jours plus tard, la vierge martyre du Christ rendit son esprit entre les mains de son Seigneur, pour se réjouir avec Lui dans l'éternité. Sainte Cécile souffrit avec les autres vers l'an 230. Ses reliques sont conservées dans une Église qui lui est dédiée à Rome. Dans l'Église d'Occident, sainte Cécile est considérée comme la patronne de la musique d'Église.
Saint Nicolas Vélimirovic, Prologue d'Ochrid

Bonne fête à tous mes très chers amis de la chorale à la paroisse des saints Anargyres à Péronnes-lez-Binche!

29 décembre 2008

"Gloria" & cantiques de Noël: historique & patristique (p. Vladimir)

Vous souvenez-vous quand les petits chanteurs de Noël venaient sonner à votre porte et chantaient comme des angelots? On en trouve encore parfois, mais ils se font rares. Revenons-y, et écoutons dans la joie l'un ou l'autre de ces cantiques inspirés. A commencer par plus célèbre chanté en anglais, "Angels We Have Heard on High."

Hymne ancienne
La plupart des chants de Noël actuels ne sont âgés au mieux que de quelques centaines d'années. Et ce célèbre chant-là ne fait pas exception. Les spécialistes rappellent qu'il est traduit d'un chant français du 18ème siècle, "Les anges dans nos campagnes". Mais pas le refrain si touchant pour l'âme. Vous vous en souviendrez sûrement :

Glo-O-o-o-o-o-O-o-o-o-o-O-o-o-o-o-ri-a
in Ex-cel-sis De-o!


Ce n'est bien entendu pas du français mais du latin, signifiant "gloire à Dieu au plus haut des Cieux" – et cela fait partie d'une hymne chantée depuis les débuts du Christianisme.

Le Gloria
Les Chrétiens ont chanté les louanges de Dieu depuis qu'ils sont Chrétiens. La Bible dit même ceci : "Quelqu'un est dans la joie? Qu'il chante des cantiques" (Jacques 5,13). Et dans sa lettre à l'empereur Trajan vers l'an 112, l'historien romain Pline le Jeune évoque les "Chrétiens chantant des cantiques au Christ, s'adressant à Lui comme à Dieu."
La plupart de ces hymnes sont à présent perdues. Mais le "gloria" a survécu. Composé à l'origine en grec, il remonte au minimum au 3ème siècle, et probablement même au premier siècle. Son premier verset, en latin "Gloria in excelsis Deo" vient directement de l'Évangile de saint Luc, dans lequel un Ange annonce aux bergers qui sont aux prés la naissance du Christ, et les myriades d'Anges chantent au dessus d'eux "Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre, bienveillance parmi les hommes" (Lc 2,14).
20 siècles plus tard, les Chrétiens chantent encore ce refrain dans les versions actuelles du Gloria, qui fait partie de nombre d'Offices Chrétiens, et à Noël, dans le chant populaire "les Anges dans nos campagnes."

un envoi du p. Vladimir Demshuck


notes de traduction :
Le Liber Pontificalis affirme que le prêtre Telesphorus, épiscopos de l'Église à Rome de 128 jusque +/- 139, aurait fait utiliser ce "Gloria" lors que la Liturgie du jour de Noël. Saint Télesphore était d'origine grecque, comme la plupart des presbytres puis évêques de Rome jusqu'à saint Eleuthère. Le successeur de ce dernier, Victor, né en Afrique du Nord, et devenu évêque de Rome vers l'an 190, prétendra à une origine apostolique pétrinienne de son siège, inconnue de TOUS ses prédécesseurs selon les écrits de ces derniers, et il se disputera en vain sur la question de la date de Pâques avec saint Polycrate d'Ephèse..
Saint Télesphore mourra martyr, comme le rapporte saint Irénée de Lyon. Par contre ce dernier ne dit pas un mot des affirmations liturgiques du Liber Pontificalis, alors que le moindre détail qu'il possédait sur tel ou tel Père, il le mentionnait. Qu'est donc ce Liber Pontificalis?
Selon les experts, c'est un ouvrage qui a été composé par un auteur contemporain du pape de Rome Anastase II (496-498), se basant sur des ouvrages antérieurs, le Catalogus Liberianus, lui-même dérivé de la liste des évêques romains établie par saint Hippolyte de Rome, et du Catalogue Léonin, aujourd'hui perdu. Pour les experts, sa base a donc été composée entre le 5ème et le 6ème siècle.
Son contenu évoquant le vestiarium, les listes des trésors épiscopaux, certains ont suggéré que l'auteur de la plus ancienne partie était clerc du trésor papal.
Par la suite, l'ouvrage a été amplifié et déformé comme le restant, dès les Carolingiens puis après la chute dans l'hérésie et le Schisme de Rome. Cet ouvrage est de toute manière postérieur de plusieurs siècles aux faits dont il parle, et on possède des ouvrages quasi contemporains des faits et composés par des saints bien connus. Il ne peut donc que servir d'indice, dans le meilleur des cas. Il est cependant intéressant de voir par ce Liber Pontificalis que les coutumes et pratiques liturgiques de l'Orient Orthodoxe existaient bel et bien dans l'Église à Rome lorsque cette dernière était Orthodoxe.


Eusèbe de Césarée, historien de l'Église
chronologiquement proche de bien des faits qu'il a rapportés

Δόξα ἐν ὑψίστοις Θεῷ καὶ ἐπὶ γῆς εἰρήνη ἐν ἀνθρώποις εὐδοκία
Glória in excélsis Deo et in terra pax homínibus bonae voluntátis.

wiki

26 mai 2008

Eurovision & Foi : rebelotte, avec la Russie!

Certes, le concours "eurovision de la chanson," qui reprend même des pays d'Asie (Turquie) et du Moyen Orient (Israël), qui n'est donc plus européen depuis belle lurette, n'est pas non plus un lieu de haute réflexion philosophique. C'est un commerce et on y pousse surtout ce qui vendra. De nos jours, c'est souvent le laid et l'abrutissant qui se vendent. Ainsi, en 2006, il y avait eu cette honte du groupe de dégénérés finlandais dont on se demande bien en quoi ils pouvaient représenter "l'art" de l'Europe.

En 2007, une Serbe renversa la vapeur - et elle ne cacha pas sa Foi face aux médias. Et en mai 2008, un Russe a repris le flambeau. Certes, la chanson n'est pas un "tube" au niveau qualitatif textuel – sinon elle n'aurait aucune chance – mais certains sous-entendus bien compréhensibles sont là, et ne laissent pas de doute. Sa chanson : "believe" - "croire." Je la découvre via youtube car.. je ne regarde quasiment jamais la télévision et surtout pas les "variétés," quelles qu'elles soient!
Seul regret réel et profond : il a chanté en anglais. Le russe est une langue si mélodieuse, mais les diktats commerciaux polluent et déculturent... Il n'y a pas qu'au Parlement Européen que ça joue..


Dima Bilan (1981- ), musicien populaire russe, gagnant du concours Eurovision de la chanson 2008
source photo:
http://02varvara.wordpress.com/2008/05/25/russian-singer-dima-bilan-wins-eurovision-song-contest/

chanson (c) mais proposée au téléchargement sur son site :
http://bilandima.ru/html/believe.shtml

Dima Bilan - "Believe"
(composé par Dima Bilan et Jim Beanz, produit par Jim Beanz)

Even when the thunder and storm begins
I’ll be standing strong like a tree in the wind
Nothing's gonna move this mountain
Or change my direction
I’m falling off that sky and I’m all alone
The courage that’s inside gonna break my fall
Nothing’s gonna deem my light within

But if I keep going on
It will never impossible, not today

Cause I’ve got something to believe in
As long as I’m breathing
There is not a limit to what I can dream
Cause I’ve got something to believe in
Mission to keep climbing
Nothing else can stop me if just believe
And I believe in me

Even when the world tries to pull me down
Tell me that I can, try to turn me around
I wont let them put my fire out, without no!

But if I keep going on
It will never impossible, not today

Cause I’ve got something to believe in
As long as I’m breathing
There is not a limit to what I can dream
Cause I’ve got something to believe in
Mission to keep climbing
Nothing else can stop me if just believe
And I believe:

I can do it all
Open every door
Turn unthinkable to reality
You’ll see- I can do it all and more!

Believing
As long as I’m breathing
There is not a limit to what I can dream
Cause I’ve got something to believe in
Believing
Mission to keep climbing
Nothing else can stop me if just believe
And I believe me
.




Croire, oui, mais en qui, en quoi? Ou uniquement en lui?

Bilan a prié pour remporter l'Eurovision, et un cierge n'a cessé de brûler dans sa loge
http://www.interfax-religion.com/?act=news&div=4726

Moscou, 28 Mai 2008, 12:58, Interfax – Le chanteur de musique "pop" Dmitry Bilan croit qu'il a remporté le concours Eurovision 2008 grâce à ses prières adressées à Dieu, rapporte Interfax-Religion.
"Je voudrais vous dire que j'ai visité la cathédrale Saint-Sava la veille de la demi-finale. L'église a été construite il y a quelque 80 ans, et on y trouve une fantastique énergie. Peut-être que je ne devrais pas dire ça... Mais il s'est passé quelque chose de spécial, pendant notre séance préparatoire et dans la loge pendant que nous chantions," a-t'il déclaré lors de son entrevue publiée mercredi par le quotidien Komsomolskaya Pravda.
Selon la productrice de Bilan, Yana Rudkovskaya, un cierge n'a cessé de brûler dans la loge du chanteur, et les choristes avaient fait de même pendant leur prestation.
"Il est resté à brûler même pendant le vote. Nous ne l'avons pas éteint," a dit le chanteur.

Sélection Russe - 2008



Le chanteur russe Dima Bilan remporte le concours Eurovision 2008
http://www.ruvr.ru/main.php?lng=eng&q=27483&cid=48&p=25.05.2008


La nuit dernière, dans la capital serbe, Belgrade, il a chanté de tout son coeur son "Believe," qui a donné à la Russie sa première victoire à l'Eurovision. L'Ukrainienne Ani Lorak a remporté la seconde place, et la 3ème fut pour Kolomira, de Grèce. Le gagnant était choisit par SMS et téléphone, par les téléspectateurs des 43 pays qui avaient envoyé leur représentant au concours.
Le président Dmitri Medvedev a félicité Bilan et son groupe pour la victoire. Il a exprimé le souhait que le très populaire concours européen de l'Eurovision se déroulera au mieux en Russie.
25.05.2008


04 avril 2008

Les Salutations ou l'Hymne Acathiste à la Mère de Dieu


L'Office des Salutations à la très sainte Théotokos
http://www.goarch.org/en/chapel/learntochant/akathist.asp

Chantée aux Petites Complies les vendredi du Grand Carême
Selon la pratique actuelle de Constantinople, les 4 premiers vendredi du Grand Carême, nous chantons l'Office des Salutations à la Mère de Dieu pendant les Petites Complies. Le soir, nous lisons la Petite Complie jusqu'au Credo, et ensuite nous chantons le Canon de l'Acathiste dans son intégralité, chaque ode faisant 6 tropaires, y compris les hirmos (eirmos) tels qu'indiqués.
[...]
La 5ème semaine, lorsque l'Hymne Acathiste est chantée en entier pendant la Petite Complie, après le Credo, nous chantons 3 fois l'Apolytikion "Ayant prit connaissance;" puis le prêtre entonne la première série de 6 ikos (oikoi). Ensuite le choeur chante les Odes 1 et 3 du Canon. Puis on chante le kondakion "Que retentissent nos accents;" et le prêtre entonne la seconde série d'ikos. Ensuite le choeur continue avec les Odes 4, 5 et 6 du Canon. A nouveau le kondakion, et le prêtre entonne la 3ème série d'ikos. Odes 7, 8 et 9; le kondakion, et la 4ème série d'ikos, s'achevant avec le premier ikos. Le kondakion est à nouveau chanté par les 2 choeurs comme de coutume. Ensuite vient le restant de la Petite Complie."



L'Hymne Acathiste

L'Acathiste (Aκάθιστος Υμνός, hymne chantée non-assis, c-à-d se tenant debout) est une hymne Chrétienne Orthodoxe orientale dédiée à un saint, un saint événement, ou une des Personnes de la Sainte Trinité. L'Acathiste par excellence est celle composée au 6ème siècle pour la Théotokos Elle est utilisée pendant l'Office des Salutations à la Mère de Dieu, que la tradition byzantine célèbre pendant le Grand Carême, et est souvent connue sous ses noms grecs ou arabes, respectivement Χαιρετισμο/Chairetismoi et Madayeh.

La composition d'acathistes / akathistes continue de nos jours, faisant partie de la composition générale d'un akolouthia, en particulier dans la tradition slave, bien que peu soient largement connus ou traduits hors de la langue d'origine. Le Lecteur Isaac E. Lambertsen a réalisé un énorme travail de traduction vers l'anglais pour nombre d'acathistes. La plupart des nouvelles acathistes sont composées selon une forme générique imitant l'acathiste originale du 6ème siècle, et on y insère le nom du saint que l'on souhaite vénérer.


Pokrov Gatchina


La leçon mentionne l'origine de la fête à l'année 626, lorsque Constantinople, pendant le règne d'Heraclius, fut attaquée par les Perses et les Scythes, mais sauvée par l'intervention de la très sainte Théotokos (Mère de Dieu). Une tempête se leva soudain et balaya la flotte ennemie, jetant ses navires sur les rives près de la grande église de la Théotokos à Blachernae, un quartier de Constantinople près de la Corne d'Or. Le peuple passa toute la nuit, rapporte la leçon, à la remercie pour la délivrance inattendue. "Dès lors, depuis cette époque, l'Église, en mémoire d'un si grand et divin miracle, désigna ce jour pour être jour de fête en l'honneur de la Mère de Dieu... et l'appela Acathistus" (leçon). Cette origine est discutée par Sophocles (Lexique grec des périodes romaines et byzantines) sur base du fait que cette hymne n'aurait su avoir été composée en un seul jour, et que de plus, aucun de ses 24 ikos ne contient la moindre allusion à un tel événement, et dès lors, pourrait difficilement avoir été composée pour le commémorer. Peut-être que le kondakion, qui semble y faire allusion, pourrait avoir été composé originellement pour la célébration de la nuit de la victoire. Quelle que soit l'origine de la fête, la leçon commémore aussi 2 autres victoires, sous Léon III l'Isaurien et Constantin Pogonatus, toutes deux aussi attribuées à l'intervention de la Déipare.

On ne peut l'attribuer avec certitude à aucun auteur. Elle a été attribuée au patriarche Serge 1er de Constantinople, dont la leçon rappelle avec force détails les pieuses activités. Quercius (P.G., XCII, 1333 sqq.) l'attribue à George Pisida, diacre, archiviste et sacristain d'Hagia Sophia, dont les poèmes trouvent un écho tant par leur style que par leur thème dans cette Acathiste; l'élégance, le style équilibré, l'éclat du récit narratif, l'imagerie poétique si fleurie, tout cela suggère fortement son oeuvre. Sa position comme sacristain suggèrerait naturellement un tel hommage à la Théotokos, car rien que l'hymne exprime de manière plus élaborée les sentiments condensés dans 2 épigrammes de Pisida découvertes en l'église de la Théotokos à Blachernae. Quercius argumente aussi que les paroles, phrases et versets de l'hymne se retrouvent dans la poésie de Pisida.

Kazanskaia, Icone Kazan de la Mere de Dieu
Bogorodica Kazanskaya


Structure
Le Trisagion (Saint Dieu, saint Fort, saint Immortel, ait pitié de nous) est souvent dit en prélude à l'Hymne Acathiste. L'Hymne elle-même est divisée en 13 parties, chacune étant formée d'un kondakion et d'un ikos (οικος, 'maison', d'après une possible terminologie syriaque). Le kondakion s'achève habituellement par l'exclamation : 'Alléluia!', qui est répétée par le choeur avec emphase musicale, ou chantée simplement par le Lecteur. Dans la dernière partie de l'ikos, on trouve la supplique anaphorique "Viens!" ou "Réjouis-toi!" Le 13ème kondakion, qui, contrairement aux 12 précédents, n'a pas d'ikos, est habituellement suivit par la répétition du 1er ikos et kondakion. Après cela, il y a des prières additionnelles, tels qu'un tropaire et un autre kondakion. Dans certaines Acathistes, des Psaumes sont aussi incorporés.

Bogorodsk Kazanskaya


L'Acathiste à la Théotokos
Lorsque le terme "acathiste" est utilisé seul, il se réfère communément à l'hymne originale, celle adressée à la Mère de Dieu et attribuée honorifiquement à saint Romanos le Mélode. On raconte que la Théotokos lui apparut, lui donna un rouleau et lui ordonna de le manger. Et là s'accomplit le miracle : Romanos reçut une voix magnifique et mélodieuse, et simultanément, le don de la poésie. Cette Hymne est souvent divisée en 4 parties et chantée lors des Offices des "Salutations à la Mère de Dieu" les 4 premiers vendredi soir du Grand Carême; l'Acathiste est chantée en entier le 5ème vendredi soir. Traditionnellement, elle est incluse dans l'Orthros (matines) du 5ème samedi du Grand Carême. Dans les monastères de tradition athonite, l'Acathiste entière est habituellement insérée la nuit à Complies.

Les 4 sections dans lesquelles l'Acathiste est divisée correspondent aux thèmes de l'Annonciation, de la Nativité, au Christ et à la Théotokos elle-même.

En grec, l'Hymne elle-même forme un acrostiche alphabétique – c-à-d que chaque ikos commence par une lettre de l'alphabet grec, dans l'ordre – et elle consiste en 12 ikos longs et 12 courts. Chaque long ikos comporte une strophe de 7 lignes suivie de 6 couplets, utilisant rime, assonance et allitération, commençant par le mot "Chaire" (traduit par "Réjouis-toi!") et s'achevant par le refrain "Réjouis-toi, épouse inépousée!" Dans l'ikos court, la strophe de 7 lignes est suivie par le refrain "Alléluia!"

L'Office des Salutations à la Mère de Dieu, es souvent appelé par son nom grec Χαιρετισμο / Chairetismoi / Heretismoi , venant du refrain Χαιρε/Chaire! si souvent repris dans l'Hymne.

Sources texte
http://en.wikipedia.org/wiki/Akathist
http://orthodoxwiki.org/Akathist
http://www.stnicholas-billings.org/Library/References/dictionary.htm#H
http://www.archangelsbooks.com/articles/liturgics/OrthodoxLiturgicalTerms.asp

Icône de la Théotokos
cathédrale Spasky, Yaroslavl, 13ème siècle


Salutations à la Théotokos, 04/04/08, paroisse Hagia Barbara, Chatelineau, B. Le prêtre, bien que malade, a tout de même célébré



Pokrovskij Dzerzhinsk, icône miraculeuse


Χαιρετισμοί προς την Υπεραγίαν Θεοτόκον :

Χαίρε Νύμφη ανύμφευτε !

Salutations à la très sainte Mère de Dieu :

Réjouis-toi, épouse inépousée!



Réjouis Toi, Rayonnement de Joie
Ikos seuls


1.
Réjouis-toi, rayonnement de joie,
Réjouis-toi, par qui le mal a disparu,
Réjouis-toi, tu relèves Adam de sa chute, Réjouis-toi, par toi Ève ne pleure plus.

Réjouis-toi, montagne inaccessible aux pensées des hommes,
Réjouis-toi, abîme impénétrable même aux Anges,
Réjouis-toi, car tu deviens le trône et le palais du roi,
Réjouis-toi, porteuse de Celui qui porte tout.

Réjouis-toi, étoile annonciatrice du Soleil levant,
Réjouis-toi, par qui Dieu devient petit enfant,
Réjouis-toi, car tu renouvelles toute créature,
Réjouis-toi, en toi nous adorons le Créateur.

Réjouis-toi, mystère de la Sagesse divine,
Réjouis-toi, foi de ceux qui prient en silence,
Réjouis-toi, qui as part aux miracles du Christ,
Réjouis-toi, miracle proclamé par les Anges.

R/ Réjouis-Toi, Épouse inépousée, Alléluia, Alléluia, Alléluia!

2.
Réjouis-toi, échelle par qui Dieu descendit du Ciel,
Réjouis-toi, pont conduisant au Ciel ceux qui sont sur la terre,
Réjouis-toi, ton enseignement surpasse tout savoir,
Réjouis-toi, tu illumines l'esprit des croyants.

Réjouis-toi, par qui les Cieux se réjouissent avec la terre,
Réjouis-toi, par qui la terre jubile avec les Cieux,
Réjouis-toi, bouche silencieuse des Apôtres,
Réjouis-toi, fermeté des témoins du Christ.

Réjouis-toi, qui rends inébranlable notre foi,
Réjouis-toi, qui sais la splendeur de la grâce,
Réjouis-toi, par qui l'Hadès est dépouillé,
Réjouis-toi, qui nous revêts de gloire.

Réjouis-toi, Mère de la Lumière sans déclin,
Réjouis-toi, Aurore du jour véritable,
Réjouis-toi, qu'illumine le mystère de la Trinité,
Réjouis-toi, allégresse de toutes les générations.

R/ Réjouis-Toi, Épouse inépousée, Alléluia, Alléluia, Alléluia!

3.
Réjouis-toi, Mère de l'Agneau et du Pasteur,
Réjouis-toi, bergerie de l'unique troupeau,
Réjouis-toi, qui nous libères des oeuvres de ténèbres,
Réjouis-toi, tu nous ouvres les portes du Paradis.

Réjouis-toi, qui nous délivres de la mort et du tombeau,
Réjouis-toi, par qui le paradis s'entr'ouvre de nouveau,
Réjouis-toi, clé du Royaume du Christ et porte du Ciel,
Réjouis-toi, espérance des biens éternels.

Réjouis-toi, rayonnement du Soleil véritable,
Réjouis-toi, éclat de la lumière sans couchant,
Réjouis-toi, toi qui illumines nos coeurs,
Réjouis-toi, flambeau portant la Lumière inaccessible.

Réjouis-toi, toi qui fais couler des fleuves d'eau vive,
Réjouis-toi, image vivante de l'eau du Baptême,
Réjouis-toi, coupe puisant la joie,
Réjouis-toi, vie de joie mystérieuse.

R/ Réjouis-Toi, Épouse inépousée, Alléluia, Alléluia, Alléluia!

(je dois encore numériser et retaper la suite)

Pokrov Presvjatoj Bogoroditsy


Acathiste à la Mère de Dieu, version "officielle" :


Tropaire :
Ayant pris connaissance de l’ordre mystérieux, l’incorporel se présenta en hâte dans la maison de Joseph pour dire à l’Inépousée : Celui qui par Sa descente inclina les Cieux est tout entier contenu en toi sans changement ; Le voyant prendre en ton sein la forme du serviteur, je suis empli d’effroi et je te chante : Réjouis-toi, Épouse et Vierge. (3)

Lecture des Psaumes 109 à 117
Petite Litanie

Pendant que les célébrants se rendent au milieu de l'Église devant l'Icône de la Mère de Dieu et encensent toute l'Église, le chœur chante solennellement trois fois le Kondakion suivant:

Kondakion - Ton 8:
Que retentissent nos accents de victoire en ton honneur Invincible Reine, toi qui nous sauves des périls du combat, Mère de Dieu, Vierge souveraine! Vers toi montent nos louanges, nos chants d'action de grâce. De ton bras puissant dresse autour de nous le plus solide des remparts, sauve-nous de tout danger, hâte-toi de secourir les fidèles qui te chantent :
Réjouis-toi, Épouse et Vierge


Ikos 1 Le Premier des anges fut envoyé du ciel saluer la Mère de Dieu. Te voyant, Seigneur, prendre corps à sa voix incorporelle, il s'émerveilla et lui dit :

Réjouis-toi, par qui la joie s'est levée,
Réjouis-toi, par qui la malédiction disparaît,
Réjouis-toi, rappel d'Adam déchu,
Réjouis-toi, rédemption des larmes d'Eve.
Réjouis-toi, hauteur inaccessible aux pensées humaines,
Réjouis-toi, profondeur invisible aux yeux des anges.
Réjouis-toi, car tu es le trône du Roi,
Réjouis-toi, qui portes Celui qui porte l'univers.
Réjouis-toi, étoile qui nous montres le Soleil,
Réjouis-toi, sein de l'incarnation de Dieu.
Réjouis-toi, par qui la création est renouvelée,
Réjouis-toi, par qui le Créateur se fait petit enfant.
Réjouis-toi, Épouse et Vierge

Kondakion 2
La Sainte, qui se savait vierge, dit à Gabriel : Il est difficile à mon âme de recevoir ce que tu dis. Comment m'annonces-tu qu'un enfant naîtrait d'une conception sans semence, disant :
Alléluia

Ikos 2 La Vierge, cherchant à comprendre la science inconnue, dit au serviteur : comment est-il possible qu'un fils naisse d'un corps vierge, dis-moi ? Et lui, dans la crainte, lui répondit :

Réjouis-toi, initiée à la volonté mystérieuse,
Réjouis-toi, foi de ceux qui recherchent le silence,
Réjouis-toi, prélude des miracles du Christ,
Réjouis-toi, sommet de sa doctrine.
Réjouis-toi, échelle céleste par laquelle Dieu descendit,
Réjouis-toi, pont qui mènes de la terre au ciel.
Réjouis-toi, merveille que chantent les anges,
Réjouis-toi, blessure que pleurent les démons.
Réjouis-toi, qui as ineffablement enfanté la Lumière,
Réjouis-toi, qui à personne n'as enseigné comment.
Réjouis-toi, qui dépasses la connaissance des sages,
Réjouis-toi, qui éclaires l'esprit des fidèles.
Réjouis-toi, Épouse et Vierge

Kondakion 3
La puissance du Très-Haut couvrit de son ombre la Vierge, et elle conçut. Et son sein se révéla être un champ fertile donné à ceux qui veulent récolter le salut, et qui chantent :
Alléluia

Ikos 3 La Vierge qui portait Dieu s'en alla vers Élisabeth. Et l'enfant de celle-ci, reconnaissant aussitôt la salutation de Marie se réjouit, et par ses sauts comme des chants, dit à la Mère de Dieu :

Réjouis-toi, sarment qui donnes le germe immortel,
Réjouis-toi, qui gardes le fruit inaltérable,
Réjouis-toi, qui cultives Celui qui cultive l'amour de l'homme,
Réjouis-toi, qui plantes Celui qui plante notre vie.
Réjouis-toi, terre qui fais croître la richesse des compassions,
Réjouis-toi, table qui portes l'abondance du rachat.
Réjouis-toi, car tu couvres de fleurs la prairie des délices,
Réjouis-toi, car tu prépares le refuge des âmes.
Réjouis-toi, parfum de l'intercession,
Réjouis-toi, pardon du monde entier.
Réjouis-toi, bienveillance de Dieu pour les mortels,
Réjouis-toi, audace des mortels en Dieu.
Réjouis-toi, Épouse et Vierge

Kondakion 4
Assailli par la tempête des doutes, le sage Joseph était troublé. Il te regardait, toi qui n'étais pas mariée, et soupçonnait une union secrète, ô Immaculée. Mais apprenant que tu avais conçu de l'Esprit Saint, il dit :
Alléluia

On répète le Kondakion :
Que retentissent nos accents de victoire en ton honneur Invincible Reine, toi qui nous sauves des périls du combat, Mère de Dieu, Vierge souveraine! Vers toi montent nos louanges, nos chants d'action de grâce. De ton bras puissant dresse autour de nous le plus solide des remparts, sauve-nous de tout danger, hâte-toi de secourir les fidèles qui te chantent :
Réjouis-toi, Épouse et Vierge

Lecture du psaume 119.
Petite litanie.
Kondakion : Que retentissent nos accents…

Pendant ce kondakion se fait l'encensement de l'icône de la Mère de Dieu, de l'iconostase et du peuple (petit encensement).

Ikos 4 Les bergers entendirent les anges qui chantaient l'avènement du Christ dans la chair. Ils allèrent vers le Pasteur et Le virent comme un agneau paissant sur le sein de Marie, qu'ils célébrèrent :

Réjouis-toi, Mère de l'Agneau et du Pasteur,
Réjouis-toi, bercail des brebis spirituelles.
Réjouis-toi, qui nous défends contre les ennemis invisibles,
Réjouis-toi, qui nous ouvres les portes du paradis.
Réjouis-toi, car les cieux se réjouissent avec la terre,
Réjouis-toi, car la terre exulte avec les cieux.
Réjouis-toi, bouche des apôtres qui ne se tait jamais,
Réjouis-toi, courage invincible de ceux qui remportent le prix du combat.
Réjouis-toi, ferme colonne de la foi,
Réjouis-toi, connaissance lumineuse de la grâce.
Réjouis-toi, par qui l'enfer fut dépouillé,
Réjouis-toi, par qui nous avons revêtu la grâce.
Réjouis-toi, Épouse et Vierge

Kondakion 5
Les mages voyant l'étoile qui les menait à Dieu suivirent sa lumière. La portant comme un flambeau, ils allèrent s'enquérir du Roi tout-puissant. Enfin, atteignant l'Inaccessible, ils se réjouirent et Lui dirent :
Alléluia

Ikos 5 Les enfants des Chaldéens virent dans les mains de la Vierge Celui qui de ses mains avait créé les hommes. Comprenant qu'Il était le Maître, bien qu'Il eût pris la forme de l'esclave, ils L'honorèrent de leurs dons et dirent à la Toute-bénie :

Réjouis-toi, Mère de l'Astre sans déclin,
Réjouis-toi, aube du jour mystique.
Réjouis-toi, qui éteins la fournaise du mensonge,
Réjouis-toi, qui éclaires les initiés au mystère de la Trinité.
Réjouis-toi, qui enlèves son empire au tyran inhumain,
Réjouis-toi, qui révèles le Christ, le Seigneur qui aime l'homme.
Réjouis-toi, qui nous libères des cultes barbares,
Réjouis-toi, qui nous délivres de la boue de nos œuvres.
Réjouis-toi, qui as aboli l'adoration du feu,
Réjouis-toi qui éteins la flamme des passions.
Réjouis-toi, guide de la sagesse des fidèles,
Réjouis-toi, allégresse de toutes les générations.
Réjouis-toi, Épouse et Vierge

Kondakion 6
Les mages devenus prédicateurs portant Dieu retournèrent à Babylone. Ils accomplirent ton oracle, et Te prêchèrent à tous, ô Christ. Ils quittèrent Hérode le menteur qui ne savait pas chanter :
Alléluia

Ikos 6 Lumière de la vérité qui brilla sur l'Égypte, Tu chassas les ténèbres du mensonge. Car ses idoles ne purent supporter ta force, ô Sauveur, et tombèrent. Et ceux qui furent délivrés d'elle dirent à la Mère de Dieu :

Réjouis-toi, qui redresses les hommes,
Réjouis-toi, qui renverses les démons.
Réjouis-toi, qui as foulé l'erreur du mensonge,
Réjouis-toi, qui as dénoncé la ruse des idoles.
Réjouis-toi, mer qui as englouti le pharaon spirituel,
Réjouis-toi, pierre qui abreuves ceux qui ont soif de la Vie.
Réjouis-toi, colonne de feu qui conduis ceux qui sont dans les ténèbres,
Réjouis-toi, refuge du monde plus vaste que les nuées.
Réjouis-toi, nourriture qui succèdes à la manne,
Réjouis-toi, servante des saintes délices.
Réjouis-toi, terre promise,
Réjouis-toi, de qui coulent le miel et le lait.
Réjouis-toi, Épouse et Vierge

Kondakion 7
A Siméon qui allait quitter ce siècle menteur, Tu T'es donné comme un enfant. Mais Tu Te fis aussi connaître à lui comme Dieu parfait et il s'émerveilla devant ton ineffable sagesse, disant :
Alléluia

Ikos 7: A nous qui avons été créés par Lui, le Créateur en se révélant révéla la nouvelle création. Il a fécondé le sein qui ne fut pas ensemencé et le garda vierge, afin que voyant le miracle, nous puissions le célébrer, en disant :

Réjouis-toi, fleur de l'incorruptibilité,
Réjouis-toi, couronne de la tempérance.
Réjouis-toi, qui as éclairé la figure de la résurrection,
Réjouis-toi, qui as révélé la vie angélique.
Réjouis-toi, arbre dont les bons fruits nourrissent les fidèles,
Réjouis-toi, bois qui à l'ombre de ses feuilles protège tant d'êtres.
Réjouis-toi, qui as conçu le Guide des égarés,
Réjouis-toi, qui as enfanté le Rédempteur des captifs.
Réjouis-toi, qui pries le juste Juge,
Réjouis-toi, pardon de tant de fautes.
Réjouis-toi, qui revêts de confiance ceux qui sont nus,
Réjouis-toi, tendresse plus forte que tous les désirs.
Réjouis-toi, Épouse et Vierge

Kondakion 8
Nous qui avons vu l'étrange enfantement, élevons notre esprit vers le ciel, devenons étrangers au monde. Car c'est pour cela que le Dieu Très-Haut s'est révélé sur terre comme un homme humble, voulant attirer vers la hauteur ceux qui Lui disent :
Alléluia

Ikos 8 : Le Verbe indescriptible était tout entier parmi ceux d'en-bas, mais Il n'avait pas quitté ceux d'en-haut. Car la descente divine ne fut pas un changement de lieu. L'enfantement se fit dans la Vierge qui reçut Dieu et entendit :

Réjouis-toi, qui contiens le Dieu que rien ne peut contenir,
Réjouis-toi, porte du mystère sacré.
Réjouis-toi, message incompris des incroyants,
Réjouis-toi, gloire incontestable des fidèles.
Réjouis-toi, char de Celui que portent les chérubins,
Réjouis-toi, demeure glorieuse de Celui que portent les séraphins.
Réjouis-toi, qui as rendu les contraires identiques,
Réjouis-toi, qui as uni la virginité et l'enfantement.
Réjouis-toi, par qui fut abolie la transgression,
Réjouis-toi, par qui fut ouvert le paradis.
Réjouis-toi, clef du royaume du Christ,
Réjouis-toi, espérance des biens éternels.
Réjouis-toi, Épouse et Vierge

Kondakion 9
Le chœur des anges s'émerveillait devant le grand œuvre de ton incarnation humaine, car il voyait le Dieu inaccessible devenir un homme accessible à tous, vivant avec nous et entendant de tous :
Alléluia

Ikos 9 Les plus éloquents orateurs sont des poissons muets devant toi, Mère de Dieu, car ils ne peuvent dire comment tu es demeurée vierge et as enfanté, mais nous, admirant le mystère, nous disons dans la foi :

Réjouis-toi, calice de la Sagesse de Dieu,
Réjouis-toi, trésor de sa providence,
Réjouis-toi, qui révèles la folie des philosophes,
Réjouis-toi, qui dénonces la confusion des raisonneurs.
Réjouis-toi, par qui les habiles disputeurs perdirent le sens,
Réjouis-toi, par qui les créateurs des mythes se flétrirent.
Réjouis-toi, qui as tranché les subtilités des Athéniens
Réjouis-toi, qui as empli les filets des pêcheurs.
Réjouis-toi, qui nous as tirés du gouffre de l'ignorance,
Réjouis-toi, qui nous as donné la lumière de la connaissance.
Réjouis-toi, navire de ceux qui veulent être sauvés,
Réjouis-toi, havre de ceux qui traversent cette existence.
Réjouis-toi, Épouse et Vierge

Kondakion 10 :
Voulant sauver le monde, le Dieu qui pare l'univers de beauté vint à lui volontairement. Dieu, Il était le Pasteur, mais pour nous, Il se fit homme comme nous. Il appela le semblable par le semblable et Il entendit en Dieu :
Alléluia


Ikos 10 : Vierge Mère de Dieu, Tu es le Rempart des vierges et de tous ceux qui accourent vers toi. Le Créateur du ciel et de la terre te forma, ô très Pure, Il demeura en ton sein et nous apprit à t'invoquer :

Réjouis-toi, colonne de la virginité,
Réjouis-toi, porte du Salut.
Réjouis-toi, qui nous mènes à la nouvelle création spirituelle,
Réjouis-toi, qui nous donnes la divine bonté.
Réjouis-toi, qui fais renaître ceux qui furent conçus dans la confusion,
Réjouis-toi, qui reprends ceux qui ont perdu l'intelligence.
Réjouis-toi, qui détruis celui qui corrompt les cœurs,
Réjouis-toi, qui enfantes Celui qui sème la pureté.
Réjouis-toi, temple du mariage sans semence,
Réjouis-toi, qui unis les fidèles au Seigneur.
Réjouis-toi, qui seule entre les vierges as nourri un enfant,
Réjouis-toi, vêtement nuptial des âmes des saints.
Réjouis-toi, Épouse et Vierge

Kondakion 11
Tous les hymnes que nous faisons monter vers l'abondance de tes compassions ne peuvent se mesurer avec elles. Quand nous apporterions des odes aussi nombreuses que le sable de la mer, Roi Saint, nous ne ferions rien qui soit digne de ce que Tu donnes à ceux qui Te disent :
Alléluia

Ikos 11: Nous voyons dans la Vierge sainte la lampe lumineuse révélée à ceux qui sont dans les ténèbres. Elle, qui alluma en elle la lumière immatérielle, nous conduit à la connaissance divine, éclairant l'esprit de son rayonnement, et est célébrée en ces paroles :

Réjouis-toi, rayon du Soleil spirituel,
Réjouis-toi, qui nous apportes la lumière sans déclin.
Réjouis-toi, éclair illuminant les âmes,
Réjouis-toi, tonnerre terrifiant les ennemis.
Réjouis-toi, car de toi S'est levée la splendeur de la Lumière,
Réjouis-toi, car de toi a coulé le Fleuve aux grandes eaux.
Réjouis-toi, qui figures le baptistère,
Réjouis-toi, qui enlèves la souillure du péché.
Réjouis-toi, bain qui laves la conscience,
Réjouis-toi, calice qui mélanges la joie.
Réjouis-toi, parfum de la bonne odeur du Christ,
Réjouis-toi, vie du festin mystique.
Réjouis-toi, Épouse et Vierge

Kondakion 12 :
Voulant remettre les dettes anciennes, le Créancier de tous les hommes vint de Lui-même vers ceux qui avaient quitté sa grâce. Il déchira la cédule de nos péchés, et Il entendit de tous :
Alléluia

Ikos 12 Chantant ton Enfant, nous célébrons en toi le Temple de la Vie, Mère de Dieu. En ton sein demeura le Seigneur qui tient l'univers dans sa main, qui nous sanctifia, nous glorifia et nous apprit à dire :
Réjouis-toi, demeure de Dieu le Verbe,
Réjouis-toi, Sainte plus grande que les saints.
Réjouis-toi, arche que l'Esprit a couverte d'or,
Réjouis-toi, trésor inépuisable de la vie.
Réjouis-toi, précieux diadème des rois fidèles,
Réjouis-toi, sainte gloire des prêtres qui aiment Dieu.
Réjouis-toi, tour inébranlable de l'Église,
Réjouis-toi, rempart indestructible du royaume.
Réjouis-toi, par qui sont élevés les trophées,
Réjouis-toi, par qui tombent les ennemis.
Réjouis-toi, guérison de mon corps,
Réjouis-toi, salut de mon âme.
Réjouis-toi, Épouse et Vierge

Kondakion 13 :
Mère toute célébrée qui as enfanté le Verbe qui est plus saint que tous les saints, reçois cette prière, délivre-nous de tous les malheurs et libère de la damnation à venir ceux qui disent :

Alléluia, Alléluia, Alléluia.

Et de nouveau l’ikos 1 et le kondakion 1
[......]



Source et texte complet (5ème Samedi du Grand Carême ou "Samedi de l'Acathiste"):
http://www.forum-orthodoxe.com/~forum/viewtopic.php?t=2273


Il existe plusieurs traductions française de l'Hymne Acathiste à la Mère de Dieu.
En voici encore une autre :
http://www.forum-orthodoxe.com/~forum/viewtopic.php?t=1804
Du fait de la diversité des traductions, et de leur poésie propre, il n'y a pas à proprement parler de "partition de l'Hymne Acathiste à la Mère de Dieu" qui soit généralisée.

Et une page fort complète en anglais, avec subdivisions pour le chant semaine après semaine pendant le Grand Carême, etc
http://pages.prodigy.net/frjohnwhiteford/akathistforlent.htm


Kazanskaya Moskovskaia

Metr. Stylianos: A l'occasion des salutations à la très sainte Mère de Dieu - explication et méditation de l'archevêque Grec-Orthodoxe d'Australie.


01 décembre 2006

CHRONOLOGIE SOMMAIRE ILLUSTRÉE DU PLAINT-CHANT OCCIDENTAL JUSQUE L'AN MIL

Liminaire
1. Ceci est une très libre adaptation de l'article : "SUMMARY CHRONOLOGY OF WESTERN PLAINCHANT TO 902" :
http://www.music.umd.edu/Faculty/haggh-huglo/barbsev.html
par Barbara Haggh-Huglo, Associate Professor of Music, University of Maryland, College Park
http://www.music.umd.edu/Faculty/haggh-huglo/Je me suis servi de l'article comme d'un fil conducteur : j'ai adapté et enrichi l'ensemble, et l'ai bien entendu illustré.
2. Cet article parle principalement du "chant romain". Chez nous, il y avait surtout le chant gallican. On en retrouve quelques bribes éparses dans les anciens chants "aquitains", dans les influences au sein du chant "grégorien", etc, mais seuls des spécialistes peuvent encore nous faire retrouver la splendeur d'antan. Il appartient pourtant en plein, lui, au génie culturel propre de nos ancêtres, tant en matière d'adaptation que de création.3. Qu'il s'agisse de chant grégorien, romain, gallican, etc, l'interprétation des antiques manuscrits est et restera toujours affaire de spécialistes. Et qui dit spécialistes, dit "disputes" et discussions. Le néophyte voire même l'amateur éclairé resteront toujours entre 2 feux. Et que dire de l'évêque qui doit décider pour son diocèse?..
4. Pour en apprécier la qualité du contenu, cette "ligne du temps" ou chronologie sommaire sera idéalement placée en perspective des évolutions dans le domaine du chant, de l'écrit, de l'architecture religieuse, etc, dans l'Orient Chrétien - il est utile de comparer avec la même époque respectivement en milieu Syriaque, Copte puis Hellénistique (ou Byzantin).
Nous avons tous les images de la basilique Sainte-Sophie au moins en mémoire. Majestueuse. Mais du 6ème siècle.En 316, Constantin-le-Grand faisait construire une immense basilique dans sa capitale réelle de l'époque, Trêves - actuellement Triër en Allemagne, et à l'époque en Belgica Prima. Cette basilique est toujours là (comme quantité de majestueux bâtiments comme la Porta Nigra, le pont de la Moselle qui sert à présent pour des dizaines de milliers de voitures & camions quotidiens, etc).
On n'avait pas fait venir des milliers d'artisans et ouvriers d'Orient pour la réaliser : nos ancêtres en étaient parfaitement capables. Et si je ne m'abuse, de cette taille, c'est la plus ancienne basilique existante au monde.
Voyez l'histoire, voyez ce que nos ancêtres avaient et faisaient, et comparez à partir du second millénaire, la chute progressive mais bien réelle. Qui pourrait nier?
*-*-*-*-*-*
Vers 33 après Jésus-Christ, dans une "chambre haute", dans ce Cénacle à Jérusalem, naissance de l'Église du Christ. Catholique dès le premier instant, puisqu'Église en plénitude – le terme "catholique" ne voulait donc pas dire "universel" dans le sens géographique, état inexistant avant le 20ème siècle. Orthodoxe dès le premier instant, puisqu'adorant le vrai Dieu de manière vraie, droite, dans la vraie et unique Foi.
Héritière de la Synagogue et du Temple, sa Liturgie en sera la directe continuation. Son chant aussi.
Anticipons : au 9ème siècle, dans le chant dit "grégorien", en France, on trouve trace du "ton Peregrinus". On le retrouvera dans le "Sarum" anglais au 16ème siècle.
Des années de musicologie l'ont classé – quoique toujours avec discussions! - comme une évolution du chant synagogal, et non comme une nouveauté.
Quel type de chant utilisaient les premiers évangélisateurs dans les Gaules?
Pas plus qu'il n'existe encore de document écrit de cette période, en dehors de brefs fragments des saintes Écritures et de quelques Pères Apostoliques, nous n'avons pas le moindre document parlant de la partie musicale. La Liturgie est décrite à Rome par saint Justin, le philosophe & martyr venu de Samarie, dans sa Première Apologie adressée au Sénat et à l'empereur. Mais pas un mot sur la musique. Les évangélisateurs comme les pèlerins prosélytes revenant de Terre Sainte ne devaient pas utiliser autre chose que le "connu" – le chant du Temple. Ce "Peregrinus" est notre greffe de Sion!

313 Édit de Milan émis par l'empereur romain Constantin-le-Grand : Les Chrétiens sortent des Catacombes. En fait, contrairement aux actes officiels de l'Empire Romain, cet événement n'a pas d'acte écrit, malgré son importance capitale. Et certains historiens fixent cela à 312. De toute évidence, "l'édit" en question a dû avoir été un "modus vivendi" tacite, et non pas une décision écrite. Cette dernière aurait déclenché une révolution interne sans précédent : l'empereur était "pontifex maximus", souverain pontife du grand culte païen, dont il était un des dieux, rien de moins. En tant que tel, le système économique, politique, social, judiciaire, tout était centré sur lui. Un tel édit par écrit aurait tout détruit!
"Donation de Constantin", Bibliothèque du Vatican
Tableau du célèbre faux utilisé pour prétendre à un mythique pontificat universel.

325 Premier Concile Oecuménique à Nicée

354 Première célébration de Noël à Rome


373 Ambroise (+ 397) devient évêque de Milan, introduit la Psalmodie (d'origine orientale)

vers 390 Introduction du chant de l'Alléluia dans l'Église de culture latine

Fin du 4ème siècle Récit par Égérie de son voyage à Jérusalem, dans lequel elle
mentionne le chant des antiphonaires, des hymnes et Psaumes
"Égérie, une grande dame venue d'Occident, s'est rendue à Jérusalem en 381 ; pendant trois ans, elle a visité tous les lieux saints du Proche-Orient chrétien, non seulement en Palestine, mais aussi en Égypte, dans le Sinaï, en Transjordanie, en Syrie. De Constantinople, où elle faisait étape après son périple, elle écrit à des correspondantes d'Occident le récit de son voyage, décrivant tous les lieux saints qu'elle a visités et, de manière particulièrement détaillée, la liturgie qu'elle a vu célébrer dans les sanctuaires de Jérusalem. C'est un des rarissimes écrits que l'Antiquité nous ait laissé d'une femme. Un récit savoureux, qui révèle une personnalité, une mine de renseignements sur les débuts du pèlerinage chrétien au Proche-Orient, un témoin important du latin parlé au IVe siècle : ces qualités lui ont valu, depuis sa découverte il y a un peu plus d'un siècle, de nombreux lecteurs."

en latin & anglais :
http://users.ox.ac.uk/~mikef/durham/egeria.html

en français :
http://www.editionsducerf.fr/html/fiche/fichelivre.asp?n_liv_cerf=889
406 Mort de Prudence (Prudentius), compositeur d'hymnes

vers 415 Mort de Nicetas de Remesiana, qui a écrit un sermon sur l'utilité des hymnes, et est un des 2 potentiels auteurs du "Te Deum" chanté encore de nos jours (p. ex. dans le Saint Colman Prayer Book, Église Orthodoxe Russe Hors Frontières), saint Ambroise de Milan étant l'autre.

420 Mort de Jérôme, auteur d'une version latine de la Bible, appelée la Vulgate, traduction de l'hébreux et du grec vers le latin. Les versions ultérieures, même différentes de la sienne en des points-clés, portent le même nom.

Vers 425 Martianus Capella, "Mariage de Philologie et Mercure"

431 3ème Concile Oecuménique, Éphèse, confirme le titre de Theotokos donné à la Vierge Marie par les Chrétiens depuis plusieurs siècles

431 Mort d'Augustin d'Hippone, auteur de la "Cité de Dieu" et d'un traité sur la musique (parmi ses 1600 autres oeuvres!)
vers 450 "Carmen Paschale", de Sedulius (ou Sechnall) et l'hymne "A solis ortus cardine"

480 Mort de Sidoine Apollinaire, qui parla de la musique et des arts libéraux dans ses nombreuses oeuvres écrites

5ème siècle Preuve du chant antiphoné et avec responsorial à Rome

517 "Laus Perennis" ou louange perpétuelle introduite au monastère Saint-Maurice d'Agaune

524 Boèce, auteur du "De institutione musica", mis à mort à Pavie (525)
http://www.fh-augsburg.de/~harsch/Chronologia/Lspost06/Boethius/

529 Benoît de Nursie fonde le monastère de Montecassino; après 535, il publie sa Règle (de saint Benoît)


566 Mort de saint Nicetius, évêque de Trêves (De vitis Patrum, xvii)
"De laude et utilitate spiritualium canticorum, quae fiunt in ecclesia Christiana"

milieu du 6ème siècle Calcidius et Fulgence de Ruspe écrivent des oeuvres à propos de la musique

589 Concile de Toledo: les Wisigoths proclament leur conversion au Christianisme orthodoxe.. temporairement..

vers 600 L'évêque d'Auxerre encourage l'adoption du martyrologe hiéronymien (calendrier des martyrs attribué à saint Jérôme)

6ème siècle Psautier de Saint Germain de Paris, BNF Lat. 11947

585 Mort de Cassiodore, auteur des "Institutions Divine et humaine"

597 La mission du pape de Rome Grégoire le Grand

arrive en Angleterre, dans le Kent, conduite par le moine Augustin, futur premier évêque de Canterbury. Décès de saint Columba d'Iona

6ème siècle Classé arbitrairement ici mais en réalité, inclassable. Cela ne peut qu'être intimement lié à l'évangélisation de l'Écosse et des terres des Gaëls par saint Columba d'Iona. Actuellement pratiqué par un certain nombre de Presbytériens (Protestants) des Hébrides et du nord de l'Écosse. C'est si archaïque, si culturellement lié, que cela ne peut pas ne pas avoir des racines extrêmement lointaines. Nous devions bien avoir "quelque chose du genre" dans les Gaules, au nord de la Loire tout était encore largement de culture "celtique", même mélangée à celle des Romains - et encore, il faut voir ce qu'on appelle "culture des Romains", puisque les légions romaines étaient composées de nombre de soldats originaires de peuplades orientales. Avis personnel, je trouve à ce chant gaélique des accents justement très orientaux, "syriens ou quelque chose du genre". Je n'ai hélas pas encore trouvé d'étude en français explorant ce domaine. L'absence de partitions, même avec neumes, la transmission essentiellement de chantre à chantre ("precentor"), ne favorise pas le travail des experts.
Écoutez ce Psaume 57 en gaélique
Vous trouvez ici d'autres extraits :
http://www.ridge-records.com/03listen_salm.htm


597-625 Évangélisation des Saxons installés en Angleterre à la place des populations originelles, les peuplades Celtiques et déjà Chrétiennes chassées à partir du milieu du 5ème siècle.

Vers 600 mort de Venance Fortunat, évêque, poète, hagiographe et compositeur d'hymnes

Vers 600 Fondation de la Schola cantorum à Rome

604 Mort du pape de Rome Grégoire 1er, à qui est attribuée honorifiquement la compilation d'un Sacramentaire Grégorien.

609 Fondation du monastère de Luxeuil par saint Columban

612 Fondation du monastère de Bobbio par saint Columban; Saint Gall, son disciple, fonde son ermitage en Suisse, sur lequel sera fondé le monastère de Sankt-Gallen, par saint Otmar (+ 759)
636 Mort d'Isidore de Séville, auteur des "Etymologies" et du "De ecclesiasticis officiis"
"Les voix claires (perspicoe voces) sont celles qui s'étendent bien, et qui remplissent l'espace comme le son des trompettes. Les voix fines (subtiles voces) sont celles où il n'y a pas de souffle, comme une voix infantile, ou de femme, ou de malade, comme dans un instrument à cordes. Leurs cordes toutes fines en effet donnent des sons faibles et grêles. Les voix grasses (pingues voces) sont celles où il y a beaucoup de souffle, comme dans les voix viriles. La voix aiguë (acuta vox) est faible et haute, comme on le voit dans les cordes. La voix dure (dura vox) est celle qui émet un son violent, comme le tonnerre, ou comme l'enclume lorsqu'un marteau frappe durement le fer. La voix âpre (vox aspera) est rauque, et se dissipe en un grand nombre de sons discordants. La voix aveugle (coeca vox) est celle qui s'éteint dès qu'elle est émise, qui s'étouffe et ne résonne pas longtemps, comme dans les percussions. La voix douce (vinnola) est légère, molle et flexible; elle est ainsi appelée de vinno, c'est-à-dire concinno mollet flexo: chant doucement infléchi. Mais la voix parfaite est haute, suave et claire: haute pour qu'elle puisse atteindre les tessitures aiguës, claire pour qu'elle comble les oreilles, suave pour caresser les âmes de ceux qui écoutent. S'il lui manque une de ces trois qualités, ce n'est pas une voix parfaite."
Saint Isidore de Séville - Étymologies, livre III.
Vers 650 Fondation de Saint-Emmeram à Ratisbone (Regensburg)

651 Fondation de Fleury-sur-Loire, où arriveront en 653 les reliques de saint Benoît de Nursie


657-661 Fondation de l'abbaye royale de Corbie

664 Synode de Whitby, présidé par l'abbesse Hilda : sous l'influence des "partisans romains", Ronan, abbé d'Iona, et Wilfrid, futur évêque d'York et multiplement exilé à Rome, les pratiques liturgiques & coutumes monastiques romaines sont imposées par le roi Oswy en remplacement des pratiques d'origine Irlandaises.

Vers 669-671 L'évêque Théodore de Canterbury, un Grec de Rome, importe le Rite Romain en Angleterre

680-91 "Antiphonarium Benchorense", antiphonaire composé au monastère de Bangor en Irlande et apporté à Bobbio

690-700 Ordo Romanus I

697 Une partie des Églises en Irlande adopte le Rite Romain. Certes! Mais le Missel de Stowe, au 9ème siècle, est là pour montrer que ça sera loin d'être majoritaire avant le Synode de Kells (1153), présidé par Malachie (l'ami de Bernard de Clairvaux). C'est le Synode "cercueil" pour l'Église "Celtique" et Orthodoxe, Synode où ce Rite Romain sera imposé à tous. Cette imposition deviendra totale 20 ans plus tard, l'Irlande ayant été envahie en 1171 par le roi Henry II Plantagenèt, suite à la bulle "Laudabiliter" du pape de Rome (en schisme) Adrien IV (en 1155) lui "donnant" cette île pourtant souveraine. Mais c'est une autre histoire.

7ème siècle La schola cantorum de Rome compose des Propres pour la Messe pour les fêtes du Temporel et du Sanctoral, et pour la Dédicace d'une église (le Pantheon, lieu de sépulture de martyrs Chrétiens, a été dédicacé en 610, selon la théorie de McKinnon)

Vers 700 Lectionnaire dit de Luxeuil
Production littéraire de Luxeuil encore existante :
Lectionnaire dit de Luxeuil, Bibliothèque nationale, Lat. 9427. (la paléographie nie l'attribution)
Commentaire d'Ézéchiel par Saint Grégoire (2e quart du VIIe siècle. Bibliothèque de Saint-Pétersbourg).
Missale Gothicum, sacramentaire produit vers 700. Vatican, Reg. Lat. 317.
Codex Ragyntrudis, textes des Pères de l'Église, Bibliothèque de la cathédrale de Fulda (Hesse, Allemagne).
Oeuvres de saint Augustin, bibliothèque de Wolfenbüttel (Basse-Saxe, Allemagne)

Avant 716 Codex Amiatinus (première Bible en un seul volume) composé à Jarrow
Après 754 Fondation du monastère de Reichenau

726-843 Débats à propos de l'iconoclasme

735 Décès du Vénérable Bède
747 Un Concile recommande l'Usage Romain en Angleterre, suivant une copie de l'antiphonaire de Grégoire que l'on trouvait alors en Angleterre. Un écrit attribué à Egbert d'York (+ 766) mentionne un tel manuscrit
Vers 700-750 "Anonymus ad Cuimnanum", un manuel de grammaire, peut-être écrit en Northumberland, avec d'autres textes y compris le commentaire du Pseudo-Sergius sur Donatus - manuscrit discuté par Peter Jeffery à AMS 2003 :
http://www.ams-net.org/Abstracts/2003-Houston.pdf
"Une nouvelle source de l'ancien antiphonaire Anglo-Saxon
(A New Source of the Early Anglo-Saxon Antiphoner)
Peter Jeffery
Princeton University
Les auteurs Anglo-Saxons des 7ème et 8ème siècles ont été les premiers à manifester une conscience d'un répertoire distinct de chant Romain, et à attribuer le chant Romain au pape Grégoire. Des sources bien connues décrivent comment Jean, l'archichantre de Saint-Pierre de Rome, vint en Angleterre pour y enseigner le chant, et disent qu'il aurait écrit un manuscrit de l'antiphonaire romain. Peu de chose existe encore de cet antique répertoire Anglo-Saxon dérivant de celui de Rome, cependant, car il a été supplanté par la familière recension Franque-Carolingienne du chant grégorien. De petites collections d'antiphonaires peuvent être restaurées via des écrits de piété latine; d'autres antiphonaires sont préservés par des gloses poétiques Anglo-Saxonnes de parties de la Liturgie. Sur une feuille de garde volante d'un manuscrit Anglo-Saxon du 8ème siècle de traités de grammaire, on trouve des listes de lectures liturgiques et d'antiphonaires écrites par une main Anglo-Saxonne contemporaine. Le principal du document est similaire en structure à l'Ordines Romani 13 et 14, mais différent en contenu. On peut cependant démontrer que ce texte inconnu a été une source pour l'Ordus Romanus 34, préservé dans ce même manuscrit comme dans le Graduel de Bruxelles, du 8ème siècle, qui a ses propres liens Anglo-Saxons. A côté du principal du document, on trouve de courtes listes d'antiphonaires et de Psaumes pour la Semaine Sainte et d'autres occasions. Le matériau inclut quelques textes auparavant inconnus, mais dans l'ensemble, il représente un type romain de Liturgie. Cependant, quelques éléments archaïques nous donnent de nouvelles informations au sujet du développement de la Liturgie à Rome, et confirme que ceci est en effet un des plus anciens témoins de la tradition du chant Romain."

751 Ouvrant la dynastie des Carolingiens, Pépin le Bref devient le premier roi Franc à recevoir le sacre par onction lors de son couronnement
752-754 Visite du pape Etienne de Rome en Francie : début de la politique d'introduction du chant Romain dans le nord754-760 Le pape de Rome envoie des chantres pour enseigner le chant romain à l'abbaye de Saint-Denis et ensuite à Rouen

754-756 Chrodegang de Metz compose une excellente Règle pour les chanoines;
il introduit une version modifiée du chant Romain, mélangée avec le chant Gallican. C'est ce qui aboutira au chant dit "grégorien".
Très haute technicité de rigueur pour la construction d'une église : l'acoustique du chant messin le demandait. Voyez ces "pots de résonance" retrouvés à Metz, restant d'un chancel (ancêtre de notre jubé).









757 Inventé par Ktesbios d'Alexandrie au 3ème siècle avant Jésus-Christ,
l'empereur de Constantinople, Constantin II "Copronymos", offre un orgue au roi des Francs, Pépin le Bref. Il sera placé dans l'église Saint-Corneille à Compiègne.
Cet instrument avait disparu d'Occident suite aux invasions barbares du 3ème siècle. En Orient, il restera un instrument pour cultuel pour l'empereur, et surtout un instrument de prestige, jusqu'à la chute de Constantinople en 1453. Vu cet aspect "prestige", jusqu'il y a quelques décennies, et l'Église Orthodoxe n'étant quasiment plus que "Byzantine", il n'y avait plus d'utilisation de l'orgue (ou d'autres instruments de musique); cela a commencé à changer avec des conversions de congrégations entières, à commencer avec des Luthériens en Russie, 19ème siècle; puis les Grecs installés en Amérique du Nord ont repris l'orgue. Mais le plaint-chant ne gagne pas avec l'usage de l'orgue.

Exceptionnel : voir et entendre un hydraulis, l'ancêtre de l'orgue moderne, et probable ressemblance à ce que Pépin le Bref a dû recevoir en cadeau de Constantinople :
http://64.84.11.109/arch/hydraulis_56k.wmv

758-63 Lettre du pape de Rome Paul Ier à Pépin le Bref, accompagnant un don de livres comportant un Antiphonaire et un Responsarium.

761-67 Lettre du pape de Rome Paul Ier à Pépin le Bref au sujet de l'instruction qui lui a été donnée par Siméon, prieur de la schola cantorum
760-770 Compilation du Sacramentaire Gélasien à Saint-Pierre de Flavigny (ou à Chelles?) – le manuscrit MS Reginensis 316.
http://booleweb.ucc.ie/search/subject/speccol/sc-series.htm
"Son éditeur le plus récent, Mohlberg (Rome, 1960), a rendu son titre original au manuscrit : Liber Sacramentorum Romanae Aeclesiae Ordinis Anni Circuli. Bischoff croit (et Lowe acquiesce) qu'il a été composé dans le scriptorium du couvent de Chelles, près de Paris, dont l'abbesse était Gisèle, soeur de Charlemagne, et vieille amie d'Alcuin. Reg 316 est divisé en 3 parties distinctes : le livre 1 contient les formulaires de la Messe pour la Veillée de Noël jusqu'à l'Octave de la Pentecôte; le livre 2 contient le Sanctoral de toute l'année, le Commun des Saints, et un appendice pour les Messes de l'Avent; le livre 3 contient une série bien connue de 16 Messes dominicales (qui ont été reprises dans le Missel Romain), le Canon de la Messe, une série de Messes votives et diverses bénédictions. Diverses interpolations d'origine gallicane se trouvent dans le corps du livre et ont été l'objet d'un sérieux examen par Chavasse (voir catalogue pour les références complètes, 2 vol.) Ce n'est pas l'oeuvre du pape de Rome Gélase Ier, bien qu'elle puisse contenir des prières et des préfaces isolées qui sont de lui et qui ont été incorporées dans le corps du texte, peut-être via le Sacramentaire Léonien.
Le point-de-vue de Chavasse est que la source romaine du Reg 316, qui est à présent perdue, a aussi fourni matière pour le Sacramentaire Grégorien. Tous les érudits ne s'accordent pas avec lui [sur ce point]."

768-814 Règne de Charlemagne (
Carolus Magnus, 3 couronnements, en 768, 771 et 800)779-796 Manuscrit associé à Paul Diacre, contenant la plus ancienne description carolingienne des arts libéraux

7ème-8ème siècle Antiphonaire palimpseste en Italie du Nord

Fin du 8ème siècle Missel de Bobbio, composé dans le sud-est de la Gaule, Paris, BNF Lat. 13246

Orationale de Verona, plus ancien témoin du Rite Mozarabe

772-780 Invention à Corbie (voir plus haut) de la "minuscule caroline", la célèbre écriture carolingienne qui sera présente dans tous les manuscrits d'Europe, même orientale)

774 première visite de Charlemagne à Rome


781 deuxième visite de Charlemagne à Rome

782-804 Alcuin à la court Carolingienne, appelé d'York par Charlemagne : un paragraphe sur la musique lui est attribué, de même qu'une série de Propres de Messes votives

783 D'après Paul Diacre, Chrodegang de Metz instruit son clergé en chant Romain (voir plus haut)
785-791 Le pape de Rome donne à Charlemagne une copie du Sacramentaire Grégorien du type connu sous le nom d'Hadrianum (une copie directe de ce manuscrit existe encore à Cambrai)787 Troisième visite de Charlemagne à Rome : dispute entre les chantres Francs et Romains

789 "Admonitio generalis"

[Ce capitulaire "admonitio generalis" ordonne que dans chaque évêché et chaque abbaye "on enseigne les Psaumes, le chant, les notes, le comput, la grammaire". Le comput est un ensemble d'opérations permettant de calculer chaque année les dates des fêtes religieuses mobiles et particulièrement la date de la Fête de Pâques.]
790-799 Construction du palais de Charlemagne à Aix-la-Chapelle / Aachen
790-800 Ordo Romanus IV

790-814 Angilbert, abbé laïc de Saint-Riquier (anciennement abbaye de "Centula"); tonaire de Saint-Riquier

798 Leidrade, évêque de Lyon, fait rebâtir sa cathédrale et introduit le chant Romain selon l'usage de Metz


Seconde moitié du 8ème siècle "Liber Glossarum" compilé à Corbie ou à Chelles : définitions de la musique par Isidore, Augustin d'Hippone, Varro et d'autres

Fin du 8ème siècle fragments d'Antiphonaire de Saint-Gall et Lucca

Vers 800 traité de grammaire du Pseudo-Sergius, un auteur Irlandais anonyme : "nota", signes prosodiques, que l'on retrouvera chez Aurielien dans son traité vers 850 (cfr plus bas)

800 Théodulfe d'Orléans, hymne "Gloria laus et honor" pour le dimanche des Rameaux; il a aussi décrit un "arbre de la connaissance" (à savoir les 7 arts libéraux)

800 Jour de Noël – couronnement impérial de Charlemagne à Rome

Vers 800 "Gradual Blandiniensis" (sans notation), rédigé par un prêtre Irlandais vaguant, près de Liège

Vers 800 Gradual de Rheinau, écrit à Nivelles

Vers 800 Date de la plus ancienne copie connue des écrits de Calcidius sur la musique

Vers 800 Psautier Mozarabe écrit en Catalogne, que l'on retrouve repris dans le manuscrit Vic MS 258

802? Ambassade de l'impératrice byzantine Irène auprès de la court de Charlemagne. Il en entendra les chantres interpréter les antiphonaires "Veterem hominem" de l'Octave de l'Épiphanie (à l'époque, l'Orient célébrait à ce moment-là Noël) et il les fera introduire dans la Liturgie de sa court. Durant son règne, il y aura 17 ambassades du Byzantium auprès de la court de Charlemagne.

809 L'Église Franque introduit l'hérésie du "filioque" dans le Credo. Le pape de Rome Léon III protesta (en vain), fera graver dans des plaques de métal précieux les textes latin et grec du Credo original, le Symbole de la Foi non-souillé et intangible, et les fera apposer sur les portes de sa cathédrale.


813-814 Lettre de l'archevêque Leidrad de Lyon à Charlemagne, demandant un clerc pour instruire ses chantres

814-840 Louis le Pieux, fils de Charlemagne, devient empereur

















Vers 815 Benoît d'Aniane, auteur d'une réforme du monachisme Bénédictin, fait
adopter par les évêques de l'empire le Sacramentaire Grégorien du type Hadrianum, et y ajoute des suppléments

816 Premier des 3 Conciles successifs à Aix-la-Chapelle, on y impose la "Règle Bénédictine" version "Benoît d'Aniane" aux monastères dans tout l'empire carolingien (et non pas la Règle version "saint Benoît de Nursie", plus austère, stricte et respirant l'esprit de pauvreté). Il réforme le clergé des cathédrales et monastères de tout l'empire. Agobard devient évêque de Lyon et commence à en réformer la Liturgie en éliminant tous les textes non-bibliques.
Dans ce mouvement de réforme centralisatrice et uniformisante, la cantilène gallicane, dépendant de la qualité du chantre et de son interprétation, se trouve nécessairement en péril. Mais pas seulement elle. Fruit du monachisme des origines, l'érémitisme devint très suspect. Longtemps répandus dans les Gaules, les ermites vont disparaître entre 750 et 870 car ils seront combattu par le clergé carolingien. En effet, l'Église Franque, très centralisée, n'acceptait pas les pratiques qui avaient encore cours sous les Mérovingiens. Plus question pour des moines laïcs, ermites, de baptiser et donner les Sacrements en se contentant de suivre des rites d'origines diverses : il fallait tout centraliser et uniformiser.
Surtout, ces grands ascètes aux pratiques rigoureuses choquaient le clergé séculier, fort laxiste comme le montrent bien des Canons des Conciles de l'époque. Et les ermites ne se gênaient pas pour tancer vertement les abus de l'Église. Ils étaient très influents parmi le peuple. Benoît d'Aniane s'en méfiera tant qu'il fera interdire le monachisme hors du cadre contrôlé d'un monastère fermé. Ce Concile de 816 fera supprimer l'érémitisme en tant que tel. Viendra peu après une Règle spécifique pour ceux tentés par l'érémitisme "après passage obligé par le cloître" : la Règle de Grimlaïc ou "Règle pour les reclus" et qui prévoit que toute entrée dans un ermitage doit avoir l'approbation épiscopale – alors que la réforme d'Aniane détachait les monastères de l'attachement épiscopal, on voit que le but était clairement de permettre la surveillance étroite des ermites, tant durant leur prédication que leurs conseils spirituels aux visiteurs.
Quel type de chant religieux pratiquaient les ermites? Détachés du système clérical carolingien, ils devaient assurément avoir conservé le chant traditionnel gallican.

819-820 Raban Maur (Hrabanus Maurus) rédige son "De clericorum institutione", indiquant que la formation musicale doit faire partie de l'éducation Chrétienne

819-823 Amalaire de Metz, "De ecclesiastici officiis"

827 Amalaire de Metz, "De ordine antiphonarii"

Vers 820 Psautier d'Utrecht

Vers 820 Lettre de l'abbé Helisachar à l'archevêque Nidibrius de Narbonne : décrit les révisions carolingiennes à l'Antiphonaire

Vers 820 Premières gloses sur le "De Institutione musica" de Boèce

830 Amalaire de Metz, "Liber officialis"
"On a montré l’audace qu’il fallait pour entrer dans la prière du Seigneur : après que notre cœur a été purifié par les préceptes salutaires de l’Évangile et que les enseignements divins ont établi ce que nous disons à l’endroit où est écrit : Prenant le pain dans ses mains saintes et vénérables, etc., nous osons entrer dans la prière du Seigneur. Il faut observer que nous ne devons pas y accéder d’une manière présomptueuse mais avec respect et le cœur serein."
Amalaire de Metz, '' Liber officialis '' III, 29

832 L'abbé Hilduin consacre la crypte de Saint-Denis


848 Couronnement de Charles-le-Chauve comme empereur, à Orléans

843-856 Première ébauche du "Musica Disciplina" d'Aurélien de Reome : "formulas notarum"

856-859 Version finale du "Musica Disciplina" d'Aurelian


Années 880 Neumes paléo-franques dans le manuscrit de Valenciennes MS 148
(du traité d'Aurélien) et dans le manuscrit "Paris MS Lat. 2291", à savoir le Sacramentaire-Graduel de Saint-Germain-des-Près
























860
Martyrologe d'Usuard, Saint-Germain-des-Près

860 Diffusion du "Mariage de Mercure et de Philologie", de Capella, un guide pour les arts libéraux, et du Commentaire de Macrobius sur le "Rêve de Scipion" par Cicéron, qui explique la musique des sphères.

863-871 Otfrid von Weissenburg écrit la "Evangelienharmonie", en Vieux Germanique, destiné en partie pour représentation musicale (Heidelberg, MS Palat. Lat. 52)

869 Couronnement de Charles-le-Chauve à Metz, à l'occasion duquel sera réalisée la compilation du Sacramentaire de Metz
875 Charles-le-Chauve couronné empereur à Rome

Vers 877 Décès de Jean Scott Érigène (Ioannus Scottus Eriugena) qui disserta à
propos de la musique dans son Periphyseon (musique des sphères, organicum melos)
"Videsne igitur quantum generalior est Bonitas quam Essentia?
Videsne igitur Locum Tempusque ante omnia quae sunt intelligi?
Videsne igitur senariam humanae naturae discretionem?
Videsne igitur quomodo omnium substantiarum diuisio in humana natura terminatur?"
BnF MS Lat. 6734, fol. 3v
© Bibliothèque nationale de France
Periphyseon, Liber tertius, ed. Édouard Jeauneau, page 32. Corpus Christianorum Continuatio Mediaevalis 163. xl. Turnhout: Brepols, 1999. ISBN 2–503–04632–0.

877 Graduel-antiphonaire de Compiègne, avec addition postérieure de chants neumés

Vers 860-880 Sacramentaire de l'abbaye de Saint-Amand

882 Jean Hymonides, dit Jean Diacre, Monte-Cassino
"YVES CHARTIER, Professeur d’histoire de la musique à l’Université d’Ottawa, Documents pour servir à l'histoire de la théorie musicale, "S. Grégoire Ier et le chant "Grégorien" - Jean Hymonides (v. 824-av. 882) dit le Diacre, moine au Mont Cassin, Vita S. Gregorii Magni, lib. II, 6-10.
http://www.musicologie.org/publirem/hmt/hmt_hymonides.html

Vers 883 Hucbald de Saint-Amand, osb, "De harmonica institutione"
Voici son épitaphe:
"Celui qui dort dans ce tombeau, colombe simple et sans fiel,
Le Docteur qui est la fleur et la gloire tant du clergé que des moines,
C'est Hucbald ; sa renommée retentit sous tous les cieux,
Proclamée par les offices et les vies de saints qu'il composa.
C'est lui qui, trouvant à Nevers les reliques précieuses de Saint Cyrice,
Les apporta dans notre région - et qui écrivit son martyre."

9ème siècle "Liber mozarabicus sacramentorum" composé à Toledo (église de Sainte-Eulalia)
"Le Liber mozarabicus sacramentorum et les manuscrits mozarabes", ed. M. FÉROTIN, Paris, 1912
Réimpression de l'édition de 1912 et bibliographie générale de la liturgie hispanique, préparées et présentées par Anthony Ward, sm et Cuthbert Johnson, osb. ILQ 4, 1995. 728 pp.
ISBN 88-85918-97-2

9ème siècle "Orationale" wisigothique de Silos

9ème siècle Antiphonaire Palimpseste de Jumièges: Rouen, MS A 292

Vers 840-875 "Cantatorium" du nord-est de la France, à présent à Monza, trésor de la basilique San Giovanni, Cod. CIX

885 Notker de Saint-Gall, épître expliquant les lettres significatives















































Vers 890 "Musica et Scolica enchiriadis" composé à l'abbaye de Werden; Alia musica

Vers 901 Remi (Remigius) d'Auxerre, commentaire sur le 9ème Livre du traité de Martianus Capella

902 Reginon de Prüm, "Epistola de armonica institutione" et Tonaire

Vers 900 Graduel, manuscrit Chartres 47, plus ancien manuscrit entièrement annoté en neumes, probablement originaire de l'abbaye Saint-Sauveur à Redon, en Bretagne
Ménager, Armand: "Étude sur la notation du manuscrit 47 de Chartres", PalMus 11 (1912), 41-131
Benoît-Castelli et Huglo, "L'origine bretonne du graduel n° 47 de la bibliothèque de Chartres", études grégoriennes, I (1954), p. 173-178
Réédition : Paléographie musicale, XI.- GR, II (1957), p. 43.- Delaporte, Fragments.

Vers 920 Office à la Sainte Trinité, par saint Étienne de Liège

Vers 980 "Antiphonarium officii", écrit et enluminé par le moine Hartker
St. Gallen, Stiftsbibliothek, Codex 390


































































Vers 980
Messe-Antiphonaire "Hartker" de Saint-Gall, 2ème plus ancien manuscrit survivant comportant une notation musicale (neumes). Codex Sang. 339.



































































Le Credo nicéen - comme on le voit ci-après à la 6ème ligne en partant du bas, l'hérésie du "filioque" avait hélas déjà infecté cette partie de l'Europe, annonçant la très prochaine chute et disparition de l'Église en nos terres, pour des siècles
:
Cela n'enlève en rien à la valeur musicologique de l'ensemble, bien sûr.

L'Occident va tourner une page.... terrible...
il ne s'en est pas encore relevé
.
En attendant qu'y naisse la volonté de se relever, reste la musique, sans cesse à réexplorer.

*-*-*-*-*-*-*-*-*
A lire absolument!
"Les racines orientales du chant grégorien"
Dom Saulnier, de l'abbaye Saint-Pierre de Solesmes
Conférence au Festival d’Art Sacré "L’éclat de l’Orient"
Angers - Collégiale Saint-Martin, 29 octobre 2006
dom_saulnier-origine-orientale-chant-gregorien_angers29102006.pdf
(un très grand merci au p. Guy, Ecof, pour la communication du texte)

A lire et à visiter :

Luca Basilio Ricossa Professeur de Chant Grégorien au Conservatoire de Genève et à la Schola Cantorum Basiliensis
http://lrs.club.fr/index.html
avec en introduction (mp3 & texte & traduction) une antienne du manuscrit "Hartker" de Saint-Gall, 10ème siècle, pour les 2èmes Vêpres de la fête de saint Martin de Tours. Sa page "mp3" contient aussi plusieurs merveilles, même si bien sûr certaines oeuvres sont d'un contenu non-orthodoxe.


Manuscrits de Saint-Gall (Sankt Gallen) en ligne :
2006/04/manuscrits-de-sankt-gallen-en-ligne.html

http://www.omifacsimiles.com/cats/pm_so.html

http://www.abbayedesolesmes.fr/
Codex 339 de la Bibliothèque de St. Gall (PM I/1)
[Saint Gall, Stiftsbibl., 339] Le Codex 339 de la Bibliothèque de Saint-Gall (Xe siècle), Antiphonale missarum sancti Gregorii.
Paléographie Musicale, I/1. Solesmes, 1992. 25 x 33 cm, 27, 173 fac, 6 pp. (Rpt. of Solesmes, 1889 edition). Halftone of a complete 10-11th c. Gregorian gradual from the celebrated school of St. Gall. Consists of four parts: calendar, gradual, breviary (supplementing the gradual), & sacramentary. Historical introduction.

Antiphonale missarum Sancti Gregorii (PM I/10)
[Laon, Bibl., 239] Antiphonale missarum Sancti Gregorii, IXe-Xe siècle, codex 239 de la Bibliothèque de Laon.
Paléographie Musicale, I/10. Solesmes, 1992. 25 x 33 cm, 29, 178, 7 pp. (Rpt. of Tournai, 1909 edition).

Antiphonale missarum Sancti Gregorii (PM I/11)
[Chartres, Bibl. munic., 47] Antiphonale missarum Sancti Gregorii, Xe siècle, codex 47 de la Bibliothèque de Chartres.
Paléographie Musicale, I/11. Solesmes, 1972. 25 x 33 cm, 8, 134 pp. (Rpt. of Tournai, 1912 edition). Halftone. Introduction compares the notations of Chartres, St. Gall, and Metz.

Le codex 903 de la B.N. Graduel de St.-Yrieix (PM I/13)
[Paris, Bibl. Nationale, lat. 903] Le codex 903 de la Bibliothèque Nationale de Paris (XIe siècle). Graduel de Saint-Yrieix.
Paléographie Musicale, I/13. Solesmes, 1992. 25 x 33 cm, 62, 265 pp. (Rpt. of Tournai, 1925 edition). Halftone in reduced format of a Gradual once in the possession of the Chapter of Saint Martial de Limoges. Introduction into liturgy and history of Aquitanian notation.

L’antiphonaire du Mont-Renaud (Xe siècle) (PM I/16)
[Noyon, Château du Mont-Renaud] L’antiphonaire du Mont-Renaud, antiphonaire de la messe et de l’office, Xe siècle, collection privée.
Paléographie Musicale, I/16. Solesmes, 1989. 25 x 33 cm, 36, 133, xxix pp. (Rpt. of Solesmes, 1955-56 edition).

L’antiphonaire de Hartker, mss St. Gall 390-1 (PM II/1)
[Saint Gall, Stiftsbibl., 390-391] Antiphonaire de Hartker, manuscrits Saint-Gall 390-391. Nouvelle édition par Dom Jacques Froger, moine des Solesmes.
Paléographie Musicale, II/1. Solesmes, 1992. 25 x 31 cm, 87, 458 pp. (Rpt. of Solesmes, 1900/1970 edition). Halftone in reduced format. Copied c.800. With new introduction by Dom Jacques Froger.

Cantatorium No.359 de la Bibl. de St. Gall (PM II/2)
[Saint Gall, Stiftsbibl., 359] Cantatorium No.359 de la Bibliothèque de Saint-Gall, IXe siècle.
Paléographie Musicale, II/2. Solesmes, 1988. 26 x 33 cm, 23, 142, 5 pp. (Rpt. of Tournai, 1924 edition). Halftone. Introduction.

Chant grégorien ou chant messin, ou la légende contre la réalité.
http://www.mairie-metz.fr:8080/METZ/GREGORIEN/LeSite.html

Cantus, base de donnée pour le chant religieux en latin :
http://publish.uwo.ca/~cantus/

Base de données d'enluminures
http://www.enluminures.culture.fr/documentation/enlumine/fr/index3.html


School of Music
Indiana Universityhttp://www.chmtl.indiana.edu/tml/start.html
http://www.chmtl.indiana.edu/tml/3rd-5th/3RD-5TH_INDEX.html
http://www.chmtl.indiana.edu/tml/6th-8th/6TH-8TH_INDEX.html
http://www.chmtl.indiana.edu/tml/9th-11th/9TH-11TH_INDEX.html



Benedictus es Domine!