Lorsque vous priez, priez pour demander le repentir
Lorsque vous priez, que le thème central de votre prière soit une demande à Dieu qu'Il vous amène à la véritable repentance. Le repentir doit être le but central d votre vie, car seule la repentance vous permet de parvenir à l'humilité. La grâce de Dieu vous soutiendra à travers toutes les épreuves et Sa grâce abondera en vous si elle peut prendre racine dans un coeur humble, qui y est parvenu par l'humilité.
Dans l'amour du Christ,
Hiéromoine Tryphon
When you pray, pray for repentance
When you pray, make the central theme of your prayer a request that God bring you to true repentance. Repentance must be the goal of your prayer life, for only in repentance can you gain humility. God's grace will sustain you through any trial and His grace will abound in you if it can take root in a humble heart achieved through repentance.
Love in Christ,
Abbot Tryphon
"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes.
Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)
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26 juin 2014
23 juin 2014
Dans vos prières, demandez la repentance (p. Tryphon)
Notre lutte spirituelle doit avoir la repentance comme thème central. Il n'y a que dans le repentir que nous trouverons la vraie signification de la vie, car ce n'est que là que nous entrons en communion avec Dieu. Cette vie nous a été donnée pour un seul but, afin que nous soyons déifiés, et unis à Dieu. C'était le plan de Dieu pour nous depuis les origines, mais notre état de rupture nous a gardés séparés de Dieu.
C'est à cause de cet état de rupture que nous ne parvenons pas à voir clairement, car l'Oeil de l'Âme (le "noûs") est embrumé et enténébré. Il n'y a que dans la repentance que cette "cîme de notre âme" est éclaircie, et que l'union avec le Christ en est rendue possible.
"Dans votre prière, demandez la repentance, et rien d'autre ; pas de lumières divines, ni de miracles, ni de prophéties, ni de dons spirituels – rien d'autre que la repentance" (p. Païssios l'Athonite)
Dans l'amour du Christ,
higoumène Tryphon
Ask for Repentance in Your Prayers
Our spiritual struggle must have as its central theme, repentance. Only in repentance will we find the true meaning of life, for only in repentance can we enter into communion with God. This life has been given to us for one purpose, that we might be deified, and united with God. This was God's purpose for us from the very beginning, but our brokenness has kept us separated from God.
It is because of our brokenness that we can not see clearly, for the Eye of the Soul (the Nous), is clouded and darkened. It is only in repentance that our nous is made clear, and this union with Christ is made possible.
“Ask for repentance in your prayer and nothing else, neither for divine lights, nor miracles, nor prophecies, nor spiritual gifts—nothing but repentance." (Elder Paisios of Mount Athos)."
Love in Christ,
Abbot Tryphon
C'est à cause de cet état de rupture que nous ne parvenons pas à voir clairement, car l'Oeil de l'Âme (le "noûs") est embrumé et enténébré. Il n'y a que dans la repentance que cette "cîme de notre âme" est éclaircie, et que l'union avec le Christ en est rendue possible.
"Dans votre prière, demandez la repentance, et rien d'autre ; pas de lumières divines, ni de miracles, ni de prophéties, ni de dons spirituels – rien d'autre que la repentance" (p. Païssios l'Athonite)
Dans l'amour du Christ,
higoumène Tryphon
Ask for Repentance in Your Prayers
Our spiritual struggle must have as its central theme, repentance. Only in repentance will we find the true meaning of life, for only in repentance can we enter into communion with God. This life has been given to us for one purpose, that we might be deified, and united with God. This was God's purpose for us from the very beginning, but our brokenness has kept us separated from God.
It is because of our brokenness that we can not see clearly, for the Eye of the Soul (the Nous), is clouded and darkened. It is only in repentance that our nous is made clear, and this union with Christ is made possible.
“Ask for repentance in your prayer and nothing else, neither for divine lights, nor miracles, nor prophecies, nor spiritual gifts—nothing but repentance." (Elder Paisios of Mount Athos)."
Love in Christ,
Abbot Tryphon
28 mai 2014
Nous sommes "communautaires"! Pas de Salut en dehors du Corps du Christ (p. Tryphon, eorhf)
L'Orthodoxie, c'est communautaire. Le féroce individualisme que l'on trouve tant dans presque tout ce qui se prétend être Christianisme est en opposition directe avec la compréhension Orthodoxe de la Foi. L'Église, en tant que Corps du Christ, c'est là où nous sommes unis en Christ, devenant une partie intégrante de la communauté. L'ancien terme grec "ekklesia" signifie littéralement être appelé dans une authentique communauté. (1)
C'est au sein de l'Église que notre transformation personnelle est intimement liée à l'interaction que nous avons avec les autres, et qu'elle avance côte à côte avec nos concitoyens dans la foi. Dans l'usage moderne, Ecclesia fait référence à l'Église et à son rôle comme hôpital spirituel, un lieu où nous recevons la guérison qui vient du Christ.
Cette vérité est démontrée par le fait que nous sommes appelés par les Écritures à être en paix avec nos frères avant de recevoir les saints Mystères (Mt 26). Il nous est demandé de pardonner aux autres comme nous aimerions être pardonnés. Nous sommes même appelés par le Christ à aimer nos ennemis.
Notre Foi Chrétienne ne saurait être vécue dans le vide. (2) Notre transformation personnelle requiert notre travail pour notre Salut au sein de la communauté. Même la confession de nos péchés a lieu au sein de cette communauté, car à chaque fois que nous péchons, nous péchons contre l'entièreté du Corps du Christ.
Dans l'amour du Christ,
hiéromoine Tryphon
=============================================
NDT :
(1) Pour être plus précis, étymologiquement, "église" vient du mot latin "ecclesia", qui lui-même vient du grec ἔκκλητος, (sommé / convoqué), qui est le participe passé de ἐκκαλέω (convoquer, sommer) dérivé de ἐκ (hors de) et καλέω (appeler). Ceux qui sont appelés "hors de ce monde".
On rapprochera le concept du mot "paroisse", du latin "paruchia", qui dérive du grec παροίκια / πάροικος "celui qui habite à côté" - à l'origine des étrangers sans droit de cité. D'où pour le Chrétien "qui n'a nulle demeure ici bas", l'assemblée des fidèles se retrouvant hors et près de son lieu de vie, vu la terminaison οἶκος (maison).
(2) L'adage patristique latin dit "Solus christianus, nullus christianus!" - Tertulien expliquait par sa maxime qu'un Chrétien qui s'isolait de l'Église et de sa vie n'était tout simplement pas Chrétien.
Orthodoxy is all about community. The fierce individualism found in much of what claims to be Christianity is in opposition to the Orthodox understanding of faith. The Church as the Body of Christ is where we are united in Christ, becoming part of community. The ancient Greek word Ecclesia literally means to be called into authentic community.
It is within the Church that our personal transformation is intimately connected with the interaction we have with others, and runs side by side with our fellow believers. Ecclesia in modern usage refers to the Church and her role as a spiritual hospital, a place wherein we receive the healing that comes from Christ.
This truth is demonstrated by the fact that we are called by the scriptures to be at peace with our brethren before receiving the Holy Mysteries. We are asked to forgive others as we would be forgiven. We are even called upon by Christ to love our enemies.
Our Christian faith cannot be lived in a vacuum. Our personal transformation requires working out our salvation within community. Even the confession of our sins takes place within this community, for each time we sin, we sin against the whole of the Body of Christ.
Love in Christ,
Abbot Tryphon
Les fidèles en procession, dans ce monastère du 10ème siècle dédié à Saint Jean le Baptiste et Précurseur, "Sv. Jovan Bigorski", au cours de la Liturgie chrétienne-orthodoxe de Pâques, à Mavrovo, à 130km de Skopje, la capitale de la république FYROM "de Macédoine", 5 mai 2013. Reuters
C'est au sein de l'Église que notre transformation personnelle est intimement liée à l'interaction que nous avons avec les autres, et qu'elle avance côte à côte avec nos concitoyens dans la foi. Dans l'usage moderne, Ecclesia fait référence à l'Église et à son rôle comme hôpital spirituel, un lieu où nous recevons la guérison qui vient du Christ.
Cette vérité est démontrée par le fait que nous sommes appelés par les Écritures à être en paix avec nos frères avant de recevoir les saints Mystères (Mt 26). Il nous est demandé de pardonner aux autres comme nous aimerions être pardonnés. Nous sommes même appelés par le Christ à aimer nos ennemis.
Notre Foi Chrétienne ne saurait être vécue dans le vide. (2) Notre transformation personnelle requiert notre travail pour notre Salut au sein de la communauté. Même la confession de nos péchés a lieu au sein de cette communauté, car à chaque fois que nous péchons, nous péchons contre l'entièreté du Corps du Christ.
Dans l'amour du Christ,
hiéromoine Tryphon
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NDT :
(1) Pour être plus précis, étymologiquement, "église" vient du mot latin "ecclesia", qui lui-même vient du grec ἔκκλητος, (sommé / convoqué), qui est le participe passé de ἐκκαλέω (convoquer, sommer) dérivé de ἐκ (hors de) et καλέω (appeler). Ceux qui sont appelés "hors de ce monde".
On rapprochera le concept du mot "paroisse", du latin "paruchia", qui dérive du grec παροίκια / πάροικος "celui qui habite à côté" - à l'origine des étrangers sans droit de cité. D'où pour le Chrétien "qui n'a nulle demeure ici bas", l'assemblée des fidèles se retrouvant hors et près de son lieu de vie, vu la terminaison οἶκος (maison).
(2) L'adage patristique latin dit "Solus christianus, nullus christianus!" - Tertulien expliquait par sa maxime qu'un Chrétien qui s'isolait de l'Église et de sa vie n'était tout simplement pas Chrétien.
Orthodoxy is all about community. The fierce individualism found in much of what claims to be Christianity is in opposition to the Orthodox understanding of faith. The Church as the Body of Christ is where we are united in Christ, becoming part of community. The ancient Greek word Ecclesia literally means to be called into authentic community.
It is within the Church that our personal transformation is intimately connected with the interaction we have with others, and runs side by side with our fellow believers. Ecclesia in modern usage refers to the Church and her role as a spiritual hospital, a place wherein we receive the healing that comes from Christ.
This truth is demonstrated by the fact that we are called by the scriptures to be at peace with our brethren before receiving the Holy Mysteries. We are asked to forgive others as we would be forgiven. We are even called upon by Christ to love our enemies.
Our Christian faith cannot be lived in a vacuum. Our personal transformation requires working out our salvation within community. Even the confession of our sins takes place within this community, for each time we sin, we sin against the whole of the Body of Christ.
Love in Christ,
Abbot Tryphon
Les fidèles en procession, dans ce monastère du 10ème siècle dédié à Saint Jean le Baptiste et Précurseur, "Sv. Jovan Bigorski", au cours de la Liturgie chrétienne-orthodoxe de Pâques, à Mavrovo, à 130km de Skopje, la capitale de la république FYROM "de Macédoine", 5 mai 2013. Reuters
19 mai 2014
Théologiens et philosophes (p. Tryphon, EORHF)
Il n'y a que quelques rares saints Orthodoxes qui ont eu l'honneur d'être appelés « théologiens ». Saint Jean le Théologien et saint Syméon le Nouveau Théologien, pour citer 2 exemples, ont été déclarés théologiens par l'Église, parce que leur théologie était le fruit de leur rencontre avec le Dieu Vivant.
Les théologiens, dans le sens strict du terme, sont ceux qui ont acquis une maîtrise de l'art de la prière. La pure théologie ne vient pas de la recherche humaniste ou philosophique des choses de Dieu, mais au contraire de la rencontre avec le Dieu Vivant. La véritable théologie n'est pas la résulat de rationalisme, et d'une recherche abstraite de Dieu, mais le résultat de la grâce divine donnée par Dieu. Cette grâce divine est le don de Dieu à ceux qui Le cherchent par pureté de coeur, et lutte ascétique. La théologie, ce n'est pas parler de Dieu, mais Le rencontrer.
Dans l'amour du Christ,
higoumène Tryphon
Les théologiens, dans le sens strict du terme, sont ceux qui ont acquis une maîtrise de l'art de la prière. La pure théologie ne vient pas de la recherche humaniste ou philosophique des choses de Dieu, mais au contraire de la rencontre avec le Dieu Vivant. La véritable théologie n'est pas la résulat de rationalisme, et d'une recherche abstraite de Dieu, mais le résultat de la grâce divine donnée par Dieu. Cette grâce divine est le don de Dieu à ceux qui Le cherchent par pureté de coeur, et lutte ascétique. La théologie, ce n'est pas parler de Dieu, mais Le rencontrer.
Dans l'amour du Christ,
higoumène Tryphon
10 mai 2014
La garde du coeur, sinon l'échec de la vie chrétienne (p. Tryphon, EORHF)
La garde du coeur a été décrite par l'ancien Ephrem de Philotheou comme étant "la hache qui abat les grands arbres, frappant à leurs racines. Lorsque la racine est atteinte, cela ne repousse plus." Une attention bien consciente envers nos pensées est une importante tactique dans la guerre spirituelle, et elle est nécessaire si nous voulons disposer d'armes efficaces qui sont plus fortes que celles de l'ennemi.
Saint Païssios de la sainte Montagne nous expose quelques conséquences de l'absence de garde. "Lorsque notre âme vit sans être sur ses gardes face à ses pensées, elle va par conséquent se remplir de pensées sales et vaines. Suite à quoi, les gens commencent à avoir des problèmes psychologiques qui progressivement s'aggravent.. Certains, lorsqu'ils se trouvent dans cette situation, et se retrouvent confrontés à ce problème face à face, ne réalisent pas à quel point il est là, et sont donc incapables d'humblement confesser à leur père spirituel l'état de leur chute. Au contraire, ils cherchent après une solution 'de ce monde' et consultent un psy', qui va inévitablement leur prescrire un médicament... La seule solution, c'est de prendre conscience du problème et de le confesser à un père spirituel et de suivre son conseil."
La garde du coeur et la Prière de Jésus sont des armes qui se renforcent mutuellement, car la prière constante accompagne la garde et l'attention à l'intellect. Une vie Chrétienne sans cette garde du coeur, est vouée à l'échec.
Dans l'amour du Christ,
higoumène Tryphon
11 avril 2014
C'est la guerre, armez vos enfants! (p. Tryphon, EORHF)
De tout mon coeur, je crois que c'est un appel de Dieu qui m'a amené à étendre mon pastorat aux campus des collèges et universités, et à écrire un "blog" alimenté au quotidien, à enregistrer du lundi au vendredi des émissions diffusées hors ligne ("podcast") sur Ancien Faith Radio, et à poster mes articles de blogs sur 2 pages Facebook.
Tout cela pour essayer d'exposer à notre jeunesse les enseignements de l'Église, et leur offrir des faits établis à propos du Christianisme traditionnel, leur permettant de voir que la Foi n'est pas simplement l'expression d'un héritage ethnique de leurs parents, ou la préservation d'une tradition familiale pluri-générationnelle. Si notre jeunesse ne connaît rien de la foi, et n'est pas aidée à faire sienne cette foi, à l'internaliser dans son coeur, comment pourrions-nous espérer briser le cycle de départ de l'Église qui est en cours dans tout le pays? Si nous insistons pour rester distants par notre attitude d eprêtre, comment les jeunes se sentiront-ils libres de venir à nous avec leurs doutes, et comment renverserons-nous la courbe de l'exode massif des jeunes loin des églises?
Comment ces merveilleux jeunes gens pourront affronter le sécularisme, l'humanisme et l'athéisme qui sont déversés dans leurs jeunes esprits, si nous ne les armons pas avec une foi qui sait tenir tête aux défis que les professeurs et des condiscipes lancent pour détruire "les croyances provinciales et ethniques enseignées par des parents arrièrés, des grands-parents analphabètes, et un clergé qui ne s'intéresse qu'à lui-même?"
Nous sommes en guerre! Si nous n'armons pas nos enfants avec des armes spirituelles, ils seront gagnés par l'ennemi, et nous n'aurons qu'à nous en prendre à nous-mêmes. Si toute notre foi n'est pour eux qu'une religion arriérée qu'ils ne comprennent pas, et si ils ne ressentent pas l'amour du Christ dans le coeur de leurs parents, prêtres et évêques, alors ils partiront vers les pâturages plus verdoyants d'une société qui ne veut plus de religion pompeuse, d'hypocrisie et de scandale. Si les jeunes ne se sentent pas aimés et respectés par leurs évêques et leurs prêtres, ils se tourneront contre tout ce pour quoi nous sommes, et nous ne les verrons qu'à nos fêtes d'églises ethniques, et occasionnellement aux funérailles.
Si ces jeunes ne sont pas éduqués dans la vraie foi du Christ, et aidés à la faire leur par notre exemple de sainteté de vie, et par notre amour envers eux, ils n'auront pas reçu l'armure et les munitions pour tenir bon face à l'athéisme de notre époque, et ils seront perdus.
Dans l'amour du Christ,
higoumène Tryphon
Nombre de réfugiés Syriens ont des sentiments mitigés en célébrant Noël alors que la guerre fait encore rage dans leur pays d'origine. Ci-dessus, des enfants Syriens de la ville de Maaloula participent à la Liturgie dans une église à Damas. [Louai Beshara/AFP]
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04 avril 2014
Les 2 sortes de Chrétiens (p. Tryphon / EORHF)
Il y a 2 sortes de Chrétiens. Il y a ceux qui peuvent dire avec l'Apôtre Paul : "j'ai été crucifié avec le Christ : ce 'est plus moi qui vit, mais c'est le Christ Qui vit en moi" (Gal 2,20). Et il y a ceux qui croient que le Christ a été crucifié afin de ne pas devoir nous-mêmes l'être. Les premiers appartiennent au Christianisme sacrificiel, les seconds à l'égo.
Le Chrétien qui croit qu'il doit être crucifié avec le Christ fera sans cesse appel au Seigneur pour avoir de l'aide, mais il sera aussi toujours prêt à prendre sa propre croix et suivre le Christ. Il n'attendra pas un chemin facile, ni ne sera facile envers lui-même. Cette sorte de Chrétien regardera toujours ses propres péchés, sa propre nature déchue, et verra sans cesse devant lui à quel point il s'est éloigné de la gloire de Dieu.
La seconde sorte de Chrétien attend d'avoir un cheminement facile, se considère comme plus spirituel que la plupart, et est constamment occupé à scruter les erreurs de son prochain et à lui proposer de se corriger. Il fait rarement appel au Seigneur pour de l'aide, car il attend un chemin facile, et ne prie que lorsqu'il est confronté à une situation désagréable. Il ne prend pas sa croix car il ne voit pas de valeur dans la souffrance. Cette seconde sorte de Chrétien ne parvient pas à voir qu'en refusant de juger les autres, cela attire sur soi la miséricorde de Dieu.
Le Seigneur dit à ces deux sortes de Chrétiens, "si un homme vient à moi et ne prend pas sa croix, il ne peut pas être Mon disciple" (Lc 14,26). Seule la première sorte de Chrétien remarque ces paroles, et les met en pratique.
Dans l'amour du Christ,
hiéromoine Tryphon
26 mars 2014
Se plaindre freine la vie spirituelle (p. Tryphon, EORHF)
Si nous sommes toujours occupés à nous plaindre de la manière injuste dont nous sommes traités, alors nous avons échoué dans notre imitation du Christ, Qui fut maltraité par Ses ennemis jusqu'à la mise à mort. Nous devrions nous efforcer de régner avec notre Seigneur en aimant nos ennemis et en ne nous plaignant jamais. Le Christ avait le regard fixé sur Son Père céleste, et lorsque nous sommes tentés de nous plaindre, nous devrions regarder vers la Croix.
Se plaindre perturbe le coeur et nous éloigne du Chemin. Se plaindre affaibli nos résolutions et interfère avec l'acquisition de la paix et de la sainteté. Lorsque nous nous plaignons, nous rejetons le rôle de la souffrance dans le cheminement vers Dieu. Se plaindre empêche notre coeur d'aspirer avec le Ciel, et d'expérimenter la joie que l'on peut avoir lorsque nous nous abandonnons entre les bras protecteurs de Jésus.
Dans l'amour du Christ,
higoumène Tryphon
Se plaindre perturbe le coeur et nous éloigne du Chemin. Se plaindre affaibli nos résolutions et interfère avec l'acquisition de la paix et de la sainteté. Lorsque nous nous plaignons, nous rejetons le rôle de la souffrance dans le cheminement vers Dieu. Se plaindre empêche notre coeur d'aspirer avec le Ciel, et d'expérimenter la joie que l'on peut avoir lorsque nous nous abandonnons entre les bras protecteurs de Jésus.
Dans l'amour du Christ,
higoumène Tryphon
18 mars 2014
Demandez le repentir dans vos prières (p. Tryphon, EORHF)
Notre lutte spirituelle doit avoir le repentir comme thème central. Il n'y a que dans le repentir que nous trouverons la vraie signification de la vie, car il n'y a que dans le repentir que nous puissions entrer en communion avec Dieu. La vie nus a été donnée pour un but, afin que nous soyons déifiés, et unis à Dieu. C'est le but de Dieu pour nous, depuis les tous débuts, mais notre rupture nous a séparés de Dieu.
C'est à cause de notre chute que nous ne savons pas voir clairement, car l'Oeil de l'Âme (le "nouus") est embrumé et enténébré. Ce n'est que dans la repentance que notre "nouus" se voit purifié, et que l'union avec le Christ est rendue possible.
"Demandez le repentir dans votre prière, et rien d'autre, pas de lumières divines, ni de miracles, ni de prophéties, ni de dons spirituels - rien d'autre que la repentance" (ancien Païssios l'Athonite)
Dans l'amour du Christ,
hiéromoine Tryphon
Ask for Repentance in Your Prayers
Our spiritual struggle must have as its central theme, repentance. Only in repentance will we find the true meaning of life, for only in repentance can we enter into communion with God. This life has been given to us for one purpose, that we might be deified, and united with God. This was God's purpose for us from the very beginning, but our brokenness has kept us separated from God.
It is because of our brokenness that we can not see clearly, for the Eye of the Soul (the Nous), is clouded and darkened. It is only in repentance that our nous is made clear, and this union with Christ is made possible.
“Ask for repentance in your prayer and nothing else, neither for divine lights, nor miracles, nor prophecies, nor spiritual gifts—nothing but repentance." (Elder Paisios of Mount Athos)."
Love in Christ,
Abbot Tryphon
C'est à cause de notre chute que nous ne savons pas voir clairement, car l'Oeil de l'Âme (le "nouus") est embrumé et enténébré. Ce n'est que dans la repentance que notre "nouus" se voit purifié, et que l'union avec le Christ est rendue possible.
"Demandez le repentir dans votre prière, et rien d'autre, pas de lumières divines, ni de miracles, ni de prophéties, ni de dons spirituels - rien d'autre que la repentance" (ancien Païssios l'Athonite)
Dans l'amour du Christ,
hiéromoine Tryphon
Ask for Repentance in Your Prayers
Our spiritual struggle must have as its central theme, repentance. Only in repentance will we find the true meaning of life, for only in repentance can we enter into communion with God. This life has been given to us for one purpose, that we might be deified, and united with God. This was God's purpose for us from the very beginning, but our brokenness has kept us separated from God.
It is because of our brokenness that we can not see clearly, for the Eye of the Soul (the Nous), is clouded and darkened. It is only in repentance that our nous is made clear, and this union with Christ is made possible.
“Ask for repentance in your prayer and nothing else, neither for divine lights, nor miracles, nor prophecies, nor spiritual gifts—nothing but repentance." (Elder Paisios of Mount Athos)."
Love in Christ,
Abbot Tryphon
08 mars 2014
Carême et banissement de l'Enfer / Hadès (p. Tryphon, EORHF)
Lorsque j'étais jeune, un de mes auteurs favoris était un moine Trappiste, Thomas Merton. Dans l'introduction à son ouvrage "Nouvelles Semences de contemplation" (ISBN 0-8112-0099-X), il écrivait : "L'enfer, c'était là où personne n'avait rien en commun avec qui que ce soit d'autre, sinon le fait que tous se haïssent mutuellement et ne savent ni s'éloigner des autres ni d'eux-mêmes."
Ceci correspond parfaitement à la vision Orthodoxe de l'enfer, qui est d'être en présence de Dieu pour toute l'éternité, et de haïr cela. Pour celui qui n'a jamais aimé et qui est consumé par son propre ego et ses propres passions, être avec Dieu pour toute l'éternité, ça sera pour lui vraiment infernal. Sans amour, nous ne saurions expérimenter le Feu de Dieu sans en être brûlé.
Le parcours du Carême est le bon moment pour se rebrancher sur l'amour de Dieu en renforçant l'amour dans notre propre coeur. En augmentant toujours plus notre amour et notre charité envers quiconque nous entoure, que ça soit des membres de la famille, des paroissiens, ou des étrangers en rue, l'amour du prochain devenant notre but du Carême. Et l'amour s'accroissant, la haine et la colère diminueront. Au plus le Christ grandira dans notre coeur, au plus la puissance de la haine et du péché diminueront aussi autour de nous, et l'enfer sera banit.
Dans l'amour du Christ,
higoumène Tryphon
01 janvier 2014
Ouvrir grandes les portes de l'Église, ne repousser personne pour son apparence (p. Tryphon, EORHF)
Pour bien commencer l'année civile, une autre bonne intention : aimer son prochain _aussi_ dans l'église, peu importe qui il est et comment il est "fringué" etc.. Alors que le Seigneur a promis ceci, "voici, J’ai ouvert devant toi une porte que nul ne peut fermer" (Apoc. 3,8), bien souvent, trop souvent, en effet, la tenue, l'origine ethnique ou culturelle ou linguistique voire même sociale (si! si!) est reprochée. Rarement ouvertement mais on fait facilement sentir à la personne qu'elle n'est pas la bienvenue car "pas conforme aux normes paroissiales".. Si le Christ Dieu avait dû agir de la sorte, aucun Publicain et aucune prostituée ne nous aurait précédé dans le Royaume. Or Lui-même nous l'affirme à nous les pharisiens modernes, ils nous précèdent, eux les pécheurs... Si nous continuons à nous soucier des "pierres mortes" (les "coutumes" et "normes"), à la fin nous n'aurons plus de "pierres vivantes" (les fidèles) pour occuper nos églises, et voilà ce qui nous attend...
Merci au p. Tryphon pour cette belle réflexion sur le besoin d'être vraiment accueillants :
Ouvrir grandes les portes de l'Église
C'est un sujet de discussion qui a été débattu par le clergé de notre diocèse, à savoir s'il était convenable de laisser un homme participer aux offices alors que porteur d'une boucle d'oreille. Pour moi, le point est qu'il fallait qu'il se sente suffisamment bienvenu pour vouloir être à l'église, ça c'est le point de départ. Exiger qu'il enlève ses boucles d'oreille serait contre-productif, car les modes ne cessent de changer, et à moins que ça ne provoque une distraction pour les autres fidèles, l'Église a besoin de s'accomoder des variations de mode & style.
Il y avait une coutume parmi les Cosaques de porter des boucles d'oreilles même lorsque militaires, c'était une manière de faire savoir aux officiers si le soldat était le fils unique de sa mère, ou même le dernier mâle de sa famille. S'il en portait une à l'oreille gauche, il était fils unique de sa mère, mais si c'était à l'oreille droite, il était le dernier mâle de sa famille, ou le fils unique de ses parents. Une à chaque oreille voulait dire qu'il était le seul mâle de sa lignée familiale. Par tradition cosaque, le chef ou capitaine était alors obligé de protéger un tel homme et n'avait pas le droit de placer ce soldat en situation périlleuse ni de l'envoyer à une mort certaine au combat.
La mode c'est la mode, c'est quelque chose qui est intrinsèquement fluctuant. Ma propre génération était la première à porter des longs cheveux en plus d'un siècle - oui, j'ai été hippie - et on portait des pantalons "pattes d'éléphant", des chemises amples et des colliers de grosses perles. La jeunesse a toujours expérimenté son propre style de mode en fonction de sa génération. Bien que le prêtre aie le devoir de demander à ceux qui participent aux offices d'être vêtus avec modestie, afin de ne pas distraire les autres, il ne devrait pas se permettre de mettre son goût en avant pour être une barrière empêchant certains de participer à l'église.
Les statistiques démontrent que nos jeunes quittent l'Église, alors voulons-nous vraiment rendre leur départ plus facile, en leur imposant des exigences qui ne sont, finalement, pas importantes. J'ai travaillé avec la jeunesse toute ma vie adulte, et ils m'acceptent (à la fois quand ils viennent au monastère et quand je visite des campus universitaires) parce qu'ils sentent que je les accepte TELS QU'ILS SONT.
Un jour, j'ai rencontré un moine dont le cou et les mains étaient couverts de tatouages représentant des fils barbelés. Il vit à présent dans la repentance monastique parce qu'au cours de son cheminement, il avait finit par se sentir bienvenu dans une église. Lorsque je l'ai rencontré, je lui ai dit qu'il serait un grand exemple pour les autres jeunes, car la porte de la repentance est ouverte à tous.
Ce grand staretz qu'est l'archimandrite Sophrony, du monastère Saint John the Baptist à Maldon, Essex, Angleterre, un jour vint saluer la fille d'un moine qui était en visite, il le fit avec tant de joie et de douceur, alors que ses cheveux était en forme de grande crète d'Iroquois toute rouge. Dans sa profonde relation à Dieu, l'ancien connaissait l'importance d'aimer tout le monde, et de veiller à ce que chaque visiteur de son monastère expérimente l'amour du Christ.
Nous devons aimer tout le monde dans l'Église, TELS QU'ILS SONT.
Dans l'amour du Christ,
hiéromoine Tryphon
Merci au p. Tryphon pour cette belle réflexion sur le besoin d'être vraiment accueillants :
C'est un sujet de discussion qui a été débattu par le clergé de notre diocèse, à savoir s'il était convenable de laisser un homme participer aux offices alors que porteur d'une boucle d'oreille. Pour moi, le point est qu'il fallait qu'il se sente suffisamment bienvenu pour vouloir être à l'église, ça c'est le point de départ. Exiger qu'il enlève ses boucles d'oreille serait contre-productif, car les modes ne cessent de changer, et à moins que ça ne provoque une distraction pour les autres fidèles, l'Église a besoin de s'accomoder des variations de mode & style.
Il y avait une coutume parmi les Cosaques de porter des boucles d'oreilles même lorsque militaires, c'était une manière de faire savoir aux officiers si le soldat était le fils unique de sa mère, ou même le dernier mâle de sa famille. S'il en portait une à l'oreille gauche, il était fils unique de sa mère, mais si c'était à l'oreille droite, il était le dernier mâle de sa famille, ou le fils unique de ses parents. Une à chaque oreille voulait dire qu'il était le seul mâle de sa lignée familiale. Par tradition cosaque, le chef ou capitaine était alors obligé de protéger un tel homme et n'avait pas le droit de placer ce soldat en situation périlleuse ni de l'envoyer à une mort certaine au combat.
La mode c'est la mode, c'est quelque chose qui est intrinsèquement fluctuant. Ma propre génération était la première à porter des longs cheveux en plus d'un siècle - oui, j'ai été hippie - et on portait des pantalons "pattes d'éléphant", des chemises amples et des colliers de grosses perles. La jeunesse a toujours expérimenté son propre style de mode en fonction de sa génération. Bien que le prêtre aie le devoir de demander à ceux qui participent aux offices d'être vêtus avec modestie, afin de ne pas distraire les autres, il ne devrait pas se permettre de mettre son goût en avant pour être une barrière empêchant certains de participer à l'église.
Les statistiques démontrent que nos jeunes quittent l'Église, alors voulons-nous vraiment rendre leur départ plus facile, en leur imposant des exigences qui ne sont, finalement, pas importantes. J'ai travaillé avec la jeunesse toute ma vie adulte, et ils m'acceptent (à la fois quand ils viennent au monastère et quand je visite des campus universitaires) parce qu'ils sentent que je les accepte TELS QU'ILS SONT.
Un jour, j'ai rencontré un moine dont le cou et les mains étaient couverts de tatouages représentant des fils barbelés. Il vit à présent dans la repentance monastique parce qu'au cours de son cheminement, il avait finit par se sentir bienvenu dans une église. Lorsque je l'ai rencontré, je lui ai dit qu'il serait un grand exemple pour les autres jeunes, car la porte de la repentance est ouverte à tous.
Ce grand staretz qu'est l'archimandrite Sophrony, du monastère Saint John the Baptist à Maldon, Essex, Angleterre, un jour vint saluer la fille d'un moine qui était en visite, il le fit avec tant de joie et de douceur, alors que ses cheveux était en forme de grande crète d'Iroquois toute rouge. Dans sa profonde relation à Dieu, l'ancien connaissait l'importance d'aimer tout le monde, et de veiller à ce que chaque visiteur de son monastère expérimente l'amour du Christ.
Nous devons aimer tout le monde dans l'Église, TELS QU'ILS SONT.
Dans l'amour du Christ,
hiéromoine Tryphon
29 décembre 2013
Avortement, massacre moderne des saints innocents - toute vie est sacrée (p. Tryphon, EORHF)
"Ceux qui font usage de produits abortifs commettent un homicide."
Saint Clément de Rome
Tuer l'enfant à naître est cruel et dépravé.
Nous vivons une période dans l'Histoire qui a vu la cause des droits humains venir à l'avant-plan comme jamais auparavant. Nous sommes les champions de l'égalité au nom de la loi pour les minorités, et nous continuons la lutte pour l'égalité des droits et l'égalité des revenus pour les femmes, mais nous ignorons les droits du plus vulnérable d'entre nous tous, l'enfant dans le sein maternel. Nous préférerions tuer un enfant dans le sein que de nous priver d'un style de vie qui serait gèné par un bébé. La satisfaction sexuelle a la priorité sur le droit à la vie de l'enfant non-désiré qui est le résultat de notre désir incontrôlé.
Nous nions l'humanité de l'enfant à naître, écartant la réalité d'une vie en décidant que l'enfant n'est pas une vraie personne jusqu'au moment où il naît. Nous disposons de ce que Dieu a créé, par le don de notre sexualité, préférant la satisfaction sensuelle à la chasteté. L'idée de se préserver pour le lit conjugal est devenue aussi dépassée qu'un tourne-disques.
Nous rejetons le fait l'avortement est un infanticide, alors que notre système légal condamnera un homme pour meurtre si son agression sur une femme enceinte a causé la mort du bébé. Cela ne nous gène pas de priver de la vie un autre être humain, alors que pour nous-mêmes, nous nous livrons à une vie de plaisirs sans bornes.
Saint Basile le grand disait "la femme qui détruit volontairement son enfant à naître est coupable de meurtre. La différence sémantique entre enfant formé et pas encore formé ne fait aucune différence pour nous."
Si nous voulons être ami de Dieu, nous devons respecter les lois de Dieu. Un enfant à naître a reçu le don de la vie, même si c'est suite à des circonstances qui sont le fruit de notre péché. Que l'enfant doive perdre sa vie pour la facilité de parents égoïstes est inconcevable. Le péché de relations sexuelles à l'extérieur du lit conjugal est dépassé dix mille fois par le péché d'avortement. La femme qui avorterait son enfant pour éviter la pauvreté aura placé son âme dans un état de pauvreté absolue.
A une époque où beaucoup remettent en question la moralité de l'exécution étatique de criminels, ou de la justification de la guerre, il est incroyable qu'on puisse encore penser qu'on aurait le droit de tuer un enfant à naître. Nous devons nous demander nous-mêmes, comme l'a fait saint Jean Chrysostome "Pourquoi semez-vous où le champ désire détruire le fruit? Où il y a les médicaments de stérilité? Où il y a le meurtre avant la naissance? Vous ne laissez pas même une putain rester seulement une putain, mais vous en faites aussi une meurtrière. En effet, c'est quelque chose de plus mauvais que le meurtre et je ne sais pas comment le qualifier; car elle ne tue pas ce qui est formé, mais empêche sa formation. Et alors? Condamnez-vous les cadeaux de Dieu et combattez-vous Ses Lois ? Ce qui est une malédiction, vous le cherchez comme si c'était une bénédiction. Faites-vous l'antichambre du massacre? Enseignez-vous aux femmes que l'on vous donne pour la procréation d'une progéniture à perpétuer le meurtre ?"
Soutenons fermement les droits pour tous, en particulier les plus vulnérables et sans défense d'entre eux, les enfants encore à naître. Le 6ème Commandement nous dit que nous ne devons pas tuer, et il ne fait pas la distinction entre le meurtre d'une autre personne, le meurtre de soi-même (suicide), ou le meutre de l'enfant à naître. L'Église a confessé depuis les débuts que chaque vie est créée par Dieu, que la vie humaine est le don suprême du Créateur. La vie humaine n'est pas donnée sans condition, mais donnée à la condition que nous soyons responsables pour la préserver. Le témoignage que Dieu respecte la vie par dessus tout est contenu dans les paroles de l'Évangile:
"Car Dieu a tant aimé le monde qu’Il a donné Son Fils, l’Unique-Engendré, afin que quiconque croit en Lui ne se perde pas, mais ait la vie éternelle." (Jn 3,16).
Dans la mesure où la perfection de Dieu est au delà de notre compréhension, par Sa grâce et Sa miséricorde nous sommes appelés à la déification, ce processus pour devenir comme Dieu. La "theosis" (déification) commence au moment de notre conception, et continue jusqu'à l'heure de notre mort. Nul n'a le droit d'interférer avec ce processus qui a commencé lorsque Dieu nous a créé.
Dans l'amour du Christ,
Hiéromoine Tryphon
21 décembre 2013
Cacher des péchés à son père confesseur (p. Tryphon, EORHF)
Photo: Cellule de saint Jean Maximovitch, St. Tikhon's House, San Francisco
Un certain nombre de personne m'ont écrit pour exposer qu'ils étaient hésitants à confesser certains péchés, de peur d'être embarrassés en présence de leur prêtre. Une femme dit qu'elle ne pourrait supporter l'idée qu'un homme puisse entendre le détail de sa vie pécheresse, et s'étonnait de ce que le prêtre penserait d'elle après l'avoir entendue en confession. Il me faut ici faire remarquer qu'une mère spirituelle peut aussi entendre les confessions de ses enfants spirituels, le prêtre prononçant ensuite simplement la formule d'absolution, avec la bénédiction de la mère spirituelle, comme cela se pratique régulièrement dans les couvents de femmes.
Je suis moine depuis près de 30 ans, et je dois dire que je ne pense pas qu'il existe un péché que je n'aurais pas déjà entendu. Nul n'a exposé devant moi quelque chose qui aurait pu me choquer personnellement, car la condition humaine est partagée de tous. Ce que j'ai cependant expérimenté, c'est la joie d'entendre une bonne confession. Voir la charge de culpabilité et de honte levée, et les larmes de la vraie repentance, c'est une chose merveilleuse. La crainte de la honte devant le prêtre en a tenu beaucoup éloignés de cette levée du poids du péché, et du banissement de la honte, et tout ça pour rien. La crainte d'être embarassé empêche beaucoup de faire une bonne confession.
Aucun prêtre ne pense mal d'un pénitent, car tous les prêtres se réjouissent lorsqu'ils voient la levée du poids du péché et de la honte dans le Mystère de la Confession. Comme le pénitent, le prêtre témoigne de la miséricorde du Christ, et le prêtre, lui-même pécheur, est aussi élevé, car lui aussi, il est en grand besoin de la miséricorde et du pardon du Christ.
Nos vies se chargent de passions et d'habitudes pécheresses parce que nous manquons de nous battre contre le moindre péché que nous avons besoin de confesser. Nos blessures et nos plaies sont pleines d'inflammation, parce que nous refusons de leur appliquer le moindre remède. La femme au puits de Jacob a contemplé la miséricorde du Christ, et nous aussi, nous nous tenons au puits devant le Seigneur, lorsque nous nous tenons devant l'Évangéliaire, et la Croix, avec le prêtre comme témoin devant le Christ, Qui est prompt au pardon.
Dans l'amour du Christ,
hiéromoine Tryphon
Un certain nombre de personne m'ont écrit pour exposer qu'ils étaient hésitants à confesser certains péchés, de peur d'être embarrassés en présence de leur prêtre. Une femme dit qu'elle ne pourrait supporter l'idée qu'un homme puisse entendre le détail de sa vie pécheresse, et s'étonnait de ce que le prêtre penserait d'elle après l'avoir entendue en confession. Il me faut ici faire remarquer qu'une mère spirituelle peut aussi entendre les confessions de ses enfants spirituels, le prêtre prononçant ensuite simplement la formule d'absolution, avec la bénédiction de la mère spirituelle, comme cela se pratique régulièrement dans les couvents de femmes.
Je suis moine depuis près de 30 ans, et je dois dire que je ne pense pas qu'il existe un péché que je n'aurais pas déjà entendu. Nul n'a exposé devant moi quelque chose qui aurait pu me choquer personnellement, car la condition humaine est partagée de tous. Ce que j'ai cependant expérimenté, c'est la joie d'entendre une bonne confession. Voir la charge de culpabilité et de honte levée, et les larmes de la vraie repentance, c'est une chose merveilleuse. La crainte de la honte devant le prêtre en a tenu beaucoup éloignés de cette levée du poids du péché, et du banissement de la honte, et tout ça pour rien. La crainte d'être embarassé empêche beaucoup de faire une bonne confession.
Aucun prêtre ne pense mal d'un pénitent, car tous les prêtres se réjouissent lorsqu'ils voient la levée du poids du péché et de la honte dans le Mystère de la Confession. Comme le pénitent, le prêtre témoigne de la miséricorde du Christ, et le prêtre, lui-même pécheur, est aussi élevé, car lui aussi, il est en grand besoin de la miséricorde et du pardon du Christ.
Nos vies se chargent de passions et d'habitudes pécheresses parce que nous manquons de nous battre contre le moindre péché que nous avons besoin de confesser. Nos blessures et nos plaies sont pleines d'inflammation, parce que nous refusons de leur appliquer le moindre remède. La femme au puits de Jacob a contemplé la miséricorde du Christ, et nous aussi, nous nous tenons au puits devant le Seigneur, lorsque nous nous tenons devant l'Évangéliaire, et la Croix, avec le prêtre comme témoin devant le Christ, Qui est prompt au pardon.
Dans l'amour du Christ,
hiéromoine Tryphon
30 novembre 2013
La joie, la bonne humeur, signe infaillible de la présence de Dieu (p. Tryphon, EORHF)
Bien que nous n'ayons aucune preuve écrite que notre Seigneur Jésus-Christ rigolait, je suis personnellement convaincu qu'Il le faisait. Comment n'aurait-Il pas pu partager notre humanité à la perfection s'Il n'avait pas eu le sens de l'humour, et partagé des moments de rires avec Ses disciples? Le rire est un don si précieux, car il nous permet de partager d'une manière spéciale des circonstances de nos vies. Lorsque nous nous permettons d'aborder avec joie ces événements souvent comiques qui se déroulent autour de nous, alors nous sommes à même de nous placer dans un bon point de vue. Notre capacité à rire de nous-mêmes aide à réduire notre illusoire impression de notre importance.
Qu'un Chrétien puisse rire ne suggère en rien qu'il serait approprié de rire avec de l'humour sale, ou de se moquer de l'infirmité ou des manquements de quelqu'un d'autre. Notre humour ne doit jamais se baser sur le ridicule, ou diminer autrui. Le Christ a utilisé l'humour lorsqu'Il a parlé du chameau tentant de passer par le chas de l'aiguille (Mt 19,24). Et nous lisons en Proverbes 17,22 "Coeur joyeux améliore la santé, esprit déprimé dessèche les os."
Un sens de l'humour démontre aux autres que nous vivons avec la joie et l'allégresse en nos coeurs, parce que nous avons une raison d'être heureux. Nous croyons que le don du Salut est une bonne raison de se réjouir, car le ministère du Seigneur ne s'est pas achevé sur la Croix, mais a continué après Sa sainte Résurrection. Vivre avec le coeur joyeux, cela ajoute de la valeur à notre foi, car cela donne envie aux autres de partager la joie qu'ils voient en nous.
Nous pouvons rire parce que nous savons qu'à la fin, tout ira bien, car Dieu nous aime, et nous croyons que Sa main providentielle est à l'oeuvre en nos vies. Nous croyons que Dieu sait bien qu'il y a beaucoup de tristesse, d'affliction et de maladie en cette vie, mais que cela ne demeurera pas, parce que Son plan pour notre Salut est à l'oeuvre. Il y a un vieux dicton celtique qui dit "La vie, c'est aimer, vivre et rire; et pas haïr, mourir et se lamenter." Il a sa source dans le Christianisme Orthodoxe du peuple Celte. C'est pourquoi il est contradictoire pour un chrétien d'être désagréable, de ronchonner et de pleurnicher. Car "La joie est le signe infaillible de la présence de Dieu."
Dans l'amour du Christ,
hiéromoine Tryphon
Qu'un Chrétien puisse rire ne suggère en rien qu'il serait approprié de rire avec de l'humour sale, ou de se moquer de l'infirmité ou des manquements de quelqu'un d'autre. Notre humour ne doit jamais se baser sur le ridicule, ou diminer autrui. Le Christ a utilisé l'humour lorsqu'Il a parlé du chameau tentant de passer par le chas de l'aiguille (Mt 19,24). Et nous lisons en Proverbes 17,22 "Coeur joyeux améliore la santé, esprit déprimé dessèche les os."
Un sens de l'humour démontre aux autres que nous vivons avec la joie et l'allégresse en nos coeurs, parce que nous avons une raison d'être heureux. Nous croyons que le don du Salut est une bonne raison de se réjouir, car le ministère du Seigneur ne s'est pas achevé sur la Croix, mais a continué après Sa sainte Résurrection. Vivre avec le coeur joyeux, cela ajoute de la valeur à notre foi, car cela donne envie aux autres de partager la joie qu'ils voient en nous.
Nous pouvons rire parce que nous savons qu'à la fin, tout ira bien, car Dieu nous aime, et nous croyons que Sa main providentielle est à l'oeuvre en nos vies. Nous croyons que Dieu sait bien qu'il y a beaucoup de tristesse, d'affliction et de maladie en cette vie, mais que cela ne demeurera pas, parce que Son plan pour notre Salut est à l'oeuvre. Il y a un vieux dicton celtique qui dit "La vie, c'est aimer, vivre et rire; et pas haïr, mourir et se lamenter." Il a sa source dans le Christianisme Orthodoxe du peuple Celte. C'est pourquoi il est contradictoire pour un chrétien d'être désagréable, de ronchonner et de pleurnicher. Car "La joie est le signe infaillible de la présence de Dieu."
Dans l'amour du Christ,
hiéromoine Tryphon
"Cher Dieu,
si Tu ne sais pas me faire maigre,
rends gros mes amis"
Photo: père Artemy, Moscou, Russie
28 novembre 2013
Être juste, droit, honnête, ce n'est pas un job à temps partiel! (p. Tryphon, EORHF)
Les professeurs et les parents ont pour routine de réguièrement rappeler aux enfants l'importance de céder à la pressionsociale, sachant qu'un bon comportement peut souvent être miné par le désir de se rendre acceptable à leurs amis et condisciples scolaires.
Nous autres adultes devons nous souvenir que nous aussi, nous sommes souvent soumis à la pression sociale. Lorsque nous sommes entourés de gens qui mènent tout le temps une vie hautement morale, qui sont honnêtes dans les questions commerciales, et respectueux dans leur manière de traiter autrui, notre propre adhésion aux Commandements de Dieu est facilitée.
Mais à quoi ressemblons-nous lorsque nous passons notre temps avec ce voisin, cet ami ou ce parent dont la compagnie est plaisante, mais qui ne raconte que des blagues sallaces, ou diffuse d'horribles ragots à propos de personnes que nous connaissons? Est-ce que nous nous laissons aller à rire parce que nous voulons faire comme les autres, ou est-ce que nous reprennons le chemin de la vie morale, restant droits dans notre Foi Chrétienne, peu importe le comportement de ceux avec lesquels nous nous trouvons?
"Être juste parmi les justes est une grande chose digne de louange, mais c'est bien plus grand encore et bien plus digne de louange que d'etre un juste au milieu des injustes." (saint Nicolas Velimirovic, Prologue d'Ochrid).
Être juste, ce n'est pas un job à temps partiel.
Dans l'amour du Christ,
hiéromoine Tryphon
17 novembre 2013
Se soumettre à la volonté de Dieu (p. Tryphon, Eorhf)
L'orgueil nous empêche de vivre selon la volonté de Dieu, et l'orgueil fait que nous nous centrons sur nous-mêmes. Sans soumission à Dieu, nous pataugeons dans le marigot de notre monde déchu, et notre vrai moi reste dormant. Nul ne saurait se soumettre à Dieu sans l'humilité, et lorsque nous nous soumettons à la volonté de Dieu, nous parvenons à la vraie liberté, et nous devenons capables de triompher des puissances des ténèbres qui nous attaquent. "Soumettez-vous alors à Dieu. Résistez au diable et il vous fuira" (Jc 4,7).
Notre soumission à la volonté de Dieu commence lorsqu'enfant, nous nous soumettons à nos parents, puis adulte, aux autorités légales, qu'elles soient civiles ou ecclésiastiques. Le saint apôtre Pierre écrivait "De même, vous autres qui êtes plus jeunes, soyez soumis aux anciens. Tous, dans vos rapports mutuels, revêtez-vous d'humilité; car Dieu résiste aux orgueilleux, mais il donne sa grâce aux humbles" (1 Pi 5,5). La soumission aux autorités légales construit l'humilité, car la volonté personnelle est par nécessité mise de côté.
La soumission commence avec la confiance. Nous sommes confiants que Dieu nous aime, et que notre soumission à Ses Commandements nous rendra à notre héritage, qui est le Royaume de Dieu. Dans notre soumission, nous permettons à la grâce de Dieu de transformer notre nature déchue, et de faire de nous à nouveau pleinement des enfants du Royaume de notre Père. En nous soumettant à la volonté de Dieu, le Seigneur Lui-même commence à nous guider, et nous sommes guéris de nos maladies, et renouvelés.
Lorsque nous nous soumettons à Dieu, notre âme est remplie du Saint Esprit, Son Royaume est actualisé dans notre coeur, et nous devenons de vivants tabernacles du Très Haut. L'âme qui s'est soumise à la volonté de Dieu ne craint rien. Et quoiqu'il puisse advenir, elle se dit "c'est la volonté de Dieu." Lorsque le corps est malade, une telle personne pense "Dieu a considéré que cette maladie convenait pour mon Salut, sinon je ne serais pas malade." Lorsqu'une telle personne est persécutée, et lorsque des souffrances lui surviennent, elle n'est pas perturbée, car elle sait que Dieu est avec elle, et que c'est permis pour son Salut. Et dès lors son âme demeure en paix.
Dans l'amour du Christ,
Hiéromoine Tryphon
Notre soumission à la volonté de Dieu commence lorsqu'enfant, nous nous soumettons à nos parents, puis adulte, aux autorités légales, qu'elles soient civiles ou ecclésiastiques. Le saint apôtre Pierre écrivait "De même, vous autres qui êtes plus jeunes, soyez soumis aux anciens. Tous, dans vos rapports mutuels, revêtez-vous d'humilité; car Dieu résiste aux orgueilleux, mais il donne sa grâce aux humbles" (1 Pi 5,5). La soumission aux autorités légales construit l'humilité, car la volonté personnelle est par nécessité mise de côté.
La soumission commence avec la confiance. Nous sommes confiants que Dieu nous aime, et que notre soumission à Ses Commandements nous rendra à notre héritage, qui est le Royaume de Dieu. Dans notre soumission, nous permettons à la grâce de Dieu de transformer notre nature déchue, et de faire de nous à nouveau pleinement des enfants du Royaume de notre Père. En nous soumettant à la volonté de Dieu, le Seigneur Lui-même commence à nous guider, et nous sommes guéris de nos maladies, et renouvelés.
Lorsque nous nous soumettons à Dieu, notre âme est remplie du Saint Esprit, Son Royaume est actualisé dans notre coeur, et nous devenons de vivants tabernacles du Très Haut. L'âme qui s'est soumise à la volonté de Dieu ne craint rien. Et quoiqu'il puisse advenir, elle se dit "c'est la volonté de Dieu." Lorsque le corps est malade, une telle personne pense "Dieu a considéré que cette maladie convenait pour mon Salut, sinon je ne serais pas malade." Lorsqu'une telle personne est persécutée, et lorsque des souffrances lui surviennent, elle n'est pas perturbée, car elle sait que Dieu est avec elle, et que c'est permis pour son Salut. Et dès lors son âme demeure en paix.
Dans l'amour du Christ,
Hiéromoine Tryphon
15 novembre 2013
Jeunesse & monde: la Foi Orthodoxe originelle est valable en tout temps et partout (p. Tryphon, EORHF)
Lorsqu'un prêtre fait de grands efforts pour être en relation avec ses jeunes paroissiens, en démontrant un réel intérêt pour leurs vies, découvrant ce qui est important pour eux, et prenant le temps pour les instruire réellement dans la foi Orthodoxe, il y a de bonnes chances qu'ils resteront de pieux Chrétiens Orthodoxes pour le restant de leurs jours.
Un problème majeur pour beaucoup de jeunes gens (et nombre de jeunes m'en parlent), c'est la barrière linguistique. La plupart des jeunes ne sont tout simplement pas intéressés à apprendre le "slavon" [ancien russe liturgique; ndt], de même qu'ils ne sont pas intéressés pour étudier la doctrine de l'Église par eux-mêmes. Rester debout pendant de longs offices sans comprendre le message qui y est exposé, ça les lasse.
Les prêtres ne peuvent pas être de simples fonctionnaires liturgiques, sans se retrouver à un pas de la magie. Les divins Offices doivent être bien plus qu'apparence et rituel, ou la Foi Orthodoxe restera inconnue du peuple, et la Foi personnelle, qui fait vivre, ne leur sera pas communiquée.
Nous ne devons pas permettre que nos jeunes voient l'Église comme étant un moyen de préservation d'une culture ethnique et d'une religion dépassée, ou alors l'Église leur deviendra sans intérêt, et ils la quitteront aussitôt qu'ils seront partis du domicile parental. Évêques et prêtres de l'Église doivent aspirer à interagir avec la société dans son ensemble, à dialoguer avec les penseurs actuels, et à démontrer que nous croyons vraiment que le Christ peut changer le coeur des hommes, et apporter la guérison à une culture qui sombre dans l'abîme. La Foi vivante qu'est l'Orthodoxie restera inconnue, si nous n'apportons pas le message de l'Évangile à cette époque moderne. L'Église deviendra une inutile relique du passé, si nous laissons cela se produire.
Dans l'amour du Christ,
hiéromoine Tryphon
12 novembre 2013
Époque post-Chrétienne et persécutions larvées des Chrétiens en Occident (hiéromoine Tryphon, EORHF)
En Europe occidentale et Amérique du nord, le Christianisme fait l'expérience d'un accroissement des attaques des militants néo-athées et fervents sécularistes. Suite Au combat des catholiques-romains contre le "mariage" homosexuel en Grande Bretagne, le gouvernement britannique a décidé de s'opposer à 2 femmes qui tentent de faire juger leurs dossiers par la Cour Européenne des droits de l'homme, après qu'elles se soient vues refuser le droit de porter leur croix sur leur lieu de travail.
Ces dames exposent que l'article 9 de la convention européenne des droits de l'Homme les protège contre la discrimination, et dès lors leur permet de porter le symbole religieux de leur foi sur leur lieu de travail. Ces 2 dames ont perdu leur emploi pour avoir refusé d'enlever leur petite croix pendant leur travail. L'article 9 déclare pourtant : "Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction, ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction individuellement ou collectivement, en public ou en privé, par le culte, l'enseignement, les pratiques et l'accomplissement des rites."
Le gouvernement britannique a répondu que le port d'une croix n'était pas une "obligation de la foi" et dès lors ne tombait pas sous le coup de l'article 9.
L'ancien archevêque [anglican] de Canterbury, lord Carey, disait: "Le raisonnement est basé sur un jugement totalement erroné de questions de théologie et de culte, sujets pour lesquels ils ne sauraient prétendre être experts. L'ironie est que lorsque le gouvernement et les tribunaux décrètent pour les Chrétiens que la croix est une question insignifiante, elle en devient un symbole d'autant plus important et une expression de notre foi."
Il est clair que les Chrétiens se voient accorder moins de protection que les membres d'autres religions, qui se sont vus accorder un statut spécial pour leurs effets vestimentaires ou symboles, comme le turban et le bracelet kara des Sikhs ou le hijab musulman.
Le gouvernement s'est aussi opposé aux dossiers présentés par 2 autres chrétiens, dont un conseiller conjugal licencié pour avoir refusé une thérapie sexuelle à des "couples" homosexuels, et un ancien échevin qui avait refusé de célébrer des mariages civils pour des "couples" homosexuels.
Andrea Williams, directeur du Christian Legal Center, en dit: "Il est extraordinaire qu'un gouvernement Conservateur ose argumenter que le port de la croix ne serait pas une pratique généralement reconnue de la foi chrétienne.
Depuis plusieurs mois, les tribunaux ont refusé de reconnaître que porter une croix, la conviction du mariage entre un homme et une femme, et le dimanche comme jour cultuel comme étant des expressions essentielles de la foi chrétienne. Que vont-ils faire à présent? Nos tribunaux vont-ils faire interdire les Dix Commandements?"
Les Chrétiens ne doivent pas rester passifs en réponse à ce vandalisme contre notre héritage culturel et théologique. Il ne s'agit pas de s'opposer aux droits des autres, mais de tenir ferme en face de l'accroissement de la christianophobie. Il est peut-être temps pour tous les Chrétiens qui prennent ce problème au sérieux de réclamer le droit à porter notre sainte croix comme étant notre témoignage chrétien. Les chrétiennes peuvent en revenir à l'ancienne tradition de croix pendentif, comme les hommes d'ailleurs. De plus les hommes pourraient remplacer le drapeau sur leur col de manteau par une croix. Si les musulmanes ont le droit de porter leur foulard islamique et les hommes Sikhs leur turban, alors les Chrétiens peuvent déclarer leur foi en Christ en portant le principal symbole de notre Foi Chrétienne.
Dans l'amour du Christ,
hiéromoine Tryphon, EORHF
10 novembre 2013
L'Orthodoxie et la beauté sont inséparables (p. Tryphon, EORHF)
Dès ma première rencontre avec la magnificence de ses églises et la grandeur de ses divins offices, le Christianisme Orthodoxe m'a attiré. Ayant grandit au milieu de la beauté naturelle du nord de l'Idaho, avec des montagnes et des lacs d'une beauté à couper le souffle, j'avais auparavant trouvé l'inspiration principalement dans le monde de la nature.
L'Orthodoxie et la beauté sont inséparables parce que Dieu et la beauté sont inséparables. La beauté d'un lever du soleil est le reflet de notre Créateur, de même que l'intérieur d'une église reflète notre expérience avec ce Dieu Créateur. Nous autres humains avons été créés comme êtres physiques, placés dans un monde matériel, et invité à communier avec notre Créateur. La majesté et la beauté du monde créé nous inspire une prise de conscience de la présence de Dieu.
Un bouquet de fleurs placé dans notre coin à icônes a un effet interne sur nous. Créés à l'image de Dieu, nous devenons à notre tour créateurs. La beauté qui vient du pinceau de l'artiste ou de la voix du poète, est un acte d'un créateur. Amener nos instints créateurs dans le domaine du spirituel nous unis à Dieu et nous relie à l'éternel. C'est pourquoi un artiste ou un poète peut expérimenter l'éternel lorsqu'il crée quelque chose de beau.
Dieu est le Créateur du ciel et de la terre et est présent à travers Ses énergies créatives. Le monde matériel, étant bon, est un important moyen par lequel Dieu S'exprime. C'est à travers la beauté crée de Dieu que nous sommes attirés vers une relation qui est voulue éternelle, et à travers laquelle la Révélation divine peut transformer notre nature. Alors la création est achevée, et la créature est unie au Créateur.
dans l'amour du Christ,
hiéromoine Tryphon
09 novembre 2013
Se plaindre nous fait porter les fruits de l'amertume (p. Tryphon, EORHF)
Au lieu de se plaindre, il vaut mieux faire quelque chose à propos de ses plaintes. Rendre sa vie différente, et les vies de ceux qui nous entourent, en restant décidé à ce changement. S'il y a une raison de se plaindre, changer la complainte en une action positive qui changera votre propre manière de voir les choses. Ceux qui se plaignent ne changent jamais rien en restant dans leur négativisme permanent, la seule chose qu'ils font c'est de donner envie à leur entourage de les fuir au plus loin. Se plaindre semble être un si petit péché pour beaucoup, dont il ne faut pas se soucier. Cependant, l'impact d'un coeur plaignant est une ruine au niveau spirituel, car lorsque nous nous plaignons, nous portons les fruits amers qui détruisent notre paix et la paix de ceux qui nous entourent.
Lorsque nous refusons de laisser les plaintes emplir nos vies, nous vivons nos vies en sachant que s'opposer au mal qui est à la racine de nos plaintes, cela signifie préserver notre paix intérieure. Certains vivent comme si éviter de se plaindre allait rendre les choses plus difficiles. En agissant de la sorte, ils ignorent la réalité des choses négatives. Car lorsque nous nous plaignons, nous rendons le mal pour le mal, et donnons aux esprits déchus la seule chose à laquelle ils aspirent.
Se plaindre ne change jamais rien, mais ne fait que renforcer le pouvoir du mal qui est à la base de nos plaintes. Lorsque nous sommes confrontés à une très mauvaise situation et que nous l'abordons avec une attitude positive, nous donnons une force de bien à notre coeur, en diminuant la puissance du négativisme. En gardant un état d'esprit positif, le péché de se plaindre est bânit de notre vie, et tout autour de nous baigne dans une atmosphère guérissante et saine.
Dans l'amour du Christ,
Hiéromoine Tryphon
Photo: prêtre Palestinien, le père Mo'een Hanna, en visite au monastère EORHF le 18/9/2013
Lorsque nous refusons de laisser les plaintes emplir nos vies, nous vivons nos vies en sachant que s'opposer au mal qui est à la racine de nos plaintes, cela signifie préserver notre paix intérieure. Certains vivent comme si éviter de se plaindre allait rendre les choses plus difficiles. En agissant de la sorte, ils ignorent la réalité des choses négatives. Car lorsque nous nous plaignons, nous rendons le mal pour le mal, et donnons aux esprits déchus la seule chose à laquelle ils aspirent.
Se plaindre ne change jamais rien, mais ne fait que renforcer le pouvoir du mal qui est à la base de nos plaintes. Lorsque nous sommes confrontés à une très mauvaise situation et que nous l'abordons avec une attitude positive, nous donnons une force de bien à notre coeur, en diminuant la puissance du négativisme. En gardant un état d'esprit positif, le péché de se plaindre est bânit de notre vie, et tout autour de nous baigne dans une atmosphère guérissante et saine.
Dans l'amour du Christ,
Hiéromoine Tryphon
Photo: prêtre Palestinien, le père Mo'een Hanna, en visite au monastère EORHF le 18/9/2013
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