A ceux qui croient, aucune explication n'est nécessaire. A ceux qui ne croient pas, aucune explication ne suffira.
P. John
To those who believe, no explanation is necessary; to those who don't, no explanation will suffice.
Fr. John
"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes.
Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)
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25 janvier 2017
22 novembre 2015
"Briser les crânes" - ce qui perturbe dans l'Ancien Testament (p. Tryphon, EORHF)
Lorsqu'on lit l'Ancien Testament, il est important de se rappeler qu'il a été écrit comme le récit de peuples en cheminement vers Dieu. Au cours de ce cheminement, les Israélites en sont venus à découvrir progressivement Dieu, par le biais de la révélation de Dieu auprès de leurs prophètes, et leur compréhension de Dieu a commencé à grandir. Le Christ, Logos ou Verbe de Dieu, était dès les origines, et S'identifie comme l'Alpha et l'Omega. Dès lors, l'Ancien Testament ne saurait être convenablement compris qu'à la lumière de la Résurrection du Christ.
Le Dieu de l'Ancien Testament ne peut être compris qu'à la lumière du Nouveau Testament, dès lors nous ne devrions pas prendre trop au sérieux les troublants récits où Dieu dirait à Son peuple de tuer leurs voisins, d'éclater la tête des enfants de leurs ennemis contre des rochers. Les récits historiques où on nous présente la colère du Dieu vétérotestamentaire ne devraient pas nous poser problème, car ce n'est qu'à la lumière de la révélation du Christ que nous pouvons vraiment comprendre la Vérité.
Divers Pères de l'Église ont vu ce massacres d'enfants des récits de l'Ancien Testament comme la représentation des passions, et le rocher où on les brisait comme représentant le Christ. Comme fidèles, nous écrasons nos mauvaises pensées sur le Roc, pour être sûrs que nos passions ne reviennent pas nous vaincre. Nombre de Psaumes ont les mêmes allégories, come une invitation à garder les murs de la cité de nos coeurs, et préserver les trésors spirituels que nous avons reçus de notre Roi et notre Dieu.
Le littéralisme historique n'est pas important lorsqu'on confronte tout cela avec la véritable nature de Dieu telle que révélée, et nous détourner du littéralisme dans notre interprétation de l'Écriture sainte, ce n'est pas une capitulation face au modernisme. L'Église a toujours su comment nous devrions lire les Écritures, car la Vérité du récit biblique ne peut être connue qu'à la lumière du Christ, tel que c'est révélé par Son Église.
Les Pères de l'Église ont reconnu la partie humaine des Écritures, car le Saint Esprit a illuminé les hagiographes (auteurs humains) sans jamais leur faire perdre leur personnalité, comme s'ils étaient des transmetteurs. Ces rédacteurs des Écritures n'étaient pas comme une sorte de tuyauterie par où s'écoulerait le Saint Esprit, car ils ont écrit dans le contexte de leur expérience humaine de Dieu, dans le contexte de leurs expériences culturelle et tribale.
Une certaine synergie existait, pendant qu'ils s'efforçaient de coopérer avec Dieu. Les rédacteurs de l'Ancien Testament parlaient au peuple de leurs époques, dans le contexte culturel de leurs tribus, avec leur propre identité culturelle de leur époque. Les récits d'un Dieu brutal et colérique, tels que perçus par ces écrivains, doivent être considérés comme ne réflétant que la mentalité de l'époque dans laquelle ils ont vécu.
"Ne recherchez pas la mort par les égarements de votre vie et n'attirez pas sur vous la ruine par les œuvres de vos mains. Car Dieu n'a pas fait la mort, Il ne prend pas plaisir à la perte des vivants. Il a tout créé pour l'être; les créatures du monde sont salutaires, en elles il n'est aucun poison de mort, et l'Hadès ne règne pas sur la terre" (Sagesse de Salomon 1,12-14). Ce Dieu de l'Ancien Testament n'a jamais ordonné aux gouvernements et aux armées de tuer, sinon Il serait en contradiction avec les 10 Commandements dans lesquels Il disait à Son peuple qu'ils ne devraient pas tuer.
Les références à la peine capitale ne disent pas à Son peuple de tuer qui que ce soit, mais seulement que les conséquences du péché, c'est la mort. Les récits de lapidation de pécheurs, de têtes d'enfants éclatées contre les rochers, et de massacres de voisins, sont nés dans le péché et les ténèbres d'un peuple qui ne commençait qu'à recevoir la révélation de l'amour de Dieu. Cet amour a été crescendo jusqu'à la Résurrection du Christ d'entre les morts, et le bannissement de la puissance de la mort, une fois pour toutes.
Dans l'amour du Christ,
Higoumène Tryphon
Lire aussi :
Understanding Violence in the Old Testament: Critical and Patristic Perspectives
27 octobre 2015
Le Christ est Parole de Dieu, pas la Bible (C.S. Lewis)
C'est le Christ Lui-même et pas la Bible, qui est la véritable Parole de Dieu. La Bible, lorsqu'elle est lue avec un esprit droit et sous la guidance de bons enseignants, nous mènera à Lui. Nous ne devons pas utiliser la Bible comme une sorte d'encyclopédie dont on peut utiliser les textes comme si c'était des armes.
C. S. Lewis
C. S. Lewis
29 avril 2015
Où se trouve Arimathie? (p. John)
Q: L'évangile de saint Jean nous rapporte comment saint Joseph d'Arimathie a descendu le Corps du Christ de la Croix, l'a oint, et enseveli dans une nouvelle tombe. Mais où donc se situe exactement la cité d'Arimathie?
R: A vrai dire, personne ne le sait encore avec certitude. Il n'y a plus de traces d'une cité, ville, village ou région portant ce nom. Cependant, certains érudits bibliques croient qu'Arimathie est la translitération grecque de "ha-Ramathhaim" (Ramatha ou Romah), qui se trouve à 7 à 8km au nord-ouest de Jérusalem.
P. John
Q: The Gospel of St. John tells of how Joseph of Arimathea took Christ's Body down from the cross, anointed it, and buried it in a new tomb. Where exactly is the city of Arimathea located?
A: Interestingly, nobody knows for certain. There is no evidence of a city, town, village, or region bearing this name. However, some biblical scholars believe Arimathea to be a Greek transliteration of the Hebrew ha-Ramathhaim (Ramatha or Romah) which was a place 4-5 miles north-west of Jerusalem.
Fr. John
R: A vrai dire, personne ne le sait encore avec certitude. Il n'y a plus de traces d'une cité, ville, village ou région portant ce nom. Cependant, certains érudits bibliques croient qu'Arimathie est la translitération grecque de "ha-Ramathhaim" (Ramatha ou Romah), qui se trouve à 7 à 8km au nord-ouest de Jérusalem.
P. John
Q: The Gospel of St. John tells of how Joseph of Arimathea took Christ's Body down from the cross, anointed it, and buried it in a new tomb. Where exactly is the city of Arimathea located?
A: Interestingly, nobody knows for certain. There is no evidence of a city, town, village, or region bearing this name. However, some biblical scholars believe Arimathea to be a Greek transliteration of the Hebrew ha-Ramathhaim (Ramatha or Romah) which was a place 4-5 miles north-west of Jerusalem.
Fr. John
28 octobre 2014
La compréhension personnelle des saintes Ecritures (saint Ephrem le Syrien)
S'il n'y avait qu'une seule compréhension pour les paroles de l'Ecriture sainte, le premier interprêteur la découvrirait, et tous les autres qui écoutent ne connaîtraient jamais le labeur de la recherche ni le plaisir de la découverte. Mais pour chaque parole de notre Seigneur a sa propre résonnance, et chaque image a ses propres membres, et chaque membre possède sa propre espèce et forme. Chaque personne la comprend en accord avec sa capacité, et elle est interprêtée en fonction de ce qui lui a été donné.
Saint Ephrem le Syrien, Commentaire sur le Diatessaron de Tatien
If there were only one meaning for the words of Scripture, the first interpreter would find it, and all other listeners would have neither the toil of seeking nor the pleasure of finding. But every word of our Lord has its own image, and each image has its own members, and each member possesses its own species and form. Each person hears in accordance with his capacity, and it is interpreted in accordance with what has been given to him.
St. Ephrem of Syria, Commentary on the Diatessaron
Saint Ephrem le Syrien, Commentaire sur le Diatessaron de Tatien
If there were only one meaning for the words of Scripture, the first interpreter would find it, and all other listeners would have neither the toil of seeking nor the pleasure of finding. But every word of our Lord has its own image, and each image has its own members, and each member possesses its own species and form. Each person hears in accordance with his capacity, and it is interpreted in accordance with what has been given to him.
St. Ephrem of Syria, Commentary on the Diatessaron
11 août 2014
Facile: Lecture de l'Ancien Testament "pour son bénéfice propre" (p. Seraphim Holland)
L'Ancien Testament n'est pas si difficile à lire! Voici comment faire, avec des exemples du Deutéronome, lectures pour la fête des Pères du Premier Concile Oecuménique.
Nombre de gens trouvent que l'Ancien Testament est presque incompréhensible et le lisent rarement. Pourtant, ce n'est vraiment pas compliqué. Voici quelque petits principes qui vous aideront à commencer avec l'A.T.
Tout d'abord, vous devez lire l'A.T. tout comme les Évangiles et le restant de l'Écriture sainte, dans l'attente et avec attention, pour y trouver quelque chose d'utile pour votre âme. Recherchez des leçons morales, des bons et des mauvais exemples de vie pour vous, et *EN PARTICULIER* des choses qui résonnent bien dans votre âme. Vous n'avez pas besoin d'apprendre à connaître tous les détails compliqués de l'histoire et de la culture, de la Loi Juive, etc, pour tirer du bénéfice, et si un passage semble vraiment difficile à comprendre, ne vous y égarez pas. Soyez un "glaneur". Toute l'Écriture sainte peut vous enseigner quelque chose que vous avez besoin de connaître, ou vous renforcer d'une manière ou d'une autre.
De plus, vous devriez vous concentrer sur les textes qui sont lus en église, parce que le contexte dans lequel ils sont lus vous apporte d'intéressantes pistes à propos de leur signification. L'A.T. est lu aux Vêpres pour toutes les principales fêtes et pour la commémoration de bien des saints. Si vous êtes attentifs à l'hymnologie (en particulier des grandes fêtes, comme la Nativité, Théophanie, etc), les lectures y sont expliquées.
Appliquons particulièrement le premier principe en mettant en exergue ces extraits des 2 lectures du Deutéronome qui sont lues aux Vêpres commémorant les Pères du Premier Concile Oecuménique, le dimanche entre Ascension et Pentecôte. Nous nous penchons sur les leçons morale et pratique, qui résonnent dans l'âme humaine. Ce n'est pas si difficile, et vous n'avez pas besoin d'être un érudit biblique! Lisez comme si vous étiez aux pieds de Jésus, écoutant comme le faisait Marie, la soeur de Lazarre.
"Vous ne ferez pas acception de personne en jugeant, mais vous écouterez le petit comme le grand. Vous ne craindrez pas l’homme, car la sentence est à Dieu" (Deut. 1,17).
"Aimez l’étranger car au pays d’Égypte vous fûtes des étrangers" (Deut. 10,19)
Prêtre Seraphim Holland, EORHF
The Old Testament is not so hard! How to read it, with examples from Deuteronomy, read for the Fathers of the first Ecumenical Council. (mp3 format)
Many people find the Old Testament to be almost incomprehensible and rarely read it. It is not that hard! There are a few principles that will help you to understand the OT.
First, you must read the OT just as the Gospels and the rest of Scripture, with anticipation and attention. and to gain something useful for your soul. Look for moral lessons, good and bad examples of how to live, and *ESPECIALLY* things that resonate in your soul. You do not need to learn all the intricate details of history and culture, and the Jewish law, etc to benefit, and if a passage seems very hard to understand, do not dwell on it. Be a "gleaner" All of the Scripture can teach you something you need to know, or strengthen you in some way.
Also, you should concentrate on the scriptures that are read in church, because the context in which they are read gives you significant clues as to their meaning. The OT is read at Vespers for all the major feasts, and for the celebrations of some of the saints. If you pay attention to the hymnology (especially for the great feasts, such as Nativity, Theophany, etc) , the reading will be explained.
We apply especially the first principle to two readings from Deuteronomy, which are read at the vespers commemorating the Fathers of the First Ecumenical council, on the Sunday in between Ascension and Pentecost. We hone in on the moral and practical lessons, which resonate in the Christian soul. It is not that hard, and you do not need to be a scriptural scholar! Just read, as if at the feet of Jesus, listening as did Mary, the sister of Lazarus. " There shall be no difference of persons, you shall hear the little as well as the great: neither shall you respect any man's person, because it is the judgment of God" Duet 1:17 " And do you therefore love strangers, because you also were strangers in the land of Egypt." Deut 10:19 2014-03-31
Priest Seraphim Holland, Rocor
Nombre de gens trouvent que l'Ancien Testament est presque incompréhensible et le lisent rarement. Pourtant, ce n'est vraiment pas compliqué. Voici quelque petits principes qui vous aideront à commencer avec l'A.T.
Tout d'abord, vous devez lire l'A.T. tout comme les Évangiles et le restant de l'Écriture sainte, dans l'attente et avec attention, pour y trouver quelque chose d'utile pour votre âme. Recherchez des leçons morales, des bons et des mauvais exemples de vie pour vous, et *EN PARTICULIER* des choses qui résonnent bien dans votre âme. Vous n'avez pas besoin d'apprendre à connaître tous les détails compliqués de l'histoire et de la culture, de la Loi Juive, etc, pour tirer du bénéfice, et si un passage semble vraiment difficile à comprendre, ne vous y égarez pas. Soyez un "glaneur". Toute l'Écriture sainte peut vous enseigner quelque chose que vous avez besoin de connaître, ou vous renforcer d'une manière ou d'une autre.
De plus, vous devriez vous concentrer sur les textes qui sont lus en église, parce que le contexte dans lequel ils sont lus vous apporte d'intéressantes pistes à propos de leur signification. L'A.T. est lu aux Vêpres pour toutes les principales fêtes et pour la commémoration de bien des saints. Si vous êtes attentifs à l'hymnologie (en particulier des grandes fêtes, comme la Nativité, Théophanie, etc), les lectures y sont expliquées.
Appliquons particulièrement le premier principe en mettant en exergue ces extraits des 2 lectures du Deutéronome qui sont lues aux Vêpres commémorant les Pères du Premier Concile Oecuménique, le dimanche entre Ascension et Pentecôte. Nous nous penchons sur les leçons morale et pratique, qui résonnent dans l'âme humaine. Ce n'est pas si difficile, et vous n'avez pas besoin d'être un érudit biblique! Lisez comme si vous étiez aux pieds de Jésus, écoutant comme le faisait Marie, la soeur de Lazarre.
"Vous ne ferez pas acception de personne en jugeant, mais vous écouterez le petit comme le grand. Vous ne craindrez pas l’homme, car la sentence est à Dieu" (Deut. 1,17).
"Aimez l’étranger car au pays d’Égypte vous fûtes des étrangers" (Deut. 10,19)
Prêtre Seraphim Holland, EORHF
The Old Testament is not so hard! How to read it, with examples from Deuteronomy, read for the Fathers of the first Ecumenical Council. (mp3 format)
Many people find the Old Testament to be almost incomprehensible and rarely read it. It is not that hard! There are a few principles that will help you to understand the OT.
First, you must read the OT just as the Gospels and the rest of Scripture, with anticipation and attention. and to gain something useful for your soul. Look for moral lessons, good and bad examples of how to live, and *ESPECIALLY* things that resonate in your soul. You do not need to learn all the intricate details of history and culture, and the Jewish law, etc to benefit, and if a passage seems very hard to understand, do not dwell on it. Be a "gleaner" All of the Scripture can teach you something you need to know, or strengthen you in some way.
Also, you should concentrate on the scriptures that are read in church, because the context in which they are read gives you significant clues as to their meaning. The OT is read at Vespers for all the major feasts, and for the celebrations of some of the saints. If you pay attention to the hymnology (especially for the great feasts, such as Nativity, Theophany, etc) , the reading will be explained.
We apply especially the first principle to two readings from Deuteronomy, which are read at the vespers commemorating the Fathers of the First Ecumenical council, on the Sunday in between Ascension and Pentecost. We hone in on the moral and practical lessons, which resonate in the Christian soul. It is not that hard, and you do not need to be a scriptural scholar! Just read, as if at the feet of Jesus, listening as did Mary, the sister of Lazarus. " There shall be no difference of persons, you shall hear the little as well as the great: neither shall you respect any man's person, because it is the judgment of God" Duet 1:17 " And do you therefore love strangers, because you also were strangers in the land of Egypt." Deut 10:19 2014-03-31
Priest Seraphim Holland, Rocor
22 juin 2014
Vérité absolue en Dieu, et vérité dans la Bible (T. Stylianopoulos)
La théologie Orthodoxe a établi une disctinction claire entre la Vérité qui est l'essence de Dieu - Dieu est Vérité, comme révélé par le Christ (Jn 1,14). Et d'autre par, l'exposition de la vérité que nous voyons dans les saintes Écritures. Cette distinction entre ce que rapporte la Bible et la Vérité qui est Dieu Lui-même est bien expliquée par le p. Τ. Stylianopoulos :
"Tout d'abord, cela préserve le mystère de Dieu d'être identifié avec la lettre de l'Écriture. Ensuite, cela laisse la liberté de voir dans la Bible l'expérience de nombreuses personnes dans leur relation avec Dieu, écrite selon leur propre langage, leur propre époque et circonstances, leurs propres symboles et images, et leurs propres conceptions du monde. En d'autres termes, cela permet une relation dynamique entre le Verbe de Dieu contenu dans l'Écriture qui consiste en la vérité de la Bible, et les paroles des hommes, les formes humaines par lesquelles le Verbe de Dieu est communiqué. Troisièmement, cela présuppose que l'Église Orthodoxe tient aussi en haute estime d'autres récits de l'expérience de Dieu, tels les écrits des Pères de l'Église, les formulations et textes liturgiques, et les décisions des Conciles Oecuméniques. Cela préserve l'Église d'un centrage exclusif sur la Bible. Et enfin, la reconnaissance d'une relation dynamique entre la lettre et l'esprit détruit le fondamentalisme doctrinal biblique comme attitude théologique (c'est-à-dire l'idée que Dieu aurait dicté des propositions qui auraient été écrites mot à mot par les auteurs sacrés), et dès lors préserve la vie Chrétienne Orthodoxe de l'erreur d'une vénération idolâtre du texte de l'Écriture (biblolatrie). Cependant, ce que la distinction entre ce qui est écrit et la vérité ne veut pas, c'est de minimiser l'importance de la Bible. Si l'Église Orthodoxe estime aussi les autres récits de l'expérience de Dieu, la Bible reste cependant le premier récit dans la tradition théologique et le culte de l'Église."
Τheodore G. Stylianopoulos, Bread for life. Reading the Bible, 1980, 13f
"First, it safeguards the mystery of God from being identified with the letter of Scripture. Secondly, it permits the freedom to see in the Bible the experiences of many persons in their relationship with God written in their own language, their own time and circumstances, their own symbols and images, and their own ideas about the world. It permits, in other words, a dynamic relationship between the Word of God contained in Scripture which consists of the truth of the Bible, and the words of men, the human forms in which God's Word is communicated. Thirdly, it presupposes that the Orthodox Church highly esteems also other records of the experience of God, such as the writings of the Church Fathers, the liturgical forms and texts, and the decisions of the Ecumenical Councils. It rescues the Church from an exclusive focus on the Bible. Finally, the acknowledgment of a dynamic relationship between letter and spirit destroys doctrinaire biblical fundamentalism as a theological posture (that is to say the idea that God dictated propositions which were then written down word for word by the sacred authors) and thus guards Orthodox Christian life from the error of idololatrous veneration of the text of Scripture (bibliolatry). What the distinction between record and truth does not intend, however, is to minimize the importance of the Bible. If the Orthodox Church also esteems other records of the experience of God, the Bible still remains the primary record in the theological tradition and the worship of the Church"
Τheodore G. Stylianopoulos, Bread for life. Reading the Bible, 1980, 13f
"Tout d'abord, cela préserve le mystère de Dieu d'être identifié avec la lettre de l'Écriture. Ensuite, cela laisse la liberté de voir dans la Bible l'expérience de nombreuses personnes dans leur relation avec Dieu, écrite selon leur propre langage, leur propre époque et circonstances, leurs propres symboles et images, et leurs propres conceptions du monde. En d'autres termes, cela permet une relation dynamique entre le Verbe de Dieu contenu dans l'Écriture qui consiste en la vérité de la Bible, et les paroles des hommes, les formes humaines par lesquelles le Verbe de Dieu est communiqué. Troisièmement, cela présuppose que l'Église Orthodoxe tient aussi en haute estime d'autres récits de l'expérience de Dieu, tels les écrits des Pères de l'Église, les formulations et textes liturgiques, et les décisions des Conciles Oecuméniques. Cela préserve l'Église d'un centrage exclusif sur la Bible. Et enfin, la reconnaissance d'une relation dynamique entre la lettre et l'esprit détruit le fondamentalisme doctrinal biblique comme attitude théologique (c'est-à-dire l'idée que Dieu aurait dicté des propositions qui auraient été écrites mot à mot par les auteurs sacrés), et dès lors préserve la vie Chrétienne Orthodoxe de l'erreur d'une vénération idolâtre du texte de l'Écriture (biblolatrie). Cependant, ce que la distinction entre ce qui est écrit et la vérité ne veut pas, c'est de minimiser l'importance de la Bible. Si l'Église Orthodoxe estime aussi les autres récits de l'expérience de Dieu, la Bible reste cependant le premier récit dans la tradition théologique et le culte de l'Église."
Τheodore G. Stylianopoulos, Bread for life. Reading the Bible, 1980, 13f
"First, it safeguards the mystery of God from being identified with the letter of Scripture. Secondly, it permits the freedom to see in the Bible the experiences of many persons in their relationship with God written in their own language, their own time and circumstances, their own symbols and images, and their own ideas about the world. It permits, in other words, a dynamic relationship between the Word of God contained in Scripture which consists of the truth of the Bible, and the words of men, the human forms in which God's Word is communicated. Thirdly, it presupposes that the Orthodox Church highly esteems also other records of the experience of God, such as the writings of the Church Fathers, the liturgical forms and texts, and the decisions of the Ecumenical Councils. It rescues the Church from an exclusive focus on the Bible. Finally, the acknowledgment of a dynamic relationship between letter and spirit destroys doctrinaire biblical fundamentalism as a theological posture (that is to say the idea that God dictated propositions which were then written down word for word by the sacred authors) and thus guards Orthodox Christian life from the error of idololatrous veneration of the text of Scripture (bibliolatry). What the distinction between record and truth does not intend, however, is to minimize the importance of the Bible. If the Orthodox Church also esteems other records of the experience of God, the Bible still remains the primary record in the theological tradition and the worship of the Church"
Τheodore G. Stylianopoulos, Bread for life. Reading the Bible, 1980, 13f
07 juin 2014
La Pentecôte et les "frères du Seigneur" (Sergeï Khudiev)
En ces jours proches de la sainte Pentecôte, nous lisons dans les Actes d'Apôtres ce qui concerne la prière de l'Église : "Tous, d’un même coeur, étaient assidus à la prière avec quelques femmes, dont Marie mère de Jésus, et avec Ses frères. " (Actes 1,14) Nous voyons comment l'auteur de la Sainte Écriture distingue en particulier ici la Mère du Seigneur, qui était clairement entourée d'une vénération particulière des Apôtres. La prière de l'Église lors de laquelle le Saint Esprit descent est celle que l'Église prie avec la très sainte Theotokos.
Mais examinons aussi ici les "fères" de Jésus. Nous connaissons leurs noms : Jacques, Josué, Juda et Simon (Mc 6,3).
Tout d'abord, que signifie le mot "frère"? Dans la Bible, il peut signifier une grande variété de relations : frère de sang, demi-frère ou cousin. Certains érudits bibliques protestants considèrent qu'après avoir donné naissance à Jésus, Marie aurait eu des enfants avec Joseph, et que ce sont ces enfants-là qui seraient ici mentionnés.
Cette supposition est plus liée à l'histoire de la Réforme qu'au texte biblique. A leur époque, ceux qui diffusaient la Réforme Protestante défiaient fortement la vénération de la Vierge Marie par les catholiques-romains, supposant qu'elle aurait quelque part éclipsé le Seigneur Jésus comme étant le seul et unique médiateur entre Dieu et les hommes. De plus, ils voyaient dans la vénération de la Vierge (et non sans quelque raison) un des pilliers spirituels du monachisme - une institution que la Réforme s'efforçait aussi de combattre.
Mais si nous examinons le texte biblique, nous remarquons que les frères de Jésus s'adressent à Lui de manière assez hautaine - cela ressemble plus à la relation d'un frère plus âgé vers un plus jeune, et non pas l'inverse. "Et les Siens, l’ayant appris, partirent pour se saisir de Lui, car ils disaient: "Il a perdu le sens." [..] Sa mère et Ses frères arrivent et, se tenant dehors, ils Le firent appeler" (Mc 3,21;31). Nous comprennons bien pourquoi Sa mère était venue avec Ses frèresz - par amour pour son Fils. Mais comment pourrions-nous expliquer le comportement des frères eux-mêmes? Dans une société patriarcale, être le frère aîné avait une grande signification, et si un frère plus jeune s'était comporté de la sorte vis-à-vis de son frère plus âgé, cela aurait été extrêmement scandaleux.
Dans l'Évangile de Jean, nous voyons non seulement le manque de foi des frères, mais aussi une condescendance qui aurait été inexplicable si ils avaient été plus jeunes, et plutôt incompréhensible si ils avaient été plus âgés et avaient vu dans les actions du Seigneur Jésus une violation de ce qu'ils considéraient comme être l'ordre nécessaire : "Ses frères lui dirent donc: "Passe d’ici en Judée, que Tes disciples aussi voient les oeuvres que Tu fais: on n’agit pas en secret, quand on veut être en vue. Puisque Tu fais ces choses-là, manifeste-Toi au monde." Pas même Ses frères en effet ne croyaient en Lui." (Jn 7,3-5).
Comme on le voit, les Écritures ont bien l'air de montrer les frères de Jésus comme étant Ses aînés, qui dès lors n'auraient de toute évidence pas pu être les enfants de Marie. L'historien de l'Église Eusèbe de Césarée présente l'opinion qu'il s'agissait des enfants que saint Joseph avait eu lors de son premier mariage. En fait, si Joseph était un voeuf pieux, cela expliquerait aussi pourquoi après le récit de l'enfance du Seigneur, Joseph n'est plus mentionné dans les Évangiles; selon la plus forte probabilité, il était considérablement plus âgé que Marie et était mort à ce moment-là.
Cependant, nous devrions aussi prêter attention à un autre fait - l'incroyable retournement qui a lieu chez les frères du Seigneur. Au début, nous voyons des hommes totalement incrédules, même désagréables. Et par la suite, ces mêmes hommes deviendront des hérauts de l'Église. Dans les Actes, nous les voyons prier avec toute l'Église, et le saint Apôtre Paul, dans sa première épître aux Corinthiens, les mentionne avec les Apôtres (1 Co 9,5).
Saint Jacques le frère du Seigneur, mentionné plusieurs fois par les Écritures (Gal. 1,19; Actes 12,17; 15,4-29; 21,18), est l'auteur d'une des épitres du Nouveau Testament. Une autre épitre, celle du saint apôtre Jude, est aussi écrite par un des frères du Seigneur.
Qu'est-ce qui donc aurait pu amener un tel changement?
Les incroyants ont mis en avant une série de théorie afin de tenter d'un peu expliquer la foi infaillible des disciples dans la Résurrection du Seigneur. D'une manière ou d'une autre, les sceptiques supposent que les disciples n'arrivaient pas à se faire à la terrible mort de leur Guide. Et dès lors, ils s'étaient raccrochés à cette étrange croyance qu'Il était Ressuscité.
L'hypothèse de ces gens-là comporte nombre de points faibles. Un d'entre eux, c'est que les frères du Seigneur ne croyaient pas en lui avant Sa mort et Résurrection. Cela signifie que quelque chose est arrivé capable de faire de dédaigneux sceptiques des prédicateurs enflammés de l'Évangile. Cela ne pouvait qu'être ceci : le Seigneur Jésus, leur Parent, S'était relevé de la mort.
Sergei Khudiev
Mais examinons aussi ici les "fères" de Jésus. Nous connaissons leurs noms : Jacques, Josué, Juda et Simon (Mc 6,3).
Tout d'abord, que signifie le mot "frère"? Dans la Bible, il peut signifier une grande variété de relations : frère de sang, demi-frère ou cousin. Certains érudits bibliques protestants considèrent qu'après avoir donné naissance à Jésus, Marie aurait eu des enfants avec Joseph, et que ce sont ces enfants-là qui seraient ici mentionnés.
Cette supposition est plus liée à l'histoire de la Réforme qu'au texte biblique. A leur époque, ceux qui diffusaient la Réforme Protestante défiaient fortement la vénération de la Vierge Marie par les catholiques-romains, supposant qu'elle aurait quelque part éclipsé le Seigneur Jésus comme étant le seul et unique médiateur entre Dieu et les hommes. De plus, ils voyaient dans la vénération de la Vierge (et non sans quelque raison) un des pilliers spirituels du monachisme - une institution que la Réforme s'efforçait aussi de combattre.
Mais si nous examinons le texte biblique, nous remarquons que les frères de Jésus s'adressent à Lui de manière assez hautaine - cela ressemble plus à la relation d'un frère plus âgé vers un plus jeune, et non pas l'inverse. "Et les Siens, l’ayant appris, partirent pour se saisir de Lui, car ils disaient: "Il a perdu le sens." [..] Sa mère et Ses frères arrivent et, se tenant dehors, ils Le firent appeler" (Mc 3,21;31). Nous comprennons bien pourquoi Sa mère était venue avec Ses frèresz - par amour pour son Fils. Mais comment pourrions-nous expliquer le comportement des frères eux-mêmes? Dans une société patriarcale, être le frère aîné avait une grande signification, et si un frère plus jeune s'était comporté de la sorte vis-à-vis de son frère plus âgé, cela aurait été extrêmement scandaleux.
Dans l'Évangile de Jean, nous voyons non seulement le manque de foi des frères, mais aussi une condescendance qui aurait été inexplicable si ils avaient été plus jeunes, et plutôt incompréhensible si ils avaient été plus âgés et avaient vu dans les actions du Seigneur Jésus une violation de ce qu'ils considéraient comme être l'ordre nécessaire : "Ses frères lui dirent donc: "Passe d’ici en Judée, que Tes disciples aussi voient les oeuvres que Tu fais: on n’agit pas en secret, quand on veut être en vue. Puisque Tu fais ces choses-là, manifeste-Toi au monde." Pas même Ses frères en effet ne croyaient en Lui." (Jn 7,3-5).
Comme on le voit, les Écritures ont bien l'air de montrer les frères de Jésus comme étant Ses aînés, qui dès lors n'auraient de toute évidence pas pu être les enfants de Marie. L'historien de l'Église Eusèbe de Césarée présente l'opinion qu'il s'agissait des enfants que saint Joseph avait eu lors de son premier mariage. En fait, si Joseph était un voeuf pieux, cela expliquerait aussi pourquoi après le récit de l'enfance du Seigneur, Joseph n'est plus mentionné dans les Évangiles; selon la plus forte probabilité, il était considérablement plus âgé que Marie et était mort à ce moment-là.
Cependant, nous devrions aussi prêter attention à un autre fait - l'incroyable retournement qui a lieu chez les frères du Seigneur. Au début, nous voyons des hommes totalement incrédules, même désagréables. Et par la suite, ces mêmes hommes deviendront des hérauts de l'Église. Dans les Actes, nous les voyons prier avec toute l'Église, et le saint Apôtre Paul, dans sa première épître aux Corinthiens, les mentionne avec les Apôtres (1 Co 9,5).
Saint Jacques le frère du Seigneur, mentionné plusieurs fois par les Écritures (Gal. 1,19; Actes 12,17; 15,4-29; 21,18), est l'auteur d'une des épitres du Nouveau Testament. Une autre épitre, celle du saint apôtre Jude, est aussi écrite par un des frères du Seigneur.
Qu'est-ce qui donc aurait pu amener un tel changement?
Les incroyants ont mis en avant une série de théorie afin de tenter d'un peu expliquer la foi infaillible des disciples dans la Résurrection du Seigneur. D'une manière ou d'une autre, les sceptiques supposent que les disciples n'arrivaient pas à se faire à la terrible mort de leur Guide. Et dès lors, ils s'étaient raccrochés à cette étrange croyance qu'Il était Ressuscité.
L'hypothèse de ces gens-là comporte nombre de points faibles. Un d'entre eux, c'est que les frères du Seigneur ne croyaient pas en lui avant Sa mort et Résurrection. Cela signifie que quelque chose est arrivé capable de faire de dédaigneux sceptiques des prédicateurs enflammés de l'Évangile. Cela ne pouvait qu'être ceci : le Seigneur Jésus, leur Parent, S'était relevé de la mort.
Sergei Khudiev
13 mai 2014
Le baton et la houlette du prêtre (Ps 23,4)
Lectures du jour : Actes 10,21-33 & Jn 7,1-13
"Ton bâton, Ta houlette sont là qui me consolent." (Ps 23,4)
Lorsque David a écrit ce qui est probablement son plus célèbre Psaume, le peuple Hébreux de l'époque comprenait ce verset précis d'une manière que la plupart d'entre nous à notre époque ne sauraient le faire. Parce que le peuple de cette époque-là était bien familier avec l'activité de berger et ses méthodes, dès lors chacun comprennait ce que ce "bâton" et cette "houlette" étaient, et à quoi ils servaient. Ils savaient que le berger utilisait sa houlette pour marcher, pour s'appuyer dessus, pour garder l'équilibre en terrain difficile et rocailleux, et pour aider des moutons égarés à sortir d'un trou où ils auraient pu tomber. Ils savaient aussi que ce "bâton" était utilisé pour punir des moutons qui avaient l'habitude de s'écarter de la file, qui étaient indisciplinés ou qui avaient tendance à s'égarer au loin du troupeau et s'exposaient au danger. Dès lors la houlette devint le symbole du soutien, et le bâton de la correction et / ou de la punition. Pour un berger, les 2 étaient nécessaires; pour un troupeau, les 2 étaient utiles et importants pour leur sécurité et leur bien-être.
Bien que le clergé ne reçoive pas un bâton ou une houlette à son ordination, comme "bergers", ils reçoivent un Évangéliaire et une croix, que l'on pourrait comparer aux prototypes vétérotestamentaires : le prêtre se repose sur l'Évangile pour le soutien et l'utilise pour sortir son assemblée des épreuves, et en même temps il les exhorte avec la croix, les ramenant à la juste voie par l'image du Christ, de Sa souffrance, douleur et Passion volontaires.
XB!
P. John
Today's Scripture Readings:
Acts 10:21-33 & St. John 7:1-13
"Thy rod and Thy staff, they comfort me." (Psalm 23:4)
When David wrote what is now, perhaps, his most famous Psalm, the Hebrew people of that time understood this particular verse in a way that many of us in today's age can not. Because the people of that era were quite familiar with shepherding and shepherdic tactics, everyone fully understood what a "rod" and a "staff" were, and what they were used for. They knew that a shepherd used his staff to walk, lean on, keep his balance over rough, rocky terrain, and to help stray sheep climb out of pits they may have stumbled into. They also knew that a "rod" was used to discipline stubborn sheep who routinely got out of line, were unruly, or who were prone to wander away from the flock and into danger. The staff, then, became a symbol of support, while the rod symbolized discipline and/or punishment. To a shepherd, both tools were necessary; to a flock, both were needful and elemental to their safety and well-being.
Although clergy are not issued a rod or staff at their ordination, as "shepherds" they are given a Gospel Book and a Cross, which can be likened to their Old Testament prototypes: the priest leans on the Gospel for support and uses it to pull his congregation out of trouble, while at the same time admonishing them with the Cross, disciplining them with the image of Christ's voluntary suffering, pain, and passion.
XB!
Fr. John
03 juillet 2013
Alliance ou Testament? Différence entre les notions et évolution des signes d'alliance (Gen. 15 / P. John)
Le chapitre 15 de la Genèse traite de l'alliance de Dieu avec Abram. Le terme hébreu pour alliance est "b'rit", qui provient de "barah", qui signifie "couper ou diviser." Lorsque l'Ancien Testament a été traduit en grec, le terme utilisé pour alliance fut "diatheke," mais ce terme n'a cependant pas un aussi fort impact que le terme original. Cela provient en partie du fait que le concept hébreu de b'rit n'a pas d'équivalent actif dans les cultures helléniques ou occidentales contemporaines. Au fil des siècles, les Chrétiens ont simplement adopté la croyance que cela faisait référence à quelque chose comme notre concept moderne de volonté, comme dans "dernières volontés et testament." En fait, c'est même ainsi que dans les traductions occidentales nous en sommes venus à utiliser le terme "testament" pour dénoter les Ancienne et Nouvelle Alliance de la Bible. Une erreur regrettable qui continue de nos jours par habitude et ignorance basique.
La plus ancienne, la plus primitive manière de tisser une alliance entre deux parties était appelée "couper une alliance," une référence importante, puisque le mot hébreu dénote "couper ou diviser."En anglais moderne, conclure un marché se dit "cutting a deal" c-à-d littéralement "couper une affaire."
Les plus anciennes manières de réaliser une alliance, c'est qu'un représentant de chaque partie de l'arrangement proposé s'entaille un bras avec un couteau, puis ils collaient les 2 blessures ensemble pour signifier le mélange des sangs ("vie"), ou, dans certaines cultures, le sang était carrément sucé de la blessure du contractant. Des serments solennels étaient prononcés, invoquant le nom de Dieu. Visiblement cette tradition est passée à travers les siècles sous la forme de ce qu'on appelle de nos jours "devenir frères de sang."
Le temps passant, un rite différent apparut, où l'on coupait des animaux au lieu de la chair l'un de l'autre. Généralement, cela ne signifiait pas simplement couper l'animal à sang, mais littéralement le tuer, le découper, et le partager en demi ou parties. Ces morceaux étaient alors posés au sol, organisés et séparés en deux groupes, et chaque partie prenante de l'alliance marchait entre les 2 tas en prononçant un serment au nom de Dieu.P. John
Archangel Michael Orthodox Church
Chapter 15 of Genesis deals with God's covenant with Abram. The Hebrew word for covenant is "b'rit," which comes from the word barah, meaning "to cut or divide." When the Old Testament was translated into Greek, the word used for covenant was "diatheke," but this term really doesn't carry the full weight of the original meaning. This is due in part because the Hebrew concept of b'rit doesn't have an active equivalent in Greek or English speaking cultures. Over the centuries, Christians have simply adopted the belief that what is being referred to is something akin to our modern-day concept of a will, as in "Last Will and Testament." In fact, this is how we came to use the English word "Testament" to denote the Old and New Covenants of the Bible; an unfortunate error that continues to this day by habit and through basic ignorance.
The oldest, most primitive way of creating a covenant between two parties was called "cutting a covenant," an important reference because, again, the Hebrew word denotes "cutting or dividing." This is also how we derive the modern-day phrase "cutting a deal."
The earliest covenant-making procedures involved a representative from each side of the proposed agreement cutting their arm with a knife and then holding the cuts together to signify the mixing of blood ("life") or, in some cultures, the blood was actually sucked from each other's wounds by the opposite party. Solemn oaths were then sworn, invoking the name of the God. Obviously this tradition has survived through the ages in the guise of becoming "blood brothers."
In time, a different rite appeared which involved cutting animals instead of each other's flesh. Generally this meant not just slashing an animal to draw blood, but literally killing it, cutting it up, and dividing it into halves or pieces. These pieces would then be laid out on the ground, organized and separated into two groups, and both participants of the covenant would walk between them while swearing an oath in the name of God.
Fr. John
Archangel Michael Orthodox Church
La plus ancienne, la plus primitive manière de tisser une alliance entre deux parties était appelée "couper une alliance," une référence importante, puisque le mot hébreu dénote "couper ou diviser."En anglais moderne, conclure un marché se dit "cutting a deal" c-à-d littéralement "couper une affaire."
Les plus anciennes manières de réaliser une alliance, c'est qu'un représentant de chaque partie de l'arrangement proposé s'entaille un bras avec un couteau, puis ils collaient les 2 blessures ensemble pour signifier le mélange des sangs ("vie"), ou, dans certaines cultures, le sang était carrément sucé de la blessure du contractant. Des serments solennels étaient prononcés, invoquant le nom de Dieu. Visiblement cette tradition est passée à travers les siècles sous la forme de ce qu'on appelle de nos jours "devenir frères de sang."
Le temps passant, un rite différent apparut, où l'on coupait des animaux au lieu de la chair l'un de l'autre. Généralement, cela ne signifiait pas simplement couper l'animal à sang, mais littéralement le tuer, le découper, et le partager en demi ou parties. Ces morceaux étaient alors posés au sol, organisés et séparés en deux groupes, et chaque partie prenante de l'alliance marchait entre les 2 tas en prononçant un serment au nom de Dieu.P. John
Archangel Michael Orthodox Church
Chapter 15 of Genesis deals with God's covenant with Abram. The Hebrew word for covenant is "b'rit," which comes from the word barah, meaning "to cut or divide." When the Old Testament was translated into Greek, the word used for covenant was "diatheke," but this term really doesn't carry the full weight of the original meaning. This is due in part because the Hebrew concept of b'rit doesn't have an active equivalent in Greek or English speaking cultures. Over the centuries, Christians have simply adopted the belief that what is being referred to is something akin to our modern-day concept of a will, as in "Last Will and Testament." In fact, this is how we came to use the English word "Testament" to denote the Old and New Covenants of the Bible; an unfortunate error that continues to this day by habit and through basic ignorance.
The oldest, most primitive way of creating a covenant between two parties was called "cutting a covenant," an important reference because, again, the Hebrew word denotes "cutting or dividing." This is also how we derive the modern-day phrase "cutting a deal."
The earliest covenant-making procedures involved a representative from each side of the proposed agreement cutting their arm with a knife and then holding the cuts together to signify the mixing of blood ("life") or, in some cultures, the blood was actually sucked from each other's wounds by the opposite party. Solemn oaths were then sworn, invoking the name of the God. Obviously this tradition has survived through the ages in the guise of becoming "blood brothers."
In time, a different rite appeared which involved cutting animals instead of each other's flesh. Generally this meant not just slashing an animal to draw blood, but literally killing it, cutting it up, and dividing it into halves or pieces. These pieces would then be laid out on the ground, organized and separated into two groups, and both participants of the covenant would walk between them while swearing an oath in the name of God.
Fr. John
Archangel Michael Orthodox Church
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