"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes.
Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)
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05 mars 2019
l'amour vrai n'existe pas sans la vérité (saint Jean)
Veillez à ne pas vous laisser corrompre par l'amour des hérétiques : pour cette raison, n'acceptez aucune fausse croyance [dogma] au nom de l'amour.
Saint Jean Chrysostome
02 mars 2019
Changer la Foi (s. Hilaire)
En essayant de modifier la Foi, qui est immuable, on perd la Foi. Les hérétiques l'adaptent et la modifient, jusqu'à ce que fatigués de tout, ils condamnent tout.
Saint Hilaire de Poitiers
Saint Hilaire de Poitiers
09 décembre 2018
Le schisme, mgr Kallistos Ware, saint Jean Maximovitch et Constantinople...
Le métropolite Kallistos Timothy Ware regrette la rupture de communion décrétée par le Saint-Synode de Russie. MAIS il n'est pas content de ce que commet son patriarche. Bien. Enfin une "pointure" au sein de ce patriarcat qui parle un peu. Maintenant à l'époque des grands saints, ceux qui ne voulaient pas suivre un patriarche dans l'hérésie, ils s'en séparaient.. Mais c'était des saints, pas des nationalistes, des fonctionnaires impériaux, des romantiques, des passéistes, etc..
http://orthochristian.com/117867.html
Saint Jean Maximovitch nous livre ici une excellente analyse de ce que valait en 1938 le patriarcat d'Istanbul. Ce qui vient de se passer en Ukraine montre la clairvoyance de ce prophète des temps modernes.
https://orthochristian.com/115619.html
Ajoutons cette citation du jour sur une page facebook :
"On ne regardera pas la mythologie des 2 premiers siècles, où sans aucun fondement historique et liturgique d'époque, on nous annonce des Apôtre et autres patriarches en suivi chronologique très bien arrangé. Et totalement contraire à ce qui se passait à l'époque..
Le premier patriarche de Constantinople, le premier évêque à porter ce titre, c'est en 330, Alexandre 1er. Il résistera aux pressions politiques pour accepter Arius et mourra peu après l'hérétique. Mais son successeur, Paul, ne sera pas une élection libre du peuple de Dieu, c'est Alexandre qui le désignera. Déjà.
Paul 1er lui succèdera donc, mais sera 3x déposé par les hérétiques, dont l'empereur oriental "très chrétiens" (aux dires des nationalistes Grecs, tous "leurs" empereurs ont été des phares de l'Orthodoxie, avec tous leurs patriarches). C'est l'empereur d'Occident qui recommandera qu'on le reprenne pour la 3ème fois.
Il sera assassiné vers 350, ses reliques sont préservées à Saint-Laurent, à Venise, et non pas en Orient.
Son successeur fut Macedonius, hérétique fondateur de la secte portant son nom. Condamné par le très orthodoxe archevêque de Rome, Damase 1er (la papauté n'existait pas encore). Puis ses thèses condamnées après sa mort par le 2ème Concile Oecuménique, on savait prendre son temps et laisser le poison agir, déjà à l'époque, avec les favoris Grecs de l'empereur d'Orient..
Et c'est Eudoxius qui lui succède, un Arien, un hérétique! Dix ans à nuire au Corps du Christ! Il s'était emparé du Siège épiscopal d'Antioche avec le même genre de manigances que ce que Meletios 4 Metaxakis mènera pour devenir un jour le sulfureux patriarche d'Istanbul auteur de tant de malheurs et hérésies au sein de l'Église..
Demophilios lui succèdera pour 9 ans, cessant de nuire au monde en 379. Il avait été élu par les Ariens. Quelle Orthodoxie à Constantinople, mais quel "phare de la lumière du monde" (pour reprendre l'expression récente de Bartholomeos 1 d'Istanbul), fabuleux.
Et après? Les Grecs se gaussent de ce que les catholiques-romains se sont retrouvés avec 3 papes - ils rigolent tout en approuvant l'uniatisme de leur patriarche, et donc ils sont en communion avec le vatican, de facto, volens nolens.. Mais eux-mêmes ont eu ça, 3 patriarches simultanés.. Marin de Thrace l'Arien succédant à Demophilios, suivi de Dorotheos d'Antioche, lui aussi Arien mais d'une autre-sous secte et restés tous les 2 avec le titre.. pendant qu'Evagrios était élu comme archevêque orthodoxe mais en exil et pour peu de temps..
Sous Theodose 1er, empereur enfin un tant soit peu chrétien, on retrouve saint Grégoire le Théologien, qui d'évêque de Nazianze, sur recommandation de son ami saint Basile de Césarée, se retrouvera brièvement archevêque de Constantinople.. Après avoir manqué être assassiné pendant la Liturgie à Agia Anastasia par une foule d'hérétiques ariens, poussés par son "ami" le philosophe Maxime, qui voulait obtenir ce siège épiscopal.
Saint Grégoire tiendra le coup jusqu'à jeter le gant en plein 2ème Concile Oecuménique, que donc il ne présidera pas jusqu'au bout. Le très chrétien empereur ne le soutiendra pas jusqu'au bout non plus.
Et l'empereur se choisit comme nouvel évêque un catéchumène d'Antioche, qui avait été placé sur une liste de candidats possibles fournis par les églises, Nectaire. C'est avec lui qu'on trouve le 3ème canon du 2ème concile oecuménique affirmant que son siège sera second après celui de Rome "car c'est la ville de l'empereur" - ce fameux lien de causalité dont le patriarcat de Moscou rappelle (mais aurait dû le faire depuis des siècles) qu'il n'existe plus et donc "finita la comedia". Nectaire semble avoir tenu bon dans les errances dogmatiques orientales si massives déjà à l'époque. Cependant la dernière lettre de saint Grégoire de Nazianze lui demandait d'être moins tolérant envers les hérétiques Novatianistes, puisqu'il n'avait pas hésité à consulter un de leurs évêques, Agelius, pour débattre contre les Ariens et les Pneumatomaques. Et sous son épiscopat, Theodose 1er fera interdire la prédication de toutes les hérésies et sectes sauf .. des Novatianistes.
Lui succèdera le glorieux saint Jean Chrysostome. Mais quel épiscopat de souffrances! Et il ne s'y éternisera pas, comme hélas trop d'hérétiques le font.. Son crâne subsiste en 4 reliquaires "authentiques", un en Russie, un au Mont Athos, et 2 en Italie. Même pour ça, il aura subi les injures du peuple qu'il a tenté de mener au Christ..
Arsacius lui succèdera, désigné par l'empereur Arcadius et sa cruelle femme Eudoxie. Comme une partie du peuple refusait de communier avec lui, la soldatesque sera lancée, tortures, tout y passa. Condamné par écrit par le très orthodoxe pape de Rome saint Innocent 1er, mais l'empereur très chrétien s'en fichait. Arsacius mourra épuisé peu après.
Puis on se retrouve avec de nouveau 2 patriarches, Barbas l'Arien (407-430, tout de même) et saint Arsacius l'orthodoxe (406-425). Ce dernier soutenu par le pape de Rome Célestin 1, l'appelant "le vrai successeur de saint Jean Chrysostome", et il sera cité aux Conciles d'Ephèse et de Chalcédoine.
ETC
L'Histoire de ce Siège épiscopal n'est pas brillante, c'est le moins qu'on puisse dire. L'actuel titulaire est à l'image de la majorité de ses prédécesseurs, un politicien retors sous habits religieux usurpés, répandant la division et la haine autour de lui, et flattant les sentiments de nostalgie impérialiste chez un certain nombre de Grecs, ce qui lui assure un soutien financier et politique suffisant pour tenir le coup. Mais au Tribunal de Dieu, il sera seul, avec derrière lui une longue liste de suiveurs aveuglés par les dorures. Maranatha."
http://orthochristian.com/117867.html
Saint Jean Maximovitch nous livre ici une excellente analyse de ce que valait en 1938 le patriarcat d'Istanbul. Ce qui vient de se passer en Ukraine montre la clairvoyance de ce prophète des temps modernes.
https://orthochristian.com/115619.html
Ajoutons cette citation du jour sur une page facebook :
"On ne regardera pas la mythologie des 2 premiers siècles, où sans aucun fondement historique et liturgique d'époque, on nous annonce des Apôtre et autres patriarches en suivi chronologique très bien arrangé. Et totalement contraire à ce qui se passait à l'époque..
Le premier patriarche de Constantinople, le premier évêque à porter ce titre, c'est en 330, Alexandre 1er. Il résistera aux pressions politiques pour accepter Arius et mourra peu après l'hérétique. Mais son successeur, Paul, ne sera pas une élection libre du peuple de Dieu, c'est Alexandre qui le désignera. Déjà.
Paul 1er lui succèdera donc, mais sera 3x déposé par les hérétiques, dont l'empereur oriental "très chrétiens" (aux dires des nationalistes Grecs, tous "leurs" empereurs ont été des phares de l'Orthodoxie, avec tous leurs patriarches). C'est l'empereur d'Occident qui recommandera qu'on le reprenne pour la 3ème fois.
Il sera assassiné vers 350, ses reliques sont préservées à Saint-Laurent, à Venise, et non pas en Orient.
Son successeur fut Macedonius, hérétique fondateur de la secte portant son nom. Condamné par le très orthodoxe archevêque de Rome, Damase 1er (la papauté n'existait pas encore). Puis ses thèses condamnées après sa mort par le 2ème Concile Oecuménique, on savait prendre son temps et laisser le poison agir, déjà à l'époque, avec les favoris Grecs de l'empereur d'Orient..
Et c'est Eudoxius qui lui succède, un Arien, un hérétique! Dix ans à nuire au Corps du Christ! Il s'était emparé du Siège épiscopal d'Antioche avec le même genre de manigances que ce que Meletios 4 Metaxakis mènera pour devenir un jour le sulfureux patriarche d'Istanbul auteur de tant de malheurs et hérésies au sein de l'Église..
Demophilios lui succèdera pour 9 ans, cessant de nuire au monde en 379. Il avait été élu par les Ariens. Quelle Orthodoxie à Constantinople, mais quel "phare de la lumière du monde" (pour reprendre l'expression récente de Bartholomeos 1 d'Istanbul), fabuleux.
Et après? Les Grecs se gaussent de ce que les catholiques-romains se sont retrouvés avec 3 papes - ils rigolent tout en approuvant l'uniatisme de leur patriarche, et donc ils sont en communion avec le vatican, de facto, volens nolens.. Mais eux-mêmes ont eu ça, 3 patriarches simultanés.. Marin de Thrace l'Arien succédant à Demophilios, suivi de Dorotheos d'Antioche, lui aussi Arien mais d'une autre-sous secte et restés tous les 2 avec le titre.. pendant qu'Evagrios était élu comme archevêque orthodoxe mais en exil et pour peu de temps..
Sous Theodose 1er, empereur enfin un tant soit peu chrétien, on retrouve saint Grégoire le Théologien, qui d'évêque de Nazianze, sur recommandation de son ami saint Basile de Césarée, se retrouvera brièvement archevêque de Constantinople.. Après avoir manqué être assassiné pendant la Liturgie à Agia Anastasia par une foule d'hérétiques ariens, poussés par son "ami" le philosophe Maxime, qui voulait obtenir ce siège épiscopal.
Saint Grégoire tiendra le coup jusqu'à jeter le gant en plein 2ème Concile Oecuménique, que donc il ne présidera pas jusqu'au bout. Le très chrétien empereur ne le soutiendra pas jusqu'au bout non plus.
Et l'empereur se choisit comme nouvel évêque un catéchumène d'Antioche, qui avait été placé sur une liste de candidats possibles fournis par les églises, Nectaire. C'est avec lui qu'on trouve le 3ème canon du 2ème concile oecuménique affirmant que son siège sera second après celui de Rome "car c'est la ville de l'empereur" - ce fameux lien de causalité dont le patriarcat de Moscou rappelle (mais aurait dû le faire depuis des siècles) qu'il n'existe plus et donc "finita la comedia". Nectaire semble avoir tenu bon dans les errances dogmatiques orientales si massives déjà à l'époque. Cependant la dernière lettre de saint Grégoire de Nazianze lui demandait d'être moins tolérant envers les hérétiques Novatianistes, puisqu'il n'avait pas hésité à consulter un de leurs évêques, Agelius, pour débattre contre les Ariens et les Pneumatomaques. Et sous son épiscopat, Theodose 1er fera interdire la prédication de toutes les hérésies et sectes sauf .. des Novatianistes.
Lui succèdera le glorieux saint Jean Chrysostome. Mais quel épiscopat de souffrances! Et il ne s'y éternisera pas, comme hélas trop d'hérétiques le font.. Son crâne subsiste en 4 reliquaires "authentiques", un en Russie, un au Mont Athos, et 2 en Italie. Même pour ça, il aura subi les injures du peuple qu'il a tenté de mener au Christ..
Arsacius lui succèdera, désigné par l'empereur Arcadius et sa cruelle femme Eudoxie. Comme une partie du peuple refusait de communier avec lui, la soldatesque sera lancée, tortures, tout y passa. Condamné par écrit par le très orthodoxe pape de Rome saint Innocent 1er, mais l'empereur très chrétien s'en fichait. Arsacius mourra épuisé peu après.
Puis on se retrouve avec de nouveau 2 patriarches, Barbas l'Arien (407-430, tout de même) et saint Arsacius l'orthodoxe (406-425). Ce dernier soutenu par le pape de Rome Célestin 1, l'appelant "le vrai successeur de saint Jean Chrysostome", et il sera cité aux Conciles d'Ephèse et de Chalcédoine.
ETC
L'Histoire de ce Siège épiscopal n'est pas brillante, c'est le moins qu'on puisse dire. L'actuel titulaire est à l'image de la majorité de ses prédécesseurs, un politicien retors sous habits religieux usurpés, répandant la division et la haine autour de lui, et flattant les sentiments de nostalgie impérialiste chez un certain nombre de Grecs, ce qui lui assure un soutien financier et politique suffisant pour tenir le coup. Mais au Tribunal de Dieu, il sera seul, avec derrière lui une longue liste de suiveurs aveuglés par les dorures. Maranatha."
15 septembre 2018
Le pouvoir dans l'Église et le schisme actuel (Grande Duchesse Marie de Russie + articles)
Господи помилуй - Κύριε ἐλέησον
[..]
"Les Canons qui confèrent à l'Église de Constantinople certains pouvoirs d'arbitrage des différends et de coordination des diverses fonctions dans l'Église découlent entièrement de conditions qui n'existent plus depuis plus de 500 ans.
Ces conditions sont que le Siège du Premier Hiérarque de l'Eglise Constantinople se trouvait dans la "Cité Impériale", dans la "Nouvelle Rome" - le centre spirituel et politique de l'Empire romain oriental. C'est pour cette raison, et pour cette seule raison, que les Canons attribuant certains pouvoirs supplémentaires à l'Église de Constantinople ont été acceptés par les Conciles Oecuméniques.
Seule la proximité des hiérarchies de Constantinople avec les empereurs romains, vénérés comme les dirigeants sacrés et légitimes de l'œcumene - tout le monde chrétien - a donné à ces hiérarchies non seulement le statut de hiérarchie titulaire, mais aussi le statut réel d'"oecuménique" - ou universelle (*). Il n'y avait pas d'autre fondement pour ce statut et ce rôle.
Mais en 1453, l'Empire romain d'Orient a cessé d'exister. Et avec elle cessèrent les conditions qui donnaient aux patriarches de Constantinople le rôle d'arbitre suprême et final des chrétiens orthodoxes, même ceux qui n'étaient pas directement sous la juridiction de l'Église de Constantinople.
La primauté traditionnelle d'honneur et même le titre "oecuménique" sont restés la coutume et la pratique parmi les patriarches de Constantinople. Tous les autres hiérarchies orthodoxes et chrétiens orthodoxes ont accepté cette coutume et cette pratique. Cependant, la symphonie entre les patriarches et les empereurs, qui a atteint sa forme parfaite à Constantinople et a servi de base aux processus juridiques régissant les relations entre l'Église et l'État, a cessé d'exister après le XVème siècle."
[..]
Grande Duchesse Maria Vladimirovna de Russie, 11 septembre 2018
(*) Cependant, et en cette période de crise, il est essentiel de rappeler que le "titre" en question a été rejeté avec vigueur et argumentation forte par saint Grégoire le Grand, pape de Rome, appelé saint Grégoire "dialogos" dans l'Orthodoxie orientale où on a préféré se cantoner à la lecture de ses "Dialogues" (vies de saints) qu'à ses écrits dogmatiques très forts et génants pour la soif de pouvoir terrestre de certains "jusqu'à nos jours". NDT.
http://www.imperialhouse.ru/en/allnews-en/news/grand-duchess-maria-of-russia-constantinople-s-position-will-lead-to-the-splintering-of-the-very-foundations-of-orthodoxy.html
[..]
"The Canons that assign to the Church of Constantinople certain powers to arbitrate disputes and coordinate various functions in the Church derive entirely from conditions that have not existed for more than 500 years.
These conditions are that the See of the First Hierarch of the Constantinopolitan Church was located in the “Imperial City,” in the “New Rome”—the spiritual and political center of the Eastern Roman Empire. It is for this reason, and this reason alone, that the canons assigning certain additional powers to the Church of Constantinople were accepted by the Ecumenical Councils.
It was only the proximity of the hierarchs of Constantinople to the Roman emperors, who were revered as the sacral and legitimate rulers of the oecumene—the entire Christian world—that gave these hierarchs not only the titular, but also the actual status of “Ecumenical”—or universal—hierarchs. There was no other basis for this status and role.
But in 1453, the Eastern Roman Empire ceased to exist. And with it ceased the conditions that gave the patriarchs of Constantinople the role of supreme and final arbiter over Orthodox Christians, even those who were not directly under the jurisdiction of the Church of Constantinople.
The traditional primacy in honour and even the title “Ecumenical” remained the custom and practice among the patriarchs of Constantinople. All other Orthodox hierarchs and Orthodox Christians agreed to this custom and practice. However, the symphonia between the patriarchs and emperors, which achieved its perfect form in Constantinople and served as the foundation of legal processes regulating relations between the Church and State, ceased to exist after the 15th century."
[..]
Grand Duchess Maria Vladimirovna of Russia September 2018
Article fermé aux commentaires.
A lire sur la situation (et prier!)
Habemus Papam!
vendredi 14 septembre 2018
https://orthodoxologie.blogspot.com/2018/09/habemus-papam.html
Le mentor du promoteur du chaos tombe le masque:
Les États-Unis soutiennent officiellement l’autocéphalie de l’Église en Ukraine
vendredi 14 septembre 2018
https://orthodoxologie.blogspot.com/2018/09/les-etats-unis-soutiennent.html
Archiprêtre André Novikov: L'APOTHÉOSE DU PAPISME ORIENTAL
samedi 15 septembre 2018
https://orthodoxologie.blogspot.com/2018/09/archipretre-andre-novikov-lapotheose-du_15.html
mais, pour le moment, pas encore de rupture de la communion eucharistique..
Fin de la commémoration du Patriarche de Constantinople
samedi 15 septembre 2018
https://orthodoxologie.blogspot.com/2018/09/fin-de-la-commemoration-du-patriarche.html
Les menaces physiques directes contre tous les Chrétiens d'Ukraine se profilent clairement...
Ukrainian gov’t posts petition to take Kiev Caves Lavra away from Ukrainian Church
Kiev, September 13, 2018
http://orthochristian.com/115736.html
et voici les "trente deniers" reçus pour avoir causé tout ce chaos :
Turquie: la justice rejette une demande de prières musulmanes à Sainte-Sophie
http://www.lalibre.be/dernieres-depeches/afp/turquie-la-justice-rejette-une-demande-de-prieres-musulmanes-a-sainte-sophie-5b9a5e45cd7076ce3b276608
Publié le jeudi 13 septembre 2018 à 14h54 à Istanbul (AFP)
"Le plus haut tribunal de Turquie a rejeté jeudi la requête d'une association demandant le droit d'organiser des prières musulmanes à l'intérieur de la basilique Sainte-Sophie[...]"
Statement of the Holy Synod of the Russian Orthodox Church concerning the uncanonical intervention of the Patriarchate of Constantinople in the canonical territory of the Russian Orthodox Church
http://orthochristian.com/115776.html
DECR Communication Service
15.09.2018
Alexandre Chtchipkov: "ON SE SOUVIENDRA DU PATRIARCHE BARTHOLOMÉE COMME D'UN PROFESSEUR DE SCHISME"
https://orthodoxologie.blogspot.com/2018/09/alexandre-chtchipkov-on-se-souviendra.html
Prière pour l'unité de l'Église
http://www.moinillon.net/post/2018/09/08/priere-universelle
"Ces hommes auront beaucoup de mal à répondre devant Dieu"
le septembre 15, 2018
https://orthodoxe-ordinaire.blogspot.com/2018/09/ces-hommes-auront-beaucoup-de-mal.html
Réflexions passagères d'un O.o.
le septembre 14, 2018
http://web.archive.org/web/20180916051452/https://orthodoxe-ordinaire.blogspot.com/2018/09/reflexions-passageres-dun-oo.html
Déclaration du Saint-Synode de l’Eglise orthodoxe russe suite à l’intrusion illégale du Patriarcat de Constantinople sur le territoire canonique de l’Eglise orthodoxe russe
14.09.2018 18:21
https://mospat.ru/fr/2018/09/14/news163803/
Comme lorsque le patriarche Nestorius de Constantinople tenta de détruire l'Église de l'intérieur, seul un Concile général peut venir à bout du schisme. Dès lors, le Saint Synode de Russie appelle à la tenue d'un grand Concile pan-orthodoxe sur la situation en Ukraine :
ROC Synod proposes to hold pan-Orthodox discussion on situation in Ukraine
14 September 2018, 20:51
http://spzh.news/en/news/55951-sinod-rpc-predlozhil-provesti-vsepravoslavnyj-sobor-po-situacii-v-ukraine
"The discussion of the situation by representatives of all Local Churches will help overcome a new schism in the Orthodox world, the ROC believes.
The Synod of the Russian Orthodox Church proposed to hold a pan-Orthodox discussion on the situation in Ukraine, reports RIA Novosti with reference to the text of the statement adopted on September 14 at a meeting of the Holy Synod of the Russian Orthodox Church in Moscow.
"Recognizing that what is happening poses a threat to the entire world Orthodoxy, we reach out for support to the Local Autocephalous Churches in the time of distress, we call upon the primates of the Churches to understand the common responsibility for the fate of world Orthodoxy and initiate a fraternal all-Orthodox discussion of the church situation in Ukraine," the publication quotes a fragment of the document.
As the chairman of the DECR, Metropolitan Hilarion of Volokolamsk, told the media, the ROC "is deeply convinced that if this issue is not resolved unilaterally by the Patriarchate of Constantinople but in a fraternal dialogue, a solution will be found that will calm all, reconcile all and help to overcome the schism."
La discussion de la situation par les représentants de toutes les Eglises locales aidera à surmonter un nouveau schisme dans le monde orthodoxe, estime l'EOR.
Le Synode de l'Eglise orthodoxe russe a proposé de tenir un synode pan-orthodoxe sur la situation en Ukraine, rapporte RIA Novosti en référence au texte de la déclaration adoptée le 14 septembre lors d'une réunion du Saint Synode de l'Eglise orthodoxe de Russie à Moscou.
"Reconnaissant que ce qui se passe constitue une menace pour l'Orthodoxie dans le monde entier, nous demandons le soutien des Églises autocéphales locales dans les moments de détresse, nous appelons les primats des Églises à comprendre la responsabilité commune du sort de l'Orthodoxie mondiale et à entamer une discussion fraternelle sur la situation de l'Église en Ukraine," cite un fragment du document.
Comme l'a dit aux médias le président du DECR, le métropolite Hilarion de Volokolamsk, le ROC "est profondément convaincu que si cette question n'est pas résolue unilatéralement par le Patriarcat de Constantinople mais dans un dialogue fraternel, une solution sera trouvée qui calme tout, réconcilie tout et aide à surmonter ce schisme"
Oukaze 69 et 70 du Patriarcat de Moscou suite à la décision non-canonique du patriarcat à Istanbul d'accorder l'autocéphalie à un groupe religieux se trouvant sur le territoire canonique du Patriarcat de Moscou
http://www.patriarchia.ru/db/text/5268260.html
ЖУРНАЛ № 69
ИМЕЛИ СУЖДЕНИЕ об ответных действиях в связи с назначением Константинопольским Патриархатом своих «экзархов» в Киев в рамках принятого Синодом этой Церкви «решения о предоставлении автокефального статуса Православной Церкви в Украине».
Справка:
Священный Синод Русской Православной Церкви в заявлении от 8 сентября 2018 года выразил решительный протест в связи с антиканоническим назначением архиепископа Памфилийского Даниила и епископа Эдмонтонского Илариона «экзархами» Константинопольского Патриархата в Киеве и заявил об ответных действиях, которые последуют в ближайшее время.
Украинская Православная Церковь также осудила назначение «экзархов» Константинопольской Церкви, назвав его «грубым нарушением канонической территории Украинской Православной Церкви» (заявление Отдела внешних церковных связей Украинской Православной Церкви от 7 сентября 2018 г.).
ПОСТАНОВИЛИ:
1. Приостановить молитвенное поминовение Патриарха Константинопольского Варфоломея за богослужением.
2. Приостановить сослужение с иерархами Константинопольского Патриархата.
3. Приостановить участие Русской Православной Церкви во всех Епископских собраниях, богословских диалогах, многосторонних комиссиях и других структурах, в которых председательствуют или сопредседательствуют представители Константинопольского Патриархата.
4. Принять заявление Священного Синода в связи с антиканоническими действиями Константинопольского Патриархата в Украине.
ЖУРНАЛ № 70
ИМЕЛИ СУЖДЕНИЕ о возношении молитв во всех храмах Русской Православной Церкви о единстве Святого Православия.
ПОСТАНОВИЛИ:
Во всех храмах Русской Православной Церкви за каждой Божественной литургией включать в сугубую ектению следующие прошения:
Еще молимся Господу и Спасителю нашему о еже сохранити в единении и правоверии Церковь Православную во всем мире пребывающую и даровати ей мир и безмятежие, любовь и согласие, рцем вси, Господи, услыши и помилуй.
Еще молимся о еже благосердием и милостию призрети на Святую Церковь Православную и сохранити ю от разделений и расколов, от вражды и нестроений, да не умалится и не поколеблется единство ея, но да славится в ней Трисвятое имя Твое, рцем вси, Господи, услыши и помилуй.
Пресс-служба Патриарха Московского и всея Руси
Le Saint Synode de l’Église orthodoxe de Russie réuni le 14.9.2018 en session extraordinaire a examiné la question de l’envoi de 2 exarques du patriarcat de Constantinople à Kiev, et a pris les décisions suivantes :
1. Suspension de la mention du nom du patriarche Bartholomeos de Constantinople pendant les offices
2. Suspension de la concélébration avec les hiérarques du Patriarcat de Constantinople.
3. Suspension la participation de l'Église orthodoxe de Russie à toute assemblée épiscopale, à tous les dialogues théologiques, aux commissions multilatérales et aux autres organismes, présidés ou co-présidés par des représentants du Patriarcat de Constantinople.
4. Accepte la déclaration du Saint Synode en rapport avec les actions anti-canoniques du Patriarcat de Constantinople en Ukraine.
Il a été de plus décidé d’ajouter dans l’ecténie instante de la Liturgie les prières suivantes :
"Dans toutes les églises relevant de l'Église orthodoxe de Russie, lors de chaque divine Liturgie, il est décidé d’inclure les demandes suivantes dans l’ecténie double :
Nous prions encore notre Seigneur et Sauveur de garder l’Église Orthodoxe dans le monde entier dans l'unité et dans la vraie Foi et de lui accorder la paix et la sérénité, l'amour et la concorde, disons tous, ô Seigneur, exauce-nous et et aie pitié de nous.
Nous Te prions encore de jeter les yeux, avec bienveillance et miséricorde, sur notre sainte Église Orthodoxe et de la préserver des divisions et des schismes, de l'inimitié et des désordres, de ne pas amoindrir et de ne pas ébranler son unité, mais qu’en elle soit glorifié ton Nom trois fois saint, disons tous, ô Seigneur, exauce-nous et aie pitié de nous."
20 mai 2018
Dimanche des saints Pères du 1er Concile Oecuménique
Saint Nicolas de Myre, "le doux saint Nicolas" comme dit le tropaire, giffle l'ex-Orthodoxe et hérétique prêtre Arius au Concile de Nicée (puis suite à cette action, se retrouver en prison, le très hum chrétien hum empereur veillant à ses lois..). Détail d'une icône du 17ème siècle.
Et ce jour, nous fêtons les Pères du 1er Concile Oecuménique, à Nicée en 325.
Tropaire, ton plagial 4
Tu es suprêmement glorifié, Christ notre Dieu,
Toi qui sur Terre as établi
nos saints pères comme des flambeaux,
et qui, par eux,
nous a conduits vers la Foi véritable!
Ô très compatissant, gloire à Toi!
Et ce jour, nous fêtons les Pères du 1er Concile Oecuménique, à Nicée en 325.
Tropaire, ton plagial 4
Tu es suprêmement glorifié, Christ notre Dieu,
Toi qui sur Terre as établi
nos saints pères comme des flambeaux,
et qui, par eux,
nous a conduits vers la Foi véritable!
Ô très compatissant, gloire à Toi!
12 mai 2018
Hésiter à baptiser ceux qui viennent d'une religion de type chrétienne
"De même qu'un hérétique ne peut pas canoniquement ordonner ou imposer les mains, de même il ne peut pas non plus baptiser....Quel genre de comportement avons-nous alors lorsque nous voyons que Paul, après le baptême de Jean [le Baptiste], baptise à nouveau ces disciples, et nous, nous hésitons à baptiser ceux qui rentrent dans l'Église en provenant d'une hérésie, après leur immersion profane et non sanctifiante?
Saint Firmilien, évêque de Césarée Mazaca (vers 256)
"Just as a heretic may not lawfully ordain or lay on hands, so neither may he baptize….What kind of thing is it that when we see that Paul, after John’s baptism, baptize those disciples again, we are hesitating to baptize those who come to the church from heresy, after their unhallowed and profane dipping."
St. Firmilian, Bishop of Caesarea Mazaca (256 A.D.)
Saint Firmilien, évêque de Césarée Mazaca (vers 256)
"Just as a heretic may not lawfully ordain or lay on hands, so neither may he baptize….What kind of thing is it that when we see that Paul, after John’s baptism, baptize those disciples again, we are hesitating to baptize those who come to the church from heresy, after their unhallowed and profane dipping."
St. Firmilian, Bishop of Caesarea Mazaca (256 A.D.)
01 mai 2018
Prière pour qui discute avec un hérétique
Nous Te prions, Seigneur Jésus, Toi que nous avons toujours prié, afin que Tu nous inspire des paroles en ouvrant la bouche pour "faire s'effondrer des forteresses, détruisant les arguments et toute prétention qui s'élève contre la connaissance de Dieu, et soumettant toute intelligence à Ton obéissance" :(1) car il est en effet libre, celui qui a commencé à devenir captif de Toi. Sois donc présent en cette œuvre qui est tienne, et auprès de ceux des tiens qui luttent pour Toi au-dessus de leurs forces. Accorde-nous d'écraser les bouches béantes de ce nouveau serpent, et son cou qui gonfle de poison mortel, ô Toi qui fais marcher les pieds des croyants sans dommage sur les serpents et les scorpions, et d'aller sur l'aspic et le basilic, de fouler aux pieds le lion et le dragon. Et qui accorde que par l'audace sans crainte de l'innocence inébranlable, l'enfant allaité puisse jouer sur le trou de l'aspic, et l'enfant sevré pousser sa main dans la fosse du serpent. (2)
Accorde-nous dès lors que nous puissions introduire sans danger nos mains dans la gueule de ce serpent monstrueux et maléfique, et s'il y a dans un trou, c'est-à-dire dans le cœur humain, un lieu de rôdeur ou de repos, où y a pondu ses oeufs, ou y a laissé une trace de son parcours visqueux, enlèves d'eux toute la pollution immonde et mortelle de ce serpent des plus nocifs. Enlève l'impureté que leur blasphème leur a apportée, et purifie avec l'éventail de Ta purification sacrée (3) les âmes qui sont plongées dans cette boue puante, afin que les "tanières des voleurs" deviennent des "maisons de prière" (4) et qu'en ceux qui sont maintenant, comme il est écrit, des demeures où habitent les scorpions, les monstres, les satyres et toutes sortes de créatures étranges, les dons de Ton Esprit Saint, à savoir la beauté de la foi et de la sainteté, puissent resplendir. Et comme autrefois Tu as détruit l'idolâtrie et chassé les images, ainsi fais de ces temples de démons des sanctuaires de vertu, et laisse entrer dans les tanières des serpents et des scorpions les rayons de la Lumière brillante, et fais des tanières de l'erreur et de la honte les demeures de la beauté et de la splendeur. Ainsi répandras-Tu sur tous ceux dont les yeux ont été aveuglés par les ténèbres de l'obstination hérétique, la lumière de ta compassion et de ta vérité, afin qu'ils puissent contempler longuement, avec une vue claire et purifiée, le grand mystère vivifiant de Ton Incarnation, et qu'ils apprennent ainsi que Tu es né vrai homme de ce ventre sacré d'une Vierge pure, et qu'ils reconnaissent que tu as toujours été le vrai Dieu.(5)
1. 2 Corinthiens 10,4-5
2. Isaïe 11,8
3. Malachie 3,2-3
4. Matthieu 21,13
5. Cette prière a été écrite pour les hérétiques qui ont renié la doctrine orthodoxe de l'Incarnation du Christ, de sorte que si l'on prie pour une autre hérésie, on peut l'insérer vers la fin de la dernière ligne.
We pray to You, O Lord Jesus, to whom we have ever prayed, that You would give us words by opening our mouth to "the pulling down of strongholds, destroying arguments and every pretension that exalts itself against the knowledge of God, and bringing into captivity every understanding unto Your obedience":(1) for he is indeed free, who has begun to be led captive by You. Do Thou then be present to this work of yours, and to those of Yours who are striving for You above the measure of their strength. Grant us to bruise the gaping mouths of this new serpent, and its neck that swells with deadly poison, O You who makes the feet of believers to tread unharmed on serpents and scorpions, and to go upon the asp and basilisk, to tread under foot the lion and the dragon. And grant that through the fearless boldness of steadfast innocence, the sucking child may play upon the hole of the asp, and the weaned child thrust his hand into the den of the basilisk.(2) Grant then to us also that we may thrust our hands unharmed into the den of this monstrous and most wicked basilisk; and if it has in any holes, i.e., in the human heart, a lurking or resting place, or has laid its eggs there, or left a trace of its slimy course, do Thou remove from them all the foul and deadly pollution of this most noxious serpent. Take away the uncleanness their blasphemy has brought on them, and purify with the fan of Your sacred cleansing(3) the souls that are plunged in stinking mud, so that the "dens of thieves" may become "houses of prayer":(4) and that in those which are now, as is written, the dwellings where hedgehogs and monsters, and satyrs, and all kinds of strange creatures dwell, there the gifts of Your Holy Spirit, namely the beauty of faith and holiness may shine forth. And as once You destroyed idolatry and cast out images, so make shrines of virtue out of the temples of devils, and let into the dens of serpents and scorpions the rays of shining light, and make out of the dens of error and shame the homes of beauty and splendor. So do Thou pour upon all whose eyes the darkness of heretical obstinacy has blinded, the light of Your compassion and truth, that they may at length with clear and unveiled sight behold the great and life-giving mystery of Your Incarnation, and so come to know You to have been born as true man of that sacred womb of a pure Virgin, and yet to acknowledge that You were always true God.(5)
1. 2 Corinthians 10:4-5
2. Isaiah 11:8
3. Malachi 3:2-3
4. Matthew 21:13
5. This prayer was written for those heretics who denied the Orthodox doctrine of Christ's Incarnation, so if praying about another heresy it can be inserted towards the end of the last line.
From On the Incarnation, Bk. 7, Ch. 1.
http://www.johnsanidopoulos.com/2014/02/a-prayer-for-those-who-dispute-with.html
Accorde-nous dès lors que nous puissions introduire sans danger nos mains dans la gueule de ce serpent monstrueux et maléfique, et s'il y a dans un trou, c'est-à-dire dans le cœur humain, un lieu de rôdeur ou de repos, où y a pondu ses oeufs, ou y a laissé une trace de son parcours visqueux, enlèves d'eux toute la pollution immonde et mortelle de ce serpent des plus nocifs. Enlève l'impureté que leur blasphème leur a apportée, et purifie avec l'éventail de Ta purification sacrée (3) les âmes qui sont plongées dans cette boue puante, afin que les "tanières des voleurs" deviennent des "maisons de prière" (4) et qu'en ceux qui sont maintenant, comme il est écrit, des demeures où habitent les scorpions, les monstres, les satyres et toutes sortes de créatures étranges, les dons de Ton Esprit Saint, à savoir la beauté de la foi et de la sainteté, puissent resplendir. Et comme autrefois Tu as détruit l'idolâtrie et chassé les images, ainsi fais de ces temples de démons des sanctuaires de vertu, et laisse entrer dans les tanières des serpents et des scorpions les rayons de la Lumière brillante, et fais des tanières de l'erreur et de la honte les demeures de la beauté et de la splendeur. Ainsi répandras-Tu sur tous ceux dont les yeux ont été aveuglés par les ténèbres de l'obstination hérétique, la lumière de ta compassion et de ta vérité, afin qu'ils puissent contempler longuement, avec une vue claire et purifiée, le grand mystère vivifiant de Ton Incarnation, et qu'ils apprennent ainsi que Tu es né vrai homme de ce ventre sacré d'une Vierge pure, et qu'ils reconnaissent que tu as toujours été le vrai Dieu.(5)
1. 2 Corinthiens 10,4-5
2. Isaïe 11,8
3. Malachie 3,2-3
4. Matthieu 21,13
5. Cette prière a été écrite pour les hérétiques qui ont renié la doctrine orthodoxe de l'Incarnation du Christ, de sorte que si l'on prie pour une autre hérésie, on peut l'insérer vers la fin de la dernière ligne.
We pray to You, O Lord Jesus, to whom we have ever prayed, that You would give us words by opening our mouth to "the pulling down of strongholds, destroying arguments and every pretension that exalts itself against the knowledge of God, and bringing into captivity every understanding unto Your obedience":(1) for he is indeed free, who has begun to be led captive by You. Do Thou then be present to this work of yours, and to those of Yours who are striving for You above the measure of their strength. Grant us to bruise the gaping mouths of this new serpent, and its neck that swells with deadly poison, O You who makes the feet of believers to tread unharmed on serpents and scorpions, and to go upon the asp and basilisk, to tread under foot the lion and the dragon. And grant that through the fearless boldness of steadfast innocence, the sucking child may play upon the hole of the asp, and the weaned child thrust his hand into the den of the basilisk.(2) Grant then to us also that we may thrust our hands unharmed into the den of this monstrous and most wicked basilisk; and if it has in any holes, i.e., in the human heart, a lurking or resting place, or has laid its eggs there, or left a trace of its slimy course, do Thou remove from them all the foul and deadly pollution of this most noxious serpent. Take away the uncleanness their blasphemy has brought on them, and purify with the fan of Your sacred cleansing(3) the souls that are plunged in stinking mud, so that the "dens of thieves" may become "houses of prayer":(4) and that in those which are now, as is written, the dwellings where hedgehogs and monsters, and satyrs, and all kinds of strange creatures dwell, there the gifts of Your Holy Spirit, namely the beauty of faith and holiness may shine forth. And as once You destroyed idolatry and cast out images, so make shrines of virtue out of the temples of devils, and let into the dens of serpents and scorpions the rays of shining light, and make out of the dens of error and shame the homes of beauty and splendor. So do Thou pour upon all whose eyes the darkness of heretical obstinacy has blinded, the light of Your compassion and truth, that they may at length with clear and unveiled sight behold the great and life-giving mystery of Your Incarnation, and so come to know You to have been born as true man of that sacred womb of a pure Virgin, and yet to acknowledge that You were always true God.(5)
1. 2 Corinthians 10:4-5
2. Isaiah 11:8
3. Malachi 3:2-3
4. Matthew 21:13
5. This prayer was written for those heretics who denied the Orthodox doctrine of Christ's Incarnation, so if praying about another heresy it can be inserted towards the end of the last line.
From On the Incarnation, Bk. 7, Ch. 1.
http://www.johnsanidopoulos.com/2014/02/a-prayer-for-those-who-dispute-with.html
12 juin 2016
Grand Concile pan-orthodoxe en Crête en 2016?
Il y a 4 mois, j'ai posté ici 3 réflexions de prêtres bien plus sages et érudits que moi à propos dudit Concile, dont de toute évidence pas grand chose de saint n'est présent dans sa préparation, à voir tout ce que les divers Saints-Synodes des Églises locales "balancent" à présent. Antioche et la Bulgarie s'en sont officiellement retirés, et d'autres appellent à le postposer et tout retravailler ou bien n'y participeront pas. Seuls ceux qui sont proches (voire nommés) par le Phanar s'y tiennent (Roumanie & Albanie). Et pour le restant - qui ont _tous_ approuvé les documents préparatoires jusqu'il y a peu, et font à présent marche-arrière depuis que le peuple chrétien gronde et les Saints-Synodes respectifs relaient ces justes craintes voire colères -, bref pour le restant, ça s'emballe et ça s'enflamme tous azimuths. Même sur le site officiel du Concile, où on y INSULTE et INJURIE ceux qui sont opposés à des principes non-orthodoxes que certains veulent y promouvoir comme nouvelles normes pour le plérôme de l'Église. On se croirait dans une cour de récréation ou un ring de catch : des évêques qui en viennent à publier des injures contre d'autres évêques et contre le peuple chrétien, parce qu'on n'accepte pas leurs étranges opinions, c'est sidérant. D'autant que lesdites opinions vont directement à l'encontre de la Foi, et même de ce que le patriarche-invitant, Bartholomeos, avait exprimé sur le Mont Athos. Incompréhensible. Comme si le monde avait besoin de ça, en plus de tout ce qui va mal, cette menace directe contre l'unité de l'Église. Visiblement, l'Esprit-Saint n'a pas (encore?) été invité à ce Concile.
Et l'agenda exposé par certains des principaux responsables de l'organisation dudit Concile dans des revues catholiques-romaines (Catholic Reporter et Crux), à savoir d'en faire un "Vatican II orthodoxe", avec une ecclésiologie façon "Lumen Gentium" et son "subsistit in", ne donne rien à présager de bon - mes amis "catholiques-romains de tradition" savent bien où ça mène, quand on fait du relativisme un dogme...
Bref à part prier pour que Dieu en vienne à l'aide de Son Église, que faire?
Et pendant ce temps, un peu partout, des demandes sont lancées pour qu'untel ou untel définisse publiquement sa position - y compris dans le "bas clergé". Que dire de plus, sinon qu'en ce qui concerne votre serviteur, il s'en tiendra à ce que les saints Pères et Mères de l'Église ont toujours cru et enseigné, partout et en tout temps (teneamus quod ubique, quod semper, quod ab omnibus creditum est), et ne peut que me soumettre en mon âme et conscience aux recommandations de sagesse et de prudence reçues. Et rien d'autre que ça:
"Dès lors, dans la mesure où c'est ce qui vous a été commandé par les saints Apôtres – vous tenir droits, fermement attachés aux traditions que vous avez reçues, tant écrites que verbalement, afin que vous ne soyez pas privés de votre fermeté si vous veniez à être égarés par les délires des impies. Puisse Dieu, Qui est Tout-puissant, leur donner aussi de comprendre leur délire, et nous ayant délivrés d'eux comme de la mauvaise ivraie, puisse-t'Il nous rassembler dans Ses greniers comme le blé pur et bon, en Jésus-Christ notre Seigneur, à Qui appartiennent toute gloire, honneur et adoration, avec Son Père Qui est sans commencement, et Son Tout-Saint et Bon et Vivificateur Esprit, maintenant et aux siècles des siècles. Amen."
Saint Marc (Evgenikos), évêque d'Éphèse : Conclusion de la "Lettre Encyclique aux Chrétiens Orthodoxes habitants partout sur terre et dans les îles", 1440-1441
(re)Voir aussi, pour plus complet sur saint Marc d'Éphèse:
"QI, humour, pensées orthodoxes, Florence et l'Égypte"
"In so far as this is what has been commanded you by the Holy Apostles,-stand aright, hold firmly to the traditions which you have received, both written and by word of mouth, that you be not deprived of your firmness if you become led away by the delusions of the lawless. May God, Who is All-powerful, make them also to know their delusion; and having delivered us from them as from evil tares, may He gather us into His granaries like pure and useful wheat, in Jesus Christ our Lord, to Whom belongs all glory, honour, and worship, with His Father Who is without beginning, and His All-holy and Good and Life- giving Spirit, now and ever and unto the ages of ages. Amen."
St. Mark (Evgenikos) of Ephesus, Encyclical: To the Orthodox Christians Everywhere Inhabiting the Earth and Islands, 1440-1441
(Encyclical letter on the false union of Florence)
et pendant ce temps-là, "ils" ont refait de Agia Sofia une mosquée.. mais nos hiérarques ont plus important à discuter que la proclamation de l'Évangile à toute la Création...
Et l'agenda exposé par certains des principaux responsables de l'organisation dudit Concile dans des revues catholiques-romaines (Catholic Reporter et Crux), à savoir d'en faire un "Vatican II orthodoxe", avec une ecclésiologie façon "Lumen Gentium" et son "subsistit in", ne donne rien à présager de bon - mes amis "catholiques-romains de tradition" savent bien où ça mène, quand on fait du relativisme un dogme...
Bref à part prier pour que Dieu en vienne à l'aide de Son Église, que faire?
Et pendant ce temps, un peu partout, des demandes sont lancées pour qu'untel ou untel définisse publiquement sa position - y compris dans le "bas clergé". Que dire de plus, sinon qu'en ce qui concerne votre serviteur, il s'en tiendra à ce que les saints Pères et Mères de l'Église ont toujours cru et enseigné, partout et en tout temps (teneamus quod ubique, quod semper, quod ab omnibus creditum est), et ne peut que me soumettre en mon âme et conscience aux recommandations de sagesse et de prudence reçues. Et rien d'autre que ça:
"Dès lors, dans la mesure où c'est ce qui vous a été commandé par les saints Apôtres – vous tenir droits, fermement attachés aux traditions que vous avez reçues, tant écrites que verbalement, afin que vous ne soyez pas privés de votre fermeté si vous veniez à être égarés par les délires des impies. Puisse Dieu, Qui est Tout-puissant, leur donner aussi de comprendre leur délire, et nous ayant délivrés d'eux comme de la mauvaise ivraie, puisse-t'Il nous rassembler dans Ses greniers comme le blé pur et bon, en Jésus-Christ notre Seigneur, à Qui appartiennent toute gloire, honneur et adoration, avec Son Père Qui est sans commencement, et Son Tout-Saint et Bon et Vivificateur Esprit, maintenant et aux siècles des siècles. Amen."
Saint Marc (Evgenikos), évêque d'Éphèse : Conclusion de la "Lettre Encyclique aux Chrétiens Orthodoxes habitants partout sur terre et dans les îles", 1440-1441
(re)Voir aussi, pour plus complet sur saint Marc d'Éphèse:
"QI, humour, pensées orthodoxes, Florence et l'Égypte"
"In so far as this is what has been commanded you by the Holy Apostles,-stand aright, hold firmly to the traditions which you have received, both written and by word of mouth, that you be not deprived of your firmness if you become led away by the delusions of the lawless. May God, Who is All-powerful, make them also to know their delusion; and having delivered us from them as from evil tares, may He gather us into His granaries like pure and useful wheat, in Jesus Christ our Lord, to Whom belongs all glory, honour, and worship, with His Father Who is without beginning, and His All-holy and Good and Life- giving Spirit, now and ever and unto the ages of ages. Amen."
St. Mark (Evgenikos) of Ephesus, Encyclical: To the Orthodox Christians Everywhere Inhabiting the Earth and Islands, 1440-1441
(Encyclical letter on the false union of Florence)
et pendant ce temps-là, "ils" ont refait de Agia Sofia une mosquée.. mais nos hiérarques ont plus important à discuter que la proclamation de l'Évangile à toute la Création...
24 mai 2016
Saint Vincent de Lérins et la Catholicité de l'Église (biographie)
"SAINT VINCENT DE LÉRINS (+ 459)
Pape de Rome : Saint Léon le Grand - Roi des Francs : Mérovée
"Prenez garde que quelqu'un ne vous séduise, parce que plusieurs viendront en mon Nom, disant : Je suis Sauveur, et ils en séduiront un grand nombre"
Math 24,4-5
Préambule.
Le terme "catholique" vient du grec "καθόλου", qui, comme nombre de termes anciens, par polysémie, possède plusieurs acceptions possibles. Le premier à avoir utilisé ce terme pour définir l'Église est saint Ignace, évêque-martyr d'Antioche et successeur de l'apôtre saint Pierre. Dans son épître aux Smyrniotes, au chapître 8,2 il dit
"ὥσπερ ὅπου ἂν ῇ Ἰησοῦς Χριστός, ἐκεῖ ἡ καθολικὴ ἐκκλησία"
"là où est le Christ Jésus, là est l'Église catholique"
Cela peut signifier "en plénitude" ou "universel". Or, à l'époque où saint Ignace écrit, l'Église est loin d'être présente dans tout le monde habité connu, très loin même. Par contre, il "forge" ce terme dans le contexte de l'explication de l'évêque et de son rôle. Dans un contexte de foi. Donc l'acception originelle du terme est bel et bien "plénitude" de la Foi, et non pas "universel" dans le sens "partout présent".
Il est très important de sans cesse (se) rappeler que le terme "catholique" n'avait strictement pas la même valeur dans l'Église à l'époque de saint Vincent de Lérins qu'en Occident depuis le "concile de Trente". Le terme s'applique à l'Église "Corps du Christ", l'Unam Sanctam des grands Conciles Oecuméniques, pas à l'une ou l'autre partie séparée par des schismes ou inventée tardivement. C'est importantissime de se souvenir de cela quand on lit des textes de patristique, en particulier dans les traductions modernes. Cette explication rappelle aussi pourquoi aujourd'hui encore dans l'Église dite Orthodoxe, dans le Credo, nous utilisons le terme "catholique" et non pas "orthodoxe" (qui n'existe pas dans le Credo nicéen) - il s'agit encore et toujours d'une question de Foi et pas d'organisation terrestre.--- --- ---
Saint Vincent, frère germain de saint Loup, évêque de Troyes, était né à Toul, en Lorraine. Il avait d'abord servi dans l'armée et brillé dans le monde. Entraîné par l'exemple de son vertueux frère, il s'ouvrit à la grâce divine et devint moine au monastère de Lérins pour n'y plus songer qu'à oeuvrer à son Salut.
Douloureusement affecté de voir l'Église déchirée par les hérétiques et voulant contribuer, pour sa part, à prémunir les simples fidèles contre les sophismes de l'erreur, il composa, vers l'an 434, soit trois ans après le Concile Oecuménique d'Ephèse qui proscrivit le Nestorianisme, un livre qu'il intitula "Commitorium" ou avertissement contre les hérétiques, et que par humilité, il publia sous le nom de "Peregrinus" (le Voyageur ou l'inconnu). C'est dans ce bel et solide ouvrage qu'il trace cette règle à laquelle, plus strictement que jamais, il importe de se conformer :
"Dans l'église catholique, il faut apporter le plus grand soin à tenir ce qui a été cru partout, toujours et par tous.
In ipso Catholica Ecclesia magnopere curandum est ut id teneamus quod ubique, quod semper, quod ab omnibus creditum est".
Ce livre, véritable perle, "petit par son étendue mais immense par sa valeur" (Mole parvum, sed virtute maximum), a pour but de préserver les fidèles des nouveautés en matière de Foi.
Ce traité était originairement divisé en deux parties, dont la seconde avait pour objet le Concile d'Ephèse, et à laquelle était jointe une récapitulation de tout l'ouvrage. La seconde partie ayant été soustraite à Vincent, il se contenta de rapporter cette récapitulation à la fin de la première partie, et de ne faire du tout qu'un seul livre; c'est dans cet état que nous l'avons aujourd'hui.
L'auteur établit cette règle infaillible pour distinguer la vérité d'avec l'erreur, à savoir, l'autorité des Écritures expliquées suivant la Tradition de l'Église.
Vincent de Lérins s'applique sur toutes choses à mettre en garde les fidèles contre une des plus dangereuses tentations où leur foi soit exposée, ce qui arrive lorsque Dieu permet que de grands hommes, des hommes estimés par leurs talents, et en réputation de sainteté, deviennent les docteurs de l'hérésie. Il apporte pour exemple Valentin, Donat, Photin, Apollinaire, Nestorius, Tertullien, et surtout Origène, deux Pères dont il fait le plus magnifique éloge, pour en conclure que "tous les vrais catholiques doivent recevoir les Docteurs avec l'Église, mais non pas abandonner la Foi de l'Église avec les Docteurs".
Le Commonitoire est un de ces écrits que l'on ne peut lire trop souvent; il en est peu dans l'Antiquité chrétienne qui renferment tant de choses admirables en si peu de paroles. Le style est agréable, précis, doux et coulant; la phrase de Vincent de Lérins, toujours pure et harmonieuse, se module et se balance comme la période cicéronienne. Sous le rapport du style, l'auteur du Commonitoire nous paraît supérieur de beaucoup à Salvien qui vivait dans le même siècle.
Après avoir montré que la division des hérétiques en 2 classes principales détermina aussi à leur égard une double controverse, il ajoute : "Nous n'avons pas à nous occuper ici de celle qui consistait à montrer, par les monuments de la Tradition et les décisions dogmatiques, quelle était la Foi de l'Église; mais, celle qui avait pour objet de prouver la nécessité de croire à l'Église, mérite une attention particulière."
L'Antiquité chrétienne a produit sur ce sujet deux ouvrages fondamentaux, l'un vers le commencement du 3ième siècle, et l'autre au 5ième : les Prescriptions de Tertullien, et le Commonitoire de Vincent de Lérins. Nous les disons fondamentaux, parce qu'effectivement les considérations qui y sont développées frappent également toutes les sectes, quelles que soient leurs doctrines particulières : et de même que, en algèbre, on obtient en éliminant les conditions spéciales de tel problème particulier, des formules générales, applicables à toute espèce de quantité; de même, en écartant dans la lecture de ces deux écrits les noms des hérétiques contemporains et les réflexions accessoires qui s'y rattachent, on voit se dégager, dans sa pureté logique, le principe général de la controverse avec tous ceux qui créent ou choisissent leur foi, suivant la signification prope de ce nom d'hérétiques.
Voici le début plein d'humilité de ce beau livre : "Il me semble à moi, pèlerin, le plus petit de tous les serviteurs de Dieu, que ce ne serait pas, avec l'aide du Seigneur, chose d'une médiocre utilité de coucher par écrit ce que j'ai reçu fidèlement des saints Pères, précaution bien nécessaire sans doute à ma propre faiblesse, puisque l'aurai là sous la main de quoi suppléer, par une lecture assidue, à mon peu de mémoire."
Ces lignes expliquent bien le sens du titre choisi par l'auteur. On donnait à cette époque le nom de Commonitoire à un recueil de notes qui devaient aider la mémoire : c'est ainsi que l'empereur Théodose donna un commonitoire au comte Elpidius partant pour le Concile d'Ephèse, et que le pape Zozime de Rome en remit un à Faustin qu'il envoyait en Afrique.
Une des plus admirables pages du Commonitoire est celle qui traite du progrès, cette grande question de tous les temps et du nôtre en particulier. "Quelqu'un dira peut-être : 'Ne peut-il donc y avoir de progrès pour la Foi dans l'Église du Christ?' Qu'il y en ait, et qu'il y en ait beaucoup. Car, qui serait si malveillant pour les hommes, si maudit de Dieu, que d'empêcher ce progrès? Mais, il faut néanmoins que ce soit vraiment un progrès, et non pas un changement. Ce qui constitue le progrès d'une chose, c'est qu'elle prenne de l'accroissement, sans changer d'essence; ce qui en fait au contraire le changement, c'est qu'elle passe d'une nature à une autre. Il est donc nécessaire que l'intelligence, la science, la sagesse de chacun comme de tous, d'un seul homme comme de l'Église entière, suivant l'âge et le siècle, croissent et grandissent beaucoup, mais toutefois en leur espèce, c'est-à-dire, en conservant la même doctrine, le même sens, la même pensée.
Que la religion des âmes imite l'état du corps, qui, tout en se développant et en grandissant avec les années, ne laisse pas néanmoins d'être le même.
Il y a bien de la différence entre la fleur de la jeunesse et la maturité de la vieillesse; mais, celui qui est aujourd'hui vieillard, n'est pas autre chose que celui qui fut autrefois adolescent; en sorte qu'un seul et même individu a beau changer d'état et de disposition, il ne change néanmoins ni de nature, ni de personne. Les membres sont petits dans un enfant à la mamelle, grands dans un jeune homme; ils sont toutefois les mêmes dans l'un et dans l'autre. Autant les enfants ont de membres, autant en ont les hommes; et s'il est des parties qui se développent dans un âge plus mûr, elles existaient toutefois dans le principe de leur origine, en sorte que rien de nouveau ne parait dans un vieillard, qui ne fût caché en lui lorsqu'il était enfant.
Ainsi donc, il n'en faut pas douter, la droite et légitime règle d'un beau développement, l'ordre parfait et invariable d'une belle croissance, c'est quand le nombre des années vient à découvrir dans un jeune homme les parties et les formes que la sagesse du Créateur avait d'abord cachées dans un enfant. Mais, si l'homme, avec le temps, se change en une figure qui ne soit pas la sienne; si le nombre de ses membres augmente ou diminue, il faut bien, dans ce cas, ou que tout le corps périsse, ou qu'il devienne monstrueux, ou qu'il s'affaiblisse tout au moins.
De même, la doctrine de la religion chrétienne doit suivre ces lois de perfectionnement, se consolider par les années, s'étendre avec le temps, s'élever avec l'âge, mais demeurer cependant pure et intacte, se montrer pleine et entière dans toutes les mesures de ses parties, comme dans ses sens et ses membres en quelque sorte, n'admettre aucun changement, ne rien perdre de ce qui lui est propre, et ne subir aucune variation dans les points définis.
Pour l'Église du Christ, soigneuse et prudente gardienne des dogmes à elle confiés, elle n'y change jamais rien, n'y diminue rien, n'y ajoute rien; elle n'en retranche pas ce qui est nécessaire, elle n'introduit rien de superflu, elle ne laisse rien perdre de ce qui lui appartient, elle n'usurpe rien d'étranger; mais elle met toute son industrie, tout son entendement à traiter fidèlement et sagement les choses anciennes, à façonner et à polir ce qu'il put y avoir autrefois de commencé, d'ébauché; à consolider, à affermir ce qui fut exprimé, développé; à garder ce qui fut confirmé, défini.
Enfin quel autre but s'est-elle jamais proposé dans le décret des Conciles, sinon de faire croire avec une Foi plus vive ce que l'on croyait avec plus de simplicité; de faire prêcher avec plus de force ce qui se prêchait avec plus de faiblesse; de faire adorer avec plus de zèle ce que déjà l'on adorait avec sûreté?"
Saint Vincent de Lérins mourut avant la fin de 450, sous le règne des empereurs Théodose II et Valentinien III. Ses reliques, dit-on, sont respectueusement gardées à Lérins; des parcelles existeraient quelque part ailleurs.
Saint Vincent de Lérins voyait dans l'onde d'un ruisseau qui s'éloigne de sa source vers laquelle il ne doit jamais remonter, l'image des moments fugitifs de la vie, qui s'écoulent pour ne plus jamais revenir! Hélas ! quelle est la bouche qui n'a pas dit quelquefois en pensant à la brièveté de nos jours: Qu'est-ce que la vie?
En nous rappelant notre heureuse enfance, en foulant de nouveau par la pensée cette pelouse où nous folâtrions avec tant de gaîté, en revoyant en esprit ces campagnes où nous promenions notre insouciante jeunesse, ne semble-t-il pas que nous touchions encore à des instants écoulés pourtant depuis bien des années? Or, il en sera de même, lorsque sur notre lit de mort, nons pourrons envisager d'un seul coup d'oeil notre vie tout entière : que sera-t-elle alors pour nous, sinon un songe frivole, une ombre légère et fugitive? 'Qu'est-ce que votre vie, dit l'apôtre saint Jacques ? C'est une vapeur qui parait pour un peu de temps et qui sera bientôt dissipée. N'êtes-vous donc pas des insensés, vous qui dites: Aujourd'hui ou demain, nous irons dans telle ville, nous y négocierons pendant une année, et nous y ferons un gain considérable : savez-vous même ce qui arrivera demain?'
Beaucoup de personnes pensent assez souvent à la brièveté de la vie; mais cette pensée, que Dieu a destinée à porter tant de fruits, est stérile pour elles. Loin d'en profiter, en effet, elles s'empressent de la chasser dès qu'elle se présente, et s'efforcent de la remplacer par des pensées riantes et frivoles. En vérité, n'est-ce pas là une folie semblable à celle des insensés qui danseraient au-dessus d'un volcan ouvert sous leurs pieds pour les dévorer?
Dans le calendrier romain pro-schisme, saint Vincent était fêté à Lérins le 28 mai, et il est fêté le 24 mai dans l'Église actuelle.
09 mars 2016
Chercher hors de l'Église, ou comment s'égarer (saint Irénée)
"Il ne faut donc plus chercher auprès d'autres la vérité qu'il est facile de recevoir de l'Église, car les Apôtres, comme en un riche cellier, ont amassé en elle, de la façon la plus plénière, tout ce qui a trait à la vérité, afin que quiconque le désire y puise le breuvage de la vie. C'est en effet elle qui est la voie d'accès à la Vie."
+ Saint Irénée de Lyon, Contre les hérésies, Livre III, paragraphe 304.4
+ Saint Irénée de Lyon, Contre les hérésies, Livre III, paragraphe 304.4
12 février 2016
Saint Mélèce d'Antioche, évêque et Confesseur (+ 381)
Saint Mélèce, originaire de Mélitène en Petite Arménie, appartenait à une noble famille du pays. Il devint un prêtre recommandable par sa science et sa vertu et sut garder un attachement inviolable à la vraie Foi en un temps où l'hérésie arienne jetait le trouble en Occident comme en Orient. Il fut d'abord élu évêque de Sébaste pour succéder au semi-arien Eustathe en 358. Comme les ariens qui avaient déposé Eustathe furent les promoteurs de cette élection, l'orthodoxie de Mélèce fut tenue en suspicion. Le nouvel évêque, trouvant à Sébaste un peuple agité par les divisions, ne put demeurer longtemps au milieu de ce trouble et se retira à Bérée, en Syrie.
Après la déposition de l'arien Eudoxe, le clergé et le peuple d'Antioche se trouvèrent profondément divisés. Mélèce cependant réunit tous les suffrages parce que les ariens le croyaient favorable à leur erreur et que les Orthodoxes avaient confiance dans l'intégrité de sa Foi et la pureté de sa vertu. L'empereur Constance confirma cette élection. Mélèce, avec une grande habileté, fortifia les Orthodoxes dans la vraie foi et combattit l'erreur des hérétiques. L'archidiacre de son église, qui était arien, essaya bien de lui fermer la bouche, mais il ne parvint pas à l'empêcher de déclarer formellement qu'on devait s'en tenir à la définition du concile de Nicée sur la divinité du Fils dans le mystère de la sainte Trinité. Cette courageuse profession de Foi réjouit les Chrétiens, mais elle valut à Mélèce une première sentence d'exil; il fut relégué en Arménie. Déjà le peuple l'affectionait tellement que, pour éviter du trouble, il fallut faire sortir Mélèce pendant la nuit. Les ariens réussirent à choisir un nouveau patriarche d'Antioche dans la personne d'Euzoïus. Constance, qui les soutenait, ne tarda pas à mourir (nov. 361). Julien l'Apostat, son successeur permit l'exercice de toutes les religions, et les évêques exilés purent rentrer dans leurs diocèses. Ainsi Mélèce revint à Antioche, mais il se trouva aux prises avec une partie des Orthodoxes qui refusaient de reconnaître son élection parce que les ariens y avaient participé. Ces dissidents avaient leurs assemblées à part depuis la mort d'Eustathe; un des principaux parmi eux était le prêtre Paulin; ils n'admettaient aucun compromis dans l'acceptation du symbole de Nicée: ce schisme entre les Chrétiens d'Antioche devait durer 85 ans.
Vainement, Athanase tenta de rétablir l'union dans un concile d'Alexandrie en 362 : une lettre synodale rédigée probablement par Athanase à la suite de ce concile fut apportée à Antioche par Eusèbe de Verceil et Astérius de Petra. Mais Lucifer de Cagliari avait devancé ceux-ci à Antioche, prêchant aux 2 partis Chrétiens l'union tout en se montrant sympathique aux eustathiens, ceux du parti de Mélèce lui faisant opposition, il sacra Paulin patriarche d'Antioche. C'était prolonger le schisme. Une seconde sentence d'exil fut prononcée contre Mélèce par Julien, qui ne tarda pas à mourir. Mais Jovien, le nouvel empereur, qui avait Mélèce en haute estime annula la sentence. Les ariens, dont Acace était le chef, cachèrent leur jeu, acceptèrent en apparence la doctrine de Nicée jusqu'à la mort de Jovien, survenue en 364. Sous Valens, la sentence d'exil fut renouvelée, et il lui fallut quitter Antioche. Il y laissait néanmoins de fidèles disciples, dont le plus célèbre fut saint Jean Chrysostome. Une troisième sentence d'exil contre Mélèce montra à quel point le peuple lui était affectionné; son ineffable douceur lui gagna de nouvelles sympathies. Pendant les 14 ans que Mélèce fut éloigné de son troupeau, les anachorètes, par de fréquentes visites à Antioche, entretinrent les Chrétiens persécutés dans la fidélité à leur patriarche.
En 378, Gratien parvenu à l'empire, proclama un édit de tolérance pour tous les partis. Mélèce put rentrer à Antioche; il y reprit l'instruction de son peuple, et s'appliqua à pourvoir les églises de dignes pasteurs et à assurer le triomphe de l'orthodoxie. En 379, il réunit un concile de 150 évêques et publia une profession de Foi qui devait être approuvée par le Concile de Constantinople (381).
Théodose, associé à l'empire par Gratien, désirait voir traiter en Concile général un certain nombre d'affaires ecclésiastiques, notamment la translation de saint Grégoire de Nazianze sur le siège de Constantinople. Ce fut l'objet du 2ième Concile Oecuménique tenu en cette ville; il fut présidé d'abord par Mélèce, pour qui Théodose avait une affection particulière. Le patriarche d'Antioche montra aisément que la translation de Grégoire n'était pas contraire aux saints Canons, car elle était faite pour le plus grand bien de l'Église; son sentiment fut partagé par tous les membres du Concile. Ce fut le dernier acte de Mélèce; peu de temps après, avant même la fin du concile (381), il mourut presque subitement.
Théodose lui fit faire des funérailles solennelles et voulut que le corps fût transféré à Antioche, puis déposé près de celui du martyr saint Babilas. Quelques années plus tard, en 386, Jean Chrysostome, prononça le panégyrique de Mélèce : il donnait au patriarche d'Antioche le titre de martyr, comme ayant beaucoup souffert pour la Foi. Plus communément le nom de Mélèce est inscrit au 12 février, par exemple au Synaxaire de Constantinople, dans les menées grecques, au martyrologe romain (seulement à partir du 16ième siècle). On ne saurait dire si cette date marque le dies natalis ou une translation.
Bibl. L'éloge de Mélèce a été fait par saint Grégoire de Nysse, P.G., t.46 col 852; par saint Jean Chrysostome, ibid., t. 50, col. 515 - Les bollandistes (Acta sanct., au 12 févr.) donnent de plus un commentaire historique. - Tillemont, Mémoires pour servir..., t.6, p. 498, 517, etc. - Dict. of christ. biogr., t. 3, p. 891. -- The cath. encycl., t. 10, p. 161. Dict. de théol.. cath., t. 10, col. 520.
Après la déposition de l'arien Eudoxe, le clergé et le peuple d'Antioche se trouvèrent profondément divisés. Mélèce cependant réunit tous les suffrages parce que les ariens le croyaient favorable à leur erreur et que les Orthodoxes avaient confiance dans l'intégrité de sa Foi et la pureté de sa vertu. L'empereur Constance confirma cette élection. Mélèce, avec une grande habileté, fortifia les Orthodoxes dans la vraie foi et combattit l'erreur des hérétiques. L'archidiacre de son église, qui était arien, essaya bien de lui fermer la bouche, mais il ne parvint pas à l'empêcher de déclarer formellement qu'on devait s'en tenir à la définition du concile de Nicée sur la divinité du Fils dans le mystère de la sainte Trinité. Cette courageuse profession de Foi réjouit les Chrétiens, mais elle valut à Mélèce une première sentence d'exil; il fut relégué en Arménie. Déjà le peuple l'affectionait tellement que, pour éviter du trouble, il fallut faire sortir Mélèce pendant la nuit. Les ariens réussirent à choisir un nouveau patriarche d'Antioche dans la personne d'Euzoïus. Constance, qui les soutenait, ne tarda pas à mourir (nov. 361). Julien l'Apostat, son successeur permit l'exercice de toutes les religions, et les évêques exilés purent rentrer dans leurs diocèses. Ainsi Mélèce revint à Antioche, mais il se trouva aux prises avec une partie des Orthodoxes qui refusaient de reconnaître son élection parce que les ariens y avaient participé. Ces dissidents avaient leurs assemblées à part depuis la mort d'Eustathe; un des principaux parmi eux était le prêtre Paulin; ils n'admettaient aucun compromis dans l'acceptation du symbole de Nicée: ce schisme entre les Chrétiens d'Antioche devait durer 85 ans.
Vainement, Athanase tenta de rétablir l'union dans un concile d'Alexandrie en 362 : une lettre synodale rédigée probablement par Athanase à la suite de ce concile fut apportée à Antioche par Eusèbe de Verceil et Astérius de Petra. Mais Lucifer de Cagliari avait devancé ceux-ci à Antioche, prêchant aux 2 partis Chrétiens l'union tout en se montrant sympathique aux eustathiens, ceux du parti de Mélèce lui faisant opposition, il sacra Paulin patriarche d'Antioche. C'était prolonger le schisme. Une seconde sentence d'exil fut prononcée contre Mélèce par Julien, qui ne tarda pas à mourir. Mais Jovien, le nouvel empereur, qui avait Mélèce en haute estime annula la sentence. Les ariens, dont Acace était le chef, cachèrent leur jeu, acceptèrent en apparence la doctrine de Nicée jusqu'à la mort de Jovien, survenue en 364. Sous Valens, la sentence d'exil fut renouvelée, et il lui fallut quitter Antioche. Il y laissait néanmoins de fidèles disciples, dont le plus célèbre fut saint Jean Chrysostome. Une troisième sentence d'exil contre Mélèce montra à quel point le peuple lui était affectionné; son ineffable douceur lui gagna de nouvelles sympathies. Pendant les 14 ans que Mélèce fut éloigné de son troupeau, les anachorètes, par de fréquentes visites à Antioche, entretinrent les Chrétiens persécutés dans la fidélité à leur patriarche.
En 378, Gratien parvenu à l'empire, proclama un édit de tolérance pour tous les partis. Mélèce put rentrer à Antioche; il y reprit l'instruction de son peuple, et s'appliqua à pourvoir les églises de dignes pasteurs et à assurer le triomphe de l'orthodoxie. En 379, il réunit un concile de 150 évêques et publia une profession de Foi qui devait être approuvée par le Concile de Constantinople (381).
Théodose, associé à l'empire par Gratien, désirait voir traiter en Concile général un certain nombre d'affaires ecclésiastiques, notamment la translation de saint Grégoire de Nazianze sur le siège de Constantinople. Ce fut l'objet du 2ième Concile Oecuménique tenu en cette ville; il fut présidé d'abord par Mélèce, pour qui Théodose avait une affection particulière. Le patriarche d'Antioche montra aisément que la translation de Grégoire n'était pas contraire aux saints Canons, car elle était faite pour le plus grand bien de l'Église; son sentiment fut partagé par tous les membres du Concile. Ce fut le dernier acte de Mélèce; peu de temps après, avant même la fin du concile (381), il mourut presque subitement.
Théodose lui fit faire des funérailles solennelles et voulut que le corps fût transféré à Antioche, puis déposé près de celui du martyr saint Babilas. Quelques années plus tard, en 386, Jean Chrysostome, prononça le panégyrique de Mélèce : il donnait au patriarche d'Antioche le titre de martyr, comme ayant beaucoup souffert pour la Foi. Plus communément le nom de Mélèce est inscrit au 12 février, par exemple au Synaxaire de Constantinople, dans les menées grecques, au martyrologe romain (seulement à partir du 16ième siècle). On ne saurait dire si cette date marque le dies natalis ou une translation.
Bibl. L'éloge de Mélèce a été fait par saint Grégoire de Nysse, P.G., t.46 col 852; par saint Jean Chrysostome, ibid., t. 50, col. 515 - Les bollandistes (Acta sanct., au 12 févr.) donnent de plus un commentaire historique. - Tillemont, Mémoires pour servir..., t.6, p. 498, 517, etc. - Dict. of christ. biogr., t. 3, p. 891. -- The cath. encycl., t. 10, p. 161. Dict. de théol.. cath., t. 10, col. 520.
24 janvier 2016
Un abîme entre l'Orthodoxie et les confessions chrétiennes occidentales!! (patriarche Kyril de Moscou)
Le président de la Commission pour la famille, la protection de la maternité et de l'enfance, dans l'Église Orthodoxe de Russie - a expliqué à une des principales chaînes de télévision russes que les nouveaux enseignements moraux des églises occidentales repoussaient ces confessions progressistes au delà des frontières du Christianisme.
"Nous nous sommes séparés d'eux comme fuyant la peste, car c'est contagieux," dit-il. "L'Église Orthodoxe Russe ne saurait soutenir de son autorité quelque chose qui n'est qu'une iniquité, d'un point de vue biblique."
"Ce ne sont plus des communautés chrétiennes.. Leur avenir est simple et clair - le feu de la Géhenne - c'est exactement ce qu'en dit la Sainte Écriture", déclare le p. Smirnov.
En rejetant l'enseignement immémorial de la foi chrétienne sur la morale sexuelle, "ces peuples anciennement chrétiens se préparent pour la réception solenelle de l'AntéChrist."
Dès lors, l'Église Orthodoxe de Russie a compu tout contact avec l'église presbytérienne d'Écosse. L'Église de Russie avait déjà annoncé à l'église d'Angleterre qu'elle serait dorénavant infréquentable.
Le patriarche Kyril, primat de l'Église Orthodoxe de Russie, a mis en garde contre la terrible montée du mouvement homosexuel dans nombre de pays occidentaux. Kyrill dit que la tendance à légaliser le "mariage homo" est "un signe très dangereux de l'apocalypse." Il "signifie que les gens ont choisi le chemin de l'auto-destruction", ajoute-t'il.
The chairman of the Russian Orthodox Church Commission for Family, Protection of Motherhood and Childhood – told one of the leading Russian television stations the new moral teachings of western churches place these liberal denominations beyond the pale of Christianity.
"We separated ourselves from them as from the plague, as it's contagious,” he said. “The Russian Orthodox Church cannot support with its authority something that is just an iniquity from the Biblical point of view.”
“These are not Christian communities anymore. ......... Its future is simple and clear – the 'fire of Gehenna' – this is just what the Holy Scripture says,” Fr. Smirnov said.
By rejecting the Christian faith's immemorial teaching on sexual morality, “the former Christian peoples are preparing themselves for the solemn reception of the Anti-Christ."
Accordingly the Russian Orthodox Church has ceased and contact with the Presbyterian Church of Scotland. The Russian Church has already told the Church of England that it's on its own from now on.
Patriarch Kirill, Primate, of the Russian Orthodox Church, warned against the extraordinary rise in many western countries of the homosexual movement. Kirill said that the trend of legalising “gay marriage” is “a very dangerous sign of the apocalypse.” It “means people are choosing a path of self-destruction,” he said.
Fr. Michael Wood, ROCOR-WR
"Nous nous sommes séparés d'eux comme fuyant la peste, car c'est contagieux," dit-il. "L'Église Orthodoxe Russe ne saurait soutenir de son autorité quelque chose qui n'est qu'une iniquité, d'un point de vue biblique."
"Ce ne sont plus des communautés chrétiennes.. Leur avenir est simple et clair - le feu de la Géhenne - c'est exactement ce qu'en dit la Sainte Écriture", déclare le p. Smirnov.
En rejetant l'enseignement immémorial de la foi chrétienne sur la morale sexuelle, "ces peuples anciennement chrétiens se préparent pour la réception solenelle de l'AntéChrist."
Dès lors, l'Église Orthodoxe de Russie a compu tout contact avec l'église presbytérienne d'Écosse. L'Église de Russie avait déjà annoncé à l'église d'Angleterre qu'elle serait dorénavant infréquentable.
Le patriarche Kyril, primat de l'Église Orthodoxe de Russie, a mis en garde contre la terrible montée du mouvement homosexuel dans nombre de pays occidentaux. Kyrill dit que la tendance à légaliser le "mariage homo" est "un signe très dangereux de l'apocalypse." Il "signifie que les gens ont choisi le chemin de l'auto-destruction", ajoute-t'il.
The chairman of the Russian Orthodox Church Commission for Family, Protection of Motherhood and Childhood – told one of the leading Russian television stations the new moral teachings of western churches place these liberal denominations beyond the pale of Christianity.
"We separated ourselves from them as from the plague, as it's contagious,” he said. “The Russian Orthodox Church cannot support with its authority something that is just an iniquity from the Biblical point of view.”
“These are not Christian communities anymore. ......... Its future is simple and clear – the 'fire of Gehenna' – this is just what the Holy Scripture says,” Fr. Smirnov said.
By rejecting the Christian faith's immemorial teaching on sexual morality, “the former Christian peoples are preparing themselves for the solemn reception of the Anti-Christ."
Accordingly the Russian Orthodox Church has ceased and contact with the Presbyterian Church of Scotland. The Russian Church has already told the Church of England that it's on its own from now on.
Patriarch Kirill, Primate, of the Russian Orthodox Church, warned against the extraordinary rise in many western countries of the homosexual movement. Kirill said that the trend of legalising “gay marriage” is “a very dangerous sign of the apocalypse.” It “means people are choosing a path of self-destruction,” he said.
Fr. Michael Wood, ROCOR-WR
28 octobre 2015
Bible et hérésie
Hérésie : cet instant particulier lorsque vous vous imaginez avoir une plus grande capacité spirituelle que les Apôtres, les Disciples, les Pères Apostoliques et l'Église Orthodoxe, rien que parce que vous possédez une Bible .. qu'ils vous ont léguée..
15 mars 2015
Le 8ème Concile Oecuménique (Constantinople 879-880) et la condamnation du "filioque" (TR Valentine)
http://www.geocities.com/trvalentine/orthodox/8-9synods.html
Question: Vous mentionnez un 8ème et un 9ème Concile Oecuménique, mais je croyais qu'il n'y avait que 7 Conciles Oecuméniques à être reconnus par les Chrétiens Orthodoxes. Voulez-vous bien expliquer ?
Réponse: Il est parfois affirmé que les Chrétiens Orthodoxes ne reconnaissent que 7 Conciles / Synodes Oecuméniques. Ce chiffre est apparu en Russie, sous influence des Jésuites. Dans l'Encyclique des Patriarches d'Orient écrite en 1848 et souscrite par les Saints Synodes de Constantinople, Antioche et Jérusalem, le lecteur trouve à plusieurs reprises des références au 8ème Concile Oecuménique.
Dans un article intitulé "La question théologique de nos jours : une entrevue avec le protopresbytre George Metallinos" publiée dans "Divine Ascent: A Journal of Orthodox Faith", père George expliquait (parenthèses et guillemets dans le texte original):
"Le bienheureux Justin Popovic, un confesseur de notre foi, a écrit un important traité critique à propos du Synode à venir. La cause qui mène à un Synode Oecuménique est toujours un problème spécifique, et la question est, quelle est le problème-clé aujourd'hui ? Si nous regardons dans l'agenda du Synode, il semble que [c'est comme si] nous voulions formuler une nouvelle [théologie] dogmatique. Traditionnellement, les saints Pères apportaient 3 problèmes principaux au concile : problèmes à propos de la Trinité, problèmes concernant la Christologie, ou problèmes concernant la grâce de Dieu et le Salut de l'homme. (Sur les 9 Conciles Oecuméniques de l'Église Orthodoxe, le 8ème (879-880) et le 9ème (1341) traitent de ces problèmes. Le problème trinitaire exprime la sociologie orthodoxe, qui est ecclésiologie, et le problème Christologique exprime l'anthropologie Orthodoxe). Nous n'avons rien besoin de neuf de nous jours ; nous n'avons besoin que de vivre et expérimenter notre Tradition Orthodoxe."
— Vol. 1, Number 2; pp. 59-60
Le. p. Jean Romanides, décrit par le p. George Metallinos comme 'actuellement le plus grand théologien Orthodoxe en matière de dogmatique', fait textuellement référence aux 8ème et 9ème Conciles Oecuméniques. Voyez par exemple :
"Les enseignements d'Augustin qui furent condamnés par le 9ème Concile Oecuménique de 1351 de même que ceux de Barlaam de Calabre."
Le lecteur avis remarquera que la première citation de père George dit que le 9ème Concile Oecuménique eu lieu en 1341, mais le titre de l'essai du père Jean fait référence au 9ème Concile Oecuménique en 1351. Une faute dans une des sources ? Peut-être. Mais il y a eu des Conciles en 1341, 1347 et 1351, tous à Constantinople. On les appelle parfois les "Conciles Palamites", car ils étaient centrés sur la dispute entre saint Grégoire Palamas et Barlaam de Calabre, à propos de l'hésychasme. La différence reflète une incertitude quant auquel des Conciles Palamite devrait être qualifié d'oecuménique, mais en même temps, cela démontre que le résultat des Conciles Palamites est accepté par tous les Chrétiens Orthodoxes. Aristeides Papadakis écrit:
"Mais si la réflexion et la solution de Grégoire sont importantes, ainsi en est-il aussi de son impact sur la synthèse palamite ultérieure. Une partie de cette synthèse avait en fait été préparée au 13ème siècle par le patriarche Grégoire II de Chypre. Au sens profond du terme, la distinction fondamentale entre l'essence et l'énergie n'est rien d'autre que "le matériel de travail" de la théologie de Palamas. Même ainsi, sa ratification officielle comme dogme par les Conciles Palamites de 1341, 1347, et 1351, était en germe dans la confirmation du Tomos au Concile de 1285. Il est significatif que tous les érudits Orthodoxes qui ont écrit sur Palamas - Lossky, Krivosheine, Papamichael, Meyendorff, Christou – considèrent sa position comme étant une expression légitime de la tradition Orthodoxe. Mutatis mutandis, il en est de même pour Grégoire de Chypre. Comme un de ces érudits l'a reconnu, ce qui était défini, c'est "une et même tradition.. à différents points, par les Orthodoxes, de saint Photios aux saints Grégoire de Chypre et Grégoire Palamas. Les chercheurs occidentaux qui ont travaillé sur Grégoire II et Palamas - Jugie, Cayré, Laurent, Candal – ont trouvé utile de les attaquer tous les deux comme des "innovateurs" révolutionnaires..."
— Crisis in Byzantium: The Filioque Controversy in the Patriarchate of Gregory II of Cyprus (1283-1289), p. 205
Il y a bien moins d'incertitudes au sujet du 8ème Concile Oecuménique. L'Encyclique de 1848 regarde le concile tenu à Constantinople en 879-880 comme étant le 8ème Concile Oecuménique. Dès lors, il est normal pour les auteurs Orthodoxes d'y faire référence. Par exemple, Clark Carlton écrit:
"Rappelez-vous que c'est ce Photios qui fut réconcilié avec le pape Jean VIII au 8ème Concile Oecuménique en 879. A ce Concile, l'Église Romaine condamna l'ajout du Filioque au Credo.."
— The Truth: What Every Roman Catholic Should Know About the Orthodox Church, page 64, footnote 30
Le 8ème Concile Oecuménique de 879-880 a été souscrit par les patriarches de Rome (pape Jean VIII), de Constantinople (saint Photios), Antioche, Jérusalem et Alexandrie, et par l'empereur Basile I. Ce Concile a condamné tout ajout au Credo de Nicée-Constantinople, condamnant quiconque niait la légitimité du 7ème Concile Oecuménique et ses décrets sur les icônes, et contenait un accord que les patriarcats n'interféreraient pas dans les affaires internes respectives. Jusqu'au 11ème siècle, ce Concile fut considéré par Rome comme le 8ème Concile Oecuménique. A ce moment-là, le catholicisme-romain trouva plus arrangeant de le remplacer par un concile tenu à Constantinople en 869, un concile qui n'a jamais été accepté par l'Orient et fut condamné par le 8ème Concile Oecuménique de 879-880. C'est alors que Rome commença à utiliser le Filioque hérétique dans le Credo. Ils ne pouvaient plus reconnaître un concile qui condamnait ce qu'ils avaient commis.
Il faut aussi se souvenir que l'Orthodoxie a continué à reconnaître des Synodes qui ont généré des décisions canoniques qui furent ensuite ajoutées au Synodikon. Cela prendrait beaucoup de recherche pour déterminer quand de tels ajouts furent réalisés, mais je connais ceux de 843 (suppression finale de l'iconoclasme), 1077, 1082, et 1117. Il est presque certain qu'il y a dû y avoir des ajouts en 1341.
T.R Valentine
Question: Vous mentionnez un 8ème et un 9ème Concile Oecuménique, mais je croyais qu'il n'y avait que 7 Conciles Oecuméniques à être reconnus par les Chrétiens Orthodoxes. Voulez-vous bien expliquer ?
Réponse: Il est parfois affirmé que les Chrétiens Orthodoxes ne reconnaissent que 7 Conciles / Synodes Oecuméniques. Ce chiffre est apparu en Russie, sous influence des Jésuites. Dans l'Encyclique des Patriarches d'Orient écrite en 1848 et souscrite par les Saints Synodes de Constantinople, Antioche et Jérusalem, le lecteur trouve à plusieurs reprises des références au 8ème Concile Oecuménique.
Dans un article intitulé "La question théologique de nos jours : une entrevue avec le protopresbytre George Metallinos" publiée dans "Divine Ascent: A Journal of Orthodox Faith", père George expliquait (parenthèses et guillemets dans le texte original):
"Le bienheureux Justin Popovic, un confesseur de notre foi, a écrit un important traité critique à propos du Synode à venir. La cause qui mène à un Synode Oecuménique est toujours un problème spécifique, et la question est, quelle est le problème-clé aujourd'hui ? Si nous regardons dans l'agenda du Synode, il semble que [c'est comme si] nous voulions formuler une nouvelle [théologie] dogmatique. Traditionnellement, les saints Pères apportaient 3 problèmes principaux au concile : problèmes à propos de la Trinité, problèmes concernant la Christologie, ou problèmes concernant la grâce de Dieu et le Salut de l'homme. (Sur les 9 Conciles Oecuméniques de l'Église Orthodoxe, le 8ème (879-880) et le 9ème (1341) traitent de ces problèmes. Le problème trinitaire exprime la sociologie orthodoxe, qui est ecclésiologie, et le problème Christologique exprime l'anthropologie Orthodoxe). Nous n'avons rien besoin de neuf de nous jours ; nous n'avons besoin que de vivre et expérimenter notre Tradition Orthodoxe."
— Vol. 1, Number 2; pp. 59-60
Le. p. Jean Romanides, décrit par le p. George Metallinos comme 'actuellement le plus grand théologien Orthodoxe en matière de dogmatique', fait textuellement référence aux 8ème et 9ème Conciles Oecuméniques. Voyez par exemple :
"Les enseignements d'Augustin qui furent condamnés par le 9ème Concile Oecuménique de 1351 de même que ceux de Barlaam de Calabre."
Le lecteur avis remarquera que la première citation de père George dit que le 9ème Concile Oecuménique eu lieu en 1341, mais le titre de l'essai du père Jean fait référence au 9ème Concile Oecuménique en 1351. Une faute dans une des sources ? Peut-être. Mais il y a eu des Conciles en 1341, 1347 et 1351, tous à Constantinople. On les appelle parfois les "Conciles Palamites", car ils étaient centrés sur la dispute entre saint Grégoire Palamas et Barlaam de Calabre, à propos de l'hésychasme. La différence reflète une incertitude quant auquel des Conciles Palamite devrait être qualifié d'oecuménique, mais en même temps, cela démontre que le résultat des Conciles Palamites est accepté par tous les Chrétiens Orthodoxes. Aristeides Papadakis écrit:
"Mais si la réflexion et la solution de Grégoire sont importantes, ainsi en est-il aussi de son impact sur la synthèse palamite ultérieure. Une partie de cette synthèse avait en fait été préparée au 13ème siècle par le patriarche Grégoire II de Chypre. Au sens profond du terme, la distinction fondamentale entre l'essence et l'énergie n'est rien d'autre que "le matériel de travail" de la théologie de Palamas. Même ainsi, sa ratification officielle comme dogme par les Conciles Palamites de 1341, 1347, et 1351, était en germe dans la confirmation du Tomos au Concile de 1285. Il est significatif que tous les érudits Orthodoxes qui ont écrit sur Palamas - Lossky, Krivosheine, Papamichael, Meyendorff, Christou – considèrent sa position comme étant une expression légitime de la tradition Orthodoxe. Mutatis mutandis, il en est de même pour Grégoire de Chypre. Comme un de ces érudits l'a reconnu, ce qui était défini, c'est "une et même tradition.. à différents points, par les Orthodoxes, de saint Photios aux saints Grégoire de Chypre et Grégoire Palamas. Les chercheurs occidentaux qui ont travaillé sur Grégoire II et Palamas - Jugie, Cayré, Laurent, Candal – ont trouvé utile de les attaquer tous les deux comme des "innovateurs" révolutionnaires..."
— Crisis in Byzantium: The Filioque Controversy in the Patriarchate of Gregory II of Cyprus (1283-1289), p. 205
Il y a bien moins d'incertitudes au sujet du 8ème Concile Oecuménique. L'Encyclique de 1848 regarde le concile tenu à Constantinople en 879-880 comme étant le 8ème Concile Oecuménique. Dès lors, il est normal pour les auteurs Orthodoxes d'y faire référence. Par exemple, Clark Carlton écrit:
"Rappelez-vous que c'est ce Photios qui fut réconcilié avec le pape Jean VIII au 8ème Concile Oecuménique en 879. A ce Concile, l'Église Romaine condamna l'ajout du Filioque au Credo.."
— The Truth: What Every Roman Catholic Should Know About the Orthodox Church, page 64, footnote 30
Le 8ème Concile Oecuménique de 879-880 a été souscrit par les patriarches de Rome (pape Jean VIII), de Constantinople (saint Photios), Antioche, Jérusalem et Alexandrie, et par l'empereur Basile I. Ce Concile a condamné tout ajout au Credo de Nicée-Constantinople, condamnant quiconque niait la légitimité du 7ème Concile Oecuménique et ses décrets sur les icônes, et contenait un accord que les patriarcats n'interféreraient pas dans les affaires internes respectives. Jusqu'au 11ème siècle, ce Concile fut considéré par Rome comme le 8ème Concile Oecuménique. A ce moment-là, le catholicisme-romain trouva plus arrangeant de le remplacer par un concile tenu à Constantinople en 869, un concile qui n'a jamais été accepté par l'Orient et fut condamné par le 8ème Concile Oecuménique de 879-880. C'est alors que Rome commença à utiliser le Filioque hérétique dans le Credo. Ils ne pouvaient plus reconnaître un concile qui condamnait ce qu'ils avaient commis.
Il faut aussi se souvenir que l'Orthodoxie a continué à reconnaître des Synodes qui ont généré des décisions canoniques qui furent ensuite ajoutées au Synodikon. Cela prendrait beaucoup de recherche pour déterminer quand de tels ajouts furent réalisés, mais je connais ceux de 843 (suppression finale de l'iconoclasme), 1077, 1082, et 1117. Il est presque certain qu'il y a dû y avoir des ajouts en 1341.
T.R Valentine
16 décembre 2014
Le Filioque dénoncé par le pape!
Lettre du Pape Jean VIII à Saint Photios-le-grand
"Pour vous rassurer touchant cet article qui a causé des scandales dans les Eglises : non seulement nous n'admettons pas le mot en question, mais ceux qui ont eu l'audace de l'admettre les premiers, nous les regardons comme les transgresseurs de la parole de Dieu, des corrupteurs de la doctrine de Jésus-Christ, des apôtres et des Pères qui nous ont donné le symbole. Nous les mettons à côté de Judas, puisqu'ils ont déchiré les membres du Christ. Mais vous avez une trop haute sagesse pour ne pas comprendre qu'il est très difficile d'amener tous nos évêques à penser ainsi, et de changer en peu de temps un usage qui s'est introduit depuis tant d'années. Nous croyons donc qu'il ne faut obliger personne à renoncer à l'addition faite au symbole, mais les engager peu à peu et avec douceur à renoncer à ce blasphème. Ceux qui nous accusent de l'accepter se trompent ; mais ceux qui affirment qu'il y a parmi nous beaucoup de gens qui l'acceptent, disent la vérité. C'est à vous de travailler avec nous pour ramener par la douceur ceux qui se sont écartés de la sainte doctrine."
Il s'agissait bien entendu du dernier pape Orthodoxe de Rome ;-)
A savoir celui qui a souscrit au 8ème Concile Oecuménique et a été assassiné pour ça par les Francs le 16 décembre 882, "empoisonné, et, comme le poison n’agit pas assez vite, il a la tête fracassée à coups de marteau" (Annales de Fulda)... In memoriam.
Jean VIII, sceau de la papauté romaine Orthodoxe (+ 16/12/882)
"Pour vous rassurer touchant cet article qui a causé des scandales dans les Eglises : non seulement nous n'admettons pas le mot en question, mais ceux qui ont eu l'audace de l'admettre les premiers, nous les regardons comme les transgresseurs de la parole de Dieu, des corrupteurs de la doctrine de Jésus-Christ, des apôtres et des Pères qui nous ont donné le symbole. Nous les mettons à côté de Judas, puisqu'ils ont déchiré les membres du Christ. Mais vous avez une trop haute sagesse pour ne pas comprendre qu'il est très difficile d'amener tous nos évêques à penser ainsi, et de changer en peu de temps un usage qui s'est introduit depuis tant d'années. Nous croyons donc qu'il ne faut obliger personne à renoncer à l'addition faite au symbole, mais les engager peu à peu et avec douceur à renoncer à ce blasphème. Ceux qui nous accusent de l'accepter se trompent ; mais ceux qui affirment qu'il y a parmi nous beaucoup de gens qui l'acceptent, disent la vérité. C'est à vous de travailler avec nous pour ramener par la douceur ceux qui se sont écartés de la sainte doctrine."
Il s'agissait bien entendu du dernier pape Orthodoxe de Rome ;-)
A savoir celui qui a souscrit au 8ème Concile Oecuménique et a été assassiné pour ça par les Francs le 16 décembre 882, "empoisonné, et, comme le poison n’agit pas assez vite, il a la tête fracassée à coups de marteau" (Annales de Fulda)... In memoriam.
Jean VIII, sceau de la papauté romaine Orthodoxe (+ 16/12/882)
21 octobre 2014
Fidélité au Christ ou à un homme qui prétend Le remplacer: saint Marc d'Ephèse contre pape Eugène de Rome
Saint Marc d'Ephèse au pape de Rome Eugène, lors de l'interrogation après le Concile de Florence :
"Les conciles ont condamné ceux qui n'obéissaient pas à l'Église et s'en tenaient à des opinions contraires à sa doctrine. Je n'ai pas exprimé mes propres opinions, je n'ai rien introduit de neuf dans l'Église, je n'ai pas non plus défendu la moindre erreur. Mais je reste fermement fidèle à la doctrine que l'Église, l'ayant reçu du Christ Sauveur, a toujours gardé et garde."
Le pape de Rome Eugène, à propos de saint Marc d'Ephèse, après Florence :
"ce maudit Ephésien, crachant sa pensée empoisonnée partout. Si seulement l'empereur avait consenti à ce qu'il soit châtié comme il le mérite, de la même manière que Constantin avait permis le châtiment d'Arius - ce poison de l'Église - on n'aurait pas à la fois gaspillé du temps et de l'argent."
Acte de repentance des évêques Grecs qui s'étaient soumis aux Catholiques-Romains et avaient souscrit au Concile de Florence :
"Nous avons trahi notre foi. Nous avons échangé la piété contre l'impiété. Nous avons renoncé au sacrifice pur et sommes devenus mangeurs d'azymes. Que nos mains soient tranchées, pour avoir signé si injuste décret. Que nos langues soient arrachées, pour avoir consenti à la croyance des Latins"
Citations:
https://academiccommons.columbia.edu
"The councils sentenced those who would not obey the Church and kept opinions contrary to her doctrine. I express not my own opinions, I introduce nothing new into the Church, neither do I defend any errors. But I steadfastly preserve the doctrine which the Church, having received from Christ the Savior, has ever kept and keeps."
St. Mark of Ephesus to Pope Eugene in an interview after the Council of Florence
Pope Eugene on St. Mark of Ephesus after Florence:
"that wretched Ephesian, spewing out his poisonous thought everywhere. If only the emperor had consented to his being punished as he deserved, in the same way that Constantine permitted the punishment of Arius-- that poison of the Church-- both time and money would not have been wasted.”
The repentance of the Greek Bishops who had submitted to the Latins and signed at Florence:
"We have betrayed our faith. We have exchanged piety for impiety. We have renounced the pure sacrifice and become azymites. Let our hands, which signed such an unjust decree, be cut off! Let our tongues, which consented to the Latin faith, be plucked out!"
SRC
"Les conciles ont condamné ceux qui n'obéissaient pas à l'Église et s'en tenaient à des opinions contraires à sa doctrine. Je n'ai pas exprimé mes propres opinions, je n'ai rien introduit de neuf dans l'Église, je n'ai pas non plus défendu la moindre erreur. Mais je reste fermement fidèle à la doctrine que l'Église, l'ayant reçu du Christ Sauveur, a toujours gardé et garde."
Le pape de Rome Eugène, à propos de saint Marc d'Ephèse, après Florence :
"ce maudit Ephésien, crachant sa pensée empoisonnée partout. Si seulement l'empereur avait consenti à ce qu'il soit châtié comme il le mérite, de la même manière que Constantin avait permis le châtiment d'Arius - ce poison de l'Église - on n'aurait pas à la fois gaspillé du temps et de l'argent."
Acte de repentance des évêques Grecs qui s'étaient soumis aux Catholiques-Romains et avaient souscrit au Concile de Florence :
"Nous avons trahi notre foi. Nous avons échangé la piété contre l'impiété. Nous avons renoncé au sacrifice pur et sommes devenus mangeurs d'azymes. Que nos mains soient tranchées, pour avoir signé si injuste décret. Que nos langues soient arrachées, pour avoir consenti à la croyance des Latins"
Citations:
https://academiccommons.columbia.edu
"The councils sentenced those who would not obey the Church and kept opinions contrary to her doctrine. I express not my own opinions, I introduce nothing new into the Church, neither do I defend any errors. But I steadfastly preserve the doctrine which the Church, having received from Christ the Savior, has ever kept and keeps."
St. Mark of Ephesus to Pope Eugene in an interview after the Council of Florence
Pope Eugene on St. Mark of Ephesus after Florence:
"that wretched Ephesian, spewing out his poisonous thought everywhere. If only the emperor had consented to his being punished as he deserved, in the same way that Constantine permitted the punishment of Arius-- that poison of the Church-- both time and money would not have been wasted.”
The repentance of the Greek Bishops who had submitted to the Latins and signed at Florence:
"We have betrayed our faith. We have exchanged piety for impiety. We have renounced the pure sacrifice and become azymites. Let our hands, which signed such an unjust decree, be cut off! Let our tongues, which consented to the Latin faith, be plucked out!"
SRC
03 juillet 2014
N'écoutez que l'Église, pas le Serpent (saint Jean Damascène)
Écoutez-moi, vous les peuples de toutes les nations, hommes, femmes, et enfants, vous tous qui portez le nom de Chrétien : si l'un d'entre vous vous prêcher quelque chose de contraire à ce que la sainte Église catholique a reçu des saints apôtres et pères et conciles, et qu'elle a gardé jusqu'à nos jours, ne l'écoutez pas. N'acceptez pas le conseil du serpent, comme Eve le fit, et pour qui cela donna la mort. Si un ange ou un empereur vous enseigne quelque chose de contraire à ce que vous avez reçu, bouchez-vous les oreilles.
Saint Jean Damascène
(Apologie de saint Jean Damascène contre ceux qui décrient les saintes images)
La Barque du Christ - monastère de Zoographou, 1817, Mont Athos
"Listen to me, people of all nations, men, women, and children, all of you who bear the Christian name: If any one preach to you something contrary to what the holy catholic Church has received from the holy apostles and fathers and councils, and has kept down to the present day, do not heed him. Do not receive the serpent’s counsel, as Eve did, to whom it was death. If an angel or an emperor teaches you anything contrary to what you have received, shut your ears."
St. John of Damascus
(Apologia of St. John Damascene Against Those Who Decry Holy Images)
Saint Jean Damascène
(Apologie de saint Jean Damascène contre ceux qui décrient les saintes images)
"Listen to me, people of all nations, men, women, and children, all of you who bear the Christian name: If any one preach to you something contrary to what the holy catholic Church has received from the holy apostles and fathers and councils, and has kept down to the present day, do not heed him. Do not receive the serpent’s counsel, as Eve did, to whom it was death. If an angel or an emperor teaches you anything contrary to what you have received, shut your ears."
St. John of Damascus
(Apologia of St. John Damascene Against Those Who Decry Holy Images)
18 juin 2014
Le "Filioque" rend-t'il ses adhérents "païens"? (Saint Jérôme, p. Justin Paru & opinion)
La "ligne du temps" ci-dessous est très classique, reprise par quantité de sites & publications orthodoxes "conservateurs". Sur la page FB où je réagis, pour l'appuyer, ils font appel à une opinion très tranchée utilisant saint Jérôme pour justifier des événements postérieurs.. bien peu en rapport avec la motivation des paroles de saint Jérôme. Je m'y oppose.
Ma réponse paraîtra probablement trop contraire à "l'obligation de croire" façon Bartholomeos 1er et tels que nos évêques veulent qu'on le fasse, mais je m'y cantonerai jusqu'à preuve historique & patristico-théologique du contraire.
Note: Les "Lucifériens" auxquels saint Jérôme s'adresse ci-dessous étaient les disciples de Lucifer, évêque de Cagliari, en Sardaigne, qui tout en ayant soutenu au risque de sa vie saint Athanase le Grand contre l'empereur et ceux qui l'attaquaient, s'était ensuite opposé à la réception "par économie" dans l'Église des anciens hérétiques Ariens sans que ça ne passe par un processus comportant aussi le saint Baptême, réception prônée par saint Athanase et le Concile d'Alexandrie réuni pour la cause. Saint Jérôme parle donc de personnes qui croiraient que Jésus Christ n'est qu'un homme, certes grand, certes élu et même "adopté" par Dieu le Père, mais pas vraiment Dieu Lui-même; et c'est la relation avec ces personnes qui ne sont donc en réalité pas du tout Chrétiennes qu'il refuse. Le texte n'est donc - selon moi - pas bien choisi pour parler des Monophysites, Catholiques-Romains, Anglicans, Protestants, etc.
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https://www.facebook.com/OrthodoxCivilization
"Je vais vous exprimer brièvement mon opinion, sans détour. Nous devons rester dans cette Église qui a été fondée par les Apôtres et qui existe sans discontinuer jusqu'à ce jour. Même si vous entendez parler de n'importe desquels d'entre ceux qui sont appelés Chrétiens, qui tirent leur nom (de groupe) non pas du Seigneur Jésus Christ, mais de quelqu'un d'autre, comme les Marcionites, les Valentiniens, les Hommes de la montagne ou de la plaine, vous pouvez être certains que là vous n'avez pas l'Église du Christ, mais la synagogue de l'Antécrhist. Car le fait que c'est apparu bien après la fondation de l'Église est la preuve qu'ils sont ceux dont la venue avait été prédite par l'Apôtre. Et qu'ils n'aillent pas se vanter si ils pensent qu'ils ont l'autorité de l'Écriture pour asseoir leurs affirmations, car le diable lui-même citait l'Écriture, et l'essence des saintes Écritures n'est pas dans la lettre mais dans l'esprit de la lettre. Autrement, si nous suivons le texte à la lettre, nous aussi nous pourrions concocter un nouveau dogme et affirmer que ceux qui portent des souliers et ont deux manteaux ne doivent pas être reçus dans l'Église!"
Saint Jérôme (347-420), Dialogue contre les Lucifériens, 28
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Jean-Michel Z : Cette image est bien connue mais elle comporte nombre d'importantes erreurs
- Les Samaritains étaient dévoyés? Jean 4 : le tout premier apôtre du Christ, c'est une femme Samaritaine, que nous appellons sainte Photini (Claire, Svetlana), et la première ville à se convertir au Christ est sa ville samaritaine!
- Les Esséniens aussi dévoyés? De ce que nous en savons, saint Jean le Baptiste et Précurseur était au moins proche d'eux.
- Et les Pharisiens alors? Nombre d'entre eux devinrent Chrétiens, déjà durant la vie terrestre du Christ, l'Évangile de saint Jean est éloquent à cet égard. Ce sont même des Pharisiens qui ont pris soin de Son précieux corps à la descente de la Croix. Même Rabbi Gamaliel, le maître de Saül le futur saint Paul, deviendra un saint et un martyr du Christ. Si ils avaient été si dévoyés, ils n'auraient pas compris l'accomplissement en la Personne du Christ de toutes les promesses divines faites depuis la nuit des temps et en particulier exprimées dans les innombrables prophéties vétéro-testamentaires.
- Le Catholicisme-romain ne commence pas en 1054 "comme par magie". Il a commencé en Germanie au 8ème siècle. L'empereur d'Orient n'était intéressé que par la collecte de taxes lui permettant de garder son niveau de vie fastueux et luxueux. Jamais au cours des nombreux siècles de dévastations de l'Occident par les hordes barbares venues du lointain orient, Constantinople n'a envoyé d'armées pour protéger nos ancêtres, et par là justifier le titre d'empereur qu'il prétendait aussi porter pour l'Occident.
L'évangélisation de la Germanie a été très difficile, il s'y trouvait nombre de tribus barbares païennes très violentes. Mais il en était de même pour la Russie : la plupart des premières missions y ont été massacrées; par exemple celle que sainte Olga (grand-mère de saint Vladimir) avait demandée à l'évêque de Cologne, et dont seul l'évêque et quelques hommes échapperons au massacre par les Ruthènes refusant de s'adoucir...
La Germanie a donc reconstruit le Christianisme comme elle l'a pu, sans la moindre aide fraternelle, avec d'incessantes invasions venant détruire ce qui se construisait. Manquant de culture et de passé Chrétien, avec nombre de moines faiblement cultivés (car impossible d'avoir un système scolaire stable vu les circonstances), ne connaissant pas le grec et ignorant presque tout du bon latin.. Ainsi ce Filioque qui a été l'invention de l'évêque Turibe d'Astorga à son concile local en Espagne en 460, fit progressivement son chemin vers la Germanie.. Mais il fut refusé par Rome comme ajout au Credo.
Rappelez-vous le pape Léon III de Rome : à cause des piètres traductions ci-dessus évoquées (en partie dues au snobisme des évêques orientaux, considérant que leur langue grecque était le sommet et devait être obligatoire pour tout peuple "civilisé", et c'est un fait historique), le Francs avaient une mauvaise version du Concile de 381 (2ème Oecuménique). Se basant sur elle, ils défendirent une "procession éternelle" du Saint Esprit aussi par le Fils (alors qu'une "procession temporelle" est textuellement exacte pour l'Évangile, mais le "temporel" n'était pas le sujet de l'article du Credo). Ainsi lorsqu'ils voulurent que l'on ajoute le Filioque au texte officiel du Credo, le pape de Rome, qui était à l'époque encore de Foi Orthodoxe, s'y opposa. Plus fort, selon le Liber Pontificalis, le pape de Rome fit graver 2 lourdes plaques en argent reprennant les textes grecs et latin du Credo de 381 inaltéré et les fit clouer sur les portes de sa cathédrale Saint Pierre. Malgré ses directives et son action symbolique, les Carolingiens Francs continuèrent à utiliser le Filioque pour leurs liturgies locales.. (ce qui en dit long sur l'autorité absolue qu'avait un pape de Rome et la valeur de la prétention à l'autorité universelle que le vatican a dogmatisée par la suite comme étant "depuis toujours"!!)
Au Concile de Constantinople de 879-880 - le 8ème Concile Oecuménique - le Filioque fut proclamé de manière universelle comme une hérésie, et ceux qui y adhéraient comme étant hors de la communion de l'Église. Dès lors 880 est la date "fondatrice" pour le catholicisme-romain.
Comme il s'agit d'un Tomos / Décret dogmatique d'un Concile Oecuménique, feu le patriarche Athenagoras 1er n'était pas en mesure de changer par lui-même le fait de l'excommunication. Ni l'actuel mgr Bartholomeos 1er ne le pourrait, quand bien même il semble le croire et en tout cas agit comme si c'était le cas.
Il est à ajouter que je trouve très éclairante, cette méconnaissance de culture conciliaire en 1054, puisque même les Grecs ignoraient que depuis plus de 150 ans, Rome n'enseignait plus la Foi Orthodoxe! Manquer d'amour mène à ignorer son prochain et même son frère..
- Le "papisme" - Il commence après la mort du pape de Rome Jean VIII, dernier pape de Foi orthodoxe. La chronique historique franque des "Annales de Fulda" nous rapporte que le 16 décembre 882, il est empoisonné puis, comme il ne mourait pas assez vite, achevé à coups de marteau. Il serait donc le premier pape historiquement assassiné.. Et ce pour avoir souscrit et approuvé le 8ème Concile Oecuménique.. C'est donc en 882 que commence la "papauté" actuelle. Non pas comme un éclair traversant le ciel, mais elle s'installe progressivement, lentement. Et l'Orient a laissé faire, pas d'amour Chrétien pour ses "frères." Et l'Occident, qui avait été 2 siècles durant le sanctuaire pour d'innombrables saints d'Orient fuyant l'Iconoclasme, abandonné et livré à lui-même, s'est très progressivement enfoncé.. pendant que l'Orient ne conservait et préservait que la pureté de doctrine.. tout en polluant son apparence par tant de petites traditions culturelles qui bien souvent les opposent les uns aux autres, donc pas seulement pour des raisons théocratiques ou de soif de pouvoir terrestre, mais aussi sur de petits détails d'une insignifiance sidérale et sidérante. Rendant la Foi difficilement accessible à ceux qui sont en dehors.
- Par ce manque d'amour entre nous tous - cfr Jn 13,25, nous sommes si loins de 1thess 4,9.. - nous ne rendons pas témoignage à la Vérité de l'Évangile. Regardez un peu le nombre de ruptures de communion entre nos patriarches rien qu'au cours des 10 années écoulées! Regardez comment nous agissons partout dans le monde où l'on trouve des Chrétiens Orthodoxes - la plupart d'entre eux veulent des clubs ethniques, aucun ne veut que l'Église soit "pour le salut du monde" si ce n'est en parole.. Nous portons objectivement une énorme part de responsabilité dans le fait que le monde ne croit pas encore au Christ.
Cette ligne du temps est classique, mais trop caricaturale. C'est mon opinion à 3 centimes d'euro.
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A ma réaction sur l'article, déjà augmentée dans le texte, j'ajouterais ceci car 4 autres détails posent problème à mes yeux :
- la papauté romaine n'a pas "imposé" le célibat sacerdotal après le Schisme. C'est bien avant que la discipline ecclésiastique était différente entre Orient et Occident. En Occident sans cesse balayé par les invasions barbares, le système de paroisses de dépendance monastique était le plus répandu, par exemple, ce qui explique ces différences. Très tôt dans la juridiction du patriarcat de Rome, alors de Foi Orthodoxe, on a vu la recommandation du célibat sacerdotal (Canon 33 du Concile d'Elvire), alors qu'en Orient le prêtre marié était normal (à comparer avec le 13ème Canon du 6ème Oecuménique). Et lorsqu'au 7ème siècle si je me souviens bien, le monachisme obligatoire pour les évêques a été décidé par les Orientaux (au contraire de ce que recommande 1 Tim 3,2-4).. dans la très Orthodoxe Irlande on trouvait encore des évêques mariés 2 siècles plus tard..
Et même dans les 2 régions suivant officiellement la même discipline ecclésiastique, il y avait d'importantes variantes. Saint Grégoire de Nysse était un évêque marié; et saint Basile le Grand son ami faisait l'apologie du célibat sacerdotal. Saint Hilaire de Poitiers était un évêque marié, dont la fille est aussi dans notre calendrier des saints; et saint Martin de Tours était un évêque moine. Je trouve qu'on ne devrait pas "dogmatiser" des choses pareilles.
- Je le répète et le martèlerait tant que nécessaire, le Credo n'a pas été altéré en Occident en 1054 mais en 460, et en Espagne, pas à Rome, dont le pape saint Léon le Grand tenta en vain de repousser l'idée (encore un problème pour les tenants de l'autorité absolue d'un pape "depuis les origines"!). Et c'est en 1014 que le pape Grégoire VIII de Rome, déjà hors de la communion de l'Église depuis 880, accepta l'insertion dans la liturgie romaine sur demande de l'empereur germanique Henri II à qui il devait son trône papal.. Et ce n'est qu'en 1245, au 2ème concile de Lyon, que le catholicisme-romain décida de "dogmatiser" cette insertion dans son credo. Autant de question de politique que d'incompréhension d'une langue.
L'altération du Credo n'ayant été anathémisée qu'en 880, ceux qui l'ont professé auparavant - voire même défendu comme Théodulphe d'Orléans - sont comme tous les Pères qui ont commis des erreurs dans leurs écrits & paroles. Personne n'est infaillible. Saint Grégoire de Nysse est en faveur de l'apocatastase, laquelle a été condamnée pour Origène au 5ème Concile Oecuménique, et on n'en condamne pas pour autant saint Grégoire comme "hérétique"! Aucun n'a des écrits parfaits de A à Z. Par contre à partir du moment où le saint et grand Concile, dirigé par l'Esprit Saint, s'est prononcé sur la question, l'anathème est là. Et il faut se positionner - suivre la Foi de l'Église, ou suivre les idées d'autrui et en subir les conséquences. C'est un libre choix (pour ceux qui peuvent le comprendre bien sûr). Un choix qui ne savait pas être posé par ceux qui n'étaient plus de ce monde lorsque ledit Concile s'est prononcé. "Notre Loi juge-t'elle quelqu'un sans l'avoir d'abord entendu?" demandait déjà un sage Pharisien à un tribunal qui voulait condamner notre Seigneur sans même L'écouter au préalable..
- Martin Luther n'a pas vraiment lancé le protestantisme, même s'il en reste le plus célèbre "moteur" avec Jean Calvin. Les Lollards en Angleterre, au milieu des années 1300, l'étaient déjà dans la forme et la théologie.
- Le chiffre de 7 Conciles oecuméniques est une erreur classiquement répétée. Comme le rappele feu mgr Basile (Krivocheine) dans son livre "les textes symboliques de l'Église Orthodoxe", il y a eu d'autres Conciles de statut oecuménique. Le 8ème, en 879-880, déjà évoqué. Le 9ème est formé de ce qu'on appelle les "Conciles Palamites" (1329 etc) en réponse à la controverse sur les Énergies divines du moine catholique-romain Barlaam de Calabre. Et le 10ème est celui de 1871 où l'ethno-phytétisme a été condamné comme hérésie... (l'ethno-phylétisme, les églises "clubs ethniques", vous savez ce truc ignoble abondamment pratiqué dans l'Orthodoxie encore de nos jours et prôné par la plupart de nos évêques et patriarches dans notre indifférence générale...)
Comme conclusion, je ferai mienne la pensée de ce saint homme:
"Il faut aimer l'Homme. Mais afin de l'aimer, vous devez d'abord le comprendre. Si vous voyez qu'il a chuté, vous devez lui tendre la main. L'amour de notre prochain est une expression de notre amour pour Dieu. Si vous n'aimez pas ou n'aidez pas ceux qui vous entourent, vous ne saurez pas aimer Dieu. L'amour du prochain est la première étape vers le Salut, une étape pour vous permettre de mettre en pratique votre amour envers Dieu.
Ancien Justin Parvu
Ma réponse paraîtra probablement trop contraire à "l'obligation de croire" façon Bartholomeos 1er et tels que nos évêques veulent qu'on le fasse, mais je m'y cantonerai jusqu'à preuve historique & patristico-théologique du contraire.
Note: Les "Lucifériens" auxquels saint Jérôme s'adresse ci-dessous étaient les disciples de Lucifer, évêque de Cagliari, en Sardaigne, qui tout en ayant soutenu au risque de sa vie saint Athanase le Grand contre l'empereur et ceux qui l'attaquaient, s'était ensuite opposé à la réception "par économie" dans l'Église des anciens hérétiques Ariens sans que ça ne passe par un processus comportant aussi le saint Baptême, réception prônée par saint Athanase et le Concile d'Alexandrie réuni pour la cause. Saint Jérôme parle donc de personnes qui croiraient que Jésus Christ n'est qu'un homme, certes grand, certes élu et même "adopté" par Dieu le Père, mais pas vraiment Dieu Lui-même; et c'est la relation avec ces personnes qui ne sont donc en réalité pas du tout Chrétiennes qu'il refuse. Le texte n'est donc - selon moi - pas bien choisi pour parler des Monophysites, Catholiques-Romains, Anglicans, Protestants, etc.
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https://www.facebook.com/OrthodoxCivilization
"Je vais vous exprimer brièvement mon opinion, sans détour. Nous devons rester dans cette Église qui a été fondée par les Apôtres et qui existe sans discontinuer jusqu'à ce jour. Même si vous entendez parler de n'importe desquels d'entre ceux qui sont appelés Chrétiens, qui tirent leur nom (de groupe) non pas du Seigneur Jésus Christ, mais de quelqu'un d'autre, comme les Marcionites, les Valentiniens, les Hommes de la montagne ou de la plaine, vous pouvez être certains que là vous n'avez pas l'Église du Christ, mais la synagogue de l'Antécrhist. Car le fait que c'est apparu bien après la fondation de l'Église est la preuve qu'ils sont ceux dont la venue avait été prédite par l'Apôtre. Et qu'ils n'aillent pas se vanter si ils pensent qu'ils ont l'autorité de l'Écriture pour asseoir leurs affirmations, car le diable lui-même citait l'Écriture, et l'essence des saintes Écritures n'est pas dans la lettre mais dans l'esprit de la lettre. Autrement, si nous suivons le texte à la lettre, nous aussi nous pourrions concocter un nouveau dogme et affirmer que ceux qui portent des souliers et ont deux manteaux ne doivent pas être reçus dans l'Église!"
Saint Jérôme (347-420), Dialogue contre les Lucifériens, 28
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Jean-Michel Z : Cette image est bien connue mais elle comporte nombre d'importantes erreurs
- Les Samaritains étaient dévoyés? Jean 4 : le tout premier apôtre du Christ, c'est une femme Samaritaine, que nous appellons sainte Photini (Claire, Svetlana), et la première ville à se convertir au Christ est sa ville samaritaine!
- Les Esséniens aussi dévoyés? De ce que nous en savons, saint Jean le Baptiste et Précurseur était au moins proche d'eux.
- Et les Pharisiens alors? Nombre d'entre eux devinrent Chrétiens, déjà durant la vie terrestre du Christ, l'Évangile de saint Jean est éloquent à cet égard. Ce sont même des Pharisiens qui ont pris soin de Son précieux corps à la descente de la Croix. Même Rabbi Gamaliel, le maître de Saül le futur saint Paul, deviendra un saint et un martyr du Christ. Si ils avaient été si dévoyés, ils n'auraient pas compris l'accomplissement en la Personne du Christ de toutes les promesses divines faites depuis la nuit des temps et en particulier exprimées dans les innombrables prophéties vétéro-testamentaires.
- Le Catholicisme-romain ne commence pas en 1054 "comme par magie". Il a commencé en Germanie au 8ème siècle. L'empereur d'Orient n'était intéressé que par la collecte de taxes lui permettant de garder son niveau de vie fastueux et luxueux. Jamais au cours des nombreux siècles de dévastations de l'Occident par les hordes barbares venues du lointain orient, Constantinople n'a envoyé d'armées pour protéger nos ancêtres, et par là justifier le titre d'empereur qu'il prétendait aussi porter pour l'Occident.
L'évangélisation de la Germanie a été très difficile, il s'y trouvait nombre de tribus barbares païennes très violentes. Mais il en était de même pour la Russie : la plupart des premières missions y ont été massacrées; par exemple celle que sainte Olga (grand-mère de saint Vladimir) avait demandée à l'évêque de Cologne, et dont seul l'évêque et quelques hommes échapperons au massacre par les Ruthènes refusant de s'adoucir...
La Germanie a donc reconstruit le Christianisme comme elle l'a pu, sans la moindre aide fraternelle, avec d'incessantes invasions venant détruire ce qui se construisait. Manquant de culture et de passé Chrétien, avec nombre de moines faiblement cultivés (car impossible d'avoir un système scolaire stable vu les circonstances), ne connaissant pas le grec et ignorant presque tout du bon latin.. Ainsi ce Filioque qui a été l'invention de l'évêque Turibe d'Astorga à son concile local en Espagne en 460, fit progressivement son chemin vers la Germanie.. Mais il fut refusé par Rome comme ajout au Credo.
Rappelez-vous le pape Léon III de Rome : à cause des piètres traductions ci-dessus évoquées (en partie dues au snobisme des évêques orientaux, considérant que leur langue grecque était le sommet et devait être obligatoire pour tout peuple "civilisé", et c'est un fait historique), le Francs avaient une mauvaise version du Concile de 381 (2ème Oecuménique). Se basant sur elle, ils défendirent une "procession éternelle" du Saint Esprit aussi par le Fils (alors qu'une "procession temporelle" est textuellement exacte pour l'Évangile, mais le "temporel" n'était pas le sujet de l'article du Credo). Ainsi lorsqu'ils voulurent que l'on ajoute le Filioque au texte officiel du Credo, le pape de Rome, qui était à l'époque encore de Foi Orthodoxe, s'y opposa. Plus fort, selon le Liber Pontificalis, le pape de Rome fit graver 2 lourdes plaques en argent reprennant les textes grecs et latin du Credo de 381 inaltéré et les fit clouer sur les portes de sa cathédrale Saint Pierre. Malgré ses directives et son action symbolique, les Carolingiens Francs continuèrent à utiliser le Filioque pour leurs liturgies locales.. (ce qui en dit long sur l'autorité absolue qu'avait un pape de Rome et la valeur de la prétention à l'autorité universelle que le vatican a dogmatisée par la suite comme étant "depuis toujours"!!)
Au Concile de Constantinople de 879-880 - le 8ème Concile Oecuménique - le Filioque fut proclamé de manière universelle comme une hérésie, et ceux qui y adhéraient comme étant hors de la communion de l'Église. Dès lors 880 est la date "fondatrice" pour le catholicisme-romain.
Comme il s'agit d'un Tomos / Décret dogmatique d'un Concile Oecuménique, feu le patriarche Athenagoras 1er n'était pas en mesure de changer par lui-même le fait de l'excommunication. Ni l'actuel mgr Bartholomeos 1er ne le pourrait, quand bien même il semble le croire et en tout cas agit comme si c'était le cas.
Il est à ajouter que je trouve très éclairante, cette méconnaissance de culture conciliaire en 1054, puisque même les Grecs ignoraient que depuis plus de 150 ans, Rome n'enseignait plus la Foi Orthodoxe! Manquer d'amour mène à ignorer son prochain et même son frère..
- Le "papisme" - Il commence après la mort du pape de Rome Jean VIII, dernier pape de Foi orthodoxe. La chronique historique franque des "Annales de Fulda" nous rapporte que le 16 décembre 882, il est empoisonné puis, comme il ne mourait pas assez vite, achevé à coups de marteau. Il serait donc le premier pape historiquement assassiné.. Et ce pour avoir souscrit et approuvé le 8ème Concile Oecuménique.. C'est donc en 882 que commence la "papauté" actuelle. Non pas comme un éclair traversant le ciel, mais elle s'installe progressivement, lentement. Et l'Orient a laissé faire, pas d'amour Chrétien pour ses "frères." Et l'Occident, qui avait été 2 siècles durant le sanctuaire pour d'innombrables saints d'Orient fuyant l'Iconoclasme, abandonné et livré à lui-même, s'est très progressivement enfoncé.. pendant que l'Orient ne conservait et préservait que la pureté de doctrine.. tout en polluant son apparence par tant de petites traditions culturelles qui bien souvent les opposent les uns aux autres, donc pas seulement pour des raisons théocratiques ou de soif de pouvoir terrestre, mais aussi sur de petits détails d'une insignifiance sidérale et sidérante. Rendant la Foi difficilement accessible à ceux qui sont en dehors.
- Par ce manque d'amour entre nous tous - cfr Jn 13,25, nous sommes si loins de 1thess 4,9.. - nous ne rendons pas témoignage à la Vérité de l'Évangile. Regardez un peu le nombre de ruptures de communion entre nos patriarches rien qu'au cours des 10 années écoulées! Regardez comment nous agissons partout dans le monde où l'on trouve des Chrétiens Orthodoxes - la plupart d'entre eux veulent des clubs ethniques, aucun ne veut que l'Église soit "pour le salut du monde" si ce n'est en parole.. Nous portons objectivement une énorme part de responsabilité dans le fait que le monde ne croit pas encore au Christ.
Cette ligne du temps est classique, mais trop caricaturale. C'est mon opinion à 3 centimes d'euro.
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A ma réaction sur l'article, déjà augmentée dans le texte, j'ajouterais ceci car 4 autres détails posent problème à mes yeux :
- la papauté romaine n'a pas "imposé" le célibat sacerdotal après le Schisme. C'est bien avant que la discipline ecclésiastique était différente entre Orient et Occident. En Occident sans cesse balayé par les invasions barbares, le système de paroisses de dépendance monastique était le plus répandu, par exemple, ce qui explique ces différences. Très tôt dans la juridiction du patriarcat de Rome, alors de Foi Orthodoxe, on a vu la recommandation du célibat sacerdotal (Canon 33 du Concile d'Elvire), alors qu'en Orient le prêtre marié était normal (à comparer avec le 13ème Canon du 6ème Oecuménique). Et lorsqu'au 7ème siècle si je me souviens bien, le monachisme obligatoire pour les évêques a été décidé par les Orientaux (au contraire de ce que recommande 1 Tim 3,2-4).. dans la très Orthodoxe Irlande on trouvait encore des évêques mariés 2 siècles plus tard..
Et même dans les 2 régions suivant officiellement la même discipline ecclésiastique, il y avait d'importantes variantes. Saint Grégoire de Nysse était un évêque marié; et saint Basile le Grand son ami faisait l'apologie du célibat sacerdotal. Saint Hilaire de Poitiers était un évêque marié, dont la fille est aussi dans notre calendrier des saints; et saint Martin de Tours était un évêque moine. Je trouve qu'on ne devrait pas "dogmatiser" des choses pareilles.
- Je le répète et le martèlerait tant que nécessaire, le Credo n'a pas été altéré en Occident en 1054 mais en 460, et en Espagne, pas à Rome, dont le pape saint Léon le Grand tenta en vain de repousser l'idée (encore un problème pour les tenants de l'autorité absolue d'un pape "depuis les origines"!). Et c'est en 1014 que le pape Grégoire VIII de Rome, déjà hors de la communion de l'Église depuis 880, accepta l'insertion dans la liturgie romaine sur demande de l'empereur germanique Henri II à qui il devait son trône papal.. Et ce n'est qu'en 1245, au 2ème concile de Lyon, que le catholicisme-romain décida de "dogmatiser" cette insertion dans son credo. Autant de question de politique que d'incompréhension d'une langue.
L'altération du Credo n'ayant été anathémisée qu'en 880, ceux qui l'ont professé auparavant - voire même défendu comme Théodulphe d'Orléans - sont comme tous les Pères qui ont commis des erreurs dans leurs écrits & paroles. Personne n'est infaillible. Saint Grégoire de Nysse est en faveur de l'apocatastase, laquelle a été condamnée pour Origène au 5ème Concile Oecuménique, et on n'en condamne pas pour autant saint Grégoire comme "hérétique"! Aucun n'a des écrits parfaits de A à Z. Par contre à partir du moment où le saint et grand Concile, dirigé par l'Esprit Saint, s'est prononcé sur la question, l'anathème est là. Et il faut se positionner - suivre la Foi de l'Église, ou suivre les idées d'autrui et en subir les conséquences. C'est un libre choix (pour ceux qui peuvent le comprendre bien sûr). Un choix qui ne savait pas être posé par ceux qui n'étaient plus de ce monde lorsque ledit Concile s'est prononcé. "Notre Loi juge-t'elle quelqu'un sans l'avoir d'abord entendu?" demandait déjà un sage Pharisien à un tribunal qui voulait condamner notre Seigneur sans même L'écouter au préalable..
- Martin Luther n'a pas vraiment lancé le protestantisme, même s'il en reste le plus célèbre "moteur" avec Jean Calvin. Les Lollards en Angleterre, au milieu des années 1300, l'étaient déjà dans la forme et la théologie.
- Le chiffre de 7 Conciles oecuméniques est une erreur classiquement répétée. Comme le rappele feu mgr Basile (Krivocheine) dans son livre "les textes symboliques de l'Église Orthodoxe", il y a eu d'autres Conciles de statut oecuménique. Le 8ème, en 879-880, déjà évoqué. Le 9ème est formé de ce qu'on appelle les "Conciles Palamites" (1329 etc) en réponse à la controverse sur les Énergies divines du moine catholique-romain Barlaam de Calabre. Et le 10ème est celui de 1871 où l'ethno-phytétisme a été condamné comme hérésie... (l'ethno-phylétisme, les églises "clubs ethniques", vous savez ce truc ignoble abondamment pratiqué dans l'Orthodoxie encore de nos jours et prôné par la plupart de nos évêques et patriarches dans notre indifférence générale...)
Comme conclusion, je ferai mienne la pensée de ce saint homme:
"Il faut aimer l'Homme. Mais afin de l'aimer, vous devez d'abord le comprendre. Si vous voyez qu'il a chuté, vous devez lui tendre la main. L'amour de notre prochain est une expression de notre amour pour Dieu. Si vous n'aimez pas ou n'aidez pas ceux qui vous entourent, vous ne saurez pas aimer Dieu. L'amour du prochain est la première étape vers le Salut, une étape pour vous permettre de mettre en pratique votre amour envers Dieu.
Ancien Justin Parvu
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