"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes. Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)

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23 mai 2014

Ô mort, comment t'échapper? Méditation sur le transitoire de la gloire terrestre (saint Sisoes le grand, + 429)


La célèbre icône représenterait un événement historique perdu sous forme de document, mais préservé dans la tradition iconographique. Après la chute de Constantinople en 1452, apparu là-bas parmi les Grecs nouvellement soumis une image d'un saint ascète du 4ème siècle, se lamentant sur la tombe d'un empereur païen encore plus ancien : Alexandre le Grand. Cette icône, "L'effarement de Sisoes", est une contemplation de la mort, mais pas seulement de la mort d'un homme, mais de celle d'un empire terrestre.

L'icône a commencé à apparaître dans les monastères grecs, et rapidement s'est répandue dans les autres monastères de l'ancien empire romain d'Orient, à présent empire Turc Ottoman. Le saint ascète agenouillé sur l'icône est Sisoes le Grand, représenté en plus grand au dessus des ossements se trouvant dans la tombe ouverte du défunt d'Alexandre le Grand. L'inscription sur l'icône originale explique la scène :

"Sisoes, le grand ascète, devant la tombe d'Alexandre, roi des Grecs, qui fut autrefois couvert de gloire. Effrayé, il se lamente sur les vicissitudes de l'époque et l'état transitoire de la gloire, et en larme il s'exclame :

'La simple vue de toi, ô tombe, me consterne
et provoque mon coeur à verser des larmes,
lorsque je contemple la dette que nous tous, hommes, avons.
Comment pourrais-je le supporter?
O mort, comment puis-je t'échapper?
' "

Fresque du monastère Daskalot, Météores, Grèce

 

02 mai 2014

Recension : "L'impératrice sainte Hélène / A la croisée de l'Orient et de l'Occident" (12/2013)



Il était une fois une très belle princesse grecque. Assurément oui, elle devait être Grecque puisqu'elle était très belle et s'appelait Hélène. Vous avez tout de même déjà entendu parler de "la belle Hélène", non ? Donc toutes les princesses s'appelant Hélène sont Grecques et belles, l'affaire est entendue. Celle-ci à vécu à cheval sur les 3ème et 4ème siècle et été la mère du plus important des empereurs que l'Église aie connu. Grâce à son impériale clairvoyance et générosité, Hélène a pu devenir une bonne Chrétienne et a été redécouvrir à Jérusalem le très sacré bois de la vraie Croix de notre Seigneur...

Voilà. Ajoutez quelques bribes de légendes, extraits de contes de fée et versets de mythes, et avec un peu d'humour et de sarcasme, je vous aurai résumé les "quatre lignes d'Hélène". Car c'est tout ce que sainte Hélène reçoit dans le Synaxaire et autres sanctoraux, et ça n'en dit pas vraiment plus. Ni rien de moins établi. Après tout, ce n'est qu'une femme, elle n'était même pas moniale, elle n'était que la mère du plus grand des empereurs, celui à qui on doit tant, ça doit bien lui suffir, donc est-ce important d'en savoir plus ?

Hé bien oui. L'honnêteté la plus élémentaire de même que le respect dû à la sainteté du personnage, tout cela fait que sainte Hélène méritait de se voir remise à la vraie place qui est sienne : une des plus grandes saintes laïques de l'Histoire de l'Église.

Pour ce faire, il aura fallu qu'une iconographe aimant le prénom reçu grâce à sa grand-mère se sente attirée par la sainte qu'elle avait pour patronne, et qu'ainsi commence une grande et belle aventure, mieux, une enquête archéologique, liturgique, numismatique, hagiographique, iconographique, géographique, presque policière, des confins verdoyants et sauvages du Pays de Galles jusqu'aux arides espaces de Syrie, de l'antique capitale impériale romaine en Gaule Belgique – Trêves la magnifique – aux marches de la Via Dolorosa à Jérusalem. Partout, Hélène Yvert-Jalu a remonté pas à pas le fil de l'histoire et de la vie de cette grande dame sans laquelle, assurément, jamais l'empereur Constantin-le-grand ne serait devenu ce qu'il est devenu.

Car si sans l'empereur, jamais sainte Hélène n'aurait pu matériellement accomplir tout ce qu'elle a accompli dans sa vie, d'un autre côté, si elle ne l'avait pas patiemment porté dans la prière, accompagné de conseils prudents, enseigné la vie chrétienne par la démonstration d'une vie exemplaire malgré la rudesse de l'époque et ses moeurs barbares, Constantin aurait fini comme tous ses prédécesseurs, dont la vie ne fut qu'un long fleuve de sang. Et d'Édit de Milan, il n'en aurait jamais été question. Imaginez un peu, rien que pour ça, la vie de l'Église aux 3ème et 4ème siècles.. et maintenant, sans la paix ayant permis les Conciles Oecuméniques ? Imaginez, et puis venons-en à ce passionnant ouvrage.

La vie de sainte Hélène telle que nous la connaissons à travers divers récits hagiographiques, mythologiques, légendaires, historiques et / ou liturgiques, c'est celle de la "femme d'Empire" qui a su garder sa foi chrétienne intacte dans une cour impériale habituée aux intrigues, révoltes de palais et autres violences. Son fils Constantin, connu sous le nom d'empereur Constantin-le-grand, était un intriguant aux multiples facettes, instable et opportuniste, cruel et orgueilleux. Tout le contraire de sa sainte mère ! Pourtant, la vie de sainte Hélène y sera encore plus intimement mélée qu'à celle de son mari, Constance Chlore. Elle saura utiliser les opportunités de la vie de cour pour collaborer à la christianisation de l'Empire romain de manière éminente. Un destin extraordinaire attendra cette femme humble et droite.

Telle une détective de l'Histoire, l'auteur a patiemment suivi les traces d'Hélène en Turquie, en Europe orientale, en Allemagne, en Angleterre, en Belgique, en Italie et en Israël pour y recueillir des indices et pour confronter sur le terrain tant les récits légendaires que des documents historiques parfois contradictoires. Hélène Yvert-Jalu le dit clairement, les très nombreuses lacunes de l'Histoire "laissent une grande latitude à l'imagination."

Tout d'abord, les origines de sainte Hélène. Les documents existants lui accordent tous une origine assurée.. mais toutes ces origines sont différentes. De princesse fille du roi de Colchester dans l'Île de Bretagne à fille d'auberge à Drépane en Syrie, voire palfrenière dans la province du Danube, il existe bien des hypothèses – celles-là et d'autres encore - et fort peu de certitudes. Comment cette humble femme a-t'elle donc rencontré l'officier romain Constance Chlore, futur grand de l'Empire, et pourquoi en a-t'il fait un temps durant son épouse ?

Un temps durant, car devenu préfet, Constance Chlore la répudiera, sa nouvelle fonction exigeait une épouse d'origine noble, ce qui n'était pas le cas... et donc élimine une série d'hypothèses sur son origine. Cependant, en bonne mère, Hélène resta en contact proche avec son fils Constantin, et l'amena progressivement à adopter sa future politique d'ouverture à l'égard des chrétiens.

En 313, à l'occasion de son déplacement pour le mariage de sa demi-soeur, Constantin a signé ce que nous appelons l'Edit de Milan, instaurant une forme de liberté religieuse, très peu compatible avec la religion d'Etat de l'Empire, dont l'Empereur était le Pontifex Maximus (Souverain Pontife) et une sorte de divinité vivante. L'influence maternelle est évidente dans cette décision. Ainsi se déforcer face au Sénat si attaché aux rites païens qui apportaient une sorte de cohésion à l'Empire, quel risque.. Pareillement face à son ennemi concurrent pour l'Empire, si farouchement païen. Certes, c'était un choix tactique – les Chrétiens étaient réputés pour leur fidélité à l'empereur lorsqu'ils servaient sous les drapeaux. Mais accepter que dans l'Empire il puisse y avoir un autre dieu que lui-même et tout le panthéon romain, un Dieu unique en tout, ne pouvait pas être une décision prise à la légère. Sainte Hélène était une bonne catéchiste.

Même si jusqu'à la fin, Constantin ne changera pas radicalement et n'adoptera le Christianisme qu'à l'article de la mort, et encore, en version hérétique, arienne, cependant, il se montrera sans cesse plus ouvert, clément et conciliant face à l'Église. L'auteur de l'ouvrage souligne le "rôle capital joué par Hélène dans l'histoire du Christianisme." Par sa foi profonde, son influence et son ouverture sur l'ensemble de l'Empire, l'impératrice fut ainsi un lien très fort entre l'Orient et l'Occident, et elle contribua à la paix dans l'Eglise.

Devenu en 324 l'empereur de tout l'Empire romain – donc Occident comme Orient – grâce à une série de guerres et complots pour élimiter tout autre prétendant au trône impérial, Constantin rendra les honneurs à sa mère, l'élevant au rang d'impératrice. Et dans la foulée, il déménagera son siège de Trêves, en Gaule Belgique, vers l'antique Byzance, qu'il fit reconstruire et transformer, puis appeler Constantinople, c'est-à-dire "ville de Constantin."

Parmi les hauts faits qui ont ponctué la vie de sainte Hélène, le plus connu est aussi celui qui est le plus imprégné de légendaire et de mythologie : la découverte de la Sainte Croix de notre Seigneur à Jérusalem. Comme les lecteurs de ce site ont pu le lire à l'envi, m'est avis que si les plus éminents Pères de l'Église d'un lieu dit et une époque donnée ne sont au courant de rien d'un événement d'importance que par la suite, des textes qui s'affirment authentiques, prétendent s'y être déroulés et en leur présence de surcroît, même si un livre liturgique prétend le contraire, il est nécessaire de n'en retenir que les leçons spirituelles. Et de ne surtout rien prendre pour argent comptant du récit légendaire. Même si c'est le Synaxaire qui le rapporte. Saint Cyril de Jérusalem est présent sur les icônes qui décrivent la légende, mais ses écrits contredisent tout cela. L'auteur fait très bien le tour de la question. A 3 semaines de la fête liturgique de sainte Hélène et son fils Constantin-le-grand (21 mai), c'est un texte à lire, assurément.

On pourra regretter le peu de sources et de citations d'auteurs chrétiens orthodoxes des 2 derniers siècles. Nul ne pourrait cependant en vouloir de cette absence à l'auteur, qui en Docteur ès Lettres, a mené son "enquête" visiblement avec rigueur. Le directeur de la faculté de théologie orthodoxe de Cambridge lui-même exposait la faiblesse de notre Église en matière patristique, et ce depuis trop de décennies. Aussi le lecteur ne devra pas s'étonner des références de l'époque moderne.

Voici donc un ouvrage tonique, spirituellement riche qui mérite sa place dans la bibliothèque de celles et ceux qui aiment le Christ et Ses amis. Alliant rigueur scientifique et ferveur chrétienne, il est à la portée de tous, chacun y trouvera une joie spirituelle autant qu'intellectuelle, selon les aspects abordés. Rien n'est lassant, tout porte à mieux cerner le personnage, à mieux l'aimer.
 

On pourra aussi valablement recommander ce livre :
- Comme préparation pour un pèlerinage aux saintes reliques qui se trouvent à Paris.
- Pour encourager des iconographes à oser rendre à sainte Hélène sa place unique, qui n'a pas besoin d'un empereur à ses côtés pour lui donner de l'importance, ni même d'une mythique Croix.
- Pour inspirer quelqu'hymnographe à lui composer un Office ou une hymne Acathiste plus en phase avec la vraie grandeur du personnage, débarrassée des encombrantes légendes.


Mazette, quel livre idéal ! On rêve de voir toujours plus d'auteurs s'en inspirer pour sortir des carquans étriqués des synaxaires et autres sanctoraux, et aller ainsi "rendre à Dieu ce qui est à Dieu" en rendant aux amis de Dieu leur juste place dans l'Histoire de la sainte Église, de ses origines dans une modeste et discrète Chambre haute à Jérusalem, jusqu'à nos jours.

In fine, la sainteté n'étant pas question bureaucratique, ne dépendant pas du choix a posteriori d'une ou quelques personnes qui seraient à même de la reconnaître " infailliblement" – car seul un(e) authentique saint(e) saurait reconnaître un pair sans risque de se tromper ! - il est bon de se rappeler que c'est vers 329 que le peuple l'aurait glorifiée – vox populi, vox Dei. Et que c'est donc peu après sa mort, avec d'innombrables témoins de sa sainteté encore vivants, qu'elle a rejoint les rangs ineffables de la cohorte des sûrs amis du Christ. Ces innombrables témoins de Dieu que notre sainte Mère l'Église nous propose à la vénération. Comme cette sainte Hélène que nous vénérons, non pas pour l'imiter en ses "podvigs" (exploits spirituels) qui ne sont pas reproductibles puisque nos vies sont différentes; mais pour la constance dans la fidélité et la confiance en Dieu, à travers les épreuves les plus éprouvantes, les revers apparement néfastes dans la destinée visible, et cet amour infini pour Dieu, Père, Fils et Saint Esprit, à Qui soient la gloire, l'honneur et l'adoration pour les siècles des siècles. Amen.

"L'impératrice sainte Hélène / A la croisée de l'Orient et de l'Occident", par Hélène Yvert-Jalu, décembre 2013, Pierre Téqui éditeur, série "Les saints du monde", 218 pages, 18€90

Par les prières des saints Pères ET des saintes Mères, Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous ! Amen !



27 janvier 2009

Exposition: Byzantium 330–1453 (Londres)

http://www.royalacademy.org.uk/exhibitions/byzantium/about/


Homélies du moine Jacques Kokkinobaphos, 1100-1150.
Manuscrit, 22,8 x 18 x 7 cm, Bibliothèque nationale de France, Paris, Ms. Gr.1208, fol. 3v.
Photo © Bibliothèque nationale de France, Paris

Icône de l'archange Michel
Constantinople, 12ème siècle.
Détenu à la basilica di San Marco, Venise, Tresoro, inv. no. 16.
photo gracieusement fournie par la Procuratoria di San Marco/Cameraphoto Arte, Venice


Exposant les splendeurs de l'empire de Constantinople, "Byzantium 330–1453" comprend près de 300 objets, dont des Icônes, des fresques murales détachées, des micro-mosaïques, des ivoires, des émaux, plus divers ouvrages en or et en argent. Certaines de ces oeuvres n'ont jamais été exposées auparavant au public.
L'exposition comporte quelques grandes oeuvres tirées du trésor de San Marco à Venise, et des pièces rares venant de collections d'Europe, des USA, de Russie, d'Ukraine et d'Égypte. L'exposition commence avec la fondation de Constantinople en 330 par l'empereur romain Constantin le Grand, et s'achève avec la prise de la ville par les troupes ottomanes de Mehmed II en 1453. C'est la première exposition majeure d'art de Constantinople dans le Royaume Uni depuis 50 ans.
Cette exposition épique a été rendue possible grâce à une collaboration entre la Royal Academy of Arts et le musée Benaki d'Athènes.
"Byzantium 330–1453" suit une progression chronologique couvrant l'étendue, la puissance et la longévité de la production artistique dans l'empire à travers une série de sections à thème. De la sorte, l'exposition explore les origines de Byzance; la naissance et montée en puissance de Constantinople; la menace de l'iconoclasme, lorsque les empereurs bannirent l'art Chrétien figuratif; la renaissance post-iconoclaste; le remarquable crescendo du Moyen Age et les relations étroites entre l'art de Constantinople et les premiers éléments de l'art de la Renaissance en Italie au 13ème et début du 14ème siècle.

encensoir en forme d'église
artiste inconnu, 10-11ème siècle
Argent, 36 cm, Procuratoria di San Marco, Venezia.


Entre 1204 et 1261, Constantinople fut aux mains des Croisés latins, mais le retour des empereurs romains à Constantinople initia une période finale de grande diversité dans l'art. Cet art de Constantinople, des Balkans et de Russie montre la phase finale du raffinement des formes et fonctions distinctivement Orthodoxes, alors que des artistes crétois tels qu'Angelos Akotantos signaient leurs icônes et mélangeaient styles constantinopolitain et italien. Jusqu'à la fin de l'empire romain, survenu avec la chute de Constantinople prise par les Turcs Ottomans en 1453, les manuscrits, micro-mosaïques et ouvrages en métal démontrent la virtuosité de ses artistes.
L'exposition montre la longue histoire de l'art de l'empire romain, et documente les commanditaires et artistes et le monde dans lequel ils vivaient. Se sachant membres de l'empire romain Chrétien, ils croyaient qu'ils représentaient l'aboutissement de la civilisation sur terre. L'art projette une énergie intellectuelle, émotionnelle et spirituelle, et cependant cela reste distingué par l'expression d'une croyance passionnée et d'une grande émotion, dans un art de modération et de retenue.


"Byzantium 330-1453" présente (à gauche) le Calice d'Antioche, en prêt du Metropolitan Museum of Art, New York. Après sa découverte en 1911, l'objet recouvert d'argent a été considéré comme pouvant être le Saint Graal, le calice utilisé par le Christ lors de la Dernière Cène. Des oeuvres majeures du trésor de San Marco (Venise) ont été prêtés à la Royal Academy, dont le Calice des patriarches, décoré (10-11ème s.). Entre autres oeuvres marquantes, une Icône à double face, avec la Vierge Hodegetria au verso et l'Homme de Douleurs au verso (12ème s.) venant du Musée byzantin à Kastoria, un impressionnant coffre en ivoire venant de la cathédrale de Troyes et montrant des scènes de chasse et des cavaliers, ainsi que les homélies du moine Jacques Kokkinobaphos, un manuscrit des années 1100-1150 en prêt de la Bibliothèque Nationale de France, Paris.

La patène de Riha
artiste inconnu – patène avec la Communion des Apôtres, vers 565-578.
Diamètre 35 cm, Byzantine Collection, Dumbarton Oaks, Washington, DC.
Photo © Dumbarton Oaks, Byzantine Collection, Washington, DC


"Byzantium 330–1453" a été organisée par la Royal Academy of Arts et le musée Benaki d'Athènes. L'exposition a été préparée par le professeur Robin Cormack, Courtauld Institute, London, le professeur Maria Vassilaki, University de Thessalie à Volos, et le musée Benaki, et m. Adrian Locke, responsable des expositions à la Royal Academy of Arts.


Le Calice d'Antioche
Syrie, première moitié du 6ème s. Hauteur 19,7cm

En prêt du Metropolitan Museum of Art, New York. The Cloisters Collection, 1950 (50.4). Ce calice d'Antioche, une coupe recouverte d'argent pur découverte en 1911, est inséré dans un support sur lequel sont représentées des images du Christ et de 10 Disciples. D'après sa technique de réalisation, le calice daterait du 6ème siècle. Le professeur Cormack dit qu'un des arguments en faveur de la thèse selon laquelle "la coupe serait le saint Graal est qu'elle a été découverte à Antioche, une ville où ont été trouvées de nombreuses reliques Chrétiennes."
Photo wikimedia

Sponsors
Les J.F. Costopoulos Foundation, A.G. Leventis Foundation, et Stavros Niarchos Foundation sont très fières de soutenir l'exposition "Byzantium 330-1453."
Les 3 fondations se vouent à faire la promotion et à préserver la culture hellénique et l'héritage en Grèce et à l'étranger. De plus, les fondations veillent à exprimer leur soutien actif aux projets de collaboration entre des institutions internationales reconnues, comme celui réalisé dans ce cas présent par le musée Benaki d'Athènes et la Royal Academy of Arts à Londres.
Les J.F. Costopoulos Foundation, A.G. Leventis Foundation, et Stavros Niarchos Foundation possèdent une longue tradition de soutien aux principales expositions d'art de Constantinople, et espèrent qu'à travers leur collaboration avec de telles organisations culturelles renommées, elles aideront à mieux faire connaître et comprendre une culture très importante.



icône en mosaïque de saint Étienne, vers 1108-1113
artiste inconnu, zone de conservation nationale, Sainte-Sophie de Kiev


Angelos, icône de saint Théodore Tyron tuant le dragon, 1425-1450.
Tempera sur bois, 122,8 x 70 cm, musée byzantin et chrétien, Athènes


29 mai 2008

29 mai 1453: fin de l'empire Chrétien (Srdja Trifkovic & prof. Dionysios Hatzopoulos)

source
Konstantinos XI. Palaiologos, dernier empereur byzantin, avant l'assaut du 29.5.1453
tableau de Iannis Nikou, 2003, 200 X 145 cm


Un jour noir dans l'Histoire
(Srdja Trifkovic, ChroniclesMagazine.Org)

Le 29 mai 1453, la ville de Constantinople tomba aux mains des musulmans. Ce fut un jour noir pour toute la Chrétienté et pour toute l'humanité civilisée. Ses appels à l'aide ignorés par l'Occident, ses réserves épuisées par 6 semaines de siège, ses soldats luttant à 1 contre 15, l'empereur Constantin XI Dragas su que sa cause était sans espoir. Comme le prince Lazar, 64 ans plus tôt, au Kosovo, il choisissit le martyr.
Le 22 mai, la lune, symbole de Constantinople depuis sa fondation, se leva en une noire éclipse, accomplissant une vieille prophétie à propos de la disparition de la ville. Quatre jours plus tard, le Bosphore se couvrit d'un épais brouillard, un phénomène inconnu dans l'orient de la Méditerranée à la fin du printemps. Lorsque l'assaut final commença le 29 janvier et que les murailles de la ville furent ébranlées et percées, l'empereur se débarrassa de son manteau de pourpre et mena les derniers défenseurs pour une dernière charge dans la brèche. Les Turcs ne parvinrent jamais à identifier son corps. Le dernier empereur romain fut enterré dans une tombe commune au milieu de ses soldats.
Quand tout fut terminé, les bandes de Turcs se déchaînèrent. Le pillage et le massacre continuèrent pendant 3 jours. Le sang s'écoula en flots dans les rues, depuis les hauteurs de Petra jusqu'à la Corne d'Or. Tous les trésors du palais impérial furent vite emportés. Livres et Icônes furent brûlés sur place, une fois que leurs couvertures serties de joyaux et leurs cadres précieux eurent été arrachés. Dans le monastère du Saint-Sauveur, les envahisseurs détruisirent en premier lieu l'Icône de la Mère de Dieu, l'Hodigitria, la plus sainte de toutes les Icônes du Byzantium, peinte – d'après ce que disent certains – par saint Luc en personne. Dans son "The Fall of Constantinople", sir Steven Runciman nous raconte ce qui se passa lorsque les Turcs firent irruption dans Sainte-Sophie:
"Les fidèles étaient pris au piège. Quelques uns des vieillards et des infirmes furent tués sur place; mais la plupart d'entre eux furent enchaînés ensemble. Nombre de belles jeunes filles et dames et nombre de nobles richement vêtus furent quasiment déchiquetés, leurs ravisseurs se battant pour s'en emparer. Les prêtres continuèrent à chanter à l'Autel jusqu'à ce qu'ils soient eux aussi capturés... Les habitants furent emportés en même temps que leurs biens. Quiconque s'effondrait par faiblesse était aussitôt massacré, de même que nombre d'enfants, considérés comme sans valeur.. (la ville) était à présent à moitié en ruines, vidée et désertée, noircie par les incendies, et étrangement silencieuse. Partout où les soldats étaient passés, ce n'était que désolation. Les églises avaient été profanées et pillées; les maisons n'étaient plus habitables, et les magasins et entrepôts étaient ravagés et vidés."

On dit que le sultan Mehmed II aurait été secoué à la vue du spectacle, alors qu'il parcourut les rues en ruines, mais le même carnage et la même bestialité fut répétée, d'une manière ou d'une autre, des dizaines et des dizaines de fois au cours des siècles. Le tableau d'Eugène Delacroix représentant le "Massacre de Chios" - les familles grecques attendant la mort ou l'esclavage – est un chef d'oeuvre d'horreur, dépeignant l'extermination systématique d'une population entière d'une île de la mer Égée. Cela illustrait de manière artistique comment être Grec, Arménien, Serbe, ou n'importe quel autre Chrétien, dans l'empire Ottoman, signifiait donc vivre dans la crainte quotidienne d'être assassiné, violé, torturé, voir un de ses enfants enlevés, l'esclavage et le génocide. En effet, le dernier siècle du règne Ottoman – depuis la défaite de Napoléon jusqu'à la dissolution de l'empire Ottoman à la fin de la 1ère guerre mondiale – a témoigné d'une destruction plus complète et tragique des communautés Chrétiennes au Moyen Orient, en Asie Mineure, dans le Caucase, et dans les Balkans, que toute autre période antérieure.


source wikipedia


Comme l'a fait remarquer fort justement Galdstone, la tragédie des communautés Chrétiennes sous le joug Turc n'était pas "simplement une question d'islam, mais d'islam mélangé au caractère particulier d'une race." Selon lui, les Turcs "étaient, dans l'ensemble, dès les premier jour noir où ils entrèrent pour la première fois en Europe, le grand spécimen de groupe d'humains anti-humains. Partout où ils ont été, une grande flaque de sang a marqué le chemin derrière eux, et jusqu'aux confins atteints par leur pouvoir, la civilisation a disparu de la vue. Ils ont partout représenté un modèle de gouvernement par la force, en opposition avec un modèle de gouvernement par la loi."
L'empire Ottoman a rendu l'âme juste après la Grande Guerre, mais cela faisait longtemps déjà qu'il n'avait plus grand chose d'intéressant à dire, ou faire, au moins par rapport à l'énorme melting pot culturel qu'il avait hérité, et ses splendides opportunités entre Orient et Occident. Pas même l'emplacement de choix aux carrefours du monde n'a réussi à y faire surgir une créativité qui n'y était pas.

Un siècle plus tard, la République turque est un état-nation populeux, relativement prospère et sûre d'elle. La nation turque a développé une culture basée sur un mélange de nationalisme de style européen, qui est très non-ottoman, et un ethos islamique sous-jacent hérité de l'empire ottoman. Kemal Atatürk espéra imposer un concept strictement séculier de nation, mais l'islam politique s'est réaffirmé de lui-même. Les mouvements politiques musulmans populaires des 3 décennies passées ont produit une synthèse turco-musulmane dont les tenants "post-islamistes" sont fermement ancrés dans le pouvoir à Ankara. Leur succès tient au fait que la plupart des Turcs sont restés musulmans dans leurs croyances, valeurs et vision du monde. Le rêve kémaliste de sécularisme n'a jamais pénétré au delà des dirigeants de l'armée et de l'étroite strate d'élite urbaine centrée sur Istanboul, et aujourd'hui il est en perte de vitesse. L'édifice kémaliste, perché avec difficulté au sommet du volcan musulman en apparente léthargie, restera au mieux une tentative.
La ré-émergence d'un empire centré sur le Bosphore est peu probable, pour le moment, mais encore moins probable est l'intégration dans l'Union Européenne d'une Turquie démocratique, séculière et stable.
La libération d'Hagia Sophia des 4 horribles tours qui l'emprisonnent est encore moins probable, à l'heure actuelle; mais les miracles existent, et dès lors celui-ci peut arriver. En cet anniversaire mélancolique, prions qu'il advienne.

Srdja Trifkovic

Né à Belgrade le 18 juillet 1954, m. Trifkovic est un auteur Américain. Depuis 1998, il est éditeur dans le domaine des affaires étrangères, éditeur du magazine conservateur "Chronicles." Il est diplômé (PhD) en Histoire de l'université de Southampton. Il est directeur du Centre des Affaires Internationales au Rockford Institute. Trifkovic est auteur du livre à grand succès "The Sword of the prophet," un livre sur l'histoire et les doctrines de l'islam. Ancien conseiller du président Vojislav Kostunica, il est aussi expert en politique des Balkans et rédacteur régulier pour plusieurs publications conservatrices aux États Unis d'Amérique.




La Chute de Constantinople, 1453 (Odysseas Elytis)
(en cours de traduction)

La Chute de Constantinople - 29/5/1453 (prof. Dionysios Hatzopoulos)
(en cours de traduction)


L'artillerie et la chute de Constantinople (Military History Magazine)

Les canons de Constantinople
sources citation Orthodoxe
http://www.orthodoxytoday.org/articles7/CrowleyConstantinople.php
http://groups.google.com/group/alt.religion.christian.east-orthodox/msg/87985c6b45a9bd80
source originale
http://www.historynet.com/the-guns-of-constantinople.htm

(en cours de traduction)

06 mai 2008

Russie: l'ADN offrirait-il enfin le repos aux reliques de la famille impériale martyre?


(cliquez sur l'Icône pour l'obtenir en très grande définition)



Saint-Sauveur, avant destruction par les libres-penseurs marxistes
Ils ne s'en sont pas tenus aux pierres, ils ont aussi librement détruits les pierres vivantes, à savoir les fidèles...



"L'oint du Seigneur" et son impériale épouse, saint Nicolas II et sainte Alexandra Fedorovna de Russie.

saint Nicolas II, tsar de Russiesainte Alexandra Fedeorovna, tsarine de Russie

La dynastie des Romanov était née au monastère Ipatiev, à Kostroma.. elle s'acheva dans la "maison d'Ipatiev," à Yekaterinburg, à des milliers de km de là. C'est tout de même troublant comme coïncidence, non?

L'église "sur le sang" – construite sur le lieu du meurtre rituel de la famille impériale, un massacre commis au nom de la libre pensée, comme en Vendée, etc...


Concernant les articles traduits ici, rappelons avant tout que les données historiques présentées le sont par des journalistes, et c'est tout. Et il est rarissime qu'en matière historique, ils se donnent la peine de dépasser les ragots et aillent se plonger dans les sources historiques. C'est ce qu'on appelle la "vérité médiatique," si importante pour nos contemporains. C'est un préambule important à garder à l'esprit.
On aimerait bien enfin connaître le mot de l'histoire, mais tant qu'il subsiste le moindre doute fondé, mieux vaut être prudent. Et ne pas savoir l'intégralité des faits ne nous empêchera pas à prier les martyrs en question. La quantité de miracles obtenus par leur intercession un peu partout dans le monde ne laisse à cet égard aucun doute possible...

L'ADN identifie des os des derniers enfants manquants du Tsar
http://news.scotsman.com/latestnews/DNA-identifies-bones-of-last.4038316.jp


01 May 2008, par Catrina Stewart, à Moscou


Les scientifiques ont confirmé que les restes de 2 corps déterrés en Russie l'an dernier appartenaient à 2 des enfants du tsar Nicolas II, qui avait été assassiné avec sa famille en 1918, refermant un des plus intriguants chapitres de l'histoire russe au 20ème siècle.
Jusque l'an dernier, les corps du prince héritier Alexei, le tsarévitch, et de la grande duchesse Maria, étaient encore les seuls 2 derniers membres de la famille impériale de Russie à retrouver.
"Nous avons reçu entière confirmation que (les restes) appartiennent aux enfants du tsar," a déclaré Edouard Rossel, gouverneur de la région de Sverdlovsk, lors d'une conférence de presse, mercredi dernier.
"A présent, nous avons retrouvé toute la famille," dit-il, ajoutant que les expertises médico-légales de leur ADN avaient été réalisées aux États Unis.
L'été dernier, on a retrouvé les corps d'Alexei, qui avait 13 ans à l'époque de sa mort, et de sa soeur Maria, 19 ans, sur un site près de Yekaterinburg, capitale régionale de Sverdlovsk.
Les autorités régionales ont expliqué que les restes consistaient en 44 fragments, donnant crédibilité à la théorie qu'il s'agissait bien des 2 enfants Romanov manquants, assassinés par les Bolcheviques en même temps que leur famille, en 1918.
Les archéologues ont aussi retrouvé 7 dents, 3 balles et un fragment de vêtement.
Les Bolcheviques s'étaient emparés du pouvoir en 1917 au cour de la Révolution et avaient emprisonné la famille impériale.
En juillet suivant, les gardes Bolcheviques fusillèrent le tsar Nicolas, la tsarine Alexandra Fedorovna et leurs 5 enfants, à Yekaterinburg, sur ordre de Lénine.
Durant des décennies, les restes des Romanov restèrent introuvables. Cela resta ainsi jusqu'en 1991, quand une fosse commune fut découverte près de Yekaterinburg, contenant 9 corps, dont 5 étaient considérés comme étant des restes de la famille Romanov. Les 4 autres étant les serviteurs et le médecin de famille.
Des tests ADN vinrent par la suite confirmer que les restes étaient bien ceux des Romanov, quoi que certains scientifiques mirent en doute les conclusions.
Les corps du tsar, de la tsarine et de 3 de leurs enfants – Anastasia, Olga et Tatiana – reçurent des funérailles publiques en la crypte impériale de la cathédrale des saints Pierre et Paul en 1998.
Mais l'absence de 2 des membres de la famille ralluma la spéculation sur leur éventuelle survie aux exécutions.
Un des mystères les plus intriguants entourant la famille des Romanov fut le sort d'Anastasia, la plus jeune fille du tsar. Des rumeurs prétendant qu'elle aurait survécu en 1918 furent alimentées par des témoins oculaires affirmant que la police secrète avait mené des fouilles de maisons et de trains à la recherche d'Anastasia Romanov, après les meurtres. Des décennies plus tard, la rumeur gagna quelque crédit après les rapports mentionnant l'absence de 2 corps de la première tombe commune. Plusieurs personnes se sont présentées, prétendant être Anastasia, y compris feu Anna Anderson, qui prétendit jusqu'à sa mort en 1984 qu'elle était la fille du dernier tsar. Des tests ADN posthumes sur mme Anderson prouvèrent que ses prétentions étaient fausses.
Mais les experts ont mis en garde, estimant prématuré d'accepter les résultats scientifiques comme définitifs. Les chercheurs américains et russes ont encore à établir leur rapport final, et des études parallèles sont encore menées à Innsbruck (Autriche), dans un institut militaire aux États Unis d'Amérique.
"Il y a eu beaucoup de difficultés avec ces ossements," dit Peter Sarandiniki, président et fondateur de Search, une fondation américaine dédiée à l'investigation du sort des enfants Romanov. "Certains d'entre eux ont été brûlés.. et il y a encore des travaux en cours."
"Nous ne pouvons pas confirmer (ces résultats) avant que tous les laboratoires indépendants n'aient achevé leurs analyses," dit m. Sarandiniki.
On pense rendre publics les résultats finaux fin de ce mois ou début juin.
"Si ils sont positifs, alors nous auront déterminé que nous avons les restes de la famille royale.. et espérons ainsi clore un très triste chapitre de l'histoire de Russie," dit m. Sarandiniki.
L'Église Orthodoxe de Russie, qui a tenu son rôle dans les funérailles étatiques de 1998, s'est abstenue de reconnaissance des découvertes aussi longtemps que les scientifiques seront divisés sur le problème.
Les découvertes de l'été dernier ont rallumé le débat entre les scientifiques et l'Église quant à savoir si les ossements trouvés auparavant sont d'authentiques restes de la famille Romanov. L'Église s'est montrée prudente face aux dernières découvertes, dont les conclusions préliminaires avaient été publiées en janvier. "J'espère que l'Église participera au processus (de confirmation des identités) et leur donnera la sépulture honorable qu'ils méritent," a ajouté m. Sarandiniki.
Un représentant de la grande duchesse Maria Vladimirovna, l'héritière auto-proclamée du trône de Russie, a dit qu'elle ne se prononcerait pas sur l'authenticité des nouveaux restes avant que l'Église n'ait clarifié sa propre position.
Le clergé Orthodoxe à Yekaterinburg a déclaré qu'il n'était pas prêt à prendre une décision quant aux restes. "La position de ... la grande duchesse Maria Vladimirovna est que le mot de la fin appartient au chef de l'Église Orthodoxe de Russie," a déclaré Alexander Zakatov, chef de la chancellerie de la maison impériale auto-proclamée de Russie.
Il ajouta : "Il est essentiel d'être très prudent, de sorte que les résultats soient compréhensibles par toute la société."

Un prince héritier de la couronne affligé par la génétique
Le Tsarévitch – l'héritier de la couronne – de Russie, Alexei Nikolaevich Romanov, a été un des personnages les plus tragiques de l'histoire russe.
Plus jeune enfant et fils unique du tsar Nicolas II, Alexei souffrait d'hémophilie, une maladie génétique qui bloque la capacité du corps à contrôler la coagulation du sang.
La maladie était répandue parmi les dynasties royales d'Europe descendant de la reine Victoria d'Angleterre – arrière-grand-mère d'Alexei. De désespoir de cause face à sa maladie, sa mère se tourna vers un moine mystique, Grigori Raspoutine, un geste que certains historiens considèrent avoir aidé à la chute de la maison impériale de Russie.
En 1905, Alexei avait une forte ecchymose suite à une chute de cheval, et des hémorragies internes qui durèrent plusieurs jours. Raspoutine fut appelé à l'aide.
Ses prières et conseils semblèrent fonctionner, et Raspoutine gagna une puissance influence auprès des Romanov, au point qu'il gérait l'accès au Tsar lui-même.
L'influence de Raspoutine sur la famille impériale fut utilisée contre lui et contre les Romanov par les politiciens et les journalistes qui voulaient affaiblir la dynastie.

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Dans son livre de lumière sur la famille impériale, Victor Loupan rapportait les propos du patriarche Alexis II, appelant à la plus grande prudence face aux "certitudes" des scientifiques et à l'empressement des milieux politiques, toujours prompts à récupérer ce qui leur semble bon pour attirer des foules ou des votes ou les deux.
Et malgré des années d'études complémentaires, on le voit bien, les scientifiques ne sont toujours pas unanimes.

Quoi qu'il en soit, en Belgique, il y a une certitude : à l'église Saint-Job (EORHF), à Uccle (Bruxelles), c'est bel et bien un doigt de la sainte impératrice martyrisée qui y est conservé comme relique. Car le juge Sokolov qui accompagna l'Armée Blanche lors
Victor Loupan de la reprise temporaire d'Ekaterinbourg avait, loin des tumultes et gesticulations des "enquêteurs médiatiques," retrouvé des traces, des restes identifiables, des certitudes. Ces certitudes sont un trésor spirituel, pas des objets pour musée. Ce fut pour moi une joie d'aller m'y recueillir il y a 3 ans.

Victor Loupan -->

A cet égard, le livre suivant m'a été chaudement recommandé par un très cher correspondant "Russe Blanc" – à qui va toute ma gratitude – et j'ai dévoré l'ouvrage sur 2 jours, passionnant, éclairant, poignant. J'ai déjà traduit des textes écrits par cette famille de saints martyrs, j'en ai découvert une foule d'autres, montrant la profondeur d'âme derrière les ors des palais. Un livre à découvrir sans tarder. Si j'ai traduit les dépêches de presse par principe informatif, leur contenu historique est sous bien des aspects toujours aussi douteux. Le livre rétabli de manière fondée toute cette épopée des Romanov, au destin si tragique, humainement parlant, mais si riche spirituellement, quoiqu'en pensent nos contemporains ici en Occident.





Russie, priere en rue devant un portrait de la sainte famille imperiale martyre




L'ADN est celui des enfants du Tsar, mettant un terme au mystère
http://www.themoscowtimes.com/article/1010/42/362462.htm


The Moscow Times » Issue 3895 » News


Le Tsar Nicolas II et son fils, Alexei, sciant du bois pour chauffer la maison dans l'Oural où ils furent détenus captifs durant la Révolution.

05 May 2008
Mike Eckel / The Associated Press
Pendant les 9 décennies après que les bourreaux Bolcheviques aient fusillé le tsar Nicolas II et sa famille, on n'a pas eu de traces des restes du prince héritier Alexei, l'héritier hémophile du trône.
Certains prétendaient que le délicat garçon de 13 ans aurait réussi à survivre et à s'échapper; d'autres croyaient que ses ossements étaient perdus dans l'immensité de la Russie, enterrés en secret cette ambiance de peur et de chaos alors que le pays plongeait dans la guerre civile.
A présent, un officiel dit que des tests ADN ont résolu le mystère en identifia des fragments d'ossements retrouvés dans une forêt comme étant ceux d'Alexei et de sa soeur, la grande duchesse Maria.
Les restes de leurs parents – Nicolas II et la tsarine Alexandra – et 3 soeurs, y compris la plus jeune fille du tsar, Anastasia, avaient été déterrés en 1991 et enterrés dans le mausolée impérial à Saint-Petersbourg. L'Église Orthodoxe de Russie les avait reconnus tous les 7 pour saints en 2000.
Malgré les découvertes antérieures, l'absence des restes d'Alexei et de Maria tenaillaient les descendants de la dynastie des Romanov, les historiens de tout poil et les royalistes. Même si l'annonce de la semaine dernière était confirmée et largement acceptée, nombre de descendants de la famille royale sont peu susceptibles d'être entièrement apaisés; ils attendent la "réhabilitation" officielle de la part du gouvernement.
"La tragédie de la famille du tsar ne s'achèvera que lorsque la famille aura été reconnue victime de la répression politique," dit German Lukyanov, l'avocat des descendants royaux.
Nicolas abdiqua en 1917, la fureur révolutionnaire balayant la Russie, et il fut détenu avec sa famille. Ils furent abattus par un groupe de tireurs le 4 juillet 1918, dans la cave de la maison de Yekaterinburg où ils étaient détenus.
Des rumeurs persistèrent, prétendant que certains membres de la famille avaient survécu et s'étaient échappés. Les prétentions de personnes affirmant être Anastasia furent particulièrement nombreuses, quoiqu'il y en ait eu aussi prétendant être Alexei ou Maria.
"C'était clair à 99,9% qu'ils avaient été tous tués; à présent, avec ces fragments, c'est 100%," dit Nadia Kizenko, une scientifique Russe de l'université d'Albany, université d'état de New York. "Ceux qui regretteront cette nouvelle seront ceux qui aimaient les mythes des prétendants royaux."
Alexei était une des victimes les plus touchantes, attirant la sympathie du fait de son hémophilie. La terreur de sa mère face à la maladie et la crainte qu'il ne pourrait pas vivre pour monter sur le trône furent ce qui la fit tomber sous l'emprise de l'auto-proclamé saint homme Raspoutine, hypnotique et dépravé sexuel, qui exerça une grande influence sur la famille royale. [*]
Les chercheurs ont déterré quelques restants d'ossements l'été dernier dans une forêt près de Yekaterinburg, où la famille impériale a été tuée, et les ont envoyés à des laboratoires russes et américains afin de les soumettre à des tests ADN.
Eduard Rossel, gouverneur de la région de Sverdlovsk, a dit que les examens menés par un laboratoire américain avaient identifiés les restes comme étant ceux d'Alexei et de Maria. "Il a été confirmé que c'était en effet les enfants," dit-il. "Nous avons à présent retrouvé toute la famille."
"Le principal laboratoire de génétique aux États Unis a conclu ses travaux avec une confirmation complète de nos propres travaux de laboratoires," dit Rossel.
Il n'a pas spécifié le laboratoire, mais une équipe de recherche génétique travaillant à l'université de la Massachusetts Medical School a été impliquée dans le processus. Evgeny Rogaev, qui dirigeait l'équipe qui a analysé les restes à Moscou et à la faculté de médecine à Worcester, Massachusetts, a été contacté pour le dossier par le bureau du Procureur Général.
Rogaev a dit la semaine dernière qu'il avait transmis les résultats aux autorités russes, mais qu'il revenait au bureau du procureur – et non pas à lui ou à son équipe – de dévoiler les résultats. "Le plus dur du travail a été accomplit, et nous leur avons communiqué nos expertises, mais nous travaillons encore," dit-il. "Scientifiquement, nous voulons l'enquête la plus approfondie possible."
Les résultats des tests ont été basés sur l'ADN mitochondriaque, le matériau génétique qui n'est transmis aux enfants que par la mère. Cet ADN est plus stable que l'ADN nucléaire – le matériau hérité du côté du père – en particulier quand les restes ont été fortement endommagés. L'analyse mitochondriaque achevée, l'équipe travaille ensuite sur l'analyse de l'ADN nucléaire, et compare les échantillons avec des parents côté mâle dans la famille du tsar.
Cette information, conjointement aux conclusions déjà transmises au procureur, sera éventuellement communiquée à une revue professionnelle pour étude et publication.

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[*] Propagande crapuleuse et blasphématoire propagée entre autres par Félix Youssoupov, richissime dandy homosexuel et organisateur du meurtre de Raspoutine. Le blasphème s'installera dans les esprits en Occident grâce à des décennies de propagande de l'Union des Républiques Socialistes Soviétiques et ses relais politiques au pouvoir dans nombre de nos pays, encore aujourd'hui. Elle fait toujours florès malgré les études ayant prouvé le faux de l'histoire. Voir "Une vie au service du Tsar : la vérité à propos de Raspoutine" (Жизнь за Царя, Правда о Григории Распутине), de Oleg Platonov (Олег Платонов) Editions Voskresenye, St-Pétersbourg, 1996 (Издательство Воскресение, Санкт-Петербург, 1996.)
On lit de ci de là qu'il n'était pas moine car on n'aurait pas de "preuve"... Le monachisme apostolique, donc Orthodoxe, n'a pas le système bureaucratique de ce que les Occidentaux appellent du monachisme. P. ex., feu l'archevêque Anton (Bloom) de Sourozh avait prononcé secrètement ses voeux monastiques au début de la 2ème guerre mondiale et servira comme médecin sans qu'on puisse deviner son état monastique. Pour un observateur non-averti, le monachisme est incompréhensible. C'est au retour d'un pèlerinage vers un célèbre monastère que Raspoutine, ce grand fermier indifférent à Dieu, changea du tout au tout. Et les changements radicaux amènent souvent à un absolutisme. Les pèlerinages à Jérusalem et au Mont Athos que Grigori Raspoutine avait effectués ne laissent aucun doute sur son changement. Et si c'est là que le changement d'état de vie devait avoir eu lieu, le Mont Athos ne communique pas de listings informatisés de voeux monastiques d'hommes les y ayant prononcés afin de vivre en colonnes de prière au coeur du monde. On n'a pas beaucoup d'informations concrètes sur sa vie, on sait que la haute société pétersbourgeoise était surtout un ramassis de canailles, d'habitués de cercles maçonniques, de cercles ésotériques, de louches assemblées spirites, de débauchés sexuels de tous poils, qui aimaient bien entraîner autrui dans leur chute. Au besoin par l'arme de la diffamation si la personne ne se laissait pas compromettre. Connaissant certaines habitudes russes, y compris dans le clergé, je peux cependant croire qu'il devait avoir "la descente facile" côté boisson – en ça, je suis dans le même club.. Ce n'est donc pas une preuve de non-monachisme, tout au plus un indice tendant à montrer que la conversion radicale n'aurait pas réussi à atteindre tout l'être.


Grigori Raspoutine, encore grand fermier, avec ses enfants, Matrenoy, Varvara et Dmitry




La maison originelle de Grigori Raspoutine, quand il était fermier. Village de la région de Pokrovsk. Elle a été démolie en 1980.


Pour revenir à la question monastique, on se demandera si ces évêques et startsis auraient posé à côté de quelqu'un en tenue monastique alors qu'ils le savaient ne pas être moine :

Le staretz Macaire, l'évêque Théophane et Grigori Raspoutine. 1911. C'est l'archimandrite puis évêque Théophane, confesseur du tsar, qui l'aurait introduit à la cour (si j'ai bien compris la page en russe, hum hum). Raspoutine vivait depuis 1903 à Saint-Petersbourg, était vu et connu de tous. Aucun des nombreux rapports écrits sur lui, qui vivait à gauche à droite selon l'hospitalité du moment, n'était négatif. Dès qu'il devint proche du Tsar et apporta le soulagement au Tsarévitch par ses prières, ce qu'aucun médecin n'avait jamais pu faire, il devint la bête noire de la société qui l'avait auparavant tant aimé...

Après l'assassinat de Raspoutine, Théophane en écrivit ceci : "Raspoutine n'était ni un hypocrite ni un méchant homme. C'était un vrai homme de Dieu, sorti des tréfonds du peuple. Mais la haute société a été incapable de le comprendre. Et son contact avec elle provoqua une terrible crise spirituelle qui finit par l'emporter." rapporté par Oleg Platonov, cité par Victor Loupan en page 191 de l'ouvrage cité plus haut.


Grigori Raspoutine, l'évêque Hermogène et le hiéromoine Illiodor

On m'objectera concernant cette photo que l'évêque et le hiéromoine ont changé d'avis par la suite concernant Raspoutine. Aussi l'histoire de ces 2 personnages mérite d'être rapportée, car elle est représentative de la vie rude en Russie à l'époque de Raspoutine et des nécessaires nuances pour espérer un peu comprendre l'époque et les faits.

Au début, l'évêque était son ami, et il n'aurait sûrement pas laissé un faux moine se promener en soutane. Ensuite, il s'opposa fermement à Raspoutine. En 1917, cet évêque Hermogène fut nommé évêque de Tobolsk. Il est mort martyr, assassiné par les Socialistes le 16 juin 1918, noyé à Pokrovskoye, dans la rivière Tura, avec son frère et les fidèles venus demander sa libération, car il avait été arrêté en avril 1918... comme tant d'autres évêques et prêtres...

Le hiéromoine Illiodor (S. Trufanov dans le monde), des Cosaques du Don, obtint son diplôme de l'académie de théologie de Saint-Petersbourg en 1905. Il partit pour Tsaritsyn en 1908 puis fut envoyé en 1911 pour un monastère du diocèse de Tula. Mais il bascula dans le vide.. Il n'y alla pas, commença à collaborer à des revues publiant des discours enflammés contre les intellectuels et les Juifs – les 2 grandes catégories formant l'élite de la Révolution qui se préparait. En janvier 1912, le Saint-Synode le défroqua et le renvoya. Il repartit pour le Don, se maria, et devint prédicateur d'une nouvelle religion, celle de "la raison et du soleil." Il attaqua verbalement la famille impériale, fut recherché, et s'enfuit. En 1917, il écrivit contre Raspoutine.. dont il avait été l'ami auparavant..

Une époque où il n'y avait pas de tout noir ou de tout blanc, beaucoup de nuances, beaucoup de changements, parfois radicaux, parfois en surface... une époque difficile à juger...








Raspoutine dans sa maison à Saint-Petersbourg - c'est tardif puisque longtemps durant, il n'eut pas de maison personnelle..



Grigori Raspoutine, entouré du général-major le prince M.S. Poutjanym et du colonel D. N. Pomanom, Saint-Petersbourg, 1904 ou 1905.

Ignoraient-ils qui il était, avec la police en permanence à le suivre, à fouiller son passé comme son présent? Auraient-ils pu l'ignorer, si Raspoutine avait été un imposteur? Je n'en crois pas un mot.

Si nombreux l'ont crucifié médiatiquement et par les ragots avant de l'empoisonner, le flinguer et jeter son corps dans l'eau glacée du proche fleuve, et d'autres, encore plus nombreux, n'ont cessé de le comparer à un Dutroux doublé d'un curé, quelques uns l'ont cependant quasiment canonisé :


source

Quant à moi, pour ce qui concerne le moine Grigori Raspoutine, entre anathème et dithyrambe, je pense qu'un juste milieu sera parfait... comme toujours, dans l'Orthodoxie.


Gouverneur de Sverdlovsk : les experts américains confirment que les restes trouvés près de Yekaterinburg sont ceux des enfants de Nicolas II
http://www.interfax-religion.com/?act=news&div=4629




Yekaterinburg, 30 avril 2008, 15h15, Interfax – Un laboratoire américain d'analyse ADN a confirmé que les restes qui ont été récemment découverts près de Yekaterinburg sont ceux des enfants du dernier empereur de Russie, Nicolas II, a déclaré Eduard Rossel, le gouverneur de la région de Sverdlovsk.
"Nous avons à présent trouvé toute la famille," a dit Rossel lors d'une conférence de presse, mercredi.
Il avait été annoncé auparavant que des restes de corps humains portant des marques de morts violentes avaient été retrouvés durant des fouilles à l'extérieur de Yekaterinburg, en juillet 2007. Les découvertes préliminaires indiquaient que les restes auraient pu être ceux d'un adolescent entre 10 et 14 ans, et d'une jeune femme d'une vingtaine d'année.
Il fut estimé que les restes pourraient être ceux du prince Alexei, le fils unique du dernier tsar de Russie, Nicolas II, et l'héritier du trône, ainsi que ceux de la grande duchesse Maria, autre fille de Nicolas II, qui avaient été tous assassinés hors de Yekaterinburg en 1918.
Les analyses des restes furent confiés au bureau d'expertise médico-légale de la région de Sverdlovsk, à un laboratoire de Moscou, au laboratoire d'identification ADN de l'armée américaine, et au laboratoire de génétique de l'université du Massachusetts. Les experts du bureau de Sverdlovsk conclurent leurs examens préliminaires en se basant sur les analyses anatomiques et morphologiques, disant qu'il "y avait un haut niveau de probabilité que les restes étaient ceux du prince Alexei et de la grande duchesse Maria."
Les restes humains découverts près de Yekaterinburg en juillet 1991 furent identifiés par la suite comme étant ceux de Nicolas II, d'un certain nombre de membres de sa famille et de membres de la suite impériale. Les restes furent enterrés dans la cathédrale des saints Pierre et Paul, à Saint-Petersbourg, le 17 juillet 1998.



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Quoiqu'il en soit, dans ce monde devenu dingue, rien ne change, et pour la sainte famille impériale, ça va toujours aussi mal sur terre :

Incendie éteint sur le lieu de sépulture de la famille impériale
http://www.interfax-religion.com/?act=news&div=4630

Yekaterinburg, 30 avril 2008, 16h41, Interfax – Un incendie a été éteint dans le quartier Ganina Yama à Yekaterinburg, où les restes de la famille du dernier Tsar de Russie, Nicolas II, avaient été découverts.
L'incendie a éclaté mercredi matin. Les églises se trouvant sur le territoire du proche monastère n'ont pas été endommagées. Les pompiers sont encore occupés à fouiller les débris, a déclaré à Interfax le porte-parole du ministre russe des situations de crise, département de la région de Sverdlovsk.
"Il n'y a pas eu de victimes. Grâce aux actions prises par les pompiers, les proches bâtiments en bois ont été sauvés. Seul le magasin du monastère a brûlé," a-t'il déclaré.
La cause de l'incendie et les dégâts provoqués ne sont pas encore déterminés.
Le deuxième étage du magasin du monastère, qui a complètement brûlé, était occupé par un musée de l'histoire de la famille du tsar et des soldats Orthodoxes russes. Le musée contenait des photos de la famille Romanov, une maquette de la maison où les Romanov ont été assassinés, des Icônes, des livres, et d'anciens uniformes militaires.





Le diocèse de Yekaterinburg n'a pas commenté l'incident.
En 1991, les restes de la famille du Tsar avaient été découverts à Ganina Yama près de Yekaterinburg. Le 17 juillet 1998, les restes avaient été ensevelis dans la tombe impériale à la forteresse Petropavlovskaya, à Saint-Petersbourg.
Des analyses génétiques effectuées sur les restes en 1998 confirmèrent que les restes sont ceux de Nicolas II et de sa famille. Un monastère en l'honneur de la famille impériale, dont les membres avaient été reconnus comme martyrs, avait été construit à Ganina Yama.

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En l'honneur des saints martyrs de la famille impériale de Russie, voici une belle "petite" photothèque, composée de ce que j'ai pu glaner de ci de là sur l'internet russophone. Pour le lecteur qui trouverait que "là, il y en a de trop," qu'il daigne se rappeler que 90 ans durant, tant de mensonges, de haine et de vilenies ont été déversés sur la mémoire des saints martyrs - et les dépêches de presse prouvent à l'envi que c'est loin d'être terminé.... Ce n'est donc sûrement pas "de trop" que quelques heures de collationnement et republication données à leur saintes mémoires...
Nb : quantité de ces photos de la sainte famille impériale martyre proviennent des pages russes suivantes:
http://derzava.com/art_desc.php?aid=236
http://uatoday.net/rus/article/history/47557
http://www.rus-sky.com/history/library/kravtzova/


























































































et tous, hommes, femmes et enfants, finiront victimes de "l'humanisme athée" dans son application la plus totale...



Расстрел царской семьи, врача и слуг. Реконструкция 1922 года
Tableau de l'exécution de la famille impériale et de ses serviteurs. Reconstitution de 1922.
A mon humble avis, elle rend très mal compte des faits côté martyrs, quand on lit de la plume même des bourreaux que les duchesses et la tsarine se signèrent, que le tsar présenta son dos afin de protéger sa famille, etc...


Ulyanov Oleg Germanovich Zaveduyuschiy Sektorom cerkovnoy arheologii Centralnogo muzeya drevnerusskoy kulturuy i iskusstva imeni prep

Les balles, les couteaux, tout a été utilisé pour massacrer les saints martyrs impériaux, jusqu'au chien Jimmy et aux serviteurs que soit-disant les Bolcheviques prétendaient défendre...



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Так выглядел в июле 1918 г. дом Ипатьева—Дом Особого Назначения (ДОН)
la maison du bourgeois Ipatiev, lieu du terrible martyre





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