Homélie du 12 septembre 1999
(A la fin de la Divine Liturgie, un Moleben a été célébré pour l’ouverture de l’année scolaire)
Au Nom du Père, du Fils et du Saint Esprit. Amen
On m'a demandé de faire un certain nombre d’homélies sur la confession, parce que beaucoup viennent à la confession et ne répètent que ce qu'ils ont lu dans les manuels de piété ou dont d'autres personnes leur ont parlé. Et j'aimerais commencer par ce avec quoi je commence avec un enfant et attirer votre attention sur le fait que notre situation est la même.
Quand un enfant vient à la confession, il apporte habituellement sur papier ou de mémoire une longue liste, ou une courte liste, de péchés. Et quand il a fini, je dis toujours : " Est-ce que ce sont là des choses qui te brisent le cœur ? Est-ce que ce sont des choses que tu sens qui ne vont pas en toi? C'est toi qui as préparé cette confession ? Et la plupart du temps, la réponse est : "Non, ma mère m'a donné cette liste parce que ça la met en colère !" Après cela, j'ai l'habitude d'avoir une conversation avec la mère. Mais pour l'enfant, cela n'a rien à voir avec lui, ce n'est pas sa confession. C'est le jugement que les parents ont établi, des accusations contre lui. Et on pourrait demander la même chose au sujet des personnes adultes qui viennent avec des listes de péchés qu'ils ont trouvés dans des manuels, ou à qui leurs pères spirituels ont dit de prendre en considération. Et la réponse est toujours la même : ce n'est pas ma confession, mais c'est un défi qu'on m'a lancé.
Et puis, en effet, la prochaine étape consiste à demander : " Que savez-vous du Christ ? Est-ce qu'Il vous attire ? Vous l'aimez bien ? Est-ce qu'Il signifie quelque chose pour vous ?" Et la réponse est variée. Certains disent : " Non, je le connais de loin, je le connais de l'Église, de ce qu'on m'a enseigné, mais je n'ai jamais eu d'attitude personnelle envers Lui ". Alors la réponse est : " Découvrez-le. Lisez l'Évangile et essayez de découvrir ce qu'est le Christ.
Et la prochaine étape : demandez-vous : " Est-ce que je L'aime bien ? Voudrais-je être Son disciple, Son ami ?" Si la réponse est 'non', alors commencez à réfléchir à toute votre situation, parce que si le Christ ne signifie rien, si vous ne L'aimez pas, s'Il n'est pas l'image de ce que vous voudriez être, alors vous devez commencer un très très long parcours. Mais si vous pouvez dire : " Oui, je L'aime bien, je Le respecte, je L'admire. Oui, j'aimerais être son ami personnel s'Il était ici," alors ma prochaine question sera, "Savez-vous ce qu'est l'amitié?"
L'amitié consiste surtout à choisir quelqu'un parmi toutes les personnes pour être pour vous celui que vous chérissez avant tout, que vous admirez, auprès de qui vous êtes prêt à vous tenir en cas de danger ou de souci, celui à qui vous voulez donner la joie.
Posez-vous ces questions à propos du Christ ; et demandez-vous de quelle manière vous avez essayé la semaine dernière de donner de la joie au Seigneur Jésus Christ, ou de quelle manière vous avez été pour Lui une cause de douleur.
"Je l'ai aimé au point de lui donner Ma vie et Ma mort et il s'en fiche complètement. Pas pour Ma souffrance ou Ma mort, mais pour Moi..."
Si c'est la conclusion, commencez à réexaminer tout votre statut de Chrétien. Si vous pouvez dire, "oui, oui, je Le choisis comme ami," commencez à vous demander chaque jour, absolument chaque jour : qu'ai-je fait, dit, pensé, ressenti, été, qui peut être pour Lui une joie ou une douleur ?
Et quand vous viendrez à la confession, c'est ce que vous devez apporter à la confession ; entre la dernière confession et la confession d'aujourd'hui, c'est ce que j'ai été : un ami infidèle, un ami indifférent, un ami lâche, ou au contraire, non, je L'ai choisi pour mon ami et je L'ai soutenu...
Pensez en ces termes ; et nous verrons dans les homélies suivantes ce que nous pouvons penser et faire d'autre, et nous préparer à prononcer une confession qui sera la vôtre ; la vérité, le fondement de votre vie et de votre cœur, la vérité sur votre relation avec Christ. Amen.
Avant de vénérer la Croix, un Moleben sera chanté à l'occasion du début de l'année scolaire. Restez pour ça. Priez que la bénédiction et la grâce du Saint-Esprit viennent pour tous les enfants, non seulement les nôtres, mais tous les enfants du monde qui ont besoin de la lumière du Saint-Esprit, la lumière d'un cœur pur, d'un esprit pur, d'une volonté droite, et qu'ils puissent croître dans la prochaine génération de personnes qui bâtiront un monde digne de Dieu et de l'humanité.
+ Antoine de Sourozh
SERMON on 12th September 1999
(At the close of the Divine Liturgy, a Moleben was sung for the beginning of the school year)
In the Name of the Father, Son and Holy Spirit. Amen.
I was asked to give a certain number of sermons on Confession; because many come to Confession and repeat only things which they have read in manuals of devotion or which other people have told them about. And I would like to start where I start with a child and attract your attention to the fact that our situation is the same.
When a child comes to Confession, usually he brings either on paper or by memory a long list, or a short list, of sins. And when he has finished, I always say, 'Are these things which break your heart? Are these things which you feel are wrong in you? Did you invent for yourself this confession?' And most of the time the answer is, 'No, my mother gave me this list because that makes her cross!' After that I usually have a conversation with the mother. But as far as the child is concerned, it has nothing to do with him, it is not his confession. It is the judgement which the parents have established, accusations against him. And the same could be asked about grown-up people who come with lists of sins which they have found in manuals, or been told to consider by their spiritual fathers. And the answer is always the same: it is not my confession, yet it is a challenge which I was given.
And then, the next move, indeed, is to ask, 'What do you know of Christ? Does He attract you? Do you like Him? Does He mean anything to you? And the answer is varied. Some say, 'No, I know Him from afar off, I know Him from the Church, from what I was taught, but I never had a personal attitude to Him.' Then the answer is, 'Find out. Read the Gospel and try to find out what Christ is like.'
And the next move: ask yourself, 'Do I like Him? Would I wish to be His disciple, His friend? If the answer is 'no', then begin to think about your whole situation, because if Christ means nothing, if you dislike Him, if He is no image of what you would like to be, then you must start a long, long way away. But if you can say, 'Yes! I like Him, I can respect Him, I can admire Him. Yes, I would like to be His personal friend if He was here,' then my next question will be, 'Do you know what friendship is?'
Friendship consists most of all in choosing someone among all the people to be to you the one you treasure above all, whom you admire, by whom you are prepared to stand in case of danger or unpleasantness; one to whom you wish to give joy.
Ask yourself these questions with regard to Christ; and ask yourself, in what way have you tried in the past week to give some joy to the Lord Jesus Christ, or in what way have you been for Him a cause of pain.
'I have loved him to the point of giving My life and My death to him and he does not care at all. Not for My suffering or My death, but for Me ...'
If that is the conclusion, begin to re-examine all your status as a Christian. If you can say, yes, I choose Him as a friend, begin to ask yourself every day, every day: what have I done, said, thought, felt, been, which can be to Him a joy or a pain?
And when you will come to Confession that is what you must bring to Confession; between the last Confession and today's Confession this is what I have been: an unfaithful friend, an indifferent friend, a cowardly friend, or on the contrary, no, I have chosen Him for my friend and I stood by Him...
Think in those terms; and we will see in the following sermons of mine what else we can think and do, and prepare, to pronounce a Confession that will be your own; the truth, the rock bottom of your life and heart, the truth about your relationship with Christ. Amen.
Before you venerate the Cross a Moleben will be sung on the occasion of the beginning of the school year. Stay for it. Pray that the blessing and the grace of the Holy Spirit come for all the children, not only ours, but all the children of the world who need the light of the Holy Spirit, the light of a pure heart, of a cleansed mind, of a right will, and that they may grow into the next generation of people who will build a world worthy of man and worthy of God.
+ Antoine de Sourozh
"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes.
Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)
Affichage des articles dont le libellé est confession. Afficher tous les articles
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21 mai 2019
18 avril 2019
La repentance ou la disparition
S'il n'y avait pas du repentir, la race humaine aurait disparu depuis longtemps.
Saint Ephrem le Syrien
'Ἄν δέν ὑπῆρχε η μετάνοια, θά εξαφανίζονταν
ἀπό παλιά τό ανθρώπινο γένος...'
Ἅγιος Ἐφραίμ ο Σῦρος (Τ. 5, σελ, 18)
If there was no repentance , the human race would have disappeared long ago.
Saint Ephraim the Syrian
Saint Ephrem le Syrien
'Ἄν δέν ὑπῆρχε η μετάνοια, θά εξαφανίζονταν
ἀπό παλιά τό ανθρώπινο γένος...'
Ἅγιος Ἐφραίμ ο Σῦρος (Τ. 5, σελ, 18)
If there was no repentance , the human race would have disappeared long ago.
Saint Ephraim the Syrian
25 janvier 2019
A tout péché, miséricorde!
Avez-vous péché? Entrez dans l'Église, et repentez-vous de votre péché. Car là se trouve le Médecin, et non pas le Juge. Ici, personne n'est soumis à enquête, chacun (repentant) reoit le pardon des péchés.
Saint Jean Chrysostome
06 décembre 2018
Vivre dans la grâce
bis repetita placent - le chrétien est censé se confesser au moins une fois lors de chacun des 4 Carêmes majeurs de l'année..
"Afin de vivre spirituellement, et de respirer la grâce, nous devons continuellement exhaler les cendres du péché."
Saint Ignace Brianchaninov
"In order to live spiritually and draw breath from grace, we must continually exhale the ashes of sin."
St. Ignatius Brianchaninov
"Afin de vivre spirituellement, et de respirer la grâce, nous devons continuellement exhaler les cendres du péché."
Saint Ignace Brianchaninov
"In order to live spiritually and draw breath from grace, we must continually exhale the ashes of sin."
St. Ignatius Brianchaninov
05 août 2018
Rien de plus élevé que confession et repentir (st Porphyrios)
"Il n'y a rien de plus élevé que ce qu'on appelle la repentance et la confession. Ce sacrement est l'offrande de l'amour de Dieu à l'humanité. De cette manière parfaite, une personne est libérée du mal. Nous allons nous confesser et nous percevons notre réconciliation avec Dieu. La joie entre en nous et la culpabilité s'en va. Dans l'Église Orthodoxe, il n'y a pas d'impasse. Il n'y a pas d'impasse à cause de l'existence du confesseur qui a la grâce de pardoner. Être confesseur est une grande chose."
Saint Porphyrios de Kavsokalivia
“There is nothing higher than what is called repentance and confession. This sacrament is the offering of God’s love to mankind. In this perfect way a person is freed of evil. We go and confess and we sense our reconciliation with God; joy enters us and guilt departs. In the Orthodox Church there is no impasse. There is no impasse because of the existence of the confessor who has the grace to forgive. To be a confessor is a great thing.” – St Porphyrios
Saint Porphyrios de Kavsokalivia
“There is nothing higher than what is called repentance and confession. This sacrament is the offering of God’s love to mankind. In this perfect way a person is freed of evil. We go and confess and we sense our reconciliation with God; joy enters us and guilt departs. In the Orthodox Church there is no impasse. There is no impasse because of the existence of the confessor who has the grace to forgive. To be a confessor is a great thing.” – St Porphyrios
06 juin 2018
Quelle miséricorde espérer? (st Tikhon)
Il y a plus de miséricorde en Dieu qu'il n'y a de péchés en nous. Alors confessez tous vos péchés en une fois, peu importe ce que vous avez fait.
saint Tikhon de Zadonsk
saint Tikhon de Zadonsk
07 décembre 2017
Comment se confesser (Optina / Pélerin Russe 5/5)
Les 5 points de l'examen de sa conscience pour bien se préparer à la Confession
4. Je
suis tout orgueil et égoïsme des sens.
Toutes
mes actions le confirment. Voyant quelque chose de bon en moi, je
désire le mettre en vue ou en faire mon orgueil devant d'autres ou
en moi-même pour m'admirer de ce bien. Bien que j'affiche une
humilité extérieure, je l'impute cependant toute entière à mon
propre mérite et me considère comme supérieur aux autres, ou tout
au moins pas plus mauvais qu'eux. Si je remarque une faute en moi,
j'essaie de l'excuser, de la cacher en disant "je suis fait
ainsi" ou "je ne suis pas à blâmer". Je me mets en
colère contre ceux qui ne me traitent pas avec respect et les juge
incapables d'apprécier la valeur des gens. Je me vante de mes dons ;
mes échecs dans les entreprises, je les considère comme une insulte
personnelle. Je trouve du plaisir dans le malheur de mes ennemis. Si
je m'efforce à quelque chose de bien, c'est dans le but d'en tirer
de la gloire, une satisfaction spirituelle ou une consolation
terrestre. En un mot, je fais continuellement une idole de moi-même,
et la sers sans arrêt, cherchant en toute chose une nourriture pour
mes passions et pour mes convoitises.
5. A
l'examen de tout cela, je vois que je suis orgueilleux, corrompu,
incroyant, sans amour pour Dieu et que je hais mon prochain. Quel
état pourrait être plus coupable ? La condition des esprits
des ténèbres est meilleure que la mienne. Eux, bien qu'ils n'aiment
pas Dieu, qu'ils haïssent les hommes et vivent d'orgueil, du moins
croient et tremblent. Mais moi ? Peut-il y avoir un destin plus
terrible que celui qui se présente à moi, et quelle sentence sera
plus sévère que celle qui jugera la vie insouciante et folle que je
reconnais en moi-même ?
Citat : 5ème récit du Pèlerin Russe
05 décembre 2017
Comment se confesser (Optina / Pélerin Russe 4/5)
Les 5 points de l'examen de sa conscience pour bien se préparer à la Confession
3. Je n'ai aucune foi religieuse.
Ni dans l'immortalité, ni dans l'Évangile. Si j'étais fermement persuadé sans aucun doute qu'au delà de la tombe se trouvent la vie éternelle et la récompense des actes de cette vite, j'y penserais continuellement. L'idée même d'immortalité m'emplirait de crainte et je mènerais cette vie-ci comme un étranger qui se préparer à rentrer dans son pays natal.
Au contraire, je ne pense même pas à l'éternité, et je considère la fin de cette vie sur terre comme la limite de mon existence. Cette secrète pensée naît en moi : "Qui sait ce qui survient au moment de la mort ?" Si je dis que je crois à l'immortalité, c'est une simple affirmation mentale et mon coeur est fort éloigné d'en avoir la ferme conviction. Ma conduite et mon souci constant de satisfaire la vie des sens en témoignent de toute évidence.
Si mon coeur avait foi dans le saint Évangile comme Parole de Dieu, je m'en préoccuperais continuellement, je l'étudierais, j'y trouverais mes délices et j'y attacherais mon attention avec une profonde ferveur. La sagesse, la grâce, l'amour y sont cachés. Je ferais jour et nuit ma joie de l'étude de la Loi de Dieu. En Lui serait ma nourriture, mon pain quotidien, et mon coeur garderait spontanément Ses Lois. Rien sur terre n'aurait assez de force pour m'en détourner.
Au contraire, si de temps à autre je lis ou entends la Parole de Dieu, ce n'est guère alors que par nécessité ou pour l'amour en soi de connaître. D'ailleurs, je n'y prête pas une très grande attention, et je la trouve morne et sans intérêt. Je parviens généralement à la fin de ma lecture sans aucun profit, toujours prêt à changer pour une lecture mondaine à laquelle je prends plus de plaisir et où je trouve des sujets nouveaux et intéressants.
Citat : 5ème récit du Pèlerin Russe
03 décembre 2017
Comment se confesser (Optina / Pélerin Russe 3/5)
Les 5 points de l'examen de sa conscience pour bien se préparer à la Confession
2. Je n'aime pas mon prochain non plus.
Car non seulement je ne suis pas capable de sacrifier ma vie pour lui (comme le demande l'Évangile), mais je ne renonce même pas à mon bonheur, mon bien-être et ma paix pour le bien de mon prochain. Si je l'aimais comme moi-même, comme l'ordonne l'Évangile, ses malheurs m'affligeraient et son bonheur me réjouirait.
Mais au contraire, j'écoute sur mon prochain des histoires curieuses et malheureuses, et je ne suis point affligé. Je ne m'en trouble nullement ou, ce qui est pire, j'y prends un certain plaisir. La mauvaise conduite de mon frère, au lieu de la cacher avec amour, je la proclame avec malice. Son bien-être, ses honneurs et ses joies ne me réjouissent pas comme pour moi-même, et je n'en ressens aucun plaisir, comme s'ils m'étaient tout à fait étrangers. Qui plus est, ils suscitent insidieusement en moi l'envie ou le dédain.
Citat : 5ème récit du Pèlerin Russe
01 décembre 2017
Comment se confesser (Optina / Pélerin Russe 2/5)
Les 5 points de l'examen de sa conscience pour bien se préparer à la Confession
1. Je n'aime pas Dieu.
Car si j'aimais Dieu, je penserais continuellement à Lui avec une joie profonde. Chaque pensée de Dieu me donnerait plaisir et délices. Au contraire, bien plus souvent et bien plus ardemment, je pense aux choses du monde, et penser à Dieu est pour moi labeur et séchresse. Si j'aimais Dieu, parler avec Lui dans la prière serait ma nourriture et ma joie, et cela m'entraînerait à une communion ininterrompue avec Lui. Mais au contraire, non seulement je ne trouve aucun délice dans la prière, mais pire, je trouve que c'est un effort. Je lutte avec aversion, je suis affaibli par la paresse, et je suis prêt à m'empresser à n'importe quelle futilité pour peu qu'elle raccourcisse la prière et m'en détourne. Mon temps s'envole avec des occupations sans importance, mais quand je suis occupé avec Dieu, quand je me mets en Sa présence, chaque heure me semble longue comme une année. Celui qui aime quelqu'un y pense tout le jour, sans arrêt, s'en représente l'image, prend soin de lui, et en aucune circonstance l'être aimé ne quitte ses pensées. Quant à moi, de toute la journée, c'est à peine si je réserve ne fut-ce qu'une heure pour me plonger dans la mémoire de Dieu, pour enflammer mon coeur pour Lui, alors que j'abandonne avec empressement 23 heures en ferventes offrandes aux idoles de mes passions.
Je ne demande qu'à parler de sujets frivoles et de choses qui dégradent l'âme. Cela me fait plaisir. Mais s'il s'agit de méditer sur Dieu, c'est l'aridité, l'ennui et la paresse. Même si je suis involontairement conduit par d'autres à un sujet spirituel, je m'efforce de vite détourner la convesation pour qu'elle convienne à mes désirs. Je suis insatiablement curieux des nouveautés et des événements politiques. Je cherche avec ardeur à satisfaire mon amour pour les connaissances de la science et de l'art. Mais l'étude de la Loi de Dieu, la connaissance de Dieu et de la Foi ont peu d'attrait pour moi, et ne répondent pas à un besoin de mon âme. Non seulement je les considère comme occupation non-essentielle pour un Chrétien, mais encore, à l'occasion, comme une sorte de superflu dont je m'occuperais peut-être pendant mes loisirs, aux moments perdus. En définitive, si l'on reconnaît l'amour de Dieu à l'observance de Ses Commandements ("Si vous M'aimez, vous observerez Mes Commandements" dit notre Seigneur Jésus-Christ), non seulement je ne les observe pas, mais encore, je m'efforce peu de le faire, et en toute vérité, il en résulte que je n'aime pas Dieu. C'est ce que dit saint Basile le grand : "La preuve qu'un homme n'aime pas Dieu et Son Christ réside dans le fait qu'il n'observe pas Ses Commandements."
Citat : 5ème récit du Pèlerin Russe
30 novembre 2017
Comment se confesser (Optina / Pélerin Russe 1/5)
"D'abord, ne confesse pas des péchés dont tu t'es déjà repenti et qui t'ont été pardonnés. Car ce serait mettre en doute le pouvoir du Sacrement de Confession.
Ensuite, ne rappelle pas à ton souvenir les autres personnes qui ont été associées à tes péchés. Ne juge que toi-même.
Troisièmement, les saints Pères nous défendent de mentionner toutes les circonstances des péchés, et nous disent de les confesser en termes généraux, de façon à écarter la tentation tant de nous-même que du prêtre.
Quatrièmement, tu es venu te repentir et tu ne te repens pas de ne pas savoir te repentir - c'est à dire que ta confession est tiède et négligente.
Cinquièmement, tu t'es étendu sur tous ces détails, mais le plus important, tu ne l'as pas retenu : tu n'as pas exposé les péchés les plus graves de tous. Tu n'as pas confessé et inscrit sur ta lettre que tu n'aimes pas Dieu, que tu hais ton prochain, que tu ne crois pas au Verbe de Dieu, et que tu es tout orgueil et ambition. Le mal s'enracine dans ces quatres péchés où réside toute notre dépravation spirituelle. Ils sont les racines maîtresses d'où jaillissent les rejetons de tous les péchés auxquels nous succombons.
Citat : 5ème récit du Pèlerin Russe
10 avril 2017
avoir honte (saint Jean)
(Confession) : Ayez honte lorsque vous péchez, non pas lorsque vous vous repentez!
saint Jean Chrysostome
saint Jean Chrysostome
04 avril 2017
Le deuxième Baptême (p. John)
En raison des larmes que l'on verse parfois, le Sacrement de la Confession est souvent aussi considéré comme une sorte de "deuxième Baptême."
P. John
Because of the tears one sheds, the Sacrament of Repentance (Confession) is often referred to as a "second baptism."
Fr. John
P. John
Because of the tears one sheds, the Sacrament of Repentance (Confession) is often referred to as a "second baptism."
Fr. John
23 novembre 2015
La confession comme moyen pour s'approcher de Dieu (saint Porphyrios)
La confession est un chemin pour que l'homme se rapproche de Dieu. Elle est l'offrande d'amour de Dieu pour l'homme. Rien ni personne n'est à même de nous priver de cet amour.
Saint Porphyrios
Saint Porphyrios
14 mars 2015
Pourquoi suis-je toujours si honteux en Confession? (p. John)
Q: Pourquoi donc est-ce que je me sens toujours si honteux lorsque je viens à la Confession?
R: D'un côté, nous devrions nous sentir honteux en confessant nos péchés. La honte est un fruit de la culpabilité, et se sentir coupable d'avoir commis un péché est un important composant de la repentance. Cela prouve que nous reconnaissons notre faute, et que nous avons le désir de changer.
Cependant, saint Jean Chrysostome nous rappelle qu'au lieu de ressentir de la honte lorsque nous nous repentons, nous devrions être bien plus honteux au moment même où nous péchons. "Le péché, c'est la blessure," écrit-il, "alors que la repentance est le remède." La repentance par le biais de la sainte Confession ne fait pas qu'enlever le péché, elle revitalise notre relation au Christ, nous donnant une force et un courage renouvelés. Dès lors, au lieu de ressentir honte et culpabilité pendant la Confession, prenez conscience que vous y êtes occupés à vous décharger de ces péchés afin d'expérimenter la joie ultime de la miséricorde et du pardon de Dieu!
P. John
Archangel Michael Orthodox Church
Q: Why do I always feel so ashamed when I come to Confession?
A: On the one hand, we should feel shame while confessing our sins. Shame is an offshoot of guilt, and feeling guilty at having committed a sin is an important component to repentance. It proves that we recognize our fault and have a desire to change.
St. John Chrysostom, however, reminds us that instead of feeling shame when we repent, we should be more ashamed in the moment when we sin. "Sin is the wound," he writes, "while repentance is the medicine." Repentance through the act of Holy Confession not only takes away sin, it revitalizes our relationship with Christ, giving us renewed strength and boldness. Therefore, rather than feeling shame and guilt during confession, embrace the fact that you are unburdening yourself of those sins so as to experience the ultimate joy of God's mercy and forgiveness!
Fr. John
Archangel Michael Orthodox Church
R: D'un côté, nous devrions nous sentir honteux en confessant nos péchés. La honte est un fruit de la culpabilité, et se sentir coupable d'avoir commis un péché est un important composant de la repentance. Cela prouve que nous reconnaissons notre faute, et que nous avons le désir de changer.
Cependant, saint Jean Chrysostome nous rappelle qu'au lieu de ressentir de la honte lorsque nous nous repentons, nous devrions être bien plus honteux au moment même où nous péchons. "Le péché, c'est la blessure," écrit-il, "alors que la repentance est le remède." La repentance par le biais de la sainte Confession ne fait pas qu'enlever le péché, elle revitalise notre relation au Christ, nous donnant une force et un courage renouvelés. Dès lors, au lieu de ressentir honte et culpabilité pendant la Confession, prenez conscience que vous y êtes occupés à vous décharger de ces péchés afin d'expérimenter la joie ultime de la miséricorde et du pardon de Dieu!
P. John
Archangel Michael Orthodox Church
Q: Why do I always feel so ashamed when I come to Confession?
A: On the one hand, we should feel shame while confessing our sins. Shame is an offshoot of guilt, and feeling guilty at having committed a sin is an important component to repentance. It proves that we recognize our fault and have a desire to change.
St. John Chrysostom, however, reminds us that instead of feeling shame when we repent, we should be more ashamed in the moment when we sin. "Sin is the wound," he writes, "while repentance is the medicine." Repentance through the act of Holy Confession not only takes away sin, it revitalizes our relationship with Christ, giving us renewed strength and boldness. Therefore, rather than feeling shame and guilt during confession, embrace the fact that you are unburdening yourself of those sins so as to experience the ultimate joy of God's mercy and forgiveness!
Fr. John
Archangel Michael Orthodox Church
03 février 2015
Confesser les péchés de la chair (p. Seraphim Rose)
N'ayez pas peur de confesser les péchés charnels. Vous croyez-vous si saint? Dieu vous permet de chuter afin de vous rendre humble. Levez-vous, et marchez dans la crainte et le tremblement. Luttez contre eux, mais ne désespérez pas, peu importe ce qu'il advient. La force dans la fermeté orthodoxe vient très progressivement. Ce que vous faites chaque jour aide à la construire. Et si vous chutez, l'humilité et la connaissance de soi-même vont la construire.
p. Seraphim Rose
Do not be afraid to confess the fleshly sins. Do you think you are so holy? God allows you to fall in order to humble you. Get up and walk in fear and trembling. Struggle against them, but do not despair, no matter what happens. Strength in Orthodox firmness comes very gradually; what you do every day helps build it up; and if you fall, humility and self-awareness build it up.
+ Blessed Fr. Seraphim Rose
p. Seraphim Rose
Do not be afraid to confess the fleshly sins. Do you think you are so holy? God allows you to fall in order to humble you. Get up and walk in fear and trembling. Struggle against them, but do not despair, no matter what happens. Strength in Orthodox firmness comes very gradually; what you do every day helps build it up; and if you fall, humility and self-awareness build it up.
+ Blessed Fr. Seraphim Rose
02 février 2015
Sainte Communion: se préparer convenablement (p. Tryphon, EORHF)
Dans l'Église Orthodoxe Russe, quiconque souhaite recevoir les Saints Mystères doit se préparer par la confession, les prières d'avant la Communion, et s'être abstenu de toute nourriture ou boisson depuis minuit. En fait, la plupart des Églises Orthodoxes locales dans le monde ont cette même règle. L'Église exige aussi que ses prêtres, comme gardiens des Mystères, veillent à ce que quiconque s'approche du Calice est un Chrétien Orthodoxe, en bonne relation avec l'Église, car l'appartenance à l'Église se rapporte au fait que la communion est l'expression extérieure du ce qu'on a toutes choses en commun, aussi bien dans la Foi que dans le culte, et que recevoir les Saints Mystères c'est le fruit de l'unité.
Dans l'acte de la réception des saints Mystères, nous mangeons et buvons les vrais Corps et Sang du Sauveur pour la guérison de l'âme et du corps. Ce n'est pas une simple commémoration d'un événement passé, mais la participation même au Banquet Éternel qui se déroule au Ciel. Dans la Divine Liturgie, nous entrons littéralement dans le lieu où il n'y a ni temps ni espace, et participons au Banquet Éternel qui transforme tout notre être. Et puisque l'Eucharistie est la vraie participation et l'avant-goût des choses célestes, il est impératif que nous soyons convenablement préparés, car manger et et boire indignement, c'est mettre notre âme immortelle en péril.
En Occident, l'Orthodoxie n'a pas de pratique communément répandue au sujet de la préparation à la réception de l'Eucharistie. Certaines juridictions permettent à leurs membres d'approcher du Calice sans s'être confessés, dès lors contribuant à un abus des Mystères. Et de l'autre côté, ceux qui se voient obligés de se confesser avant de communier peuvent tomber dans l'habitude de participer au déroulement de la confession sans donner au prêtre le temps adéquat pour leur apporter une direction spirituelle. Lorsque cela se produit, la confession n'est en rien différente que l'absence de confession, car en égrenant une litanie de péchés, la repentance profonde peut bien en être absente. Si nous avons fait une bonne confession, nous devons veiller à permettre au Saint Esprit de transformer notre coeur, car la véritable repentance DOIT inclure un engagement à repartir du bon pied et ne plus jamais pécher! Cela requiert la guidance d'un confesseur, et dès lors, cela prend bien plus de temps que de simplement suivre la longue file avant le début de l'Office.
Le jeûne depuis minuit qui doit précéder la Divine Liturgie, accompagné des Prières d'avant la Communion, est une étape importante supplémentaire pour notre bonne préparation à la réception de l'Eucharistie, car cela devient les instruments par lesquels nous réalisons que nous recevons quelque chose de bien plus qu'un rituel. Si nous n'étions simplement qu'à rejouer ou commémorer la Dernière Cène que le Seigneur a partagé avec Ses disciples, alors la confession, le jeûne, et les prières préparatoires serait inutiles. Dès lors, les exigences que l'Église impose à ses fidèles enfants sont l'évidence bien claire que le Seigneur n'a pas dit, ceci "est comme" mon corps et sang, car l'Eucharistie n'est pas un simple symbole, mais en réalité le vrai Corps et le vrai Sang de notre Seigneur, exactement comme le Christ l'a dit lorsqu'Il a institué le Sacrement.
Dans l'amour et les bénédictions,
Higoumène Tryphon
Dans l'acte de la réception des saints Mystères, nous mangeons et buvons les vrais Corps et Sang du Sauveur pour la guérison de l'âme et du corps. Ce n'est pas une simple commémoration d'un événement passé, mais la participation même au Banquet Éternel qui se déroule au Ciel. Dans la Divine Liturgie, nous entrons littéralement dans le lieu où il n'y a ni temps ni espace, et participons au Banquet Éternel qui transforme tout notre être. Et puisque l'Eucharistie est la vraie participation et l'avant-goût des choses célestes, il est impératif que nous soyons convenablement préparés, car manger et et boire indignement, c'est mettre notre âme immortelle en péril.
En Occident, l'Orthodoxie n'a pas de pratique communément répandue au sujet de la préparation à la réception de l'Eucharistie. Certaines juridictions permettent à leurs membres d'approcher du Calice sans s'être confessés, dès lors contribuant à un abus des Mystères. Et de l'autre côté, ceux qui se voient obligés de se confesser avant de communier peuvent tomber dans l'habitude de participer au déroulement de la confession sans donner au prêtre le temps adéquat pour leur apporter une direction spirituelle. Lorsque cela se produit, la confession n'est en rien différente que l'absence de confession, car en égrenant une litanie de péchés, la repentance profonde peut bien en être absente. Si nous avons fait une bonne confession, nous devons veiller à permettre au Saint Esprit de transformer notre coeur, car la véritable repentance DOIT inclure un engagement à repartir du bon pied et ne plus jamais pécher! Cela requiert la guidance d'un confesseur, et dès lors, cela prend bien plus de temps que de simplement suivre la longue file avant le début de l'Office.
Le jeûne depuis minuit qui doit précéder la Divine Liturgie, accompagné des Prières d'avant la Communion, est une étape importante supplémentaire pour notre bonne préparation à la réception de l'Eucharistie, car cela devient les instruments par lesquels nous réalisons que nous recevons quelque chose de bien plus qu'un rituel. Si nous n'étions simplement qu'à rejouer ou commémorer la Dernière Cène que le Seigneur a partagé avec Ses disciples, alors la confession, le jeûne, et les prières préparatoires serait inutiles. Dès lors, les exigences que l'Église impose à ses fidèles enfants sont l'évidence bien claire que le Seigneur n'a pas dit, ceci "est comme" mon corps et sang, car l'Eucharistie n'est pas un simple symbole, mais en réalité le vrai Corps et le vrai Sang de notre Seigneur, exactement comme le Christ l'a dit lorsqu'Il a institué le Sacrement.
Dans l'amour et les bénédictions,
Higoumène Tryphon
01 février 2015
Pardon des péchés par le clergé: est-ce "biblique"? (p. John)
Q: Où trouve-t'on dans la Bible la justification pour que le clergé puisse pardonner les péchés du peuple?
R: Bien qu'il soit exact que nul ne saurait pardonner les péchés sinon Dieu seul, notre Seigneur a accordé à cette possibilité - en Son Nom - aux Apôtres, et par eux, à ceux que les Apôtres ont ordonnés, à qui ils ont imposé les mains.
Dans l'Évangile de saint Jean, lorsque les Apôtres se sont réunis après la Résurrection, Jésus apparu soudainement parmi eux et leur dit : "Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis; ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus." (Jn 20,23)
Par la vertu de son ordination, chaque prêtre Chrétien Orthodoxe devient membre de la succession apostolique, par l'imposition des mains reçues. C'est-à-dire, Jésus a ordonné les Apôtres, les Apôtres ont ordonné d'autres, et ces autres en ont ordonnés d'autres à leur tour, et ainsi de suite tout au long des générations de l'histoire humaine jusqu'à notre époque. Dès lors, chaque prêtre Chrétien Orthodoxe peut "tracer" son ordination à travers une chaîne ininterrompue, laquelle remonte directement jusqu'aux Apôtres, et dès lors - jusqu'au Christ Lui-même. Telle est la justification pour le clergé lui permettant de pardonner les péchés dans le cadre du Sacrement de Confession.
P. John
Q: Where in the Bible does one find justification for the clergy to forgive the sins of people?
A: Although it is true that no one can forgive sins but God alone, our Lord bestowed this ability – through His Name – upon the Apostles, and in turn, those to whom the Apostles ordained and laid hands on.
In St. John's gospel, when the Apostles were gathered together after the Resurrection, Jesus suddenly appeared to them and said: "Peace be unto you. Receive the Holy Spirit. If you forgive the sins of any, they are forgiven; if you retain the sins of any, they are retained." (John 20:23)
Each Orthodox priest, by virtue of his ordination, becomes a member of the apostolic succession through the laying on of hands. That is to say, Jesus ordained the apostles, the apostles ordained others, and those others ordained still others and so on down through the generations of human history to modern times. Therefore each Orthodox priest traces his ordination back through an unbroken chain which leads directly to the apostles, and thus – to Christ Himself. This is the justification for the clergy to forgive sins within the Sacrament of Confession.
Fr. John
R: Bien qu'il soit exact que nul ne saurait pardonner les péchés sinon Dieu seul, notre Seigneur a accordé à cette possibilité - en Son Nom - aux Apôtres, et par eux, à ceux que les Apôtres ont ordonnés, à qui ils ont imposé les mains.
Dans l'Évangile de saint Jean, lorsque les Apôtres se sont réunis après la Résurrection, Jésus apparu soudainement parmi eux et leur dit : "Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis; ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus." (Jn 20,23)
Par la vertu de son ordination, chaque prêtre Chrétien Orthodoxe devient membre de la succession apostolique, par l'imposition des mains reçues. C'est-à-dire, Jésus a ordonné les Apôtres, les Apôtres ont ordonné d'autres, et ces autres en ont ordonnés d'autres à leur tour, et ainsi de suite tout au long des générations de l'histoire humaine jusqu'à notre époque. Dès lors, chaque prêtre Chrétien Orthodoxe peut "tracer" son ordination à travers une chaîne ininterrompue, laquelle remonte directement jusqu'aux Apôtres, et dès lors - jusqu'au Christ Lui-même. Telle est la justification pour le clergé lui permettant de pardonner les péchés dans le cadre du Sacrement de Confession.
P. John
Q: Where in the Bible does one find justification for the clergy to forgive the sins of people?
A: Although it is true that no one can forgive sins but God alone, our Lord bestowed this ability – through His Name – upon the Apostles, and in turn, those to whom the Apostles ordained and laid hands on.
In St. John's gospel, when the Apostles were gathered together after the Resurrection, Jesus suddenly appeared to them and said: "Peace be unto you. Receive the Holy Spirit. If you forgive the sins of any, they are forgiven; if you retain the sins of any, they are retained." (John 20:23)
Each Orthodox priest, by virtue of his ordination, becomes a member of the apostolic succession through the laying on of hands. That is to say, Jesus ordained the apostles, the apostles ordained others, and those others ordained still others and so on down through the generations of human history to modern times. Therefore each Orthodox priest traces his ordination back through an unbroken chain which leads directly to the apostles, and thus – to Christ Himself. This is the justification for the clergy to forgive sins within the Sacrament of Confession.
Fr. John
17 janvier 2015
Attendre pour le pardon (saint Joseph l'Hésychaste)
Parce qu'au plus longtemps vous attendrez pour rechercher le pardon, au plus vous permettrez au diable de s'enraciner en vous. Ne le laissez pas prendre racine, ce serait à votre détriment.
Ancien Joseph l'Hésychaste
because the longer you wait to seek forgiveness, the more you allow the evil one to spread his roots within you. Don’t let him make roots to your detriment.
Elder Joseph the Hesychast
Ancien Joseph l'Hésychaste
because the longer you wait to seek forgiveness, the more you allow the evil one to spread his roots within you. Don’t let him make roots to your detriment.
Elder Joseph the Hesychast
11 janvier 2015
Le secret de la confession (p. John)
Q: Est-ce que quelqu'un peut forcer un prêtre à révéler des péchés qui lui ont été confiés en Confession?
R: Bien que d'innombrables romans et films ont traité du sujet, en finale, la réponse basique à votre question est NON. Aucun prêtre ne pourrait être forcé à révéler la confession du pénitent. Il existe une sorte de "sceau" au Sacrement de Confession, qui est apposé entre vous, Dieu et votre père spirituel. Il n'y a pas d'exceptions à cet état de fait, et il ne saurait y en avoir.
Gardez toujours à l'esprit que chaque confession est adressée directement à Dieu, car Lui seul peut pardonner et remettre les péchés. Le rôle du prêtre dans ce processus sacré et solennel, c'est de se trouver aux côtés du pénitent comme témoin de l'événement, lui apportant un soutien moral et une guidance spirituelle nécessaires pour nous restaurer dans l'incomensurable amour de Dieu. Ensuite, après que le pénitent aie librement et sincèrement confessé ses péchés, et ayant promis d'amender sa vie, le prêtre place l'étole (epitrachelions) sur la tête du pénitent, et lit la prière d'absolution, par laquelle la présence sacramentelle et la miséricorde éternelle de Dieu enlèvent le lourd fardeau, la culpabilité, et la honte pour ces péchés.
P. John
Q: Can anyone force a priest to reveal sins told to him during Confession?
A: Although countless novels and many movies such as "A Prayer for the Dying" and Hitchcock's classic, "I Confess," have dealt specifically with this exact same issue, in the end the basic answer to your question is NO; no priest can be compelled to reveal a penitent's confession. Within the Sacrament of Repentance there exists a "seal" between you, God, and your Spiritual Father. There are no exceptions, nor can there be, to this fact.
Always keep in mind that each confession is made directly to God, for only He, alone, can forgive and remit sins. The priest's role within
this sacred and solemn process is to stand alongside the penitent to
bear witness to this event, providing moral support and spiritual
guidance necessary to restore us to God's great and immeasurable love. Then, after the penitent has freely and honestly confessed their sins, and having promised to mend their ways, the priest places his stole (epitrachelion) upon their head and reads the prayer of absolution which, through God's sacramental presence and ever-flowing mercy, takes away the heavy burden, guilt, and shame of those sins.
Fr. John
R: Bien que d'innombrables romans et films ont traité du sujet, en finale, la réponse basique à votre question est NON. Aucun prêtre ne pourrait être forcé à révéler la confession du pénitent. Il existe une sorte de "sceau" au Sacrement de Confession, qui est apposé entre vous, Dieu et votre père spirituel. Il n'y a pas d'exceptions à cet état de fait, et il ne saurait y en avoir.
Gardez toujours à l'esprit que chaque confession est adressée directement à Dieu, car Lui seul peut pardonner et remettre les péchés. Le rôle du prêtre dans ce processus sacré et solennel, c'est de se trouver aux côtés du pénitent comme témoin de l'événement, lui apportant un soutien moral et une guidance spirituelle nécessaires pour nous restaurer dans l'incomensurable amour de Dieu. Ensuite, après que le pénitent aie librement et sincèrement confessé ses péchés, et ayant promis d'amender sa vie, le prêtre place l'étole (epitrachelions) sur la tête du pénitent, et lit la prière d'absolution, par laquelle la présence sacramentelle et la miséricorde éternelle de Dieu enlèvent le lourd fardeau, la culpabilité, et la honte pour ces péchés.
P. John
Q: Can anyone force a priest to reveal sins told to him during Confession?
A: Although countless novels and many movies such as "A Prayer for the Dying" and Hitchcock's classic, "I Confess," have dealt specifically with this exact same issue, in the end the basic answer to your question is NO; no priest can be compelled to reveal a penitent's confession. Within the Sacrament of Repentance there exists a "seal" between you, God, and your Spiritual Father. There are no exceptions, nor can there be, to this fact.
Always keep in mind that each confession is made directly to God, for only He, alone, can forgive and remit sins. The priest's role within
this sacred and solemn process is to stand alongside the penitent to
bear witness to this event, providing moral support and spiritual
guidance necessary to restore us to God's great and immeasurable love. Then, after the penitent has freely and honestly confessed their sins, and having promised to mend their ways, the priest places his stole (epitrachelion) upon their head and reads the prayer of absolution which, through God's sacramental presence and ever-flowing mercy, takes away the heavy burden, guilt, and shame of those sins.
Fr. John
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